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Discours / meetingFrançois Fillon· 3 septembre 2016 33 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheImmigration & asile

Campus LR à La Baule - Discours de François Fillon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00François FillonFait
    « Il se dit qu'elles sont les plus précises et les plus radicales, mais nous avons une autre responsabilité, celle de battre la firme Le Pen et son programme de déroute économique. »
  • 5:00François FillonFait
    « Je suis convaincu que beaucoup d'électeurs du Front National sont disposés à nous rejoindre dès lors que nous serons solides sur nos valeurs et intègres dans nos démarches. »
  • 6:00François FillonFait
    « Il ne s'agit pas d'élire le futur président du parti des Républicains. Il s'agit pour vous de choisir celui qui sera capable de réunir plus d'un français sur deux à l'élection présidentielle. »
  • 7:00François FillonFait
    « Je n'ai je n'ai je l'ai souvent dit qu'un modèle en politique, celui du général de Gaulle. »
  • 8:00François FillonFait
    « Le président de la République n'a pas à se mêler de tout. Il a pas à courir sur tous les événements. Il a pas à parler tous les matins sur tout et n'importe quoi. »
  • 9:00François FillonFait
    « Je veux insister sur ce point. parce que nous ne pourrons pas redresser notre pays sans nous retrousser les manches et faire un petit effort de travail supplémentaire. »
  • 10:00François FillonChiffre
    « 2 millions de jeunes français ne sont ni à l'école, ni dans une formation, ni dans un emploi. »
  • 11:00François FillonPromesse
    « Je propose de commencer la scolarité obligatoire à 5 ans au lieu de 6 pour donner une année de plus à l'apprentissage de la lecture. »
  • 12:00François FillonPromesse
    « Je propose que le Parlement vote chaque année des quotas strictes d'immigration en fonction de nos besoins et de nos capacités d'accueil. »
  • 13:00François FillonPromesse
    « Je propose que l'acquisition de la nationalité française ne soit plus automatique pour les enfants d'étranger nés sur notre sol, mais qu'elles dépendent d'une démarche volontaire et de critères d'assimilation. »
  • 14:00François FillonPromesse
    « Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme, du wahabisme ou des frères musulmans. »
  • 15:00François FillonFait
    « François Hollande laissera s'agissant de l'Europe un bilan terrifiant, un bilan désastreux. »
  • 16:00François FillonFait
    « Il est temps de redonner à la France le pouvoir d'être forte chez elle afin qu'elle puisse être grande en Europe. »

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François Fillon

directement à la boule où François Fillon s'exprime pour le Républicain. Vous n'avez pas attendu que les terroristes massacrent des innocents aux terrasse des cafés pour tenir le drapeau de la liberté pour un drapeau sacré. Vous n'êtes pas là par hasard. Vous êtes les héritiers d'un combat pour une certaine idée de la France. Et maintenant nous allons passer à l'action. Tous les candidats au primaires vont venir s'exprimer devant vous et le moment venu, vous choisirez en votre âme et conscience. Mais je veux vous dire que votre responsabilité est immense parce que ce que vous déciderez pour les primaires sera décisif pour la France.

Responsabilité d'abord de mettre un point final à ce quinquena d'échec et surtout de mettre un terme à toutes ces idées fausses qui depuis 30 ans nous empêche de moderniser vraiment notre pays. A priori aujourd'hui à droite tout le monde est capable de battre la gauche. Mais la question qui est posée, ça n'est pas celle-là. La question qui est posée, c'est pourquoi faire ? Et sur ce point, j'ai mes propositions. Il se dit qu'elles sont les plus précises et les plus radicales, mais nous avons une autre responsabilité, celle de battre la firme Le Pen et son programme de déroute économique.

Et il faut la battre non pas en copiant l'extrême droite, mais en étant simplement et fermement la droite française qui sait exactement ce qu'elle veut en fonction des convictions et des valeurs qui sont les siennes. Je suis convaincu que beaucoup d'électeurs du Front National sont disposés à nous rejoindre dès lors que nous serons solides sur nos valeurs et intègres dans nos démarches. Ces électeurs détectent très bien ce qu'ils veulent les instrumentaliser et en revanche, il respectent comme d'ailleurs les électeurs déçu par la gauche ceux qui ont un cap et ceux qui ont une conduite digne.

Nous avons la responsabilité de rassembler et à cet égard nous ne rappellerons jamais assez que nos primaires sont ouvertes à tous les Français. Elles ont vocation à désigner un candidat capable de fédérer les Français au-delà des militants et des sympathisants que nous sommes. Il ne s'agit pas d'élire le futur président du parti des Républicains. Il s'agit pour vous de choisir celui qui sera capable de réunir plus d'un français sur deux à l'élection présidentielle. Mais ce large rassemblement et c'est notre défi doit être fondé sur un projet clair parce que justement depuis si longtemps la France crève de ces synthèses molles qui ne changent rien.

Moi, je fais le pari que les Français attendent la vérité et qu'ils attendent les mesures fortes qui découlent de cette vérité. Je ne calcule pas, je ne russe pas, je vais franchement au but que je me suis assigné. redresser la France, ça passe ou ça casse, me direz-vous. Mais du moins, je suis fidèle à ce que je crois nécessaire pour notre pays. Et ma conviction, c'est que mes compatriotes attendent cette franchise parce qu'ils en ont plus cassé des mensonges et du statut quo. Je n'ai je n'ai je l'ai souvent dit qu'un modèle en politique, celui du général de Gaulle.

C'est son image, son charisme, son autorité, son incarnation de l'État, son bon sens qui m'ont séduit quand j'étais adolescent. Pour moi, c'était l'homme qui refuse de transiger sur ses valeurs. Je suis devenu militant pour lui et parce que pour moi la politique, c'est noble et c'est un service où l'intérêt national passe avant tout. Et puis j'ai été le compagnon de Philippe Séin. Philippe Séin qui ne noyait pas ses convictions dans des cuisines politiciennes. Chacun d'entre vous s'est engagé pour une raison pure et profonde, l'amour de la France. On ne s'engage pas dans la vie politique pour une autre raison.

Le goût de servir une cause plus grande que nos simples vies, la volonté de transmettre à nos enfants les chances d'une vie meilleure. Je suis candidat à l'élection présidentielle pour cela et pas pour autre chose. Et j'invite et j'invite avec vous notre pays à se dépasser pour exister dans la mondialisation. Mais pour convaincre les Français, pour les convaincre de faire des efforts, pour les convaincre de donner le meilleur d'eux même, il y a des conditions à remplir. Et d'abord, il faut tisser avec eux un lien de sincérité et d'honnêteté. Sincérité sur notre bilan.

Sincérité sur l'État de la France, honnêteté sur les efforts qu'il faut consentir pour être une nation indépendante et prospère. Honnêteté des comportements politiques. Car comment imposer le respect de l'État et de la loi si les dirigeants s'écartent eux-mêmes de leur devoirs ? La droiture La droiture doit être une vertu de la droite. C'est l'une des conditions de la confiance. C'est aussi l'une des conditions de l'autorité de nos institutions dont nous devons recréer le crédit. Et ce crédit, vous le savez, il n'a pas seulement été atteint ces dernières années par les affaires, il l'a été aussi par une pratique des pouvoirs qui a démonétisé la fonction présidentielle.

Oui, François Hollande a été le président des faits d'hivers et des rubriques mondaines réagissant sur tout et sur n'importe quoi, jusqu'à traiter lui-même le cas Leonarda en se faisant ridiculiser et la France avec par une adolescente. Ça n'est pas ma conception de la présidence de la République. Le président de la République n'a pas à se mêler de tout. Il a pas à courir sur tous les événements. Il a pas à parler tous les matins sur tout et n'importe quoi. Il doit être au-dessus des débats quotidiens. Il doit veiller à la sécurité et à la tranquillité des Français. Il doit veiller au bon fonctionnement des institutions de la République. Il doit fixer le cap et les orientations.

Et il doit, comme la Constitution le prévoit, rendre au Premier ministre et au gouvernement la plénitude des fonctions que la Constitution leur a confié. Oui, mes amis, je veux exercer la fonction présidentielle comme de Gaulle voulait qu'elle le soit, c'est-à-dire avec dignité, avec grandeur, mais aussi avec rigueur. Nous avons besoin d'une nouvelle éthique républicaine. Une nouvelle éthique républicaine pour rendre au détenteur de l'autorité l'exemplarité sans laquelle le pouvoir n'est pas légitime. Un gouvernement de 15 ministres choisit en fonction de leur seule compétence et de leur exemplarité.

Ouvert à la société civile, zéro privilège ou passe droit, plus de cortège de cabinets ministériel plétorique de fonction gouvernementales inutile ou de complaisance. Le statut de la fonction publique sera passé à la paille de fer pour engommer tous les avantages injustifiés, les mises en disponibilité sans justification, les réintégrations dans leur corps d'origine des fonctionnaires ayant commis des fautes. Les agents publics parlementaires devront démissionner de la fonction publique et je soumettrai au référendum l'inscription dans notre constitution du strict principe de l'égalité des régimes sociaux.

Je suis candidat pour faire et c'est la raison pour laquelle j'accorde depuis 3 ans tellement d'attention à l'élaboration de mon projet. Je pense qu'aucune place ne doit être laissée à l'improvisation. Cette exigence de clarté, cette volonté de débattre sur le fond, vous devez en être les gardiens parce que cette primaire n'est pas un casting, ça n'est pas une émission de téléalité. Ça n'est pas un casting formaté par les sondages. Cette primaire, elle est là pour vous permettre et pour permettre aux Français de réclamer des candidats toutes les précisions nécessaires.

Exiger les programmes, comparez-les, jaogez de leur pertinence et de leur crédibilité parce que c'est pas avec des slogans qu'on ira à la conquête d'un pays qui n'y croit plus mais avec des solutions. Et moi, depuis 3 ans, j'ai sillonné notre pays dans tous les sens. Je l'ai fait pour m'expliquer parce que je pense que c'est nécessaire quand on a gouverné. Je l'ai fait pour écouter les Français et je l'ai fait pour bâtir avec eux un projet crédible et ambitieux de transformation économique et sociale. Moi, je ne parle plus de réforme. Je pense que le temps des réformes, il est passé. On l'a laissé passer.

C'est une transformation économique et sociale profonde dont nous avons besoin aujourd'hui. Et pour cela, je suis allé à la rencontre des agriculteurs, des médecins, des infirmières. des travailleurs sociaux, des artisans, des commerçants, des policiers, des gendarmes, des maires, des entrepreneurs, des enseignants et tous ou presque tous m'ont dit à leur manière avec leurs mots la même chose que l'État arrête de nous emmerder. Laissez-nous travailler. Laissez-nous travailler. Faites-nous confiance. Libérez-nous des normes inutiles, des charges exorbitantes, des impôts confiscatoires, des réglementations absurdes.

Libérez-nous du RSI, de l'Ursave, des ARS, des dictates sans appel d'administration qui ont oublié qu'elle n'existe que pour servir les Français et pour les aider à leur rendre la vie plus facile. En réalité, il suffirait de tellement peu de choses pour que la France retrouve confiance en elle-même. Il suffirait que le travail soit justement récompensé. Il suffirait que les efforts soient justement répartis. Il suffirait que le mérite l'emporte sur les corporatismes et les réseaux. Il suffirait que la réussite redevienne une valeur. C'est le cri de désespoir d'une immense majorité de Français. Lassé de travailler pour ceux qui ne travaillent pas.

lass de voir tous leurs efforts engloutis dans le fonctionnement d'un système social qui n'est ni juste ni efficace. C'est ce cri de désespoir qui a guidé la rédaction du programme que je propose aux Français. Les Français n'aiment pas la liberté, disent mes concurrents. Bah pourtant, ils ont fait la révolution pour elle. La liberté n'est pas sociale. Répète sans réfléchir depuis des décennies les socialistes. Ce qui est social, disait l'un d'entre eux, Tony Blair, c'est ce qui crée de l'emploi. Et il avait raison parce qu'avec ce raisonnement, la Grande-Bretagne est passé devant nous en devenant la 5è puissance économique du monde avec un taux de chômage de moins de 5 %.

Cassan tienne, nos experts en tout et Dieu sait si nous en avons vont nous dire que c'est au prix de la précarité. Et bien je leur réponds nous avons la précarité mais nous n'avons pas les emplois. Nous nos jeunes se précipitent à Londres pour y réussir ce que notre bureaucratie refuse de les laisser faire ici. Oui, mon programme est social. Il est social parce qu'il veut rendre à chaque français la dignité que seul le travail peut lui offrir. Oui, mon programme est social parce que la liberté est la seule manière d'innover. Sans liberté, il n'y a pas d'innovation. Et sans innovation, une société est condamnée. On ne crée pas sous la contrainte.

C'est vrai pour les artistes qui réclament toujours cette liberté de création, mais c'est vrai aussi pour les entrepreneurs. C'est vrai pour les innovateurs. Mes amis, sans liberté, il y aura toujours plus de pauvres et il y aura toujours plus d'injustice sociale. Mais la liberté sans l'autorité, c'est l'anarchie. Et nous devons parallèlement à cet effort pour libérer les Français et pour libérer les professionnels, renforcer les piliers de notre République. L'État doit être commandé avec autorité et avec prestige, avec l'appui de ces fonctionnaires qui doivent être respectés et performants. Mais cela passe par quelques conditions.

La première de ces conditions, c'est le retour à 39h de l'ensemble des fonctions publiques. Et je veux insister sur ce point. parce que nous ne pourrons pas redresser notre pays sans nous retrousser les manches et faire un petit effort de travail supplémentaire. Et tous ceux qui vous explique qui vont supprimer les 35 heures dans les entreprises mais qui ne vont pas toucher au temps de travail des fonctionnaires vous raconte des salades parce que jamais dans notre pays est prix d'égalité. Les salariés du secteur privé accepteront de travailler plus si l'ensemble des 5 millions d'emplois publics ne travaillent pas plus aussi pour redresser le pays.

Cela exige pour les fonctionnaires des perspectives de carrière plus motivantes, des moyens pour agir plutôt que pour financer des effectifs plétoriques et rembourser les déficits qui vont avec. La sécurité doit être partout et pour tous. Ça veut dire des forces de l'ordre modernisé. Ça veut dire une justice ferme et rapide. La famille, la famille qui est le premier cercle de nos solidarités devra être protégée. Elle devra être remise au cœur de notre projet national. Nous considérons la famille comme une valeur, pas comme une variable budgétaire ou comme le laboratoire de toutes les expériences sociétales.

Oui, comme je le répète depuis 4 ans, je veux réécrire le droit de la filiation pour protéger les droits de l'enfant mis à mal par la loi Tobira. Et puis il y a l'école. J'entends beaucoup parler du rétablissement du service militaire. Pourquoi pas ? Ouvrons le débat. Mais c'est l'apprentissage du respect et de l'autorité à l'école primaire dont nous avons besoin. Pas d'une usine à gaz pour tenter de réparer après 18 ans tous les dégâts commis par l'absence d'éducation dans notre pays. La compétence et le dévouement des enseignants n'est pas en cause. Ce qui est en cause, c'est la démission de l'État devant les syndicats.

C'est la dictature des pédagogistes et des réseaux de pouvoir au sein de l'éducation nationale. C'est cela qui est responsable du désastre que nous affrontons aujourd'hui. Désastre parce que 2 millions de jeunes français au moment où nous sommes rassemblés à la Baule, 2 millions de jeunes français ne sont ni à l'école, ni dans une formation, ni dans un emploi. 2 millions de jeunes français sont dans la rue exclus de notre société avec au fond aucune autre perspective pour une immense majorité d'entre eux que de toucher le RSA jusqu'à la fin de leur jour. Et on refuse malgré ça de remettre en cause notre système éducatif et on refuse les réformes les unes après les autres.

Mais mes amis, c'est un crime. C'est un crime contre notre jeunesse dont les responsables devront répondre. [Applaudissements] Moi, je veux une école primaire qui transmette les valeurs et les savoirs fondamentaux. Je veux une école du respect et de l'autorité symbolisée par le port de l'uniforme. Je propose de commencer la scolarité obligatoire à 5 ans au lieu de 6 pour donner une année de plus à l'apprentissage de la lecture. Je mettrai fin dès la rentrée de 2017 aux enseignements de langue et de culture [Musique] d'origine.

Comment comment accepter que le gouvernement supprime des cours de latin ou des classes bilingue français-allemands pour lesquelles les enseignants sont donnés les enseignements sont donnés par des professeurs français et qu'ils maintiennent dans nos écoles primaires des cours de langues d'origine dont les enseignants sont choisis et payés par des pays étrangers.

Je propose je propose je propose de revoir l'enseignement de l'histoire à l'école primaire afin que les maîtres ne soient plus obligés d'apprendre aux enfants et je cite la circulaire à comprendre que le passé est source d'interrogation faire douter de notre histoire je dis que cette instruction est honteuse quand les thèses révisionnistes prolifère sur internet. À l'heure où notre nation est en quête de sens, qu'elle est menacée par des barbares, est-ce qu'il faut que l'école renonce à faire le récit de la nation ?

Et bien, si je suis élu président de la République, je demanderai à trois académiciens de s'entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d'histoire avec l'idée de les concevoir comme un récit national. [Applaudissements] Le récit national, c'est une histoire faite d'hommes et de femmes, de symboles, de lieu, de monuments, d'événements qui trouvent un sens et qui trouve une signification dans l'édification progressive de la civilisation singulière de la France. Je veux que l'alternance et l'apprentissage deviennent les voies principales d'accès à la formation et à l'emploi.

Je veux que les familles soient placées devant leur responsabilité éducative et sanctionnées quand elles se montrent incapable de faire rentrer leurs enfants à la maison le soir et de les envoyer le matin à l'école. [Applaudissements] Je veux la liberté pour les parents de choisir l'école de leurs enfants et je veux dire à ce sujet que je défendrai la liberté scolaire en permettant la création de nouvelles écoles privées à condition qu'elles respectent nos valeurs [Applaudissements] communes. L'unité nationale, c'est naturellement le contrôle de nos frontières et c'est le choix de ceux que nous voulons accueillir sur notre sol ou que nous ne voulons pas accueillir sur notre sol.

Et bien moi, je propose que le Parlement vote chaque année des quotas strictes d'immigration en fonction de nos besoins et de nos capacités d'accueil. Et je veux que ces quotas s'appliquent au regroupement familial, que cela plaise ou non à la Cour européenne des droits de l'homme dont j'exige la réforme pour préserver nos choix de société qui ne peuvent dépendre que du peuple français. [Applaudissements] Je propose que l'acquisition de la nationalité française ne soit plus automatique pour les enfants d'étranger nés sur notre sol, mais qu'elles dépendent d'une démarche volontaire et de critères d'assimilation.

Je veux le contrôle administratif du culte musulman tant que son intégration dans la République ne sera pas achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme, du wahabisme ou des frères musulmans et la clarification de nos relations avec l'Arabie Saoudite et le Qatar puisque ce sont justement ces pays qui abritent les penseurs de l'islam radical et les sinistes promoteurs du Burkini. Moi, vous l'aurez remarqué, je ne parle pas de lutte contre les communautarismes. J'ai banni ce mot de mon vocabulaire. Parce que parler de lutte contre les communautaristes, c'est une façon de ne pas nommer le problème que nous avons avec l'islam radical.

Les catholiques, les protestants, les juifs, les bouddhistes, les si ne menacent pas aujourd'hui les valeurs de la République. Alors, cessons de faire croire qu'il faut durcir les règles de la laïcité au prix d'atteinte inacceptable à la liberté religieuse alors que seule la poussée intégrise qui enflamme le monde musulman est une menace pour notre société. J'entends dire qu'il faudrait supprimer tous les signes religieux de l'espace public.

Mais alors, ça veut dire que les juifs ne pourront plus porter la kipa, que les catholiques ne pourront plus porter leur croix, que les cycles ne plus pourront plus porter leur turban, que les jeunes qui participaient aux journées mondiales de la jeunesse ne pourront plus porter de t-shirt arborant le sigle des JMG. C'est ça qu'on veut. C'est cette sociétélà dans laquelle nous voulons vivre. Non, moi je suis pour le respect de la liberté religieuse et je veux qu'on s'attaque sérieusement à la question de l'intégration dans la République du culte musulman.

Depuis longtemps, vous m'en accorderez le crédit, je dis que le monde doit faire face au risque d'une guerre mondiale provoquée par le totalitarisme islamique. Je ne parle pas de terroriste, je ne parle pas de mouvement glandestin, je ne parle pas de loup solitaire, je parle d'un totalitarisme comparable au nazisme qui étend son nombre sur des territoires de plus en plus vastes du sud-est asiatique jusqu'à l'Afrique occidentale. Il va nous falloir beaucoup d'alliés pour gagner cette guerre. Et parmi ces alliés, il nous faudra la Russie que l'on continue à sanctionner alors que c'est l'État islamique que nous devrions terrasser tous ensemble.

Plus nous attendons, plus les métastases du totalitarisme islamique s'étendent, plus les réfugiés prennent la mer et plus les chrétiens d'Orient sont décimés. Ces chrétiens du Levent, je les soutiens. Ces chrétiens du Levent, je suis allé les voir à plusieurs reprises. Et si j'y suis allé, c'est parce que si nous français ne sommes pas à leur côté, alors personne n'y sera. La disparition.

[Applaudissements] Il y a quelques semaines rencontrant à Teran le l'ancien président de la République Rafan Jan alors qu'il me disait que les juifs n'avaient pas leur place au proche Orient, je me souviens de le lui avoir répondu : "Si vous expulsez les chrétiens d'Orient et les Juifs du proche- Orient, alors comment voulez-vous que les peuples européens ne réclament pas le départ des musulmans d'Europe ?" C'est ça que vous voulez et c'est ça le risque d'une véritable guerre de religion que nous devons combattre. Notre politique étrangère a multiplié les erreurs.

Il est temps de lui imprimer une vision qui ne soit ni celle de Saint-Germain des Pré celle de Washington qui n'a pas été d'une grande clairvoyance ces dernières années. Dans ce monde chaotique, l'Europe doit aussi se ressaisir et ça sera évidemment la tâche historique du prochain président français. Je voudrais d'ailleurs à ce sujet dire que François Hollande laissera s'agissant de l'Europe un bilan terrifiant, un bilan désastreux. Il n'a jamais pris une seule initiative pour relancer le processus européen. Il n'a pris aucune initiative pour essayer de convaincre nos amis britanniques de rester à l'intérieur de l'Union européenne.

Vous voyez, il y a des hommes et des femmes qui sont catalogués dans l'histoire comme antie-Européens. Je pense par exemple à madame Tatcher ou au général de Gaulle auquel on accolle à tort cette image d'être d'avoir été contre la construction européenne et pourtant c'est eux qui l'ont fait. Madame Tatcher, elle n'avait pas de mot assez dur pour l'Union européenne et elle a exercé un chantage terrible pour en obtenir le maximum. Mais jamais, à aucun moment, elle n'a réclamé que l'Angleterre n'en sorte. C'était vrai aussi pour le général de Gaulle. François Hollande, il aime l'Europe, il en parle tout le temps.

Et le résultat de monsieur Hollande et de monsieur Cameron, c'est qu'ils resteront dans l'histoire comme des chefs d'État qui ont vu la Grande-Bretagne quitter l'Europe et l'Europe se défaire. Le général de Gaul disait justement que l'essentiel pour jouer un rôle au-delà de ces frontières, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Et bien mes amis, il est temps de redonner à la France le pouvoir d'être forte chez elle afin qu'elle puisse être grande en Europe. Le projet que je vous propose c'est un projet carré. Je ne promets pas des dents de main qui chantent. Je propose une profonde transformation de notre société.

Je propose des efforts mais aussi la récompense d'une France qui recrée des emplois, qui recrée des richesses, d'une France qui devra être d'ici 10 ans la première puissance européenne justement pour entraîner de nouveau la civilisation européenne vers le progrès. Au fond, et je voudrais conclure par ces mots, la situation de notre pays me fait penser à à celle de l'ancien régime. Juste avant 1789, l'État est proche de la faillite, tout est bloqué. Les usages, les corporatismes, les tabous verrouillent les énergies des Français. La société bouillonne mais elle se heurte à tous les conservatismes. Est-ce qu'il va falloir une révolte ?

Est-ce qu'il va falloir une révolution pour que le système bouge ? Personne ne peut le souhaiter parce que les révoltes et les révolutions, elles tournent souvent mal. Mieux vaut une véritable transformation économique et sociale. Et au fond, le choix que nous avons, il est là. Il est où bien nous changeons profondément notre organisation économique et sociale pour retrouver le sens du progrès de la justice ou alors nous allons vers notre pays qui ne pourront conduire qu'à des attaques contre la liberté et contre la sécurité des Français. C'est c'est cette transformation que je vous propose avec l'expérience qui est la mienne et avec l'intime conviction que nous pouvons réussir.

Alors, on me demande souvent mais est-ce que vous aurez le cran d'appliquer vos mesures ? Oui, je l'aurai. Mais il y a une autre question centrale que je voudrais poser. Est-ce que vous vous aurez le cran de voter pour un tel programme ? Et est-ce que les électeurs nous suivront ou est-ce qu'ils se laisseront encore abuser par des boniments et par la facilité ? Et bien moi, j'ai parcouru notre pays de long en large. J'ai rencontré des milliers de français. Je suis sûr ils sont prêts à prendre des risques, ils sont prêts à prendre le chemin de l'affrontement de l'effort de la confrontation pour mettre notre pays de nouveau sur le chemin du progrès.

Face à l'avenir, deux politiques vont s'affronter et le choc va être décisif. La politique de ceux qui pensent que le pays est tétanisé, qu'il est condamné au repli et que le meilleur moyen de calmer son angoisse, c'est tout bloquer et tout verrouiller. Cette politique là, c'est la politique de la peur, c'est la politique de la démagogie et donc c'est celle de la décadence assurée. Mais il y a une autre politique, une politique qui refuse la facilité. C'est celle de ces millions de Français qui nous disent "Allons-y, transformons, fonçons, osons construire une autre France". Et bien c'est à nous qu' choix le devoir de tracer la route du redressement français.

Moi je veux vous dire à la veille de ces primaire, à vous les militants, à vous les sympathisants et à travers vous à tous les Français, le moment est venu avec les primaires de la droite et du centre. Prenez le pouvoir, prenez-le parce que c'est le moment de le faire pour changer notre pays, pour restaurer la justice, pour redonner le sens du progrès à nos concitoyens. Vive la France ! Vive la République ! [Applaudissements] Et voilà, vous venez de suivre sur BFM TV, le discours de François Fillon qui a donc ouvert l'université d'été des Républicains à la Baule. Discours très offensif du candidat à la primaire.

Je pense que les électeurs ne se laisseront pas abuser par les bonniments, par la facilité. Petit tacle évidemment adressé peut-être à certains de ces concurrents dans cette course à la primaire pour la droite et le centre. des primaires qui auront lieu dans un peu plus de 2 mois et demi et François Fillon qui s'est voulu très offensif hein. "La France crève de ces synthèses molles", déclare l'ancien premier ministre qui a détaillé plusieurs de ces mesures, de ces projets. Il faut revoir les régimes sociaux pour qu'il y ait une égalité la plus stricte. Il faut commencer la scolarité des 5 ans pour et bien permettre aux enfants d'apprendre la lecture beaucoup plus tôt.

Et puis sur le volet de l'immigration aussi des propositions très fortes. Il faut des quotas d'immigration qui s'appliqueront notamment sur les questions du regroupement familial. Je ne propose pas des lendemains qui chantent. François Fillon a été très clair. François Fillon qui a confirmé aussi son projet très libéral notamment sur toutes les questions de la fiscalité. Il a dit, "J'ai fait le tour de la France et tout le monde ne me dit qu'une seule chose. Les gens en ont marre de l'ente." Je cite François Fillon avec un langage très fleuri, très direct à l'égard de ces futurs électeurs. Pauline de Saint-Rémi du service politique de BFM TV est avec nous.

Pauline très clairement François Fillon, il y est allé, il a développé une grande partie he de ses propositions. On va en parler dans un instant avec vous, mais juste avant, on va aller sur le terrain rejoindre Agath Lambret. Vous avez suivi ce discours de François Fillon. Comment a-t-il été accueilli ? Alors, il a été plutôt bien accueilli François Fillon he par des applaudissements. Les gens scandit Fillon Fillon mais il avait le visage assez fermé. Il n'a accepté de répondre à aucune question et là il vient de terminer un discours. Il savait que son discours serait scruté.

l'ancien premier ministre après l'offensive qu'il a déclenché contre Nicolas Sarkozi ces derniers jours et bien il n'a pas surenchéri sur la forme. Le ton était moins asserbe, moins frontal qu'à sablé devant ses militants mais sur le fond sa ligne est la même exigence d'exemplarité. Il a dit la droiture doit être la vertu de la droite. Une référence à nouveau à Nicolas Sarkozy sans le nom Nicolas Sarkozy empétré dans les affaires judiciaire. François Fillon qui le jour où Marine Le Pen fait sa rentrée à Brachet a aussi envoyé un message au militants du Front National et à l'ancien président et son programme à droite toute.

Écoutez, mais nous avons une autre responsabilité, celle de battre la firme Le Pen et son programme de déroute économique et il faut la battre non pas en copiant l'extrême droite, mais en étant simplement et fermement la droite française qui sait exactement ce qu'elle veut en fonction des convictions et des valeurs qui sont les siennes. Voilà François Fillon dont le comportement ces derniers jours a surpris au sein de son propre camp. Un comportement suicidaire dénonce les saristes. Et bien aujourd'hui, il assume sa méthode, lui qui avait promis de casser la baraque. Ça passe ou ça casse, mais au moins je reste fidèle à mes convictions a-t-il martelé à la tribune.

L'ancien premier ministre qui doit dans quelques instants déjeuner avec Bruno Lemire, enfin pas avec Bruno Lemire, mais en tout cas sur le même lieu que Bruno Lemire et Jupé. Les hommes ont prévu