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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 3 octobre 2026 34 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTransports

Taxe des superprofits, baisse des obligations climatiques ? L’UE veut lutter contre le pétrole cher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que les patrons européens sont inquiets pour l'avenir et de quoi en particulier ?

  • 4:47OuverteRéponse partielle

    Quelles conséquences pour les entreprises et quelles mesures préconisez-vous face à la hausse des prix de l'énergie ?

  • 5:27RelanceÉludée

    Est-ce que geler les nouvelles réglementations vertes va restaurer la compétitivité des entreprises ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Quels objectifs et coûts pour la transition écologique doivent être mieux calculés selon vous ?

  • 8:56OuverteRéponse directe

    Quels enseignements les entrepreneurs européens peuvent-ils tirer de l'Ukraine ?

  • 11:03OuverteRéponse directe

    Les entrepreneurs européens bénéficient-ils déjà du programme d'achat militaire européen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:47Chiffre
    « La moyenne européenne sur 12 derniers mois c'est quasiment 13 % d'augmentation de prix d'énergie »
  • 6:51Fait
    « Personne ne veut jeter par la fenêtre la défense de la planète. »
  • 7:33Fait
    « On a imposé des régulations mais ensuite on s'est pas beaucoup soucié des coûts associés. »
  • 22:59Fait
    « Pendant ce temps-là, les milliardaires eux continuent de se gaver. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

France 24 LCP public Sénat présente.

0:11
Non speech

[musique]

0:16
Locuteur

Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre pour ici l'Europe. Votre rendez-vous sur France 24 et les chaînes parlementaires. Nous prenons tout de suite et c'est assez rare qu'on aille aussi loin à l'est la direction de Varsovie où nous attend en duplexe un Polonais qui est aussi le nouveau président de Business Europe. Business Europe qui réunit 40 organisations patronales issues de 35 pays dont le MEDEF pour la France. Donc porte-voie des entrepreneurs européens. Matchet Victusski. Bonjour merci d'être avec nous. Bonjour.

Vous avez d'ailleurs fait carrière entre la France et la Pologne dans des groupes vents bancaires comme Pariba Crédit Agricole, des groupes de télécommunication comme Orange avant de prendre la tête de la Confédération polonaise Léviatan, la principale organisation patronale polonaise. Donc j'ai envie de vous demander d'ailleurs, est-ce que les patrons européens sont en ce moment inquiets pour l'avenir et de quoi en particulier ? Bien sûr que les patrons sont inquiets comme tous les Européens sont inquiets de l'avenir euh pour la pour cause de la situation interne aussi, pour cause de euh de de toutes les toutes toutes les crises mondiales et globales que que nous avons devant nous.

Mais je commencerai peut-être par la bonne nouvelle. Euh j'avais fait dans les 12 derniers mois des visites dans quasiment toutes les capitales européennes. Je visitais tous les patron européens, toutes les organisations des business Europe. Et une conclusion de cela de tout cela, c'est que les patrons européens, ils croient en Europe. Ils savent que c'est celle l'Europe des 27 ou l'Europe aussi, la zone la zone européenne, c'est le seul moyen de travailler ensemble, de développer les marchés uniques, de de de développer des projets économiques communs. le seul moyen de rester significatif à l'échelle globale.

Sans cela, il y a pas un seul pays qui croit qu'avec son potentiel nucléaire comme la France, son potentiel économique comme l'Allemagne, son potentiel euh culturel et entrepreneurial comme la Pologne, qu'un pays tout seul peut faire face à tous ces challenges globaux. Donc bonne nouvelle, c'est que on n pas un plan B. Donc les patrons européens, oui, ils sont inquiets. Oui, ils veulent plus de plus de dynamisme dans les solutions européennes mais mais il croit en Europe. Alors, comme chaque semaine, je vous propose d'ailleurs quelques morceaux choisis de l'actualité européenne. C'est l'Europe en bref avec Florine Osfateur.

Deux leaders fragilisés sur le plan intérieur mais unis sur la scène internationale. C'est l'image donnée par Pedro Sanchez et Emmanuel Macron les 29 et 30 septembre à Madrid. L'Espagne se démarque en Europe par sa fermeté face à Donald Trump et ses positions sur la Palestine. Mais les deux dirigeants ont réaffirmé leur unité face aux principaux défis européens a commencé par l'augmentation du budget de l'Union européenne ou l'importance d'une gestion solidaire et coordonnée de la crise de outa. Le président français a d'ailleurs souhaité welcome back en réponse à la suggestion du premier ministre britannique Andy Bernham de se rapprocher à nouveau de l'UE.

En matière de coordination justement, les ministres européens de la défense se sont réunis à Bruxelles pour discuter d'une réponse collective aux attaques hybrides de la Russie. La commission a proposé la création d'un mécanisme d'urgence inspiré de l'article 4 du traité de l'OTAN. Le but ? organiser la riz poste européenne face aux attaques ne constituant pas une agression armée comme l'incendie survenu dans une entreprise de drone à Taline en Estonie en août dernier. Les autorités estoniennes ont accusé cette semaine la Russie d'être à l'origine de ce qu'il désigne comme un acte de sabotage.

Si la crainte d'une pénurie en approvisionnement a été écartée en Europe, les prix du pétrole et du gaz flambent. Le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen alerte. Déjà lors d'un hiver normal, près de 50 millions de personnes en Europe ne sont pas en mesure de chauffer correctement leur logement. Cet hiver pourrait donc être encore pire. Pour soulager les entreprises, l'UE propose de reporter d'un an la loi européenne contre les émissions de méthane liées aux importations d'hydrocarbur aux grandames des organisations environnementales. La crise énergétique a déjà provoqué un surcoup de 100 milliards d'euros pour l'approvisionnement des 27.

Quelles conséquences pour les entreprises qui craignent d'ailleurs des restrictions des exportations pense aux États-Unis et quelles mesures vous préconisez ? Bon effectivement on a l'augmentation des prix d'énergie en moyenne. La moyenne européenne sur 12 derniers mois c'est quasiment 13 % d'augmentation de prix d'énergie et et ça c'est la moyenne qui sachant que l'augmentation de liée à à la crise de d'étroite dormeuse ce n'est que 6 7 mois. Donc la crainte, bah c'est encore la détérioration de la compétitivité des entreprises européennes. Euh mais ce n'est pas que pour les entreprises, bien sûr, ça touche directement aussi les consommateurs.

Donc là, il y a il y a un les marges européennes qui vont encore diminuer dans les entreprises, mais de les prix de l'inflation, on la voit un peu partout, l'inflation qui redémarre. Qu'est-ce qu'on attend ? Je dirais à court terme, il y a des actions au niveau national. Donc plusieurs pays, plusieurs gouvernements ont pris des mesures de diminuer les les taxes notamment sur le carburant. Mais nous en qualité de business Europe, on parle des solutions à long terme. Et dans ces solutions à long terme, il y en a pas 36000. Il y a le marché unique d'énergie. Donc il faut que l'on partage plus nos actifs.

Euh je commencé dans la première partie de notre émission, on on a parlé de cette solidarité ou de cette vision européenne des patrons. Euh elle est de plus en plus visible. Elle est en plus en plus euh quelque part concrète, les patrons sont pas sont pas pour par exemple une taxe sur les super profits générés justement par ces crises ces crises énergétiques pour les énergéticiens en particulier les grands groupes pétroliers qui finalement profitent de cette flambée des prix. Il y a pas une il y a pas une position commune, il y a des il y a des des positions par pays. Donc notamment dans mon pays en Pologne, cette taxe super taxe vient d'être signée hier soir par les par les présidents.

Donc elle rentre en vigueur à partir de de maintenant. Euh donc ça ça permettra de de compenser les les coûts, mais il faut savoir que la compensation des coûts euh euh de de de de de de pétrole euh pour les consommateurs et pour les entreprises, on parle des sommes énormes avec les États européens qui sont déjà quand même chargement chargés lourdement en dette. Donc les marges de manœuvre court terme, je crois qu'elles sont pas elles sont pas énormes. Il faut compter sur quelque part l'acalie globale pour que les prix reviennent à la normale.

Vous êtes à la tête, on le disait, du plus grand lobby patronal européen qui a demandé à la Commission européenne de geler les nouvelles réglementations de l'Union européenne qui entraînent des coûts supplémentaires pour les entreprises dans les domaines en particulier de la politique environnementale et sociale. Est-ce que jeter par la fenêtre la législation verte, le pacte vert de l'Union européenne, ça va restaurer notre compétitivité un temps soit peu ? Et les entreprises qui ont fait des efforts de transition écologique ne vont-elles pas être pénalisées ? Personne ne veut jeter par la fenêtre la défense de la planète.

Je dirais après les la canicule qu'on a eu dans toute Europe cette année et l'année précédente, il y a personne qui dit euh on veut arrêter les euh euh la la défense de la planète. La question maintenant, et ça c'est un peu mon mon data personnel. ce qu'il faut qu'on arrive à à mieux calculer les objectifs et les coûts euh et nos capacités de de la rapidité d'action parce qu'on a parlé beaucoup dans les années passées des ambitions climatiques et donc on a on a on a imposé des régulations mais ensuite on s'est pas beaucoup soucié des coûts associés de l'impact sur les prix de l'impact sur la compétitivité. Donc d'un côté, on va avoir une planète défendue. Ça ça on en a besoin.

On on a besoin de défendre les climats. Ça ça c'est très clair. Mais en même temps, on n jamais en même temps, on voudrait avoir des prix compétitifs pour les consommateurs. En même temps, on a aussi par exemple l'arrivée de la l'industrie de la défense. Donc si on a besoin d'investir de la défense, mais là on a des images de fond avec la syurgie, on peut pas faire de la de la défense qu'avec des drones en plastique, on aura besoin plus de métallurgie. Si on veut être souverain, on aura besoin de de la garder aussi que possible, aussi fortement que possible en Europe.

Donc ça ça ram en cause pas la défense de la de la planète, mais ça ramè en cause éventuellement des des des timings et certaines régulations comme par exemple le fameux système ETS euh euh donc le certificat de d'émission CO2 euh mais qui on qui était qui était en train de déterminer l'industrie. Donc oui, on défend la planète mais on a besoin d'objectifs et on a besoin d'objectifs très clairs et et ici il faudrait garder les coûts que ça va amener pour les entreprises et pour les consommateurs. Et vous êtes rendu plusieurs fois en Ukraine. Qu'est-ce que les entrepreneurs européens ont à apprendre de ce pays qui est particulièrement en pointe notamment sur les les industries de défense ?

On pense au drone et surtout est-ce que la perspective d'une reconstruction de ce pays post-guerre et bien enchante un petit peu la future adhésion au club européen intéresse les les grands patrons ? La réponse est oui dans dans toutes ces dimensions là. Donc donc il est clair que l'Ukraine a énormément de d'atours qui ne sont pas que des atouts de d'éventuel profit de reconstruction parce que les Ukrainiens déjà ils reconstruisent l'Ukraine depuis le premier jour de l'invasion russe. Donc ils les font tout seul. euh et et il se débrouille plutôt très bien. Donc le jour et est on veut tous que ça ça s'approche le plus vite possible.

Le jour où il y a la fin de cette de cette guerre, il y aura des grands projets de de reconstruction. Mais mais ce qui est important, c'est la créativité de l'industrie. Il faut pas oublier que déjà du temps de de de l'empire soviétique, l'Ukraine est un pays d'ingénieur est un pays d'aviation de de de sciences spatiales ou de technologies spatiales. Donc aujourd'hui, ça s'est traduit dans leur avantage dans ce qui est des technologies de drones euh de de toutes ces de tout cet outil de combat autonome et aussi l'informatique. Donc ensuite la la traduction de ces drones vers les drones qu'on utilisera dans l'industrie, dans l'agriculture. Donc ça c'est un point très fort.

Et puis le dernier point très fort de l'Ukraine aujourd'hui ils ont une une des réseaux énergétiques et la capacité énergétique lourdement frappé mais il faut dire que l'Ukraine avant la guerre avait des capacités de fournir de l'énergie pour l'Europe. C'est un pays d'une forte expérience nucléaire et comme il y a la renaissance nucléaire en Europe, ça peut aussi contribuer à à quelque part équilibr nos européens. L'Union européenne a adopté l'an dernier un immense programme safe euh d'achat commun militaire avec d'ailleurs une préférence européenne. Est-ce que les entrepreneurs européens commencent à en bénéficier ? Est-ce que vous le constatez ?

Et puis euh les Britanniques qui ont quitté l'Union européenne voudraient aussi percevoir ses financements. Paris est pour, Berlin est contre. Vous vous situez où ? C'est fameux projet safe. Le le premier pays qui bénéficie de ce de ce projet en en chiffre absolu, plus de 40 milliards d'euros, c'est la Pologne. Et et je peux vous dire que les contrats ont été signés quasiment dans les semaines qui suivaient les les lancements des programmes. Donc oui, euh l'industrie locale mais aussi les partenaires, les les fournisseurs internationaux et il commence déjà à bénéficier au moins côté contractuel de cette de cet argent-là.

C'est très bien que dans les clauses, il y avait aussi les clauses de coopération avec l'Ukraine parce que ça bénéficie au pays parce que l'Ukraine ce qui est assez remarquable c'est que ils arrivent à se défendre contre le Russes et en même temps ils arrivent à vendre leur technologie et leur production par exemple dans les pays de golf pour les les protéger dans et les anglais dans tout ça qui veulent en plus maintenant se rapprocher de l'Union européenne un maximum, c'est ils sont bienvenus vraiment ? Bah il y a il y a il y a des choses. Je parlais déjà de cet esprit un peu fédéraliste des patrons.

On comprend très bien que plus que nous sommes nombreux dans le club européen, plus nous allons avoir du poids par rapport aux États-Unis, à la Chine, à l'Inde, demain l'Indonésie et et tout toutes ces nouvelles puissances qui vont qui vont arriver. Donc on a besoin de des amis. l'Angleterre euh on s'en plaignait quand elle était à l'intérieur de l'Union européenne, mais aujourd'hui je dire les comportements britanniques, il est quand même très inclusif et et je crois que les les les discussions vont très bien. Donc les patrons on on aucun problème avec les retours d'Angleterre. Tout au contraire, ça augmentera la puissance des frappes européennes.

Matchez Vitouki, patron des patrons européens sur la concurrence chinoise qui écrase la voiture électrique européenne. Qu'attendez-vous de l'Europe ? Qu'elle se défente, qu'elle ferme ses portes ? que les constructeurs s'allient avec les Chinois. Mais je pense que fermer les portes, c'est c'est pas une option.

euh aujourd'hui que de déclarer une guerre commerciale ouverte à la Chine, je pense qu'on en a pas vraiment les les moyens un financier, deux aussi politiques parce que il est clair que comme nous jouons pas tous ensemble dans le dans le 27 pays européen, on aura pas une possibilité et puis puis on on être dépendant par naïveté, par une ouverture, par une volonté aussi d'ébaisser les prix parce que faut faut pas oublier que ça vient du fait que cette dépendance à la Chine ça permettait d'avoir d'un côté côté les ambitions des de développement d'Europe, de l'autre côté les je dirais la pression vers le prix bas.

Donc même temps, il vaut il va falloir malheureusement côté business mais aussi côté en employé ou côté consommateur. On payait quelque part les prix. Donc je crois que le temps des produits pas chers, il sera quelque part peut-être pas complètement terminé mais modéré. Avec la Chine, il faut qu'on trouve un équilibre. Donc aujourd'hui, faut pas oublier que l'an dernier, on parlait d'un chiffre qui qui qui était très frappant. 1 milliard de déficit euh commercial Europe Chine par jour. Ce n'est plus vrai, c'est 1 milliard 3 1AR 300 millions. Donc ça augmenté de 30 % en 1 an. Euh la et il y a la question des transferts de technologie, l'inquiétude pour les transferts de technologie.

Voilà, nous avons quelque part naïvement investi euh toutes nos technologies à Shenzen en Chine il y a il y a 30 ans. Aujourd'hui, ce qu'on attend, c'est qu'il y ait des chzen chinois mais en Europe, que cette technologie chinoise, qui éventuellement l'investissement chinois mais sous un contrôle européen de même que ça été il y a 30 ans en Chine mais soit développé ici. On peut pas couper le lien mais il faut qu'on reprenne les contrôles les contrôles sur les technologies et et aussi les contrôles sur les entreprises elles-mêmes. Alors, parlons de votre pays.

La Pologne, si vous le voulez bien, au cours des 10 dernières années, l'économie polonaise est devenue l'une des grandes réussites européennes. Son PIB a doublé. La croissance est de + 3,8 % en 2026. Donald Tusk est revenu au pouvoir le libéral donc en 2023, battant le parti ultraconservateur et débloquant 137 milliards d'euros gelés en raison de manquement à l'état de droit par l'Union européenne. Quelle leçon pour vous ? J'ai terminé mes études à l'université juste en 1989. Depuis 1989 jusqu'à aujourd'hui, le PIB euh par habitant en Pologne a augmenté de 266 %. Donc effectivement, c'est un pays d'une énorme réussite. Laissance, c'est quelque part pas oublier l'entrepreneuriat.

Je pense que la la Pologne, elle a l'entrepreneuriat, cette ouverture de à l'entreprise, c'est l'ouverture au business privé. Euh c'est quelque chose qui revient maintenant en Europe. Moi, moi je sens euh à ma position aujourd'hui à Bruxelles qu'il y a beaucoup plus d'ouverture à discuter avec les business, un peu d'équilibre entre les partenaires sociaux qui sont hyper importants parce que le modèle européen social, on peut pas se permettre de le faire. Droit mais qui est aussi important aussi cette équilibre. Ah ben l'état de droit c'est c'est je dirais c'est la base.

on j'en sais quelque chose personnellement on en sait quelque chose en Pologne pendant les 8 années du régime pas complètement libéral que le que nous avons eu. Donc euh ça on est on est définitivement pour pour la défense mais d'autre côté il faut que nous ayons des propositions intéressantes pour nos citoyens parce qu'on peut pas s'effâcher contre les votes dans dans diverses pays européens s'il y a pas une proposition de retour à la croissance des patrons des des partenaires sociaux et des politiques à Bruxelles et dans les pays membres. On termine sur les relations avec Donald Trump.

qui a imposé aux Européens un accord de commerce déséquilibré et les Européens qui se qui en profitent pour signer 80 accords avec d'autres pays du monde. Ce qui ce qui pose un certain nombre de questions aux citoyens. Pour vous, c'est la bonne voie. Je pense quelque part pour rester un peu provocateur, cette pression des États-Unis, ça nous a ouvert les yeux, ça nous a poussé vers plus des je dirais d'agressivité et aussi d'action internationale. On on ouvre des nouveaux traités de libre échange comme celui avec Mercur, comme c'est lui qu'on va signer au mois de décembre, je crois avec l'Inde. Il y a en en fil d'attente aussi l'Australie et l'Indonésie.

Donc ça ça donne des ouvertures pour nos exportations, ça nous donne des accès à des en matière première dont on aura besoin. Et ça, il y a pas que les États-Unis, il y a aussi la euh la Chine. Et et ça donne des arguments dans la négociation parce que qui que ce soit qui que ce soit qui prenne le la Maison Blanche après le président Donald Trump, la relation je pense que sera pas la même. Donc il faut qu'on ait des Allemands, il faut qu'on des arguments pour passer les mots trères à la mode des deal futurs avec euh les États-Unis, avec la Chine et avec d'autres puissances. en essence sur la sur la panchek Vitouki, merci d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivi.

Restez en notre compagnie, on prend la direction de Bruxelles pour le débat sur la flambée des prix de l'essence. Quelle solution européenne ? C'est tout de suite le débat. Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen où il ne fait pas bon venir en voiture. Pas à cause des embouteillages mais à cause des prix de l'essence qui n'ont jamais été aussi élevés en Europe. Dans un contexte géopolitique toujours tendu, tension au Moyen-Orient et guerre en Ukraine. Le coût du litre d'essence bas des records tout comme celui du litre de gazoil. Et d'ailleurs, dans cette crise, la Commission européenne laisse chaque intermembre apporter sa propre réponse à l'envoler des prix à la pompe.

Oui. Baisse des taxes en Espagne et en Allemagne, aide ciblée en France et au Portugal. Et au sein de l'Union européenne, six États-membres demandent de mettre à l'ordre du jour une taxe sur les super profits des compagnies pétrolières. Un exemple, le groupe français Total Energie a réalisé un résultat net de 11 milliards d'euros sur le premier semestre de 2026. une hausse de 70 % par rapport à l'an dernier. Par par ailleurs, Bruxelles s'apprête à reporter les obligations environnemental des importateurs d'énergie qui devaient déclarer leurs émissions de méthane. Alors, pour débattre de divers solutions à cette crise énergétique, Sandro Godzi, bonjour.

Vous êtes député européen italien, membre de la délégation française au sein du groupe centrist. Depuis nous sommes aussi bonjour avec Catherine Langenzipen. Euh vous êtes-vous eurodéputé allemande écologiste et on accueille également sur ce plateau Radan Cagèv. Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé bulgare, membre du groupe PPE, Parti populaire européen au centre droit de cet hémicycle. Alors, on va regarder d'abord les prix de l'essence en Europe qui flambent avec une moyenne européenne à 2,9 centimes le litre selon les prix du 21 septembre dernier. Et pour la même période, le prix du litre de gazol l'envolée est encore plus forte avec une moyenne de 2,23 centimes en Europe.

Alors, on assiste Sandro Godzi à une envolée de ses prix pour des raisons extérieures, hein. C'est un choc externe. L'Union européenne est impuissante pour contrer cela. L'Union européenne en tant que telle, malheureusement ne joue pas un rôle fondamental dans les3 d'Ormout. Mais c'est là qu'il faut agir. Et je crois que le président de la République française Macron, a raison à dire que il faut concentrer les efforts sur les détroits d'ormut, sur la crise, sur la relation avec les États-Unis parce que c'est là la raison principale de cette flombée de prix.

Ceci ne veut pas dire que on on on on en même temps on doit pas faire ce que plusieurs états font et que en France euh les gouvernement fait des aides ciblées aux catégories les plus vulnérables aux plus cités les les chauffeurs de taxis, les prestataires des services de santé à domicile euh les secteurs de la production. Mais il est clair que d'un côté, il faut répondre dans le court terme à la demande forte d'aide du public, mais en même temps, il faut travailler sur la solution diplomatique. Alors, chaque Étatmembre met en place sa stratégie d'aide à la population.

Catherine Lungenzippen, l'Allemagne qu'on a connu rigoureuse sur le plan budgétaire, et bien là, elle s'est résignée à baisser les taxes sur l'énergie pour baisser le prix du litre d'essence, même si ça coûte cher aux finances publiques plusieurs milliards d'euros. Oui, mais on voit les gens, les citoyens citoyens sont en colère et on a un été l'Europe était est brûlée. Alors, qu'est-ce que la conséquence ? S'ils vont un vrai changement, il faut investir et donner l'argent aux citoyens et cetenne. C'est cher. Oui, mais rester et être dans le système, c'est plus cher. Et le fait qu'il y ait pas de solution européenne en tant que tel, ça vous on a besoin une réponse et solution européenne.

On a des Green Deal, on a le le MFR. Euh il faut invester en fin global européen pour l'Europe. On a besoin et alors on a envie de demander à votre voisin la Bulgarie, c'est le prix de l'essence le plus bas d'Europe 1,66 €. Comment ça s'explique ? Ils ont que c'est euh c'est pas nécessement nécessairement toujours. On a normalement les prix euh parmi les plus bas. Euh et la la même raison, c'est une raison fiscale. Les droits d'axis sont les plus bas en Europe, ils sont environ le minimum européen. Mais ça veut aussi dire que les possibilités du gouvernement de de réagir sont très limitées parce qu'on peut pas baisser les taxes, les impôts euh plus.

Et si on regarde les prix sans impôt, sans taxes, prix net, ils sont pas les plus les plus bas en Europe. Désolé, mais c'est la réalité. Mais ça c'est le problème en réagir en réagir sur une crise A, B ou C. [grognement] Les crises restent là, c'est en Ukraine ou dormous. Mais enfin, qu'est-ce que la réponse Europe en Europe à Bruxelles de Bruxelles ? Euh ça c'est notre problème sur le long terme, vous dites oui. Alors dans ce contexte, la gauche du Parlement européen réclame une taxe sur les super profits des groupes euh pétroliers. Une mesure qui n'a euh toujours pas été euh mise en place. On écoute maintenant Aubré.

Le plein d'essence dépasse déjà les 100 € et des millions de personnes doivent choisir entre se nourrir, se loger et se déplacer. Pendant ce temps-là, les milliardaires eux continuent de se gaver. Voilà l'état de votre Union européenne, madame Vlen. Alors, qu'attendez-vous pour bloquer les prix et taxer les super profits des pétroliers comme total qui ont multiplié leur marge par 4 ? Que l'essence atteigne 3 € du litre ? C'est à croire que vous ne vivez pas sur la même planète. Sandro Godzi, la gauche qui réclame une taxe sur les super profits, mais également six États membres qui veulent la mettre à l'ordre du jour des Conseils européens.

l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Pologne, l'Autriche, pas la France. Pourquoi ? Il faut demander à la France. Je suis pas là, c'est pas le porte-parole du président de la République euh mais je crois que déjà ce qu'on a obtenu en France comme en Italie est déjà important parce que les plafonds au prix que Total a mis en France que l'ENI c'est un peu l'équivalent des Total en Italie sauf que c'est un grand groupe public privé à a fait a décidé de mettre en en en Italie comme comme plafond comme plafond au prix ça en train de pousser les autres acteurs du marché à suivre dans la même direction Et finalement, moi je m'intéresse au résultat final.

Les résultats finals, c'est que je veux que les consommateurs, les citoyens et notamment les secteurs les plus exposé paye moins pour un lre de gazol ou d'essence. Donc si on on arrive à voir ça avec un plafond de prix, je crois que c'est une réponse. Mais c'est une réponse dans les courts termes et dans les longs termes, il faut, je répète, travailler sur la voie diplomatique et continuer la transition énergétique. Ceux qui veulent utiliser cette crise pour remettre en question les choix fondamentales qui est la vraie réponse parce que là on est une crise de la dépendance du du de l'énergie à carbone fossile.

Et si nous nous étions déjà indépendants du point de vue des énergies renouvelables, selon moi aussi du nucléaire. Et si on avait déjà diversifié ce qu'on a décidé de faire en Europe, mais on n pas encore mis en œuvre les l'approvisionnement énergétique, on serait pas aussi exposé. Donc je crois que c'est là que nous devons concentrer nos efforts en tant que choix fondamental des long terme européen. Catherine Longen Zimpen sur cette question des taxes. Il y a des pays en France ou en Italie où on fait confiance aux groupes pétroliers pour plafonner limiter euh les prix du litre d'essence.

Donc si on taxe ces groupes, ils vont arrêter de limiter le prix et euh ce sera le résultat sera pareil pour le consommateur. Il y aura une hausse des prêts à la pompe. Euh vous êtes pour la taxe des super taxer les les gut taxer il faut taxer les grands hein en fait parce que les les lesens cyens sont en colère et dit parce que ou pourquoi c'est pas vraiment transparence de prix. Alors je suis à la pompe 8h du matin et vers 12h on paye un autre prix. Pourquoi c'est pas transparence ? Alors au Parti populaire européen, je pense que vous aurez peut-être pas forcément la même analyse.

D'abord l'attaque sur les super profit, vous êtes complètement contre ou vous entendez la colère des citoyens face aux inégalités qui se creusent, c'est-à-dire que eux, ils sont accès à la pompe et les et les énergéticiens qui font des profits incroyables. Pas non, je dis je disais pas. C'est une question bien ouverte et je dirais que taxer les les profits exceptionnels, les super profit euh ça une raison économique aussi une raison sociale. Par exemple, en Bulgarie, le gouvernement, la majorité ont introduit en taxe sur les sur les super profit euh mais sans taxer à la raffinerie et les et et le le secteur énergie de l'énergie et des carburants.

Ce qui me choque, je dois je dois dire parce que évidemment le problème le plus grand c'est avec le prix des carburant et ça aussi a une une influence assez assez déterminant sur l'inflation générale parce que le transport la Bulgarie est très dépendant du transport routier. Alors c'est c'est vrai que dans cette crise l'Union européenne doit-elle assouplir ou non ?

et vous l'avez posé la question, sa politique de réduction des gaz à effet de serre, c'est ce que la droite et plus fortement l'extrême droite réclame dans ce Parlement européen à propos justement de ce nouveau système européen ETS2 d'échange de droite pollués entre les entreprises qui toucherait le transport et donc le prix de l'essence. On écoute tout de suite sur ce thème Jordan Bardella. Demain, avec votre fameux règlement dit ETS2, vous envisagez concrètement de renchérir encore le prix des carburants de 15 centimes supplémentaires par litre.

Derrière ce cycle imbitable pour beaucoup de nos concitoyens et un matraquage insupportable des classes moyennes et populaires, votre politique a une réalité très simple, la vie toujours plus chère pour nos concitoyens. Avec vous l'ouvrier qui fait 40 km pour travailler, l'artisan qui remplit sa camionnette. La famille rurale qui n'a ni métro ni tramouet ne sont bon qu'à une seule chose. Payé, encore payer, toujours payer. Sendro Godzi, vous parliez de transition énergétique. Est-ce qu'il faut repousser encore cette hausse du prix du carbone notamment pour le transport routier pour soulager les Européens dans ces crises énergétiques ?

Non, mais là la propagande des des Jordin Bardella est comme d'habitude absolument inacceptable. Je crois que il faut tout d'abord regarder la réalité. La réalité c'est que nous sommes en train d'aider en France et ailleurs avec des moyens différents les catégories les plus exposées et les catégories qui doivent dans l'immédiat absolument être aidé. On voudrait faire plus le chèque c'est déjà une réponse dans l'immédiat. Après il faut selon moi reporter certaines mesures qui sont très difficiles et très contraignantes à pour à introduire maintenant les règlements sur les méthanes, les règlements sur les bioc carburant.

Bon, il y a toute une série de règlements dont la mise en œuvre était prévue dans ces moments-là et qui risquent d'aggraver la question du prix et et et la crise, mais les choix qui nous permettent à moyen long terme d'être souverain, d'être indépendant, d'être moins dépendant de l'énergie carbone, d'être plus plus dépendant des énergies inouvelables nucléaires comme les systèmes des émissions carbon et TS, il faut les garder. Donc à moyen terme, il faut continuer à augmenter le prix du carbone. à moyen terme à moyen terme, il faut absolument accélérer la notre dépendance de carbone parce que c'est une question de dépendance économique et devient aussi une dépendance politique.

Mais est-ce que vous êtes d'accord Catherine Lamber Jipen comme comme d'ailleurs [grognement] vous êtes verte sur cette idée que la commission va reporter un certain nombre de choses. On parlait de ce système d'échange de carbone mais elle veut reporter aussi les obligations des groupes énergétiques concernant la surveillance de leurs émissions de méthane. Donc un des gaz à effet de serre les plus dangereux. Est-ce que d'un an encore on n'est pas en train de sécuriser un maximum nos approvisionnements en énergie mais au détriment de notre environnement justement et notre lutte contre le changement climatique ?

Je suis je suis super en colère si je vois que le Green Deal et Just transition fond et oh tous les trucs qu'on a voté dans la dernière mandature et maintenant on voit comme madame Van et monsieur Mertz coupe le Green Deal et ça c'est pas la réponse. Ça me nerve. On a fait des décisions euh pour le Green Deal et pour euh Social Climate Fund. Oui. Pour le le fond de transition juste et ça c'est la réponse pour les communes en Europe. Alors monsieur Canef, parlons de cet hiver car cet hiver s'annonce très difficile pour les Européens et inquiète beaucoup la Commission européenne sur le prix du chauffage qui pourrait lui aussi exploser cet hiver.

On le rappelle, chaque hiver 50 millions d'Européens ont du mal à se chauffer correctement. Radan Kev, est-ce que l'Union européenne doit mettre un plan d'urgence pour le chauffage des Européens cet hiver ? Premièrement, je dois répondre pour le ETS2 parce que je suis pas d'accord avec mes collègue sur les échanges de de droit pollu marché carbone. Disons, j'ai jamais [grognement] supporté l'introduction de TSD dans le dans la dernière [grognement] mandature aussi euh pas seulement maintenant. Et le problème est est politique fondamental, problème de philosophie politique.

La raison de de ETS2, c'est le signal prix, augmenter les prix des des carburants euh pour motiver les ménages, les entreprises pour euh pour faire la transition vers une transportation soutenable ou bien un chauffage soutable. Mais maintenant le signal prix euh ça existe d'un niveau détrimental. Imaginons que le ETS2 n'était pas reporté pour l'année 27 et maintenant avec cet hiver que vous dites et avec ces prix euh du gaz et ces prix des carburants, on ajoute encore 10 15 centimes [grognement] euh sur le prix des euh des carburants. Ça serait une révolution he pour les transporteurs routiers par exemple.

Vous voulez dire parce que les transporteurs routiers rentrent dans le système du désordre complète. Ah alors euh oh euh et euh on peut euh donner aussi euh euh un exemple positif. En Bulgarie euh le euh l'achat des des voitures électriques est doublé pour 1 an parce que le signal prix déjà existe. On n'a pas besoin de ETS2 ni l'année dernière ni l'année prochaine [grognement] pour faire la transition. La transition marche [rires] euh pour des raisons euh pour des raisons économiques qui existent. Sandrog sur sur cet hiver, l'hiver qui arrive et qui s'annonce très difficile pour les Européens pour le chauffage. Est-ce qu'il faut un plan d'urgence ?

Si on n'arrive pas à résoudre à l'origine cet choc pétrolier, nouveau choc pétrolier à travers une action diplomatique de l'histoire d'Ormout, nous devons élaborer en plan d'urgence européen comme on a fait pendant la crise financière, comme on a fait pendant la crise Covid parce qu'il est clair que d'un côté nous devons travailler sur le long terme mais dans le court termes nos citoyens méritent et attendent des réponses concrètes et donc si la crise continue oui on devrait élaborer en plein d'urgence européenne. Alors là, vous êtes d'accord tous sur le plan d'urgence. Merci à vous de nous avoir suivi pour ce débat sur le prix de l'énergie qui vous passionne aussi.

Très bonne suite des programmes sur nos antennes.