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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 20 octobre 2026 15 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileÉconomie & entreprises

L'invité politique Sud Radio - Guillaume Kasbarian, député Ensemble pour la République d'Eure-et-Loir, président du Parti de la Liberté, est l'invité politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous diriez que le gouvernement est dépassé ?

  • 0:57OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous demandez pour le week-end prochain ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    On ne peut pas avoir des images pendant des minutes entières où la télé est présente et on voit des mairies brûlées, des commerces pillés et aucune intervention derrière. Ça veut dire quoi concrètement ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    On a entendu le président de la République dire qu'il fallait faire preuve d'empathie.

  • 4:27FerméeRéponse directe

    Ça veut dire que vous, ministre de l'Intérieur, vous diriez, il faut y aller ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « la gestion de crise a été mauvaise. »
  • 2:09Invité politiquePromesse
    « il faut aller poursuivre tous ceux qui ont piqué quoi que ce soit et qui, aujourd'hui, revendent sur les plateformes les biens qu'ils ont volés la dernière fois. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « moi j'ai de l'empathie pour les policiers et les gendarmes qui sont mobilisés, pour leurs familles qui les attendent le soir en se demandant s'ils vont rentrer. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « J'ai écouté une commerçante à Marseille qui s'appelait Fatima et qui expliquait que 80% des personnes qui l'avaient attaquée dans son commerce étaient de sa communauté. »
  • 9:31Invité politiqueChiffre
    « on a essayé de construire 10 000 places de prison. »
  • 10:54Invité politiqueChiffre
    « notre État dépense 56% dans le social et seulement 3% dans la sécurité et la justice. »
  • 11:12Invité politiqueFait
    « je suis très attaché à la propriété. C'est pour ça que j'ai fait une loi anti-squat. »
  • 11:27Invité politiqueFait
    « le problème, c'est qu'il faut que cette protection soit proportionnée. »

Temps de parole

  • Guillaume Kasbarian76 %
  • Présentateur21 %
  • ?3 %

≈ 18,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. Matinée spéciale, Guillaume Casbarian, député ensemble pour la République d'Heure-et-Loire et président du Parti de la Liberté est notre invité. Guillaume Casbarian est également ancien ministre jusqu'à la dissolution de 2024. Guillaume Casbarian, bonjour. Bonjour. On a tous été sidérés par ces images que l'on a vues et cette situation ce week-end. Est-ce que vous diriez que le gouvernement est dépassé

0:27
Locuteur

? En

0:28
Guillaume Kasbarian

tout cas, la gestion de crise a été mauvaise. Il n

0:30
Locuteur

'y a

0:30
Guillaume Kasbarian

pas eu d'anticipation, il y

0:32
Locuteur

a

0:32
Guillaume Kasbarian

eu une sous-estimation des effectifs

0:34
Locuteur

et

0:34
Guillaume Kasbarian

on a bien vu que tout le monde était débordé ce week-end et les images que nous avons vues, elles sont absolument scandaleuses. Elles m'ont mis, comme tous les Français, dans une colère noire, dans une sorte de honte d'ailleurs de voir de telles images dans notre pays. Donc ça a été, bien sûr que ça a été un échec ce week-end.

0:50
Locuteur

Qui pense

0:50
Guillaume Kasbarian

sérieusement que ça a été une réussite ce week-end

0:52
Locuteur

? Le

0:52
Présentateur

fait de voir le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, reconnaître une perte de contrôle, est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?

1:00
Locuteur

Écoutez,

1:00
Guillaume Kasbarian

je comprends que M. Nouniez ait présenté sa démission vu l'ampleur de ce qui s

1:04
Locuteur

'est

1:04
Guillaume Kasbarian

passé ce week-end. Je comprends aussi que ce n

1:06
Locuteur

'est

1:06
Guillaume Kasbarian

pas dans cette période qu'on change forcément d'équipe parce que l'urgence absolue, ça doit être d'éviter que ça se reproduise les jours suivants, les nuits suivantes et le week-end suivant. Et donc, est-ce qu'un changement d'équipe ou un changement de ministre dans le contexte actuel, en phase aiguë de crise, est la meilleure chose à faire

1:21
Locuteur

?

1:21
Guillaume Kasbarian

Pas certain. Et donc, en réalité, moi, ce que j'attends surtout, au-delà des responsabilités qui seront à établir dans quelques semaines, une fois que la crise sera passée, c'est qu'à court terme, tout ça s'arrête, qu'il n

1:31
Locuteur

'y ait

1:31
Guillaume Kasbarian

plus de casse, qu

1:32
Locuteur

'il

1:32
Guillaume Kasbarian

n

1:32
Locuteur

'y ait

1:32
Guillaume Kasbarian

plus de vol, qu

1:32
Locuteur

'il

1:32
Guillaume Kasbarian

n

1:32
Locuteur

'y ait

1:32
Guillaume Kasbarian

plus de pillage et qu'on ne reproduise pas les week-ends qui viennent ces images absolument détestables de hordes de pilleurs

1:40
Locuteur

qui

1:40
Guillaume Kasbarian

s'en prennent à des commerçants, qui viennent tout péter, qui viennent voler, qui ne respectent pas la propriété et qui sont dans une sorte de barbarie, de sauvagerie, qu'on ne veut absolument pas revoir. Donc, elle est là, l'urgence, en fait, à court terme,

1:52
Locuteur

plus

1:53
Guillaume Kasbarian

que

1:53
Locuteur

la question

1:53
Guillaume Kasbarian

des postes, des ministères, des démissions et des acceptations de démissions. Plus de casse, plus de

1:57
Présentateur

pillage. Qu

1:58
Locuteur

'est

1:58
Présentateur

-ce que vous demandez pour le week-end prochain ? Serge Papin vous a précédé dans ce studio, mais surtout, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie tout à l'heure nous disait qu'il faut interdire les manifestations.

2:08
Locuteur

Moi,

2:09
Guillaume Kasbarian

je pense que déjà, à court terme, un, il faut aller poursuivre tous ceux qui ont piqué quoi que ce soit et qui, aujourd'hui, revendent sur les plateformes les biens qu'ils ont volés la dernière fois. Donc, il faut aller les chercher, il faut avoir des images de ça. Il faut prendre les journalistes, les ministres, les forces de l'ordre et aller chez eux et montrer à tous ceux qui seraient tentés de reproduire ce genre de pillage qu'il n

2:29
Locuteur

'y

2:29
Guillaume Kasbarian

a aucune tolérance, qu'il

2:30
Locuteur

y a

2:30
Guillaume Kasbarian

une tolérance zéro vis-à-vis de ça. Donc, on peut tout à fait le faire. Il faut faire des exemples et il faut montrer que l'État ne se laisse pas faire et l'État interpelle et défaire devant la justice ses pilleurs, ses casseurs, ses voleurs. C'est le premier truc. Le deuxième, c'est qu'on ait une anticipation réelle des forces de l'ordre, des services de renseignement, pardon, excusez-moi, qui puissent ensuite ajuster le dispositif de force de l'ordre le week-end prochain. C'est-à-dire qu'on ne soit pas à nouveau dans un manque de renseignement territorial ou dans un manque d'anticipation qui faille, voilà, qui va ce qu'on soit déservé, qui va

2:58
Locuteur

ce

2:58
Guillaume Kasbarian

qu'on soit débordé. Et puis, l'autre point, c'est qu'il faut que les forces de l'ordre interviennent tout de suite et des instructions et une doctrine extrêmement claire d'intervention pour qu'on ne laisse aucun espace, aucun répit, aucun temps mort à ces pilleurs quand ils agissent et quand ils se réunissent.

3:14
Locuteur

On ne peut pas avoir des

3:15
Guillaume Kasbarian

images pendant des minutes entières, voire des heures entières où la télé est présente et on voit des mairies brûlées, des commerces pillés et aucune intervention derrière. Il doit y avoir zéro répit vis-à

3:25
Locuteur

-vis des casseurs. Ils répondent

3:26
Présentateur

peut-être à un ordre et à une indication. On a entendu le président de la République dire qu'il fallait faire preuve d'empathie.

3:31
Guillaume Kasbarian

Alors écoutez, moi j'ai de l'empathie pour les policiers et les gendarmes qui sont mobilisés, pour leurs familles qui les attendent le soir en se demandant s'ils vont rentrer. J'ai de

3:38
Locuteur

l

3:38
Guillaume Kasbarian

'empathie pour les commerçants. J'ai de

3:40
Locuteur

l

3:40
Guillaume Kasbarian

'empathie pour ceux qui ont vu leur propriété privée attaquer. J'ai de

3:43
Locuteur

l

3:43
Guillaume Kasbarian

'empathie pour tous les Français qui ont vu ces images-là et sont absolument choqués et en colère. J'ai de

3:48
Locuteur

l

3:48
Guillaume Kasbarian

'empathie pour tout le monde, sauf bien sûr pour les casseurs, les pilleurs, les voleurs, ceux qui ne respectent pas la propriété et à qui certains essayent en permanence

3:57
Locuteur

de

3:57
Guillaume Kasbarian

chercher des excuses. Il n'y a aucune excuse au pillage, aucune excuse au vol, aucune excuse à ceux qui s'attaquent à la propriété privée. Il est temps de remettre les choses à l'endroit

4:07
Locuteur

et

4:08
Guillaume Kasbarian

il est temps de faire preuve de responsabilité individuelle,

4:10
Locuteur

c

4:10
Guillaume Kasbarian

'est

4:10
Locuteur

-à

4:10
Guillaume Kasbarian

-dire de dire que chacun est responsable de ses actes. Rien n'excuse le pillage, rien n'excuse le vol, rien n'excuse tout ça.

4:17
Locuteur

Vous

4:17
Présentateur

disiez à l'instant, il n

4:18
Locuteur

'est

4:18
Présentateur

pas supportable de voir les forces de l'ordre ne pas réagir. Ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire que vous, ministre de l'Intérieur, vous diriez, il faut y aller ?

4:27
Locuteur

Il

4:27
Guillaume Kasbarian

faut

4:27
Présentateur

charger ?

4:28
Guillaume Kasbarian

Je ne

4:29
Locuteur

suis

4:29
Guillaume Kasbarian

pas ministre de l'Intérieur, mais oui, je pense que l'instruction doit être donnée de 1, d'y aller tout de suite, de ne laisser aucun répit aux casseurs et que la riposte policière doit être à la hauteur et qu'elle doit être protégée,

4:42
Locuteur

c

4:42
Guillaume Kasbarian

'est-à-dire être en soutien, en encouragement des forces de l'ordre quand ce genre de pillage et de débordement se produit. On doit être tous derrière nos forces de l'ordre, on doit les soutenir face à ce qui se passe.

4:50
Locuteur

Donc notre doctrine est de soutien à

4:51
Guillaume Kasbarian

100%.

4:52
Locuteur

En

4:52
Guillaume Kasbarian

tout cas, je pense qu'il

4:53
Locuteur

faut la renforcer

4:54
Guillaume Kasbarian

significativement face à des ordres de casseurs qui ont des méthodes que vous avez vues, qui sont des méthodes barbares, qui sont des méthodes sauvages, qui n'ont aucun scrupule, qui s'en amusent, qui font des vidéos parfois même à visage découvert sur les réseaux sociaux, qui en appellent d'autres. Qu'est-ce que vous voulez faire en face sinon de l'ultra-fermeté ? Qu'est-ce qu'il faut faire

5:10
Locuteur

?

5:10
Guillaume Kasbarian

Il

5:10
Locuteur

doit y avoir une tolérance zéro vis-à-vis de ça. C'est l

5:12
Guillaume Kasbarian

'ultra-fermeté, moi c'est ce que je demande. Moi je demande de la fermeté absolue à tous les étages pour que ça ne se reproduise pas et qu'on ait un vrai respect. C'est la première mission de l'État.

5:20
Présentateur

C'est

5:21
Locuteur

la première

5:21
Guillaume Kasbarian

mission de l'État que d'assurer la sécurité individuelle des biens et des personnes. Il faut absolument être à la hauteur de cette ambition-là.

5:27
Présentateur

Concrètement, les couvre-feux qui sont en place, est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que vous demandez l'instauration de l'état d'urgence ?

5:31
Locuteur

Alors,

5:32
Guillaume Kasbarian

à ce stade, manifestement, le gouvernement dit que c'est suffisant. Est-ce que ça le sera demain ? Je n'en sais rien. Le gouvernement lui-même n'exclut pas de déclencher. Je n'ai pas suffisamment de renseignements et je ne

5:41
Locuteur

suis

5:41
Guillaume Kasbarian

pas ministre aujourd'hui. Donc je ne peux pas vous dire est-ce que ça suffit ou pas. Mais je pense qu'il ne

5:44
Locuteur

faut

5:44
Guillaume Kasbarian

fermer aucune porte. Si demain, le gouvernement, les forces de sécurité et les

5:48
Locuteur

forces

5:48
Guillaume Kasbarian

de renseignement ont le sentiment qu'il faut être plus large sur les zones de restriction, alors il faut l'envisager. Si on pense qu'il doit y avoir des interdictions de rassemblement ou des interdictions de manifester parce qu'on n

5:57
Locuteur

'est

5:57
Guillaume Kasbarian

pas capable d'assurer la sécurité des personnes, il faut pouvoir prononcer ces interdictions. Je suis extrêmement attaché à la liberté, y compris la liberté de manifester. Mais quand on ne peut pas et quand on n

6:07
Locuteur

'est

6:07
Guillaume Kasbarian

pas capable d'assurer la sécurité des biens et des personnes, à ce moment-là, il faut pouvoir agir

6:11
Locuteur

en

6:12
Guillaume Kasbarian

toute liberté, en toute responsabilité.

6:14
Présentateur

Guillaume Casbarian, d'où vient ce qui s'est passé ce week-end ? J'ai envie de vous poser la question toute simple. À qui la faute ? On entend déjà poindre la culture de l'excuse ici ou là dans le discours politique aujourd'hui depuis quelques heures. Il faut en finir avec ce discours.

6:28
Guillaume Kasbarian

Moi, un, je veux le redire, il

6:30
Locuteur

y

6:30
Guillaume Kasbarian

a une responsabilité individuelle des casseurs. On ne peut pas déresponsabiliser les casseurs de ce qu'ils ont fait. Les premiers responsables, ce sont les casseurs. Ensuite, il

6:37
Locuteur

y a

6:37
Guillaume Kasbarian

une responsabilité de leur famille, de ceux qui les entourent, qui les parfois couvrent ou qui les encouragent. Et il y a effectivement une culture de l'excuse, de la déresponsabilisation, où certains expliquent que les pauvres seraient victimes, des victimes sociales, des victimes... Écoutez, moi je viens d'une famille immigrée qui est arrivée en France sans le sou. Le réflexe de ma famille en arrivant en France, ça n

6:55
Locuteur

'a

6:55
Guillaume Kasbarian

pas été de piquer, de piller, de voler. Donc ça suffit, la culture de l'excuse. Ça suffit d'essayer de trouver des raisons socio-économiques pour expliquer l'inexplicable. Et ça suffit d'avoir une sorte de discours faiblard vis-à-vis de ces pilleurs et de ces casseurs.

7:08
Locuteur

Vous faites le lien avec l'immigration, Guillaume

7:10
Guillaume Kasbarian

Casbarien

7:10
Locuteur

? Je

7:11
Guillaume Kasbarian

fais le lien manifestement. D'ailleurs, ce n

7:13
Locuteur

'est

7:13
Guillaume Kasbarian

pas moi qui le lire. J'ai écouté une commerçante à Marseille qui s'appelait Fatima et qui expliquait que 80% des personnes qui l'avaient attaquée dans son commerce étaient de sa communauté. C'est elle-même qui le disait. Et je ne suis pas dupe, je vois un certain nombre de vidéos. Donc, évidemment qu'il y a une part d'immigrés à l'intérieur des casseurs, manifestement. Après, moi, je ne

7:28
Locuteur

veux

7:28
Guillaume Kasbarian

essentialiser personne. Quelle que soit l'origine des casseurs, la réponse doit être la même, avec la même sévérité, c'est-à-dire une stricte application de la loi, sans remise de peine, sans remise en liberté, avec des vraies incarcérations et un vrai signal qui est envoyé, quelle que soit l'origine des uns et des autres qui sont coupables de casse. Mais

7:48
Présentateur

sans essentialiser, c'est important de le dire, d'ailleurs, des dirigeants européens l'ont dit ces dernières heures et font le lien que refusent de faire un certain nombre de responsables en France. Il faut mieux nommer les choses ?

8:00
Guillaume Kasbarian

Moi, j'essaie de vous dire les choses cachent telles que je les pense. Donc, quand vous m'interrogez en disant est-ce que manifestement, il y

8:04
Locuteur

a

8:04
Guillaume Kasbarian

des migrants à l'intérieur des casseurs, la réalité, c'est que oui. Je pense que tout le monde a vu les images, tout le monde l'entend. Tous les commerçants qui ont été attaqués ont vu les choses. Et donc, je ne

8:13
Locuteur

vais

8:13
Guillaume Kasbarian

pas mentir et pipoter en vous expliquant qu'il n

8:15
Locuteur

'y a

8:15
Guillaume Kasbarian

rien à voir circuler. Je vous dis juste, par contre, que la sévérité doit être la même et la tolérance zéro doit être la même vis-à-vis de tout casseur, tout pilleur, de tout délinquant qui s'adonne à ce type d'exaction. Jordan

8:26
Présentateur

Bardella a dit ces dernières heures l'ultra-gauche est le cancer de notre démocratie. Vous partagez son sentiment

8:30
Locuteur

?

8:31
Guillaume Kasbarian

Je pense qu'il y

8:32
Locuteur

a

8:32
Guillaume Kasbarian

un vrai sujet d'ultra-gauche avec des casseurs et des black blocs qui sont hyper organisés, structurés et qui ont des méthodes mafieuses. Je pense aussi, d'ailleurs, plus largement que les black blocs et les ultra-gauches. Il y a au sein de la gauche des personnes qui sont dans une forme de tolérance ou d'excuse vis-à-vis de ce qui se passe

8:50
Locuteur

et

8:50
Guillaume Kasbarian

qui vont aller chercher la responsabilité chez les policiers et les gendarmes et qui vont expliquer qu'il y a eu des violences policières ou que sais-je ou qui vont expliquer que ce n

8:59
Locuteur

'est

8:59
Guillaume Kasbarian

pas la faute des casseurs, c'est la faute de la société qui n

9:01
Locuteur

'a

9:01
Guillaume Kasbarian

pas su les inclure dans la République. Moi, j'en ai marre de ces discours-là d'excuses en permanente, de cette culture d'excuses de la gauche. Je ne la supporte plus, en fait. Il

9:08
Locuteur

y a

9:08
Guillaume Kasbarian

un moment où chacun est responsable de ses actes. de chercher des excuses aux uns et aux autres.

9:12
Présentateur

Alors, Guillaume Casbarian, vous avez des idées pour essayer de mettre en place de nouvelles mesures et de travailler aussi à moyen terme. On a tendance, nous, médias, évidemment, nous sommes responsables à vous demander des réponses immédiates, mais il y a aussi la réflexion à moyen terme. Et concernant le manque de prison, vous avez une proposition à nous faire ce matin ?

9:30
Guillaume Kasbarian

Écoutez, on a essayé de construire 10 000 places de prison. On n'est pas arrivé totalement à atteindre cet objectif parce que les permis de construire ne sont pas signés. Parce qu'il y

9:36
Locuteur

a

9:36
Guillaume Kasbarian

des maires, et je comprends, ils ont de la pression populaire, ils ne veulent pas signer les permis de construire. Je pense qu'il faut que l'État reprenne les permis de construire sur les prisons. Je pense qu'au même titre qu'on a fait des constructions pour les Jeux Olympiques ou d'autres événements, il faut que l'État dise « Désolé, mais là, on va construire une prison. C'est une opération d'intérêt national majeur. Et donc, nous décidons de signer le permis de construire, même si ça gueule. Ce n

9:55
Locuteur

'est

9:55
Guillaume Kasbarian

pas très agréable. Mais si on ne fait pas ça,

9:57
Locuteur

et

9:57
Guillaume Kasbarian

si on passe encore des années et des années à intellectualiser le sujet, on ne verra pas ces places de prison sorties. Donc, il faut vraiment augmenter les places de prison. La seule façon d'y arriver administrativement, c'est que l'État prenne ses responsabilités, prenne le permis de construire. Et tant pis s'il

10:10
Locuteur

y a

10:10
Guillaume Kasbarian

des mères qui gueulent et qui n'en veulent pas.

10:12
Locuteur

Pas nécessaire

10:12
Présentateur

de légiférer sur ce point ?

10:15
Guillaume Kasbarian

Ah si, parce qu'il faut que vous repreniez le permis de construire. C'est-à-dire qu'il faut assumer que les prisons sont des opérations d'intérêt national majeur. Et qu'à ce titre-là, malgré les oppositions qu

10:24
Locuteur

'il

10:24
Guillaume Kasbarian

peut y avoir au niveau local, l'État prend sa responsabilité et construit des places de

10:28
Locuteur

prison. Et

10:28
Présentateur

il faut... Allez

10:29
Locuteur

-y.

10:30
Présentateur

Autre proposition que vous souhaitiez nous faire ce matin, en tous les cas, à laquelle vous réfléchissez, parce qu'on le voit, c'est l'actualité, c'est l'autodéfense. Un certain nombre de commerçants menacent de s'armer si l'État ne les défend pas. Qu'est-ce que vous, vous proposez en la matière ?

10:44
Guillaume Kasbarian

Moi, je ne oppose pas les deux.

10:45
Locuteur

C

10:45
Guillaume Kasbarian

'est-à

10:45
Locuteur

-dire

10:45
Guillaume Kasbarian

que

10:45
Locuteur

je

10:45
Guillaume Kasbarian

pense que la première mission de l'État, c'est d'être un État régalien fort, de protéger les gens. Et d'ailleurs, je pense qu'il faudrait faire moins d'État social, plus d'État régalien. Aujourd'hui, notre État dépense 56% dans le social et seulement 3% dans la sécurité et la justice. Il faut inverser ce ratio. Il faut qu'on ait beaucoup moins de social et beaucoup plus d'investissement dans la police et la justice, premièrement. Ça n'empêche pas chacun d'être aussi en capacité, si vous le souhaitez ou si vous le pouvez, de défendre votre propriété. Moi, vous savez, je suis très attaché à la propriété. C'est pour ça que j'ai fait une loi anti-squat.

Je considère que c'est hyper important d'être capable de défendre sa propriété. Donc, il y a des dispositions qui existent dans notre code pénal. Le 122-5, 122-6 qui vous permet, en légitime défense, de protéger vos biens et vos biens, votre propriété en cas d'agression, en cas d'attaque. Le problème, c'est qu'il faut que cette protection soit proportionnée. Et donc, il faut s'inspirer de ce qui se passe dans d'autres pays anglo-saxons ou même en Allemagne, sans aller forcément aux Etats-Unis.

En Allemagne, quand vous avez la nécessité d'agir pour éviter un pillage, pour éviter une intrusion dans un appartement, pour éviter une introduction dans le commerce, il faut pouvoir sécuriser celles et ceux qui se défendent, qui défendent leur propriété, qui défendent leur commerce. Je suis favorable, en tout cas, à ce qu'on sécurise les individus qui protègent leur propriété et leur commerce sans faire peser sur eux un risque légal avec une loi qui aujourd'hui existe, encore une fois, 122-5, 122-6, mais qui peut être améliorée

12:06
Locuteur

pour

12:06
Guillaume Kasbarian

permettre à chacun de se défendre. C'est

12:08
Présentateur

intéressant parce que peut-être qu'un certain nombre de gens qui nous écoutent n'en ont pas suffisamment conscience. Ils peuvent se défendre dans le cadre de la loi aujourd'hui, mais vous vous dites dans quel, puisqu'il y a la question de la proportionnalité, ça veut dire quoi concrètement ? Lorsqu'on se fait attaquer, qu'on est un commerce et qu'on a des gens qui attaquent les vitrines, qu'est-ce qu'on peut faire lorsqu'on est commerçant ?

12:27
Guillaume Kasbarian

Aujourd'hui, déjà, il y

12:27
Locuteur

a

12:27
Guillaume Kasbarian

plusieurs choses sur le commerce. Il

12:29
Locuteur

y

12:29
Guillaume Kasbarian

a un des mesures sans être dans la riposte immédiate. Il y

12:31
Locuteur

a

12:31
Guillaume Kasbarian

des procédures de sécurisation, de vidéoprotection, d'intelligence artificielle, voire même de marquage des intrus.

12:36
Locuteur

Mais on n'en est pas là,

12:37
Présentateur

on nous parle de gens qui s'arment actuellement.

12:39
Locuteur

Le marquage, c

12:39
Guillaume Kasbarian

'est utile. Le marquage, c'est ce qui vous permet de marquer de façon incolore et invisible des personnes qui s'introduisent dans le magasin, les biens qui en sortent et donc les retrouver ensuite et pouvoir les poursuivre en justice. Donc, c'est des technologies qui existent et qui aujourd'hui sont utilisées dans d'autres pays. Ce que je veux dire aussi par là, c'est que quand vous êtes un commerçant et que

12:56
Locuteur

vous

12:56
Guillaume Kasbarian

voyez des hordes arriver chez vous, vous avez le droit de vous défendre et d'éviter cela. Et donc,

13:02
Locuteur

vous

13:02
Guillaume Kasbarian

devez pouvoir riposter et vous protéger. Avec quoi

13:05
Locuteur

?

13:05
Guillaume Kasbarian

Avec des barres de fer à la main ? Avec ce que vous avez à disposition, c'est la question de la nécessité.

13:08
Locuteur

Y

13:08
Guillaume Kasbarian

compris les barres de fer ? C'est la nécessité, c'est la nécessité, mais vous devez pouvoir le faire. Mais un paquet de Français, je vais vous dire, qui vous écoutent, se disent que si demain, ils ont quelqu'un qui rentre dans leur appartement par la force,

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Locuteur

ils

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Guillaume Kasbarian

ne vont pas juste attendre passivement sur le canapé. Moi, je veux dire, mettez-vous à la place de quelqu'un qui voit quelqu'un qui arrive, qui pète sa porte et qui rentre chez vous. La plupart des auditeurs qui vous écoutent,

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Locuteur

ils

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Guillaume Kasbarian

vous diront mais attendez, bien sûr que je me défends et que je vais mettre dehors la personne qui a essayé de rentrer chez moi. Ça ne

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Locuteur

veut

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Guillaume Kasbarian

pas dire que vous n'appelez pas la police. Bien sûr que vous appelez la police. Bien sûr que vous comptez sur l'État. Mais c'est naturel, c'est humain de vouloir défendre sa propriété, son commerce, sa vitrine. Et il faut dans ce cas-là pouvoir les sécuriser et les protéger pour qu

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Locuteur

'il

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Guillaume Kasbarian

n

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Guillaume Kasbarian

ait pas de polémique sur le fait que chacun a le droit de défendre sa propriété privée. Il est temps de remettre la propriété privée qui est un droit constitutionnel, qui est dans notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de remettre la propriété privée et sa protection au cœur de notre devise républicaine, au cœur de nos valeurs de la République. Merci

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Présentateur

Guillaume Casbarian, député ensemble pour la République d'Heure et Loire et président du Parti de la Liberté, ancien ministre, on l'a précisé jusqu'en 2024, jusqu'au moment de la dissolution. Vous êtes notamment très en pointe sur les questions de dépenses et d'argent public et malheureusement c'est un aspect compte tenu des discussions du budget aujourd'hui qui sont un peu éclipsées et qu'on aurait aimé évoquées avec vous mais vous reviendrez j'espère avec plaisir au micro de Sud Radio dans quelques secondes.

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Locuteur

On

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Présentateur

est avec Sacha Stropkan, le porte-parole du ministère de la Justice pour faire un point sur la réponse judiciaire et puis auparavant bien sûr il y a les infos de Clément Barguin.

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Locuteur

A

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Présentateur

tout de

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Locuteur

suite.