1999 - Johnny Hallyday dans Tout le monde en parle : David Hallyday, Dieudonné et Clémentine Célarié sur France 2 (13 Novembre)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 3 %Attaque 16 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 33:33OuverteRéponse directe
Vous êtes adjoint au maire Tibéry, conseiller régional d'Île-de-France. Vous êtes né en 1947.
- 33:47OuverteRéponse directe
En 68, vous étiez maoïste ?
- 34:10OuverteRéponse directe
Vous vous êtes établi en usine à Gentilly, dans une usine de matières plastiques. Pourquoi ?
- 34:34OuverteRéponse directe
Pourquoi les femmes fabriquant des plateaux repas portaient-elles des menottes ?
- 35:44OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé lors de l'accident avec la machine ?
- 37:24OuverteRéponse directe
En 77, vous rencontrez Jacques Chirac. Qu'est-ce qui vous a plu chez lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 33:48PrésentateurFait
« En 68, vous étiez maoïste. »
- 34:36PrésentateurFait
« Elles portaient des menottes pour des questions de sécurité. »
- 36:11PrésentateurFait
« La goupille est trop petite. »
- 37:29PrésentateurFait
« Ce mec-là m'a plu. »
- 38:24PrésentateurFait
« On a fait un peu cocu les Français. »
- 38:41PrésentateurFait
« Il y a beaucoup de boulot à faire. »
- 40:25PrésentateurPromesse
« Ceux qui me prennent pour un rigolo vont être déçus. »
- 43:24PrésentateurFait
« Oh ben oui, évidemment. »
- 45:02PrésentateurFait
« Oui, je pense que c'est un menteur. »
- 45:38PrésentateurFait
« La semaine dernière, on a fait les hoches-pupis. La semaine d'avant, on a fait les drogués. »
- 53:58PrésentateurChiffre
« Les dernières, on était un peu plus de 200 000, je crois, sur l'album. »
- 1:00:14PrésentateurFait
« Elle vous a appelé David parce que, quand elle était petite, elle disait David Copperfield. »
- 1:12:16InvitéFait
« Oui. Enfin, c'est une histoire de mots, de récits, de trucs comme ça. »
- 1:12:37InvitéFait
« Donc, c'est vrai que ça, ça vient se rencontrer, l'inceste et l'homosexualité dans ce livre. »
- 1:12:56InvitéFait
« Alors, du témoignage... Ça, alors là, vous vous doutez bien que c'est la dernière chose qui puisse... »
- 1:13:26InvitéFait
« La question n'est pas là. La question, c'est de dire que c'est de la littérature. »
- 1:14:46InvitéFait
« Ah, la communication, l'écriture, c'est pas la même chose. »
- 1:15:21InvitéFait
« Pour briser le silence, il ne faut rien dire. Il faut parler. »
- 1:16:49InvitéFait
« Oui. Ça, c'est une vraie question qui se pose. »
- 1:17:31InvitéFait
« C'est vrai qu'on peut se poser la question aussi, effectivement, de l'argent, du business. »
- 1:18:10InvitéFait
« Il le fait parce qu'il a un livre qui lui permet de le faire. »
- 1:18:55InvitéFait
« Christine, je suis un morceau de votre bouée. »
- 1:20:41PrésentateurFait
« L'inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde. »
- 1:21:07InvitéFait
« Les opinions, ça n'existe pas. »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- ?14 %
- Invité13 %
- Invité 211 %
- Auditeur3 %
≈ 70,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
T'as vu ce qu'il se passe là,
tout
le monde en parle Ah non, de quoi tu me parles ? Attends tu rigoles ou quoi, la radio, la télé,
les
journaux, tout le monde en parle Ah ce matin je suis allé au pressing, mais attends, mais tout le monde en parle Ah non c'est faux, tu sais que j'ai eu truc en ligne là, il
était
affentu Ah oui oui,
arrête, lui aussi
il en parle Ah oui, lui aussi il en parle
Si lui
il en parle, ça veut dire que tout le monde en parle Ah non mais c'est un truc, c'est énorme, c'est énorme, je ne crois pas
Tout le monde en parle, tout le monde en parle, alors tout le monde en parle Vous connaissez l'équipe, voici Linda Hardy Quel accueil Linda, c'est incroyable, bonsoir,
ça
va bien ?
Ça va bien
Attendez, mes enfants sont dans la salle Bon, alors, j'accueille tout de suite notre premier invité de la soirée Dieu donné,
toujours
la parca Toujours, parce qu'il fait froid en ce moment
Il fait froid, puis pour
bien montrer qu
'on est Si jamais j'ai besoin, vous allez pouvoir
me mettre
C
'est pas seulement pour ça, c'est aussi pour bien montrer que vous êtes de passage dans l'émission Que c'est pas votre univers,
que vous venez de la banlieue C'est
vrai, je viens de la province De
la province ? Je viens
d'Eudreu, exactement Comment
ça va
là-bas
? Ben ça va...
Il y a toujours
un petit peu des problèmes avec
ces
gens-là, vous êtes
au
courant C'est toujours un petit peu délicat Enfin bon, on s'y fait, puis ça fait près de 200 ans que ça dure Donc on est un petit peu habitué à
prendre des
coups
de
bâton Et c'est d'un peuple qu'il y a beaucoup
Et
voilà, bon Diodo, vous êtes là pour votre nouveau spectacle qui s'appelle Pardon Judas Oui À partir du 17 novembre au Théâtre de la Main d'Or Je
le
jure Je le jure Donc on va en parler tranquillement après Tout à fait On va essayer de comprendre
comment... Vous n'avez pas froid, non
? Là,
j
'ai un peu les mains froides, regardez
Ah
ouais,
c
'est vrai C'est vrai ? C'est vrai ?
C'est
vrai Je
suis
très inquiet, là, subitement Lâchez-moi, Linda, mes enfants sont dans la star
Bien
Alors, à part Dieudonné, nous recevrons ce soir Clémentine Selarié Dulté Arnaud Klarsfeld
Et
Audrey Marnet
Voilà
Mais vous savez qu'il y a une tradition dans cette émission C'est de regarder le best-of de l'émission de la semaine dernière Ça s'appelle, tout le monde en a parlé, Magneto
Qui
préférez-vous ? Alexandra Brancert ou Karl Rousseau ? Il y
en
a une qui m'a lancé des horreurs, c'est Alexandra Elle a balancé comme ça dans la presse alors que je n'avais rien demandé Vous
préférez
Karl Rousseau ? Elle peut être vraiment... Casse-burne pour les...
Non, là, c'est trop, là Non, non, coupé
!
Est
-ce qu'il
y
en a une que vous n'aimeriez emmener ?
Pour
lui expliquer ce que c
'est
la chasse ?
Oui, par exemple Imagine,
t
'as
deux cartouches à tirer, dis après
Non, elle est
Elisabeth Guigou, par exemple Ah,
Elisabeth Guigou !
Elle
est pas mal, Elisabeth Guigou,
non
? Elle est sinuisante C'est qu'elle est protégée,
hein,
t'as pas la tirer de mai à septembre
Alors,
Véry Payet, elle a dit À 29 ans, on peut pas dire, tiens, je vais me coinfrer le pépère Roselyne
? Elle a
60 ans, on peut pas dire, tiens, je vais me payer la petite non plus Vous avez tous plus de 40 ans, donc... Ah,
c
'est ça, parce qu'on est vieux à plus
de 40 ans
Non, non,
non,
c'est
pas ça,
mais je veux
dire...
Elles
sont salopes, quand même
! Comment elle m'a
traité ?
Elle n'a pas parlé des quotas de jeunes ! Vous
savez comment les guignols vous caricaturent avec Paola, tout ça ? Je trouve simplement que c'est un peu dégoûtant, d'une certaine manière, de me faire passer pour un maniéré, un précieux, et un type qui se...
Pardonnez-moi ! Oui, d'abord, qui se branle
sur les jambes des
rois ! Je trouve que c
'est toujours la même chose !
C'est toujours la même image ! Oui, mais c'est peut-être un peu
l'image que tu donnes ! Non ! Là, il
te ferait Dr Loos ! Non ! Non, non
! On se
voit, on se voit sous tous les angles
! C'est bien ! Là, je vous vois ! C'est bien ! Là, je suis profil !
Et on voit
que j'ai une
cicatrice, là,
sur le crâme ! Non ! Regardez ! Ah oui ! Vous avez vu ça ? Ah oui, c'est vrai !
Serge, il est
bien, ton plan ! C'est vrai, c'est vrai !
C
'est bien, on ne sait pas ce que c'est ! Alors...
On
va faire un jeu concours ! Donc, vous êtes chez vous, vous regardez la télé, vous appelez France 2 et vous dites ce que ça représente pour vous ! Moi, j'ai mon idée, mais je ne le dirai pas ! Voilà
!
Bon, Dieudonné, on bosse un peu, Dieudo ?
Il a pas envie ! On bosse un peu, il n'a pas envie ! Tout
à fait, Thierry, on est là pour ça et c'est vrai que vous êtes payés pour ça ! Moi, je suis par contre, de toute façon, complètement bénévole dans cette soirée, vous êtes au courant ! Et ça, c'est normal, c'est pour mon public, c'est pour
ma femme !
Je vais
en rajouter une petite touche
! Ça,
c'est si des fois, vous n'aviez pas applaudi ! Bon, alors... Eh oui, c'est la télé ! C'est un boulot d'enculé !
Bon, alors...
Le 17 novembre 1999... À Paris
!
À Paris, nouveau spectacle de Dieudonné qui s'appelle Pardon Judas, au Théâtre de la Main d'Or ! Ce qu
'il
faut dire d'abord, c'est que le Théâtre de la Main d'Or, c'est un théâtre que vous allez gérer, c'est votre...
C'est ça, nous sommes locataires des murs, des quatre... Enfin, il y en a six murs, six murs qui sont avec un toit,
un
plafond, bien sûr, et un sol, sans quoi ça serait évidemment bien délicat de jouer une scène et puis un public...
Il y a tout ! Alors, c
'est votre second spectacle en solo, le premier s'appelait Dieudonné tout seul, après votre séparation d'Avec Kédic. Il faut dire que Dieudonné tout seul a quand même tenu six mois au Palais des Glaces ! C'est vrai ! C'est pas rien
! C
'est l'applaudir
!
Ensuite, il y
a
eu le Casino de Paris, il y
a
eu l'Olympia, 100 dates en France, et je ne compte pas les pays francophones, la Suisse, la Belgique, etc. Alors, parlez-nous de Pardon Judas, parce que la question, en fait, que vous posez, c'est pourquoi n'a-t-on jamais accordé le pardon à Judas ? Ben oui, c'est ça ! Mais pourquoi alors
?
Ben moi, j'ai pas... Enfin, je pense que j'ai un bribe d'explications, j'ai travaillé sur ce texte, donc j'ai essayé d'avancer un petit peu,
j
'avais... Jusqu'à présent, mon univers, c'était le social, c'était ce qui se passait dans les quartiers, et puis donc doucement, en travaillant, je me suis dit pourquoi il
y
a autant de problèmes de racisme et de xénophobie, et donc je me suis interrogé sur les valeurs, sur la conscience, sur la morale, et je me suis aperçu que, bien souvent, c'était les religieux qui détenaient un petit peu le... Ben c'est eux qui n'ont pas osé leur cachet sur les bonnes ou les mauvaises valeurs, ou les mauvaises morales. Et donc, ben voilà, j'ai fait une petite étude rapide, et puis je me suis aperçu que oui, il y
avait
ce personnage de Judas, pourtant j'ai été élevé avec la méthode catholique, quoi.
La méthode
catholique
? Oui,
c'est la méthode catholique.
Ben
oui, il
y a
un petit bouquin, ça, il suffit.
Ben oui, il y a un petit bouquin, c'est vrai
d'ailleurs, oui,
tout
à
fait. Le
manuel... Oui, donc on l'a...
enfin, c
'est
deux forces. Un petit catéchisme,
on l'a fait un peu rentrée de force, peut-être,
non ? Oui, j
'y allais pas en chantant, mais... donc j'ai chanté un petit peu, quand même, là-bas, et puis
j'ai
appris, d'ailleurs... Il s'en est
bien
suivi, hein
?
Ah ben c'est
bien.
Non,
votre question, c'est pourquoi est-ce qu'on accorde le pardon à d'autres, et pas à Judas ? Oui.
C
'est
vrai que Judas
reste l'éternel traître impardonné,
impardonnable.
Alors que moi, je pense que c'est plutôt les autres qui ont trahi, par leur action, ensuite, la parole du Christ, et je trouvais que c'était important, en arrivant en 2000, là...
C'est ça, l
'histoire, ça c'est bien. En fait, ce que vous dites, c'est que Judas, il a trahi, effectivement, mais que Jésus a été beaucoup plus trahi par la suite que par Judas, en gros, c'est ça.
Oui,
et puis je pense même, est-ce qu'il a été vraiment trahi ? Peut-être que, finalement, Jésus a demandé à Judas de le trahir, simplement.
Mais sinon, il n'aurait
pas été crucifié.
Alors, il y avait peut-être, effectivement, cette fin qu'il souhaitait, comme ça, alors bon, là, on se lance dans une sorte de théologie baroque, je n'irai pas jusque-là. Moi, je suis un humoriste, un faiseur de chimères, enfin, tout un... Je fais des... enfin, bon, bref, je fais un peu ce que je veux. Vous voulez
poser une question ?
Oui,
est-ce qu'il y a des choses qui sont impardonnables pour vous
?
Parce que, par exemple, vous pardonnez à Judas, pourquoi ne pas pardonner à d'autres ? Pourquoi ne pas
pardonner
à Papon, par exemple
? Je pense qu'il faut pardonner, c'est un travail à faire. Je pense, encore une fois, faire partie, encore une fois, d'une communauté qui doit pardonner beaucoup, aussi. J'en parle souvent, parce qu'évidemment, on est très peu nombreux à s'exprimer...
On va en parler, justement.
Donc, je pense que, déjà, pardonner à l'agresseur, celui qui, il y a 150 ans, mettait les chaînes, donnait les coups de fouet, violait les femmes. C'était un rite, tous les dimanches après-midi. L'esclave blanc, hein, se choisissait une dizaine de cul
-de-voire. Eh, maintenant, même temps, eh ! Vous allez bien, on fait la course ! Ah, à l
'autre bout ! Le premier qui arrive ! Ah ! Il y a Ardisson, on
va
dire,
à
toi ! Oh non, du nom, non ! Oh,
quoi ! Merde
!
Mais
vu, Thierry, vous savez, oh non, non, non
!
Il sent pas ! Marquez, maintenant, les gens,
ils sont...
Oui, je l'ai mis dans une
position
un peu de faux cul. Moi,
j
'étais un peu... J'étais
sûr que vous ne
voulez
pas y aller, oui.
Bon, dites-moi alors, Dédonné, vous avez... Effectivement, vous êtes occupé des banlieues, des sans-papiers, des sans-logements, de l'écologie, de la politique sociale, au risque d'ailleurs de casser votre image. Et quand on vous interroge là-dessus, vous avez une réponse qui est tout à fait honnête, en disant, vu la place que j'occupe, vu la situation où je suis, les jeunes ne comprendraient pas que je ne le fasse pas.
Alors,
c'est pas aussi... C'est pas une stratégie de développement dans une quête de pouvoir, puisque mon parti, moi, c'était les utopistes. Les utopistes. C'était vraiment histoire de marquer le coup, se présenter à Dreux et montrer que l'essentiel et le moteur de la politique, c
'est
l'utopie. C'était perdu d'avance, mais c'est encore plus beau quand c'est comme
ça. Vous vous dites,
l'utopie est à notre époque ce que le gourdin était à la préhistoire.
Oui,
c'est possible. C'est vous. Oui,
oui.
C'est possible.
J'ai trouvé
ça plutôt pas mal, parce que c'est effectivement l'outil qui va nous permettre, à mon avis, de canaliser un petit peu certaines énergies et puis d'avancer. Parce que, en fait, le moteur de chaque projet, c'est le rêve. Le rêve d'un projet, d'aller sur la lune, c'est une utopie. Je pense qu'il y a quelque temps, d'ailleurs, l'Église aurait brûlé l'homme qui avançait ce genre de propos. Elle a brûlé beaucoup de personnes. Oui.
Il y
a
une nouvelle cause qui vous occupe aujourd'hui. Je vous avais invité dans, pas l'émission de la semaine dernière, dans celle d'avant. Donc, on voulait parler avec Alix Beyala et on voulait parler, vous, donc, du collectif Égalité, qui est une cause tout à fait louable. Merci. Non, mais bien entendu. Qui est de dire qu'à la télévision, aujourd'hui, dans les médias, il y a beaucoup plus de blancs que de noirs et il
n
'y
a
même pratiquement pas de noirs. Parce qu'on avait invité Charlie de Charlie Lulu. On avait oublié Karine Lemarchand de France 2. Mais enfin, voilà, c'est vrai qu'il y
a
très peu de gens de couleur à la télévision. Alors, on va regarder ce qui a été dit dans cette émission.
D'accord.
On va commencer par
Sébastien. Parce que vous m'avez dit, je ne
viens
pas parce que Sébastien. On va voir ce que dit Sébastien. Et ensuite, on va voir Kalix Beyala Magneto-Serge, s'il vous plaît.
Ce
soir, dans cette émission, j'avais invité Dieudonné. Et il a téléphoné avant l'émission en disant, si il
y a
Patrick Sébastien, je ne viens pas.
C
'est possible. C'est quelqu'un que moi, je respecte. Je n
'ai
rien de précis. C'est quelqu'un qui m'a toujours attaqué. Je ne sais pas pourquoi. Enfin, tant qu'il est venu faire ses sketchs au début avec Kelly dans mes émissions, c'est vrai. Je me suis fâché avec lui pour une raison claire, c'est qu'il y
a
des choses à la télé qu'on ne fait pas, que tu connais par cœur. C'est-à
-dire
que tu ne dis pas à des gens, des producteurs de télévision, quand tu dois venir faire l'émission le soir,
au
milieu d'après-midi, finalement, je viens, mais ça va être tant d'argent. Moi, un jour, je l
'ai
écouté dans un interview qui disait Sébastien, il faudrait le finir au lance-flamme. Alors déjà, il faudrait qu
'il
vienne me le dire à moi.
Il aurait eu l'occasion de venir ce soir. Il vienne me
dire gentiment à moi pourquoi il faut me finir au lance-flamme, ce que je lui ai fait, en quoi je suis différent de lui. Parce qu'apparemment, il ne me tolère pas. De
toute façon, on va lui rediffuser. On lui
rediffusera l'extrait et il
répondra.
Vous nous écrivez quoi
?
Personnellement, moi, je n'y
en
veux pas. Mais moi non plus. Et en plus, il a beaucoup de talent.
Parce
qu'il y a
déjà Dieu donné qui n
'a
pas voulu venir à cause de Sébastien.
C'est
toujours un peu peur quand je la vois parce qu'elle sort de grosses conneries.
Alors,
ça me met de mauvaise humeur.
Je me rappelle que
vous étiez venu un jour à une émission sur TV5 où vous nous avez expliqué que vous étiez contre la contraception pour les Noirs parce que c'est une façon de faire un génocide des Noirs. Ça m'a tellement exaspéré que depuis, je ne
veux
plus vous entendre
donner vos opinions. Elle
était contre la contraception pour les Noirs. Je
vous
écoute des conneries depuis tout à l'heure. Je ne
dis
rien.
Et
j
'espère que vous allez vous taire.
Je suis en train de
divorcer. Je ne supporte pas que les gens... Je suis en train de divorcer. Je ne supporte pas que les enfants...
Je
suis noir. Je suis à la télévision. C'est bizarre ce
truc qui revient tout le temps. Je ne suis
pas rentré très facilement. Le combat de Calyx, je le partage pleinement. Évidemment, je serais totalement cinglé de ne pas le partager. Je suis noir à la télévision. Effectivement, on n'est pas beaucoup.
Voilà. Tout le monde en parle il y a trois semaines. Répondez.
Je
crois que...
C'est vrai que le regard
de Charlie, c'est important ce qu'il dit. Lui, il connaît bien le problème. Et c'est vrai que le fait qu'il rejoigne ce collectif, ça a une valeur, évidemment, une charge importante. Et par rapport à Patrick Sébastien, bon, c'est délicat. Moi, je vous avais demandé ce qui sera là parce que je pensais que, ici, ce n'était pas vraiment la meilleure tribune pour moi pour m'expliquer sur quelque chose qui touche à l'émotionnel. Je pensais que c'était différent du spectacle et de cette mise en scène qui me paraît intéressante pour venir parler de mon spectacle. Mais je ne pense pas que vous soyez le spécialiste, en fait, de la cause noire dans ce pays. Et donc... Je
ne suis pas le spécialiste,
mais je vous signale quand même un truc. C'est que le seul qui a fait des talk shows sur le collectif égalité depuis un mois à la télé, c'est moi. Oui. Je
ne suis
peut-être pas le spécialiste, mais enfin, je me suis le plus que les autres.
Et par rapport à Patrick Sébastien, non, je pensais que... Alors là, voilà. Si je suis là pour expliquer mes problèmes, mes angoisses, je ne vois pas pourquoi j'irais rentrer en conflit avec une personne qui, alors que le jeune Ali Ibrahim venait d'être exécuté dans la rue par un colleur d'affiche du FN, part chez Jean-Marie Le Pen pour chanter Casser du Noir. À ce moment-là, moi, je demande à réagir. Et on me dit, non, tu ne
m
'intéresses pas. Le jour où son émission, il lui manque des personnes, il m'appelle. Et alors que moi, je lui avais demandé de réagir à ce moment-là. Je pensais que c'était intéressant. Or, aucun noir n'a réagi. Il n
'y
a que tout un tas de gens qui se sont montrés. Oh, c'est dégueulasse. Patrick Sébastien, salaud, les nègres sont comme les autres. Ce sont des animaux domestiques. Ou des... Comme un chat
ou une pomme. Et moi, j'ai trouvé ça gênant. C'est vrai que vous avez déclaré que vous étiez tricard sur la chaîne de Dominique Farrugia, comme il dit, que vous étiez blacklisté par Arthur sur TF1. Vrai, pas vrai ? Effet
de manche ? Non, mais
TF1,
c
'est compliqué. TF1, c'est vrai qu'ils ont... Bon, je parlais de... Effectivement, mon... Enfin, la personne qui doit s'occuper théoriquement des artistes là-bas, c'est Gérard Louvain. C'est le directeur des divertissements. qui m
'a
dit en face qu'un noir à la télé, ça faisait chuter l'audimat. Sachant que cet homme est à la gestion de la représentativité, enfin, la représentativité de ma communauté, je suis inquiet. Alors que, bien évidemment, on a des choses à dire...
Ne zappez
pas ! C'est pas parce que Dieu donnait
les noirs qu'il faut zapper, parce
que vous avez donné raison à Gérard Louvain.
Ouais, et puis vous avez vu, en plus, c'est pas systématique.
Non,
c'est pas vrai. Vous
n'êtes pas si noir que ça.
En plus, c
'est
ça. C'est vrai, c'est
vrai. Elle
a raison. On est tous métisses. Vous avez raison.
Bien sûr. Qui
est blanc, ici
?
Moi, je suis étonné, en fait, parce que c'est vrai qu'on est à la télévision et qu'on
n
'est pas traité de la même façon. Mais Arthur,
par exemple,
c'était pas l'un des premiers à vous avoir lancé quand il enregistrait Mission Impossible à ses débuts.
C
'était l'un des premiers à vous avoir lancé. Qui de l'autre a aidé plus l'un que
l'autre ?
Je sais pas, mais bon, c'est vrai que j'ai pas envie
de... Bah écoutez, il
est là, il va nous répondre Arthur
! C
'est pas vrai. Bon. Alors maintenant,
on
va faire... Comme vous êtes quelqu'un qui dit souvent la vérité, enfin, en tous les cas, qui dit les choses sincèrement, disons... Merci. On va vous faire mentir un petit peu. D'accord. Donc, on va baisser la lumière. On ne bouge pas, attention. Voilà. On va faire donc l'interview mensonge. Vous allez répondre sans dire la vérité. Je sais que chez vous, c'est pas une pratique habituelle, mais...
Merci, merci. Donc, vous mentez. C'est un jeu, alors. C'est un jeu. C'est un
jeu de l'esprit. Est-ce que c'est vrai que vous êtes resté très copain avec Elie
?
Alors, il faut que je mente. Attendez. Il faut que je... Voilà. Je me mets dans la peau d'un menteur.
Ah oui,
c'est pas
facile.
Enfin... Oui. Alors, pour répondre et pour mentir, je dirais, je ne pardonne pas Elie. D'accord. Et bien voilà. Et si je devais dire la vérité...
Ah non, dites pas
la vérité. C'est l'interview mensonge, j'ai tout foutre en l'air.
Je
suis métisse,
donc j'ai toujours besoin d'un côté,
de l'autre. Si vous me déséquilibrez, je me dis...
Vous êtes
gémeaux en plus, non ? Non, je suis verso. Seulement métisse, alors bon. Comme Giscard d'Estaing. Giscard d'Estaing et...
Et Mozart
aussi. Ah ouais. Ça vous fait deux copains, là. Vous vous occupez de ça aussi. Vous vous intéressez à l'astrologie. Je m'intéresse à tout, c'est mon
métier. Vous êtes
? Capricorne. Et vous ?
Balance.
Balance, ben voilà. Et vous ? Bon. Alors, on continue. Est-ce que vous êtes un fan de la gaffe ? Vincent Lagaffe ? Euh... Non. C'est vrai que je... Alors, il faut que je mente. Ben, c'est l'interview
mensonge.
Euh...
Catherine, je t'avais dit qu
'on n'y arriverait pas avec lui, l'interview mensonge.
On
peut essayer. Euh... Une réponse directe. Je suis un fan de la gaffe, oui ou non
? Il
arrive pas à mentir, c
'est terrible. C'est difficile
de dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas. C'est vachement difficile. Si, euh...
Arthur,
Sébastien, euh... Ardisson... Euh... Merci. Hé, je m'en sors bien. Euh... Euh... Non, mais la gaffe, je l'ai rencontré. On a discuté. Euh... Bon, il a une discussion. On arrive à... On arrive à parler, quoi. Bon, ben, c'est sûr. Tu es le mec. Bon, il va pas t'écrire de la poésie. Il va pas te faire un alexandrin. Toi, il te chie pas un alexandrin, quoi. Mais, euh...
Bon, il
paraît un peu direct. Donc, je dirais, euh... Ben non. C'est
pas ce que
vous venez de dire. Non, vous êtes pas...
Ben
oui, vous êtes fan, ouais.
C'est un mensonge, c'est...
C'est un mensonge. C'est un mensonge. Elle se
mentir,
là, il y a
pas de problème, hein.
Oui, vous
êtes
fan, vous dites. Si vous avez un conseil pour
l'interview mensonge, prenez-la.
Moi, je
suis mentir.
Une menteuse.
Oh
!
Si le mot, c'est
fan, non. Non, effectivement.
Vous
avez raison, vous avez raison.
Et
je... Merci. Non, mais c'est vous.
Je vous remercie. Est-ce que c'est vrai ?
On continue l'interview mensonge, donc... D'ailleurs, en bas de l'écran, il y
a
écrit interview mensonge. Donc, il n'y a pas de... Est-ce que vous êtes accro au pognon, comme on le dit ? C'est-à-dire vraiment... A pro gain. Euh...
Elie a dit, c'était lui le juif
et moi le noir. Enfin bon, vous savez bien la réputation que vous avez, Diodo. Ben, venant de vous, je trouve ça étonnant, quand même. Mais enfin...
Ben,
c'est quand même vous qui êtes payés, ce soir. Et, euh... On ne sait pas combien, d'ailleurs. Mais, euh... Bon, euh... Effectivement, un noir qui ne gagne plus du SMIC, ça paraît être un scandale. Alors là, oui, euh... Ben, je gagne... Alors, c'était quoi la question ? Il faut que
je... La question, c'est, est-ce que
vous êtes accro au pognon ?
Euh... Je ne
fais
pas de publicité. Je ne vends pas... Je ne viens pas vendre systématiquement des produits à la télévision. Je suis plutôt là pour parler un petit peu de... Euh... De certaines convictions. Donc, je ne sais pas si je suis vraiment un homme attiré par le pognon. Je le suis certainement comme tout le monde. Euh...
Pas plus, pas moins.
Euh...
C'est génial !
Non, mais
moi, je me régale parce que cette interview mensonge, on l'a déjà fait, je ne
sais
pas, 7-8 fois. Et vous êtes le premier qui n'y arrive pas. Et c
'est
quelque part, c'est bien, je trouve. Vous n'arrivez pas, en fait.
C'est-à-dire que vous
répondez franchement. Ben, je mens. Mais non, mais en même temps,
j'ai l'impression... Non, mais c'est pas proche, Diodo. Non, mais pour
moi, l'interview mensonge à la télévision... C
'est tous les jours. Il n'y a
pas besoin de le préciser. Évidemment, c'est en permanence. Nous allons sortir la France du marasme. Il y a trop de problèmes ici. Il faudrait que je m'exprime comme ça pour effectivement jouer le jeu à fond. Voilà, c'était pas mal comme construction.
C'est une chute, hein ?
C
'est vrai. Alors, on va faire plus simple parce que sinon, on n'y arrivera jamais. Est-ce que c'est vrai que vous avez un sexe énorme
?
Alors,
on
est toujours
dans le cadre du jeu.
Toujours. Alors, dans le cadre du jeu...
Mais là, c'est pas dur. Je dirais que je
refuse. Je refuse. Je refuse d'appuyer encore sur un vieux poncif qui, une fois de plus,
sert... Ah non, je la pose
à tout le monde, la question.
On ne connaît pas ça pas. Non,
mais attention, Thierry.
Je l'ai posé à Stéphane Bern
et je connaissais la réponse. Franchement,
non.
Honnêtement, non. Ne connaît pas ça mal. Non, non, non.
Je ne le prends pas mal.
Non, mais je ne le prends pas mal. Mais c'est vrai que je précise à ce moment-là, si vous voulez, vraiment, au niveau de cette question, je précise que
ça
appuie encore sur un vieux poncif, du nègre bien membré. On le
connaît. C'est plutôt
flatteur.
Mais là, vous
êtes parano.
Je ne pensais pas du tout à ça, franchement. Non,
non, non. Ce n
'est
pas de la paranoïa.
Non,
mais j'essaye d'être un
peu
plus...
Vous essayez de dire
que tous les Noirs n'ont pas obligatoirement des grosses bites, c
'est ça ? Voilà, de toute façon... C'est dommage. Ben, permettez-moi de vous dire que c'est dommage. Vous êtes là, vous
? Oui. Je trouve que j'ai trop entendu, effectivement, cette blague. Rayons, vous, les négros ! Donc, à un moment donné, bon, je pense que c'est aussi mon rôle de dire que c'est un peu chiant. Alors bon, ça peut paraître un peu militantisme, un peu foireux. Je suis d'accord. Bon. Mais en même temps, comme on n
'est
pas nombreux à s'exprimer... D'accord.
Non, parce que la preuve que ce n'était pas une question qui était réservée à vous, c'est que je voulais vous demander si vous ouvrez vraiment une boîte échangiste à Dreux.
Ah,
ça, par contre, c'est faux.
Voilà. Ça fait plaisir, madame Stierbois. Très bien. Merci beaucoup.
Bien.
C'était l'interview mensonge de Dieu donné. Donc, compliqué de faire mentir. Un mec honnête, finalement.
Donc,
on peut rallumer la lumière, s'il vous plaît. Merci beaucoup. Ah, ben, vous vous réveillez tous, là.
Hein ?
Hein ? Ça va mieux, là. Bon. Euh, on va accueillir une copine, euh, que j'adore, qui s'appelle Clémentine Sélarié. Comment ça va ? Bien.
Bon,
alors, Clémentine, vous, si question cinéma, vous êtes en tournage d'un film qui s'appelle « Du côté des filles », donc, de Françoise Decaux avec Sophie
Nima, qu'on a découvert dans l'ennui. Ah oui, tu souhaites. Une fois que je tourne un bon film.
Oui. Depuis deux ans,
il
ne voulait plus de moi aussi. Voilà, qui sort au printemps.
Vous avez fait un
coup de gueule à Cannes, hein
?
Cette année,
un festival de Cannes, le tien. Je ne sais pas pourquoi,
pour me montrer.
Non, mais c
'est vrai. Vous avez
un autre film qui sort au printemps qui s'appelle « Room to Rent ». Anglais. Ah non, mais attention, anglais. « Room to Rent ».
Oui, non, mais
j'ai tourné en anglais. Avec Juliette Lewis. Non, ce qu
'on peut dire, c'est vrai. Depuis les Sœurs Soleil. Rien. Moi, j'ai trouvé ça sympa. On s
'en
était parlé à l'époque. Ça n
'avait
pas été un énorme succès. Depuis, plus rien.
Pas du tout succès. Bide total. Pas mal
de télé quand même. Pas mal de
télé. Heureusement. Il y en a encore eu un,
cette semaine, sur France
2, qui a plutôt bien marché. Non, non, heureusement. Qui
a cartonné.
Belge.
Réalisé par un belge. Avec
une équipe belge. Oui, oui, oui. Harry Cleven.
Comment on parle ? Comment ça se fait
? Tu parles anglais
?
Oui,
je parle anglais. C'est
un
film avec Saït Agma. Oui, Juliette Lewis. Les acteurs.
Et
l'artumeur.
Mais j'ai assuré. Il faut
vraiment parler anglais.
Il faut que je soit
totalement bilingue.
Ah oui. Non, je te fais en anglais.
En
France, c
'est fantastique. Mais c
'est
chouette de
trouver. Clémentine,
vous
avez quand même un truc dont vous vouliez parler là.
Oui, parce que…
Je montre la caméra. Parlez-en. Comme je
ne viens pas pour parler trop
de trucs attentionnels. Non, mais allez-y. C'est bien.
En
plus, je vais regarder tout à l'heure. Il faut
quand même écouter, regarder, parce que c'est chouette.
C
'est des trucs bien. Alors ça, c'est Titeuf, donc. Ouais. Et en fait, c'est mon fils, mon grand-fils, je ne
le
cite pas. Qui m'a fait découvrir ça. Et voilà. Et c'est génial, parce que c'est plein
de… Le miracle de la vie.
C'est un pauvre petit… Il y en a sept épisodes. C'est un pauvre petit garçon qui comprend rien à rien.
Enfin,
vraiment, je vous le conseille, c'est vraiment… C'est terrible, quoi. Et puis, il y a un disque aussi.
Il est là, le disque, c'est ça ? Il est là, le disque, c'est ça ? Ouais, je l'ai vu ce matin sur M6. J'ai vu le clip, ouais. C'est
chouette,
c'est en
français, c'est chouette. C
'est mon
autre groupe, c'est trio aussi.
Je
vous conseille,
c
'est vachement bien.
Enfin,
voilà, je…
Non, mais va, c'est bien. Vous l'avez écouté, ça ? Écoutez-le, c'est très rigolo. Merci. C'est un
peu comme M6 Solar.
Oui, mais c
'est… Oui, oui, c'est encore différent. Moi, j'aime beaucoup. Enfin, voilà, quoi.
Bien. Alors, ce qu'on va faire, là… On va vous faire une petite… Vous connaissez l'interview Dernier Coup
?
Non.
Vous
connaissez pas l
'interview Dernier Coup
?
Dernier Coup ? Dernier Coup ? Un truc de cul, ça.
C
'est encore un truc sensuel. Euh…
Vous
avez dit que vous aimiez son avertissement, ce soir. Ça y
est.
Alors, quand il
y
a le jingle, là, parce qu'on met le titre et tout ça,
il
faut pas bouger, parce que sinon, ça oblige à figer l'image, donc…
La lumière… Et
voilà. C'est pas beau, ça ? Ça m'amuse. C'est que
je vous dise.
Ouais, c'est un truc pour le faire marrer moi.
J'ai pas compris.
Non, non, mais c'est pas ça. Comme on écrit par-dessus, ça on bouge pas et
tout. Ça évite de figer l
'image
en régie. Vous voyez ce que je veux dire,
ça gagne du temps.
Oui, oui.
Bon.
Vous
êtes prête ? Oui. Bon.
Alors,
dernier coup. Votre dernier coup dur
?
Dernier coup dur…
Des
histoires personnelles, par rapport à
mes
enfants, auxquels je tiens, enfin, qui sont mes compagnons de vie, quoi. Heureusement que je les ai.
Donc
voilà,
des
choses de ma vie. Ils ont été malades
?
Non,
non,
non,
non. Ils sortent de virer le décor ?
Je vais pas en parler par rapport à…
Ils sont
chourés chez l'épicier ?
Non, mais
dites-le,
c
'est pas grave.
Tous les enfants font ça.
Non,
non, non.
Ils ont fait un peu de bêtises. Pas
les vôtres.
Bien. Votre dernier coup de tête
?
Téléphoner à un copain, je sais pas, à 3h… je sais pas.
À
3h
du matin ? Non, non, mais oui,
je devrais dormir.
En lui disant, viens vite
?
Non. Non, non, non.
Ah bon.
Ça s'appelle pas un coup de tête, c
'est
pas
? Je
suis de
ça.
C'est un autre non. J'ai l'esprit mal tourné, je sais que c
'est
comme ça.
Non,
mais ça, je le sais. Dernier coup de foudre. Par rapport à un homme
? Amoureusement ? Bah oui. Bah non, alors
là, ça fait longtemps. Ah bon ? Non. Bah
non.
Je
crois qu'on m'a lancé
un appel.
Non !
Ah non, non, merci. Je crois qu'on m
'a lancé un appel. Je me suis engueulé par mon
père.
Vous voulez pas qu
'on
lance un appel ?
Il
aime bien lancer des appels.
Avec un numéro vert ?
Non, non.
Pourquoi votre père, il vous engueule si vous… Non, quelquefois, il regarde
les émissions à la télé. En plus, c'est très bien que j'aime bien mes maman aussi. Ma maman
est plus
discrète ou ça. Mais il me dit, oui, tu comprends ça. Il aime pas que je parle trop. Mais
maintenant,
il sait que je parle trop souvent. Bah oui,
il aime pas que j'ai des gros mots, des trucs… Jusque là, elle s'est bien comportée quand
même. BIT ! BIT ! Alors
là, j'ai Michel
Cotta.
Michel Cotta, l'ami dieudonné. Thierry, franchement, on t'aime bien, mais là, t'exagères. Voilà, elle est
là.
Oui, donc votre père qui était journaliste pour le RTF, il
faut
bien le dire. Absolument.
Voilà, qui était en Afrique en plus. C'est pas à
Dakar, votre père ? Si, si, je suis née, je suis africaine.
Vous êtes née à Dakar. Je fais
Meryem, je connais tout de vous.
C
'est pour ça qu
'il
ne
faut
pas me raconter l'histoire, moi.
Bon. Dernier coup de rein.
De rein ?
De rein.
Donc l'amour. Hier.
Ah,
mais vous nous rassurez quand même. J'espère que Monsieur Scellarié est rassuré, donc.
Papa ?
Oui, papa. Il est rassuré,
papa.
Non, parce
que...
Que sa fille fait l'amour.
Donc, c'était pas avec le dernier coup de foudre,
c
'était ça ? Il y a le coup
de foudre. Si,
mais c'est pas un coup de foudre, ce monsieur, c'était mon ami. Je ne peux pas dire ça.
Non, mais je veux dire, je l
'aime. Excusez-moi,
je
comprends rien.
Non,
mais je l'aime beaucoup, mais ces coups de foudre...
Ah oui, d'accord.
C
'est
-à
-dire, le
coup de rein, c'était avec un copain.
Non.
C'est pas ça que je dis. C'est avec lui. Peut-être
que
ça deviendra.
Moi, les coups de foudre, je sais pas trop, parce que moi, je
tombe souvent amoureuse, pas forcément d'hommes.
Je
veux dire, je fais attention à
ce
que je dis, putain.
Mais faites pas attention
à ce que vous dites. Vous êtes mieux quand vous faites pas attention à ce que vous dites.
Je
vais vous le dire, moi.
Qu
'est-ce que vous dites
?
Moi, quand je parle des hommes, ça se retourne contre moi,
parce que je n'ai
pas une vie, c'est vrai, classique. Et que les gens... J'ai 42 ans, que
je
ne suis pas mariée, je ne suis pas installée dans une vie. Mais c'est comme ça, j'y peux rien. Et puis, il y
a
plein d'autres femmes comme ça.
Et
puis, crotte.
Regardez Linda. Crotte
et flûte. Mais bon, voilà. Non,
mais
oui, non, mais elle est très jeune.
Elle
n
'a
pas 42 ans. Vous n'avez pas 42
ans. Linda. Linda. Linda. Je suis passée
plusieurs fois sur les bistouri.
C'est tout. Donc,
après, on vous pose
des
trucs. Puis, vous avez des articles. Puis, vous dites n'importe quoi. Des trucs... C'est pour ça. Et puis, il n
'y a
pas assez de temps pour en parler, pour que ce soit véritable.
D'accord. Donc, dernier
coup de rein, on va en rester là. C'était hier soir.
Oui, mais un coup de rein, pour moi, c'est de l'amour.
C'est de l'amour. C'est du sexe.
Non, oui, c'est de l'amour. Mais pour moi, le sexe, il y a de
l
'amour dedans. Sinon, franchement, ça ne m'intéresse pas du tout.
D
'accord. Non, arrêtez
!
J'y suis arrête. Bon, on va rallumer la lumière, parce que ça va devenir trop chaud, là. Avant de passer à l'invité suivant, je vais donner, vous êtes parrain de La Nuit du Zapping, qui est organisée par Solidarité Sida. Je l'ai fait une fois,
c'est vrai, j'ai... Ben oui, oui.
C
'est Antoine de Cône aussi qui
est le parrain.
Magneto, Serge, s'il vous plaît.
Quel
est le mollusque terrestre qui possède côte à côte l'orifice génital, l'anus
et la bouche
?
Petre ou de chien.
Attention, ne me regardez pas comme ça. Alors, je ne
sais
pas quel est le crétan régi qui a pris ma voix pour dire une connerie pareille. Alors là, je ne sais pas quel est l'imbécile ! Alors, je ne
suis
pas la con. Michel Petroutianni est un pianiste de très, très
grand talent.
Oui, qui
a l'orifice
près du truc. Racontez-nous le plus érotique de vos fantasmes.
Le
plus érotique de mes fantasmes. Par exemple, actuellement, à l'instant précis où je vais vous prendre, où je vous parle... Je
me prenais
!
Écoutez
!
À l'instant précis où
je vous parle, ce serait de vous prendre sauvagement sur cette table. Ah, ce serait ça ! Voilà.
Menteur ! Ah non ! Menteur !
Deuxième fantasme, celui-là ne me va
pas.
Celui-là, le deuxième, ce serait...
Celui
ne me va pas. Ce serait la même chose, mais par derrière.
C
'est M. Jospin et M. Chirac qui seront présents au...
Je
vous demande de vous arrêter.
Je
vous demande de vous arrêter.
La
table, depuis cette affaire, on n'en a plus jamais entendu parler. C'est vrai. Vous voyez ce que c'est de ne
pas
mettre de culotte, Linda ?
Moi, je n
'ai
pas ce problème.
Faites attention, vous voyez une
animatrice de télé. De toute
façon, même si je n'en mets pas, je me dis robe longue.
Oui, c'est vrai.
Donc, la nuit du zapping, parrainée par Antoine Lecône, par Dieu de Nuit et puis par d'autres. Donc, je donne les dates. Le 19 novembre à Brest.
À
Brest, en Bretagne. Vous êtes incapables de dire où c'est ça, le monde ? Ça va être dans la Sartre. Dans la Sartre, bravo
! Le
26 novembre à Poitiers.
Alors
là, par contre... Dans le Poitou. Poitiers, Poitou. Non ?
Dans
le Poitou, Poitiers.
Le
27 à Orléans. Bravo ! Et le 11 décembre à Toulon, chez les...
Chez
les fachos.
Chez les fachos. On n'en attendait pas moins
de Dieu
donner. Chez les fachos. On n
'a
pas fait dire. Bien. Alors maintenant, on va accueillir quelqu'un d'absolument étonnant. Ce monsieur est tibéro-maoïste.
Ça
va vous intéresser, ça, vous
?
Ah, je ne demande qu'à regarder.
Ou
mao-tibériste.
Au
choix.
Il
s'est présenté pour être président du RPR. Parce que vous savez qu'au RPR, maintenant c'est démocratique, ils font des élections. Donc, il y a Fillon, Delevoye, Michel Alliomari, etc.
Et Deveggian.
Deveggian. Merci de m'aider. Et donc, lui, il n'a pas été retenu. Et c'est bien dommage. Parce qu'à mon avis, c'était le plus sympa de
tous. Merci. Michel
Bultet. Bonsoir Michel Bultet. Clémentine Célarié. Dieu
Donné.
Linda Hardy. Alors, vous êtes conseiller de Paris. Oui, oui. Vous êtes adjoint au maire. Oui, oui. Qui n'est autre que monsieur Tibéry. Il est
connu. Alors, j'ai
préparé un petit jingle pour Tibéry. Écoutez. Les pauvres
penseurs.
Ah, tant pis, on t'apportera des oranges, Jean. Bien. Alors, vous êtes donc adjoint au maire Tibéry, comme vous aimez bien le comprendre. Vous vous êtes occupé de la construction, du logement de
l
'urbanisme. Vous êtes conseiller régional d'Île-de-France. Voilà, oui. Voilà. Vous êtes né en 1947. Exact.
Jusque-là,
il
n
'y
a
pas d'erreur. Non, il
n
'y
a
pas de bêtises. Et alors, en 68,
vous
étiez maoïste.
Oui,
oui.
Et
vous allez vous établir.
Il
faut dire que s'établir, je ne sais
pas
si vous savez ce que c'est, s'établir à l'époque, les maoïstes allaient en usine travailler avec les ouvriers pour toucher de près la condition ouvrière. Il y en
a
un autre qui a fait ça, c'est Daniel Rondeau. Maintenant, il fait la biographie de Johnny Alida.
Mais
à l'époque, il était établi en usine. Par exemple. Alors, vous allez vous établir en usine à Gentilly, dans une usine qui s'appelle Nicole, qui est des matières plastiques. Et là, vous découvrez les vrais ouvriers. Vous découvrez des types qui sont contents de leur télé, qui sont un peu hargneux envers les gauchos. Parce qu'à l'époque, c'est vrai que le PC...
Oui, les
conservateurs du PC. Les conservateurs du PC. C'est ça, Michel. Bon. Et alors là, il y a des femmes qui fabriquent des plateaux repas pour des compagnies aériennes et qui sont menottées. Oui, à l'époque. Pourquoi est
-ce
qu'elles avaient des menottes ? Elles portaient des menottes pour des questions de sécurité. C'est-à-dire que vous mettiez une feuille en plastique sur une machine. Il y avait un mouffe qui venait imprimer la feuille de plastique et qui formait un plateau.
Alors,
pour ce faire, pour ne
pas
se prendre les mains, bien entendu, dans la machine, dans la presse, elles devaient appuyer sur des boutons et en même temps, ça leur faisait reculer les mains pour éviter de faire prendre les mains dans la machine.
Et
un jour, il y a eu un accident parce qu
'elles
étaient menottées. Mais en plus, elles devaient toucher une prime à la production. Donc, c'est difficile de toucher des primes quand on est menotté puisque la cadence est faite d'avance. Alors, de temps en temps, il y en a qui ont levé leurs bracelets de sécurité.
Ils ont levé leurs bracelets de sécurité. Ils ont levé leurs menottes. Ils ont levé leurs menottes. Et pour
aller faire plus de plateaux.
Et
un jour, il est arrivé un accident, c'est-à-dire une femme s'est fait prendre les mains dans la presse, qui ne
s'est
pas relevée, qui était bloquée d'ailleurs. Et appelée, je veux dire, dans l'atelier, on a examiné la machine, les secours sont arrivés. Et j'ai regardé la machine
et
l'axe, sous l'axe de la machine… Oui,
ce qu'il faut dire, excusez
-moi Michel, pour nos
amis,
c'est-à
-dire
que ce
qu
'il a enlevé ses menottes, elle
s'est fait prendre les deux mains dans la presse,
donc finalement,
c'est son problème. Nous, l'usine, nous, les
patrons, on
est en règle. On est en règle. Et nous, qui aviez fait
des études d'ingénieur…
Oui,
vous savez tout. Bah oui, c'est bien connu. Donc, j'avais regardé la machine et la machine n'est pas relevée parce que la goupille avait cédé. Et j'ai dit, la goupille est trop petite. Et à ce moment-là, une rumeur
s
'est enflait dans l'usine en disant, mais ce n
'est
pas de la faute de la femme, c'est la faute de la goupille qui est trop petite.
Tout
le monde disait, la goupille est trop petite. Merde.
C
'est pour ça que la machine est passée. Et voilà. Et je suis retourné dans mon atelier et l'après-midi, il y a un grand mec avec une grande blouse blanche qui est arrivé et qui a dit, quel est le connard qui a dit que la goupille est trop petite. Et j'ai vu la solidarité ouvrière du PC qui était déjà bien installé à ce moment-là. Ils sont retournés, ils ont dit,
c
'est lui. Et
c'est la première fois
que j'étais foutu à la lourde.
Voilà. Ma carrière a commencé comme
ça. Voilà, pour avoir dit la vérité.
Moi, je ne sais pas ce
que c
'est que maoïstes.
Ils
adoraient maoïstes,
comme d'autres avant eux avaient adoré Stavien.
C
'était le
courant mao, c'était d'ailleurs... Communiste
en fait.
Ah bah oui, communiste grave.
Oui, mais pas communiste,
pas
communiste. Pas communiste. Les
mecs à les cocos à l'époque,
ils
se battaient pour avoir le frigo et la télé, quoi. Les gars, il y
en
a maintenant, ils se battaient pour défendre des véritables idées de liberté, de reconquête du
monde. Il y avait le PCLMF.
Ah oui, aussi. Le
PCLMF, tout ça. Oui, oui.
Non, mais il y avait des mecs, vraiment. Et il y en a encore aujourd'hui, ils n'en parlent plus trop. Michel Bultet, il en parle. Il
y a
des mecs, aujourd'hui, très sérieux, qui sont dans les gouvernements et tout ça, qui ont adoré Mao Tse-tung. Alors que Mao Tse-tung, excusez-moi de vous le dire,
mais
enfin, dans
le genre camp de concentration, il est pas mal non plus. C'est pas un
modèle non plus.
C'est pas un modèle non plus. C'est une démocratie.
Oui. Et justement, en 77,
coup
de foudre, vous rencontrez Jacques Chirac. Oui, ce mec
-là m'a plu. C'est fou, il est passé
de... C'est pour ça que je disais que c'est un personnage étonnant. Il est passé de Mao Tse-tung à Jacques Chirac. Oui, alors c'est un peu surprenant, quoi. Oui. Mais à ce
moment-là... Vous dites qu'il avait
quelque chose de révolutionnaire. Oui,
il avait quelque chose... Vous êtes dans la
stratégie du Tché, quoi. Le Tché. Oui, le Tché. Comme disaient les Guignards.
Non,
mais... Oui, j'ai trouvé à ce moment-là que Chirac avait, je veux dire, une volonté et une détermination de faire quelque chose d'intéressant, je veux
dire,
au niveau du programme qu'il présentait. C'est certainement sa plus grande réussite,
c
'est dans la ligne directrice qui s'était fixée, c'était son programme aux dernières élections présidentielles, où il a écouté un certain nombre
de... Mais attendez, Michel.
En 95, Chirac, effectivement, il dit qu'il
y a
la fracture sociale, il avait une attitude assez gauchiste, d'une certaine façon. Sauf qu'au mois d'octobre suivant, il s'est aligné sur Baladur.
Il
vous a fait cocu, quoi. Oui, c'est ça. C'est ce que j'ai dit. On a fait un peu cocu les Français. Bah oui. Et les jeunes, notamment, je le vois, moi qui suis élu du 19ème et qui habite le 19ème arrondissement, où il y avait, je veux dire, un grand nombre de jeunes qui nous avaient suivis, ont été, je veux dire, ont eu l'impression d'avoir été trompés. Aujourd'hui, je crois qu'il
y
a beaucoup de boulot à faire. Maintenant, on voit très bien, on voit très bien, le RPR représente plus que 12,5%. Ouais,
sûr. Ils ne vous écoutent pas.
Oui.
Parce que vous
êtes un Mao chirakien. C
'est pour ça que j'ai voulu
me présenter à la
présidence du
RPR, en essayant de secouer le cocotier, foutre en l'air les manœuvres claniques, les trucs de couloirs, enfin, etc. Bon, et puis, bon, ils m'ont exécuté. Je veux dire, ils ne
m
'ont pas donné, ils n'ont pas validé ma candidature. Là, vous n'êtes pas sympa.
C
'est avec Baladur.
Parce
qu'en 98, Baladur, il vous a mis sur sa liste. Vous êtes devenu député, enfin, il vous a mis sur sa liste pour être député
européen. Non, non, conseiller régional. Régional,
pardon. Et depuis fin octobre, vous n'arrêtez pas de dire, il faut faire des comités anti-PPR. Oui, parce que, d'abord,
je
n
'ai
pas, et je l'ai dit récemment, je n
'ai
pas été baiser la babouche de Baladur pour être sur sa liste. On m'a proposé d'être sur cette liste, je veux dire, un peu une caution shirakienne à ce moment
-là. Ça vous a
rapporté du pognon,
quand même, d'être conseiller. Je suis élu
conseiller régional,
oui. C'est quoi, c'est 15 000 balles par mois, non ?
Oui,
c
'est 14
000 et quelques. Sympa, bon. Et le pauvre Baladur, pour ne pas qu'il aille à la
mairie de Paris, vous dites, on va faire des comités anti-PPR.
Non, non, alors,
et je pense qu'on aurait pu certainement gagner la région si EPR avait encore élargi sa liste un peu plus.
Vous n'êtes pas un peu
isolé au sein du RPR, quand même, en tant que… Ben écoutez, quand j'étais candidat à la présence du RPR, j'ai pu me rendre compte que j'étais vachement populaire, et surtout dans les autres parties, d'ailleurs. Au début, ça a du mal à prendre. Mais j'étais quand même surpris, après ma campagne, le début de ma campagne, c'est d'avoir des milliers de lettres qui arrivaient de l'ensemble de la France. Donc,
il y
avait vraiment, je veux
dire,
un besoin…
Et les partisans de la fracture sociale se
reconnaissaient un peu en vous,
quoi. Oui, et puis il y en a
ceux qui avaient ras-le-bol du RPR traditionnel.
Enfin, vous aviez déclaré quand même, Michel,
excusez
-moi,
vous avez déclaré, ceux qui, au moment où vous avez posé votre candidature, ceux qui me prennent pour un rigolo vont être déçus. Oui. Si au RPR, qui est quand même un parti vachement archaïque, antidémocratique,
je
veux dire, si demain, on n'essaye pas de bousculer les choses, d'avoir des gens nouveaux, avec des idées, je veux dire, plus conformes à notre société d'aujourd'hui, avec des mecs qui ont envie de faire aussi la fête, je veux dire, l'élection du président du mouvement,
c
'est un peu la teuf, quelque part. Oui.
Les
mecs, ils tirent,
c
'est tous des culs serrés, ils ont trois pieds de long.
On va les juppes, là ! Non,
mais il faut quand même remuer le cocotier.
Je
veux dire, on n'y arrivera jamais, je veux dire… Vous dites, vous, en tous les cas, vous avez déclaré, bon, c
'est
la machine à perdre, c'est toujours les mêmes… Oui,
je voulais éviter le
RPR, c'est-à
-dire
le rassemblement pour rien, quoi. Voilà.
Non,
mais…
Mais je veux pas
rester sur le trottoir à regarder la Lousse Parade. J'adore la Lousse
Parade.
Bien. Et votre copain Tibéry, alors ? Bah, mon copain Tibéry, c'est mon pote, de priori, moi, je…
C
'est une super chanson ! Non, mais
attendez, sérieux, pourquoi il
fait
pas comme Strauss-Kahn ? Strauss-Kahn, c'était pas
mal, finalement, parce qu'il s'est fait
choper,
il a démissionné, lui, au
moins. Oui. Non,
mais
je veux dire,
d'abord, c'est pas… Tibéry
s'accroche. Il
n'est pas mal que
Strauss-Kahn. Strauss-Kahn, il se fait gauler dans une affaire de faux, où il a imprimé des trucs qui existaient pas à ce moment-là sur du papier qui existait
pas à ce moment-là. Le papier n'existait pas à l'époque. Il s'est fait gauler
comme un petit truand de quartier dans une grosse affaire de magouille. Oui. Bon, il y
a
eu un réquisitoire supplétif nominatif contre lui. Il était plombé
!
Tibéry… Attendez, je veux
dire… Ah, Tibéry, c'est mieux arrangé, du coup, c'est clair.
Non,
non, non,
non. Tibéry, il est dans une affaire qu'on lui reproche de la mandature précédente, dans une opération judiciaire, un dossier qui dure depuis cinq ans, et juste la veille de clôturer le dossier, pas pour le faire en examen, en
disant
« on va le plomber un petit peu
». Je
veux bien, mais je veux dire, pour soi-disant, il était au courant certainement de choses, mais qu'il n
'a
pas dit à ce moment-là. Bon, je veux
dire,
ça n
'a
rien à voir avec un mec qui s'est foutu.
Je veux dire… L'autre
a
eu la grandeur de l'émission. Attendez, la
neuf,
c
'est pas fini, c'est le plus gros scandale du troisième millénaire.
Ça va
péter à la gueule. Je
veux dire, quand vous voyez Jospin,
moi je voyais
Jospin à la télé… Si j'ai connaissance les hommes politiques au troisième
millénaire,
il
y en aura d'autres. Oui,
je pense.
Mais quand je vois Jospin hier, il dit « c'est pas une affaire des socialistes ». Il y a mon ministre des Finances Socialistes, il est gaulé dans une affaire. C'est pas l'affaire des socialistes. Il y
a
le numéro du PS, Jean-Christophe Camadélis, que j'ai connu en 68, qui était Lambertiste. Lambertiste, comme Blondel. Transquiste, Laure Mathiesse. Mais il est numéro 2 du PS, mais il est en correctionnel, il passe le 2 décembre correctionnel, mais c'est le Parti Socialiste, c'est pas concerné. Le Guen, il est patron de la plus grande fédération socialiste de France, c
'est-à
-dire Paris. Il est plombé dans le truc. Ah ben non, ça ne concerne pas de
paix.
Alors,
je veux dire,
je ne dis pas que le RPR,
on
n'est pas des saints.
Personne ne me croirait en même temps.
Personne
ne me croirait en même temps. Mais je veux dire que l'autre, il doit être déconnecté dans sa tête
ou il a un traumatisme du bulbarachidien. Je veux
dire,
j'ose pas, il faut que…
Il
est bien, non
? Pour
un RPR. Franchement, vous ne croyez pas que Tiberi aurait dû démissionner, vous ? Oh ben oui, évidemment.
Ça
me paraît tellement… Mais moi, je trouve ça incroyable que les gens restent aussi longtemps pour gérer l'intérêt de la communauté. C'est pas possible. Vous me parlez de gens… En plus de ça, je ne sais pas, j'ai entendu que Chirac invitait quelqu'un dans un château qui lui appartient.
Enfin,
comment il se l'est payé, ce château ? Je ne sais pas, moi, mais bon… Ah, le château perso ?
Habitif ? Non, c'est à sa
femme. C'est à sa femme. Oui,
il a épousé une
femme qui a un château. En vrai,
je viens avec une
femme, elle a une tante.
Non, non, non. Est-ce que je suis en train de vous dire ? Oui, mais attendez, Michel. Attendez, Michel, une seconde. Je vais prendre
votre question. Excusez-moi, mais entre Dieu donné et Monsieur, c'est vrai que j'aurais tant… Mais pardonnez-moi.
Vous votez Dieu donné, vous ?
Mais non, mais bien sûr. Mais en plus, il
y
a autre chose.
C
'est qu'un jour,
j'avais dit à un homme politique, je ne
savais
même pas qui c'était, c'était au César et tout ça,
il
était à côté de moi. Après, il était en taule, enfin bon, bref.
Non, mais pourquoi,
par exemple, pourquoi les hommes politiques ont ce discours complètement ? Pourquoi est-ce que c'est avec cette image ? Vous voyez, c'est comme nous, les comedians, quand on dit
«
Fais attention à
ton image, tu comprends ». Mais c'est de la merde, ça. C'est nul. C
'est
-à
-dire
que donc, on ne comprend pas. Il n
'y a
pas de discours humain, il n
'y a
pas de vérité, il n
'y
a rien. Alors, on dirait que c'est normal. Mais ce n'est normal que parce qu'on est rassassés tout le temps de ça. Donc moi, ça m'emmerde, en fait, la politique. Parce que pour moi, la politique,
c
'est dans
la rue. Bon, Michel Bultet,
merci. Pardon, hein. Michel, on ne va pas passer la soirée
avec
Tibéry. Mais c'est vrai que vous avez dit que Xavier Dugoin, c'est le patron du conseil régional qui a employé Xavier Tibéry. Et il a donc dit que c'était Jean Tibéry qui lui avait demandé de faire travailler Xavier. Et vous avez dit que Xavier Dugoin est un menteur fort, quand même. Oui, oui, je pense que c'est un menteur. Vous
pensez qu'il a agi sur ordre
? Moi, je pense, oui, que dans cette grande mécanique judiciaire, il y
a
des règlements
de contre. Il a été chargé. Et puis, il y a aujourd'hui un
type qui en prend plein la tronche. C'est Tibéry. Alors, tous ses potes, il y en a plein. Maintenant, ils trahissent. Tout le
monde veut
lui piquer sa place. Pépère veut arriver.
Il
se
dit, je vais m'installer dans le
fauteuil. Enfin, etc. Et puis, il a la bonne tête, Tibéry.
Il
en prend tous les jours. Vous ouvrez le canard. D'ailleurs, maintenant, je crois qu'un journal, s'il ne parle pas en peu de Tibéry, il ne prend pas le tirage.
Il y en a très
bien dans une rédaction, les mecs. La semaine dernière, on a fait les hoches-pupis. La
semaine d'avant, on a fait les
drogués. Et ça baisse. Qu'est-ce que vous branlez dans la rédaction ?
Il n'y a pas un mec qui a une idée.
Il y a un gars qui dit, tiens, je vous ferai une petite mairie de Paris. Génial.
On
peut reconnaître une chose,
c
'est que c'est courageux, à notre époque, de défendre Tibéry.
Alors,
on va regarder un petit... En plus qu
'on
parlait du RPR. On va regarder un petit Magnéto, parce que vous savez qu'il
y a
l'année des guignols qui vient de sortir. Hein ? Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, on va regarder Magnéto, Serge, s
'il
te plaît. Je rêve
!
Toute ma carrière, c'est ça que vous me demandez ? Pour protéger quoi, Jacques ? Qui ? Bah... L'autre, là ?
Moi,
j'ai fait normal supédéna pour finir fusible de ça.
Eh oh, hein ! Oh
! T'es pas foutu d'écrire trois lignes sans faute d'orthographe. Tu te fais choper, et moi, je vais plonger pour une tarée à la limite de la débilité mentale. Non, mais je rêve. S'il te plaît, il s'agit de ma femme, hein ? Et alors, tu veux me faire un procès ? Quand la gauche t'aura piqué Paris, on voudra même pas de toi un guichet de la sécu. Si tu trouves une place de dingo chez Disney, c'est le bout du monde.
Ça
te fait marrer, toi. Non, non, non. Et si t'as ri, je te fais rire
? C'était
marrant.
Je
te
fais rire. Je suis un marrant, c'est ça. Une sorte de clown, quoi. Il plaisantait. Toi aussi, je te fais
rire ? Non, mais... Je te fais rire. Toi, le grand bénet qu'on a élu chef de classe, je te fais rire. Je passe mes journées chez le juge pour sauver
ta place,
et
je te fais rire.
Malin, tu prends tout mal, là.
Mais non ! Qu'est-ce que je prendrais mal ? Que la poissonnière se fasse choper comme un voleur d'autoradio ? Que le réjoui nous fasse perdre la mairie de Paris ? Ou que l'Otab Brunki étouffe les affaires avec un mégaphone ? J'envoie un délicoptère dans l'Himalaya ! Avise à la presse, je vais t'étouffer une affaire !
Ça,
c'est même pas vu.
Mais moi, je sers de fusible à tout ça ? Merde, à la fin ! Pourquoi je fais ça ? Je vais finir dans une mairie de province comme un monori quelconque.
Elle va se calmer. Je le connais. Je suis pas sûr, là. Par contre, il
y
a une chose qu'il faut pas lui dire. Jamais ! Ah, excusez-moi pour le retard, hein. J'ai eu un petit problème. Ah, Alain, tu peux me rendre un service, là ? Faut plus jamais lui demander, hein. Maman.
Voilà.
C
'est l'année des guignols chez Canal Vidéo.
C
'est en vente libre. Bien. Et voilà, c'est la seule façon qu'ils ont de nous intéresser. Exactement.
Bien. D'ailleurs, ce
que j'allais dire, Michel, on a beaucoup parlé du RPR, beaucoup parlé de Tiberi. Je vous laissais dans les mains de Linda Hardy. Ah, super. Voilà.
Super,
ça se veut dire, oui. C
'est gentil.
Si vous reparlez politique et si vous faites des réponses qui sont trop politiques, politiciennes, vous allez être mosaïqués.
C
'est la gauche mosaïque. Non, la droite mosaïque. Voilà.
Est-ce qu'on pourrait Serge
mosaïquer Michel Bultet pour que...
Mosaïqués.
Voilà, donc vous êtes mosaïqués.
Ils sentent la mosaïque. Et là, on ne vous voit
plus. Voilà, donc vous n'avez pas intérêt à nous refaire de discours politiques. Là, vous allez parler avec votre cœur.
On
ne parle pas de politique du tout. Non, vous
n'avez
plus parlé de politique, là. Est-ce qu'on peut éteindre la lumière, s'il vous plaît
?
Non,
il
a bougé. Non,
non,
Diodo a bougé. Non, Diodo a bougé.
Non, Diodo a bougé,
Diodo a bougé.
Non, non. La
musique aussi.
On rallume la lumière, ça. Ils
sont tous...
Dès qu'ils entendent
de la musique, ils dansent,
ça. Alors, on va recommencer. Surtout ça, surtout
ça.
Bon,
on y retourne. Attention, ne bouge pas. Attention. Et voilà. Il s
'est
donné du mal, là. C'est
vraiment
dur. C'est dur de ne pas bouger quand on entend ça. Bon, Linda, je vous le laisse, il est à vous.
Alors, vous appelez Baladur, Pépère en politique, mes mères, c'est qui
? Simone
Veil. Ah oui, d'accord.
Et
vous dites aussi que vous êtes plus langue de pute que langue de bois, globalement. C'est
bon.
C'est qui votre homologue au féminin, à votre avis
?
Quelle
est
la gonzesse qui balance... Marie-France Garot. Oui, c'est vrai. Elle est assez langue de pute. Ah oui. Très langue de pute.
Très
langue de pute.
Quelle
épouse politique est pour vous actuellement la plus méritante
? Ah
bah si, là. Bah si. Xavier.
Ah,
Xavier, j'aurais dit Bernadette, moi.
Ah
bah oui, elle a moins d'emmerdes quand même, Bernadette, pour l
'instant. Ouais, mais quand même, il
peut se le faire,
quand même.
Donc vous
pensez que... Pourquoi Xavier
? Parce que... Bah, parce que je verre, elle subit quand même un calmeur,
la pauvre.
Elle défend son Saint-Jean. Mais oui. Ouais.
Vous
avez 52 ans.
Ouais.
Et
vous êtes toujours célibataire.
Ouais. Ah.
Pourquoi
? Je
suis beaucoup d'hommes politiques
depuis... Oui, bah écoutez, je
suis toujours célibataire, mais je vis avec une femme.
Ah.
Ouais, quand même. Ah bon, bah je suis déçu, Michel.
Ouais, ouais,
ouais, ouais, ouais. Ça fait combien de temps
?
Bon, ça fait plusieurs années. Ah bon ? Et j'ai même dit que dès que la loi passera au Sénat, je me paxerai avec elle. Ah, bah ça va faire
plaisir à Roselyne Bachelot, qui était notre
invité la semaine dernière. Bah oui.
Est
-ce que vous avez déjà demandé une femme en mariage
? Euh,
oui, une fois, ouais, mais elle n
'a
pas entendu.
Elle n'a
pas entendu ? Elle
n'a pas entendu ? Non,
c'est vrai,
ouais. Elle n'avait pas compris. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas compris. Elle avait
écouté ?
Dix ans après, elle vous a dit, mais si tu l'avais dit clairement. Bah
oui, mais j'ai dit, moi je te l'ai dit. Merde. C'est pour ça que je me marierai plus, je me paxerai, quoi. Elle faisait quoi dans la vie
?
Hein ? Euh... La femme. Ouais, la femme en question,
celle à qui vous avez demandé.
Elle avait une profession, euh...
Oui,
elle avait une profession.
Elle avait une profession.
Elle
avait une profession. J
'ai attendu une profession, dites-moi.
Qu
'est
-ce qu'elle faisait ? Il y a une grave,
docteur. Dites-le à Michel.
Elle
faisait quoi ? Bah elle bosse. Non, non, non, non, non, non, non, non. Vous allez répondre. C'était quoi le métier ? Hein ? Le métier de votre promise qui n'avait pas compris quand vous
l'avez... C'est
la même qu'aujourd'hui, quoi. Mais je veux dire, c'est pour ça que j'aime paxer. Ah, d'accord.
Et le voyage de noces pour fêter le Pâques, ça serait où
? Bah, euh...
Parce que la dernière fois avec elle,
on
est partis. Mais ça, c'était sur les traces de pépères, euh... En Turquie. On va faire une enquête précise.
Vous
êtes
allés à Izmir
? À Izmir, oui. On a appris des choses. Et euh... Sur la
famille du balade. Et
euh...
Ah, vous êtes allés un petit peu... Ah, vous êtes allés, oui, en repérage, là. Ah, vous êtes allés, oui, en repérage, là. Et on
soit jeté dans le souk. Quand on n'achète pas, le mec qui fait...
Et
maintenant, elle me balade.
Merci,
Michel.
Voilà.
J'accueille maintenant,
euh...
Mon invité suivant. On va rester avec nous. David Hallyday, Madame Messie.
C
'est dehors, cette chanson. Ah, c'est gentil.
Ouais,
c'est vrai. Vous connaissez tous, là
?
Ouais, ouais, ouais, ouais.
On
a
invité le meilleur
ami de Tibéri. Moi, je vois.
Ah,
mais je connais son père aussi. Il a
dû
me voir à la vérité. Ah, ouais ? Il essaye de se placer, là. C'est ça, les hommes.
Ah, mais j'ai bien connu votre
papa et votre maman,
là. Oui, oui, oui, vous savez.
Allez,
là.
Bon, David Hallyday,
alors. Il faut fier qu
'on déconne. Il veut rigoler.
C'était
une émission marrante, on va dire.
J'ai regardé dans la télé tout à l'heure
dédonné.
J
'ai dit, putain, il est vachement sérieux.
Non, mais je ne sais pas, c'est pas ça. C'est qu'il ne faut pas lui parler
de politique, en fait. David, alors. Vous avez sorti un album qui s'appelle Un Paradien d'Enfer. Le premier single, c'était ça. Je l'écoute sans arrêt. Alors,
il
y
a
un nouveau single qui sort,
c
'est ça.
C
'est celui que
vous
avez chanté tout à
l
'heure. Mais tu as tout samplé sur le truc, c'est incroyable.
Ah, j'ai tout samplé. Il y a pas mal de films. J
'ai tout samplé, j'ai des trucs très rigolos. Par exemple. Prenez pas là, on se fait engueuler.
C
'est pour Michel, ça. Alors, David,
vous
avez fait paroles, enfin, les paroles, la musique, pardon. La musique, oui. La musique. Les paroles, c'est Zazie. C'est Lionel Florence qui travaille pour Pagny et Obispo. Il est à combien cet album, là, Un Paradien d'Enfer ? Je parle de vente, là. Franchement, j'en sais rien. Ah bon.
Ça vous intéresse pas ?
Pardon ? Si, ça m'intéresse. Mais là, les dernières, on était un peu plus de 200 000, je
crois, sur l'album. C'est ça, c'est bien.
Ça se vend bien,
non ?
Oui, très bien.
Alors,
c'est votre premier album en français
? Oui. Oui, c'est vrai. Vous n'avez pas vraiment envie
de faire un album en français ?
Non, c'est pas que je
n'avais pas envie.
Je
trouve que
pour
bien faire les choses,
il
faut être prêt pour le faire.
Et
puis, bon, moi, j'ai toujours chanté en anglais, donc
ça
n
'a
jamais été vraiment un besoin de chanter en français quand tu vis là-bas depuis toujours.
C
'est vrai.
Et
puis, sur le moment, j'en ai fait une comme ça pour rigoler, voir ce que ça allait donner. Et ça m'a bien plu. Donc, je me suis dit, bon, j'en ai fait deux, trois,
quatre. Et
puis, bon, en fait, j'ai fini par
faire la même. Ça marche,
en plus. Vous en êtes quand même à votre cinquième album, dans un live. Il y
a
eu des morceaux, certains sous le nom de David Hallyday. D'autres avec
Blind Fish,
avec Novocaine. Ça, c'est le premier album en français. Ça marche. Vous avez fait aussi des musiques de votre père, de Johnny, 100%. Oui. Vous
en parlez depuis longtemps.
Oui. Au
départ, vous vouliez que ça s'appelle tel père, tel fils.
Ah non, c'est pas moi.
Ah,
c
'est vrai.
Non, non, non, non,
non. Non, justement, je l
'ai
dit. Ah non, si tu l'appelles comme ça, moi, je... Ah non,
c'est pas. Donc, 100%, c'est bien.
Non, non,
non.
C'est mieux. Vous avez fait une chanson déjà sur votre père, avec Gérard Mancet, qui s'appelait un
héros. Héros.
Héros. Dans le bon sens du terme. Oui, parce que c'était plus... Quand vous étiez petit, Johnny,
c
'était plus pour vous un héros qu'un père.
Un héros. Oui.
Oui. Alors, quand vous étiez petit que Johnny vous amenait au concert, en fait, je n
'étais
pas tellement fasciné par lui. J'étais plutôt fasciné par le batteur, Tommy
Brown, non ? Ce qu'il vexait
beaucoup, d'ailleurs. J'étais... Oui, c'est vrai. Toujours, d'ailleurs, maintenant, quand il en parle, ça l'a beaucoup vexé, visiblement. Mais non, mais c'était...
Mon
père, c'était quelqu'un d'incroyable pour moi. Il était toujours... Mais c'est vrai que Tommy Brown,
ça
a été ma révélation pour moi. Quand j'ai vu Tommy Brown, j'ai tout de suite voulu faire de la musique et je me suis jamais posé la question. Qu'est-ce que je vais faire plus tard ?
Ça
a été un peu ma révélation.
Un vieux batteur, en
fait. Oui, c'est ma première vocation.
Alors, on
va vous voir dans un document qu'on a retrouvé.
Ah bon ? Ah oui, ah oui. Non, non, mais il
est vachement bien,
le document. Ah d'accord.
Bon, on
va
voir. C'est un... On va regarder. C'est un document, donc, c'est en 79. C'est au pavillon de Paris. Ah oui ? Ah, mais c'est... Je ne l'avais jamais vu, en
plus.
Vous allez voir. Magnéto, Serge.
Sur
la scène, vous aviez quoi, là ? 13-14 ans, non ? Non, j'avais 11 ans, 12 ans. 11 ans, 12 ans,
oui. Alors,
c'est un document d'Avis Boyer.
Il
faut féliciter l'équipe de Catherine Barma qui a retrouvé ce
document.
Vous n'avez jamais
vu. La
chanson, c'était rien que 8 jours. C'est ça, non ? Rien que 8 jours,
oui.
Rien que 8 jours. Il faut dire qu'on voit beaucoup mon père rigoler sur
ce...
À ce moment-là, mais il ne rigolait pas du tout avant. Il était un
peu terrorisé. Un peu, oui. Moi aussi, d'ailleurs.
Mais votre idée, évidemment, c'était toujours d'étonner votre père, ce qui est normal quand on a un père comme le vôtre. Et puis, finalement, un jour, vous lui avez apporté Is My Girl, qui était la musique d'un film éponyme. Et il vous dit... Il y avait une prod sur le disque, comme lui, je ne l'avais jamais eu en France, bien entendu, parce que c'était fait à Los Angeles. Et il vous dit, c'est toi qui chante là, tu me fais marcher. Il ne
croyait
pas... Il
ne croyait pas que c'était vous.
Oui, mais il ne savait pas au début que, en fait, le chant, c'est venu longtemps après parce que moi, je voulais écrire de la musique. Et j'ai appris à chanter. Vraiment,
c
'est pas... Ça a été tout le contraire de lui.
C
'est-à-dire que lui, c'est un autodidacte dans le chant. Moi, j'étais plutôt autodidacte dans la musique, en tant que compositeur, tout ça. Donc, j'ai dû vraiment apprendre à chanter, quoi, parce que ce n'était pas ce que j'avais envie de faire. Je me suis vite rendu compte qu'en écrivant mes chansons, il va falloir... Il
va falloir les chanter, oui.
Exactement. Donc, c'est pour ça que j'ai commencé...
C'est votre beau
-père, parce que bon, quand...
C'est mon beau-père qui... Quand vos parents
se sont séparés, Sylvie est allé vivre
à Los
Angeles avec Tony Scotty.
Oui, oui.
Scotty Records. Et donc,
c
'est lui qui vous a... C'est lui qui vous a dit, il faut que tu chantes et qui vous a fait prendre des cours de chant. Exact, oui. Voilà. J'en ai pris pendant 6-7 ans, pratiquement tous les jours. Et puis, c'est comme ça que j'ai commencé à apprendre à aimer chanter, quoi. Alors, vous vouliez changer de nom à un moment, parce que vous dites quand même, David Hallyday, c'est un nom difficile à porter. Oui. Et Johnny vous a dit, si tu fais le même métier, garde-le, ça me fera plaisir.
Oui,
c
'est
un
peu
ça, oui.
Oui,
oui. C'est ce qu'il m'a dit.
C
'est un regret d'avoir gardé votre...
Ah, pas du tout, non. Je suis super fier de mon nom, non. Pas du tout,
au
contraire. Parce que vous
dites, c'est que t'es bon, t'es mauvais.
Oui,
oui, oui.
De toute manière, les choses qui valent vraiment la peine, ce sont toujours des obstacles, c'est toujours des obstacles difficiles à franchir. Donc, c'est vrai que moi, la difficulté ne me fait pas peur. Et puis, bon,
c
'est quelque chose que j'assume maintenant et dont je suis très fier. Donc, c'est un peu comme un héritage, je me sens comme ça. Je suis très fier de mes parents. Alors, vous savez, moi, je suis assez vieux pour vous avoir vu naître. C'est vrai ? Bah oui,
c
'est vrai, bien sûr.
Je suis né en 49,
vous êtes né en 47, vous. Oui. Hein ? Donc, c'est vrai que votre naissance, je ne
sais pas,
vous ne
vous
en souvenez pas, évidemment. Mais c'était un
événement. C'est vrai.
C'était un événement très, très important. Votre mère, en 65, elle ne voulait pas d'enfant. Elle l'aurait préféré trois ans plus tard. Elle l
'aurait
préféré en 68. Elle
trouvait
que c'était un peu tôt.
Vous ne saviez pas,
ça. Non, mais bon.
Je vais vous
raconter votre vie,
David.
David. Et alors, en 66, elle s'est retrouvée enceinte. Elle a dit, si c
'est
un garçon, ça sera David. Et vous savez pourquoi vous avez été appelé David
? Non,
je ne
sais
pas non plus. Vous avez bien fait de venir,
finalement.
Je sais qu'elle voulait une fille, mais c'est
presque que
je savais. Oui. Elle vous a appelé David parce que, quand elle était petite, elle disait David Copperfield. Ah. Voilà. Donc, elle aimait bien David Copperfield parce que… D
'où la
coupe de cheveux que
j'ai
gardée.
D'où la coupe
que vous aviez. Elle disait, c'est un gosse tout mignon avec des yeux bleus et un bout du nez un peu sale. Et
vous êtes
tout
mignon avec des yeux
bleus, mais vous avez le nez propre. Oui, oui, oui. Alors, votre mère, elle voulait que vous appeliez David Smet. Oui. Mais je m'appelle David Smet. Vous vous appelez David Smet ? Oui. Parce
qu'en fait, elle trouvait que ça
faisait le moins un gosse de vedette de s'appeler Smet, comme Johnny, comme le vrai nom de Johnny. Et elle disait, je voulais qu'il ait une vraie vie d'enfant. Vous avez une vraie vie d'enfant. C
'est
formidable, j'apprends tellement de choses.
Mais non, mais vous
venez chez moi, je vous raconte
votre vie. Bultez tout à l'heure, je vais raconter
la sienne. Il n
'y a
que celle de Dieudo qui est plus…
Vous
n'avez pas interrogé ma mère. Je n
'ai
pas encore eu votre mère au téléphone.
Ah bon. C'est toi qui as droit à ce genre
de
renseignements.
C
'est vrai qu'elle aura certainement eu des choses, mais peut-être moins… Ma
mère
était moins connue, beaucoup moins connue.
Que
Sylvie ? Ah oui, et mon père aussi. Votre père aussi.
Enfin
bon,
on
est… C'est pas pour ça que je suis moins bien,
hein. Je
veux dire…
Ah, vous êtes bien aussi, là ! Et
c'est un peuple qui a beaucoup… Eh
!
Voilà. C'est bien ça, hein.
Vous pouvez le remettre très
régulièrement, vous pouvez le remettre. Voilà. Et vous pouvez même vous en servir comme jingle de votre émission.
Mais je pense
qu'on va le garder comme générique, d'ailleurs. Vous savez ce qu'elle voulait que vous deveniez votre maman quand vous étiez petit, David ? Euh… Architecte, non ? Non. Non, je sais pas. En tout cas, c'est râpé, hein.
Oui,
c'est clair. Non, elle a déclaré tout ça, c'est des trucs évidemment vrais.
Elle
a été retrouvé dans la presse. Elle disait, moi j'aimerais qu'il devienne médecin ou marin,
mais
pas chanteur. Marin, oui. Mais pas chanteur. Marin, ça m'étonne quand même. Médecin, je peux comprendre.
Oui, marin, parce
que comme elle est très maman poule, il faut bien le dire avec vous, elle a été très maman poule,
ça
a été hyper protégé, Sylvie Vartan,
non
? Oui,
oui,
ça n
'a
rien à voir avec ça, quoi.
Bah si, parce que les marins, c'est un métier à risque,
marin, quand même. Pardon ? Marin, c'est un métier à risque. Oui, oui, oui, c'est vrai. On l
'a
vu dernièrement
encore. J'imagine. Alors, elle
ne voulait pas que vous soyez chanteur. Visiblement, non. Alors, j'ai retrouvé en 66, le 17 août 66, votre thème astral dans François. Ah d'accord. Et ça, je crois que ça va défriser tous les gens qui croyaient encore un petit peu à l'astrologie, parce que voilà ce que disaient les astrologues au sujet de David. Il disait, au moment de votre naissance,
il
disait, David sera remarquablement chanceux. C'est vrai. Oui,
c
'est vrai. Prometteur d'un destin exceptionnel.
C'est vrai.
C'est bien parti.
Mais, il
n'apparaît pas qu'il suive un jour la carrière de ses parents. Ah. Donc, planté.
Alors,
vous étiez baptisé. Alors, ça aussi, c
'est
un événement extraordinaire. Vous n'en souvenez pas de ça, vous ? Non, non, non plus. Mais extraordinaire à
Leconville.
Oui, oui. On vous l
'a
raconté quand même.
Il n'y a pas de
film,
il n'y a rien, non
? Non,
pas du tout. Non, non, il n'y a rien, non.
C'est Jean-Pierre Bloch, votre parrain.
Vous le connaissez, vous, Jean-Pierre Bloch ? Oui, je vous
connais. Oui, vous le connaissez. Et il n
'y a
pas de photo. Justement, c'est peut-être pour ça qu'on ne vous en parle pas beaucoup. Parce que les photographes étaient interdits. Il y a eu une chanson à l'époque qui parlait de vous. Vous voulez que je vous la fasse écouter ? C'est Le Roi David. Le Roi David !
Le
nom de messieurs,
il
est là. Tu as été célèbre avant même de faire quoi que ce soit. La base rythmique de cette chanson est formidable.
Je ne sais pas si vous avez
remarqué. Pardon ? Oui. Ce n
'est
pas la meilleure chanson, hein ? Ah non, non, non, pas du tout. Non, non, j'étais sérieux. Non, mais vous étiez sérieux ?
Oui,
j'étais sérieux, oui. Bon, on
va
juste écouter un petit bout, là.
Je
ne
vais
pas la
reprendre, là. Alors, on a reçu Estelle ici l'année dernière. Vous vous
êtes
trop bien passés ? Elle ne vous a pas dit qu'on a été méchants avec elle, non ? Non, non,
non.
Vous vous êtes trop bien passés ?
Vous
la trouvez comment à la télé comme animatrice
? Très
bien.
Je
trouve qu'elle a fait beaucoup de progrès depuis sa première émission.
Je
trouve qu'elle s'en sort vachement bien parce que ce n
'est
pas évident de passer à la télé. Moi-même, parler à la télé, ça n
'a
jamais été vraiment trop mon truc. Et je trouve que c'est vraiment un métier très, très difficile. Donc, je trouve qu'elle s'en sort bien. Oui, elle s'en sort bien. Vous n'aimiez pas mieux l'émission de
l
'année dernière que celle de cette année, non
?
Je n
'ai
pas eu le temps vraiment d'analyser celle de cette année, mais je vais le faire maintenant. Je reviendrai pour te le dire. Il est un peu comme Bultet quand même,
il est
diplomate, c'est bien.
Bien,
la télé rend fou, vous pensez que ça va la rendre folle, non
?
J'espère pas. Jusqu'à présent, vous avez noté
une... Un
grain de folie ? Un grain de folie supplémentaire, non
? Non,
non, mais on a tous un peu notre grain de folie à nous. Je pense que ça fait partie des données de bien comprendre ce genre de choses. Quand on est artiste, on est un petit peu différent, je pense. On
aime pousser à l'extrême. La
télé n
'a
pas changé ? Non,
non,
non. De ce côté-là, non. Bien. Vous allez rester avec nous, là. Avec plaisir. Ce qu'on va entendre après, c'est ça.
Vous
êtes à l'Olympia le 21-22 mars, c'est ça, non ? Le 21 et le 22 mars, oui. Bien. Vous restez avec nous ? Avec plaisir. Alors, je reçois maintenant un auteur qui a défrayé la chronique lors de cette rentrée littéraire, qui s'appelle Christine Angot et qui a écrit L'inceste, c'est chez Stock. Bonsoir.
Bonsoir.
Michel Bultet, le meilleur ami de Jean Tibéri.
Bonsoir.
Bonsoir. David Alidé, le chanteur de Tu ne m
'a
pas laissé le temps. Bonsoir. Clémentine Cellerier, qui est venue amicalement ce soir. Et Dieudonné, qui sera le premier président de la République métisse en France. Bienvenue. Christine Angot. Alors, j'ai montré votre livre à la caméra. Je vais enlever votre photo, puisque vous êtes là de toute façon. Donc, je n
'ai
pas la peine que je laisse la photo sur la couverture. C'est un peu ridicule. Voilà. C'est sérieux, la couverture. C'est... Voilà. Zoom, zoom, mon garçon. Voilà. Bon. Vous voulez... Est-ce qu'il faut, pour nos amis téléspectateurs, que vous résumiez un petit peu le bouquin, même si ce n'est pas facile ?
Vous
diriez quoi, vous
? Vous n'obligez pas
à le faire,
Christine.
Déjà, si je pouvais le dire comme ça,
en
3 secondes, ou en 3 mois...
Ce
n'était pas la peine
d'errir 250 pages. Oui,
ce n'était pas la peine, quoi. Ce qu'il y
a
à écrire,
c
'est justement... C
'est
ce que les gens ne peuvent pas comprendre. C'est ce qu'à un moment donné, on essaye d'expliquer à quelqu'un, ou à plusieurs personnes, à la suite, ou à plusieurs personnes ensemble. Et puis, on se rend bien compte qu'ils ne captent rien.
Oui.
Vraiment rien. Donc là, comme...
Au
bout d'un moment, c'est quand même un peu insupportable de se dire, ben oui, ça ne passe pas. Donc, c'est là qu'il faut écrire. Donc, voilà.
Vous voulez que je fasse le travail idiot de résumer votre bouquin, finalement
?
Il doit être idiot.
Ben, c'est obligatoirement idiot de résumer un bouquin, je ne sais
pas combien il fait, 200 et quelques
pages. Non, mais c'est vrai que... Donc, vous racontez... C'est très difficile
à
dire. Vous racontez votre
inceste
? Non.
Voilà, j'étais sûr que
vous
alliez me répondre ça. Et votre rupture avec une femme aimée pendant 3 mois
?
Ben non. Ben voilà, j'en étais sûr.
Ben
oui, c'est normal. Non,
parce que si vous voulez... Non, c'est déjà sur la manière de dire, mais bon, c'est...
C
'est racoleur, vous trouvez ?
Non, non, pas du tout. Non, non. Ce n
'est
pas la question d'être racoleur.
C'est... Enfin,
je ne
sais
pas...
Peut-être
que ce n
'est
pas vous ? Ce n
'est
pas tellement important,
parce que...
Je ne
sais
pas si c'est racoleur ou pas racoleur. Ce n
'est
pas tellement l'histoire.
C
'est de dire que je raconte
mon
inceste
comme
si j'avais déjà un inceste qui m'appartenait
et
comme si ensuite, je m'amusais à le raconter.
Comme
si on pouvait raconter les choses.
Or,
moi, je raconte rien.
J
'écris.
Et
je ne
suis
pas quelqu'un qui écrit
quelque
chose.
Je
suis quelqu'un qui écrit, déjà.
Donc, je
ne peux pas écrire
un
inceste, encore moins le mien. Et je ne
peux
pas écrire une rupture. Enfin, j'écris. Et puis, à partir de là, il y a des choses qui, devant une machine, qui sont là. Et puis, tout ce qui est... J'écris, moi. J'écris, moi.
Mais
ce n
'est
pas la même chose que de dire, je raconte, moi, par exemple.
Ça, je ne peux pas le dire. Vous suivez, Bulté, là ? Je suis.
Oui, oui. Oui, oui, je suis. Moi, je suis. Franchement.
Ce n'est pas compliqué, ce que... Ah non, je ne dis pas que c'est compliqué. Je n'ai pas lu le bouquin, mais je veux dire,
ça me donne envie de le lire. Oui ? Non ? Mais elle n'habite pas dans le 19ème.
Non,
non, mais ce n
'est
pas grave.
Je veux
dire... Non, non, mais... Là, vous n'êtes pas obligés de dire ça
? Oui,
mais c'est... Non,
mais c'est tombé, ce n'est pas grave. Non, mais c'est vrai que l
'écriture, c'est une aventure,
en fait. On commence à écrire. On
commence...
L'idée
de l'aventure, ça, c'est un mot qui me va bien,
de
dire ça, par exemple. Que c'est une aventure. Et d'autant que c'est une aventure qui concerne la personne qui
écrit, l
'écriture, mais c'est aussi une aventure qui concerne ceux qui sont en mesure de recevoir ou de pas recevoir. Donc, c'est aussi une aventure, à un moment, qui devient collective. Et voilà ce que je pourrais en dire. Donc, c
'est
pour ça que ça ne
peut
pas être mon truc, mon machin, mon inceste, ma rupture,
mon... Même
mon livre.
Ben,
nous voilà bien
! C
'est bien ton bis, David,
qu'on a écouté tout à l'heure. Oui, c'est bien, oui. Tu m
'assures.
Non, mais
il faut être au moins deux, quoi,
pour qu'il y ait un
livre. Donc, je ne peux pas être seule.
Non, c'est quoi alors ? Qu'est-ce qu
'on
peut dire ?
Il
y a à la fois cet
inceste... On peut dire... Non, d
'abord, ce qu'il faut dire, c'est que ce qu'on appelle l'autographie, c'est-à-dire que vous
vous mettez...
J'ai beaucoup de difficultés avec ça.
Aïe, aïe, aïe. Ben,
c
'est mon soir.
Non, parce que j'ai des difficultés avec tout.
Oui.
Donc, c
'est
normal. Oui. Donc, si vous voulez, quand on dit autographie ou autofiction, etc., ça veut dire aussi qu'on se prend pour personnage.
Ben, c'est quand même un peu vrai. Vous avez choisi un personnage qui s'appelle comme vous, Christine Lambeau. Non, regardez,
la seule chose,
c
'est que je ne
suis
pas un personnage. Je ne
suis
pas un personnage. C'est
pour
ça que c'est difficile pour moi, là, maintenant. Parce qu'en fait, il y a juste la langue qui raconte quelque chose. C'est juste
du
langage. C'est juste dit. C'est juste dire. Donc, ce n
'est
pas un personnage. Sinon, moi, je serais un personnage. Et ça, ce n
'est
pas possible. Je ne
peux
pas, moi, me réduire à un personnage. Ce n
'est
pas possible.
Parce
que ce serait réducteur.
Ce
serait un double.
Ce
serait comme si je me dédoublais. Or, je ne
me
dédouble pas du tout. Il y
a
quelque chose, au contraire, qui s'étend dans le livre. Vous
suivez, Diédo ? Oui, oui.
Moi,
je comprends parce que la pudeur... J'aime bien cette pudeur, moi. Parce que c'est... Parler, c'est briser un silence. Et là, en l'occurrence, une œuvre personnelle...
C
'est vrai que c'est très difficile de venir en parler...
Ça
doit être
difficile.
On peut dire quand
même... Non, non, mais... Non, moi, ce n
'est
pas difficile.
On
peut dire quand même que, bon, vous racontez à la fois une aventure qui a duré trois mois, une aventure homosexuelle qui a duré trois
mois...
Allez,
disons-le.
Disons-le, quand même.
Non,
je ne
sais
pas. Parce
que sinon, je n'ai
pas lu le bouquin. Oui,
oui. Et
que vous racontez... Le récit s'entrecroise avec le récit d'un inceste.
Oui.
On peut dire ça, quand même.
Oui. Enfin, c'est une histoire de mots, de récits, de trucs comme ça. On ne
va
pas revenir sur tout parce que sinon,
ce
serait trop
compliqué.
Mais oui, il y a effectivement un moment, une association qui est faite entre le terme d'inceste et entre le terme d'homosexualité. Et puis Noël au milieu qui est là. Oui. La fête de Noël.
Oui. Voilà.
Donc, c'est vrai que ça, ça
vient
se rencontrer, l'inceste et l'homosexualité dans ce livre.
En
fait, quand on lit le bouquin, on se demande d'abord si c'est de la fiction, si c'est de l'autofiction, si c'est du témoignage. On n'en sait rien, en fait. C'est ce qui fait le charme du livre, en plus. Ça, je vous le concède
aisément. Non,
mais
si... Alors, du témoignage... Ça, alors là, vous vous doutez bien que c'est
la
dernière chose qui puisse...
Enfin,
non, quoi, que vraiment non. Parce que sinon, ce n
'est
pas possible.
Pourquoi ce n'est pas possible ? Parce
que sinon, il n
'y a
pas d'écrivain. Un écrivain, ce n
'est
pas un témoin.
De
rien du tout.
C
'est juste un écrivain.
Mais quand on voit une fille dans le bouquin qui s'appelle Comme vous et qui est vous et qui avoue ce qui est avoué dans ce bouquin, la première question qu
'on
se pose, c'est est
-ce
que c'est vécu ou pas
? Ah,
mais ça,
c
'est pas... La question n'est pas là. La question, c'est de dire que c'est de la littérature.
C'est tout.
Puisque vous êtes venue, en fait, à l'émission, peut-être, si je peux me permettre de... Voilà. C'était de... Alors, qu'est-ce que vous auriez à nous dire de ce livre
? C
'est même pas
agréable.
C'est pour faire rire. C'est même pas... C'est ça
que je me demandais.
Mais écoutez, c'est très simple.
Tout
à l'heure, en attendant, je me disais,
mais
qu'est-ce que c'est ce livre ? Je ne sais pas. Et je disais aux personnes qui m'ont accompagnée, je disais, mais c'est pas compliqué. Je vais m'appuyer sur les questions qu'il va me poser. Il va bien me poser des questions. Donc, je m'appuie sur les questions qu
'il
me pose.
Je ne pose pas de questions.
Je m'appuie sur les questions qu'il me pose.
Voilà. C'est la
meilleure chose à faire parce que sinon, qu'est-ce qu'on fait ?
C
'est du discours qui peut être politique ou qui peut être littéraire.
Et
d'un coup, on dit, moi, j'ai un truc à balancer. Je le balance. Bon, voilà. Et mon livre,
c
'est tac, tac, tac. Je le balance. Il
faut
que je fasse passer ce message. Or, il
n
'y a pas de message. Il
y
a une seule chose possible, à mon avis, si, effectivement, on vient à la radio, à la télévision, n'importe où, c'est de voir ce que la personne qui peut poser une question ou une autre personne peut envoyer et ce qu'on peut... Et voilà, à partir de là, ce qui peut
être...
Vous
avez envie
de communiquer quelque chose quand même dans ce que vous avez écrit ? Ah, la communication, l'écriture, c'est pas
la même chose. Ah, enfin, de donner,
alors, quelque chose. Ah, de donner, oui. Oui, voilà, c'est
ça. Mais vous avez du mal à le formuler ! La question,
vous trouvez que je formule pas bien ? Non,
non, non ! Si, si, c
'est...
C'est un peu
pudique. Oui,
oui,
c'est... C'est méthodique,
c'est-à
-dire
que vous vous êtes...
Il y a une sorte
de rigueur.
Alors,
essayez d'être vraiment très précis sur exactement ce que vous avez envie de dire. Vous avez
une précision qui fait... Oui, oui, moi, j'ai rien
envie de dire. C
'est surtout de ne rien
dire. Il faut surtout...
Il n'y a
rien à
dire. Il
n
'y a rien à dire. Il n'y
a rien à
dire.
Mais pour briser le silence, il ne faut rien dire. Il faut parler.
Ce n'est
pas la
même chose. C'est ce que vous
faites, vous parlez.
Page 26.
Attendez, il m
'a
demandé un truc intéressant.
Allez,
dites-moi. C'est pas comme moi.
Il m
'a
demandé si je pensais écrire un autre livre.
Oui.
C'est tout vulté, ça. Mais
c'est mon
huitième livre.
Je n'ai jamais dit que c'était le premier. Je vous demande si vous voulez aller faire un
autre.
Ils s'en sont bien. Ils s'en sont bien.
Il y en a déjà un qui est en train de s'écrire, bien sûr. Oui.
Moi,
ça ne
me dérange pas
que vous réagissiez comme ça. Moi, j'ai invité souvent Eric et Ramzy dans l'émission.
C
'est pareil.
Je ne
sais
pas qui c'est.
Vous
ne
savez pas
? Bien, alors,
vous dites page 26, parce que c'est là où quand même il
y
a des questions que votre livre soulève en dehors de la qualité du texte, la qualité littéraire. Vous dites page 26, moi-même à 14 ans, je voulais devenir écrivain.
Je
voulais démarrer très fort.
J'ai
pensé à l'inceste. J'ai séduit mon père.
Donc
voilà, je veux dire, on se demande. C'est pour ça qu'on se demande.
On
se dit, est-ce
que c'est du marketing
? Mais
est
-ce
qu
'on
se demande vraiment
? Moi,
je
me le demande. Oui,
moi, je suis un garçon. Est-ce qu'on demande vraiment
? Est-ce que c'est de la création littéraire
? Est-ce que c'est de la réalité ? Ça
pose la question alors du marketing. Est-ce que si on veut vendre vraiment quelque chose, pourquoi pas alors, finalement, peut-être que de vivre l'inceste, c'est une bonne méthode de marketing ? Oui. Ça, c'est une vraie question qui se pose. Je
la
pose.
Oui, alors
?
Posons-la. Posons-la.
Il est
rare d'avoir dans un bouquin quelqu'un qui dit… C
'est de l'humour. Pardon ? C'est
de l'humour. L'inceste ? Non,
cette
phrase… Thierry,
je
ne
sais
pas, pour vous peut-être, mais enfin non, ça
me choque. Pour vous, les monarchistes,
c'est de l'humour.
Non, mais
cette phrase, ça peut être de l'humour. Oui.
Je
voulais démarrer… Disons que c'est… Si vous voulez, c'est simplement cette phrase-là, c'est… Je me dis, je me dis, ben voilà, je vais dire ça, comme ça, ils ne le diront pas.
Mais
ils le disent.
On est con.
Non, mais c'est vrai. C'est
vrai.
C'est vrai qu'on peut se poser la question aussi, effectivement, de l'argent, du business.
Ah, vous avez raison, c'est vrai. Une entreprise qui est
faite autour d'un thème
qui… Ah oui.
Non, on ne peut pas se la poser. Franchement, on ne
peut
pas se la poser. Qu'on se la pose, que des gens se la posent.
Non, mais que les gens, je parle de ces gens. Ça en dit long. Oui.
Ça en dit long sur les gens.
Des gens qui produisent votre travail. Franchement,
imaginez une seconde
qu
'une fille qui a 14 ans va se dire, tiens, je fais un super plan, je vais séduire mon père. Et puis, 20 ans après, j'écrirai un livre.
Ça
s'appellera l'inceste et ça va se vendre à 50 000 exemplaires
si
mon éditeur fait bien son travail. Il
le fait bien.
Il le fait parce qu'il a un livre qui lui permet de le faire. Bon. Mais cette phrase est drôle. Moi, je trouve que c
'est une réplique, c'est une réplique abusante parce que c'est évidemment
terrible. Moi, je sais qu
'il y a des phrases comme ça.
Tiens,
je vais vous dire une phrase du livre.
Alors, par exemple, bon, je fais un peu de marketing là.
Allez-y. Description d'un
cunnilingus, page 27, formidable. Ça, je vous laisse le découvrir dans le livre. Page 64. J'ai léché moi. C'est quand vous êtes avec la file. J'ai léché moi cette mère dont l'enfant est une chienne.
Elle
est bien cette phrase.
Elle est bien cette phrase. Je suis folle, vraiment folle. Je ne toucherai qu'un petit public de détraqués
dans mon genre si
je continue.
Je
ne toucherai qu'un petit public de détraqués. Mon petit public de détraqués, c'est ma bouée.
Voilà.
Et vous savez, j'ai reçu, parmi les lettres que j'ai reçues ces derniers temps, j'ai reçu une lettre absolument magnifique
où
il n'y avait pas du tout d'adresse de téléphone ni rien pour que je réponde. Et où il y avait juste marqué, donc où la phrase était mon petit public de détraqués,
c
'est ma bouée, là dans le livre, celle que vous avez citée. Et la personne qui me répond m'envoie sur une lettre juste comme ça. Christine, je suis un morceau de votre bouée.
Ah, c'est bien.
C'est super.
C
'est super. Il n
'y a
pas d'adresse, il n'y
a
rien.
Votre petit public de détraqués, quand même, ça fait quoi ? 50 000 personnes pour le moment qui l'ont acheté, non ?
Il y a beaucoup de détraqués,
on s'aperçoit. Il y a beaucoup de détraqués. C
'est
une énorme bouée.
C
'est une
énorme
bouée, oui. C
'est le Titanic, j'ai un truc.
Alors,
je ne vais pas lire tout le bouquin, mais c'est vrai qu'il y a cette relation par téléphone. Il y
a
quand
même
une page 206, là quand même, c'est violent.
Allez-y.
Son père l'a forcé à manger des clémentines sur son sexe. C'est l'inceste. Il l'a sodomisé. Seulement après, il allait à la pharmacie acheter de la vaseline.
Je
voudrais savoir, parce qu'il fait rire.
David, David.
Clémentine, c'est la rayée.
Oui.
Non,
non, je ris.
C
'est parce qu'elle s'appelle Clémentine. Parce que les
gens rient, parce que je pensais qu
'ils
pensaient à moi, parce que je m'appelle Clémentine.
Et je m'appelle Clémentine.
Ah, d
'accord. Voilà, d
'accord, on continue.
Voilà,
donc c'est vrai
que...
On rigole des fois souvent de choses qu
'on
ne comprend pas aussi. Donc... Non, mais c'est vrai. Non, mais c'est un sujet quand même délicat. Et vous terminez alors pas... Non, c'est pas vous terminez. C'est page 202, c'est 4 pages avant. L'inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde. Tout écrivain doit le faire au moins une fois dans sa vie. Après, on verra.
Ça
veut dire quoi, ça
?
Ça veut dire... Bon, déjà, si vous lisez jusqu'à la fin du paragraphe,
il
y a quelque chose qui dément immédiatement ça. Parce que ça ne
sert
à rien de dire des choses si on ne les dément pas après. Parce que les choses ne sont jamais comme ça rigoureuses et vraies. Comme ça, les opinions, ça n'existe pas.
Alors, votre éditeur Jean-Marc Roberts dit, en parlant de vous bien entendu, « Elle veut être célèbre, Christine, et j'ai tellement envie qu'elle le soit. »
Vous
avez envie d'être célèbre ? Lui, il a envie, c'est normal, c'est votre éditeur. Parce que bon, on sait bien que l'éditeur, quand l'auteur touche 10 francs, il en touche 90. Mais vous, vous avez vraiment envie d'être célèbre
? Moi,
j'ai envie, depuis que j'écris, ça fait 15 ans, et puis depuis mon premier livre qui est sorti il
y a
10 ans, j'ai envie de pouvoir continuer à écrire
et
j'ai envie de surnager. J'ai envie que cette bouée-là, elle me permette de surnager.
Et
donc, ce qui est intéressant dans l'histoire de la célébrité,
c
'est qu'on n'est pas tout seul. Vraiment.
Et
qu'il y ait 150 lecteurs, ou qu'il y en ait 50 000, mais ça change énormément les choses. Énormément.
Ça agrandit la bouée.
Ça
agrandit la bouée, ça fait que
même si
vous dites exactement les mêmes choses qu'avant, on fait au moins semblant de vous écouter. Donc bon.
Marquez, on serait dans un bistrot tous les deux ce
soir,
je l'écouterais aussi, parce que vous êtes assez rare.
Non.
Ah si. Moi, depuis Modiano, j'avais pas vu un auteur comme ça, dont j'avais du mal à saisir les choses. Les autres sont assez faciles à...
Elle
vous dit souvent non. Oui. Elle dit non.
C'est rare les gens se mettent pour ça. Non. C'est rare les gens qui
disent non.
Mais moi, Modiano, ça ne pouvait que me faire plaisir, j'aime beaucoup. Depuis que vous êtes arrivés sur le plateau, vous n'avez pas
souri,
même ri une seule fois. Qu'est-ce qui vous fait rêver ? Qu'est-ce qui vous fait rire ? On vous sent... Tout le monde en parle, c
'est
une émission qui me fait rêver.
C
'est pour
ça que vous êtes
là.
Moi, je l
'ai
pris au premier degré.
Ah bon ? Non, je vais vous dire un truc. Quand on fait des compliments, je l'ai pris au premier
degré. Ah oui, bah oui. C'était au premier degré ou... Non, c'était marrant. Non, elle va dire. Elle dit toujours non.
Non, c'est pas ça.
La femme qui dit toujours non. La
question de vous n'avez pas ri, c'est invraisemblable ce genre de question. Qu'est-ce qui vous fait rire ? Qu'est
-ce qui vous
fait rêver ? Enfin, vous voyez, c'est ce genre de truc...
Mais non, mais on vous sent assez
figé.
Figé
? Vous trouvez que je suis figé
?
Bah là, non, ça y est. D'un coup, ça vient. Grâce à vous. Je ne sais pas si c'est grâce à vous.
Non,
je suis sérieusement. Ce bouquin a vraiment été destiné, je ne
dis
pas que vous l'avez fait sciemment, mais en tous les cas, votre éditeur, quand il l'a vu arriver, il l'a vu tout de suite. Ce livre était destiné à faire le scandale de la rentrée, etc. Et finalement, toute la critique
a
chanté ses louanges. Tout le monde a l'a dit,
c'est
formidable. Priscine Angot... Ah, si, si, si, vous savez bien. Enfin, tous
les gens
branchés, les unrocs, technicards, enfin, les gens qui font l'opinion en libération. Je ne parle pas des autres. Mais ceux qui comptent vraiment, on dit que
c'est
formidable. Bon. Est-ce que ce n
'est
pas un peu gênant, finalement, pour vous, d'avoir été accepté aussi facilement par cette critique qui, d'habitude, est
si dure avec des auteurs ? Je voulais vous dire
quelque chose. Bon. Il y a cette espèce de chose-là que vous dites qui est juste.
Ça
aurait pu être gênant, je ne
sais
pas quoi, etc. Bon. Et puis, il
y
a la grande question qu'on m'a posée sans arrêt. Les meilleurs amis, en général, le disent. Attention quand ça va retomber.
Oui. Je vous ai demandé une chose. Est-ce que vous n'avez pas peur, finalement, maintenant ? Vous vous êtes transformé un peu en vedette de la télévision. Il y
a
un côté médiatique dans tout ça, un peu phénomène de foire. Et pendant ce temps-là, Amélie Nothambe, qui, elle, avec son chapeau et son côté belge, je ne
dis
rien contre les belges, mais avec son côté belge, finalement, c'est elle qui passe pour l'écrivaine. Ça ne vous embête pas, ça ? Alors que je pense que vous êtes, bien entendu, beaucoup.
Mais tout le monde pense comme vous.
D
'accord.
Evidemment.
Bien.
Alors, on va baisser la lumière. Ne
vous
inquiétez pas, Christiane, on baisse la lumière.
On
ne bouge pas. Voilà.
Alors, je
vais vous faire un... Vous savez, le portrait chinois. Vous connaissez le portrait chinois
? Ben,
expliquez
-moi. Le portrait
chinois, c'est si tu étais une fleur, je serais un mieux autiste, si j'étais un homme politique, je serais Michel Bultet, tout ça. Moi, je vais vous faire un anti-portrait chinois.
Ouais.
Si
vous étiez un défaut, vous seriez quoi comme défaut
?
Euh...
On
va avoir beaucoup de difficultés, hein.
Je
ne
sais
pas...
Indécision. Ah
oui.
Voilà. Si vous étiez une maladie
? Si
vous
étiez une
maladie, ce serait forcément une maladie de sang. Ah oui.
Si
vous étiez un dictateur
? Ah
ben, ce serait Hitler, forcément.
Si
vous étiez un vice
? La
vertu.
Bonne
réponse. Si vous étiez un supplice
?
La conversation.
Si
vous étiez une humiliation
? Si
j'étais une humiliation ? Ben, ce serait victime.
Qu
'on me dise que je suis une victime, ça serait terrible.
Et
une infirmité, pour finir ? Si vous étiez une infirmité, quelle infirmité seriez-vous ?
Oh ben, je suis une infirmité.
Très
bien, on peut rallumer la lumière.
Bien. Vous restez là. Tout le monde reste là. J'accueille notre invité suivant, Arnaud Klarsfeld.
Vous
avez quelque chose contre Arnaud Klarsfeld
? Non,
mais j'ai un truc à faire.
Ben écoutez, allez-y, si
vous voulez.
Arnaud Klarsfeld, bonsoir. Bonsoir. Donc, vous êtes le fils de Serge Klarsfeld et de Béateu Klarsfeld. Merci, ça me parraine des recherches génétiques.
Voilà,
on peut toujours les faire, mais à mon avis, vous retomberiez là-dessus. Non, je ne
sais
pas, je regardais un petit peu votre vie en préparant cette interview. En fait, on vous voit comme ça un peu wonder boy, séduisant, réussissant tout ce qu'il fait, etc. Et en fait, vous avez eu une enfance assez agitée, une enfance assez troublée. Ouais. Je
ne sais pas, par exemple.
Je ne
sais
pas, quand votre mère giflait le chancelier Kissinger, vous étiez dans le couffin, par exemple. J'avais deux ans,
mais j
'étais déjà
en Allemagne avec elle.
Vous
alliez comme ça en Allemagne, des petites gares le matin pour lutter contre les criminels de guerre nazie. Je ne
sais
pas, ce n
'est
pas une vie simple quand on est un enfant, non
?
Non, oui et non.
C
'est-à
-dire
que j'ai accompagné ma mère comme Baltazar accompagne la sienne.
Il y a eu des
menaces à la bombe quand vous étiez petit
contre vos parents. Oui, la
voiture qui a explosé, un colis
KG.
Ben oui, je ne
sais
pas, non. Enfin, ça va, je ne
sais
pas. Ça ne vous a pas marqué outre mesure ? Non, non, je ne
sais
pas. Le colis n
'a
pas sauté.
Vous vouliez
devenir archéologue quand vous étiez petit, pourquoi
? Parce
que j'aimais bien l'Antiquité gréco-latine. Ah oui, il n'y avait pas encore Indiana Jones à l'époque, c'était juste un truc comme ça. Oui, j'aimais Indiana Jones aussi. Avocat, ce n
'est
pas votre vocation ?
Moi,
je ne savais rien faire après le bac, donc je
suis devenu avocat. Comme votre père, d'ailleurs,
qui
n
'avait pas plus la vocation que vous. Non, il est historien, lui, plutôt. Oui, au départ, c'est un historien, oui. Alors, là aussi, je veux
dire,
vous avez cette image comme ça, quelqu'un à qui tout réussit. Puis finalement, vous avez non seulement été avocat en France, mais ce que les gens ne savent peut-être pas, c'est que vous avez été reçu au barreau de New York, au barreau de Los Angeles. Vous étiez premier au concours à New York. Oui, j'ai travaillé pour une fois. Oui, c'est ça. Il est sympa, ce soir. C
'est cool. Vous
le connaissez, Arnaud
?
Oui.
On
fait du sport dans la même salle. D'accord. Expliquez-moi, là. On
fait du sport, c'est-à-dire qu'il court
comme un fou sur un tapis roulant et moi, je suis sur un Star Master avec
Walkman sur
les oreilles.
Il
court comme un fou sur un tapis
roulant.
Moi, je suis triathlon,
c
'est pour ça. Mais vous avez un côté quand même un peu fondu. En 87, vous allez dans un meeting du Front National, ça fera plaisir à te donner. Vous mettez un t-shirt avec marqué « Le Pen nazi », vous hurlez « Le Pen nazi ». C'était après qu'il ait dit que l'Holocauste était un point de détail de la Seconde
Guerre mondiale. Non, non, mais je vous reproche pas de l'avoir fait. Non, non, mais j'explique à quel
moment
je l'ai fait.
C'est
comme aller à Barbès et c
'est
crier « sale nègre
»,
le sketch des inconnus. On est sûr de se faire casser la gueule. Oui, c'était dans « Die Art » numéro 3.
Oui, ça y est aussi.
Oui, mais c'est pas le tout de faire des manifestations devant des publics convaincus.
Et puis,
il faut aussi prendre des risques. C'est-à
-dire
s'engager, c'est prendre des risques. C'est pas simplement parler à la télévision et dire « Le Pen est méchant ».
Et ça servit
à quoi d'aller dans un meeting du Front National avec marqué « Le Pen nazi
»
? Comme « David, il a écrit Tokyo ».
Ça montre, un, qu'on n'a pas peur de l'ennemi. Deux, qu'on est prêt à s'engager pour une cause. Donc, c'est important pour soi-même et pour se former. Enfin, formé, j'étais formé quoi. Parce que les coups que j'ai pris…
Vous avez fait des coups
? Oui, oui, j'étais passé à tabac, oui. Ah bon ? Ben
ouais. Ben quand même.
Il
ne
l'a
pas approché. Vous
n'êtes pas
parti en courant et vous en… Si, si, mais ils m'ont pris derrière.
Ils
m
'ont tapé pendant 5 minutes, 10
minutes.
Alors là où on a commencé à entendre beaucoup parler de vous, c'est au procès, au moment du procès Tout Vie en 94.
Vous
avez 27 ans, donc c'est pas vieux. Ouais,
c
'est pas tout jeune, c'est pas vieux. Ouais. Alors déjà, vous êtes arrivé avec des sentiaques au tribunal. Qu'est-ce qui se passe ? Non, je ne
sais
pas. Il m
'a
fait un joli sourire.
Alors
je…
Non,
mais… Il était en train de dire sa bande dessinée.
J'étais là pour draguer les invités, vous.
Il est en train de dire sa bande dessinée. Je drague pas, je constate,
c'est tout. Je
constate. Dès qu'on parle pas de son spectacle, il s'en fout, lui. Non, non, non, non, mais comme vous… Là, vous passez sur des choses qui se sont déjà passées, si
vous voulez. J'essaye. Dès qu'on est arrivé dans l'actualité… Je fais mon travail. Non, je fais mon
travail. J'explique. Parce que les téléspectateurs… Moi, je suis pendé. Je suis pendé.
Non, mais c'est pas ça. Les
téléspectateurs voient toujours Arnaud Clarsfeld arriver dans des procès sur des patins à roulettes avec sa robe
d'avocat dans un sac à dos. Et j
'essayais
d'expliquer aux gens
que finalement, c'est quelqu'un qui avait été, qui a travaillé, qui a… voilà, c'est tout. Oui, je suis un garçon sérieux. Voilà, vous êtes un
garçon
sérieux, voilà. C
'est vrai
que les top models, ça n
'a
pas aidé votre réputation de garçon sérieux. Mais c'est sa vie les top models,
pourquoi ? Mais c'est
pas sa vie. À partir du moment où il fait un bouquin qui raconte sa vie, qui s'appelle « Les dieux ne songent qu'à dormir » et
il raconte sa vie
amoureuse, c'est plus sa vie privée.
Après tout le monde, c'est dans le journal. Non, je savais pas ça.
Voilà. Ça vous embête que je vous parle de vos relations avec Carla Bruni, avec les top models ? Vous avez écrit un bouquin là-dessus,
vous m
'en
foutez. C'est
un
peu mieux, c'est pas un
bouquin là-dessus, d'ailleurs. Hein ? C'est pas un bouquin là-dessus.
Enfin,
le héros, il a vos initiales, l'héroïne, elle avait les siennes.
Ouais,
peut-être un peu.
Vous
pensez pas que ça peut desservir la cause que vous défendez ? Ça n
'a
pas desservi. Ça
peut aider la cause que vous avez attaqué ? Ça n'a pas
desservi, puisque le procès Papon, j'ai demandé 10 ans, on a eu 10 ans, alors que tout le monde voulait ou la perpétuité ou l'acquittement.
Donc
ça
n
'a pas desservi quoi que ce soit. J'arrivais pas au palais en roller, j'arrivais au café, qui était à 150 mètres du palais en roller.
Moi, je trouve ça super rigolo, au contraire. De casser les règles, je trouve ça plutôt sympathique. D'aller à l'encontre de
ce
qu'on a l'habitude de voir et puis de ne pas s'attendre à quelque chose, je trouve ça plutôt sympa. Ça peut aider la cause adverse aussi, parce que ça a permis quand même à beaucoup de gens qui étaient opposés de vous dénigrer. Je pensais que vous êtes assez fort pour supporter ce genre de dénigrement. Moi, je fais ce que j'ai envie de faire.
Mais
ça se voit. Vous avez l'air de vous en foutre complètement. Il
faut dire déjà... En fait, je le fais sérieux. J'ai bossé avant. Si je
faisais du roller à l
'époque...
Non
mais c
'est bien ce que je dis.
C
'est que tout à l'heure, les gens doivent...
Surtout,
ce
que vous avez dit, Arnaud, c'est qu'après tout, vous vous arriviez en roller, mais que Papon, lui, il arrive en limousine avec un chauffeur à des gardes du corps aux frais du contribuable.
Donc
finalement,
c
'était... Et personne
n'en était choqué. Voilà. Est-ce qu'il
y a
bon...
Oui,
c'est sûr. C
'est clair. Bravo, chapeau bas. Parce que c'est vrai que ce combat-là, il est aussi pour toute une communauté de gens. C'est vraiment une avancée. C'est quelque chose de très, très important que cet homme puisse être puni aujourd'hui.
Vous avez fait preuve de sagesse là-dessus
?
Apparemment, oui.
C'est-à-dire...
Il
faut résumer tout ce que vous voulez dire. C'est-à
-dire,
la condamnation de Papon était indispensable parce que si Papon n'était pas condamné, ça voulait dire que
ce
qui s
'est
passé hier pouvait se reproduire demain. OK ? Papon n'était pas un super méchant non plus dans l'échelle du crime. Il était secrétaire
général de la Présidente.
Bon, c'était pas Klaus Barbie. Il était en zone occupée. C'est-à-dire... Il y avait les Allemands, quand même. Tous les préfets ont arrêté des Juifs. Tous, sans exception. Tous, tous, tous, tous. Bon, alors, si tous l'ont fait, ils ont tous répondu aux ordres aussi du gouvernement. Donc, il faut quand même le juger dans le contexte de l'époque et pas dire, comme tout le monde, oui, c'est un monstre horrible et terrible. Non, c'est quelqu'un qui a fait, qui avait une bonne éducation, qui était dans les plus grands lycées, dans les bonnes écoles et tout ça, qui avait une perception du bien et du mal et qui a consciemment choisi d'accomplir ce qu'il savait être le mal.
Et donc, il devait être condamné parce que c'est une leçon politique,
une leçon de morale politique pour les générations à venir aussi de futurs hauts fonctionnaires pour que ce qui s'est passé hier ne se déroule pas demain. ou pour que ça puisse peut-être empêcher que ça se repasse demain.
Bon,
j'accueille maintenant notre dernière invitée, André Marmé. Bonsoir. Vous êtes devenue une des top modèles les plus photographiées du moment.
Et
pourtant que vous étiez adolescente, vous trouviez trop mince et vous disiez que vous détestez vos tâches de rousseur.
c'est quoi ? Ben,
oui.
Et
pourquoi
? Ben, quand on est petit, de toute manière, on déteste toujours ce qu'on a. Ce qu'on veut toujours mieux et les tâches de rousseur, moi, je détestais ça.
Et
j'étais trop mec parce que j
'ai
des parents qui mesurent assez
grand. C'est vrai qu'on vous appelait la girafe ?
Oui. Grand coup et tâches de rousseur.
Donc,
les petits surnoms sympathiques.
Alors, vous avez commencé dans le métier de top model d'une façon complètement incroyable. vous avez poussé la porte d'une agence de mannequins et vous êtes rentrée
?
Oui. Ben, un jour, je suis montée à Paris pour aller voir mon père puisque j'habitais à la campagne chez mes parents. Et je suis montée et j'ai fait « Bonjour, vous croyez que je pourrais faire des photos
? »
Et on m'a dit « Non, vous êtes trop petit, trop de tâches de rousseur,
vous
repassez quand vous ne serez plus grande. » Et je suis allée dans une autre agence qui s'appelle Viva. Et ils m
'ont
dit « Bon, ben, on va essayer.
»
Et voilà.
Et voilà.
Ça a
marché.
Vous
avez commencé en 1995, donc le jour de vos 15 ans.
Oui.
Vous avez défilé pour Yoji Yamamoto.
Exactement.
Après, vous êtes revenu, vous avez travaillé pour Alexander McQueen.
Oui, pour son premier défilé couture de Givenchy.
Vous connaissez ?
Non,
on ne se connaît
pas. Vous ne connaissez pas
tous les top models, finalement ? Non, ben, vous voyez, comme quoi. Vous voyez, comme quoi, votre réplication est presque usurpée d'une certaine façon. Voilà. Et en 1998, vous avez lu « Meilleur top model de l'année » au Trophée de la mode.
Exactement.
On va regarder Magneto, Serge.
La
vainqueuse
est…
Mademoiselle…
Odé, Marc… Saïf, mon bouquin, et tous les gens qui m'ont soutenu depuis…
Ce soir, parce qu'on va parler d'un sujet qui va sûrement révolter Dieudonné. La reproduction assistée, maintenant, n'est plus seulement réservée aux couples infertiles, donc, mais aux gens qui veulent absolument avoir des enfants, même s'ils peuvent en avoir. simplement,
ils
veulent pouvoir choisir leurs enfants.
Ils
veulent choisir quel type d'enfants ils vont avoir. Vous êtes tout courant de ce qui se passe ?
Oui, j'ai vu sur Internet qu'il
y avait
Ron Harris…
Vous entendez
ça Dieudon ? Oui, ça, ça me traumatise.
Et c'était assez incroyable, puisqu'on tapait pour acheter des ovules de
mannequins. Oui, c'est ça.
Et on voyait des photos qui n'étaient pas vraiment géniales.
Ah bon, les mannequins n'étaient pas bien ?
Non, et j'en connaissais aucune.
On
vend des ovocytes de mannequins sur Internet.
Donc, avant, il y avait des
donneurs de sperme, maintenant, il
y a
des donneuses
de
ovocytes. Évidemment, les gens, ce qu
'ils
veulent faire, c'est avoir le cocktail… Mais c'est pour des personnes qui ne peuvent pas avoir d'enfants ? Non, non, non, non, c'est pour tout le monde. Maintenant, c'est… Voilà, vous voulez… Alors, chacun fait son cocktail, évidemment. Vous prenez un prix Nobel, un top model, et puis vous avez un enfant, soi-disant, parfait.
C
'est vachement grave, ça, non ? Pas forcément, d'ailleurs, parce
qu
'il y
a
beaucoup d'enfants de génie qui sont
complètement débiles. Oui, c
'est pas ce
que dit le marchand. Oui, c'est Bernard Shaw qui disait… Une jeune femme lui disait… Pour avoir un enfant ensemble, imaginez-vous qu'il aime la beauté et votre intelligence.
Bah
oui. Il a répondu, imaginez-vous que ce soit le contraire. Bah oui. Alors, ça peut être dramatique. Vous êtes au courant de ça
?
Oui.
Parce
que je sors beaucoup sur Internet.
Mais
je trouve ça un peu débile, puisqu'ils montent des photos,
et
la fille, elle peut être sous régime depuis 15 ans, et elle
est
super mince, et alors, ils achètent l'ovule et la…
Vous
êtes au courant de
ça
?
Si,
j
'avais lu ça, parce que c'était bien repris, ouais. C'est dans l'ordre logique des
choses, quoi. Oui.
Vous trouvez que c'est
dans l'ordre logique des choses
? Ouais,
il n'y a pas de législation qui l
'empêche, il n
'y
a pas…
Ça
va se faire, on a fait la même chose avec les chevaux.
C'est pour
ça
que
c'est bien. D'accord. Je n
'ai
pas dit que
c
'était bien, je n
'ai
pas dit que c'était mal, quoi. C'est de
logique. C'est quand même à nous, là. C'est pas juste…
Ouais, ouais.
Non
mais ce n
'est
pas légalisé, c'est un truc qui va être…
Non mais attendez, il n'y a pas de
légalisé ou pas légalisé, internet…
C'est en vente
sur internet. Non
mais ça va se savoir,
et puis ça va être interdit, c'est pas possible.
C'est interdit, c'est comment vous voulez interdire ?
Ben, cliniquement.
Ça
se passe comment ?
On
fait 36-15 ovules ?
Non, ça a changé. Non, ça a changé. Ça a changé. Vous faites ovule.com,
les photos qui arrivent… Ah tiens, pas mal machin, on
commande un
ovule, on reçoit l'ovule… Fais un petit bout. Non,
il y a pire
que ça, je vais vous dire. Ça, c'était la semaine dernière.
Là,
il
y a
un
nouveau
truc maintenant, c'est qu'on n'achète plus d'un côté le sperme et de
l
'autre côté l'ovule, on peut acheter des embryons.
A
tout fait ? Tout fait. Un embryon de pépère avec…
Alors, attendez,
excusez-moi, c'est quoi le résultat, ça,
en
fait ? Des
enfants, ça fait des enfants. Non, non, non, non, mais
Thierry, qu'est-ce qui utilise ça, vraiment ? Est
-ce
qu
'on
sait ça ?
Des gens qui sont riches, parce
qu'il faut être riches… Non, mais est-ce qu'on sait ? Parce que moi, je pense qu'il y a peu de gens qui feront
ça.
Si, aux États-Unis, il y a 5
000 parents déjà.
Ben,
c
'est… Ben,
non, mais c'est pas
rien. C'est pas rien.
Non,
non,
mais c'est pas possible que ça… Il
n'y a pas de législation
sur internet, vous qui êtes avocat.
Oui, non, mais
je veux dire…
On
peut commander un embryon, c'est clair, on commande un embryon. Non,
mais je trouve qu
'il vaut mieux adopter…
Voilà, exactement, vous avez l'adoption. Les
gens qui font ça, justement, s'ils adoptent un enfant, ça
ne
sera pas le fils d'un Nobel et d'un top model. Oui, mais bon,
eux, ils veulent
des enfants… C'est ce que dit le type qui fait ça, l
'ancien photographe… Moi, je trouve ça tragique. L'ancien photographe de Playboy
qui s'appelle Ron Harris et qui fait ça sur internet, donc, qui vend des ovules de top aux enchères. Il dit, il y a à travers le monde des gens qui ont l'argent et la réussite, mais à qui il manque cruellement la beauté. Je leur offre une chance.
Non, parce
que
c
'est pas bien, ça ne pousse pas le genre humain vers quelque chose de positif, quoi. Mais l'autre problème,
c
'est que ça existe. Donc, comment l'empêcher ? Voilà, c'est là où se résout le nœud du
problème, quoi. C'est ça.
On fait la sélection des gens humains, quoi.
Ça se passe dans le monde occidental, dans un monde occidental qui n
'a
pas connu la guerre depuis 50 ans. C'est-à-dire que maintenant, bon, les gens sont habitués, dans un sens, dans le monde occidental blanc, à bien vivre. Plus tôt, en 1930, quand il y avait la crise,
ils
crevaient de faim. Maintenant, ils ne crèvent plus de faim, dans le monde occidental blanc, toujours. Alors qu'il y a des milliards de gens qui, eux, crèvent de faim. Donc, dans ce monde occidental, eh bien, les gens cherchent à avoir des enfants parfaits, plus beaux,
plus grands, plus balaises, plus... Bon, alors, c'est une période de paix. Voilà, une période de guerre, il n
'y
aura pas des problèmes d'embryons. Bien. Bon, on
va
terminer l'émission avec un blind test. Donc là, tout le monde peut jouer, même vous, Michel, je sais que vous êtes forts en musique. Ouais, je vais essayer. Là,
ça va nous mettre tous d'accord.
Là, ça va nous mettre tous d'accord, parce que c'est celui qui va trouver cœur à gagner. Donc, c'est que des chansons avec Johnny dans le titre.
C
'est normal. Bien, alors, première chanson dont tout le monde peut répondre. Il faut reconnaître la chanson dès les premières mesures. Clémentine, vous
êtes
concentré. Non, ça va commencer. Je
crois
que c'était ça.
Ça, c
'était dur, ça. Bien, Didier, premier morceau.
Qui,
qui chante ? Deuxième chanson. Au titre de la chanson, il y
a
Johnny dans le
titre.
Ah, non.
Johnny revient. Adieu, Johnny, c'est ça en anglais. Deux prénoms,
il
y a Johnny and... Johnny
and David. Bravo. Clémentine, c'est derrière, Johnny
and Mike. Troisième chanson, Didier, s'il vous plaît.
Ah
oui, Johnny, fais-moi mal, Johnny. Tarky. Magalie Noël.
Bravo. Très bien.
Peu
connu, ça, oui, très bien.
En fait, pendant toute l'émission, elle s'est préparée à ce moment.
Bien sûr, elle savait qu'elle avait un blind test.
Ça y
est,
Clémentine.
Quatrième chanson, Didier.
On
connaît ses classiques. On connaît ses classiques, David. Cinquième chanson.
Johnny, fais-moi mal.
On
souffle pas.
Jeanne, je
fais-moi mal.
Je fais
-moi mal. Johnny,
fais-moi.
Sixième chanson.
T'appelles Johnny ou t'appelles
pas Johnny
?
C 'est pas
Johnny. Je
faisais
la
radio, je faisais Radio 7 à ce moment-là.
Ah bon, disons.
Spanion Cannibals, bravo Clémentine.
Voilà.
Chanson numéro 7.
Et c
'est toi deux. Oui, je
voudrais ça, mais la chanson, je sais quoi.
Il
n
'y a pas Johnny. Il y a
Jojo. Bravo, la bande à Jojo. Bravo.
Il est dur.
Et le nom du groupe, je veux.
Le
nom du groupe.
Oui,
j'ai entendu là.
Alors maintenant,
on
va... Alors, il y
a
eu... Vous n
'avez
pas entendu ça ?
Est
-ce qu'il a remarqué que la base rythmique était extraordinaire quand même ?
Il
faut faire une reprise de ça.
Non
?
Oui,
oui. Bien. Alors après, il
y
a eu ça. Vraiment. Et maintenant, il va y avoir ça.
On
y va
?
Bon, on y va. David Hallyday, pour toi
!
17 novembre 1989,
au
Théâtre de la Mains d'Or. Est-ce que je peux dire un truc sur... C'est un peu cuculapralisme, tant pis. Moi, j'ai découvert David Hallyday.
Je trouve ça vraiment... Moi aussi, oui. Non, mais
pas ce qu'il fait, évidemment, en musique. Et j'aimais bien ce qu'il faisait avant en anglais. Il y avait des titres que je trouvais chouettes. Mais parce que, je sais pas, je trouve qu'il a l'air très sincère. Enfin, comment
dire, vrai. Et je trouve ça très chouette. Et je voulais te le dire, voilà. C'est sympa. Mais non, mais parce que c'est pas... Je pense qu'il a dû
en
chier... Non, non,
mais
par
rapport
à... C
'est la première fois que je vous reçois dans une émission. Je suis très content.
Moi
aussi, j'ai beaucoup appris ce soir. Il a appris tout ce que sa mère disait au moment de sa... Exact. Au moment de sa naissance. Pourquoi il s'appelle David,
etc. Evidemment,
il savait pas vraiment.
Et j
'étais venue pour Dieudonné, en fait.
Et j'ai
découvert David. Voilà, il joue encore avec David,
voilà. Voilà. Merci. Donc Clémentine, merci d'être venue. Pas de rien. Michel Bultet, alors. Les amitiés à Gentilberry. Et on lui apportera des oranges. Bien. Audrey, à bientôt.
À bientôt.
Vous êtes arrivée dans un débat un petit peu... Un petit peu,
oui.
Un petit peu,
oui. Un petit peu,
oui. Mais enfin, vous êtes tellement charmante. Et Arnaud Clarsfeld, alors, donc, il y
a
un bouquin qui est sorti il y
a
quand même un an, au moins. Ouais, c'est pas moi qui lui ai demandé de l'emmener, hein. Non,
non,
mais attendez, je peux
avoir envie
de vous faire plaisir aussi. Il est très étonné parce que j'ai posé des questions sympas. Non,
non,
ça va. Ouais. La cour, les nains et le bouffon. Arnaud Clarsfeld, voilà. Merci à tous, c'était tout le monde en parle. À la semaine prochaine !
Et
pour être sûr de ne rien rater de Inarditube, abonnez-vous et mettez un pouce bleu.