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interviewSud Radio (sur YouTube)· 2 juillet 2025 28 min

Vers une année blanche ? "Il y aura une pause sur certaines dépenses" déclare Amélie de Montchalin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique [Musique] Jean-Jacques Bourdin avec Amélie de Monchalin, notre invité ce matin. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Ministre chargé des comptes publics. On va parler avant de de parler budget à Amélie de Monchalin, nous allons parler de la sécheresse de la canicule et des conséquences budgétaires de la sécheresse parce que c'est un coût la sécheresse et la canicule.

Est-ce qu'on arrive à chiffrer combien par exemple coûte cet épisode que nous sommes en train de vivre ? Je vais vous répondre Jean-Jacques Bourdin mais je voulais peut-être puisque je sais que c'est la fin de la saison. Oui.

Vous dire quelque chose de personnel. Euh je me souviens de septembre 2018, j'étais une très jeune députée de Sonnes, je m'occupais déjà des finances publiques et vous m'avez invité pour que je vous raconte ce qu'on faisait à l'Assemblée. Oui.

Et ça a été une interview très marquante. Alors, je comprends qu'il est possible que je ne revienne pas dans ce studio être interrogé par vous. C'est sûr, c'est certain.

Je voulais vous remercier parce que je pense que vous avez donné et vous avez ouvert votre micro à une nouvelle génération et vous nous avez et je crois vous avez aidé le débat démocratique des questions toujours justes. Et donc avant de commencer à vous répondre sur vos questions exigeantes et justes, je voulais vous dire que voilà, il y a des il y a des choses qu'il faut marquer et donc merci pour ça. Ben merci pour vous parce que ça me touche franchement ça me touche et je me souviens d'ailleurs de cette interview, j'avais dit qu'il fallait pas gérer la France à la petite semaine.

Voyez qu'on on en est toujours un peu là. Comme quoi, on en est toujours dites-moi, c'était en 2018 septembre 2018. Ça dans mes archives.

Vous avez retrouvé ça dans vos archives ? Non. Pour répondre à votre question, en fait, vous savez quand on est ministre du budget et c'est mon cas depuis maintenant un peu moins de 6 mois, la ligne que je me suis fixée et que nous nous fixons avec Éric Lombard et avec le gouvernement, c'est de gérer le pays quoi qu'il arrive.

En fait, si vous regardez depuis pas quoi qu'il en coûte, mais quoi qu'il arrive. Si vous regardez, moi j'ai été nommé appelé et c'est un honneur de servir son pays le 23 décembre dernier. Depuis, qu'est-ce qui s'est passé ?

Il s'est d'abord passé 2 mois où on avait pas de budget. Il a fallu trouver un compromis. Ensuite, il s'est passé la très grande crise collective de Donald Trump qui dit à Zelenski au fond, débrouillez-vous avec les Européens.

Et notre alliance militaire qui était mise en question. Ensuite, il s'est passé les annonces de Donald Trump sur la guerre commerciale. Ensuite, il s'est passé qui là aussi remett en cause notre équation budgétaire, notre équation économique.

Ensuite, il s'est passé les frappes d'Israël sur l'Iran, c'était il y a même pas un mois. Et aujourd'hui, on a ce choc climatique. Ça veut dire quoi ?

Sois on pense qu'on est dans un monde de certitude où on écrit une prévision et tout se déroule comme prévu. Et en fait, on voit que ça marche pas et que c'est pas vrai et que si on gère le pays comme ça, alors on met en danger le pays. Soit on se dit qu'on gère le pays avec une vision qui est de celle de faire face quoi qu'il arrive aux crises pour les Français pour les protéger et que notre équation budgétaire elle est évidemment discutée au Parlement à la fin de l'année mais qu'il faut qu'on ait des outils en permanence pour nous adapter et pour assurer l'essentiel pour les Français leur sécurité leur santé le soutien à l'économie et donc c'est ça que j'ai d'abord à vous dire sur cet épisode extraordinaire et qui va malheureusement on le sait se répéter parce que les scientifiques nous le disent un coût et ça a un coût un coût économique un coup est- qu'on peut chiffrer par exemple est-ce qu'on peut chiffrer sur j'ai vu il y a des études on fait des calcul on divise ça par le nombre de français on chiffrera entre guillemets après ce qu'on voit c'est que oui c'est un coût sanitaire dans les hôpitaux oui c'est un coûpt humain moi je veux penser à ces hommes et ces femmes.

Hier, on a eu des décès de d'hommes et de femmes qui font des métiers exposés. Oui. Donc ça un coût humain, ça un coûp économique parce que vous voyez bien qu'on ralentit l'activité, que on va moins vite sur les routes, que il y a moins de transport, que donc ça un coût et en fait le changement climatique, on le sait, il faut qu'on le on y fasse face parce que si on ne fait rien, ça nous coûtera plus cher.

C'est d'ailleurs pour ça que le président de la République depuis des années se bat pour dire que l'écologie c'est pas une lubide militant, c'est une décision, c'est une cause existentielle en pour nous tous. Bien. Euh 3345 milliards de dettes, milliards d'euros de dette.

Dernier chiffre, c'est plus aujourd'hui, on doit être à 3350 peut-être, je ne sais pas. En va importe, la dette augmente inexorablement. Jusqu'à quand va-t-elle augmenter ?

Jusqu'à le moment où nous devons absolument faire en sorte que la tendance s'inverse. C'est quand cette date ? C'est 2029 au plus tard.

Nous travaillons, c'està-dire que la dette va augmenter jusqu'en 2029. La dette dans le PIB, c'est la dette rapportée à notre richesse. Oui.

Tel qu'on est parti. Et ça, je veux le dire aux français pour qu'on comprenne bien pourquoi on doit et on et on va présenter et le premier ministre va présenter un plan qui est un plan de redressement des comptes. H et que les gens comprennent bien qu'est-ce qu'on cherche.

On cherche à ce que justement cette dette, elle arrête de nous coûter de plus en plus cher, qu'elle arrête de peser de plus en plus sur notre économie. Donc d'abord, il faut réduire le déficit pour que ça stabilise puis que ça baisse la dette. Et j'ai un chiffre à vous donner Jean-Jacques Bourdin.

On parle, vous savez, beaucoup des fameux 40 milliards. Oui. 40 milliards d'économies qui veulent en fait pas dire grand-chose pour les Français parce que c'est par rapport c'est des chiffres d'économistes qui qui sont très difficiles à comprendre.

Mais il y a un chiffre par contre qui est sûr, certain, c'est que d'ici à 2029, vu la dette qui existe aujourd'hui, hm nous allons augmenter notre charge d'intérêt, ce que nous allons verser à nos créanciers de 40 milliards. C'est-à-dire qu'entre aujourd'hui 2025, ce qu'on verse des charges d'intérêt à nos à nos créanciers, à nos banquiers, à nos financeurs 30 milliards, en 2029, ce sera 100 milliards. Et pourquoi moi je me suis engagé et je suis engagé et on va le faire avec le compromis, on va le faire avec le dialogue, on va le chercher un accord sur ce sujet.

C'est que pour moi, il est inacceptable de se résigner à l'idée que notre futur français, c'est que chaque année, quand on prélève des impôts, on en donne de plus en plus au fond à des acteurs, à des financiers, à nous-même aussi parce qu'il y a aussi des retraités qui ont acheté la dette française et des Français qui sont voilà qui aussi ont aussi exposé. Mais est-ce qu'on veut investir dans nos services publics ? Est-ce qu'on va investir dans notre défense, dans notre justice, dans notre police, dans notre santé ou est-ce qu'on veut payer nos créanciers ?

Et les 40 milliards qui moi m'obsèdent, c'est la conséquence de ce que vous venez de dire. Quand arrêtons-nous d'augmenter notre dette et comment faisons-nous pour que l'argent que nous mettons dans nos impôts, il ailleent dans nos services publics plutôt que dans notre dette ? Bien.

Alors, j'imagine que le budget 2026 sera construit autour de cette réflexion. C'est même d'ailleurs le premier ministre vous le dites et le dit au français depuis des mois. Le premier ministre le Premier ministre qui va bientôt présenter ses grandes lignes, les grandes lignes de ce budget d'ici une quinzaine de jours.

Quel jour précisément ? Autour du 15 juillet. Mais autour du 15 juillet.

Le 15 ou le 16 juillet quoi. Je vais pas vous donner l'heure parce que avant pas avant. C'est il a toujours dit que ce serait autour du 15 juillet.

Donc ça sera laour dat vous avez la date, nous y travaillons et je serai vous savez le premier ministre parlera quand il faudra parler. Bon d'accord. Et le 11 juillet à partir du 11 juillet vous rencontrerez non à partir d'aujourd'hui à partir d'aujourd'hui à partir d'aujourd' jusqu'au 11 juillet.

Exactement. Nous avons vous az rencontré tous les partis politiques divers et variés. Bon euh alors on va entrer dans le détail parce que j'ai vu des des des chiffres donnés notamment par l'Institut des finances publiques, hein, qui est proche de Bery politique publique.

Et oui. Alors, dites-moi euh premièrement, est-ce qu'il y aura une hausse de la CSG ? Attendez, avant vous avez parlé du fait qu'on reçoit les forces politiques.

Oui. Oui. Pourquoi on les reçoit ?

Oui, parce que on est depuis 2022 dans une situation où on n'a pas de majorité absolue. Hm. Et nous savons et nous voulons qui nous voulons avoir un compromis sur ce budget.

Nous ne voulons pas du blocage. Regardez ce qui s'est passé hier à l'Assemblée. Tous les mois maintenant, toute la France vit sous le coup près de ses menaces de censure.

Ça a un effet. Mais ça n'intéresse plus personne ces motions de censure. Pardon.

Mais comme celle d'hier ça intéressé qui ? C'était la 8e motion de censure depuis. Et ça un effet vous savez qui est dramatique.

Ouais. Si vous écoutez les chefs d'entreprise, si vous rencontrez les Français, il y a une un attentisme énorme parce que les gens disent ou là là on ne sait pas quand tout ça va tomber. Et moi, je vois bien que la stabilité politique qu'on recherche, c'est pas l'immobilisme, c'est la condition pour les Français d'avoir des projets.

Mais l'instabilité politique, elle elle découle de quoi ? D'une dissolution du président de la République. Pardon.

Depuis 2022, nous n'avions pas la majorité absolue et nous sommes dans une situation nous sommes dans une situation où nous avons un devoir, c'est qu'il faut un compromis. Et pour faire un compromis, la première chose c'est que vous écoutez les gens avec qui vous allez faire un compromis pour savoir qu'est-ce qu'ils veulent, qu'est-ce qu'ils veulent pousser, qu'est-ce qu'ils ne veulent pas. Et donc ça commence aujourd'hui.

Nous allons écouter tout le monde et moi mon objectif c'est que les idées qui peuvent faire compromis, nous les écoutions et nous les valorisions et que nous les mettions infinite dans le budget. Bon donc c'est pas encore écrit totalement. Amélie de Monchalin euh est-ce que vous excluez toute hausse d'impôts ?

Oui ou non ? Alors, j'exclus et ça pour le coup c'est une très forte conviction parce que le compromis c'est un enrichissement, c'est pas un affaiblissement. d' mais pour enrichir le budget, moi j'ai deux deux convictions et qui je crois raisonnent avec ceux qui nous écoutent, les Français et la plupart des partis politiques, c'est que il n'y a pas de solution, il n'y a pas de chemin qui consisterait à faire croire au pays et à nous faire croire et à nous mentir à nous-même qui consisterait donc à dire "Augmentons les impôts, ça va résoudre le problème." Donc vous excluez toute hausse d'impôts.

J'exclus toute hausse d'impôts général qui pèseraiit sur les classes moyennes de manière indifférenciée et qui nous amènerait à quoi ? à penser qu'on peut en 2026 faire un petit miracle et que en 2027, voyez, ça on va pouvoir s'en sortir. Nous avons devant nous, je vous l'ai dit, à arrêter d'augmenter la dette d'ici 2029.

La stratégie qui consiste à augmenter les impôts, on a essayé h nous, la France en 2012, en 2013, ça s'est soldé par moins de croissance, par le ralbol fiscal et ça n'a pas fait baisser le déficit. On ne peut exclure une hausse d'impôts. Toute hausse d'impôts.

C'est Elb Bron Pivet qui dit cela he qui dit pas tout à fait la même chose que vous. Donc moi ce que je dis c'est que on va pas rentrer dans ce débat en disant vous savez quoi ? C'est les impôts.

Le débat c'est quoi ? Bon c'est comment on ralentit comment on choisit notre dépense publique. P mais nous sommes le pays au monde qui a le plus de dépenses publiques au monde.

Oui mais Amélie de Monchal il y a dépenses et recettes. Il y a deux volets. Alors sur les recettes hausse de la CSG oui ou non ?

Je ne crois pas et je ne souhaite pas, en tout cas, je vous le dis, je vois pas où est le compromis sur le sujet, je ne vois pas qui défendrait aujourd'hui une hausse généralisée des impôts pour tout le monde. La CSG, je rappelle que ça cou je rappelle que la CSG, ça couvre et les salaires et l'épargne et l'immobilier et les retraites. Donc je crois pas que le solution soit dire en français, vous savez quoi ?

On va augmenter les impôts pour tout le monde et ça va résoudre le problème. Et sur les retraités les plus les plus aisés, la CSG des retraités les plus aisés. Mais sur ce sujet, c'est un sujet un peu différent parce que il y a des différences et des inégalités et là aussi c'est un sujet de compromis.

Moi, mon optique, ce que je prépare, ce que nous allons présenter au premier ministre avec Éric Lombard pour que justement nous alimentions les arbitrages qui vent les siens, c'est quoi ? C'est un plan où nous choisissons, nous revoyons nos dépenses, nous remettions nos dépenses en face de nos priorités. Vous savez, j'ai reçu tous mes collègues ministres.

Ce sont tous des hommes et des femmes très expéri dépenses. Pardon Arméie de Monch, je vais vous parler des dépenses mais je terminer avec les recettes. Euh année blanche ou pas ?

L'année blanche c'est quoi ? Parce qu'on va expliquer aux français. les parlementaires qui sont d'accord avec la première partie de ma phrase qui de dire on va pas augmenter les impôts parce que c'est pas une solution qui marche se disent au fond ce qu'il faut c'est qu'on ralentisse la dépense et on pourrait faire au fond si je le dis avec mes mots une année de pause qu'il y a des choses sur lesquelles on pourrait se dire bah en 2026 ça augmentera pas ça sera le même argent qu'en 2025 mais ça augmentera pas c'est une idée que nous avons expertisé pour eux on a regardé ce que ça voulait dire après il y a plein de manières de le faire une pause Oui, c'est une bonne idée ou pas ?

Bah, ça dépend sur quoi on l'applique. C'est est-ce que c'est sur les prestations sociales ? Est-ce que c'est sur les barê des impôts ?

Est-ce que c'est sur les dotations en collectivité ? Est-ce que c'est sur les versements et les aides aux entreprises ? Vous pouvez avoir cette année pause, elle doit être plus ou moins grande alors est-ce que la pause va être en partie appliquée ?

Je pense que dans la situation où nous sommes, ralentir la dépense, c'est essentiel. Donc une pause une pause sur certaines dépenses. Je pense qu'il y aura une pause sur certaines dépenses.

Après la question c'est pas pause ou pas, c'est sur quoi ? Donc année blanche sur certaines dépenses. Lesquelles par exemple le premier ministre les présentera.

Pourquoi on écoute les groupes politiques par exemple ? Donc il y aura une pause sur certaines dépenses. On est bien d'accord.

Ça, je pense que tout le monde le sait parce que tout le monde voit bien qu'il y a des dépenses d'abord que nous ne pouvons plus nous permettre. Il y aura une pause évidemment voire il y aura un arrêt des dépenses que nous avons fait pendant la crise la crise du Covid la crise de l'inflation. Il y a plus de COVID, il y a plus d'inflation.

Bah je peux vous c'est un scoop. Je vais vous dire bah voyez ces dépenses là on va les arrêter. Est-ce qu'il y aura par exemple une suppression de l'abattement de 10 % dont bénéficie les retraités ?

Ce sujet revenons-y. C'est un sujet qui est dans le pays depuis des années. Oui.

Depuis des années. Depuis des années. Alors soit on fait l'autruche, on se dit "Oh là là, c'est un sujet difficile, on en parle pas." Soit et j'assume, c'est un débat qui est ouvert aujourd'hui il est ouvert toujours là ?

Mais il est toujours ouvert. Madame Bron Pivet dit des choses ce matin, d'autres disent d'autres choses et moi je suis très fier c'est que depuis quelques semaines, nous avons un débat sur ce sujet qui est un débat rationnel. Vous y êtes favorable vous-même.

Ouais entre voyez entre ne rien toucher, garder ce qu'on a, tout supprimer, il y a un intermédiaire qui peut être de réformer, d'ajuster. Et moi mon rôle oui à la suppression de cet abatement. Non, c'est pas ce que je viens de vous dire.

Je viens de vous dire c'est vous savez moi mon optique c'est quoi ? Oui, ce pays meurt des non dit. Oui.

Des fait que quand c'est difficile comme débat, on préfère tourner autour. Moi, je pense qu'il vaut mieux que ça débatte. Je pense que sur ce sujet, on a eu beaucoup d'expressions très positives de gens qui étaient pour, qui étaient contre, qui voulaient la réforme.

Et vous savez à la fin que quel que soit le choix que nous fassions, le conserver, le supprimer, l'ajuster, nous ayons décidé collectivement. Et donc moi là-dessus, ma conviction c'est d'abord que un il faut qu'on ait le débat, il faut qu'on ait des arguments, il faut qu'on regarde le pour et le contre et que entre tout garder comme aujourd'hui et tout supprimer, il y a des a on peut ajuster, on peut réformer l'abattement. Il est aujourd'hui plafondé à 4400 €.

Il y a des gens qui vous disent c'est un bon débat mais c'est pas à moi de le trancher puisque à nouveau, moi je suis dans la position de la ministre du budget qui a une conviction, c'est par les économies qu'on va y arriver, pas par des hausses d'impôts indifférenciées et massives. Point 1. Et deuxième conviction c'est par le compromis qu'on va y arriver.

Et donc le sujet c'est pas que moi je vous raconte ce que j'en pense personnellement, c'est que je sois avec le gouvernement, avec Lombard et avec le premier ministre dans une phase de construction de mon Vous venez de me dire il n'y aura pas de hausse d'impôts. Donc il n'y aura pas de hausse de la TVA si j'ai bien compris parce que alors ça je peux là je peux rassurer les Français. Aucune hausse de la TVA.

Aucune TVA. Il y a première TVA, elle est à 2,1 % elle va elle va jusqu'à 20. Aucune hausse.

Qu'est-ce que c'est intéressant ce débat ? Il y a des il y a des des parlementaires qui vous disent "Vous savez, il y a des niches fiscales, il y a des taux réduits. Est-ce qu'on peut ajuster ?" Ça c'est un débat technique.

Je pense pas que c'est le débat qui concerne les Français. Il y a un deuxième débat qui est celui du coût du travail. Oui.

Pourquoi vous me parlez de T vert ? Parce que il y a dans le débat depuis des années là aussi le sujet de dire est-ce qu'on veut faire payer le financement de la protection sociale au travailleurs ou est-ce qu'on le réparcie autrement ? Et certains disent ver.

Je peux vous dire ici très solennellement la réforme s'il y en a une des partenaires sociaux qu'il proposeraient pour baisser le coût du travail et financer autrement la protection sociale, ce n'est pas une réforme budgétaire. C'est une réforme pour le PIB, pour la production, pour le travail. Ça aura évidemment des bonnes conséquences pour le pays parce que plus on travaille, plus ça fait des recettes, plus on a de la prospérité, plus ça résout le déficit.

Mais ce n'est pas un projet budgétaire. rien sur la TVA dans votre projet. Je n'ai en tout cas moi ministre aujourd'hui devant vous tout comme je vous ai dit que je ne cherche pas et je ne souhaite pas et je ne propose pas de hausse d'impôts indifférencié.

Je ne souhaite pas, je ne propose pas et je ne mets pas sur la table une hausse des taux de TVA parce que sinon à nouveau, qu'est-ce qu'on dit au français ? On est-ce qu'on doit faire c'est nous regarder nous-même et comment ça doit mieux marcher pour les Français. Qu'est-ce qu'on veut faire avec notre argent public ?

Est-ce qu'on veut telle priorité, tel autre ? Comment on fait que ça marche mieux ? Comment on révise notre organisation ?

Les opérateurs, les agences, c'est ça qu'on doit aussi revoir pour nousmême. Bien sûr. Alors, parlons des économies à faire.

Tous les ministres sont venus vous voir. Évidemment. Évidemment.

Évidemment. Et ça a grincé. Combien d'économies demandaiz au ministère ?

Entre 10 et 12 milliards. C'est vrai. C'est l'ordre de grandeur qui est le nôtre.

Entre 10 et 12 milliards d'économie. C'est l'ordre de grandeur. Après, est-ce que c'est 7 et demi 12 et demi, ce sera là aussi tranché.

D'abord un par le premier ministre et de par les débats parlementaires. Tous les ministères concernés donc réduction économie dans tous les ministères sauf si j'ai bien compris défense, justice et intérieur. C'est pas comme ça qu'on s qu'on a parlé.

Ah bon ? Mais c'est bien le cas quand même. Non.

D'abord la discussion elle est collective. Oui. Il y a pas les ministères qui gagnent et les ministères qui perdent.

Il y a Est-ce que notre pays aujourd'hui est capable de se remettre en ordre ? Vous savez, moi j'ai beaucoup de chance parce que je suis dans un gouvernement euh d'hommes et femmes expérimentés qui certains euh ont des idées pour contribuer à ce grand débat de 2027 qui arrive. Et il y a une chose dont on est collectivement certain, c'est que pour que 2027 existe, le débat de 2027 que les Français souhaitent existe, il ne peut pas être capturé ou cela ou sur la menace de la dette.

Il nous faut donc maintenant et c'est le dernier moment pour avoir du courage, remettre notre maison en ordre, c'estàd mettre les de l'ordre dans les comptes aussi, mettre de l'ordre dans la rue. Et donc c'est un projet. Moi la discussion que j'ai eu avec chacun de mes collègues, c'était une discussion franche sur comment on veut mieux servir les Français au fond.

Comment on fait des choix ? Qu'est-ce qui est prioritaire aujourd'hui pour 2026 ? Et donc il y a des endroits où on va mettre plus d'argent.

Oui. Et en contrepartie, dans chaque ministère, dans chaque ministère, il y a aussi des économies. Je vous donne un exemple, Bruno Retaillot, il assure la sécurité et c'est sa mission des Français.

Il y a évidemment des sujets, vous savez qu'on déploie par exemple un des brigades de gendarmerie partout dans le pays. Ça ça fait de l'argent qu'il faut dépenser en plus. Oui.

Mais c'est pas parce que vous faites ça qu'il n'y a pas dans le périmètre du ministère de l'intérieur des économies, de l'efficacité, de la réorganisation à faire. Et donc le sujet c'est pas il y en a pour qui ça fait que monter et il y en a qui pour qui ça fait que baisser. Dans tous les domaines, on a cette approche et je crois que les Français comprennent d'efficacité.

Qu'est-ce qui est prioritaire, qu'est-ce qu'on finance. Bien. Vous avez en priorité évidemment des économies à faire notamment dans la fonction publique.

Est-ce que est-ce que le non remplacement des fonctionnaires revient à l'ordre du jour qui partent à la retraite ? Je vous dis ça parce que d'année en année, le nombre de fonctionnaires augmente en France. Vous savez qui est-ce qui a le plus augmenté ?

Les policiers. Oui. Les AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap.

Mais globalement le nombre de fonctionnaires augmente en France d'année en année. Les fonctionnaires servent des missions mais je ne suis pas et je veux le rappeler j'ai été mise la fonction publique et vous m'avez d'ailleurs interrogé quand j'étais mis la fonction publique. J'ai une conviction sur le sujet.

Soit on continue comme ça a été le cas pendant quelques années notamment lié aux crises d'augmenter le nombre de fonctionnaires. On a une contrainte budgétaire. Ça a quoi comme conséquence ? c'est que les fonctionnaires aujourd'hui en poste, on a beaucoup de mal à augmenter leur salaire, à les former, à rendre les métiers attractifs.

Soit on a une autre option qui est de dire bah on régule, on réduit, on ne on ne recrute pas, vous allez réduire le nombre de fonctionnaires globalement. Ce qui est sûr, c'est que il faut et je l'ai dit, la tendance qui consiste à augmenter inexorablement le nombre de fonctionnaires, il est mauvais. C'est une tendance qui est mauvaise pour les fonctionnaires en poste aujourd'hui et c'est du coup ça affaiblit notre fonction publique parce que ça la paupérise.

Et donc je pense et nous travaillons avec les ministres pour partout où il y a des nécessités. Je pense par exemple aux AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap. Je vais pas dire à Eisabeth Born écoute tu as un plan de recrutement cher Ellisabeth, chers collègues, c'est pas une bonne idée.

Faisons zéro. inversement, je pense qu'il y a des endroits où il faut qu'on regarde par rapport à la démographie, par rapport aux besoins, par rapport à notre organisation. Vous savez que je travaille beaucoup sur les opérateurs et les agences.

Pourquoi ? Parce que parfois les agents publics eux-mêmes se rendent compte. Ils sont plusieurs à faire la même chose.

Alors, combien d'agences vont être supprimés ? Je l'ai dit, il y a un tiers des agences et des opérateurs quand ils sont pas des universités représentés. Un/ers des agences vont être supprimées.

Non, un/ers des agences vont soit être fusionné entre elles, soit revenir dans un ministère, soit parfois être supprimé, bref, être réorganisé pour que ça serve mieux les Français. Combien d'économies ça représente ça ? Ça représente 2 à 3 milliards d'euros sur 2 à 3 ans parce que c'est pas immédiat et parce que vous imaginez bien qu'on n'est pas là à faire des décisions arbitraires, mais c'est des économies qui pour moi au-delà de l'enjeu budgétaire, c'est d'abord et avant tout un enjeu de service aux Français.

Il faut que les Français comprennent comment ça marche et il faut qu'on puisse piloter les politiques publiques de manière efficace. Alors autre économie, la sécurité sociale, il y a des économies à faire là aussi hein, économie budgétaire, je ne sais pas moi, euh durcissement de euh de l'ALD des conditions. Non, il y a affection de longue durée.

Affection de longue durée lorsqu'il y a rémission. Catherine Vin, on aurait plus droit aux ALD. à Catherine Vin avec qui on travaille, on on dit qu'il y a des bizarreries dans notre système.

Oui, faut revoir ça. Bah, vous avez des gens à qui on est en suffisamment en rémission pour avoir un prêt bancaire et c'est une bonne nouvelle et inversement la sécurité sociale de l'autre côté a d'autres règles. Oui, il y a un sujet dont je veux parler à ce micro parce que il concerne tous les français, c'est les arrêts maladies.

Ah, j'allais vous en parler 3 jours de carence ou pas ? Alors, moi je pense qu'il y a d'autres manières de faire. Oui, mais oui, je vais on va venir sur on a eu le débat on a eu le débat l'année dernière.

Oui, ce débat vous savez, il n'a pas fait consensus, il n'a pas fait compromis. Et qu'en pensez-vous aujourd'hui ? Où on est ?

Moi, je pense que sur les arrêts maladies, il y a énormément de choses à faire. 3 jours de carence, vous remettez le sujet sur la table ou pas ? Pas personnellement, c'est pas c'est pas la priorité que moi je mettrais sur la table sur ce sujet.

Oui, je pense qu'il y a d'autres choses à faire collectivement, c'est qu'on remet de la responsabilité des personnes qui demandent des des arrêts maladies de 40 %. Hm hm. 40 %.

Hmm. en 5 ans, h je pense pas qu'il soit 40 % plus malade. Ça veut dire que soit il y a des questions de management et de conditions de travail, ça c'est aux employeurs les traités, soit c'est qu'on a au fond des abus.

Les abus, il faut les sanctionner. C'estàdire qu' un abus, la délivrance de l'arrêt de travail à distance. Oui, c'est un débat que nous avons ouvert avec supprimer ça, interdire ça.

On a des gros doutes parce qu'en fait on voit qu'il y a des plateformes illégales. Moi, je pense qu'il faut que ce sujet on l'ouvre et qu'on se demande si c'est vraiment une bonne idée d'avoir des arrêts maladies. Vous êtes prêt à l'interdire ?

Moi je suis prête à ce que ce sujet soit posé et là aussi soit ça fait compromis, soit ça le fait pas. Soit on choisit ça, soit on choisit autre chose. Mais mais notre approche c'est pas d'arriver avec des symboles et dire ça je coupe, c'est de dire il y a des choses qui manifestement dérivent, augmentent.

Il y a des choses qu'on peut pas se permettre. Quand les arrêts maladie, voyez en ce moment, ils ont augmenté de 7 % en 1 an. La croissance économique, c'est pas 7 %.

Donc ça veut dire qu'il faut qu'on soit vigilant avec nos ressources publiques, qu'on fasse des choix. Quand il y a des abus, on les combat. Quand il y a des besoins, on les soigne, on les accompagne et puis quand il y a des décisions à prendre, on les prend.

Et c'est ça qu'on va faire. Et sur les arrêts maladies comme sur d'autres choses, il faut qu'on soit lucide. Il y a des choses qui aujourd'hui se passent qui ne correspondent pas à ce que nous pouvons nous permettre.

Trois questions pour terminer. Si vous pouvez me donner des réponses un peu courtes à Méine Monchalin. La première c'est l'emploi à domicile, le crédit d'impôt parce que ça concerne énormément de gens évidemment.

Est-ce que vous allez euh limiter ce crédit d'impôts à euh certaines professions ou à certaines activités ? Je Donc moi, j'ai une autre approche, c'est d'abord de dire vous savez ces niches fiscales, elles sont leur symbole de quelque chose en France qui me semble pas complètement équilibré, c'est qu'on a des impôts très élevés puis après, on met plein de trous dedans et puis en fait, on comprend pas très bien comment ça marche. Le crédit de d'impôt service à la personne, il est essentiel.

Oui, il marchent pour les familles qui font garder leurs enfants. Il lutte contre le travail noir. Ils luttent contre le travail noir pour les familles qui font garder leurs enfants.

Pour les personnes en situation de handicap, pour les personnes dépendantes, je pense qu'il ne faut pas y toucher. Ensuite, il y a des parlementaires qui disent mais aussi la Cour des comptes mais aussi un certain nombre d'observateurs et de parlementaires qui disent il y a des choses sur lesquelles peut-être qu'il faudrait qu'on tout en nous protégeant du travail au noir qu'on ajuste les taux, les plafonds. Moi ministre je ne souhaite pas interdire le débat.

Ce débat est posé. Par contre, j'ai une ligne rouge, c'est que garde d'enfant, personne en situation de handicap et personne âgé indépendante, il ne faut pas y toucher parce que ça fonctionne. Et les autres crédits d'impôts et et et parfois les supprimer, c'est dans le débat.

Bon, deux questions encore. Avant dernière question, j'ai vu cette proposition de parlementaire pour encourager la location longue durée. Vous Je sais pas si vous avez vu ces propositions, si vous les avez vu, ça a été soumis à Bery, je le sais.

Euh par exemple exclusion de l'IFI pour des biens en location de longue durée. Euh vous êtes d'accord avec ça ou pas ? Alors je suis d'accord sur le fait qu'il faut qu'on travaille sur le logement.

Oui. Le logement c'est la plus première préoccupation des Français. Oui mais là sont précis.

Ils sont précis. Je souhaite d'abord qu'on chiffre. Il faut qu'on regarde les choses parce qu'il y a un chiffrage on on va expertiser.

Là aussi il faut qu'on le mette dans le débat et il faut qu'on comprenne. Est-ce qu'on a les moyens ? Est-ce que c'est les bons arbitrages ?

Que ce soit une priorité c'est sûr. Est-ce que c'est les bonnes mesures ? Est-ce que c'est comme ça qu'on veut le faire ?

Est-ce que un compromis sur coup fiscale pour ceux qui louent leur logement sur la durée me paraît ça vous paraît commun ? C'est une bonne idée ou pas ? Il y a déjà des coups de pouces, il y a déjà des abattements.

La question c'est les coups de pous sont pas très efficaces. Tout le monde loue un Airbnb et en meublé. On a fait une réforme sur le sujet déjà l'année dernière.

Moi je souhaite que ça soit expertisé. C'est dans le débat là aussi. Moi ce que je cherche juste c'est qu'on ait des décisions qui soient viables économiquement et efficaces pour le logement.

C'est ça que je cherche bien sur les retraites. Je termine, il y aura un projet de loi donc si j'ai bien compris le Premier ministre, il y aura non, il y a un PLFS et un projet de loi sur la sécurité sociale qui peut inclure qui peut inclure une partie comme tous les ans d'ailleurs des décisions sur les retraites. Alors bon, il faudra que François Baouexlique un peu mieux.

Est-ce que dans l'objectif du gouvernement il y a une part de capitalisation ? Alors je pense que c'est une réflexion que nous avons tous. C'est dans le débat gouvernement qui réfléchit.

Est-ce que le gouvernement y réfléchit ? Euh nous réfléchissons à la manière potentiellement de le faire à court terme. Je crois pas que pour 2026 ça soit honnêtement faisable.

Peut-être pas pour 2026 mais vous y réfléchissez. Ce qui est sûr c'est que mieux investir dans l'économie permettre au retraités d'avoir un complément de revenu. Vous savez on a déjà le plan épargrable favorable.

Est-ce que vous y êtes favorable ? Moi député quand j'étais venu vous voir en 2018 je portais un projet qui s'appelait avec d'autres collègues le plan départental de le PE. C'est pour ça que je vous pose la question.

Le PER, c'est le début de la capitalisation et ça marche très bien et ça complète, je suis favorable à que les retraités gagnent bien leur vie, que ils investissent dans l'économie française et productive, donc une part de capitalisation et donc un jour, je pense que nous y arriverons. Est-ce que c'est maintenant le débat de 202526 ? Je ne sais pas si on est prêt.

Est-ce que c'est un débat pour la présidentielle ? J'observe que beaucoup de candidats veulent en faire un débat. Donc on va en parler aujourd'hui et demain.

Mais je voudrais terminer, vous voyez, au fond, on a une ligue de partage dans ces débats. Il y a ceux qui veulent que la France gagne et puis il y a ceux qui veulent que la France perde pour que eux ils gagnent. Et ce clivage-là, c'est pas la gauche, c'est la droite.

C'est le compromis qu'on essaie de bâtir pour que sur tous les sujets sur lesquels vous venez me poser des questions, comme je disais exigeante, et bien nous puissions faire la part des choses entre ce qui fait gagner la France, ce qui accompagne les Français, ce qui les protège, ce qui leur donne un cap et inversement que nous tournions le dos résolument à ceux au fond qui cherchent le chaos, le désordre, qui veulent que la France aide perde parce qu'ils pensent que eux ensuite ils gagneront. C'est ça que je combats et voilà la boussole en tout cas que je vais continuer à suivre parce que je pense que c'est un chemin que les Français je crois comprennent. Merci Amélie de Monchalin d'être venu nous voir ce matin et euh merci pour cette intervention.

Il est 9h, vous êtes sur Sud Radio.