Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationyoutube.com· 19 septembre 2026 25 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraites

UR 2026 : Intervention de Xavier Bertrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:12OuverteRéponse directe

    Comment vois-tu les méthodes et le contrat avec les Français sur le travail et le pouvoir d'achat ?

  • 13:18OuverteRéponse directe

    Comment t'inscris-tu dans les mois qui viennent avec cette idée de multiplication des messages et de candidat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:18Xavier BertrandChiffre
    « Nous réussissons à apporter le niveau de 17 18 % à 25 %. »
  • 5:29Xavier BertrandChiffre
    « Le taux de chômage dans la région est le plus bas depuis 30 ans. »
  • 7:39Xavier BertrandChiffre
    « Nous réussissons avec mes amis à faire reculer le Rassemblement national de 16 points. »
  • 11:10Xavier BertrandPromesse
    « Notre système de retraite de base pour le régime général doit être demain assuré par les partenaires sociaux. »
  • 18:14Xavier BertrandPromesse
    « Le prochain président devra faire en sorte que la France ne subisse pas de plein fouet la vague de l'intelligence artificielle. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Oui, merci beaucoup. Euh sans transition puisque l'heure tourne, nous sommes très heureux d'accueillir parmi nous monsieur Xavier Bertrand, président de la région Haut-De-Fance [applaudissements] qui va échanger avec la sénatrice Isabelle Floren. Merci [applaudissements] beaucoup.

0:30
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

0:37
Locuteur

Génial. Voilà. Bon, pardonnez-moi, je disais il est génial ce général. Bah oui, il est génial ce général et donc il faut enchaîner et on part et on part du du conflit pour te dire d'abord Xavier que on est ravi de de t'accueillir aujourd'hui pour cette prise de parole que tu veux sous la forme d'un échange et ça nous convient bien parce que on est là pour dialoguer. On est ravi de t'accueillir parce que d'une part tu as une région qui me tient particulièrement à cœur. J'y suis né et tu la vis au quotidien depuis 10 ans comme président de région. Donc je pense que c'est vraiment autour de cette expérience et ton témoignage de cette présidence de région qui est une région particulière.

C'est une belle région certes, mais c'est une région dans laquelle tu mènes un combat euh dont nous aimerions, je pense ou nous pourrions euh en tout cas avec ce que tes idées et ta méthode nous inspirer pour des combats nationaux. Donc euh on te dit déjà, je te laisse la parole pour commencer puis après je je te poserai peut-être des questions un peu plus précises, mais euh voilà sur euh sur ton engagement euh pour euh en tant que président de région, euh sur les combats humaines et puis aussi euh sur l'idée et c'est ça qui nous ferait plaisir. J'en ai discuté avec certains de tes conseillers régionaux ici présents. On a besoin quand même de d'espoir ce matin.

Hier, on a on a eu et grâce à toutes les personnalités présente un la description d'un paysage politique compliqué, fracturé, indécis et un peu perdu. Toi, avec ton expérience, avec cette région, avec les combacts humaines, quel message pour lutter contre cette résignation et pour nous donner un petit peu d'espoir ? Bon, tout d'abord, merci de votre invitation. Tu faisais allusion au Haut de France. une pensée toute particulière pour Jean-Marie bien sûr parce que on symbolise les élus du modem qui sont au conseil régional et et moi-même un petit peu cette alliance entre les golistes sociaux et les chrétiens démocrates et on continue à perpétuer ça.

Mais je dois vous dire que je suis très heureux d'être ici à côté de chez moi. Oui, parce que voilà 10 jours, je vais tout dire. François me téléphone en me disant "J'aimerais beaucoup que tu puisses venir à notre université d'été. Avec plaisir. Il dit "Tu vas voir, en plus c'est à Lille." OK. Je me dis encore plus simple. Et quand j'ai mot de gatel, elle me dit "Oui, c'est à Lille sur la sorgue." D'accord. Donc c'était à peu près la même chose. Bien évidemment François va me dire que j'ai certainement pas bien entendu. C'est possible. Mais donc je suis très heureux. Je me suis levé un petit 4h20 pour venir mais je suis très heureux d'être là très sincèrement.

3:30
Non speech

[applaudissements]

3:37
Locuteur

Le combat dans lequel je suis engagé à la région, c'est un combat contre le fatalisme et je pense que c'est aussi ce qui nous réunit, le combat contre le fatalisme parce que souvenez-vous, nous étions en 2015, cette région s'était écrit, elle devait basculer aux extrêmes. Madame Le Pen devait l'emporter. Elle devait l'emporter. C'était écrit avant même que l'on sache qu'il y aurait la crise migratoire de l'été 2015 et avant même bien évidemment que l'on connaisse l'horreur des attentats du Bataclan. Elle devait l'emporter. Après toutes ces années socialistes avait géré. Très clairement les choses étaient écrites. Je me suis porté candidat disons que ce combat devait être mené.

Ce que je réussis à faire, c'est à à isser le niveau de de l'ensemble de nos familles politiques. Je dis pas la droite et le centre parce que moi j'ai pas la nostalgie de l'UMP. Donc l'ensemble de nos familles politiques. Non mais [applaudissements] on peut continuer à regarder dans le rétroviseur. J'ai adoré ce que j'ai fait à l'époque mais l'époque aujourd'hui est foncièrement différente. Donc je vais jusqu'au bout. Nous réussissons à apporter le niveau de 17 18 % à 25 %. Nous sommes deuxè mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas.

Au 2ème tour la gauche, les électeurs de gauche qui ne m'aiment pas mais qui déteste l'idée que la gauche soit dirigée par Madame Le Pen, que la région soit dirigée par Madame Le Pen, décide de voter pour nous. Et c'est ce qui fait cette victoire très large. Et j'ai conscience ce jour-là, c'est le discours que je prononce à Saint-Quentin au 2e tour, c'est que l'approche de la politique doit être foncièrement différente. Ce sont pas à l'époque les partis traditionnels qui me font gagner, ce sont les gens. Et c'est vrai que je le dis, ça peut sembler être un lieu commun. Continuons à faire de la politique sans les Français, sans le peuple et on sait exactement ce qui va arriver. Et je décide,

5:28
Non speech

[applaudissements]

5:29
Locuteur

je je décide à l'époque, je je sais l'image que j'ai, le combat que je porte contre les extrêmes, monsieur Mélenchon d'un côté, madame Le Pen de l'autre. J'ai vraiment conscience et c'est ça le sens de notre action à la région que c'est en s'attaquant aux causes du vote des extrêmes que l'on fait reculer les extrêmes. C'est en s'attaquant aux origines, aux causes. Et dans une région qui était marquée par tant de chômage, le premier combat est un combat pour l'emploi pour faire reculer le chômage.

Et aujourd'hui, vous avez certainement entendu parler, que ce soit sur les projets sur les batteries électriques, que ce soit les les EPR pour une nouvelle étape pour le nucléaire dans notre pays, le taux de chômage dans la région est le plus bas depuis 30 ans. Je ne suis pas un magicien mais sauf que on a cette obsession que ça aille mieux et de réussir en plus sur du temps long la transformation de la région. Et quand ça va mieux, les gens ont moins de raison de se tourner et de voter vers les extrêmes. Et je peux vous garantir que dans la région, nous ne sommes jamais embarrassés par les propositions des deux extrêmes en matière économique.

En revanche, on doit tenir bon parce qu'en permanence, et ça ne se sait pas assez, les attaques contre des projets de santé publique et les remises en cause permanentes de la culture parce que eux aimeraient que culture rime avec censure, elles sont permanentes. Et c'est vrai que bien souvent, on dit tu parles souvent des extrêmes, tu souvent à dire que tu les combats, c'est tout simplement parce que nous les connaissons et que nous les combattons au quotidien. Et c'est la raison d'une partie de mon engagement, même si j'ai conscience et je veux être très précis là-dessus. La prochaine élection présidentielle ne se remportera pas en étant seulement un rempart contre les extrêmes.

Il faut un projet. Faudra un candidat [applaudissements] faudra un candidat qui en soit l'incarnation. Un candidat qui ne peut plus être un homme seul. Et ça n'est pas seulement l'histoire de faire un tandème qui est une dimension très politique où il faudra aussi l'illustrer avec une sorte de collectif, de mini collectif pour montrer que ça sera une équipe qui sera consacrée au redressement. Il y a le projet, il y a les valeurs et il y a les mesures. Tout en sachant que nous sommes dans un environnement extraordinairement difficile. Et vous voyez, 5 ans après, nous réussissons avec mes amis à faire reculer le Rassemblement national de 16 points. 16 points.

Aucune autre région n'a connu ses résultats. Les gens ne sont pas tombés amoureux de moi et de nous. Je ne suis pas un magicien, mais quand il y a des résultats, français se disent que il y a encore des politiques en qui on peut avoir confiance et ça vaut la peine de croire encore en la politique. Merci.

8:09
Non speech

[applaudissements]

8:12
Locuteur

Merci Xavier pour pour cette introduction là. Tu tu parle finalement de de ta méthode et quelque part tu nous dis il faut de l'efficacité. C'est ce travail de terrain, ce travail collectif que tu décris. Donc moi, ça m'intéresse de peut-être avoir euh deux ou trois euh idées de sujet parce que tu as été aussi au commande, tu as été ministre du travail, il y a beaucoup d'idées qui circulent sur le travail, sur la rémunération, la question du pouvoir d'achat. Je veux dire, autour de ça, comment tu vois les choses en terme de méthode et quelque part de de contrat avec les Français ? Alors, merci de de rappeler mes anciennes fonctions de ministre. Donc, faut avoir de la mémoire.

Marc Feno ne s'en souvenait plus parce que mon décret sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ne l'a pas amené à arrêter de fumer. J'en suis désolé.

9:05
Non speech

[applaudissements]

9:06
Locuteur

Et oui, je balance, j'y suis autorisé. Quand on se lève de bonheur, on peut se permettre de tout dire. Voilà. Non, très sérieusement, j'ai une triple expérience, celle d'avoir été entrepreneur pendant près d'une quinzaine d'années, celle d'avoir été ministre pendant un peu plus de 7 années et aujourd'hui d'être à la tête de la région. Je crois foncièrement, si on parle de la méthode, nous avons besoin d'un nouveau projet de société. Ce projet de société, c'est une nouvelle répartition des rôles et des compétences entre ce que fait l'État à Paris et ce qui se fait dans les territoires. Notre pays est un formidable pays.

Il ne peut plus fonctionner efficacement avec le niveau de centralisation qui est le sien. La vie politique française ne peut plus être décidée dans un seul bureau ou dans deux bureaux à Paris. Je ne dis pas qu'il faut moins d'état, je dois dire que l'État doit s'occuper de moins de choses mais beaucoup mieux.

que les fonctions régaliennes soient vraiment assurées et que pour le reste, on décide que dans les provinces, comme dirait Jean-Louis Borlot, dans les territoires, comme je le dis, on a ce changement en profondeur où on ne donne pas seulement les clés aux élus, mais c'est qu'il y a un nouvel alliage entre les élus, l'État, notamment les préfets, mais aussi les forces économiques et sociales. Notre pays a besoin de refonder quoi qu'il arrive, une démocratie locale beaucoup plus forte. C'est ce que j'appelle la République des territoires, la révolution par les territoires que Jean-Louis appelle la France fédérale.

Je pense que nous avons aussi absolument besoin, j'y crois, à ce qu'il y ait à nouveau une démocratie sociale digne de ce nom. Mais faut lui faire confiance. Faut faire confiance aux élus locaux qui ne sont pas tous des bons à rien comme certains le pensent. Les partenaires sociaux ont des choses à dire, des choses à faire. S'il y en a un ici qui critique le paritarisme de gestion, je l'emmène voir Bruno Arcadipan et Action Logement et vous verrez si ça marche le paritarisme de gestion. Bien sûr que ça marche et d'ailleurs, je vais plus loin. Je pense que notre système de retraite de base pour le régime général doit être demain assuré par les partenaires sociaux.

Mais attendez, assurer, piloter, des règles seront, un cadre sera donné mais il faut très clairement que ce soit eux qui gèrent. Pourquoi ? Parce qu'on ne fait pas confiance aujourd'hui pour déterminer justement les différents paramètres. Voyez le drame, même si pour moi la réforme des retraites, si on fait preuve de discernement et de justice, n'est pas si compliqué que ça à conduire. C'est pas celle qui est la plus complexe. Mais le vrai sujet que nous avons derrière, c'est que les partenaires sociaux seront inspirés davantage confiance. Regardez à Gircarco, vous en entendez parler ? Jamais. Ça tourne bien. Oui.

Et quand vous avez en plus dans un pays comme le nôtre le monde de du patronat, on va le dire comme ça, quand vous avez des syndicats, il y a des syndicats qui sont très responsables, les choses tournent et les choses avancent. La méthode refondons la démocratie locale, refondons la démocratie sociale, non pas pour qu'il y ait des contrepouvoirs au au pouvoir central, mais pour qu'il y ait d'autres pouvoirs et d'autres façons d'organiser notre pays. C'est un changement en profondeur, mais je suis absolument convaincu qu'il répond aura aujourd'hui davantage aux besoins. Franchement, on nous donne les clés du logement.

Il faudra pas 7 ans pour sortir un programme immobilier dans les Haut-Fance. Donnons-nous donnez-nous les clés de la santé et il n'y aura pas 2 ans et demi d'espérance de vie en moins dans les Haut-Fance qu'il n'y en a en Îlefrance et ça dérange personne aujourd'hui au ministère de la santé. C'est ça le fond du problème. Alors, je souvent utilisé cette expression mais c'est pas seulement parce que les élus sont portés d'engueulade mais ils ont conscience qu'au-delà du besoin de sens que doit donner la politique il y a une obligation de résultat. Absolument.

Et bien là, on on se retrouve avec les thèmes que tu nous as déjà délivré euh parfaitement, je trouve dans la lignée de ce qu'on entend ici et c'est pour ça que tu as toute cette place parmi nous euh ce matin. Maintenant, plus plus politiquement, comment t'inscris-tu dans les mois qui viennent dans cette idée de multiplication finalement des messages, des candidatures et tu as parlé de collectif, comment tu toi tu esquisses les choses sur un paysage politique qui est très compliqué à comprendre pour les Français parce que la question est qu'on doit bien s'adresser au Français, je Je pense que c'est ce que tu fais.

Comment tu tu vois les choses et tu as envie de nous dire comment tu vois les choses ici à cette salle ce matin ? À l'arrivée à l'arrivée, je pense en tout début d'année, il n'y aura pas la multiplication de candidature que nous redoutons toutes et tous. Je n'y crois absolument pas. Compte tenu de la gravité de la situation, compte tenu des enjeux, compte tenu de la force de la puissance des deux mâchoires du piège que sont l'extrême droite et l'extrême gauche, personne ne pourra se laisser aller à une candidature d'aventure qui nous garantirait un second tour Mélenchon Le Pen. Je ne vois pas de kamikaze dans ce dont on parle aujourd'hui. Je le pense sincèrement.

Sauf que si je peux me permettre dans les critères qui seront à déterminés pour faire le choix de ce candidat qui devra être forcément un candidat de rassemblement qui ne verra certainement pas le jour en octobre ou en novembre mais pas non plus trop tard. [soupir] Il y a plusieurs questions qu'il faut se poser. Qui sera capable d'écarter Jean-Luc Mélenchon du second tour de la présidentielle ? Qui sera capable de battre Madame Le Pen au 2e tour ? Qui sera capable d'avoir une majorité parlementaire très large ? très large et enfin qui serait capable de pouvoir conduire le redressement du pays sans nous faire connaître une crise sociale aussi grave que celle des gilets jaunes ?

Il y a bel et bien ces quatre critères qui comptent. Si je combat depuis des années et des années les extrêmes, ça n'est pas pour les voir arriver au pouvoir en 27 ou la fois d'après. Je suis convaincu qu'avec un exercice des responsabilités bien différent, avec du professionnalisme et avec de la justice, on est capable de les repousser loin du pouvoir. Là où il y a une difficulté, tu as raison, c'est que pour l'instant on n pas encore fait ces preuves là aujourd'hui parce que les preuves les temps été chahuté depuis la dissolution, on le voit bien, c'est que tout le monde fait le maximum d'effort pour éviter que le bateau France ne chavire.

Mais là demain, à défaut de susciter de l'enthousiasme, il va falloir inspirer de la confiance et redonner de l'espoir. La vraie révolution, c'est de répondre au problèmes des Français. Le vrai sujet, les Français veulent le changement, mais le changement, le changement pas un mot comme ça, c'est tout simplement qu'on s'attaque à leur problème. Qu'est-ce qu'ils veulent en premier ? Il y a un prérequis, c'est la question de l'autorité, de la sécurité, mais ça ne fonde pas un projet de société. Il y a surtout, et j'y crois beaucoup, la dimension économique et sociale. Ça passe par le rapport au travail.

Que ceux qui travaillent ne soient pas empêchés de le faire bien souvent comme ils le sont, mais surtout que ceux qui travaillent n'aient pas le sentiment que leurs efforts sont faits juste pour survivre et que leurs enfants vivront moins bien. Pour moi, il est là le cœur du problème. Ça touche bien évidemment à l'industrie, ça touche à la part de de souveraineté, les ambitions qu'on se fixe dans le domaine de l'IA, ça tient aussi au logement qui est intimement lié à tout ça. Et puis nous sommes en France, homme de droite ce qu'il dit. Il y a des politiques qu'on appelle les services publics et ça ça a du sens qui doivent être réformés mais dont on a absolument besoin.

La santé en France mérite qu'elle soit réformée parce que c'est quand même le pays. Que vous soyez bien portant ou pas aujourd'hui, que vous soyez à l'aise financièrement ou pas, vous arrivez à l'hôpital ou dans une clinique conscient ou inconscient, la carte qu'on vous demande, elle est de couleur verte. Elle n'est pas bleue ou elle n'est pas jaune comme une carte gold. C'est ça la France. Et ça vaut la peine de se battre pour ça. De la même façon, [applaudissements] de la même façon, c'est l'éducation. Et on le voit bien sur tous ces sujets, l'école de la République, ça veut dire quelque chose même si elle a liberté de choix.

Et puis il y a aussi autre chose qui symbolise un lien fort, Marina, le sport, la culture. Va falloir parler de sport et de culture dans cette campagne parce que ce sont des liens. Il y a la dimension personnelle. La dimension personnelle qui est celle de de l'émancipation, de l'ouverture, de l'émulation. Mais surtout, c'est ce qui fait qu'il y a des gens très différents qui se retrouvent queles que soient justement leurs origines, queles que soient leurs confessions. Et c'est ça qui est important.

Et je pense que si l'on porte ce discours très fort qui répond à des valeurs humanistes mais qui correspond aussi à à des principes qui nous rassemblent, je suis persuadé que les Français peuvent se dire que les choses peuvent aller mieux tout en sachant que tout sera difficile. Il y a le défi géopolitique dont parlait si bien le général. Il y a le défi digital numérique de l'IA. Le prochain président devra faire en sorte que la France ne subisse pas de plein fouet la vague de l'intelligence artificielle, mais qu'on puisse devenir l'un des tout premiers pays au monde pour justement bénéficier de ce que sont les atouts de l'intelligence artificielle.

Il y a le défi démographique, il y a le défi du rapport au travail et il y a aussi ce défi climatique qui n'est en rien [grognement] une option à la fin d'un programme. Ce sont tous ces enjeuxl et tout en sachant que les choses seront plus difficiles parce que rester indépendant, ça veut dire baisser nos dépenses publiques et baisser notre dette pour nous redonner de véritables marges de manœuvre. Je crois à ça, mais je voudrais dire parce que je le dis devant une assemblée qui ne correspond pas aux deux adjectifs que je vais évoquer. Je suis marqué en ce moment par le vent de défétisme et le vent de cynisme qui souffle sur une partie de la classe politique.

desfétisme parce que depuis que l'on sait que ça ne sera plus monsieur Bardella mais madame Le Pen, beaucoup pensent que les jeux sont faits que parce que tous les sondages la donne aujourd'hui gagnante dans toutes les hypothèses face au candidats déclarés aujourd'hui que c'est fait, que c'est son tour et puis que ce sera Mélenchon Le Pen, le Pen Mélenchon rien n'est joué, rien n'est fait, rien n'est écrit mais ça se double aussi de cynisme. J'en connais des amis qui me disent "Mais Xavier, c'est un peu leur tour.

Et puis si c'est le retour, il y aura la Commission européenne, peut-être le FMI et puis on aura allez la cure de rigueur indispensable que vous les politiques vous savez pas mener puis que la France est ainsi faite, faut qu'elle tombe pour se relever." Non, parce que quand un pays tombe, tout le monde ne se relève pas. ni les plus fragiles, ni les classes moyennes, ni ceux qui ont besoin aussi de secours. C'est ça. Et cette élection présidentielle, elle n'est pas jouée. Cette élection présidentielle, elle n'est pas faite. Quand on baisse les bras, on est sûr que les extrêmes l'emporteront.

Et si je les combats, c'est parce que derrière ils sont la négation de ce pourquoi nous faisons de la politique. Il y a des problèmes, on essaie de trouver des solutions, il y a des défis, on essaie de les relever et surtout surtout on essaie de faire en sorte que nous ayons les les ressorts d'une fierté française qui repose à la fois sur le fait que nous sommes dans l'excellence, qu'on est capable de rayonner la francophonie, la culture, les domaines dans lesquels nous serons avant-postes et surtout parce qu'on reste un pays soudé. ou du moins qui a pour objectif de se ressouder. On sait ce qu'a toujours été l'histoire de notre pays quand on s'est divisé fracturé.

Les fractures sont là, elles ne sont rien de fatalité et vous le savez bien, Impossible n'est certainement pas français. En tout cas, prons mon vocabulaire. Merci Xavier. [acclamation] Alors [applaudissements] là, alors là Xavier chapeau, un sens du timing remarquable mais non seulement ça, mais merci pour ton message, le combat que tu mènes et bravo pour le combat que tu mènes dans les Haut de France, pour l'efficacité et les résultats, on les connaît. Et aussi merci pour ton message d'optimisme parce que je crois que tu étais bien vu ce matin. Merci Maude.

Merci François pour cette invitation parce que tu reprends évidemment les thèmes chers en tant que golis social, tu l'as dit mais finalement cher à notre famille politique. Tu es ici finalement dans une famille politique qui est très proche de la tienne. C'est ce que tu as réussi à faire. Mais ici on m'invite. Oui. Ici nul n'est prophète en son pays s'applique aussi en politique. C'est ça. C'est ça l'amitié. C'est ce que tu fais dans les Haut de France. Donc encore merci. François veut dire un mot, je n'en doutais pas. Donc euh on lui laisse parole. Euh merci à tous et merci à tous d'être nombreux en dépit des ateliers qui sont dans toute dans tout le site.

Et je salue à nouveau ceux qui nous suivent sur YouTube. Je voulais inviter Xavier, je suis très content qu'il ait pris la décision de venir sans avoir totalement identifié le Lî dont il s'agissait. Euh et donc euh je suis très content qu'on l'ait entendu, je suis très content de la convergence des messages. Tu as parlé de démocratie sociale et de rendre partenaires sociaux. On avait ce matin autour de Jean-Jacques Marette le rappel de ce que le conclave a été qui était à 1 mm du succès et qui a été renversé pour des raisons de je sais pas. Oui, peut-être ce genre de chos. Oui. Et donc euh et donc c'est très bien et puis ça me permet d'illustrer quelque chose.

Le le propos que tu viens de tenir, c'est que euh nous avons le devoir de considérer que cette élection présidentielle, le cadre n'est pas encore tracé. Tout est fait pour faire croire là encore que c'est fait. Mais c'est très c'est très important de réfléchir à ça pour une raison précise, c'est que nous n'avons plus l'option du premier tour. avant dans les élections présidentielles précédentes et j'en ai vécu un certain nombre, le premier tour était formidable parce qu'il libérait les initiatives, les visages, les sensibilités, les projets. On pouvait se présenter sans offenser l'avenir. Maintenant, c'est fini.

C'est fini en raison du danger ce que j'ai appelé la tenaille du pire entre Mélenchon et Le Pen. Faut donc inventer, j'en ai proposé un, il y en aura peut-être d'autres mais enfin un processus, la proposition d'un processus qui nous permette de répondre à la question que tu as posé, c'est est-ce qu'il y a une date où on peut être assuré d'avoir un candidat unique et que les Français auront participé à choisir les millions de Français. Et cette réflexion, tous ceux qui viennent à cette université de rentrée, quasiment sans exception, sont des gens qui pensent que contrairement à ce qui est écrit, l'avenir est ouvert.

Et si l'avenir est ouvert, bah ça permet que j'illisse les intelligences, les caractères, les visages et les collectifs qui permettront de faire avancer les choses. Merci Xavier d'avoir accepté de venir.

24:42
Non speech

[applaudissements]