Damien Carême : le défi de l'accueil des réfugiés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Damien CarêmeFait
« je n'ai aucune défiance envers les réfugiés que je considère que ce sont des hommes et des femmes qui ont tout quitté à un moment donné ce parti de chez eux pour aller chercher refuge »
- 7:00Damien CarêmeChiffre
« deux millions huit cent mille logements vacants en france quelques dizaines de milliers seulement de sans abri en france »
- 9:00Damien CarêmeFait
« on a rendu à calais les frontières est complètement étanche par des rangées de barbelés des rangées de crs les unes derrière les autres »
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merci de votre invitation et merci à la ville de grenoble d'organiser ce type de débat et puis il ya un an pratiquement jour pour jour j'étais déjà ici pour les premiers états généraux de la migration et voilà son revient un peu au même sujet un an après parce que pas beaucoup de choses ont bougé depuis un an et on m'a demandé de répondre à une question qui est au défi des réfugiés alors tout d'abord je dois vous dire que je n'ai aucune défiance envers les réfugiés que je considère que ce sont des hommes et des femmes qui ont tout quitté à un moment donné ce parti de chez eux pour aller chercher refuge demander refuge on pourrait les appeler les demandeurs de refuge parce que un réfugié ça correspond un statut administratif et que les demandeurs de refuge c'est tout un symbole je pars du principe que ces hommes et ces femmes sont comme moi qu'à un moment si ils partent ils laissent leurs familles ils laissent leur culture ils laissent leurs amis ils laissent leur patrimoine ils laissent leurs habitudes quelque part c'est qu'ils n'ont pas le choix ils ont de très bonnes raisons de le faire et je n'ai pas à juger ce n'est pas à moi de juger pour qu'ils me prendrais jeu pour juger de ce qu'ils ont fait c'est ces gens qui par quelles que soient leurs raisons qu'elles soient économiques qu'elles soient politiques qu'elle soit religieuse ou autre il faut que nous prenions tous confiance conscience pardon de cela personne ne l'a pour juger de la raison si elle est bonne ou non le défi n'est donc pas dans les réfugiés mais plutôt dans l'accueil de ces réfugiés et du plein elle le disait on nous apprend beaucoup de choses à l'école sur la solidarité pour nous apprend aussi ce qui est cette devise républicaine inscrits sur tous les frontons de de nos édifices publics liberté égalité fraternité alors qu'en est il aujourd'hui de cette devise de notre république la liberté ben elle se rétrécit je trouve à force de lois liberticides et médiapart revient souvent sur ces questions la légalité elle fait de plus en plus débat et même celle du travail auquel sur le débat auquel on vient d'assister le monde aujourd'hui et puis la fraternité qui ne semble être plus calmes aujourd'hui dans notre société c'est cette notion que le larousse définit comme tel c'est le lien de solidarité qui devrait unir tous les membres de la famille humaine et quand même c'est quand même un beau une belle devise que notre devise républicaine notamment avec ce mot fraternité alors qu'en est il de cette crise aujourd'hui mais peut-on réellement parler de crise le liban / c avec six millions d'habitants accueille un million de réfugiés ce qui représente à peu près 17 % de sa population l'ukraine 45 millions d'habitants accueille près de deux millions de réfugiés soit 4,2 pour cent de sa population la turquie environ 80 millions d'habitants accueil c'est un grand mot pour la turquie compte 3,5 millions de réfugiés soit 3,8 pour cent et nous les 28 états de la commission européenne la communauté européenne avec nos 525 millions d'habitants nous accueillons péniblement 3,6 millions de réfugiés soit 0,7 pour cent de notre population ce sont les chiffres de 2016 donc on le voit bien c'est pas une crise des migrants mais bel et bien une crise de l'accueil dans notre pays 53 millions au total de réfugiés dans le monde sur 77 milliards pardon d'habitants c'est peu c'est 0 75% et encore dans ces réfugiés 4 millions de syriens sont en dehors de leur pays mais 7 millions de syriens sont des réfugiés à l'intérieur même de leur pays et c'est le cas de beaucoup de dieu à travers le monde en 2014 les usa avec l'union européenne avec le canada avec l'australie ou en fait accueilli que 15% de ces réfugiés à travers le monde l'afrique subsaharienne à qui on demande des efforts aujourd'hui on accueillait elle 25% les 28 pays de la communauté européenne dont je parlais tout à l'heure accueille autant de réfugiés que le pakistan à lui tout seul et le pakistan n'est pas le même modèle et enfin n'est pas une si grande puissance économique que la nôtre il ya 12 millions de personnes dans le monde qui vivent dans des camps quand je dis qu'une crise de l'accueil c'est que 12 millions de personnes vivent dans des camps et qu'en moyenne il y vivent dix sept ans alors notre république va pas bien elle perd ses valeurs et souvent quand tu es journaliste me pose une question et c'est encore ce matin alors que j'étais avec eric piolle le maire de grenoble à l'ouverture du repas des 1000 convives je sais plus comment comment il l'appelle ici à grenoble un beau moment de solidarité la journaliste m'a posé la question est-ce que vous n'en faites pas plus pour les migrants que pour les populations de votre commune ou française est ce que vous demandez pas qu'un et plus de faits non je ne demande pas des choses différentes je m'aime je demande le même traitement et quand j'exige qu'on accueille des réfugiés dignement en france je lac gelé exige aussi de nos populations je trouve anormal aujourd'hui que des dizaines de milliers de français dorment dehors je trouve anormal aujourd'hui je le disais ce matin que cette solidarité nationale ne repose aujourd'hui que sur les épaules des restaurants du coeur de la banque alimentaire du secours populaire que sur des bénévoles finalement est-ce que c'est pas à l'état de jouer à la collectivité de jouer pleinement ce rôle en prenant en charge toutes ces personnes on a les moyens de le faire atd quart monde a fêté ses 40 ans il ya quelques semaines il ya eu un certain nombre des débats place de la république à paris et parmi les chiffres qui étaient donnés c'est le nombre de logements vacants en france deux millions huit cent mille logements vacants en france quelques dizaines de milliers seulement de sans abri en france on peut mettre en place des politiques publiques qui réseau qui ferait que le problème n'existerait plus il faut simplement un peu de courage politique un peu d'audace politique il faut bouger les lignes faire en sorte que ça soit plus une rente le mobilier l'immobilier pardon mais voilà c'est vraiment une question de choix politique et de priorité politique dans lequel résoudre cette problème ce problème il n'y a pas une réponse à l'accueil des réfugiés il y a des réponses et du plenel dont on parlait ce qui se passe à la vallée de la roya est différent de ce qui se passe à calais ou chez moi à grande synthe qui est différent de nantes où j'étais en début de semaine parce que les conditions sont différentes par la vallée de la roya ils arrivent d'italie il arrive de l'afrique et puis ils veulent aller ailleurs quelque part en europe chez moi quand ils sont chez moi ou à calais ils veulent aller en angleterre quand ils sont à nantes ils veulent demander l'asile en france donc ya pas une solution il ya des solutions à mettre en oeuvre et c'est l'état qui doit être fer de lance de cette organisation-là pas seul parce que je pense que l'état ne sais pas l'état ne sait pas faire il doit s'appuyer sur les gens de terrain sur les associations sur les ong et c'est ensemble que doivent se construire les solutions pour accueillir ces personnes qui sont en souffrance en souffrance de ce qu'ils ont vécu dans leur pays que ça soit du terrorisme que ça soit même souffrance économique parce que ils n'avaient rien pour se nourrir pour nourrir leurs familles et donc psychologique psychologique souffrance psychologique rendu d'autant plus forte à travers les pays qui l'ont traversée et ça a été l'occasion tu veux dire d'une engueulade presque mais avec le ministre de l'intérieur quand il m'a reçue au mois de septembre quand ils ne me parlaient d'accord avec la libye parce que des réfugiés qui étaient passés par les libye j'en ai vu comptes qui étaient hébergés à grande synthe sur le camp de grande synthe et il me témoigner de ce qui se passe en libye une meute à moi témoigne est des forme d'esclavagisme même si c'était pas aussi criant que ce qui vient d'être dénoncé dans la presse il ya quelques jours il me parlait des sévices qu'ils subissaient des tortures qu'il subissait des viols que subissaient les femmes dans ce pays et comme avec la turquie je n'admets pas que l'union européenne que la france discutent avec ces pays là pour qu'on retienne les réfugiés dans ces pays qu'ils n'arrivent pas dans notre europe il faut organiser l'accueil est donc une vraie politique commune qui rassemble du monde qui rassemble tous les acteurs de notre société il n'y a que comme ça qu'on arrivera à le faire et la réponse elle est certainement pas dans le tout sécuritaire et c'est ce qu'on essaye de faire aujourd'hui en europe et en france en particulier claire rodier a écrit un ouvrage il est là-bas en vente je crois je l' ai vu tout à l'heure à la librairie à l'entrée de la salle qui parle qui aborde ce que finalement coûte la sécurité de nos frontières qui est complètement inefficace cette sécurité ça continue à passer qui en plus dangereuse parce qu'elle met en péril la vie de tous ces réfugiés qui essaye de passer vous l'avez vu l'europe n'est pas la première destination des réfugiés à travers le monde par contre si la plus meurtrière en méditerranée ou sur les frontières des pays européens les expulsions en europe et je trouve que ces chiffres-là sons sont très fins sont vraiment parle en eux mêmes les expulsions coûte chaque année à l'europe 11 milliards d'euros la coordination européenne sur la surveillance des frontières coûte pratiquement 1 milliard d'euros par an à l'union européenne le financement de 39 programme de recherche dédié au maintien des migrants et des réfugiés en dehors de l'union européenne coûte 230 millions d'euros par an à l'europe l'équipement des gardes-frontières européens 226 millions d'euros la construction des murs 77 millions d'euros par an 75 millions pour l'assistance technique aux dictatures voisines la tunisie à l'époque de ben ali l'egypte la libye l'algérie la mauritanie 46 millions enfin d'euros dans les centres de détention dans les pays extérieurs à l'union européenne on voit bien que cette solution delà du tout sécuritaire et très dispendieux et ça n'empêche pas les passages s'avèreront plus compliqué ça favorise finalement les réseaux de passeurs c'est pas d'organiser l'accueil qui favorise les réseaux de passeurs c'est les frontières que l'on met entre les pays et aux frontières de l'union européenne on le voit enfin voilà dans cette analyse des coûts de la sécurité il y avait aussi de ce que ça rapportait aux pacers on estime grosso modo qu'on est à 12 milliards 13 milliards sur les coûts de la protection est aujourd'hui le coût du passage à augmenter tout ça mis bout à bout il en revient il en coûte aujourd'hui 10 milliards aux réfugiés de payer les passeurs pour contourner les 14 milliards de la sécurité aux frontières de l'europe on voit bien l'absurdité de ce système est chez moi on dit qu'on a rendu à calais les frontières est complètement étanche par des rangées de barbelés des rangées de crs les unes derrière les autres j'ai appris dernièrement qu'ils avaient à peu près cent soixante-quinze personnes qui passent en angleterre toutes les semaines donc on voit bien l'inefficacité de tel de telles politiques et pourtant on n'en est qu'au début on n'est qu'à quelques dizaines de milliers quelques centaines de milliers de réfugiés qui essaye de trouver refuge chez nous bientôt avec le changement climatique 7 est abordée tout à l'heure dans différentes dans différentes tables rondes ça sera des dizaines de millions de personnes qui viendront chez nous parce que nous sommes attractifs parce que l'europe est attractive l'europe c'est la liberté pour beaucoup de pays dans le monde d'habitants de pays de ce monde l'europe c'est la richesse ou si on est la première puissance économique mondiale donc forcément qu'on va des réfugiés à travers le monde qui vont finalement ce qu'ils vont subir ce qu'on leur fait subir par nos modes de vie et donc le changement climatique n'est pas de leur fait à eux mais bien d'une autre derrière ils vont quitter leur pays oui ça va être un moment des migrants économiques mais peut-on blâmer quelqu'un qui essaye d'aller chercher du travail quelque part ailleurs parce qu'il n'a pas chez lui des moyens de nourrir sa femme ses enfants et que ben voilà c'est le seul moyen c'est d'aller chercher du travail ailleurs je ne le pense pas on peut pas le blâmer donc il faut qu'on s'organise dans l'accueil alors il ya des évolutions il ya des élus des évolutions européennes comme le pacte d'amsterdam qui est adopté il ya un peu plus d'un an et qui dit que le modèle des villes durables dans l'avenir celui en tout cas ce qui sera financé par l'union européenne devra comporter un certain nombre d'items comme la la part dont l'énergie les transports et les architectures les bâtiments basse consommation ou passifs mais devra aussi accueillir un item dans ses 14 qui étaient là qui est celui de l'accueil des réfugiés et des migrants dans ces villes là le protocole de quito qui a été signée aussi fin d'année 2016 par 172 états qui ont co signé le protocole habitat de l'onu qui se réunit à face à une conférence internationale qui se réunit tous les 20 ans seulement là aussi à intégrer dans la dans ce protocole à l'accueil des réfugiés et des migrants dans les villes alors aujourd'hui on on se demande pourquoi les états finalement ne décide pas d'organiser cet accueil la haie et comment le faire plutôt que des camps organisons dans nos villes des logements mettons à disposition des logements réquisitionnons l'état pourrait le faire des logements vie des anciennes bâtisses qui ne sont plus utiles pour accueillir dignement ces personnes qui sont des fois de passage parce que leur rêve finalement c'est de retourner chez elle pour la plupart d'entre elles quand les conflits seront terminées elles veulent retrouver leurs cultures leurs familles recomposées leur leur quotidien en fait et donc c'est peut être que de passage où seuls qui veulent s'implanter à long terme parce que chez eux c'est plus possible parce que la mer a envahi leur territoire parce que il ya plus de place suffisamment pour abriter tout le monde donc le l'accueil des réfugiés le défi de l'accueil des réfugiés est tout à fait recevable par les états développés comme le nôtre comme la france comme l'union européenne aujourd'hui on se rétracte on se réfugie il ya des problèmes de politique européenne ce a été soulevée tout à l'heure paul magnette c'est ça qui nous parlait de la problématique de l'europe on agite on se sert de caution sur les migrants en disant ces deux là deviennent tous les malheurs mais finalement on voit bien que qui sont peu nombreux et que et que d'autres politiques sont possibles il faudrait qu'on puisse dans notre europe même si elle est importante effectivement pour relever un certain nombre de défis il faudrait qu'on puisse quand même mettre des décisions quand l'europe de refuse d'en faire à quelques pays qui choisissent de le faire pour montrer l'exemple et montrer que c'est possible c'est ce que j'ai fait dans ma commune en montrant qu'un accueil est possible qu accueillir 2500 réfugiés alors qu'on est une ville de 23 mille habitants où il ya 25 % de chômage il ya 33 % qui vivent sous le seuil de pauvreté on peut accueillir dignement et la population comprend 7 a que là à partir du moment où le politique accompagne on peut le faire dans certains pays européens l'allemagne la tente et on aurait dû l'accompagner on ne l'a pas fait on est allé donner des leçons à l'allemagne on s'est permis d'aller donner des sous en allemagne sur ce jeu sur ce plan là enfin le premier ministre de l'époque en france et aujourd'hui les peuples encore une fois c'est vrai aussi pour la lutte contre le changement climatique je pense que les peuples européens le peuple français en tout cas que je peux rencontrer dans des interventions comme celle ci un peu partout en france sont beaucoup plus à mêmes sont beaucoup plus favorables à l'accueil que leurs gouvernants ya plein de mouvements de solidarité qui se met en place en france il ya des 500 centres d'accueil d'orientation qui a été inaugurée depuis deux ans en france et même quand il y avait des manifestations avant l'ouverture de ces centres à partir du moment où la rencontre humaine s'est effectuée à un moment donné quand le centre a ouvert et que les populations ont pu rencontrer ces populations de réfugiés tout ça a complètement disparu tout les fantasmes toutes les peurs ont disparu et c'est vrai pour l'accueil des réfugiés comme c'est vrai pour l'accueil d'autres personnes souvenez-vous des débats qui avaient eu à paris quant à ndinga de l'algo a décidé de faire un centre pour sdf dans le 16e arrondissement souvenez vous de ces images qu'on a vu à la télévision les élus se faisait vraiment insulté en réunion publique par les habitants du 16e aujourd'hui c'est des habitants du 16e qui vont porter des vêtements en solidarité avec les sdf qui sont dans ce dans ce lieu d'accueil dans leur quartier voilà simplement ce que je peux dire en témoignant de ce que je peux voir en france et de ce que un certain nombre d'élus commencent à mettre en place bien on a commencé avec un hidalgo après mais il y en a partout il y en a aujourd'hui à strasbourg il y en a tout dit oui ça regarde du côté nantes il ya plein de petits villages en france qui organise les choses il ya des villes dont on parle pas et qui accueille 300 familles de réfugiés dans le de l'habitat diffus et à partir du moment où c'est s'est fait normalement qu'on n'en parle pas plus que ça parce que on ne voit personne dehors ce n'est plus un sujet c'est plus un problème donc les médias viennent plus mettre l'accent sur les problèmes plutôt que d'aller encourager les solutions derrière voilà le le témoignage que je voulais vous apporter ce matin j'ai beaucoup aimé l'intervention de mireille delmas marty tout à l'heure qui sont son triptyque tous différents tous interdépendants tous solidaires je pense que c'est un bon résumé de ce qu'on doit faire otsi autour des problèmes de migration préserver nos différences refusé aussi l'uniformité et prendre sa commune comme une interdépendance tous ceux derrière est vraiment rester tous solidaires je pense que c'est ce que nous montre de nombreux français de nouveaux européens il n'y a plus qu aux gouvernants de décider de faire et puis voilà c'est tout ce que je voulais vous dire cet après-midi merci à vous
Damien Carême