Gérald Darmanin à Alger ce lundi, un espoir de coopération juridique ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, [musique] le grand matin weekend 7h10h, Maxime Liedo 8h21 sur Sud Radio et à la une ce matin, Gérald Armanin, le ministre de la justice en France qui partira donc à Alger ce lundi. Bonjour Jean-Garill. Bonjour.
Isorien est président de la commission internationale d'histoire des assemblées. Vous faites partie aussi du comité enfin vous êtes membre he du comité Boalem sans salle. Première question assez simple.
Comment vous l'historien le président de la commission de l'international le soutien le membre du comité de de soutien à Boem Sensal qui avait œuvré pour son retour pendant des mois et des mois comment vous regardez la visite d'un ministre important Gérald Armanin à à Alger à partir de lundi alors que Christophe Glaise est toujours retenu en en otage là-bas ? Oui, d'abord mon mon rôle a été mineur. Je ne fais pas partie de ceux qui ont vraiment œuvré et qu'il faut remercier euh pour la libération de Boem Sansal, même si comme vous le savez, elle est venue plutôt par l'intermédiaire des des Allemands.
Non, ce ce pour pour répondre à votre à votre question, c'est c'est de la réelle politique. C'est-à-dire que il y a eu pendant 2 ans une crise profonde des relations franco-algériennes. C'est une situation qui ne peut pas durer.
Il y a trop de de liens, trop de liens économiques, sociaux, politiques, culturel, historiqu pays. Il fallait à un moment que ça que que ça cesse. Il faut évidemment pas se faire d'illusion.
L'incarcération de Christophe Glaise est une sorte de gage, une sorte de de d'otage pour pour la négociation entre l'Algérie et la France. L'Algérie n'est pas une démocratie comme la nôtre. la réolle politique impose de d'avoir des liens avec eux sans se faire trop d'illusion.
Mais euh le rôle de Jard d'Armanain qui suit évidemment ce qui s'est passé euh la visite de Laurent Nugèz, la la visite aussi de la ministre déléguée aux armées. Euh c'est voilà faux c'est une nécessité c'est une nécessité de la de de la réelle politique notamment sur la question de la DZ mafia qui est quand même très très importante et très préoccupante qui qu'il faut essayer de de régler collectivement avec les Algériens et puis bien sûr pour cette libération de de Christophe Glaise et qui est qui reste comme une une épée de damocles en fait que les Algériens font font ont pesé sur la France. Alors c'est ça veut dire Jean Gar que vous faites partie en effet des des des personnalités des des historiens en tout cas de ceux qui peuvent avoir une voix dans l'espace public et qui qui affirmai qu'en réalité oui la réelle politique et oui on a une telle histoire avec ce pays que la stratégie du bras de fer qu'on essaye et qu'on a essayé de nous vanter comme étant la solution n'est pas la bonne méthode.
Bah il me semble que que qu'elle n'a pas qu'elle n'a pas fonctionné. n'a pas été efficace parce que je le répète, on a on a affaire à à des gens à un régime d'ailleurs un régime très contesté à l'intérieur mais qui ne fonctionne pas selon les mêmes critères, les les mêmes les mêmes mécaniques que qu'un pays comme comme la France. Euh la question de savoir s'il fallait montrer euh à l'Algérie euh la force de notre pays, s'il fallait, bon, soyons très clair, euh faire ce que ce que Bruno Rotaillot a a essayé de faire, ça peut se discuter parce que c'est important aussi de de montrer à une dictature, je le mets entre guillemets, mais à ce type de pays que que les démocraties ne sont pas faibles, ne sont pas fragiles.
Maintenant, c'est vrai qu' en terme d'efficacité, manifestement ce qui est nécessaire aujourd'hui, je le répète, c'est cette réale politique et et essayer sur la question du narcotrafic, du terrorisme et bien sûr de la libération de Christophe Glaise, de j'allais dire d'en passer par les exigences de de de ce pays dont on sait qu'il est dirigé par un complexe, j'allais dire militaire ou industriel euh qui ne garantit pas les libertés qui n'est pas comme nous tout simplement. En plus en plus du ministre de la justice français Gérald Armanin qui sera Alger ce lundi, le ministre de l'intérieur en France, Laurent Nunes, annonce que ben justement son confrère, on va dire d'une certaine manière viendra, c'est-à-dire le ministre de l'intérieur algérien en France à Paris dans quelques jours. C'est d'ailleurs le la première volonté quand on regarde le communiqué, hein, aujourd'hui pour annoncer le départ de Gérald d'Armanain à Alger, c'est de remettre la coopération judiciaire au centre du jeu.
Est-ce qu'il faut peut-être est-il important de détailler à quel point les liens sont étroits sur ces domaines là avec nos deux pays ? Il y a c'est quoi ? Il y a les extraditions, il y a les commissions regatoires, il y a les bien sûr la question des des OCUTF, il y a tout ça.
Ben évidemment, ben vous vous vous venez de de répondre très bien à la question. Euh il y a c c c c cet ensemble notamment cette question des OQTF et puis moi, me semble-t-il, ce qui se passe c'est que euh il y a en arrière-fond le projet euh qui avait été euh mis en exer par les par les Français de revenir sur les accords euh concernant l'immigration de 1968, voilà, qui donne un statut privilégié au aux Algériens et j'ai l'impression que la pression qui est mise par les Algériens justement tant à faire escamoter cette ce projet, c'est-à-dire que bon, on essaie de de préserver [raclement de gorge] le statut quo en échange de quoi ? Il y aura il y aurait je l'espère en tout cas la libération de Christophe Glaise et puis peut-être des aménagements, une évolution de la position algérienne sur les EQTF.
Ouais, c'est c'est du donnant donnant. C'est mais ça c'est crédible parce que Jean Garig, je me mets à la place aussi de tous ceux qui nous écoutent et de certains experts d'anciens diplomates, certains spécialistes de cette relation vous explique que quand même si on prend on va dire le début du quinquena d'Emmanuel Macron qui avait quand même accepté de dire publiquement et ça a été le premier président de la République française à le dire que la colonisation a voilà été semblable à des crimes contre l'humanité. Quand on voit le nombre de gages qu'on a pu donner ici là ou le nombre d'efforts, on se dit mais on a quand même déjà fait quelques pas en avant.
On entend toujours quelque part en avant de l'autre pays, ça ne vient pas. Alors, est-ce que cette théorie du donnant donnant est encore crédible avec l'Algérie aujourd'hui ? Je je vraiment je pense que personne n'a n'a véritablement de réponse à cette question.
Euh il faut il faut savoir de manière don il faut s'en donner les moyens et savoir de manière euh j'allais dire très cynique qu'on a affaire, je le répète, à un type de de pouvoir qui ne fonctionne que sur le le rapport de force euh qui euh néglige euh les droits humains, la liberté d'expression et tout ce qui nous tient nous tient à cœur. Donc avec ce type de de régime, il faut essayer, j'allais dire de grapiller ce que ce que le le régime peut peut nous donner en fonction aussi des rapports de force économiques, commerciaux qui peuvent exister avec ce pays. Donc c'est un jeu extrêmement compliqué, extrêmement subtil dont le grand public ou moi-même les les citoyens n'av pas tout quand on n pas toujours les mains dans le cambouille de tous les dossiers que vous venez d'évoquer.
Exactement. on voit que l'écume de ce qui se de ce qui se passe réellement entre ces entre ces deux pays. H Merci beaucoup Jean-Garc d'avoir été avec nous en tout cas ce matin pour nous éclairer sur cette visite donc de du ministre Gérald d'Armanin, ministre de la justice faut-il encore le rappeler.
Ce sera demain donc lundi à Alger avec qui plus est l'homologue de Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur algérien qui sera donc à Paris dans les prochains jours.
Gérald Darmanin