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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 9 février 2023 31 minComplaisantFond programmatiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"PRENONS LE POUVOIR SUR NOS RETRAITES". L'APPEL DE BERNARD FRIOT AUX FRANÇAIS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00animateurFait
    « les rares personnes qui sont un peu de bonne foi tout en étant plutôt du côté du gouvernement reconnaissent il n'y a pas de déficit qu'il n'y a pas de nécessité économique à cette réforme »
  • 6:00Bernard FriotFait
    « la maîtrise par la bourgeoisie du travail le fait qu'elle quel est le monopole de la production de la décision sur ce qui va être produit ou par qui comment c'est la condition de son existence de classe »
  • 7:00Bernard FriotFait
    « le salaire est un droit de la personne du fonctionnaire et les le miracle disons de la subversion communiste de 1946 »
  • 9:00Bernard FriotFait
    « en matière de retraite la subversion coopère croisa en 46 c'est de poser le droit au salaire des retraités c'est pas le différé de leur cotisation »
  • 12:00Bernard FriotFait
    « la socialisation du salaire qui s'opère à travers la retraite permet effectivement de reconnaître dans la pension la contribution des retraités à ce travailleur collectif »
  • 15:00Bernard FriotChiffre
    « depuis 20 ans même depuis plus de 20 ans il n'y a eu aucune hausse du taux de cotisation régime général alors que le taux de cotisation à la gerk a doublé »
  • 21:00Bernard FriotPromesse
    « il faut supprimer les seigneurs supprimer les seigneurs ça veut dire que à 50 ans devient enfin titulaire de son salaire son salaire est porté au salaire moyen c'est-à-dire à 2500 euros »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mais on s'autorise à penser dans les milieux autorisés alors ça c'est encore un autre truc les milieux autorisés vous y êtes pauvres [Musique] bonjour Bernard Friot prenons le pouvoir sur nos retraites c'est le titre de ce petit livre petit par le format mais grand par l'importance c'est ce que je pense après l'avoir lu qui paraît à la dispute évidemment sur un thème qui est on ne peut plus d'actualité la bataille contre la contre-réforme des retraites a repris on se souvient qu'en 2019 un mouvement énorme avait monté contre cette première tentative d'Emmanuel Macron qui avait été interrompu brutalement alors que le gouvernement était un très mauvaise posture il y avait une impopularité totale et une mobilisation générale de la société ça avait été arrêté par le confinement on s'en souvient dans ce petit livre qui explique les choses et les problèmes d'une manière tout à fait efficace tout en déplaçant assez nettement les questions on va y revenir tout de suite dans ce petit livre tu rappelles que et bien depuis le milieu des années 80 c'est l'obsession des classes dirigeantes françaises elle n'en démordent pas il faut réformer les alors même que le système n'est pas déficitaire on sait que le gouvernement les membres du gouvernement c'est soutient médiatique se démultiplient pour pour mentir et on t'aimant contre l'évidence puisque les rares personnes qui sont un peu de bonne foi tout en étant plutôt du côté du gouvernement reconnaissent il n'y a pas de déficit qu'il n'y a pas de nécessité économique à cette réforme pourtant et on peut peut-être partir de ce paradoxe étonnant comme je disais comme tu le rappelles d'emblée c'est un impératif pour le pouvoir pour les classes dirigeantes que cette réforme depuis une trentaine d'années il n'en démordent pas alors pourquoi c'est que l'enjeu sans doute derrière puisqu'il n'est pas économique puisque l'équilibre et là en réalité l'enjeu est autre et tu le montres l'enjeu est beaucoup plus général alors l'enjeu effectivement enfin on va le qualifier quand même d'économique mais pas du tout au sens de financier il est économique au sens où la classe dirigeante ne l'est que parce qu'elle dirige le travail le pouvoir sur l'argent c'est la conséquence du pouvoir sur le travail et donc l'enjeu pour la bourgeoisie capitaliste qui a le monopole du travail parce que le capital ne se met pas en valeur dans la sphère financière c'est croire n'importe quoi que de penser qu'il y a une auto valorisation du capital dans la sphère financière c'est de la monnaie virtuelle la variation du capital ça se fait dans l'économie réelle par le travail et donc la maîtrise par la bourgeoisie du travail le fait qu'elle quel est le monopole de la production de la décision sur ce qui va être produit ou par qui comment c'est la condition de son existence de classe et donc elle veille mais de façon mais absolue à ce que nos ressources dépendent de l'acte de travail subordonné que nous faisons quel que soit notre appréciation de la légitimité de cet acte mais nous sommes obligés de le faire parce que nous ne sommes payés qu'après que cet acte a été posé c'est le salaire résultat de la subordination qui est au cœur du capitalisme c'est la tâche quoi on est payé à la tâche la forme canonique du travail c'est le travail indépendant le capitalisme et puis si c'est du travail employé disons et bien c'est sur des CDD de mission c'est sur des dispositifs d'intérim des dispositifs on est payé à la tâche et contre ce salaire capitaliste ce salaire à la tâche a été construit pendant tout le 20e siècle d'une part le salaire à la qualification du poste dans l'emploi et là on est déjà libéré de la tâche on l'a bien vu pendant le confinement ceux qui avaient un salaire de la convention collective ont été payées à 4% quoi qu'ils aient fait parce que ce n'est pas la tâche qu'ils font qui est payée mais c'est la qualification du poste sur lequel ils sont qui est payé mais ce qui a été inventé surtout c'est la qualification de la personne c'est-à-dire que là le salaire est un attribut de la personne qui ne dépend pas de la tâche qu'il fait qu'elle fait et ça on l'a vu dans le confinement les fonctionnaires ont conservé 100% de leur salaire quoi qu'ils aient fait certains plus travailler les soignants bien sûr mais d'autres ma foi étaient comme les autres avec une activité très réduite et ils ont conservé 100% de leur salaire parce qu'un fonctionnaire est payé pour une qualification qui lui est propre le salaire est un droit de la personne du fonctionnaire et les le miracle disons de la subversion communiste de 1946 lorsque les communistes subvertissent la sécurité sociale mise en place par les patrons entre 1880 et 1945 et qui était omniprésente en 45 vous avez plus de 1000 caisses de sécu 70000 salariés dans les caisses en face c'est une instit qui va être subvertie par les communistes en 46 et en matière de retraite la subversion coopère croisa en 46 c'est de poser le droit au salaire des retraités c'est pas le différé de leur cotisation on ne tient plus aucun compte des cotisations de l'intéressé c'est son salaire de référence nous sommes dans le modèle de la fonction publique dans la fonction publique c'est évidemment le salaire de référence le dernier salaire qui va être continué puisque le grade est attaché à la personne le fonctionnaire est payé pour sa personne et non pas pour son poste ou pour son activité et donc cette extension du salaire lié à la personne qui n'est pas la le résultat d'une d'un acte subordonné ce qui est le cœur du salaire capitaliste et ponctuel mais qui est ponctuel mais qui est un droit politique de la personne qui va au contraire lui permettre à travail libre c'est évidemment un refus absolu de la classe dirigeante qui qui dès 47 réagit dès 47 elle crée l'agirque ou c'est le gecotisé j'ai droit c'est pas du tout un gros salaire c'est le droit différé de ses cotisations là nous sommes dans une institution capitaliste évidemment en répartition parce que encore une fois le cœur de la bataille c'est pas du tout capitaliser c'est répartissant communiste c'est-à-dire une socialisation du salaire qui attribue du salaire hors emploi un salaire lié à la personne versus répartition capitaliste c'est-à-dire des cotisations qui maintiennent le salaire dans le carcan de l'emploi mais qui vont être différés par une pension qui va être calculée en fonction des cotisations alors si si on part de si on reprend ton raisonnement très clair tel qu'il est exposé dans le livre là tu es parti comme dans le livre du travail et non pas de la retraite et c'est ça qui est fondamental c'est la démonstration de ton livre la question des retraites de leur nature qu'est-ce que c'est qu'une retraite qui est au cœur du combat il y a deux positions face à face c'est en fait la question du travail elle engage en réalité beaucoup plus on peut dire que les dernières décennies de la vie mais l'ensemble du travail des conditions dans l'exercice dans lesquelles s'exerce le travail et la nature même de ce travail entre un travail capitaliste d'un côté qui est conçu comme un élément finalement un domestiquer pour la production et dans la subordination avec donc une souveraineté de ceux qui maîtrisent le capital par opposition à un autre travail qui est un travail collectif libre la question étant de manière par conséquent la nature aussi de ce que c'est que ce salaire de ce que c'est que la retraite pardon est-ce que c'est un revenu différé tu le disais donc qu'on perçoit à hauteur des ou bien est-ce que c'est un salaire continué ce qu'il y a des implications très différentes sur la nature même de la chose absolument c'est le cœur de la bataille de classe qui se joue en matière de retraite c'est évidemment la souveraineté sur le travail c'est pas du tout ce qui explique l'acharnement bien sûr évidemment mais la classe dirigeante n'existe que parce qu'elle est souveraine sur le travail et donc elle est souveraine sur le travail encore une fois parce qu'elle nous tient par un salaire qui est suspendu au fait qu'on est d'abord posé l'acte subordonné ça change le salaire c'est un chantage dans le capitalisme et nous sommes sortis du centrage dès lors que le salaire devient un attribut de notre personne c'est ça qui est tout à fait dans l'existence tout à fait scandaleuse dans ce dans ce contexte là puisqu'il continue à percevoir un salaire alors qu'il fait en fait c'est pas qu'il fait rien non ce qu'il veut voilà c'est ça la question va appeler ça non travail dès lors que ce n'est pas imposé par elle ça n'est pas du travail c'est acceptable si finalement il fait ce qu'il veut parce qu'il a accumulé un revenu différé c'est effectivement si on fait de la retraite une espèce de succès d’année du droit de propriété à travers ce qu'on appelle la solidarité intergénérationnelle la thème capitaliste s'il en est j'ai pas consommé tout mon salaire quand j'étais actif j'en ai mis une partie au pot commun et bien je dois maintenant bénéficier de la solidarité à travers les cotisations des actifs actuels dont j'ai fait preuve quand j'étais moi-même actif et le sens commun soutient ça la façon dont on livre est organisé le montre bien parce que tu réponds dans le livre c'est une conversation en fait les gens qui sont pas spécialistes qui ont pas derrière eux 40 ans de travail autour de ces questions te pose tout simplement voilà les interrogations qui leur viennent du point de vue du sens commun oui alors c'est vrai que la forme de ce de ce livre ce sont des conversations avec des interlocuteurs qui sont des interlocuteurs représentatifs disons de l'opinion mais c'est vrai que l'opinion courante mais ça marque le signalait les idées dominantes sont celles de la classe dominante et donc l'opinion courante c'est que la retraite et j'ai cotisé j'ai droit que c'est la solidarité intergénérationnelle en fait etc etc alors que ce que les communistes mettent en place 146 c'est le c'est le contraire de cela c'est un droit politique au salaire déconnecté de l'emploi c'est pas le le le le le le différé d'un salaire que j'ai touché qui ne peut être touché que dans l'emploi d'accord et que j'ai pas complètement consommé donc à la personne et donc un statut un grade et un début à la personne une qualification bien sûr sur le modèle de la fonction publique qui est étendue en matière de retraite par croisa au régime général des salariés du et donc là depuis 80 depuis 47 disons la riposte c'est pas du tout un retraité c'est pas un salarié en train de de d'avoir un salaire pour une activité libre pour un travail libre un retraité c'est un ancien travailur qui travaille pas qui ne produit rien qui qui a travaillé à s'emmerdant toute sa vie mais qui est devenu méritant c'est toute la valeur travail le travail c'est quelque chose qui part nature est subordonnée par nature ne nous appartient pas on naturalise complètement la violence capitaliste sur le travail c'est normal d'ailleurs on invente la une étymologie complètement con tripalium d'accord qui n'a rien à voir avec travailler d'un mot qui signifierait mettre à la torture labeur ça par contre c'est à la fois la souffrance et le travail voilà et donc ça nous rend méritant puisqu'on fait quelque chose qu'on ne maîtrise pas ça nous rend méritant et ça mérite un temps de non travail enfin de vie on travaille pour plus avoir un travail de son côté la bourgeoisie elle vit largement dans le loisiveté mais sans aucun problème moral à ce sujet oui mais encore une fois mon problème n'est pas levé je m'en fous éperdument ce qui est mon problème c'est que nous sortions de l'aliénation à la religion capitaliste à ce dogme que le travail le salaire ça se mérite par un travail subordonné qu'on ne décide pas et que ça ça va valeur et que parce qu'on s'est soumis à un travail qu'on ne maîtrise pas on a le droit un de consommer deux d'avoir du loisir confiné les personnes de plus de 60 ans dans le loisir c'est pour moi c'est un scandale inouï leur nier toute toute contribution à la production c'est les amputés d'une dimension absolument nécessaire de la personne mais encore une fois le travail n'a de sens anthropologie que s'il est maîtrisé par celui qu'il fait un travail non maîtrisé n'a aucune valeur anthropologique sinon vive l'esclavage évidemment collectif et il n'y a de travail que collectif c'est-à-dire que attribuer mais ça je le montre depuis une puissance du salariat ça fait depuis 25 ans que j'ai montré ça attribué à une personne une contribution précise qui serait monnayi dans un salaire correspondant à son contribution mais c'est tellement absurde c'est impossible dans laquelle elle est acquis sa qualification d'abord mais bien sûr et puis ensuite nous sommes qui sont les capitales tous partis prenantes d'une production dont nous récupérons va notre nous avons une contribution et le salaire que nous en tirons n'est pas du tout la mesure de notre contribution c'est il y a bien des rapports sociaux des rapports de violence etc qui sont passés par là et la la la la socialisation du salaire qui s'opère à travers la retraite permet effectivement de reconnaître dans la pension la contribution des retraités à ce travailleur collectif que nous sommes en permanence il y a même des métiers comme le nôtre celui de chercheurs ou les retraités font partie des gens tout à fait productifs c'est par le par le le cumul emploi retraite qui est une saloperie capitaliste par le fait que en tant que retraité il continue à bosser dans les labos à faire de la recherche avec un des bouquins ce qui montre bien que ça pourrait être la situation de tout le monde ah oui mais alors on va être sur les toits ou Masson toute notre vie non on est titulaire de sa qualification de son salaire mais on a des possibilités de de choix de libre activité qui s'ouvrent à nous sans que nous ayons à quémander à la bourgeoisie capitaliste un travail qu'elle nous impose c'est cette liberté là qui est représenté aujourd'hui le groupe le plus le plus important qui représente ce salaire de la liberté c'est les retraités alors pathos hein parce que les retraités surtout femmes qui gagnent moins que le SMIC c'est pas du salaire faut pas rigoler mais sur les 17 millions de retraités il y en a 9 surtout des hommes il y en a 9 qui ont une pension supérieure au SMIC comprise entre 75 et 100% de leur salaire net de de référence et qui donc sont titulaire d'un salaire à vie le salaire de la liberté c'est pour ça qu'il y a un bonheur à être à être traité et évidemment cette situation il faut les tendre à tout le monde il y a aucune raison que soit réservé aux traité et c'est pour ça que la classe dirigeante veut le supprimer à tout prix chez les retraités et là on voit bien comment on fait en partant de l'enjeu des retraites on en arrive à l'enjeu du travail et l'enjeu beaucoup plus général des formes de la société et de la substance de la valeur elle-même genre du communisme évidemment alors l'enjeu de la sortie du capitalisme qui est une urgence aussi anthropologique et écologique dans ton dans ton dialogue avec plusieurs interlocuteurs à un moment donné tu reparles de cette idée qui est énoncé devant toi qui est très commune qui correspond à ce que disait Marx comme tu le rappelais tout à l'heure les idées dominantes sont celles de la de la classe dominante je suis fier de mon travail et je tiens à cette idée selon laquelle je vis dans mon travail voilà ça c'est très important mais être fier de son travail ça c'est une c'est c'est une alliance être fier de vivre grâce à son travail de vivre de son travail selon l'expression et être fier de son travail ça peut même être des choses qui sont aujourd'hui antithétique antithétique parce que ceux qui invité à être fier de vivre de leur travail il faut en général des travaux avec lesquels ils sont désaccord donc ils ne sont pas fier de leur travail la nuit mais on les invite à être fiers de vivre de leur travail c'est ça la comme si c'était les méfaits de la religion capitaliste du de la valeur travail le travail par définition c'est emmerdant c'est voir ces nocifs mais du coup comme cette emmerdant est nocif ça nous rend mérite on fait un truc qui va contre contre notre déontologie du coup mérite et on mérite de gagner sa vie et gagner sa vie c'est pas travailler non gagner sa vie c'est gagner de la consommation et gagner du loisir le pain et les jeux alors tu expliques bien dans ce livre en revenant sur les décennies passées que finalement depuis 1997 et la première offensive ça n'a pas cessé depuis du gouvernement ultra réactionnaire de Chirac de la cohabitation finalement il y a eu quasiment que des défaites de l'opposition de dans la défense des retraites tu repasses sur les différents événements il y a une exception il y a un moment important qui est 1995 ou Juppé échoue à imposer sa retraite à Minz égards c'est quand même une flexion importante parce que c'est le moment où une bonne partie des intellectuels de gauche entre par entre guillemets de gauche de gouvernement se rallie massivement bourdieux réagit il y a des réticences enfin globalement toute cette classe intellectuelle qui fait l'hégémonie culturelle se rallie au plan Juppé y compris quand elle se prétend à de gauche alors la réforme échoue mais tu rappelles quelques années plus tard c'est si je me trompe pas Sarkozy qu'il a fait passer en 2009 en 2008-2009 la réforme Juppé du statut du régime de retraite des cheminots s'opèrent et depuis il n'y a eu quasiment que des défaites et ça tu l'expliques par le fait que les opposants se situent sans s'en rendre compte reste sur le même plan dans le même cadre de penser dans le même cadre de réflexion sur les retraites que les réformateurs que la Contre-Réforme mais bien sûr puisque ce que conquiert les communistes en 46 alors Torres comme ministre de la Fonction publique Marcel Paul commise la production industrielle qui fait le statut des électricité embrasse croisa comme ils disent du travail qui qui qui met en place le régime général ces ministres communistes opère ses dissociations du salaire de l'activité du salaire de l'emploi pour en faire un attribut de la personne et ça cette nouveauté communiste elle va être combattue dès 47 par la riposte patronale qui est mais non pas du tout dans l'agir que c'est pas un salaire continué c'est le différé de cotisation lac est une institution en répartition bien sûr la riposte patronale et forcément répartition aucune classe dirigeante d'assez folle pour fonder la retraite sur la capitalisation nulle part au monde la somme la en répartition bien sûr l'enjeu de classe il est interne à la répartition entre le régime général et la JRC cadre uniquement et puis Arrco années 50 il y a une obstidation patronale a créé un régime complémentaire qui progressivement l'emporte pour le moment il ne fait encore que le quart des pensions sur les 300 40 milliards de pensions le régime agir Carco qui est un régime vraiment capitaliste c'est c'est 80 milliards à peu près mais dans les pensions les plus récentes il fait le tiers pourquoi parce que depuis 20 ans même depuis plus de 20 ans il n'y a eu aucune hausse du taux de cotisation régime général alors que le taux de cotisation à la gerk a doublé et donc tout ça dans une indifférence syndicale totale le problème c'est ça le problème c'est que sur les deux mots essentiels salaires et travail sur ces deux mots essentiels de la retraite nous avons une identité de vue des réformateurs et des opposants c'est à dire c'est pas du salaire et les retraitée de ne travaillent pas alors évidemment si c'est pas du salaire et si RTT ne travaille pas nous n'avons pas commencé à imposer un autre statut du travailleur libérer de l'obligation de satisfaire un travail subordonné pour pouvoir être payé on n'a pas commencé on est resté dans le capitalisme et et on reconnaît de victoire on ne peut pas connaître des victoires puisqu'on s'appuie pas sur le déjà la communiste qui était construit tu montres bien que c'est le fil directeur finalement de toutes les réformes Macron depuis depuis qu'il est arrivé qui s'agisse de la réforme de l'enseignement professionnel qui s'agisse de la diminution des allocations chômage qui s'agissent des retraites et c'est ça la clé c'est ça qui explique pourquoi cette obstination alors qu'il y a aucune nécessité financière c'est à chaque fois restreindre l'autonomie du travailleur restreindre sa liberté le coincé le soumettre à un chômage un chantage toujours plus pressant pour l'obliger l'obliger à vendre sa force de travail et ce chantage est d'autant plus pressant que la Cour une fois notre adhésion au travail tel que la bourgeoisie en Allemagne et d'être de plus en plus faible pour des raisons à la fois anthropologique écologique nous voyons bien que la point de vue anthropologique ce travail-là il ne nous satisfait pas et puis du point de vue écologique à la rue nous mène droit dans le mur et donc il n'y a plus d'adhésion on le voit bien à travers tous ces jeunes diplômés qui disent en France on traverse pas pour la merde que nous fait faire le capital et qui sont dans la sécession il faut les sortir de la sécession pour qu'il devienne majoritaire évidemment mais à partir du moment où une classe dirigeante n'importe plus d'adhésion sur la façon de l'organisme de travail alors un elle devient très violente Dieu sait si le pouvoir de Macron c'est un pouvoir d'une violence inouïe il y a plus de je crois que le nombre de policiers par habitant est aujourd'hui supérieur en France à celui qui était en RDA au début des années 70 et la retraite des policiers en revanche on le sait à des éléments qui font scandale c'est tellement énorme c'est tellement gros mais plus ces gros plus ça passe elle elle va être maintenue la classe dirigeante est d'autant plus attachée acharnée à ce que le salaire redevienne du paiement à l'acte c'est pour ça que et l'impose aux jeunes jusqu'à 35 ans l'insertion c'est-à-dire du paiement à l'acte on fait des contrats de mission on fait du on est volontaire en service civique en fait les trois mots sont répugnants d'accord volontaires pour travailler sans être payé en service civique invoquant le civisme pour pour faire bosser des gens sans les payer en fait tout ça tout ça est absolument répugnant il s'agit donc à la fois détendre le début de la vie de travail où on n'a pas le statut de salarié et puis d'étendre la fin de la vie de travail où on n'a pas le statut de salarié parce qu'il faut bien voir que les seniors ça démarque à 45 50 ans la productivité exigeait en entreprise tout à fait ils sont exclus des plans de formation à 50% des gens de plus de 60 ans qui ne sont pas mais c'est pas qui ne sont pas actifs beaucoup plus non à 60 ans les dernières statistiques c'est que à 60 ans il y a plus que 48% de personnes ayant un emploi et vous a tué à 25 % de gens qui sont en langue maladies avec retraite 7% qui sont chômage et puis les autres ils sont fragilisés disponibles chère à canon sur le marché du travail donc il s'agit à la fois passer de 62 à 64 ans c'est pas du tout pour qu'on travaille plus longtemps le capitalisme il élimine le travail vivant il a pas besoin de travailler bien sûr que non il essaye de s'en passer au Quantin c'est pas du tout pour qu'on travaille plus longtemps c'est pour que une population plus nombreuse sur plus de temps encore fasse pression sur l'ensemble des salaires en étant fragilisé sur le marché du travail c'est ça en fait la de même que les jeunes ont la même là on a maintenant une discrimination par âge qui est devenue un outil mais massif de réduction du chant du salaire à la qualification à laquelle vision personnelle pratiquement maintenant il n'y a plus que qu'entre 35 et 50 ans que on a le statut normal de salarié avant on est en train de s'insérer et toutes les saloperies qui sont faites aux jeunes et après on est seigneurs et toutes les saloperies qui sont faites au plus de 50 ans donc la discrimination à l'âge est venue progressivement doubler la discrimination au genre mais bien sûr de gens n'a plus été légitime elle est toujours pratique la disciplin de gens bien sûr mais il n'a plus été légitime alors on a inventé une nouvelle légitimité il est légitime de discriminer par l'âge ça a été le plan le plan barre en 77 c'est l'invention de la légitimation par l'âge pour les jeunes l'insertion et puis à la même époque apparaissent les seniors et la légitimation d'une marginalisation sur le marché du travail par l'âge et encore une fois le recul de l'âge légal de la retraite ça n'est pas du tout pour qu'on travaille plus longtemps c'est pour qu'il y ait une population plus comme surpopulation relative on va dire selon les termes les termes marxistes académiques disons qui fait pression sur le petit noyau qui reste des salariés c'est-à-dire les 35 ans et donc c'est pour cela qu'il faut que la retraite se soit 50 ans non pas la retraite c'est pas la fin du travail c'est la retraite c'est le travail enfin libre parce qu'on a on est titulaire de son salaire il faut donc supprimer les seigneurs si on veut supprimer l'insertion ce qu'il faut faire aussi c'est pour ça qu'il y a une absolue symétrie dans la bataille contre la réforme des retraites et la bataille contre l'insertion et ça c'est cette c'est la même bataille voilà il faut supprimer les seigneurs supprimer les seigneurs ça veut dire que à 50 ans devient enfin titulaire de son salaire son salaire est porté au salaire moyen c'est-à-dire à 2500 euros c'est le salaire moyen aujourd'hui s'il est inférieur ramené à 5000 euros s'il est supérieur parce que des salaires super à 5000 euros ça sert à rien quand donc il y a aucune légitimité à des salles aspire à 5000 euros donc on a hiérarchie des salaires qui est d'un à deux à partir de 50 ans et les c'est c'est retraités de 50 ans bien sûr que il reste au travail évidemment mais c'est en fin du travail libre parce que ils sont titulaires de leur salaire il faut aussi qu'il soit indicentiel c'est très important parce que ils vont avoir une responsabilité ils vont être chargés de l'auto-organisation des travailleurs dans l'entreprise actuellement la bourgeoisie et la créer un cordon sanitaire entre les salariés encore soumis à la subordination et les salariés libérés de la subordination il faut jamais qu'il se rencontre c'est pour ça qu'il est interdit sauf dans la dans la recherche mais il est interdit au retraités d'être encore d'être dans une entreprise ou dans un service public il faut qu'on les marginalise dans le milieu associatif où il ne rencontreront que des jeunes en insertion par ailleurs c'est à dire que la présence sur le même lieu de travail de salariés encore subordonnés et de salariés libérée ça il faut absolument qu'elle ne se fasse pas et c'est pour ça qu'il faut maintenant absolument qu'elle se fasse et que on se voit libéré du marché du travail à 50 ans qu'on devienne titulaire de son salaire à 50 ans mais qu'on soit également un licenciable et en responsabilité de la lutte contre les directions et contre les actionnaires pour l'auto-organisation des travailleurs parce que l'enjeu du passage au communisme c'est évidemment l'auto-organisation des travailleurs merci beaucoup on voit on voit très bien en te lisant en t'écoutant tu nous fais profiter de toutes ces décennies de recherche et d'expertise sur la question on voit très bien comment se combat pour les retraites autour des retraites c'est un combat général un enjeu de civilisation et un combat contre l'aliénation du travail absolument pas pour la libération du travail et non pas pour se libérer les hormones du travail d'un travail qui ne serait pas libéré quand on le hors travail d'un travail en libérée il n'est pas libre c'est leur travail bien sûr prenons le pouvoir sur nos retraites c'est le titre de ce petit livre d'intervention que je recommande chaudement qui concerne tout le monde et qu'il faut lire pour savoir à quoi s'en tenir où se trouve les enjeux merci Bernard merci beaucoup