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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 22 mai 2019 10 minAutoproduitPortrait personnelEurope & internationalInstitutions & élections

Réunion publique à Villeblevin (89) : discours de Julie Lechanteux

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14Invité politiqueFait
    « Sa soi-disant facilitation du référendum d'initiative partagée est une véritable blague. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « L'Union européenne actuelle a le même fonctionnement profondément antidémocratique, profondément antipopulaire que l'État français sous Macron. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « Il avait déclaré qu'il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Temps de parole

  • Julie Lechanteux94 %
  • Présentateur6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Avant d'accueillir notre présidente, je vous demande d'accueillir une adjointe au maire de Fréjus qui est candidate sur notre liste. Vous savez que ce bon sens qu'on veut porter demain en France et en Europe, on le porte déjà dans les municipalités où nous gouvernons, où nous baissons les impôts, où nous rétablissons la sécurité. Et ce bon sens que nous appliquons et avec lequel nous dirigeons à Fréjus, à Hénin-Beaumont, à Boquer et dans toutes nos villes, nous le ferons demain en France. Je vous demande d'accueillir Julie Le Chanteux.

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Julie Lechanteux

Avec vous ce soir, merci pour votre accueil si chaleureux avec Marine et Jordan ici en Bourgogne, à plus de 600 km de ma ville Fréjus, ville gérée depuis donc 2014, comme vous le savez, par un maire rassemblement national que vous connaissez bien, David Racheline. Cette ville où je suis en charge des affaires scolaires, de l'enfance, de la petite enfance, où nous nous sommes attelés à la relever après des décennies de gestion calamiteuse de la précédente municipalité.

Depuis plus de 5 ans maintenant, notre équipe municipale applique à l'échelle locale la fameuse révolution du bon sens, dont parlait Jordan à l'instant, que nous appelons de nos voeux en France et en Europe, et ce, dans tous les domaines. A l'échelle nationale, Emmanuel Macron, claque-muré dans son palace élyséen, fait la sourde oreille aux souffrances et aux demandes des Français depuis des mois. Il a enterré le référendum d'initiative citoyenne. Sa soi-disant facilitation du référendum d'initiative partagée est une véritable blague. Et la proportionnelle qu'il a dit vouloir instaurer à l'Assemblée nationale n'est qu'homéopathique, des miettes, une aumône démocratique.

Mais de quoi ont-ils peur ? Pourquoi sont-ils tant effrayés à l'idée de laisser le peuple s'exprimer, donner son avis et décider ? L'Union européenne actuelle a le même fonctionnement profondément antidémocratique, profondément antipopulaire que l'État français sous Macron. Leurs décisions sont prises dans notre dos, loin du regard des peuples, dans l'entre-soi de commissaires européens que personne ne connaît, que personne n'a élu. Les peuples européens sont dépossédés de leur pouvoir de décision, ils n'ont plus aucun droit de regard. Tout est résumé dans cette phrase de Jean-Claude Juncker, que vous savez, ce banquier luxembourgeois à la démarche titubante.

Il avait déclaré qu'il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. Voilà ce que ces gens pensent réellement des peuples et de la démocratie. C'est pour cela que nous disons, lors de cette campagne européenne, que nous allons redonner le pouvoir au peuple. Ce peuple que ces commissaires et ces technocrates ont si peur d'entendre, si peur de voir, et à qui ils ont si peur de devoir rendre des comptes. Redonner le pouvoir au peuple, c'est aussi lui permettre de garder ou de remettre la main sur ce qui lui appartient. Nos infrastructures stratégiques, nos autoroutes, nos aéroports, nos barrages doivent rester les propriétés des Français.

C'est une question de principe, une question d'intérêt stratégique du peuple français, mais également une question de sécurité. Je refuse que, via la privatisation des aéroports ou des barrages français, nous confions notre sécurité à des groupes et des intérêts privés. Le rôle d'un État français qui défend les intérêts des Français et soucieux de leur sécurité, c'est de dire non à ces exigences de la Commission. À Fréjus, nous avons redynamisé le centre-ville et recréé un climat favorable pour le petit commerce, le commerce de proximité, la création d'entreprises et la création d'emplois. Chez nous, c'est les petits commerçants d'abord, les grandes surfaces après.

Dans les marchés publics et notamment dans les cantines scolaires, nous privilégions autant que possible les produits et entreprises locales. À notre échelon municipal, nous promouvons le localisme, dont Jordan parle souvent. C'est bon pour l'économie locale, c'est bon pour l'emploi local, c'est bon pour l'environnement et c'est bon pour la santé de nos enfants. Mais le problème que nous rencontrons, c'est qu'actuellement, au nom de la libre concurrence au sein du fameux marché européen, les règles européennes nous interdisent de favoriser explicitement, dans la commande publique, les entreprises et produits locaux. C'est délirant.

Leur Union européenne, c'est le règne des multinationales, des grands intérêts financiers, des lobbies, des gros, des riches, des puissants. Notre Europe, c'est celle des petits patrons, des artisans, des commerçants, des créateurs, des innovateurs, qui se battent chaque jour pour faire tourner leur entreprise et pour conserver l'emploi dans leur pays. Notre Europe, c'est celle de l'emploi local, de l'entreprise et de l'économie à l'échelle humaine. C'est fabriquer, consommer et retraiter sur place autant que possible.

C'est refuser le travail détaché que Nathalie Loiseau s'était vantée d'avoir fait réformer et qui aboutit, par exemple, nous l'avons vu il y a quelques jours encore, au quasi-esclavage de jeunes marocains en France, employés par des sociétés d'intérim espagnoles et mis à la disposition d'entreprises françaises peu scrupuleuses. Demain, au Parlement européen, nous continuerons à nous battre pour que ces règles absurdes changent. Leur idéologie du libre-échange, leur dogme de la concurrence internationale, du moins disons sociale, fiscale et environnementale, tout ça va être balayé, c'est bientôt du passé. Le localisme, le juste échange, l'emploi local, c'est le bon sens et c'est l'avenir.

Alors, mes amis, ce que nous faisons avec succès à Fréjus et dans l'ensemble des municipalités que nous gérons, avec notre détermination, nos principes et nos convictions, nous pouvons le réaliser à l'échelle nationale et européenne. Élu de notre mouvement, j'ai décidé de mener cette campagne des élections européennes et de passer d'un combat local, éminemment respectable et utile, et que nous sommes des centaines, d'ailleurs, à mener au sein du Rassemblement national, à un combat au niveau européen, au service de notre pays.

Élu local, mais aussi maire de famille, je suis donc, par mes responsabilités politiques et personnelles, enracinée, consciente et proche des réalités que vivent nos compatriotes. Ces réalités concrètes, quotidiennes, terre à terre, souvent difficiles, que les Français vivent, mais que nos dirigeants, hors sol et déconnectés, ne ressentent pas, ne vivent pas et ne comprennent pas. Pour appliquer cette révolution du bon sens en Europe, avec nos alliés, nous avons besoin d'une mobilisation générale pour les quelques jours de campagne qu'il nous reste. Au lendemain du 26 mai, nous pouvons avoir un groupe extrêmement puissant au Parlement européen. Ils ont peur de cette perspective.

Et les violentes attaques et les mensonges que nous subissons, que Marine subit, que Jordan subit, et qui se sont intensifiés ces derniers jours, prouvent leur panique totale. Marine et Jordan font face à ces attaques venues de toutes parts, avec beaucoup de courage. Et leur résistance nous impressionne. Et je pense que pour ça, on peut les applaudir. Petit jour de l'échéance. Pas une voix ne doit manquer, compter. Alors, on compte sur vous. Mobilisez, mobilisez-vous autour de vous. Mobilisons-nous. On arrive.