"Marine Le Pen devrait faire la chasse aux mauvais génies" du RN selon Gilbert Collard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
Vous êtes sur RTL.
- 0:07ComplaisanteRéponse directe
RTL Matin, avec Jérôme Florin.
- 0:13RelanceRéponse partielle
Vous m'avez annoncé comme républicain.
- 0:27FerméeRéponse directe
Vous êtes bien au Rassemblement National ?
- 0:30FerméeRéponse directe
Vous y restez ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Mais vous n'avez pas été prévenu par Marine Le Pen.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Bien sûr, oui, oui, oui. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Non, parce que vous avez été évincé de la très stratégique commission d'investiture. »
- 1:58PrésentateurFait
« Vous avez annoncé que vous quittiez le bureau national. »
- 3:34PrésentateurFait
« Mais il y a bien un enfoiré dans le coin, dans le coin d'un coin qui a dû dire « Ah ouais, Collard, il faudrait le virer de la commission d'investiture, parce qu'il vient pas. » »
- 4:09PrésentateurFait
« Elle est entourée de mauvais génies ? »
- 4:34PrésentateurFait
« Il faudrait qu'elle fasse la chasse aux mauvais génies, s'il y en a. »
- 4:35PrésentateurFait
« Il y en a eu. Philippot, par exemple, à une époque. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Bruno Maigret. »
- 5:31PrésentateurFait
« Moi, je suis, paraît-il, beaucoup plus identitaire que d'autres. »
- 5:43PrésentateurFait
« Je ne suis pas du tout d'accord avec Chenu. »
- 6:59Invité politiqueFait
« Vous pensez toujours que Marine Le Pen est la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle pour votre parti ? »
- 7:25PrésentateurFait
« Si elle arrive à imposer sa vision, qui est souvent excellente, oui. »
- 8:45Invité politiqueFait
« Votre parti a publié il y a quelques jours un livre noir du coronavirus pour dénoncer la gestion de la crise par le gouvernement. »
- 9:12PrésentateurFait
« Nous, je suis désolé, notamment sur la question des frontières. »
- 9:36PrésentateurFait
« Quand nous avons dit, il faut fermer les frontières. »
- 9:51PrésentateurFait
« Mais comment on peut dire une telle ânerie ? »
- 10:06Invité politiqueFait
« Il y a un infectiologue qui disait hier, il faut laisser les jeunes se contaminer entre eux. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Gilbert Collard17 %
- ?5 %
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Vous
êtes
sur RTL. RTL Matin, avec Jérôme Florin.
Et
avec nous, Gilbert Collard, député européen, Rassemblement National, bonjour. Oui, Rassemblement National, parce
que vous m'avez annoncé comme républicain. Ah bon ? Oui. Pas moi. Pas vous. Mais bon, c'est
pas grave, j'y suis pas du tout et pas encore. J
'ai pas vu ça, pardon. Donc vous confirmez, Rassemblement National, vous y êtes toujours.
Je suis pas chez les
républicains, en tout cas, je vous le garantis. Vous êtes bien au Rassemblement National.
Je suis
bien au
Rassemblement National.
Vous y restez ? Bien sûr, oui, oui, oui. Non, parce que vous avez été évincé de la très stratégique commission d'investiture, alors que le parti se met en ordre de bataille pour les départementales et les
régionales l'an prochain.
Non,
mais il
faut dire que cette commission d'investiture, je n'y allais jamais. J'y ai mis les pieds une fois en 7 ans. Mais j'ai dit à Marine, du reste, on prévient, quoi. Voilà, c'est son entourage immédiate qui s'occupe de ces questions. Il ferait bien de faire un stage de bonne éducation. Voilà, c'est tout. Mais sinon, personnellement, ne plus siéger dans cette commission, où je ne siégeais pas de toute façon, ça m
'est
indifférent. Du reste, les commissions, par définition, m'ennuient. Moi, au bout d'une demi-heure, je trouve que ça dure trop longtemps.
Mais vous n'avez pas été prévenu par Marine Le Pen. Elle ne vous en a pas parlé.
Elle
ne vous a pas dit, Gilbert,
qui
n'en fait plus partie.
Non, mais parce qu'elle considère que du fait que je n'y allais pas, c'est ce qu'elle m'a dit du reste. Ça ne posait pas trop de problèmes pour moi, ce qui est vrai.
Mais je
trouve qu'on doit quand même, j'espère que le jour où vous serez viré de RTL, on vous préviendra. Merci. Il paraît que non, du reste, on ne prévient pas. Vous apprenez ça dans la presse en général, vous aussi.
Pour moi, c'est absolument différent. Vous
avez été prévenu par mail,
en
fait, c'est ça ?
Non, non, non. Moi, j'ai été prévenu
par la presse. Mais en même temps, j'ai été prévenu par Marine que j'étais nommé à une mission sur la culture pour la présidentielle. Ce qui est quand même plus important que d'être membre de la commission d'investiture.
Enfin, vous
avez
comme dénoncé des méthodes de gougnafier,
visiblement. Ah bien, de
vous le dire, mais comme vous, quand vous serez viré de RTL, vous verrez, vous direz, putain, ce sont des gougnafiers, quoi. J'ai dit putain, parce que depuis que Dupond-Moretti le dit à l'Assemblée nationale, c'est devenu une phrase, c'est devenu un mot politique. Vous avez annoncé que
vous
quittiez le bureau national,
l
'organe de direction du parti, ça en est où
?
Marine m'a demandé d'y rester. Comme j'ai une relation très, très, très, très, très fraternelle avec Marine, bon, j'ai accepté d'y rester. Mais là encore, c'est toujours pareil, toutes ces réunions, toutes ces commissions m'ennuient. Voilà, bon, elle m'a demandé d'y rester, j'y
reste.
C
'est pas une
commission anecdotique, le bureau national, c'est l'organe de direction du parti, c'est là où
on décide. Oui, mais on
peut diriger sans être dans une commission, vous savez. On peut se parler aussi, on n'est pas dans un univers moscovite. On peut faire les choses aussi dans les institutions, dans l'administratif et dans la volatilité intelligente des choses qui ne sont pas administratives.
Donc, grand ménage au sein de la commission d'investiture, grand ménage aussi dans
les fédérations,
puisqu'il y
a
quelques départs. C'est quoi ?
C
'est la purge qui a commencé au
Rassemblement National ? Non, je crois pas. Non,
Mme Marine,
c
'est pas le docteur Purgon, non. C'est pas une purge, c'est pas une purge. Moi, je trouve qu'il y a quelques personnes qui devraient, on en parlera probablement, rester à leur place, quoi. Je veux dire, voilà. Voilà, c'est tout. Qui ? Moi, je balance pas, on n'est pas un parti de collabo, nous. Alors, Jordan Bardella, vous pensez à lui, le numéro 2
du parti ? Moi, je trouve qu'il est très bien,
Jordan.
Oui, il est à sa place. Je trouve qu'il est à sa
place.
Je
trouve qu'il assure bien son rôle. Qui a demandé votre tête, Gilbert Collard ? Mais je crois pas que l'on a demandé ma tête. En tout cas, si on a demandé ma tête, c'est pour que ça devienne mon trophée, puisque j'ai une promotion dans le mouvement, en étant le premier à être désigné pour une mission présidentielle. Mais il y a bien un enfoiré dans le coin, dans le coin d'un coin qui a dû dire « Ah ouais, Collard, il faudrait le virer de la commission d'investiture, parce qu'il vient pas. »
Ce
qui est vrai au demeurant. Non, mais c'est Marine Le Pen qui décide, vous pouvez pas dire si c
'est
son enfoiré. Oui, mais Marine, vous comprenez, on a déjeuné ensemble une semaine avant, mais elle sait que je m'en fous, j'y vais pas.
C
'est ce qu'elle m'a dit.
Elle
m
'a
dit « Mais enfin, il n
'y a
que les journalistes que ça peut surprendre. Toi, tu n'y vas pas.
Ça
t'emmerde. »
Je
lui
dis
« Oui. » Elle me dit « Bon, donc moi, je ne pensais pas que ça prendrait cette proportion. » Je lui ai répondu simplement « Veille à ce que ton entourage immédiat t'informe. » Elle est entourée de mauvais génies ? Ah, qu'est-ce que vous voulez extrapoler, mon Dieu ? Non. D'abord, elle a du génie, c'est déjà bien. Non, mais est-ce qu'elle est mal entourée aujourd'hui, Marine Le Pen ? On est toujours bien et mal entourée. Ça, c'est inévitable dans toute l'histoire des vies, que ce soit en politique, que ce soit en économie, que ce soit en industrie. On a de bons génies et de mauvais génies. Il faudrait qu'elle fasse la chasse aux mauvais génies, s'il y en a. Il y en a eu.
Philippot, par exemple, à une époque. Oui, Philippot, avant lui,
Bruno Maigret. On n'aime pas trop les têtes qui dépassent.
Bruno Maigret,
ce
n'était pas de l'époque de Marine. Non, non, c'était de
l
'époque de Jean-Marie Le Pen. Mais vous savez bien, au Rassemblement National, on n'aime pas trop quand ça dépasse. On n'aime pas trop quand ça dépasse. Donc, moi, j'aurais une tendance à avoir une tête qui dépasse, c'est ça ? Je ne sais pas, j'essaie de comprendre qui a demandé votre tête. Il y
a
Nicolas B aussi qui a été sorti de la commission d'investiture. Oui, alors Nicolas B, lui, il y était à la commission d'investiture.
Il
s'égeait régulièrement. Alors, il doit y avoir une explication. C
'est bien qu'il
se trame quelque chose, vous devez savoir, Gilbert,
vous ne faites pas l'innocent.
Non, non, je ne crois pas, ni tram, ni bus, je crois qu'il n'y a rien, non. Là, on donne une importance considérable à quelque chose qui, à mon avis, n'en a pas. Il
n
'y a pas
un problème de ligne politique aujourd'hui, au sein du Rassemblement National ?
Il y a des lignes, comme dans tous les mouvements, mais les lignes se rencontrent à un moment donné pour faire la ligne droite. Bon, moi, je suis, paraît-il, beaucoup plus identitaire que d'autres. Je ne le crois pas.
J
'ai une vision de l'histoire, j'ai une vision du pays. Bon, par exemple, je ne suis pas du tout d'accord avec Chenu.
Sébastien Chenu, député du Nord. Sébastien Chenu, sur
des tas de positions. Mais ça ne fait pas de nous des ennemis. À la rentrée, on va organiser un mouvement associatif qui va s'appeler Objectif République, qui va avoir pour but de fédérer, dans une espèce d'approche culturelle, intellectuelle, des gens d'opinions différentes. Qui me contredit, m'enrichit, sera la devise, en quelque sorte, du mouvement. Voilà, c'est le travail qu'on veut faire.
À quoi a servi le changement de nom ? Front National, Rassemblement National, qu'est-ce qui a changé ? Vous
deviez rassembler
ce que vous avez
réussi
à rassembler. Mais moi, je n'étais pas au changement de nom. Moi, j'ai toujours dit que les enfoirés resteraient les enfoirés, et que l'on s'appelle grand cœur de la charité républicaine, ne changera rien aux techniques qui consistent à dire systématiquement du mal de nous, pour permettre aux uns et aux autres de devenir les supplétifs du parti au pouvoir. Quand vous pensez que M. Darmanin, pour expliquer son passage des Républicains à La République En Marche, a dit que
c
'est pour lutter contre le Front National. Bon, voilà. Donc, on rend service à beaucoup de gens qui veulent ramper, je crois.
Vous pensez toujours que Marine Le Pen est la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle pour votre parti ? Oui, à la
condition
qu
'elle
prenne vraiment, elle-même, toutes les décisions.
Oui,
si on n'a pas un Philippot qui sort de quelques recoins, oui. Si elle... Parce que Marine est une femme de décision, est une femme de caractère,
et
elle est comme toute personne qui dirige, entourée par des gens qui la conseillent. Et parfois, il faut le reconnaître, notamment avec l'épisode Philippot, on n
'a
pas forcément les meilleurs conseillers. Donc, si elle arrive à imposer sa vision, qui est souvent excellente, oui. Je pense qu'elle peut et qu'elle doit gagner. Donc, c'est un oui-si.
Il
faut
se débarrasser
du si. Non, c'est un oui avec.
Pas
pareil.
Il
y
a
des gens qui étaient proches d'elle. Je pense à Robert Ménard, Nicolas Dupont-Aignan, à
un
moment qui a cheminé à ses côtés. Ils s'organisent de leur côté, maintenant. Pour eux, Marine Le Pen ne gagnera jamais. Vous n
'avez
jamais traversé par le doute
? Non.
Sauf quand il y
a
un accusé, parce que je considère que ça lui profite. Mais je ne vois pas qui pourrait être candidat
à
la place de Marine Le Pen. Qui ? Robert Ménard, Madame Ménard, Dupont-Aignan, tout genre de qualité au demeurant. Mais ils n'ont pas derrière eux l'expérience,
ils
n'ont pas derrière eux la pratique, ils n'ont pas derrière eux les blessures, les coutures. Il en faut. Donc, pour l'heure, la candidate, désignée à la fois par le mouvement et par l'histoire, c'est Marine. Gilbert
Collard, votre parti a publié il
y a
quelques jours un livre noir du coronavirus pour dénoncer la gestion de la crise par le gouvernement. Vous souscrivez à ce livre noir ? Est-ce que ce n
'est
pas un peu facile aujourd'hui de dire qu
'il
y avait cas, il fallait que ?
Ben
écoutez,
non. Parce que, quand on... Vous savez, aujourd'hui, il y
a
une arme impitoyable. Ce sont les archives sonores et filmées. Quand on regarde les personnages politiques du moment, il n'y
a
pas un siècle, il
y a
quelques mois, nous dire, c'est une grippette,
il
ne faut pas porter le masque, ça ne sert à rien. Notamment des médecins, notamment des hommes politiques. Le vaccin...
Tout le monde
s'est trompé. Quelle blague ! Tout le monde s'est trompé. Non, parce que nous, je suis désolé, notamment sur la question des frontières. Alors, bien sûr, tout de suite, il y
a
eu un processus idéologique, sous-jacent, mortifère.
Quand
nous avons dit, il faut fermer les frontières. On s'est imaginé tout de suite qu'on s'en prenait aux migrants. Ce qui prouve à quel point on est complètement dingos dans ce pays. On a même entendu des hommes politiques dire que le virus n'avait pas de passeport. Vous vous rappelez ? Mais comment on peut dire une telle ânerie ? Et ce n'est que plus tard, plus tard, plus tard, alors que l'épidémie avait contaminé, qu'on a dit, il faudrait maintenant fermer les frontières. Donc, vraiment, on a loupé, on a loupé toutes les étapes.
Dernière question, aujourd'hui, les gens sont un peu perdus. Il y
a
un infectiologue qui disait hier, il faut laisser les jeunes se contaminer
entre eux.
Il est démenti par d'autres infectiologues. Il y a beaucoup de voix qui s'expriment. On entend noir, on entend blanc. Est-ce qu'il ne faut pas une seule voix ?
C'est-à-dire, quand il y
a
un État... Au sein du gouvernement... Non, mais quand il y
a
un État, quand la République est incarnée, quand il
y
a une République, ce ne
sont
pas sur les plateaux de télévision qu'ont fait la politique. C'est dans le gouvernement. Bon, il se trouve qu'aujourd'hui, le pouvoir... D'abord, le ministre de la Santé a dit tout et son contraire. Ce qu'il met dans une situation, malgré tout, difficile pour donner une direction. Bon, moi, j'aspire de mes voeux le docteur BonSens. Merci beaucoup. Ce sera
votre dernier mot.
Gilbert Collard, eurodéputé du Rassemblement National. Donc, vous êtes toujours bien
dans ce parti.
Merci d'avoir été notre invité. Bonne journée, 7h54 sur RTL.
Gilbert Collard