Réforme de l'Assurance Chômage : "Ils bidouillent, ils bricolent" pour François Ruffin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
Et vous, que dites-vous ?
- 0:25FerméeRéponse partielle
Mais vous êtes d'accord avec Gabriel Attal sur ce point ?
- 1:40RelanceRéponse directe
Donc, ce n'est pas en touchant à la durée d'indemnisation ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Bon, j'en reviens à cette affaire de déficit.
- 2:29OuverteRéponse directe
Concrètement, qu'est-ce qu'il faut faire pour trouver ces 50 milliards ?
- 2:51RelanceÉludée
aujourd'hui, la santé est gratuite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« Ce sont des ouvriers, très massivement, des employés, et qui sont de plus de 50 ans. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Il y a une expérimentation qui s'est menée, qui est le territoire zéro chômeur, longue durée. Qui donne des résultats. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Plutôt que d'étendre cette expérimentation, ils la réduisent, ils rétrécissent, ils en enlèvent une part du budget. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Quand j'ai entendu Bruno Le Maire à votre radio en disant, c'est open bar, tout est gratuit, il faut que ça cesse d'être tout gratuit pour les gens. »
- 3:48Invité politiqueChiffre
« Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que le pourcent des Français qui, aujourd'hui, captent 96% des dividendes, parce que 96% des dividendes vont à 1% des Français, sont sous-taxés. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« La France perd 20 milliards d'euros. »
- 5:23Invité politiqueChiffre
« ils font des sur-profits de 37 milliards d'euros »
- 5:43Invité politiqueChiffre
« Les aides aux entreprises, aujourd'hui, c'est le premier budget de l'État. C'est 30% du budget de l'État. C'est 200 milliards d'euros »
- 6:18Invité politiqueChiffre
« Il y a 25 ans, au lancement du classement de Challenge, les 500 fortunes avaient l'équivalent de 5% du PIB. C'était 20% à l'arrivée de Macron. On est aujourd'hui à 45%. »
- 7:10PrésentateurFait
« La Cour des comptes dénonce le coût de l'emploi à domicile et recommande de réduire les crédits d'impôt pour les services à la personne. »
- 8:07Invité politiqueFait
« quand un proviseur démissionne sous les menaces et avec des craintes pour sa sécurité et pour celles de ses collègues, c'est évidemment la République qui recule. »
- 8:38Invité politiqueFait
« Quand une altercation, une incompréhension dans une cour de récréation devient un scandale national avec une société qui est en tension et qui est clivée, et qu'il y a un rôle manifeste des réseaux sociaux là-dedans, il doit y avoir de la modération, il doit y avoir de la régulation qui soit apportée sur les réseaux sociaux »
- 10:42Invité politiqueChiffre
« le premier truc que supprime Bruno Le Maire, là où il fait le plus d'économies, c'est un milliard sur la rénovation thermique des bâtiments. »
Temps de parole
- François Ruffin76 %
- Présentateur19 %
- ?3 %
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Gabriel Attal l'a donc confirmé hier, François Ruffin et Martial You en parlaient à l'instant.
Il
y aura bien une réforme de l'assurance chômage. La piste privilégiée, c'est d'agir sur la durée d'indemnisation passée de 18 mois aujourd'hui à 12 mois. Marine Le Pen parle d'escroquerie, Olivier Marlex, le patron des députés LR d'Enfumage. Et vous, que dites-vous
?
D'abord, moi je compose comme principe que les Français doivent vivre de leur travail. Ils doivent bien en vivre, ils doivent bien le vivre. Or, aujourd'hui, ce n
'est
pas le cas.
Mais vous êtes d'accord avec Gabriel Attal sur ce point ?
Le
travail,
ça
doit être le centre.
C
'est la quatrième réforme de l'assurance chômage depuis qu'ils sont arrivés. Ils bricolent, de toute façon, ce n
'est
pas à la hauteur des enjeux que la France doit affronter. Et moi, je trouve quand même assez formidable ces nouveaux bureaucrates, ces apparatchiks qui font toute leur carrière dans les ministères et qui ensuite viennent donner des leçons à la France entière. Parce que, qui sont les chômeurs de longue durée ? Ce sont des ouvriers, très massivement, des employés, et qui sont de plus de 50 ans. Je les connais, je les rencontre.
Ce
sont des gens qui ont un double malheur.
Le
malheur de l'unitilité
et
le malheur de la pauvreté. Et à ces gens-là, Gabriel Attal, plutôt que de les relever, vient les enfoncer, quasiment les dénoncer. Il y
a
une alternative, parce que je veux venir avec des propositions. Il y
a
une expérimentation qui s'est menée, qui est le territoire zéro chômeur, longue durée. Qui donne des résultats. Moi, j'y suis allé. J'ai vu quoi ? J'ai vu des gens qui accomplissent des missions d'aide aux personnes âgées, de réparation informatique, d'entretien de jardin, des choses qui sont utiles et des besoins qu'ils ont non remplis par le marché. Et de l'autre côté, des hommes et des femmes qui se sentent utiles, qui vivent un peu mieux de leur salaire, et qui reprennent confiance en eux.
Donc, ce n
'est
pas en touchant à la durée d'indemnisation ?
Mais
pire, vous savez ce que fait Bruno Le Maire. Merci, sur ce territoire zéro chômeur, longue durée. Plutôt que d'étendre cette expérimentation, ils la réduisent, ils rétrécissent, ils en enlèvent une part du budget. Donc, je dis, voilà, une option pour redresser les gens, pour tirer les gens vers le haut, pour qu'en effet, on retourne vers le travail. Mais avec, il faut voir...
C
'est
un peu ce
qui est fait avec le RSA et cette idée de... Sous
contrainte, je vous dis,
le territoire zéro chômeur, qui est une démarche beaucoup plus volontaire et qui fonctionne, normalement, on devrait aujourd'hui l'élargir, voire la généraliser. Et aujourd'hui, on rétrécit ça.
Bon, j'en reviens à cette affaire de déficit. En gros, le gouvernement cherche 50 milliards d'euros par an. L'assurance chômage, c'est 45 milliards d'euros par an. Donc, on n'était pas si loin. Vous disiez, je viens avec des propositions. Concrètement, qu'est-ce qu'il faut faire pour trouver ces 50 milliards
?
De la même manière, quand j'ai entendu Bruno Le Maire à votre radio en disant, c'est open bar, tout est gratuit, il faut que ça cesse d'être tout gratuit pour les gens. Qui prononce ces mots-là
?
Ce sont à nouveau des gens qui ont vécu et vivent encore sous la tutelle, sous la mamelle de l'État, et qui ont tout gratuit, eux, qui ont la nourriture gratuite, qui ont les transports gratuits avec chauffeur.
Mais
aujourd'hui, la santé est gratuite ? Non,
et même
l'école n'est pas gratuite, vous savez. Pour les Français, l'école n'est pas gratuite. L'école, c'est la cantine à payer. Ce sont les activités périscolaires à payer, et ce sont les fournitures à payer. Tout ça fait que l'école, aujourd'hui, pour les gens qui ont un petit salaire, ce n'est pas gratuit du tout.
Donc,
ce que vous dites, c'est qu'on ne touche pas aux dépenses sociales ? Ça, on l
'a
bien compris.
Vous savez, j'ai eu Gabriel Attal en face de moi, quand il était ministre du Budget, parce que maintenant, on a un tel turnover chez les ministres, qu'il a eu le temps de passer à l'éducation, en un an, l'année dernière.
Et ça, vous
le regrettez
? Je lui dis, oui, je regrette ce turnover, parce que comment vous voulez installer une politique dans la durée, si jamais c'est dans ce truc permanent de mouvement où ça passe d'un endroit à un autre ? Qu'importe. Gabriel Attal, je lui fais une proposition, parce qu'hier, il dit qu
'il
faut venir avec des propositions. Bruno Le Maire nous dit qu'il faut venir avec des propositions. Je lui dis, mettez fin à la non-taxation des sociétés écrans. Ah oui, revenir dans un peu de technique. Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que le pourcent des Français qui, aujourd'hui, captent 96% des dividendes, parce que 96% des dividendes vont à 1% des Français, sont sous-taxés. Ils payent à peu près deux fois moins d'impôts qu'un Français moyen.
Les dividendes, aujourd'hui, c'est taxé à 30% ?
Eh bien non. Justement, quand on met en place une société écrans, ce que font, par exemple, les Bernard Ravis...
Une société
écrans,
c'est quoi ? C'est une holding où on met ses dividendes. Eh bien, dans ce cas-là, ça n'est pas taxé. Et ça fait qu'on passe de 30% à 2% et que, comme ça, on économise... Enfin, nous, on perd. La France perd 20 milliards d'euros. Ce n
'est
pas l'Union soviétique. Et c'est techniquement très faisable. Les États-Unis le font. Et donc, voilà, il y a un choix. Vous savez, moi, quand tu t'entends parler de déficit, de crise, que tout va mal, je lis les échos et je vois à quel point c'est la joie. Dans notre pays, c'est la fiesta. Il y a des confettis, il
y a
des paillettes, c
'est
du champagne et c'est le feu d
'artifice. Ça, vous
pensez au CAC 40, au résultat des
différentes entreprises ? Les
échos,
la bourse, à nouveau au sommet. La semaine d'après, le CAC 40 passe à un niveau historique. Sauf
que, François Ruffin, on en a besoin, ces entreprises. Très bien, très bien. LVMH, par exemple,
on ne peut pas s'en priver. J'ai l
'impression, quand je lise la presse économique, d'avoir ma fille, vous savez, qui aurait envie de mettre des points d'exclamation à la fin de chaque phrase avec des smileys. Le problème que je vois, c'est que M. Bruno Le Maire, M. Gabriel Attal, ils ont un problème, c'est que ces mots-là, dividendes, bénéfices, profits, ils n'arrivent pas à les prononcer.
Alors, Gabriel Attal, hier, il a dit « Moi, je n'ai pas de dogme sur les super-profits, pourquoi pas ? »
Ça fait 7 ans qu'ils n'ont pas de dogme, soi-disant, mais ça fait 7 ans qu'ils ne font rien. Or, y compris la Cour du Compte, elle commence à s'énerver. Regardez ce qu'elle écrit sur les fournisseurs d'électricité. Parce qu'elle dit « On a fait payer l'électricité deux fois plus chère en français, ils font des sur-profits de 37 milliards d'euros, et on va demander en plus aux Français de venir payer maintenant le bouclier tarifaire. »
M.
Bruno Le Maire, il organise un système d'open bar aujourd'hui pour ses amis des grandes entreprises. L'open bar, il est là. Alors, si je veux aller chercher de l'argent, où est-ce qu'il est
?
Les aides aux entreprises, aujourd'hui, c'est le premier budget de l'État. C'est 30% du budget de l'État. C'est 200 milliards d'euros, c'est trois fois le budget de
l
'éducation nationale.
Sauf que le risque, si on supprime ces aides, c'est que...
Écoutez,
Mme, je ne
vais
pas supprimer les aides à l'aveugle. Mais par contre, de dire qu'à la place d'avoir un arrosage général, avec une multiplication par 5 des aides aux entreprises, on se dit qu'on cible, on choisit là où c'est prioritaire, là où c'est fragile, et qu'on protège ces secteurs-là. Mais là, on est à 200 milliards d'euros sur les aides aux entreprises, on est à 100 milliards d'euros de niche fiscale. Donc on voit très bien qu'aujourd'hui, il y a des gens pour qui ça va très bien. Il y a 25 ans, au lancement du classement de Challenge, les 500 fortunes avaient l'équivalent de 5% du PIB. C'était 20% à l'arrivée de Macron. On est aujourd'hui à 45%.
Sauf qu'une fois encore, sans ces gens-là,
il y a une partie de l'économie qui ne fonctionne pas. Donc,
pas d'augmentation, pardon,
François. Je
suis pour leur pleine intégration à la nation. Et leur pleine intégration à la nation, je suppose qu'à minima, ils payent comme vous et moi, qu'ils payent des impôts. Parce qu'on se retrouve là avec un triangle des Bermudes fiscales où les Français ne comprennent pas. D'une part, il y a des forts prélèvements, d'autre part, il y
a
un gros déficit, et pourtant, on a des services publics qui sont rachitiques. Pourquoi ? Parce que l'essentiel des budgets de l'État n'est pas consacré à ces services publics, mais est consacré à des niches fiscales et à de l'aide aux entreprises. Donc,
c
'est ça qu'il s'agit d'immuyer pour remuscler l'éducation, pour remuscler l'hôpital, par exemple. Donc,
pas d'augmentation d'impôts, on l'a compris, sauf pour cette histoire
de société égrée et de dividendes. On a bien
compris, vous parlez des niches fiscales. La Cour des comptes dénonce le coût de l'emploi à domicile et recommande de réduire les crédits d'impôt pour les services à la personne. Vous y êtes favorable ou pas favorable ?
Il est évident qu'il faut un autre système que le fait que ça soit une niche fiscale. Pour
réguler en fonction des revenus ?
Il faut aider les gens à avoir... Parce que là, qu
'est
-ce qu'il se passe ? Ça fait selon, non pas selon les besoins, il y
a
des gens qui ont besoin d'une aide à domicile mais qui n'ont pas les moyens de se payer parce qu'il y a des suppléments à payer. Et puis,
il
y a d'autres pour qui le toit d'étage de chien, par exemple, est considéré comme une niche fiscale. Donc,
il
faut faire le ménage dans les aides aux ménages.
François Ruffin, le Premier ministre, a par ailleurs annoncé que l'État avait porté plainte contre l'élève qui a accusé ce proviseur du lycée Ravel à Paris de l'avoir molesté après lui avoir demandé de retirer son voile. Une plainte pour dénonciation calomnieuse. C'est 50 prisons maximum. Il ne faut rien laisser passer, dit Gabriel Attal. Vous approuvez ?
D
'abord, quand un proviseur démissionne
sous
les menaces et avec des craintes pour sa sécurité et pour celles de ses collègues, c'est évidemment la République qui recule.
C'est une faillite de l'État, de la République ?
C'est un échec. Et donc, que derrière, on demande à la justice de faire la clarté sur les événements, pourquoi pas ? Moi, ce qui me préoccupe le plus dans tout ça, c'est les propagateurs de haine. Parce qu'on a une jeune fille là qui dit qu'elle regrette ce qui s'est passé. Elle regrette l'ampleur que ça a pris. Et moi, je me demande où on conduit notre pays, vers quelle folie. Quand une altercation, une incompréhension dans une cour de récréation devient un scandale national avec une société qui est en tension et qui est clivée, et qu'il y
a
un rôle manifeste des réseaux sociaux là-dedans, il doit y avoir de la modération,
il
doit y avoir de la régulation qui soit apportée sur les réseaux sociaux, de la manière à ce qu'il n
'y ait
pas une prime à la haine et au propagateur de
haine. Vous
évoquez ces propagateurs de haine, Gabriel Attal a rappelé que certains de ses propos avaient été relayés par une députée LFI, Danielle Simonnet, en l'occurrence. Elle a eu tort
?
Il ne me semble pas qu'il y
ait
des propos qui étaient relayés à l'encontre du proviseur en le menaçant du tout.
Mais elle a
soutenu, cette élève.
Qu'il y
ait
des interrogations sur ce qui se passe à l'intérieur de la cour de récréation et qu
'il y ait
de la clarté qui soit apportée là-dessus, est une chose. En revanche, ce qui n'est pas supportable,
c
'est que derrière,
il
y
ait
des menaces de mort. Et y compris, l'élève en question dit « Moi, je n'ai jamais proféré de menaces de mort, évidemment, mais je n'ai jamais souhaité qu'il
y ait
des menaces de mort qui soient proférées à l'égard du proviseur. »
C
'est comment on fait pour que... Voilà. Vers quelle société on veut aller ? Moi, je pense qu'il faut rétablir des lieux de dialogue quand il
y
a de la compréhension, qu'il faut rétablir des ponts. Qu'est-ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut un déchirement de notre société ? Est
-ce
qu'on veut mettre fin à l'unité de notre nation ? Parce que c'est ça qu'on voit possiblement en cours.
Gabriel Attal a été interrogé, c'était à la fin de l'interview, ça ne vous a pas échappé, j'imagine, sur un certain nombre de personnalités politiques.
On
lui a présenté des photos et il fallait donner un mot pour chacun. Pour Jean-Luc Mélenchon, il a répondu « Autocrate ». Je rappelle ce qu'est un autocrate, souverain dont la puissance n'est soumise à aucun contrôle. Vous auriez dit quoi, vous, François Ruffin, pour Jean-Luc Mélenchon
?
Je dirais d'abord que c'est l'homme qui a remis la gauche debout sur ses deux jambes, une jambe rouge et une jambe verte. Mais certains
le disent au sein d'un défi un peu autocrate,
justement,
aujourd'hui.
Vous
savez, moi, je ne viens vraiment pas au micro de RTL pour ça, je ne viens pas pour des petites batailles internes. Je viens par dire, par exemple, que la France a des défis majeurs à affronter. Elle a un défi démographique, parce qu'il
y
a de moins en moins de personnes, on a âge de travailler, et de plus en plus de personnes âgées dont il faudra s'occuper. On a un défi climatique à affronter. Pourquoi ? Parce qu'il faut transformer notre énergie, notre industrie, nos logements, nos déplacements, et que les choix qui sont faits aujourd'hui par le gouvernement, par exemple, le premier truc que supprime Bruno Le Maire, là où il fait le plus d'économies, c'est un milliard sur la rénovation thermique des bâtiments. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que derrière, vous allez continuer à importer du gaz et du pétrole pour chauffer des passoires thermiques.
Je pense que les choix qui sont faits pour le gouvernement, et c'est ça que je veux adresser aux Français, aujourd'hui sont des choix qui ne nous permettent pas de préparer l'avenir.
Des défis, vous êtes prêts à les relever, vous, ces défis ?
Il est évident que je me prépare, et avec d'autres, qu'on se prépare à être...
Je me prépare en 2027 ?
Je me prépare à ce qu'il y
ait
une carte qui soit postée sur la table. Maintenant, vous savez, il y a les Jeux Olympiques qui arrivent, j'ai fait un peu d'athlétisme, je sais combien on saute l'une après l'autre, il y a d'abord des élections européennes, je soutiens la liste de Manon Aubry avec énergie.
Mais il y a une ligne d'arrivée, c'est 2027.
Il y a une ligne d'arrivée, vous savez, il n
'y a
pas de fin de l'histoire, d'accord ? Donc,
il
y
a
une ligne d'arrivée, pour moi, c'est comment faire pour que les Français vivent avec un peu plus d'harmonie dans notre pays, que la planète soit préservée, et que, par exemple, moi je pense à mes enfants, qu'ils aient un avenir qui ne soit pas chaotique et catastrophique. Voilà.
Bon, du coup, Ruffin 2027, pourquoi pas ?
Non, mais pourquoi pas, si vous voulez, si vous voulez en faire le
titre de votre
Dépêche
RTL... Non, pas du tout !
C
'est pas neutre, pour tout vous dire. Moi, j'ai cru
comprendre que vous étiez effectivement candidat potentiel à l'élection présidentielle. De toute façon, vous restez avec nous, François Ruffin, puisque vous êtes dans l'œil de Philippe Cavrivière dans un instant. Vous allez voir, ce sera très bon pour votre campagne. Oh, c'est
pas...
François Ruffin