Déplacement de Gérald Darmanin en Algérie : "On se comporte comme des victimes" (Louis de Raguenel)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trois dossiers principaux évoqués lors de la visite de Gérald Darmanin en Algérie ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Pourquoi faut-il rester discret dans les négociations autour des otages ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Quelle est la méthode employée par Bruno Retailleau en 2025 face à l'Algérie ?
- 4:14RelanceRéponse directe
Pourquoi le bras de fer n'a-t-il jamais vraiment commencé selon l'intervenant ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes auraient dû être prises si le bras de fer avait commencé ?
- 6:39OuverteRéponse directe
Quels résultats concrets a apporté la visite de Laurent Nuñez en Algérie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Fait
« Christophe Glaise, notre compatriote journaliste français qui est toujours dans les jaules algériennes. »
- 2:06Fait
« La justice est indépendante dans mon pays, je ne peux pas agir. »
- 4:51Fait
« Si ça avait commencé aujourd'hui, les Algériens n'auraient plus de visa. »
- 5:27Fait
« Si ça avait commencé, on est sur la même ligne. Oui. Le président geler les les oui les les avoirs algériens et notamment les biamalaki. »
- 6:03Chiffre
« On avait zéro laissé passer consulaire. »
- 6:39Chiffre
« On a eu 120 laisser passer délivré hein depuis que je suis allé en Algérie et les reconduites depuis les début de l'année. »
- 9:14Fait
« La rente mémorielle, c'est la meilleure assurance vie du gouvernement algérien. »
- 9:57Fait
« Emmanuel Macron arrive à la toute fin de son mandat et il ne souhaite pas quitter l'Élysée en étant fâché avec l'Algérie. »
Temps de parole
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par cette visite effectivement qui évoquait Audre Berto de Gérald Darmanin en Algérie. Il est en ce moment même en train de rencontrer le président Teboun. Il a rencontré son homologue ce matin. Il y a plusieurs points au menu de cette rencontre mon cher Maxime Leget. Notamment le narcotrafic. On va en parler dans un instant avec Marseille mais là il s'agit de parler de la DZ mafia. C'est cela évidemment et c'était le point numéro 1 avancé par la chancellerie de la visite de Gérald de Darmanin. La reprise de la coopération pénale et sécuritaire. judiciaire pour lutter contre la criminalité organisée. Coopération qui selon la chancellerie a donc repris pour pouvoir lutter contre les têtes de réseau de la des mafia, voir l'argent qui circule ou qui transite en Algérie
et le cas échéant demander des des extraditions. Le deuxième point, c'est évidemment le corolaire du point de vue de Alger, c'est-à-dire qu'il y a 60 à peu près de de personnalités des opposants, des influenceurs algériens que Alger réclame. Donc c'est évidemment dans la balance des négociations parce qu'avec l'Algérie vous n'avez rien sans rien. Et puis le troisième point central qui qui plane sur cette visite, c'est évidemment le dossier Christophe Glaise, notre compatriote journaliste français qui est toujours dans les jaules algériennes et qui pourrait être libéré seulement avec une grâce présidentielle. Gérald Manin s'entretient en ce moment même avec le président Teboun qui est le seul à pouvoir donner cette grâce. Voilà les les trois dossiers dont il a été question aujourd'hui.
Mais c'est vrai Eric Rel que dans ces cas de négociation autour des otages, il faut rester discret. On espère évidemment qu'il y a une grâce présidentielle qui intervienne pour notre confrère qui vient justement enfermé. Mais c'est clair que c'est il faut être un peu faire preuve d'un peu de discrétion. Vous avez entendu tout à l'heure l'ancien ambassadeur de France Xavier Xavier de Rencour qui expliquait que l'un des points les plus discrets et les plus compliqués, c'est précisément la question de ces agents consulaires algériens qui ont essayé de s'en prendre à des opposants algériens en France qui sont ou retenus ou en train d'être jugés. Et évidemment Gérald Arman, mise de la justice va lui dire "Ben attendez, la justice est indépendante dans mon
pays, je ne peux pas agir." Et dans ces cas-là, c'est pour ça que ça va peut-être prendre un peu plus de temps pour Christophe Glaise, c'est que le ministre de la justice algérien va lui dire, même si ça peut faire rire, il va lui dire "Ben nous aussi, la justice est indépendante, c'est le président Teboun qui décidera de la grâce ou pas, mais moi je peux pas je peux plus rien faire." Donc sur ce pointlà précisément euh je pense qu'on est pas sorti de l'auberge. Et puis il y a je le soulligne parce qu'il y a aussi une dimension politique la méthode qu'avait voulu employer Bruno Rotaillot en dénonçant l'accord de 68 repris d'ailleurs à Reince pour par Édouard Philippe, on voit bien que Emmanuel Macron est en train de mettre des petits cailloux dans les chaussures
de ces gens-là en disant "Vous êtes ma boule, vous avez voulu forcer la main. Ben moi, je vais essayer d'obtenir des choses et d'une certaine manière cette réconciliation momentanée parce que le gouvernement algérien continuera de se servir de la rente mémorielle quand ça lui plaira pour nous faire piller sur autre chose. Et ben ce vent de la réconciliation, il s'ouvre peut-être dans les voies de Gérald Arm. Justement, écoutons quand même ce que disait à l'époque Bruno Rotaillot parce qu'il incarnait l'autre méthode, la méthode de la fermeté, la méthode du bras de fer. Écoutez ce qu'il disait il y a pratiquement un an en mars 2025. Le bras de fer que nous devons le bras de fer que nous devons assumer avec ce pays, c'est un bras de fer qui a un seul objectif,
la sécurité des Français. Désormais sur la table, nous avons une réponse graduée. Nous avons commencé à la mettre en œuvre à Roissi. Nous allons poursuivre puisque dans quelques jours, nous adresserons aux autorités algériennes une liste de quelques centaines de personnes qui sont parmi les plus dangereux, parfois radicalisés pour que l'Algérie les réadmette. C'est ça, monsieur, le droit international, les accords de 94. Bien sûr, il faut une réaction, une relation apaisée entre la France et l'Algérie, mais cette relation ne serait être apaisée au détriment de la sécurité des Français. Voilà pour Bruno Rotayo il y a un an Gier le Bret c'est vraiment deux versions complètement différentes
que l'on a aujourd'hui avec un Géral Darmanin aujourd'hui en Algérie et Bruno Rotaillot qui était lui pour le bras de fer bien sûr et je vois notre titre la fin du bras de fer pourinterrogation pour que le bras de fer prenne fin il faudrait qu'il ait commencé or il n'a jamais commencé il y a Bruno Rotaillot effectivement qui était bien seul dans un gouvernement où on lui faisait des coups dans le dos en augmentant les visas pour les étudiants étrangers alors que Bolhem sans sal était toujours dans les jaules algériennes la fameuse liste que mentionnait il y a un an Bruno Rotaillot de cette centaine de ressortissants à reprendre, ils n'ont repris strictement personne. Donc faut quand même être très sceptique et très prudent sur cette visite de Gérald Armanin. C'estàd que
qui vient d'être reçu pendant 2h et dem par le président Tebounal information d'Elodchard. Tant mieux. Si ça aboutit sur la libération de Christophe Gless, tout le monde ne pourra qu'applaudir après les échecs multiples de Jean-Noël Barreau, de Laurent Nunz et même la visite du pape. Certains avaient d'ailleurs comme Xavier Rancour avait espéré que la visite du pape permettent la libération ensuite de Christophe Glaz. Mais pourquoi je dis que ça n'a jamais commencé ? Parce que si ça avait commencé aujourd'hui, les Algériens n'auraient plus de visa. Le régime algérien n'aurait plus de visa. Il y aurait plus de visa notamment pour les étudiants algériens et il ne serait pas en hausse. Si le bras de fer avait commencé, les avoirs déodinitaires algériens seraient gelés comme les
avoirs déodinitaires russes. Si ça avait précisément ce que réclame le président Tbun. Oui. Si ça avait commencé, on est sur la même ligne. Oui. Le président geler les les oui les les avoirs algériens et notamment les biamalaki. Ah oui d'accord. Mais il réclame pas de il réclame pas de geler les avoirs des hautinitaires algériens comme ce qu'on a fait pour les Russes. Si ça avait commencé les les transferts de fonds serait bloqué. Si ça avait commencé les responses responsables algériens ne viendrait pas se faire les partisans de la ligne dure mon ché. Non non je dis si le bras de fer avait commencé pragmatique si ça attendez si le bras de fer avait commencé il y aurait certaines de ces mesures qui seraient mises en place. euh les on aurait bloqué les transferts de
fonds, les Audinitaires algériens pourraient pas venir se faire soigner dans les hôpitaux parisiens en laissant une belle ardoise à la PHP et cetera et cetera. On n' rien fait de tout cela et on nous a fait croire euh que on allait dénoncer les accords de 68. Euh euh François Berou, premier ministre, nous a fait croire que il allait dénoncer les accords de 68. Emmanuel Macron à Brégançon demande à son premier ministre de l'époque de serrer la vi. Il ne s'est strictement rien passé. Donc le bras de fer n'a jamais commencé. On a été rien d'autre qu'une carpette face au régime. On avait zéro laissé passer consulaire mon cher Gautier. C'est ce que je vous dis. On avait zéro laissé passer consul. Donc ça prouve bien que ça marche pas. Alors écoutons juste écoutons juste
Laurent Nouz qui était mon invité il y a 15 jours qui lui justement rappelle que la reprise des relations diplomatiques avec l'Algérie nous a permis d'avoir un certain nombre de laissés passer consulaires. Je suis allé en Algérie parce que je n'ai je pense qu'il fallait sortir de cette logique de bras de fer d'opposition frontale. Quand je suis allé en Algérie au mois la mi-février, nous n'avions aucun laissé passer des livrets depuis le début de l'année. aucun laissait passer délivré et on avait fait quelques reconduites depuis que je suis allé en Algérie, c'est reparti évidemment on est on a eu 120 laisser passer délivré hein depuis que je suis allé en Algérie et les reconduites depuis les début de l'année. Donc hier on a on a dépassé les 140 évidemment il faut qu'on fasse mieux
évidemment il faut qu'on fasse plus mais les choses se sont réamorcées et évidemment je m'en félicite. Ça marche bien pour Laurent. Alors, au-delà des chiffres, euh si on écoute, on prend au mot Laurent Nugè, prenons euh l'autre période où soit-disant n'était pas dans le bras de fer. Qu'est-ce qui s'est passé ? Christophe Glaise a été enlevé et Bolem Sans sal a été enlevé. Donc la méthode sympa, euh cool. Euh, on avait quand même, il y avait eu le rapport Stora au début du premier quinquena d'Emmanuel Macron et et honnêtement, moi j'ai l'impression qu'on se comporte un peu comme des victimes avec un bourreau et on est complètement stockmisé. Non. Alors si toutes ces contors, je vous dire, je vais vous dire Laurence, si toutes ces contorsions qui honnêtement sont à moitié des
humiliations permettent la libération de Christophe Glaz, moi j'ai aucun problème et il y a ça n'a pas de prix et donc allons-y à fond. Reprise des relations judiciaires. Oui. Non, à fond. À fond bien sûr. Mais si à la fin Christophe Glaise n'est pas libéré et à la fin on en tire aucun enseignement, c'est pas possible. Espérons que Gér nous donne les réponses. Faut quand même réaliser que ce qu'on fait avec l'Algérie honnêtement on le ferait avec aucun autre pays au monde. Avec aucun autre pays au monde. Les relations très spéciales avec un autre payon fait aujourd'hui avec l'Algérie. Non mais envoyer cinq ministres de suite organiser toutes ses visites, faire des actes de repentance dire qu'on va rester sur on vient faire on vient s'excuser. Pardonnez-nous
accepter de plus avoir d'ambassadeur accepter qu'il n'envoie plus d'ambassadeur. Continuez de régler les ardoises. Franchement il il y a assez bien il y a des pour il y a des cont Rachel Can peut-être une autre vision ma vision c'est plus peut-être je sais pas le on a abordé beaucoup de dimensions la dimension politique la dimension diplomatique en réalité c'est la dimension psychologique de ces relations qu'il faut aborder. On a vraiment le sentiment qu'on est dans une immaturité de la relation avec une peur du passé avec une une idéologie aussi qui nous a complètement désarmer et j'espère que le ministre Gérald d'Armanin aura justement les mots pour passer à un autre type de relation car aujourd'hui la relation est totalement malsaine. Éric Robert peut-être que la méthode
douce à court terme portera des fruits. On en parle la libération de notre confrère. Mais je vais vous dire je vais vous dire sera des chiffres laissez passer consulair libération française50. Et sur le long terme, regardez l'histoire des relations diplomatiques entre la France et l'Algérie. L'Algérie s'est toujours servie de la rente mémorielle terme employé à son époque par Emmanuel Macron pour qualifier la façon dont la gunte militaire au pouvoir en Alger exerçait son pouvoir. La rente mémorielle, c'est la meilleure assurance vie du gouvernement algérien. Donc on va peut-être surmonter cette crise diplomatique par une méthode douce, mais c'est pas cette méthode qui empêchera le moment venu quand ils le souhaiteront l'agente militaire de redévelopper cette affaire
de rente mémorielle. On est tenu par le bout du nez. Voilà. Pour comprendre pour comprendre aussi la la séquence, il faut bien se dire que Emmanuel Macron arrive à la toute fin de son mandat et il ne souhaite pas quitter l'Élysée en étant fâché avec l'Algérie. Rappelez-vous, Emmanuel Macron en 2017, il commence avec la colonisation. C'est un crime contre l'humanité 2016 même 2016 avant 2016. Son obsession politique est d'être celui qui a réussi, là où personne n'a réussi précisément, arriver enfin à réconcil réconcilier les mémoire entre la France et l'Algérie à la manière de de Gaulle puis de Mitteran avec la France et l'Allemagne. Il veut être celui-là, il ne veut pas partir fâché avec l'Algérie. C'est pour ça qu'on a une accélération, qu'on a eu le grand
lunes qui s'est rendu en Algérie, qu'on a eu le voyage astif de madame Ruff qu'on a aujourd'hui Gérald d'Armanin télécommandé par Emmanuel Macron qui se rend ici pour essayer de réconcilier avant la fin de cher on souviendra surtout on se souviendra surtout dans le premier quinquena de d'Emmanuel Macron qu'il a réussi l'exploit historique d'être fâché avec les trois pays du Maghreb en même temps. Vous en souvenez le Maroc, l'Algérie et la Tunisie c'est pas la vie de Maxime c'est dit j'essie de Maxime n'est pas porte-parole de non non non mais non mais ce qui est intéressant dans ce que vous dites non mais c'est que je pense que vraiment Emmanuel Macron soit n'a pas compris comment fonctionnaient les Algériens soit réellement fait preuve de naïveté j'en sais rien
peut-être un peu des deux mais je pense qu'en faisant ça en réalité il va obtenir le contraire de ce qu'il voulait en disant si vous vous comportez comme ça avec un un peu avec un pays qui vous maltraite autant, avec des autorités qui vous maltraitent autant, c'est que vous n'êtes pas respecté et vous ne serez jamais respecté. Et précisément comme monsieur Teboun sait que le mandat d'Emmanuel Macron arrive bientôt à son échéance, il s'en fiche complètement. Lui, il est pas tenu par des des élections comme chez