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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 novembre 2024 11 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprises

L'intervention de Michel Barnier ressemblait à un crépuscule ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 14 %Attaque 79 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez voter la censure ?

  • 1:30RelanceRéponse directe

    N'a-t-il pas fait, tout de même, Michel Barnier, quelques gestes ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a au moins des discussions ? Comment ça se passe, en fait, très clairement ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Êtes-vous prêt, Laurent Jacobelli, au RN, à assumer ce rôle de perturbateur, de crise politique qui entraînerait une crise financière et notamment dans le quotidien des Français ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui est en haut de votre liste de courses aujourd'hui ? Et la question, elle est aussi quasiment technique. Quel est le texte que vous voulez censurer en premier puisque l'on sait qu'il y a deux textes budgétaires qui sont en débat ? Il y a la sécurité sociale, mais ça, c'est dans les heures qui viennent, les jours qui viennent. Et puis il y a le budget, c'est un tout petit peu plus loin. Quelle est, dans votre caddie, finalement, la marchandise ou la liste de courses que vous mettez en tête ?

  • 7:38OuverteRéponse directe

    Le Sénat a voté hier soir, dans la nuit, le Sénat a voté la suppression, la correction de la mesure du gouvernement sur l'électricité. Donc l'électricité baissera plus au 1er février que ne l'a prévu le gouvernement jusqu'à maintenant. Est-ce que ce qu'a voté le Sénat cette nuit vous paraît suffisant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueFait
    « Mais de ce que j'ai vu hier à 20h, oui, il n'était que 20h, mais ça commençait à ressembler à un crépuscule pour le gouvernement de M. Barnier. »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « Effectivement, c'était du vide hier. »
  • 0:59Invité politiquePromesse
    « Toujours moins bien, mais ce n'est pas la faute au Rassemblement national. »
  • 1:03Invité politiquePromesse
    « Tout continuera exactement comme avant, peut-être même un peu mieux. »
  • 4:05Locuteur 1Chiffre
    « Il n'y a plus de budget. Il faudra reprendre une discussion. Il y aura des mesures d'urgence. Il y aura une tempête, probablement assez grave, et des turbulences graves sur les marchés financiers. »
  • 4:20Locuteur 1Chiffre
    « Nous empruntons déjà très haut nos taux d'intérêt. Les taux d'intérêt que nous sommes obligés de respecter pour financer notre dette avec des investisseurs chinois ou américains. »
  • 4:28Locuteur 1Chiffre
    « Ils sont actuellement presque au niveau de la Grèce. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli55 %
  • Présentateur22 %
  • Locuteur 411 %
  • Locuteur 37 %
  • Locuteur 15 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobellier, merci beaucoup d'être en direct avec nous depuis l'Assemblée nationale, député Rassemblement national de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On ne va pas y aller par quatre chemins ce matin, parce que la France n'a pas beaucoup de temps. Est-ce que vous allez voter la censure ?

0:16
Laurent Jacobelli

Écoutez, nous verrons bien le budget, nous verrons ce que nous voterons, mais de ce que j'ai vu hier à 20h, oui, il n'était que 20h, mais ça commençait à ressembler à un crépuscule pour le gouvernement de M. Barnier. Effectivement, c'était du vide hier. Alors, il a joué sur les peurs en disant, il va y avoir une invasion de criquets, la France va sombrer dans le chaos. Non, rien de tout ça, les fonctionnaires seront payés, les médicaments seront remboursés. Toujours moins bien, mais ce n'est pas la faute au Rassemblement national. Tout continuera exactement comme avant, peut-être même un peu mieux. Non, effectivement, le seul danger qu'il y a, c'est pour son poste, pour M.

Barnier, mais hier, aucune avancée sur rien, de vagues propos de comptoirs. Oui, on verra ce qu'on peut faire sur l'électricité, oui, on parlera de la proportionnelle. Honnêtement, ce n'est pas à la hauteur. Ce n'est pas à la hauteur quand des Français savent que leur retraite ne va plus être indexée sur l'inflation, qu'ils vont être déremboursés de certains soins, qu'ils vont avoir une hausse de la taxe sur l'électricité de 3 milliards. Hier, on n'avait pas du tout l'impression d'avoir un Premier ministre, mais quelqu'un qui, malgré lui, devait défendre un budget dans lequel ils ne croyaient pas du tout.

1:15
Présentateur

Alors, effectivement, vous reprenez les arguments utilisés par Marine Le Pen, qui a tweeté il y a quelques instants, et on pense qu'effectivement, vous travaillez ensemble sur vos éléments de langage, et c'est bien normal, ce matin, Marine Le Pen a à peu près les mêmes propos, mais je vais quand même insister sur la question, même si vous l'avez précédée. N'a-t-il pas fait, tout de même, Michel Barnier, quelques gestes ? N'a-t-il pas ouvert quelques portes hier, aux 20h de TF1 ? Sur l'électricité, je vais le rappeler pour nos téléspectateurs, il dit que l'électricité va baisser de 9%. On va voir si on peut faire plus pour préserver le pouvoir d'achat des Français.

La proportionnelle, vous la souhaitez, vous la voulez, il veut, il annonce un chantier, et avec des réponses dès le printemps. Donc, ce n'est pas de fin de nous recevoir, c'est même presque des petites mains tendues, il n'y a même pas de discussion envisageable et envisagée.

1:58
Laurent Jacobelli

Ah, mais la discussion est toujours possible, et nous pouvons toujours accepter un budget à la fin, s'il nous convient. Je vous dis, en l'état actuel, c'est quand même très peu probable. On va régler la question de l'électricité, c'est très bien, elle va baisser de 9%. Tant mieux, elle a augmenté de 44% il y a un an. Donc, il faut arrêter de prendre les Français pour des oseaux, il faut être clair. Le Premier ministre n'a rien à proposer. On a l'impression qu'on a un pilote à gare qui laisse l'avion circuler dans les turbulences sans même savoir où il va. Je vais vous dire, son problème, c'est qu'il n'a aucune majorité, même au sein de son gouvernement, ils ne sont pas d'accord.

Son pire ennemi s'appelle Gabriel Attal à l'Assemblée nationale. Donc, il n'y a pas grand-chose à en attendre, mais on veut du concret.

2:39
Présentateur

Laurent Jacobelli, est-ce qu'il y a au moins des discussions ? Comment ça se passe, en fait, très clairement ? Au-delà de la rencontre très officielle de Marine Le Pen qui vient à Matignon, est-ce qu'il y a des discussions de couloirs entre cabinets, entre membres du Rassemblement national de cabinets de Matignon ? Je ne parle même pas de négociations. Mais comment ça se passe, là, très concrètement ?

2:58
Laurent Jacobelli

Alors, vous savez, ici, à l'Assemblée nationale, que vous voyez derrière moi, on a étudié ce budget pendant de très longues journées. On a proposé des amendements, on a proposé des avancées. Par exemple, on a eu un amendement qui est passé, la baisse de 5 milliards de la dotation du budget de l'Union européenne. Bon, il a été jeté à la poubelle comme tout le reste. Mais jamais, non jamais, le gouvernement n'a accepté d'aller dans notre sens et d'accepter nos amendements. Nous les avons fait passer malgré le gouvernement, tout simplement parce que ses représentants du centre et de droite n'étaient pas présents dans l'hémicycle.

Non, on a l'impression que Michel Barnier parle beaucoup de co-construction, qu'il parle beaucoup de dialogue. Mais pendant qu'il parle de dialogue, il ne parle pas à ses opposants.

3:37
Présentateur

Si vous votez la censure, n'avez-vous pas peur, pour reprendre quelques expressions lues et écrites ces dernières heures, d'être les agents de la déstabilisation politique et financière ? Alors oui, on a vu ici, chez LCI, la tribune de Marine Le Pen dans le Figaro expliquant que non, il n'y aurait pas de shot-down, comme aux États-Unis, et que c'était des fake news. Oui, on l'a vu. Mais Michel Barnier, il a mis en garde hier soir face à des turbulences graves en cas de motion de censure. Je vous propose de le réécouter et on réagit ensemble juste après.

4:04
Locuteur 1

Qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus de budget. Il faudra reprendre une discussion. Il y aura des mesures d'urgence. Il y aura une tempête, probablement assez grave, et des turbulences graves sur les marchés financiers. Nous empruntons déjà très haut nos taux d'intérêt. Les taux d'intérêt que nous sommes obligés de respecter pour financer notre dette avec des investisseurs chinois ou américains. Ils sont actuellement presque au niveau de la Grèce. Il n'y a pas de mesures d'urgence qu'on peut faire pour faire fonctionner les hôpitaux et payer les fonctionnaires. Tout s'arrête pendant ce temps-là.

4:36
Présentateur

Et donc, êtes-vous prêt, Laurent Jacobelli, au RN, à assumer ce rôle de perturbateur, de crise politique, qui entraînerait une crise financière, et notamment dans le quotidien des Français, le jour où Sophie Vinet, patronne de la CGT, dit alerte sur 250 plans sociaux jusqu'à 200 000 emplois menacés en France. Donc, dans un contexte déjà très compliqué pour les Français.

4:57
Laurent Jacobelli

Oui, vous avez raison de le préciser. Le contexte est compliqué. Maintenant, aujourd'hui, c'est le résultat de 7 ans de politique macroniste. Ce n'est pas simplement parce que l'Assemblée nationale débat. Oui, effectivement, il y a des pertes d'emploi qui se profilent. Oui, évidemment, il y a des Français qui vont devoir emprunter, voire être en faillite personnelle, comme un certain nombre de chefs d'entreprise. Mais une fois encore, c'est parce que ça fait 7 ans que le pays est mal dirigé. Et malheureusement, M. Barnier fait du macronisme. D'ailleurs, le ministre, à Bercy, vous n'avez que des macronistes. Donc, ce n'est pas avec des pyromanes qu'on va faire une caserne de pompiers.

Donc, clairement, le Premier ministre joue sur les peurs parce qu'il sait qu'il n'a plus que ça à jouer. Son budget n'a ni queue ni tête. Les Français ne le soutiennent pas. Dans son propre camp, il n'a pas de soutien. Il sait qu'il est sur un siège éjectable, qui est pratiquement d'ailleurs éjecté. Donc, il essaye de se raccrocher à sa 5 heures de sécurité. Ça ne marchera pas. Maintenant, s'il veut que nous ne votions pas la censure, on va être très clair. Il faut qu'il nous fasse une proposition sur la taxe, sur l'électricité, sur le remboursement des soins qu'il veut raboter et sur les retraites, par exemple. Donc, tant qu'il n'y a pas de concret, il se met lui-même en position d'échec.

Et tout ce qui arrive aujourd'hui, et qui est terrible, effectivement, pour l'économie française, c'est ce qui a été semé depuis 7 ans par Emmanuel Macron, qui ressemble finalement au patron de M. Barnier, puisque M. Barnier marche dans ses pas.

6:15
Locuteur 4

Justement, j'ai deux questions. Bonjour, Laurent Jacaboli. J'ai deux questions à vous poser. La première, c'est celle-ci. Vous avez énoncé, Marine Le Pen fait la même chose, une liste de courses, et elle le fait dans son tweet, électricité, retraite, médicaments, collectivité locale. Répondez-moi très simplement. Qu'est-ce qui est en haut de votre liste de courses aujourd'hui ? Et la question, elle est aussi quasiment technique. Quel est le texte que vous voulez censurer en premier, puisqu'on sait qu'il y a deux textes budgétaires qui sont en débat. Il y a la sécurité sociale, mais ça, c'est dans les heures qui viennent, les jours qui viennent.

Et puis il y a le budget, c'est un tout petit peu plus loin. Quelle est, dans votre caddie, finalement, la marchandise ou la liste de courses que vous mettez en tête ?

7:06
Laurent Jacobelli

Alors, d'abord, je note la métaphore de supermarché, mais il y a deux points essentiels pour nous. On va être très clair. Taxe sur l'électricité et indexation des retraites au niveau du pouvoir d'achat. Vous savez, on est raisonnable, parce que j'entends tout à l'heure, la France va s'écrouler, etc. Face à cela, il y a des économies qui doivent être faites. Mais sur le fonctionnement de l'État, sur le rythme de vie de l'État, sur les comités théodules, sur l'immigration, il y a beaucoup d'économies à trouver en face de ces taxes qui n'augmenteraient pas.

7:34
Locuteur 4

Mais le Sénat a voté hier soir, dans la nuit, le Sénat a voté, pardon, le Sénat a voté dans la nuit, la suppression, la correction de la mesure du gouvernement sur l'électricité. Donc, l'électricité baissera plus au 1er février que ne l'a prévu le gouvernement jusqu'à maintenant. Est-ce que ce qu'a voté le Sénat cette nuit vous paraît suffisant ?

7:55
Laurent Jacobelli

Ça va dans le bon sens, je ne suis pas sûr que ça soit suffisant. En revanche, pour répondre à votre question, vous savez, effectivement, il y a deux budgets, pour faire simple. Le budget général et le budget de la sécurité sociale. Celui de la sécurité sociale va arriver avant. Nous, on va lire les textes. Voilà. On va lire les textes qui vont sortir soit du Sénat, soit de la commission mixte paritaire, qui est un mélange de sénateurs et de parlementaires de l'Assemblée nationale. Et on verra le texte qu'on a. Nous, nous jugeons sur pièce. Nous ne sommes pas là pour faire des procès d'intention, ni soutenir aveuglément qui que ce soit.

Nous ne sommes pas les soutiens du gouvernement, nous sommes des opposants, mais des opposants raisonnables. Si nous voyons un texte qui arrive, le premier qui arrive, et qui met en danger le pouvoir d'achat des Français, qui met en danger la santé des Français, eh bien, pour nous, ce sera non. Donc, une fois encore, pas de déclaration d'intention, une déclaration, au contraire, volontariste. Nous ferons l'équilibre entre le calme de nos institutions et le maintien du pouvoir d'achat des Français.

8:48
Présentateur

J'ai une toute dernière question, Laurent Jacobelli. Seriez-vous prêts à assumer un gouvernement de gauche ? C'est la question que vous a posée Bruno Retailleau. Et il l'a fait encore depuis l'Assemblée nationale hier. Je vous propose de le réécouter, comme ça, vous pourrez lui répondre juste après.

9:02
Locuteur 3

Est-ce que Marine Le Pen assumerait le fait d'un gouvernement à gauche, avec elle qui est attachée, à juste titre d'ailleurs, à la défense du pouvoir d'achat ? Ce serait Mme Rousseau, qui est favorable au droit à la paresse, qui serait chargée dans ce nouveau gouvernement d'incarner la valeur travail ? Ce serait un LFI, M. Mélenchon, ou d'autres qui seraient à ma place au ministère de l'Intérieur ? Eux qui déclarent et qui propagent la haine anti-flic ? Donc pour ces raisons, je ne le pense pas. Je pense que la raison dominera. Mais je sais aussi qu'en politique, parfois, les comportements irrationnels peuvent prendre le dessus.

9:44
Présentateur

Est-ce que Marine Le Pen assumerait un gouvernement à gauche ?

9:48
Laurent Jacobelli

Écoutez, ce que dit M. Retailleau n'est pas au niveau du ministre de l'Intérieur. Je pense qu'il a beaucoup à faire avec le trafic de drogue, avec l'immigration, plutôt que de faire peur aux Français avec des histoires drôles, comme il le fait là. Évidemment, on va être très clair, et merci de me poser la question, si demain, on nous propose un gouvernement de gauche, c'est clair, il sera censuré par nous immédiatement. Nous allons préserver la France de ce danger. Nous allons préserver la France des radicaux, des antisémites, des pro-islamistes. Soyons très clairs, des pro-Hamas. Non, bien évidemment, nous ne ferons pas ça.

Nous n'accepterons pas et nous censurerons un gouvernement de gauche. Mais simplement, ce n'est pas simplement le chaos social ou la gauche. Il y a une voie mesurée, il y a un entre-deux, où on épargne les Français, on épargne les TPE, les PME, mais on chasse la mauvaise dépense de l'État. Voilà la voie raisonnable qui devrait rassembler tout le monde, et dont le Premier ministre et M. Retailleau devraient avoir conscience.

10:43
Présentateur

Je vous remercie, Laurent Jacobili, d'avoir été avec nous ce matin. Et je remercie.

10:47
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.