L'invité politique Sud Radio - Guillaume Kasbarian, député Ensemble pour la République d'Eure-et-Loir, président du Parti de la Liberté, est l'invité politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous diriez que le gouvernement est dépassé ?
- 0:57OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous demandez pour le week-end prochain ?
- 3:03RelanceRéponse directe
On ne peut pas avoir des images pendant des minutes entières où la télé est présente et on voit des mairies brûlées, des commerces pillés et aucune intervention derrière. Ça veut dire quoi concrètement ?
- 3:28OuverteRéponse directe
On a entendu le président de la République dire qu'il fallait faire preuve d'empathie.
- 4:27FerméeRéponse directe
Ça veut dire que vous, ministre de l'Intérieur, vous diriez, il faut y aller ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« la gestion de crise a été mauvaise. »
- 2:09Invité politiquePromesse
« il faut aller poursuivre tous ceux qui ont piqué quoi que ce soit et qui, aujourd'hui, revendent sur les plateformes les biens qu'ils ont volés la dernière fois. »
- 3:31Invité politiqueFait
« moi j'ai de l'empathie pour les policiers et les gendarmes qui sont mobilisés, pour leurs familles qui les attendent le soir en se demandant s'ils vont rentrer. »
- 7:14Invité politiqueFait
« J'ai écouté une commerçante à Marseille qui s'appelait Fatima et qui expliquait que 80% des personnes qui l'avaient attaquée dans son commerce étaient de sa communauté. »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« on a essayé de construire 10 000 places de prison. »
- 10:54Invité politiqueChiffre
« notre État dépense 56% dans le social et seulement 3% dans la sécurité et la justice. »
- 11:12Invité politiqueFait
« je suis très attaché à la propriété. C'est pour ça que j'ai fait une loi anti-squat. »
- 11:27Invité politiqueFait
« le problème, c'est qu'il faut que cette protection soit proportionnée. »
Temps de parole
- Guillaume Kasbarian76 %
- Présentateur21 %
- ?3 %
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Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. Matinée spéciale, Guillaume Casbarian, député ensemble pour la République d'Heure-et-Loire et président du Parti de la Liberté est notre invité. Guillaume Casbarian est également ancien ministre jusqu'à la dissolution de 2024. Guillaume Casbarian, bonjour. Bonjour. On a tous été sidérés par ces images que l'on a vues et cette situation ce week-end. Est-ce que vous diriez que le gouvernement est dépassé
? En
tout cas, la gestion de crise a été mauvaise. Il n
'y a
pas eu d'anticipation, il y
a
eu une sous-estimation des effectifs
et
on a bien vu que tout le monde était débordé ce week-end et les images que nous avons vues, elles sont absolument scandaleuses. Elles m'ont mis, comme tous les Français, dans une colère noire, dans une sorte de honte d'ailleurs de voir de telles images dans notre pays. Donc ça a été, bien sûr que ça a été un échec ce week-end.
Qui pense
sérieusement que ça a été une réussite ce week-end
? Le
fait de voir le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, reconnaître une perte de contrôle, est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?
Écoutez,
je comprends que M. Nouniez ait présenté sa démission vu l'ampleur de ce qui s
'est
passé ce week-end. Je comprends aussi que ce n
'est
pas dans cette période qu'on change forcément d'équipe parce que l'urgence absolue, ça doit être d'éviter que ça se reproduise les jours suivants, les nuits suivantes et le week-end suivant. Et donc, est-ce qu'un changement d'équipe ou un changement de ministre dans le contexte actuel, en phase aiguë de crise, est la meilleure chose à faire
?
Pas certain. Et donc, en réalité, moi, ce que j'attends surtout, au-delà des responsabilités qui seront à établir dans quelques semaines, une fois que la crise sera passée, c'est qu'à court terme, tout ça s'arrête, qu'il n
'y ait
plus de casse, qu
'il
n
'y ait
plus de vol, qu
'il
n
'y ait
plus de pillage et qu'on ne reproduise pas les week-ends qui viennent ces images absolument détestables de hordes de pilleurs
qui
s'en prennent à des commerçants, qui viennent tout péter, qui viennent voler, qui ne respectent pas la propriété et qui sont dans une sorte de barbarie, de sauvagerie, qu'on ne veut absolument pas revoir. Donc, elle est là, l'urgence, en fait, à court terme,
plus
que
la question
des postes, des ministères, des démissions et des acceptations de démissions. Plus de casse, plus de
pillage. Qu
'est
-ce que vous demandez pour le week-end prochain ? Serge Papin vous a précédé dans ce studio, mais surtout, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie tout à l'heure nous disait qu'il faut interdire les manifestations.
Moi,
je pense que déjà, à court terme, un, il faut aller poursuivre tous ceux qui ont piqué quoi que ce soit et qui, aujourd'hui, revendent sur les plateformes les biens qu'ils ont volés la dernière fois. Donc, il faut aller les chercher, il faut avoir des images de ça. Il faut prendre les journalistes, les ministres, les forces de l'ordre et aller chez eux et montrer à tous ceux qui seraient tentés de reproduire ce genre de pillage qu'il n
'y
a aucune tolérance, qu'il
y a
une tolérance zéro vis-à-vis de ça. Donc, on peut tout à fait le faire. Il faut faire des exemples et il faut montrer que l'État ne se laisse pas faire et l'État interpelle et défaire devant la justice ses pilleurs, ses casseurs, ses voleurs. C'est le premier truc. Le deuxième, c'est qu'on ait une anticipation réelle des forces de l'ordre, des services de renseignement, pardon, excusez-moi, qui puissent ensuite ajuster le dispositif de force de l'ordre le week-end prochain. C'est-à-dire qu'on ne soit pas à nouveau dans un manque de renseignement territorial ou dans un manque d'anticipation qui faille, voilà, qui va ce qu'on soit déservé, qui va
ce
qu'on soit débordé. Et puis, l'autre point, c'est qu'il faut que les forces de l'ordre interviennent tout de suite et des instructions et une doctrine extrêmement claire d'intervention pour qu'on ne laisse aucun espace, aucun répit, aucun temps mort à ces pilleurs quand ils agissent et quand ils se réunissent.
On ne peut pas avoir des
images pendant des minutes entières, voire des heures entières où la télé est présente et on voit des mairies brûlées, des commerces pillés et aucune intervention derrière. Il doit y avoir zéro répit vis-à
-vis des casseurs. Ils répondent
peut-être à un ordre et à une indication. On a entendu le président de la République dire qu'il fallait faire preuve d'empathie.
Alors écoutez, moi j'ai de l'empathie pour les policiers et les gendarmes qui sont mobilisés, pour leurs familles qui les attendent le soir en se demandant s'ils vont rentrer. J'ai de
l
'empathie pour les commerçants. J'ai de
l
'empathie pour ceux qui ont vu leur propriété privée attaquer. J'ai de
l
'empathie pour tous les Français qui ont vu ces images-là et sont absolument choqués et en colère. J'ai de
l
'empathie pour tout le monde, sauf bien sûr pour les casseurs, les pilleurs, les voleurs, ceux qui ne respectent pas la propriété et à qui certains essayent en permanence
de
chercher des excuses. Il n'y a aucune excuse au pillage, aucune excuse au vol, aucune excuse à ceux qui s'attaquent à la propriété privée. Il est temps de remettre les choses à l'endroit
et
il est temps de faire preuve de responsabilité individuelle,
c
'est
-à
-dire de dire que chacun est responsable de ses actes. Rien n'excuse le pillage, rien n'excuse le vol, rien n'excuse tout ça.
Vous
disiez à l'instant, il n
'est
pas supportable de voir les forces de l'ordre ne pas réagir. Ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire que vous, ministre de l'Intérieur, vous diriez, il faut y aller ?
Il
faut
charger ?
Je ne
suis
pas ministre de l'Intérieur, mais oui, je pense que l'instruction doit être donnée de 1, d'y aller tout de suite, de ne laisser aucun répit aux casseurs et que la riposte policière doit être à la hauteur et qu'elle doit être protégée,
c
'est-à-dire être en soutien, en encouragement des forces de l'ordre quand ce genre de pillage et de débordement se produit. On doit être tous derrière nos forces de l'ordre, on doit les soutenir face à ce qui se passe.
Donc notre doctrine est de soutien à
100%.
En
tout cas, je pense qu'il
faut la renforcer
significativement face à des ordres de casseurs qui ont des méthodes que vous avez vues, qui sont des méthodes barbares, qui sont des méthodes sauvages, qui n'ont aucun scrupule, qui s'en amusent, qui font des vidéos parfois même à visage découvert sur les réseaux sociaux, qui en appellent d'autres. Qu'est-ce que vous voulez faire en face sinon de l'ultra-fermeté ? Qu'est-ce qu'il faut faire
?
Il
doit y avoir une tolérance zéro vis-à-vis de ça. C'est l
'ultra-fermeté, moi c'est ce que je demande. Moi je demande de la fermeté absolue à tous les étages pour que ça ne se reproduise pas et qu'on ait un vrai respect. C'est la première mission de l'État.
C'est
la première
mission de l'État que d'assurer la sécurité individuelle des biens et des personnes. Il faut absolument être à la hauteur de cette ambition-là.
Concrètement, les couvre-feux qui sont en place, est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que vous demandez l'instauration de l'état d'urgence ?
Alors,
à ce stade, manifestement, le gouvernement dit que c'est suffisant. Est-ce que ça le sera demain ? Je n'en sais rien. Le gouvernement lui-même n'exclut pas de déclencher. Je n'ai pas suffisamment de renseignements et je ne
suis
pas ministre aujourd'hui. Donc je ne peux pas vous dire est-ce que ça suffit ou pas. Mais je pense qu'il ne
faut
fermer aucune porte. Si demain, le gouvernement, les forces de sécurité et les
forces
de renseignement ont le sentiment qu'il faut être plus large sur les zones de restriction, alors il faut l'envisager. Si on pense qu'il doit y avoir des interdictions de rassemblement ou des interdictions de manifester parce qu'on n
'est
pas capable d'assurer la sécurité des personnes, il faut pouvoir prononcer ces interdictions. Je suis extrêmement attaché à la liberté, y compris la liberté de manifester. Mais quand on ne peut pas et quand on n
'est
pas capable d'assurer la sécurité des biens et des personnes, à ce moment-là, il faut pouvoir agir
en
toute liberté, en toute responsabilité.
Guillaume Casbarian, d'où vient ce qui s'est passé ce week-end ? J'ai envie de vous poser la question toute simple. À qui la faute ? On entend déjà poindre la culture de l'excuse ici ou là dans le discours politique aujourd'hui depuis quelques heures. Il faut en finir avec ce discours.
Moi, un, je veux le redire, il
y
a une responsabilité individuelle des casseurs. On ne peut pas déresponsabiliser les casseurs de ce qu'ils ont fait. Les premiers responsables, ce sont les casseurs. Ensuite, il
y a
une responsabilité de leur famille, de ceux qui les entourent, qui les parfois couvrent ou qui les encouragent. Et il y a effectivement une culture de l'excuse, de la déresponsabilisation, où certains expliquent que les pauvres seraient victimes, des victimes sociales, des victimes... Écoutez, moi je viens d'une famille immigrée qui est arrivée en France sans le sou. Le réflexe de ma famille en arrivant en France, ça n
'a
pas été de piquer, de piller, de voler. Donc ça suffit, la culture de l'excuse. Ça suffit d'essayer de trouver des raisons socio-économiques pour expliquer l'inexplicable. Et ça suffit d'avoir une sorte de discours faiblard vis-à-vis de ces pilleurs et de ces casseurs.
Vous faites le lien avec l'immigration, Guillaume
Casbarien
? Je
fais le lien manifestement. D'ailleurs, ce n
'est
pas moi qui le lire. J'ai écouté une commerçante à Marseille qui s'appelait Fatima et qui expliquait que 80% des personnes qui l'avaient attaquée dans son commerce étaient de sa communauté. C'est elle-même qui le disait. Et je ne suis pas dupe, je vois un certain nombre de vidéos. Donc, évidemment qu'il y a une part d'immigrés à l'intérieur des casseurs, manifestement. Après, moi, je ne
veux
essentialiser personne. Quelle que soit l'origine des casseurs, la réponse doit être la même, avec la même sévérité, c'est-à-dire une stricte application de la loi, sans remise de peine, sans remise en liberté, avec des vraies incarcérations et un vrai signal qui est envoyé, quelle que soit l'origine des uns et des autres qui sont coupables de casse. Mais
sans essentialiser, c'est important de le dire, d'ailleurs, des dirigeants européens l'ont dit ces dernières heures et font le lien que refusent de faire un certain nombre de responsables en France. Il faut mieux nommer les choses ?
Moi, j'essaie de vous dire les choses cachent telles que je les pense. Donc, quand vous m'interrogez en disant est-ce que manifestement, il y
a
des migrants à l'intérieur des casseurs, la réalité, c'est que oui. Je pense que tout le monde a vu les images, tout le monde l'entend. Tous les commerçants qui ont été attaqués ont vu les choses. Et donc, je ne
vais
pas mentir et pipoter en vous expliquant qu'il n
'y a
rien à voir circuler. Je vous dis juste, par contre, que la sévérité doit être la même et la tolérance zéro doit être la même vis-à-vis de tout casseur, tout pilleur, de tout délinquant qui s'adonne à ce type d'exaction. Jordan
Bardella a dit ces dernières heures l'ultra-gauche est le cancer de notre démocratie. Vous partagez son sentiment
?
Je pense qu'il y
a
un vrai sujet d'ultra-gauche avec des casseurs et des black blocs qui sont hyper organisés, structurés et qui ont des méthodes mafieuses. Je pense aussi, d'ailleurs, plus largement que les black blocs et les ultra-gauches. Il y a au sein de la gauche des personnes qui sont dans une forme de tolérance ou d'excuse vis-à-vis de ce qui se passe
et
qui vont aller chercher la responsabilité chez les policiers et les gendarmes et qui vont expliquer qu'il y a eu des violences policières ou que sais-je ou qui vont expliquer que ce n
'est
pas la faute des casseurs, c'est la faute de la société qui n
'a
pas su les inclure dans la République. Moi, j'en ai marre de ces discours-là d'excuses en permanente, de cette culture d'excuses de la gauche. Je ne la supporte plus, en fait. Il
y a
un moment où chacun est responsable de ses actes. de chercher des excuses aux uns et aux autres.
Alors, Guillaume Casbarian, vous avez des idées pour essayer de mettre en place de nouvelles mesures et de travailler aussi à moyen terme. On a tendance, nous, médias, évidemment, nous sommes responsables à vous demander des réponses immédiates, mais il y a aussi la réflexion à moyen terme. Et concernant le manque de prison, vous avez une proposition à nous faire ce matin ?
Écoutez, on a essayé de construire 10 000 places de prison. On n'est pas arrivé totalement à atteindre cet objectif parce que les permis de construire ne sont pas signés. Parce qu'il y
a
des maires, et je comprends, ils ont de la pression populaire, ils ne veulent pas signer les permis de construire. Je pense qu'il faut que l'État reprenne les permis de construire sur les prisons. Je pense qu'au même titre qu'on a fait des constructions pour les Jeux Olympiques ou d'autres événements, il faut que l'État dise « Désolé, mais là, on va construire une prison. C'est une opération d'intérêt national majeur. Et donc, nous décidons de signer le permis de construire, même si ça gueule. Ce n
'est
pas très agréable. Mais si on ne fait pas ça,
et
si on passe encore des années et des années à intellectualiser le sujet, on ne verra pas ces places de prison sorties. Donc, il faut vraiment augmenter les places de prison. La seule façon d'y arriver administrativement, c'est que l'État prenne ses responsabilités, prenne le permis de construire. Et tant pis s'il
y a
des mères qui gueulent et qui n'en veulent pas.
Pas nécessaire
de légiférer sur ce point ?
Ah si, parce qu'il faut que vous repreniez le permis de construire. C'est-à-dire qu'il faut assumer que les prisons sont des opérations d'intérêt national majeur. Et qu'à ce titre-là, malgré les oppositions qu
'il
peut y avoir au niveau local, l'État prend sa responsabilité et construit des places de
prison. Et
il faut... Allez
-y.
Autre proposition que vous souhaitiez nous faire ce matin, en tous les cas, à laquelle vous réfléchissez, parce qu'on le voit, c'est l'actualité, c'est l'autodéfense. Un certain nombre de commerçants menacent de s'armer si l'État ne les défend pas. Qu'est-ce que vous, vous proposez en la matière ?
Moi, je ne oppose pas les deux.
C
'est-à
-dire
que
je
pense que la première mission de l'État, c'est d'être un État régalien fort, de protéger les gens. Et d'ailleurs, je pense qu'il faudrait faire moins d'État social, plus d'État régalien. Aujourd'hui, notre État dépense 56% dans le social et seulement 3% dans la sécurité et la justice. Il faut inverser ce ratio. Il faut qu'on ait beaucoup moins de social et beaucoup plus d'investissement dans la police et la justice, premièrement. Ça n'empêche pas chacun d'être aussi en capacité, si vous le souhaitez ou si vous le pouvez, de défendre votre propriété. Moi, vous savez, je suis très attaché à la propriété. C'est pour ça que j'ai fait une loi anti-squat.
Je considère que c'est hyper important d'être capable de défendre sa propriété. Donc, il y a des dispositions qui existent dans notre code pénal. Le 122-5, 122-6 qui vous permet, en légitime défense, de protéger vos biens et vos biens, votre propriété en cas d'agression, en cas d'attaque. Le problème, c'est qu'il faut que cette protection soit proportionnée. Et donc, il faut s'inspirer de ce qui se passe dans d'autres pays anglo-saxons ou même en Allemagne, sans aller forcément aux Etats-Unis.
En Allemagne, quand vous avez la nécessité d'agir pour éviter un pillage, pour éviter une intrusion dans un appartement, pour éviter une introduction dans le commerce, il faut pouvoir sécuriser celles et ceux qui se défendent, qui défendent leur propriété, qui défendent leur commerce. Je suis favorable, en tout cas, à ce qu'on sécurise les individus qui protègent leur propriété et leur commerce sans faire peser sur eux un risque légal avec une loi qui aujourd'hui existe, encore une fois, 122-5, 122-6, mais qui peut être améliorée
pour
permettre à chacun de se défendre. C'est
intéressant parce que peut-être qu'un certain nombre de gens qui nous écoutent n'en ont pas suffisamment conscience. Ils peuvent se défendre dans le cadre de la loi aujourd'hui, mais vous vous dites dans quel, puisqu'il y a la question de la proportionnalité, ça veut dire quoi concrètement ? Lorsqu'on se fait attaquer, qu'on est un commerce et qu'on a des gens qui attaquent les vitrines, qu'est-ce qu'on peut faire lorsqu'on est commerçant ?
Aujourd'hui, déjà, il y
a
plusieurs choses sur le commerce. Il
y
a un des mesures sans être dans la riposte immédiate. Il y
a
des procédures de sécurisation, de vidéoprotection, d'intelligence artificielle, voire même de marquage des intrus.
Mais on n'en est pas là,
on nous parle de gens qui s'arment actuellement.
Le marquage, c
'est utile. Le marquage, c'est ce qui vous permet de marquer de façon incolore et invisible des personnes qui s'introduisent dans le magasin, les biens qui en sortent et donc les retrouver ensuite et pouvoir les poursuivre en justice. Donc, c'est des technologies qui existent et qui aujourd'hui sont utilisées dans d'autres pays. Ce que je veux dire aussi par là, c'est que quand vous êtes un commerçant et que
vous
voyez des hordes arriver chez vous, vous avez le droit de vous défendre et d'éviter cela. Et donc,
vous
devez pouvoir riposter et vous protéger. Avec quoi
?
Avec des barres de fer à la main ? Avec ce que vous avez à disposition, c'est la question de la nécessité.
Y
compris les barres de fer ? C'est la nécessité, c'est la nécessité, mais vous devez pouvoir le faire. Mais un paquet de Français, je vais vous dire, qui vous écoutent, se disent que si demain, ils ont quelqu'un qui rentre dans leur appartement par la force,
ils
ne vont pas juste attendre passivement sur le canapé. Moi, je veux dire, mettez-vous à la place de quelqu'un qui voit quelqu'un qui arrive, qui pète sa porte et qui rentre chez vous. La plupart des auditeurs qui vous écoutent,
ils
vous diront mais attendez, bien sûr que je me défends et que je vais mettre dehors la personne qui a essayé de rentrer chez moi. Ça ne
veut
pas dire que vous n'appelez pas la police. Bien sûr que vous appelez la police. Bien sûr que vous comptez sur l'État. Mais c'est naturel, c'est humain de vouloir défendre sa propriété, son commerce, sa vitrine. Et il faut dans ce cas-là pouvoir les sécuriser et les protéger pour qu
'il
n
'y
ait pas de polémique sur le fait que chacun a le droit de défendre sa propriété privée. Il est temps de remettre la propriété privée qui est un droit constitutionnel, qui est dans notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de remettre la propriété privée et sa protection au cœur de notre devise républicaine, au cœur de nos valeurs de la République. Merci
Guillaume Casbarian, député ensemble pour la République d'Heure et Loire et président du Parti de la Liberté, ancien ministre, on l'a précisé jusqu'en 2024, jusqu'au moment de la dissolution. Vous êtes notamment très en pointe sur les questions de dépenses et d'argent public et malheureusement c'est un aspect compte tenu des discussions du budget aujourd'hui qui sont un peu éclipsées et qu'on aurait aimé évoquées avec vous mais vous reviendrez j'espère avec plaisir au micro de Sud Radio dans quelques secondes.
On
est avec Sacha Stropkan, le porte-parole du ministère de la Justice pour faire un point sur la réponse judiciaire et puis auparavant bien sûr il y a les infos de Clément Barguin.
A
tout de
suite.
Guillaume Kasbarian