Le maire de Montélimar en visite au ministère de l'Intérieur à Paris pour demander des renforts de police
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez demandé précisément à Laurent Nunez hier ?
- 0:58RelanceRéponse partielle
Alors justement, vous lui avez demandé quoi très précisément au ministre de l'Intérieur ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Pour être tout à fait clair, Julien Cornier, qu'est-ce que c'est un groupe de sécurité de proximité ? Ça a quelle mission ? Ça fonctionne comment ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Vous parlez du narcotrafic, c'est aussi pour les cambriolages, pour les violences au sein des familles ? Ça fonctionne pour ces missions-là ?
- 2:48OuverteRéponse partielle
Vous parlez du narcotrafic, justement. Julien Cornier, cette année, un père de famille a été tué quasiment devant une école à Montélimar. Finalement, ce groupe de sécurité de proximité, c'est la solution ?
- 3:40FerméeRéponse directe
Vous avez demandé, est-ce que vous avez eu une réponse ? C'est oui ou c'est non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueChiffre
« Montélimar a connu une augmentation démographique significative entre 2000 et 2026 »
- 1:40Invité politiquePromesse
« je lui ai demandé très indirectement un deuxième groupe de sécurité de proximité »
- 3:07Invité politiquePromesse
« j'ai demandé que soit mise en place une mission de coordination judiciaire extra-régionale »
- 3:57Invité politiqueFait
« j'ai alerté le ministre, dès le mois de mai, en disant, je sens qu'il y a de la tension qui est en train de monter »
- 4:02Invité politiqueFait
« vous avez cinq fusillettes dans votre ville, qui a lieu dans les quelques mois qui suivent après »
- 5:01Invité politiqueChiffre
« Nous avons décidé, au dernier conseil municipal, d'augmenter de 10 policiers municipaux »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, nous sommes 34. Quand je suis arrivé, nous étions 24. Nous serons donc 44 d'ici 2027 »
Temps de parole
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Ici Dromardèche, le réveil 100% local. Ici Matin, jusqu'à 9h. Le maire de Montélimar avait rendez-vous hier au ministère de l'Intérieur, mais pourquoi faire Emmanuel Champagne ? On va lui demander directement, c'est encore le plus simple. Bonjour Julien Cornier. Bonjour à vous. Qu'est-ce que vous avez demandé précisément à Laurent Nunez hier ?
Tout d'abord, vous savez, le rôle d'un maire c'est d'aller et remonter au maximum les informations auprès des ministères pour être vu et réellement entendu. Parce que nous avons une très bonne collaboration actuellement et je souhaite féliciter les policiers nationaux du commissariat de Montélimar et les relations que je peux avoir avec Madame la Préfète et le DIPN. Mais il est important de monter et de dire, attendez, Montélimar, c'est vrai, on n'est pas les quartiers nord de Marseille, mais on a des vraies problématiques. On a besoin de vous, on a besoin de la coordination avec la justice.
Et ça c'est important, le procureur de la République va nous mettre une nouvelle coopération dès le mois de septembre, mais il nous faut aussi des moyens. Et ça c'est quelque chose qui est important, il faut aller plaider sa cause
et c'est clairement ce que je suis allé faire à Paris. Alors justement, vous lui avez demandé quoi très précisément au ministre de l'Intérieur ?
Avant d'aller lui demander, je lui ai déjà montré que la ville de Montélimar avait mis les moyens. Et ça c'est quelque chose qui est important. Montélimar a connu une augmentation démographique significative entre 2000 et 2026 et donc nous avons joué au niveau de la ville de Montélimar les moyens humains et au niveau de la police nationale, je lui aurais montré qu'il fallait aussi augmenter ses moyens et plus particulièrement le soir avec des groupes de sécurité de proximité. Et c'est réellement cela que nous avons besoin. Aujourd'hui, il arrive parfois que sur la ville de Montélimar, il y ait deux véhicules de police municipales pour une seule police nationale.
Et je trouve que ce n'est pas normal qu'une ville comme Montélimar, plus de 40 000 habitants, n'ait qu'une seule voiture. Et donc je lui ai demandé très indirectement un deuxième groupe de sécurité de proximité.
Pour être tout à fait clair, Julien Cornier, qu'est-ce que c'est un groupe de sécurité de proximité ? Ça a quelle mission ? Ça fonctionne comment ?
Pour vous donner un petit peu l'idée, vous avez la police secours, c'est quand vous appelez directement et là, la police y va. Ce que nous demandons, c'est d'avoir de la police qui puisse être à proximité, dont son seul et unique métier serait sur la voie publique, de tourner pour pouvoir être à proximité directe, de pouvoir harceler les points de narcotrafic, de pouvoir circuler auprès de mon centre-ville, de pouvoir s'arrêter, de mettre pied au terre pour pouvoir faire du contrôle sur la voirie, pour faire de la présence. Parce que c'est quelque chose qui est important. Nous voyons bien que quand il y a du bleu, les choses s'améliorent.
Alors vous parlez du narcotrafic, c'est aussi pour les cambriolages, pour les violences au sein des familles ? Ça fonctionne pour ces missions-là ?
C'est bien deux choses qui sont différentes, c'est de pouvoir intervenir. Là, vous êtes sur le police secours, quand vous appelez le 17, ils interviennent tout de suite. Ça, c'est quelque chose de normal. Ce que je veux, c'est de ne pas être que dans l'urgence. Je veux aussi avoir les moyens d'anticiper les problèmes. Et c'est ce que je leur ai demandé. Et pour ça, il faut plus d'effectifs de police nationale.
Vous parlez du narcotrafic, justement. Julien Cornier, cette année, un père de famille a été tué quasiment devant une école à Montélimar. Finalement, ce groupe de sécurité de proximité, c'est la solution ?
Non, ce n'est pas la solution, parce que ça, c'était encore un autre problème. Le narcotrafic, et je l'ai abordé, tant avec le ministère de l'Intérieur, mais aussi au niveau de la justice, parce que j'ai demandé que soit mise en place une mission de coordination judiciaire extra-régionale. Pourquoi ? Parce que Montélimar, c'est la grande ville au sud de notre département, mais qui est connectée directement avec le Gard, avec le Vaucluse. Et vous savez un peu, notre France, parfois, est un peu limitée aux distributions, aux découpages administratifs. Et il faut aller plus loin, parce qu'on voit bien que certains revendeurs ou certains groupes viennent d'un peu plus au sud.
Et donc, il est important d'avoir cette vision globale. Mais ça, c'est vraiment de la police spécialisée, de l'investigation, plus que de la police dont je vous parle de proximité, qui doit être sur la voie publique.
Vous avez demandé, est-ce que vous avez eu une réponse ? C'est oui ou c'est non ?
Pour ces renforts. Ce n'est jamais aussi simple avec le ministère de l'Intérieur. Mais la question a été, oui, vous avez bien fait de venir montrer, et significativement, parce qu'il y a des faits, vous savez, malheureusement. Moi, je suis chef d'entreprise, et je parle avec des faits, avec des chiffres. Et quand vous voyez, quand j'ai alerté le ministre, dès le mois de mai, en disant, je sens qu'il y a de la tension qui est en train de monter, et que vous avez cinq fusillettes dans votre ville, qui a lieu dans les quelques mois qui suivent après, et tout d'un coup, vous êtes pris au sérieux, malheureusement, par les faits.
Mais c'est quelque chose où eux-mêmes doivent prendre leur responsabilité. Et j'ai mis aussi quelque chose en face. J'ai dit, il est important aussi de voir les choses. La ville de Montémar a investi, et je m'interroge aussi, quand je vois, parfois... Sur votre police municipale, c'est ça ? Oui, sur la police municipale. Mais parfois, je m'interroge, quand je vois que certaines villes qui n'avaient pas joué le jeu, et il faut clairement le dire, qui n'avaient même pas du tout de police municipale, prenons un exemple qui est un peu loin de Montémar, mais qui est la ville de Brest, qui décida enfin de mettre maintenant de la police municipale. Oui, mais c'est quand même vos impôts.
Les dromards des choix payent des impôts au niveau national. Et quand l'État va donner beaucoup d'argent pour créer un poste de police municipale à Brest, je m'interroge sur le fait, est-ce que le fait d'être bon élève, parfois, ne joue pas en notre défaveur ? Et donc, c'est ce que je suis allé plaire en disant que non. Ce n'est pas parce qu'on investit significativement à Montémar qu'il faut oublier Montémar. Julien Cornier, un mot.
La police municipale, vous voulez encore augmenter les effectifs ? Combien de personnes vous recherchez ?
Nous avons décidé, au dernier conseil municipal, d'augmenter de 10 policiers municipaux. Aujourd'hui, nous sommes 34. Quand je suis arrivé, nous étions 24. Nous serons donc 44 d'ici 2027. Et l'objectif est d'être 50 policiers municipaux à Montémar.
On verra, en tout cas, comment ça évolue côté police municipale. On verra aussi la réponse que vous apportera le ministère de l'Intérieur après cette rencontre avec Laurent Nunez, hier à Paris, Julien Cornier, pour la création d'un groupe de sécurité de proximité à Montélimar. Merci à vous. Passez une bonne journée.
Merci beaucoup à vous.
Il est 7h53.