"On va déployer un dispositif policier plus important à Marseille" (Laurent Nuñez)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:10OuverteRéponse directe
Quelle est la réponse du ministre sur le manque d'effectifs policiers ?
- 5:25RelanceRéponse partielle
Confirmez-vous les chiffres de 30 000 pillards évoqués par le préfet ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Des couvre-feux sont-ils envisagés pour Marseille comme à Lyon ou Paris ?
- 7:14OuverteRéponse directe
Comment se traduira concrètement le nouveau mode d'action demandé par le président ?
- 9:02OuverteRéponse directe
Ces mesures concernent-elles uniquement les mineurs ?
- 9:42RelanceRéponse directe
Paris, Marseille, Lyon : des symboles de l'échec du maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:10Chiffre
« on parle de de d'au moins 300 à 400 commerces au bas »
- 4:51Chiffre
« il pouvait y avoir jusqu'à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois de 100 200 personnes »
- 5:59Fait
« Il y a eu une manifestation dans Marseille spontané. Il y a eu un certain nombre de casseurs. C'est toujours difficile d'évaluer, d'estimer. »
- 5:59Chiffre
« Le chiffre qu'a donné monsieur le préfet, c'est une estimation. Moi, j'ai parlé de quelques milliers de personnes ce matin. »
- 6:37Promesse
« un certain nombre d'aide sera redébloqué »
- 8:23Promesse
« il faut qu'on soit plus mobile, plus réactif »
- 9:42Chiffre
« On a eu une mobilisation qui a dépassé ce à quoi nous nous attendions en volume de manifestant »
- 10:26Fait
« il était très compliqué de contenir tous ces groupes qui se sont déployés en plusieurs points »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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le ministre de l'intérieur et le maire de Marseille sur France info est-ce que vous avez ces réponses tant attendu ce soir ? D'abord, je veux dire que je remercie le ministre d'être venu ce soir et d'avoir bousculé son emploi du temps, d'être venu en urgence ici. J'avais des questions à lui poser, on a eu des explications, j'ai eu des réponses sur toutes les questions que je lui ai posé. des questions qui sont très claires et des réponses qui ont été tout aussi claires. Mais on a surtout fait le choix de parler de ce qui allait se passer dans les jours, dans les semaines qui viennent parce qu'on sait que la situation est une situation qui peut recommencer à Marseille comme dans le pays. et avec le ministre de l'intérieur, nous avons vu quel
dispositif, quel type de dispositif, je nous appartient pas de le commenter maintenant, vous le comprenez, nous pouvions mettre en place et nous allions mettre en place, l'État allait mettre en place évidemment sous l'égierre dès demain pour éventuellement palier à des troubles à l'ordre public ou à des émeutes tels qu'on a pu les constater, les pillages qu'on a pu constater. Je veux une fois de plus redire mon indignation totale de ce qui s'est passé, de ce que j'ai pu voir dans ma ville, de ce que j'ai pu voir dans le pays. Ma solidarité totale avec les commerçants qui ont été pillés, avec nos forces de l'ordre dont j'ai déjà dit qu'elle n'était pas de la chair à canon, nos lycéens, nos policiers, nos pompiers
qui ont agi avec courage, détermination et avec sans froid. Il appartient désormais que ce qui s'est produit cette semaine, il appartient désormais à celles et ceux qui sont en charge du maintien de l'ordre dans ce pays, de l'ordre républicain dans ce pays, de l'idée que je me fais de la République, de prendre toutes les dispositions. Et je crois que la discussion qu'on vient d'avoir a été franche, salutaire et je veux remercier le ministre. Je veux le faire au nom des Marseillais parce que Marseille devrait être protégé à la hauteur qu'elle mérite, à la hauteur de la deuxième ville de France parce que c'est un symbole pour la
France. Le ministre de l'intérieur quand il était beaucoup plus jeune a eu à diriger la police dans cette ville. C'est une ville qu'il aime, c'est une ville qu'il connaît. Et donc je sais que je peux compter sur lui. Je peux compter sur sa détermination, je peux compter aussi sur les forces de l'ordre qui seront là en nombre pour pouvoir assurer notre sécurité. Monsieur ministre, justement ce manque d'effectif que vous aviez prendé doigt. Quelle est donc la réponse du ministre de l'intérieur ? D'abord, permettez-moi d'abord de dire un mot euh pour saluer monsieur le maire de Marseille qui m'accueille ce soir, lui dire que je lui avais dit que je je viendrai et répondrai à un certain nombre de ces
questions. Je suis venu un peu plus tard que ce qui était prévu parce que nous avons eu aujourd'hui autour du premier autour du premier ministre des réunions importantes, notamment une réunion ce matin de la cellule intermisséelle de crise à l'issue de laquelle il a communiqué et puis ensuite dans l'après-midi, ce qui a fait que j'ai décalé mon déplacement ici à Marseille auquel je tenais beaucoup. Mais mon nous avons eu une réunion cet après-midi sur les avec les services de renseignement pour faire un un point de situation. Et donc c'est pour ça que je suis venu un peu plus tard que prévu mais je tenais à venir pour rencontrer monsieur le maire pour qu'on puisse revenir ensemble en présence du préfet des Bouches du Rô, du directeur général de la gendarmerie
nationale, du directeur général de la police nationale qui m'accompagne ce soir puisquon va aller à l'év pour remercier les forces de sécurité intérieure. Donc je suis venu ici pour répondre en toute franchise, en toute amitié, en transparence aux questions que me posait monsieur le maire de Marseille sur la gestion des événements de samedi. question légitime que se pose le maire comme d'autres maires en France he comme d'autres maires en France compte tenu des dégâts qu'il y a eu et à Marseille ils ont été particulièrement important donc j'ai aussi évidemment à mon tour une pensée pour les nombreux commerçants dont les commerces ont été ont été vandalisés ou voir pillés pour une grande partie d'une grande proportion importante he d'entre eux on n pas encore tout à fait le chiffre
exact mais ici on parle de de d'au moins 300 à 400 commerces au bas donc voilà je vais avoir une pensée pour eux et on a évoqué ce qui s'était était passé samedi ici à Marseille avec ces groupes de d'abord avec une manifestation qui a eu lieu le matin spontané non déclaré de de la mouvance ultra gauche et puis ensuite beaucoup de délinquants qui sont venus en plusieurs points dans la ville de Marseille. Évidemment, c'est extrêmement compliqué à gérer quand on a des groupes très mobiles et les forces de sécurité intérieure ont fait un travail remarquable. N'empêche qu'il y a eu les débordements qu'il y a eu. Et donc, on a évoqué les jours qui viennent et les jours qui viennent et ben c'est évidemment potentiellement samedi hein. Donc on ne sait pas encore ce qui va se
passer à Marseille d'ailleurs comme sur l'ensemble du territoire national et évidemment on déploera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu'il était samedi dernier. Monsieur le maire, je vous l'ai dit et je le redis he qui sera plus nombreux. et dont euh l'emploi se fera beaucoup en mobilité, en extrême réactivité compte tenu du fait qu'on a des groupes de casseurs euh qui euh sont passer à l'action en de nombreux points. En de nombreux points. Monsieur le préfet me disait que il pouvait y avoir jusqu'à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois de 100 200 personnes. Donc c'est évidemment extrêmement difficile à contenir. N'empêche qu'il faut quand même qu'on relève ce défi. En tout cas, c'est le
mandat que m'a donné le président de la République et que m'a donné le Premier ministre. Voilà. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Moi, je vais je vais aller ensuite aller vcher saluer les forces de sécurité intérieure, c'està-dire les les policiers ici de la direction interdépartementale de la police nationale des bouches du rô et puis des membres des forces mobiles qui ont été engagés notamment escadron de gendarmerie mobile et compagnie républicaine de sécurité. Voilà. Monsieur le ministre, est-ce que vous confirmez les chiffres de monsieur le préfet qui disaient qu'il y avait eu plus de 30000 pilleurs que ça soit dans le rése des chiffres que monsieur le maire vous avez dit qu'ils étaient farfelus ? Est-ce que vous là-dessus ? Je me suis exprimé ce matin sur France
interre. Il y a eu une manifestation dans Marseille spontané. Il y a eu un certain nombre de casseurs. C'est toujours difficile d'évaluer, d'estimer. Le chiffre qu'a donné monsieur le préfet, c'est une estimation. Moi, j'ai parlé de quelques milliers de personnes ce matin. Voilà, je crois qu'il faut en rester là. Je je ne souhaite pas qu'on rentre dans une querelle de chiffres. Moi, j'ai voilà le le le le préfet donné une estimation. Il y avait de toute façon quelques milliers de casseurs. C'est énorme. C'est énorme. Est-ce que dévoqué pour les commerçants marseillais ? Oui enfin alors c'est pas de mon ressort mais je crois que monsieur Papin enfin le premier ministre a fait un certain nombre d'annonces ce matin et puis monsieur Papin a eu un échange avec un certain nombre de
commerçants en visoconférence dans l'après-midi. Je c'est c'est pas dans mon domaine dans mon ressort mais évidemment le premier ministre l'annoncé ce matin qu' un certain nombre d'aide sera redébloqué évidemment. Est-ce qu'il faut attendre couvrefeu pour Marseille comme à Lyon comme à Paris comme à Je crois comprendre mais je laisse monsieur le le maire le dire que monsieur le maire s'est entretenu avec monsieur le préfet et qu'il y a un certain nombre une réflexion sur la question mais le premier ministre a souhaité il a demandé nous avons d'ailleurs j'adresse ce soir un un télégramme à l'ensemble des des des préfets pour effectivement en fonction sur certains secteurs où il y a pu avoir des troubles à l'ordre publique pour certaines pour pour certains secteurs,
certaines heures également de la journée évidemment plutôt le soir et la nuit. On on peut nous on souhaite évidemment qu'il y ait des mesures de de couvre-feu effectivement mais après les préfets voient ça avec chaque maire puisque pour partie ces attributions pas du maire ou du préfet selon le cas. Vous croyez que c'est nécessaire en tout cas monsieur le ministre que c'est nécessaire d'avoir des couvre. Ça fait partie des mesures de police administrative qui sont nécessaires au même titre que je crois que le premier ministre l'a dit et je le évidemment relayer à l'ensemble des préfets. Je vais regarder ça au même titre que pour les manifestations qui dans les jours à venir et qui ne seraient pas déclaré par des organisateurs sérieux qui ont un service
d'ordre et notamment des organisations syndicales, le principe ce sera plutôt d'interdire compte tenu des risques de trouble à l'ordre publique que nous avons vu. Voilà, il y a tout un tas de mesures de police administrative qu'on peut prendre et qui permettent de garantir l'ordre public et la sécurité. sur ces nouveaux modes d'action, demandez le président de la République ces nouveaux modes d'action. Comment ça pourrait se traduire très concrètement ? Quelle réflexion va être porté ? Le président de la République a demandé que ce qui s'est passé samedi dernier ne se reproduise plus. C'est déjà ça et il m'a chargé hein de de de de réfléchir à la doctrine d'emploi. Finalement pas tant de maintien de l'ordre puisque dans ce qu'on a vécu ici, on était plus sur des
violences urbaines, des émeutes d'essayer de les contenir et je vais y réfléchir évidemment avec les directeurs généraux. première premier volet, c'est de la doctrine opérationnelle. Ça veut dire qu'il faut qu'on soit plus mobile, plus réactif mais les policiers, les gendarmes le sont déjà mais il faut encore cran aller au-dessus. C'est manifeste. Puis ensuite, il y a une réflexion. Un plan d'action, c'est pas que de la doctrine opérationnelle, il y aura forcément un plan d'action aussi et j'en ai déjà parlé avec le premier ministre sur des mesures de police administrative supplémentaire qui permettent d'assurer ici une meilleure répression des émettiers, une meilleure prévention. Voilà, il y a tout un tas de de mesures de police administrative auxquelles nous réfléchissons et que
nous rendrons publics maintenant très vite. Est-ce que ça que les mineurs l'ensemble de la population ? Écoutez, je ne peux pas je pas parler sur Marseille. Voilà, c'est c'est très variable en fonction des territoires. Il y a des endroits où ça ne concerne que les mineurs et d'autres endroits où ça peut concerner tout le monde. Voilà, en tout cas, ce sont des mesures de police administrative qui vise à éviter des troubles à l'ordre public et qui dont nous considérons qu'elles sont absolument nécessaires dans certains territoires. Est-ce que les villes comme Paris, Marseille, Lyon sont des symboles des constats d'échet maintienne ? Non enfin bon, il y a eu on on je l'ai dit, je me suis exprimé ce matin sur France Interre, le président de la République s'est exprimé. On a eu une mobilisation
qui a dépassé ce à quoi nous nous attendions en volume de manifestant d'une part, mais pas que. C'est surtout en volume de mobilisation de la mouvance d'ultra gauche ou de l'extrême gauche radical qui s'est mobilisé de manière plus importante que ce que nous avions prévu et dont le et c'était vrai aussi à Marseille ici dont le but était de prendre à partie les forces de sécurité intérieure ou de s'en prendre au bâtiment public pour l'ultra gauche et pour l'extrême gauche radical. Et puis on a vu un volume important de pisseurs de pilleurs de casseurs arrivver sur un certain nombre de de grandes villes dont Marseille don Paris. Et donc voilà, c'est c'est surtout ça ce qui s'est passé et il était très compliqué de contenir tous ces groupes qui se sont déployés en plusieurs points dans les
grandes agglomérations ou même dans les villes moyennes et ça a été évidemment extrêmement difficile à contenir ce qui explique le nombre de commerces pillers importants ou de bâtiments publics attaqués importants. Mais les forces de sécurité intérieure, je veux le redire, ont fait un travail formidable. Il y a eu de nombreuses exactions qui ont été évitées grâce grâce à leur engagement. Et je ne voudrais pas que dans ces débats, moi je suis un ministre de l'intérieur responsable, j'assume ma responsabilité, mais je voudrais pas que dans ces débats là, ça fait quelques minutes qu'on se parle, personne ne dénonce, personne ne parle des casseurs, des des pilleurs. Il faut pas oublier que ce qui génère ces troubles à l'ordre publique, c'est une mouvance d'ultra
gauche ou d'extrême gauche radicale qui passe à l'action violente, qui n'est pas un mode d'expression acceptable dans notre démocratie. et puis des casseurs et des pilleurs qui sont venus en nombre pour dévaliser les commerces. Justement sur le travail gauche, comment vous déterminez que ces pilleurs que ces casseurs font partie de cette mouvance ? C'est pas ce que je vous ai dit hein, c'est pas ce que j'ai dit. Je il faut bien distinguer les les deux publics. Vous avez les casseurs pilleurs qui sont des délinquants qui vont profiter d'un certain nombre de de manifestation de regroupement pour passer à l'action violente et piller les commerces. Et puis vous avez des mouvances plus politiques qui elles et mais qui sont également dans l'expression radicale et
dans la violence mais qui cible plutôt plutôt les bâtiments, les mairies, monsieur le maire, les mairies, euh les commissariats, les et d'autres types de bâtiments publics. Vous voyez ce qui s'est passé avec l'Office de tourisme à Lyon ou ou encore avec la mairie de Limoge qui a été incendie.
Laurent Nuñez