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interviewEurope 1· 11 juillet 2025 6 min

Budget 2026 : une équation impossible à résoudre pour François Bayrou ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Guillaume LR 19h47 Véronique Jacky avec moi journaliste politique à CS Adrien Matou également directeur adjoint de la rédaction de Marianne présent dans ce studio. François Beou va sûrement répéter à haute voix ce weekend chez Louis le premier ministre qui va dévoiler mardi ses propositions pour le prochain budget de la France. Euh Véronique Jackier, c'est un exercice à haut risque, on le disait hein certainement, mais il y a aussi la perspective d'un gel budgétaire d'une année blanche qui tient la corde, un gel de toutes les prestations sociales, chômage et pension de retraite inclus qui dégagerait environ 5 milliards d'euros d'économie pour l'État.

Oui, tout à fait. Alors, la dernière fois qu'il y avait un qu'il y avait eu un gel du barême de l'impôt, c'était en 2012. Pour les 20 millions de personnes imposables, ça avait fait un 80 € d'augmentation.

Euh mais euh ça avait fait mécaniquement entrer euh dans la dans la grande famille euh des personnes imposables, bon nombre de personnes qui n'étaient pas jusqu'à présent. Il y a un effet mécanique. Donc là, c'est évident que vous allez vous retrouver en 2026 avec des personnes qui vont se retrouver de nouveau imposables et ceux qui le sont déjà qui vont avoir sans doute une moyenne d'augmentation d'impôts de de de 100 €.

Bon, je suis pas madame Irma mais on peut dire que ça va tourner autour de cela. Euh, il va y avoir aussi 400 millions d'euros d'économie normalement sur les minimas sociaux dont le RSA, 400 millions d'euros sur les prestations euh familiales et 200 millions d'euros sur les aides au logement. Alors, moi euh je trouve que ce sont des mesurettes.

Euh il faut trouver 40 milliards. Euh il y a des tabous comme l'a dit Adrien qui est en face de moi, il y a des tabous. Il y a des choses auxquelles on ne veut pas toucher.

Mais moi, je me mets à la place de tous les Français. On on dit aussi alors bien entendu, il va y avoir un impact pour la pour les pour les les pensions de retraite gèle aussi des prestations sociale hein. Donc au fait tout le monde va y passer, on demande à tout le monde de faire un petit effort surtout surtout retraité quand même hein parce que sur les 350 milliards de pensé au total cela permettrait de faire plus de 3 milliards d'économies.

Donc c'est c'est surtout euh voilà le premier ministre qui s'expose à traiter là euh euh le le l'État ne fait pas d'efforts, c'est-à-dire qu'il n'y a toujours pas euh de réforme euh de l'État, il n'y a toujours pas euh de comment dire de de prise en compte du nombre de fonctionnaires dont on pourrait se passer. Il n'y a toujours pas de réflexion à mener sur la pertinence de garder et les territoires et les grandes régions pardon et les et les départements et quit des intercommunalités. Voyez, il y a plein de réflexions à mener pour savoir comment faire des économies.

On a 1 million de fonctionnaires supplémentaires par rapport à l'Allemagne. On peut pas dire que les services publics se portent mal en Allemagne. Bien au contraire, ça marche bien mieux que chez nous.

Euh donc il y a quand même de sacrées réflexions à mener sur le très long terme euh y compris bien entendu sur l'avenir de nos retraites hein parce que les retraites c'est 14 % euh de notre PIB c'est 600 milliards d'euros de retraite par an. Donc c'est colossal. Euh et vous avez une gauche qui nous tient toujours le discours suivant comme le Rassemblement national d'ailleurs hein d'une retraite à 60 ans voire 62 ans.

Alors on est bien d'accord et des choses ont d'ailleurs déjà été revues mais ça n'a pas abouti euh qu'il faut peut-être repenser euh la les retraites de ceux qui ont commencé à travailler très tôt ou la carrière des femmes. Il y a sans doute encore quelques injustices à gommer mais on sait très bien qu'il faut avoir une réflexion pertinente sur le fait de travailler plus longtemps. Là, le Danemark vient de passer à 70 ans.

Voilà. Donc je trouve que ce que nous promet non mais ce que nous promet François Baou dans 4 jours c'est des mesurettes. Les Français qui payent des impôts, notamment ceux sur le revenu vont se dire "Et c'est encore nous qui passons à la caisse." Vous savez que sur les réseaux sociaux, il y a un un hashtag qui est en train de monter, c'est Nicolas qui paye.

C'està-dire toute la classe moyenne et toute la classe moyenne supérieure qui en ara le bol en gros de se faire pigeoner. Bon, en tout cas, Laurent Voquier lui a tenu mercredi un point presse au palais Bourbon. les LR qui sont donc sur une autre position pour le président du groupe les Républicains.

Les hypothèses évoquées par les ministres de Bercy dans la presse pour parler d'année blanche et selon lui un terme pudique pour dire année rouge fiscale. Adrien Matou Laurent Voquier plaide-t-il pour 100 % d'économie et 0 % de hausse d'impôt ? Est-ce que c'est la bonne méthode selon vous ?

Ah non pas du tout. Euh le renvoquer pour moi alors c'est l'exemple de cette droite qui euh est faussement libérale pour le coup parce que Laurent Voquier euh en gros sa stratégie c'est que il faut faire uniquement euh des économies sur les dépenses de l'État et ça c'est évident qu'il faut en faire. Euh Véronique, on a parlé, il y a il y a pas mal de pistes envisageables.

Alors, ceci dit, euh il y a tout simplement des des membres de LR qui ont fait des études sur les économies possibles euh au niveau des dépenses publiques, donc des dépenses de l'État. Et en réalité, on ne peut pas aller bien loin. C'est-à-dire que si vous voulez, les dépenses publiques, c'est quoi ? la sécurité sociale, donc les retraites, le chômage, l'assurance maladie et les services publics.

Or, les services public, leur part dans le PIB, elle est stable depuis 40 ans. Elle n'évolue pas, elle ne monte pas, elle ne baisse pas. Ce qui a explosé, c'est les dépenses sociales et notamment les retraites en raison du vieillissement de la population.

Et donc Laurent Voquier, il est quand même à la tête d'une formation qui dit "On est les meilleurs pour réduire la dette et les déficits publics. Par contre, si vous touchez aux retraites, on va voter la censure ou on votera pas avec vous. C'est quand même une position qui à mon avis est évidemment liée à l'électorat de LR mais qui n'est pas cohérente sur le plan.

Voilà, quand on se pose comme un libéral, vous l'avez dit, la France consacre 14 % de son PIB aux retraites, c'est un record mondial. On peut pas en tout cas ne pas envisager au moins une désindexation de certaines pensions de retraite.