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ChroniqueHugoDécrypte (sur YouTube)· 30 mars 2026 14 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieJusticeTransports

Trump inquiète l'économie mondiale, explications

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La menace d'une crise plane et les investisseurs pourraient bien faire plier Donald Trump. Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, les marchés mondiaux continuent de s'alarmer. Mais alors, jusqu'où est-ce que le président états-unien veut-il et peut-il même aller ?

Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour, disponible, vous le savez maintenant sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de podcast. Alors, on en a beaucoup parlé depuis le début de la guerre à grande échelle au Moyen-Orient.

Les conséquences humanitaires, elles sont absolument immenses. On en parle quotidiennement sur la chaîne. Mais aujourd'hui, on va se pencher davantage sur la question de l'économie mondiale qui est menacée par la situation actuelle.

Que ce soit les bombardements États-Unis et israéliens en Iran ou encore les bombardements iraniens sur plusieurs pays de la région. Un certain nombre de ces frappes ces derniers jours ont touché des infrastructures énergétiques. Par ailleurs, l'Iran bloque toujours de façon importante le D3 DO qui est donc ce passage maritime stratégique pour l'exportation mondiale de pétrole.

Et évidemment, une telle situation inquiète énormément les investisseurs, que ce soit d'ailleurs sur les marchés financiers comme en général dans l'économie des investisseurs qui forcément peuvent avoir peur de l'incertitude. Et là, autant dire les choses, l'incertitude, elle est absolument majeure. Dans la situation actuelle, on ne sait pas combien de temps la guerre peut durer, jusqu'où elle peut s'étendre, ni d'ailleurs si le D3 DO va rester bloqué dans les prochains jours.

Et toutes ces questions, elles poussent donc les marchés à adopter une position défensive pour tenter donc de réduire les risques. Ça s'observe notamment en bourse donc avec les marchés financiers. aux États-Unis par exemple sans rentrer dans les détails, mais on peut noter que certains indices boursiers importants, notamment États-Unis, ont signé une 5e semaine de baisse.

En Asie aussi, il y a une incertitude qui continue à grandir. Faut savoir que l'Asie est très dépendante du pétrole qui circule par le D3 d'Ormouse. Et on a pu voir par exemple ce lundi matin le principal indice boursier de la bourse de Tokyo qui a plongé jusqu'à - 5 % ou encore le principal indice boursier de la Corée du Sud qui a plongé de plus de 3 %.

Évidemment, c'est des chiffres qui peuvent monter et descendre. Il faut être très prudent et pas faire d'analyse court terme sur la situation. Mais encore une fois, maintenant, ça fait plusieurs jours qu'on sent cette forme de fébrilité sur les marchés financiers.

Et plus largement, en fait, la crainte, c'est la crainte d'un ralentissement de l'économie. L'impact le plus concret, c'est évidemment l'impact avec le prix du pétrole. Sur ce point, il faut bien comprendre que les prix du pétrole, il ne bougent pas seulement en fonction du pétrole qui circule ou plutôt qui ne circule pas en ce moment via le D3 d'ormouse.

Il faut aussi comprendre que les marchés du pétrole, ils anticipent notamment ce qui peut arriver demain. En gros, ce qui fait monter les prix du pétrole en ce moment, c'est pas seulement le blocage, mais c'est plus que ça, c'est en fait le risque que ça se prolonge dans les prochains jours. C'est ce qui fait que certains sont prêts à payer plus cher tout de suite et ça accélère donc la montée des prix.

Aujourd'hui, le baril de référence du pétrole, il est passé d'environ 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars le baril avec des pics qu'on a pu observer vers 115 dollars selon les jours. On parle donc d'une hausse de près de 40 % et cette flambée du pétrole, elle a un impact évidemment sur le prix de l'essence derrière pour les consommateurs, mais il faut aussi noter que c'est une flambée des prix qu'on observe aussi dans le domaine du gaz. Or, si le prix du pétrole et le prix du gaz augmente, c'est toute l'économie qui peut être impactée.

Des usines ont en effet besoin parfois de tout cela pour avancer. Par ailleurs et bien faire rouler des camions, des bateaux cargot ou encore des avions, ça devient plus cher. Et donc ces coûts de transport, ils finissent par être répercutés sur tous les produits qu'on consomme au quotidien avec donc le risque d'une inflation des prix qui est généralisé.

Alors, pour éviter d'en arriver là, les banques centrales, donc la Banque centrale européenne ou encore la banque centrale aux États-Unis, la Fed, elles peuvent jouer notamment sur ce que l'on appelle les taux d'intérêt. Le taux d'intérêt, c'est en quelque sorte le prix de l'argent qu'elles vont dicter donc pour tenter de modérer l'inflation. Mais si on résume clairement dans la situation actuelle, l'une des craintes, c'est soit une récession.

Une récession, c'est donc un ralentissement de l'économie mondiale. L'autre risque, autrement qui est identifié, si ce n'est pas une récession, ce serait une stagflation. C'est une économie qui croit relativement peu rapidement avec par contre en même temps une hausse des prix donc une inflation qui augmenterait fortement.

Il y a quand même un autre élément qui fait peur aux États-Unis, c'est le fait que depuis de nombreuses années maintenant, il y a beaucoup d'entreprises qui se sont endettées non pas auprès de banques classiques, mais bien auprès de gros fonds d'investissement. On appelle ça des crédits privés. Alors, l'avantage pour les entreprises, c'est que et bien ils possèdent plus de souplesse et ils peuvent être engagés plus rapidement que des crédits traditionnels.

Mais le risque par contre, c'est qu'ils sont aussi donnés justement à des entreprises plus risquées ou qui dans certains cas sont très endettées. L'autre chose qui inquiète beaucoup de personnes aujourd'hui aux États-Unis, c'est que un certain nombre d'entreprises qui ont emprunté comme ça via ces crédits privés, et bien ce sont des entreprises qui pour certaines d'entre elles, voire pour beaucoup d'entrees, sont menacées aujourd'hui par le développement de l'intelligence artificielle. Résultat, si la croissance ralentit, qu'en parallèle les taux restent élevés, et bien certains analystes craignent que ces crédits privés, ils ne puissent pas être remboursé, globalement créer une réaction en chaîne et potentiellement une crise financière.

Et en plus de ça, on en a déjà beaucoup parlé sur la chaîne, mais il y a toujours cette question d'une potentielle bulle de LIA qui pourrait éclater. Alors, il y a déjà eu des baisses importante des entreprises du secteur de la tech en bourse ces derniers jours, mais la crainte donc pour beaucoup d'investisseurs, c'est que ça aille encore plus loin. On en revient à tous les sujets qu'on a pu faire ces derniers jours sur la chaîne sur la question notamment du modèle économique de ces entreprises ou encore d'un certain nombre de fragilités qui ont été observées.

Donc en sachant tout ça que le poids politique des bombardements lancé par les États-Unis et par Israël se fait de plus en plus ressentir pour Donald Trump. Ce qu'il faut noter par ailleurs, c'est qu'il y a une forme de confiance qui est en train de s'éroder, voire de disparaître entre les marchés financiers, y compris d'ailleurs les entreprises États-uniennes et Donald Trump. C'est lié au fait que Donald Trump ces derniers jours a tenu en fait parfois des discours très contradictoires notamment sur la situation sur le terrain en Iran.

C'est le cas encore aujourd'hui où Donald Trump affirme qu'il y a des négociations en cours et en même temps et bien les bombardements se poursuivent. Il menac d'aller encore plus loin, de prendre notamment l'île de Carg dont on a parlé la semaine dernière dans ce format des actu du jour. Bref, tout cela plonge l'économie mondiale pas mal dans le brouillard aujourd'hui.

Bref, pour résumer, il y a trois grands scénarios qui sont sur la table. Le premier scénario, c'est le scénario d'une fin rapide de la guerre qui est en cours. L'idée donc que Trump puisse reculer, mettre fin à ses attaques, quit à dire d'ailleurs qu'il a gagné comme il semble déjà le dire, qu'il y ait aussi un accord qui permette la réouverture du D3 d'Ormouse.

Dans la situation actuelle, les risques pour l'économie seraient relativement modérés, même si évidemment il y a toujours cette incertitude sur la question des crédits privés ou encore la question de l'IA. L'autre possibilité, c'est que la guerre dure et donc qu'il y ait notamment le risque de récession mondiale et d'un ralentissement important de l'économie mondiale. Et enfin, si la guerre se poursuit et si la guerre s'étend, un autre risque, c'est donc le risque potentiellement d'une véritable crise financière.

Mais encore une fois, pour le moment, ce n'est pas la situation dans laquelle on se trouve évidemment. Donc on va analyser tout ça dans les prochains jours et faire un nouveau point sur la situation géopolitique dès demain. Si ce sujet vous intéresse, le dernier grand format que on a publié hier devrait aussi vous intéresser.

C'est un grand format que j'ai tourné sur la situation de la France par rapport à la dette. On entend régulièrement que la France fait face à un risque de faillite et donc l'idée c'était de se pencher concrètement sur cette question de la dette, du déficit et cetera et de comprendre réellement et bien ce qu'il en est, de voir aussi d'un point de vue très factuel les différents regards politiques des économistes ou des politiques sur la question pour comprendre donc tout ce qui fait débat sur le sujet. C'est dispo sur notre chaîne YouTube dédiée au grand format ou alors dès maintenant aussi directement en podcast sur Spotify, Apple Podcast ou autres.

N'hésitez pas à vous abonner aussi. Je vous mets le lien du podcast aussi en description. Allez, je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité et je reviens juste après.

Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Des chauffeurs routiers et d'autocars ont ralenti la circulation ce lundi matin en Île-de-France pour réclamer plus d'aides de l'État face à la hausse des prix du carburant lié à la guerre au Moyen-Orient.

L'Organisation des transports routiers européens qui a mené cette opération escargot a ensuite rencontré le préfet de région afin de transmettre les revendications du secteur. D'autres actions sont prévues ces prochains jours, notamment en Pays de la Loire ce mardi et en Provence Alpe Côte d'Azur en Occitanie et en Nouvelak Aquitaine ce mercredi. En fait, on en parlait ce samedi, le gouvernement a annoncé une aide de 70 millions d'euros le mois prochain pour soutenir les secteurs les plus touchés par la flambée des prix du carburant.

Ce coup de pouce est équivalent à une aide de 20 centimes par litre, ce qui ne suffit pas selon la Fédération des autocaristes indépendants. Pour que vous vous rendiez compte, le gazol, donc le carburant le plus consommé se vend 2,23 € le litre en moyenne contre 1,72 € le 27 février, selon les chiffres du gouvernement analysés par l'AFP. À noter que la ministre de l'énergie et porte-parole du gouvernement, Maebréon, a écarté ce dimanche de nouvelles aides, notamment pour les particuliers en raison d'un budget très limité.

Deuxième actu, un procès hors norme s'est ouvert ce lundi à Paris. 22 hommes et femmes liés à l'ancienne loge maçonnique Athanor dans les hautes scènes sont jugés pour meurtre, tentative de meurtre, violence aggravée et association de malfaiteurs. Le procès devrait durer un petit peu plus de 3 mois.

Une loge maçonnique, c'est un groupe de francs-maçons qui se retrouvent dans un lieu pour faire des rituels, partager des valeurs communes et initier de nouveaux membres. Tout a commencé en 2020. Cette année-là, deux jeunes militaires rattachés à un camp de la DGSE, donc le renseignement extérieur français, avait pour mission de tuer Marie-Hélène Dini, une coach en entreprise.

Ils étaient persuadés qu'elle travaillait pour le Mossade, le service de renseignement israélien. Ça c'est donc le commencement, mais l'enquête a révélé une série de projets criminels motivés par des raisons variées comme des conflits financiers, des vengeances personnelles, des rivalités professionnelles ou encore politiques. Les profils des suspects sont très variés et la plupart n'ont pas de casier judiciaire.

Parmi eux, Jean-Luc Bagur, dirigeant d'une école de coaching, soupçonné d'être le commanditaire de la tentative d'assassinat visant Marie-Hélène Dini en raison d'un conflit lié à la création d'un syndicat concurrent menaçant ses intérêts. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets des articles en description et on vous tiendra évidemment au courant de l'avancée du procès. 3è actu, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré ce dimanche ne pas s'opposer à l'arrivée d'un navire pétrolier russe sous sanction à Cuba malgré les restrictions imposées au pays par les États-Unis depuis la crise des missiles de 1962.

Ce navire russe qui transporte 7300 barils de pétrole doit arriver ce mardi au port de Matanzas situé au nord-ouest de Cuba. Cette cargaison, une fois transformé en 2500 barils de gazol, pourrait suffire à couvrir la demande du pays pendant environ 12 jours et demi. On en a déjà parlé, mais Cuba traverse sa pire crise économique depuis plus de 30 ans.

La situation s'est aggravée en janvier lorsque les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro. Cette arrestation a entraîné l'arrêt des livraisons de pétrole que le Venezuela a envoyé à Cuba depuis près de 25 ans. Et Donald Trump avait par ailleurs menacé de représaillir du pétrole à Lille.

Donald Trump a donc déclaré qu'il n'avait aucun problème à laisser entrer ce tank russe en expliquant que les gens ont besoin de chauffage, de climatisation et cetera, tout en répétant que Cuba est fini et que le régime allait tomber quoi qu'il arrive. Son objectif affiché est de faire tomber le régime cubain d'ici fin 2026. Et vu qu'on parle de Donald Trump, des millions de personnes ont manifesté à travers les États-Unis ce dimanche lors de rassemblement du mouvement No Kings pour protester contre les mesure anti-immigration et la guerre au Moyen-Orient et d'ailleurs plus globalement contre la politique menée par l'administration Trump.

Des rassemblements ont également eu lieu en Europe notamment à Rome, Amsterdam ou encore Madrid. 4e actu, le président chinois Shijingping a invité Cheng Lewun, la chef du Kamingang, le principal parti d'opposition à Taïwan, à venir en Chine en avril. C'est ce qu'a indiqué le parti concerné.

C'est une première depuis 2016. À l'époque, la Chine avait interrompu ses communications avec Taiwan après l'arrivée au pouvoir de l'ex-présidente taïwanaisewen. Pour tout comprendre, Taiwan, c'est une île située au large de la côte sud-est de la Chine.

Et cette invitation est importante car la Chine considère ce territoire comme le sien et veut le contrôler pour des raisons politiques, économiques et stratégiques. L'actuel président taïwanais Laingte n'est pas d'accord avec cette idée. Il affirme que son pays est déjà souverain et indépendant sans avoir officiellement déclaré l'indépendance, considérée comme une ligne rouge pour la Chine.

Le Kamingang, lui donc le parti d'opposition au gouvernement taïwanais, défend une ligne plus conciliante avec la Chine. Il accepte le consensus de 1992 selon lequel il n'existe qu'une Chine mais que chaque camp peut en avoir sa propre interprétation et mise sur le dialogue pour éviter une guerre sans revendiquer frontalement l'indépendance de Taïwan. À noter qu'aucune information sur la destination à la délégation du Kingang n'a été révélée, ni si Cheng Lew s'entretiendra avec le président Shijingping. 5e actue rapidement, la compagnie chinoise Air China a repris ses vols direct entre Pékin, la capitale de la Chine et Pyong, celle de la Corée du Nord, une première depuis 6 ans.

Cette liaison avait été suspendue en 2020 au début de la pandémie de Covid quand la Corée du Nord s'était presque totalement fermée au monde extérieur. Cette reprise des liaisons s'inscrit dans une réouverture progressive des échanges entre la Chine et la Corée du Nord et elle intervient d'ailleurs peu après le rétablissement des liaisons ferroviaire entre les deux capitales. À noter tout de même pour nuancer que cette reprise reste très limitée.

La Corée du Nord reste très fermée aux touristes étrangers et les vols concernent surtout des diplomates, des travailleurs ou encore des voyageurs autorisés. Et puis la demande reste faible, ce qui montre que le pays n'est pas encore totalement rouvert au monde. Et on termine avec cette bonne nouvelle.

L'île de Ray située en Charante Maritime a lancé une grande enquête scientifique pour mieux connaître sa biodiversité. Concrètement, pendant 2 ans, des experts vont réaliser un vaste inventaire de la faune, de la flore et des habitats naturels sur l'ensemble du territoire, soit environ 85 km². L'objectif ?

Obtenir une vision complète et actualiser des espèces présentes qu'ell soi déjà connues ou encore jamais identifié. Cette étude va mobiliser plusieurs équipes spécialisé et utilise des méthodes variées comme des observations de terrain, y compris nocturne pour repérer certains animaux et des techniques innovantes comme l'ADN environnemental. En gros, ça consiste à analyser des prélèvements d'eau pour détecter la présence d'espèces, notamment dans les lagunes, même si elles sont difficiles à observer directement.

Les résultats permettront de mesurer l'évolution des espèces depuis un précédent inventaire réalisé en 2014 et d'évaluer l'efficacité des actions de protection déjà mise en place. Merci beaucoup Blanche. Alors pour plus d'actualités cette semaine, vous le savez je pense mais au cas où pour les nouveaux, rendez-vous sur Instagram.

Le nom du compte c'est Hugo Descrypt et si vous êtes à Marseille, à Lyon ou au Québec, il y a aussi des comptes dédiés pour chacun d'entre vous. Hugodcrypt. Hugodcrypt.

Hugodcrypt. Marseille. Tout ça c'est sur Instagram.

Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.