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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 20 octobre 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalImmigration & asile

L'édito de Mathieu Bock-Côté : «David Lisnard, la répartie qui dérange l'ultragauche»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueFait
    « Elle voyage en Malaisie, en Égypte, à Oman, Sicile, en Croatie, en Grèce. Franchement, si c'est ça les crève la faim d'aujourd'hui, le monde a changé. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « Elle a étudié dans les meilleurs établissements, des écoles qui coûtent très cher notamment au Royaume-Uni, aujourd'hui elle est à Sciences Po. »
  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « Jean Sévilla dans son livre plus récent sur la la vérité cachée autour de la guerre d'Algérie dit oui, il y a eu 30 morts. C'est 30 de trop, c'est terrible mais 30 c'est pas 300. »
  • 5:48Invité politiqueFait
    « LFI c'est le fascisme rouge. Non non non, c'est pas le fascisme rouge, c'est le communisme. »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « La droite pourrait cesser de pratiquer la génuflexion devant les totems égalitaristes. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « Le seul racisme qui tue aujourd'hui, à grande échelle, c'est le racisme anti-blanc et l'antisémitisme. »
  • 8:04Invité politiqueFait
    « Il y a certaines cultures qui doivent pas s'établir en France. Désolé, elles ne s'intégreront pas. »

Temps de parole

  • David Lisnard100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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David Lisnard

Ouais, je c'est la formule est est choque et en fait je trouve que c'est une scène très intéressante parce qu'elle nous change des génuflexions habituelles à droite devant le terrorisme moral et intellectuel de la gauche radicale. Alors il y a un personnage que nous avons vu elle s'appelle Lola Fleur que dis-je Lola Fleur huit cœurs. Elle est militante, elle est fille et c'est la parfaite caricature de ce qu'on pourrait appeler l'extrême gauche Instagram. Alors on la voit, elle est magnifique faut le dire, elle est elle a les cheveux magnifiquement coiffés, magnifiquement justement.

Elle nous dit qu'elle est crève la faim, elle a les moyens d'aller chez le coiffeur, c'est important de le dire. Euh elle nous et si on fouille un peu parce qu'on a passé la journée en fait la la la Twitter-sphère s'est intéressée à son cas toute la journée. Elle voyage en Malaisie, en Égypte, à Oman, Sicile, en Croatie, en Grèce. Franchement, si c'est ça les crève la faim d'aujourd'hui, le monde a changé. Elle nous dit présentant son existence sous le signe le plus atroce ma mère souffre tellement qu'elle est obligée d'amener ses propres gâteaux au travail parce qu'elle n'a pas les moyens d'aller à la cantine.

Alors c'est peut-être vrai mais dans ce cas-là je dirais chère amie prive-toi d'un voyage en Croatie et fais manger ta mère. Bon mais quoi qu'il en soit donc et et et si je peux me permettre tous ces voyages franchement c'est vraiment mauvais pour le bilan carbone. Il y a un manque de respect pour la planète chez madame Lola Fleur huit cœurs qui me renverse. Et elle a étudié dans les meilleurs établissements, des écoles qui coûtent très cher notamment au Royaume-Uni, aujourd'hui elle est à Sciences Po. Mais quoi qu'il en soit elle dit nous crevons de faim.

Alors certains, je sais pas que c'est moi encore, moi je ne conteste pas sa sa parole mais certains l'ont accusé de mentir, de mentir publiquement pour être capable de faire passer son message. On pourrait appeler ça la taqiyya progressiste à laquelle nous sommes habitués. Quoi qu'il en soit, on revient sur la scène où il y avait des drapeaux algériens et palestiniens euh et d'autres dans le cadre des manifestations de de l'émeute de samedi et elle nous dit monsieur Lisnard vous savez pourquoi il y avait des drapeaux algériens.

Et là elle prépare son couplet sur les émeutes du 17 octobre 61 euh que nous connaissons évidemment personne ne conteste leur existence historique où on dit qu'il y a eu un récit dominant il y a eu 300 morts. Jean Sévilla dans son livre plus récent sur la la vérité cachée autour de la guerre d'Algérie dit oui, il y a eu 30 morts. C'est 30 de trop, c'est terrible mais 30 c'est pas 300. Corrigeons quand même le souci des faits devrait être plus important que la passion de la légende. Quoi qu'il en soit, mais que dit Lisnard devant ? Elle nous dit il y a la guerre d'Algérie, rappelez-vous 17 octobre 1961.

Donc elle s'apprête à avoir un argument d'autorité morale pour casser Lisnard en disant à genoux, couche et répète ensuite les bonnes prières. Et Lisnard un peu comme dans Le Père Noël est une ordure, film de référence pour les citations de circonstances, dit ça nous intéresse pas, ça nous intéresse pas. [rires] Vous rappelez de la ? C'est tu avances quand je recule. Bon, et bien il dit ça nous intéresse pas, ça nous intéresse pas. Monsieur est en forme. Ah oui, [rires] c'est Lisnard surtout qu'il l'était. Euh et euh et c'est assez intéressant ? Parce que là dès lors il dit je cite exactement je m'en fous, je n'étais pas je n'étais pas né, j'en ai rien à cirer.

Alors là on pourrait dire est-ce qu'il veut dire qu'il a rien à cirer de ce qui s'est passé en octobre ? Non. Il dit parce qu'il ajoute je vois clair dans votre rhétorique, je vois clair dans votre manœuvre, je vois que vous cherchez à écraser le présent, c'est-à-dire des émeutes pilotées par l'ultra-gauche, des émeutes ethniques selon plusieurs, à tout le moins une émeute pour reprendre la formule je crois de Marie-Charles des émeutes racailleuses gauchistes. Donc on est devant cette séquence là et elle cherche à ramener ça vers le passé, certaine de sa puissance d'intimidation morale et dit non, non non, je rentrerai pas dans le jeu, je rentrerai pas dans le jeu.

Alors évidemment à gauche, on est scandalisé. Oh là là, David Lisnard tournerait en ridicule ce qu'ont vécu les Algériens en octobre 61. Non, ils disent tout simplement nous ne sommes plus en 1961, on est plus en 1945, on n'est pas en 1933, on est en 2026 et par ailleurs, évidemment, on va en trouver à gauche, au centre, à droite pour s'indigner parce que ça là, c'est l'occasion de prendre la pause. Oh là là, ce que dit Lisnard, c'est très grave, il oublie l'importance de l'histoire. Il n'oublie pas l'importance de l'histoire, il rappelle qu'on ne doit pas vivre sous le signe du rétroviseur permanent.

Et de ce point de vue, dénonçant le terrorisme de l'ultra-gauche et les camps d'entraînement, parce que c'est la bonne formule, hein, les camps d'entraînement qui préparent les militants d'ultra-gauche, les où est-ce qu'on pourrait appeler la la guérilla urbaine aujourd'hui, eh bien, il confronte frontalement cette jeune femme et dit je pense qu'auprès de plusieurs, en fait, il y a un sentiment de soulagement, ça fait un peu penser à la gifle de Bérubé, je crois, c'était en 2007, quand elle dit "Tu me fais pas les poches." Eh bien, c'est sur ce coup-là, c'était "Tu me feras pas la leçon." Imaginons, Mathieu Bock-Côté, que cette attitude devant la gauche se généralise, qu'est-ce que cela voudrait ?

Ah, ce serait une révolution. Non, mais pas pas c'est pas une pas une pas une réforme, une révolution, en fait. Imaginons, il y a deux deux scénarios. D'abord, devant les journalistes, parce que vous le savez, souvent, un homme de droite, euh droite nationale, droite libérale, conservatrice, qui se retrouve devant les grandes chaînes euh de la Pravda collective, euh est obligé de se justifier d'exister en permanence. Et bien, imaginons qu'un homme politique décide désormais de ne plus se laisser intimider ou imposer des catégories médiatiques ou idéologiques qu'imposent les médias dominants. Imaginons qu'il dise "Cette question, elle est orientée. Cette question, elle est piégée.

Ce que vous cherchez à faire en ce moment, c'est de la propagande, c'est de l'idéologie, ce n'est pas du journalisme. Nous voyons ce que vous faites et nous tenons à le re à le à le souligner." Il y aurait une portée, c'est-à-dire, ça inverserait le rapport de force et désormais, les journalistes se sentiraient moins autorisés à tout dire, à dire n'importe quoi sur le mode de l'intimidation morale, s'ils avaient devant eux des gens qui sont capables et qui osaient leur répondre. Premier élément. Et devant leurs adversaires, ils pourraient apprendre à ne pas céder. Et là, je vais vous donner quelques exemples de ce que voudrait dire être une droite qui n'est pas simplement une non-gauche.

Par exemple, sur les sujets historiques. Et là, je reprendrai même Lisnard qui, je dirais que ça lui a pris du temps, LFI, je dirais à avoir une posture aussi affirmée. Quelquefois, il y a des rechutes. Quand il dit par exemple "LFI c'est le fascisme rouge." Non non non, c'est pas le fascisme rouge, c'est le communisme. Le le le communisme n'a pas besoin de passer par la case fasciste pour devenir totalitaire. Les communistes sont parfaitement capables d'être totalitaires par eux-mêmes. Hein, ils n'ont pas [rires] besoin de passer par Rome ou par Berlin pour vouloir en dernière instance tuer des gens par millions.

Petit rappel historique qui me semble Lénine, autrement dit, n'a pas été à l'école de Mussolini pour devenir le personnage que l'on sait. Trotsky non plus. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il parle de fascisme rouge, lui-même a une petite rechute, mais je tiens ça pour secondaire. Par ailleurs, on pourrait dire sur la question des inégalités. Quand une partie de la droite dit "Oui oui, c'est absolument essentiel de lutter contre les inégalités, les inégalités c'est absolument terrible." Non. La droite pourrait répondre théoriquement "Il faut lutter contre la misère.

Il faut lutter pour créer les conditions de l'ascenseur social pour que chacun, quel qu'il soit, puisse avoir une chance de se réaliser dans la vie." Mais, une fois que c'est dit, certains plus talentueux, certains qui font des meilleurs choix, certains qui font de moins bons choix, il y aura des inégalités à la fin et les inégalités, c'est l'autre nom de la disparité des talents et des possibilités de chacun. Vouloir l'égalité à tout prix, c'est vouloir à terme couper la tête à tout le monde. L'obsession égalitariste, c'est l'autre nom de la fin de la prospérité, la fin des libertés. La droite pourrait cesser de pratiquer la génuflexion devant les totems égalitaristes.

Sur la question du racisme systémique ou structurel, on peut cesser de dire théoriquement "Oui, bien sûr, il y a du racisme, nous le condamnons, mais le racisme systémique va trop loin." Et on pourrait dire "Non, la France est un pays où le racisme est absolument périphérique et marginal aujourd'hui. Le seul racisme qui tue aujourd'hui, à grande échelle, c'est le racisme anti-blanc et l'antisémitisme." Mais l'idée de racisme d'État, l'on cherche à atténuer la thèse, surtout à propos des policiers. On aime frapper sur les policiers, on aime cogner sur les flics. Quand on parle de violences policières, il faudrait dire "Non, il y a pas de violences policières.

Il y a des violences anti-policières." Et il y a un parti à l'Assemblée nationale qui trouve ça à peu près normal. Sur la question des Et là, c'est intéressant, sur la question des cultures. Moi ça me frappe cette question. On dit souvent "Ah oui mais vous savez en France des gens viennent de cultures quelquefois qui sont très éloignées de la nôtre pour vivre enfin d'avoir la possibilité de la liberté chez nous." Donc des pays venant de bon je parle des pays musulmans quelquefois ou de pays du sous-continent indien le Pakistan, l'Inde et ainsi de suite. Prenez des exemples que vous souhaitez. Et là on dit "Oui mais ils ont la chance de venir chez nous vivre une pleine liberté.

Nous n'avons rien contre leur culture d'origine mais il faut ils doivent embrasser les valeurs de la République." Théoriquement, la droite devrait avoir le droit de dire "Un instant, il y a certaines cultures qui doivent pas s'établir en France. Désolé, elles ne s'intégreront pas. Les individus oui, les individus c'est très bien mais certaines cultures n'ont pas leur place ici parce qu'elles ne sont pas intégrables." Et sur la question de l'impôt où je termine là-dessus, vous connaissez ma petite passion anti-fiscale.

On pourrait dire aussi tout simplement vous connaissez la phrase des cocus de droite "Ça ne me dérange pas de payer beaucoup d'impôts pourvu que j'ai de bons services." Non, tu te fais voler bonhomme, ose le dire. [rires] Alors dernière question Mathieu Bock-Côté, David Lisnard est-ce que là il vient de donner un coup d'accélérateur à sa campagne parce que tout le monde en ? Bah alors là il se passe peut-être en effet quelque chose. [rires] C'est-à-dire là on est devant un moment de transgression. C'est vraiment un politicien qui fait un moment de transgression fondateur et Lisnard en ne se pliant pas au terrorisme moral de l'ultra-gauche ou de la gauche radicale dis-je a refusé.

Donc il y a un effet d'accélération. Alors toutes les missions n'étaient pas égales par ailleurs mais sur cette séquence-là, il réussit à gagner quelque chose, il frappe les esprits, il frappe l'imaginaire. Et on peut imaginer alors je comprends parce que moi vous savez quand j'étais plus jeune je croyais au hasard maintenant j'y crois un peu moins. Et je me dis que l'opération Lisnard qui est une opération qui est politiquement intéressante à voir se déployer globalement elle repose en partie sur la chose suivante, il y a un créneau à prendre à droite. Si la candidature Retailleau ne lève pas ça c'est l'hypothèse de certains.

Si la candidature d'Édouard Philippe ne lève pas non plus et si pour une énième raison Reconquête ne réussit pas à avoir ses signatures, il y a beaucoup de si vous me direz euh il y a un espace qui se dégagerait pour une candidature Lisnard. Et là à partir de là s'il est à 10 12 % dans les sondages je ou après-demain, ça devient objet de spéculation médiatique et les les chroniqueurs, les journalistes n'aiment rien tant que spéculer sur le 3e homme 3e homme inattendu qui vient bouleverser une présidentielle. Quoi qu'il en soit, on verra ce qui se passe, mais là il y a un événement politique qui se passe.

Les autres candidats qui comptent dans le jeu devraient s'intéresser à cette candidature. Quelque chose s'est vraiment passé. Quoi qu'il en soit, les scénaristes ajoutent une carte gagnante, celle de de la transgression, c'est le contraire de la dédiabolisation. Il se peut que ça fonctionne à l'occasion.