Bruno Le Maire "sans filtre", 4/5.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:58OuverteRéponse directe
Revenons à la liberté et aux OPEX.
- 1:05FerméeRéponse partielle
Tu veux la liberté d'abord ou tu veux les OPEX d'abord ?
- 1:28OuverteÉludée
Qu'est-ce que vous êtes en train de nous faire sous des prétextes de protéger les mômes ?
- 1:42OuverteRéponse partielle
Le bloc central pour les prochaines élections, il faut arrêter de te faire des films.
- 1:50OuverteÉludée
Est-ce que vous n'avez pas l'impression de laisser des lames de rasoir derrière vous ?
- 2:32ComplaisanteRéponse directe
Tu as mis de code parental sur la chaîne Pornos de Canal+.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30InvitéFait
« attaquer quelqu'un pour sa race, pour sa religion, pour son orientation sexuelle, parce qu'il est homosexuel, ou parce qu'il est juif, ou parce qu'il a je ne sais trop quelle origine, ça n'est pas être français. »
- 0:45InvitéFait
« être français, c'est avoir conscience qu'on porte l'universel en soi. »
- 1:50PrésentateurFait
« Tous les adultes vont être obligés de s'authentifier. »
- 1:55PrésentateurFait
« Le bloc central pour les prochaines élections, il faut arrêter de te faire des films. »
- 1:59PrésentateurFait
« il va y avoir du recroupement de fichiers à gogo. »
- 7:41InvitéChiffre
« Les micro-taxes et les micro-colis, les colis chinois, il faut les taxer à 200 balles. »
- 9:31InvitéFait
« Je suis le seul, au passage, à avoir taxé les gens du numérique. »
- 11:41PrésentateurChiffre
« on voit le nombre de fuites de données, on voit l'entès se faire poutrer, on voit 43 ou 45 millions d'utilisateurs français leur donner dans la nature, y compris tes données à toi. »
- 13:23InvitéFait
« si tu n'as pas les semi-conducteurs, tu n'as pas la valeur et si tu n'as pas la valeur, tu te retrouves à avoir des data centers. »
- 13:55InvitéFait
« Les puces, les semi-conducteurs, c'est elles qui permettent de faire tourner les logiciels, de stocker la mémoire, de faire le lien entre la mémoire qui stocke et la mémoire qui calcule, de valoriser ensuite la donnée. »
- 15:00InvitéFait
« le seul secteur industriel dans lequel tu peux envisager à 10, 15, 20, 25 ans qui ait vraiment beaucoup de valeur, donc beaucoup d'argent à se faire, avec par conséquent des salariés qui seront bien payés et de la richesse pour le pays, c'est l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la tech. »
- 17:40InvitéFait
« la personne qui est en face de toi est le seul ministre de l'économie en Europe qui a réussi à imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois. »
- 19:37InvitéChiffre
« 450 millions de consommateurs parmi les plus riches du monde. »
- 25:12InvitéChiffre
« Ils en ont aujourd'hui 58. Un de plus que la France. Ils en construisent deux par an. »
- 26:59InvitéFait
« Trump a dit je mets 100% de droits de douane sur la Chine, Xi Jinping, il n'a rien dit. Rien. Il n'a pas fait une déclaration. »
Temps de parole
- Invité70 %
- Présentateur30 %
≈ 5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
s'exprimer parce qu'il est de confession juive, mais tout en nous, comme Français, attachés à l'universalité, à la reconnaissance des uns et des autres. Oui, mais si on ne se révolte pas contre ça, la dérive, elle est sans fin. Les trois pelés intondus qui ont foutu le bordel. Il pourrait y avoir une seule personne. Ce n'est pas acceptable. C'est ça, moi, ma morale personnelle. C'est qu'il y a des principes et qu'attaquer quelqu'un pour sa race, pour sa religion, pour son orientation sexuelle, parce qu'il est homosexuel, ou parce qu'il est juif, ou parce qu'il a je ne sais trop quelle origine, ça n'est pas être français.
Quand je te dis qu'il faut retrouver ce que c'est qu'être français, être français, c'est avoir conscience qu'on porte l'universel en soi. C'est ça, être français. Sinon, tu appartiens à un autre pays, mais pas à la France.
On est d'accord sur ce point-là. Revenons à la liberté et aux OPEX. Tu veux la liberté d'abord ou tu veux les OPEX d'abord ?
Quand tu dis des OPEX, les opérations extérieures...
Territoires extérieurs. Les OPEX ou tu veux la liberté ? Non, ce n'est pas une question. Le sujet de la liberté et après on traite le sujet des OPEX.
Moi, je mets la liberté comme valeur absolument cardinale. Est-ce que les opérations extérieures permettent de garanter la liberté ? C'est une autre question.
Revenons à la liberté. Qu'est-ce que vous êtes en train de nous faire sous des prétextes de protéger les mômes ? Tous les adultes vont être obligés de s'authentifier. Moi, je vais te le dire tout bout, tout droit. Le bloc central pour les prochaines élections, il faut arrêter de te faire des films. Donc, il y a forcément un extrême qui va passer. Est-ce que vous n'avez pas l'impression de laisser des lames de rasoir derrière vous ? C'est-à-dire, tout le monde va être fliqué, obligé de s'authentifier, il va y avoir du recroupement de fichiers à gogo.
Si la situation économique se tend, je ne te fais pas un dessin en tant qu'ancien ministre des Finances, à chaque fois que la finance se tend, les extrêmes montent. Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller fliquer les gens sur Internet sous des prétextes de protéger les gamins ? Tu n'as pas l'impression que l'État, il se substitue aux parents. Tu n'as pas l'impression que l'État n'a rien à foutre dans nos foyers et que si les gamins ne sont pas tenus par leurs parents, c'est leur problème. Tu as vu ce qu'a dit Vitaly ? Mélanie, elle a dit non, il n'y a pas en haut chez nous.
Je sonne mes convictions de... De papa. De papa, le dessus. Le plus vieux, il a quel âge chez toi ? L'aîné à 26 et le dernier à 15 ans. Quel garçon ? Il a un compte Twitter ? Il n'a pas de compte Twitter.
Il a un compte Facebook ?
Il a un compte Facebook ? Il a un compte Instagram ? Il n'a pas de compte Twitter ?
Tu as mis de code parental sur la chaîne Pornos de Canal+.
On n'a pas la chaîne Canal+.
C'est cher. Tu as Netflix ? J'ai Netflix. Tu pirates un peu ou pas du tout ? Pas du tout. Tu es un menteur. Non, non, je ne pirate pas.
Tu as pris de la drogue ? Jamais. Non, jamais.
Quand tu avais les cheveux longs ?
Je n'ai jamais eu les cheveux spécialement longs. Pour être tout à fait honnête avec toi et avec ma femme. Et je n'ai jamais, jamais consommé de drogue. Parce que... Il n'y a pas de dealer assez proche de chez vous ? Non, ce n'est pas ça. Je pense qu'un corps sain, c'est très important. C'est tout. C'est ce que je crois profondément. Il y a un corps... On va revenir sur notre côte afrique après. Donc, il faut l'entretenir, son corps. Si tu me demandais quel message passait au jeune, faites gaffe à votre corps. T'as vu ? D'ailleurs, je te vois. Vous n'en avez qu'un seul. Et ça s'use. Protégez-le. Ne lui foutez pas des saloperies dedans. Ce n'est pas une bonne idée.
Je ne sors pas la blague de tout à l'heure. Je reviens à mes convictions profondes. D'abord, le bloc central. Il n'y a pas de bloc. Il n'y a pas central.
T'es-vous dans ton médecin ?
Non, mais j'ai pris mes précautions avant, comme on dit.
Je n'arrive pas à te déconcentrer. C'est difficile. Ton intelligence est un obstacle.
Je ne sais pas du tout que je sois... Pourquoi t'as sorti ça, bordel ? Je suis à l'aise. Donc, du coup, je te promets de être spécialement concentré.
Pourquoi t'as sorti ton intelligence est un obstacle ? Pourquoi t'as fait passer le ministère des Finances quand il y a un reportage qui est venu te filmer dans ton bureau ? Tu prends la statue, c'était du Qatar ou des Émirats. Ils t'ont fait un dugong. Tu vois ce que c'est, un dugong ? Oui, je vois. C'est quoi, un dugong ? C'est de... C'est comme un lamantin, mais qui vit dans la mer.
C'est un animal très étrange. Et c'est un lamantin, non ?
C'est de la même famille. La queue n'est pas pareille. Voilà. La queue est plus dauphin.
J'allais faire une blague, mais je ne la fais pas. Elle était mort. Voilà.
Tu prends la statuette qu'on t'a offerte qu'une...
En porcelaine, qui est assez jolie sur du bois.
Et tu passes encore pour un blaireau. Franchement, on avait l'impression de voir Bourville. Je ne sais même pas ce que c'est. Genre, en gros, ils m'ont offert cette merde. Mais ça, pardon, c'est plutôt un compliment. Oui, mais pas dans ces bonnes...
Pour eux, c'est quand même un sacré normand et un sacré acteur. Je reviens à ta question. D'abord, je pense que rien n'est joué pour l'élection présidentielle, sauf si tu parles de l'idée du bloc central, parce qu'il n'y a pas de bloc, il n'est pas central.
Je te parlais des gamins sur Internet.
Mais qui est des partis de gouvernement. Je te parlais des gamins sur Internet. Je pense que c'est possible. À une condition, on change le système. On n'arrange pas le système.
La censure sur Internet ou l'identification sur Internet. On peut rentrer un tout petit peu dans le détail. Je crois que tu es venu pour pousser un caddie ou quoi ? Je ne vais pas te le répéter. 15 fois, et si tu es sur 5 heures, il te reste au minimum... Tu as essayé de me négocier 15 minutes, mais ça ne marchera pas. Il nous reste encore au minimum 50 minutes.
Oui, c'est parfait. Alors, je rentre dans le détail. Qu'on puisse savoir qui a posté sur X une injure raciste, une injure homophobe, oui. C'est déjà le cas. Tout ce qui permettra de le faire, c'est bien. Qu'on impose la levée de l'anonymat sur les réseaux, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Parce qu'il y a des gens qui ont besoin pour s'exprimer. Ils peuvent être employés, ils peuvent être salariés. Ils se disent, si jamais je n'ai pas l'anonymat, je peux perdre mon poste, je peux perdre mon job, je peux être menacé. Je comprends ça. Troisième chose qui est la plus importante pour moi. Comment est-ce que l'on fait pour garantir l'intégrité cognitive de nos gamins ?
Ça, pour moi, c'est la question fondamentale. Comment on fait pour qu'ils sachent encore lire le français, comprendre le français ? Comment est-ce qu'on fait pour qu'ils puissent se remettre à lire ? Comment est-ce que l'on fait pour qu'ils comprennent des phrases, qu'ils comprennent des textes ? Parce que là, on est en train de perdre complètement la main. Et ça, il n'y a rien qui me préoccupe plus. Je le vois avec mes ados. Ils sont, comme n'importe quel ado de France, scotchés à leur portable matin, midi et soir. C'est quoi la bonne solution ? Est-ce que c'est l'interdiction par la loi ? Je pense qu'on est en train de faire une ligne magineau. Je te dis comme je le pense. J'ai peur.
Je comprends les intentions. Elles sont sûrement louables. J'ai peur qu'on fasse une ligne magineau.
Vous allez nous interdire les VPN ?
Je ne suis pas parlementaire. Donc, je te parle en citoyen libre. Comme je n'ai pas de certitude là-dessus, je comprends les intentions des parlementaires. Elles sont louables. Moi, je propose que d'ici six mois, un an, on fasse le bilan de cette interdiction. Est-ce que ça marche ? Est-ce que ça ne marche pas ? Moi, je pense que le vrai sujet n'est pas là.
Ça ne marche pas comme les micro-taxes et les micro-colis, c'est ça ?
Les micro-taxes et les micro-colis, les colis chinois, il faut les taxer à 200 balles. C'est tout. Si tu veux vraiment que tu puisses éviter qu'il y ait un tel contournement des douanes françaises et des taxes françaises par les Chinois, ce n'est pas 2 euros ou 10 euros qu'il faut mettre. C'est 100 euros ou 200 euros par colis. On pourra y revenir, il faut savoir se protéger. Il faut savoir se défendre. Et là, je reviens sur l'interdiction des réseaux sociaux aux enfants. Je comprends l'intention. Je pense qu'elle va beaucoup porter sur les parents et que ça risque d'emmerder les parents et que les enfants vont arriver à le contourner. J'espère me tromper.
Mais comme j'ai peur que ce soit une imaginaux, moi, je demande que d'ici un an, on fasse le bilan de cette loi pour voir est-ce que c'est efficace, est-ce que ce n'est pas efficace. Et surtout, ce que je crois, c'est que la seule façon de libérer nos enfants des réseaux sociaux, c'est de mettre le portable de côté. Ce n'est pas le réseau qui pose problème. C'est l'objet même du portable, de l'iPhone, qu'ils ont en permanence avec eux comme un compagnon de vie plus important que leurs amis ou que leurs familles. Donc, il faut séparer nos enfants de l'objet même de l'iPhone.
Je ne crois pas, pour te dire le fond de ma pensée, je te le dis comme père de famille, comme papa, je viens de passer une semaine à la montagne avec mon troisième fils, Mathias, que j'adore. Ça a été une bataille permanente sur l'histoire du portable. Mais je ne vais pas l'empêcher. Écoutez ses arguments ? Bien sûr, j'ai écouté ses arguments. Qu'est-ce qu'il dit ?
Mais c'est que ça lui plaît. Tu l'as expliqué aussi que les algorithmes, quand même, ils sont designés pour la topanine.
Bien sûr, je lui ai expliqué que les algorithmes étaient désignés pour prendre possession de son cerveau et le rendre dépendant et en faire un consommateur qui va les claquer du fric pour des entreprises qui ne payent même pas d'impôts en France et qui vont bénéficier aux Etats-Unis d'Amérique. Je suis le seul, au passage, à avoir taxé les gens du numérique. C'est une de mes grandes fiertés. Sept ans de combat pour y arriver. Et crois-moi, c'est quelque chose d'indispensable. Mais pour moi, la vraie solution n'est pas de séparer les enfants sur leur iPhone du réseau. C'est séparer les enfants de l'iPhone. C'est autre chose. Tu fais un déjeuner, pas d'iPhone.
Tu dînes en famille, pas d'iPhone. Tu expliques pourquoi ? Tu expliques que c'est parce que sinon, ils vont devenir des esclaves. Des esclaves. Ils vont perdre leur liberté, leur capacité critique, leur joie de vivre, leur capacité à s'émerveiller, à s'étonner devant ce qu'il y a autour d'eux, la montagne. Je continue sur mon histoire de montagne, parce qu'elle est intéressante. Il y avait un jeune guide, Paul Romain, on se souvient, parce que là, c'était plus récent, type super, 26 ans. C'est lui qui accompagnait mes enfants, qui m'accompagnait dans les escalades qu'on a pu faire. Un jour, il a pris mon fils seul avec un de ses copains, mais c'était absolument stupéfiant.
Même quand on fait une arrête un peu dangereuse, ils ne peuvent pas s'empêcher de sortir leur iPhone. On arrive à un vrai problème. Donc, il faut séparer l'enfant de l'iPhone, lui expliquer les dangers que ça représente pour son cerveau, quasiment faire la comparaison avec les mûches. Je ne dis pas de musculation si tu ne t'entraînes pas, à un moment donné, tu ne pourras plus monter la montagne. Je vais dire, si tu ne lis pas, si tu n'apprends pas le français, si tu n'as pas le nombre de mots de vocabulaire nécessaire, si tu ne te colquines pas un texte pour le comprendre et savoir ce que ça veut dire, ton cerveau ne pourra plus comprendre ce texte.
Tu perdras ta capacité critique et tu seras dans les mains de Google, Amazon, Facebook et les gens du mail. C'est ce que tu veux ? Tu veux ta propre vie ou tu veux qu'on te dicte ta vie, tes choix de consommation, tes achats, tes voyages, tes déplacements de l'extérieur du pays ? C'est ça qui est le véritable enjeu.
Si par exemple, le 1er septembre, nous, on décide de quitter les réseaux, de quitter YouTube, de quitter Twitter, parce qu'en tant que résistant français, on refuse ça, parce qu'on sait que, un, vous n'êtes pas capable de sécuriser nos pieds d'identité, et on voit le nombre de fuites de données, on voit l'entès se faire poutrer, on voit 43 ou 45 millions d'utilisateurs français leur donner dans la nature, y compris tes données à toi. Vous êtes fous, quoi, de nous faire authentifier par des trucs qui ne sont même pas encore opérationnels proprement.
C'est pour ça que je te dis, je comprends l'intention des législateurs,
Tu les as écoutés ? J'exprime... Non mais tu les as écoutés ? Non mais c'était le... J'exprime... Du même niveau que le firewall...
J'exprime mon scepticisme, et je l'exprime comme personne qui depuis deux ans travaille pour une grande entreprise, une grande entreprise du numérique, enfin qui fait...
C'est la DGSE qui t'a plossé là-bas ?
Non. C'est moi-même qui ai travaillé avec ASML pendant plusieurs mois. C'est bien entendu.
La DGSE t'a demandé un petit peu de fouiner ? Tu ne le dirais pas de toute façon.
Je... On est dans un échange qui est, je pense, suffisamment franc et direct depuis le début pour que je puisse le dire très clairement. Moi, j'étais fasciné par cette boîte. C'est la plus grande boîte de tech européenne.
Combien tu gagnes chez eux ?
Je suis payé en fonction des conseils que je donne. C'est des prestations ? C'est des prestations.
Combien ?
Je ne te donnerai pas le chiffre parce que pour le coup, il est confidentiel.
C'est le secret de la concurrence ?
Non, oui, c'est le secret de la concurrence. C'est l'activité principale aujourd'hui que je fais avec un objectif qui est de construire justement l'autonomie stratégique européenne sur les semi-conducteurs parce que je veux dire si tu n'as pas les semi-conducteurs, tu n'as pas la valeur et si tu n'as pas la valeur, tu te retrouves à avoir des data centers. C'est très bien. On va les construire. Ça va bénéficier à Bouygues, à Vinci. C'est très bien. On va faire le gros œuvre mais on va garder 5 à 7 % de la valeur de ce que représente un data center en France ou en Europe. C'est très bien d'avoir un data center. C'est une super politique.
Mais il faut qu'on ait la valeur qui est dans les data centers et la première valeur dans les data centers, dans le stockage de données, c'est quoi ? C'est ces fameuses pistes et l'énergie. Mais c'est les puces qui font la valeur. Les puces, les semi-conducteurs, c'est elles qui permettent de faire tourner les logiciels, de stocker la mémoire, de faire le lien entre la mémoire qui stocke et la mémoire qui calcule, de valoriser ensuite la donnée. Il faut impérativement qu'on produise ses propres puces chez nous pour les importer. Comment t'expliques
la chute du marché sud-coréen très récente ? Ils ont perdu 10 ou 15 % en très peu de temps.
Ça dépend complètement de l'annonce des Chinois. Alors, tu as l'annonce des Chinois, tu as des secteurs qui peuvent se porter plus ou moins bien. Ça dépend pour qui tu fais des puces quand le marché automobile s'effondre et que tu fais des puces qui ne sont pas des puces les plus avancées, des puces qui peuvent être de 50, 60, 100 nanomètres pour équiper les voitures. Si l'industrie automobile s'effondre, ton marché s'effondre.
Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le seul secteur industriel dans lequel tu peux envisager à 10, 15, 20, 25 ans qui ait vraiment beaucoup de valeur, donc beaucoup d'argent à se faire, avec par conséquent des salariés qui seront bien payés et de la richesse pour le pays, c'est l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la tech.
Donc, notre ambition française doit être de se dire qu'on consolide l'industrie qui existe déjà l'automobile, l'aéronautique, le luxe, la chimie, mais on se projette complètement vers cette industrie nouvelle pour qu'on participe à une révolution industrielle sur laquelle on a pris déjà beaucoup trop de retard par rapport à la Chine et par rapport aux Etats-Unis. C'est irratrapable. Ce n'est pas irratrapable. Ce n'est pas une question. Ce n'est pas irratrapable. Ce n'est pas une question. On ne sera pas à leur niveau. Mais on peut participer. D'accord.
Mais quand il y a eu la révolution de l'industrie de la machine à vapeur, il y en a comme la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne qui ont été les premiers, en ont profité, ils étaient les meilleurs. Puis il y en a d'autres qui en ont profité ensuite. Nous, on doit faire la même chose. On doit accepter avec beaucoup d'humilité qu'on est en rattrapage, qu'on n'aura pas le même niveau que les États-Unis et que la Chine, mais qu'on peut jouer notre partition et être un des continents de l'intelligence artificielle. Et dans ce continent, il y a un seul pays. Un seul. Qui a les scientifiques. Qui a la seule boîte qui peut devenir un hyperscaler avec Mistral.
Qui a l'énergie décarbonée pas chère grâce au nucléaire. Je le redis que j'ai relancé. Ce pays, c'est la France. Donc je vais te dire, on fait tout pour réussir sur ce nouveau secteur industriel qui va garantir notre indépendance et notre richesse.
T'anticipes quoi comme attaque pour nous faire trébucher ? Un peu ce qu'ont fait les Allemands avec notre parc nucléaire ? Sur la tech ?
Oui. Violence extrême. Raconte. Violence extrême. C'est-à-dire, ni Google, ni Amazon, ni Nvidia, ni le président Trump ne vont accepter que nous développions nos propres capacités. Ils vont tout faire pour nous en empêcher. Tout ? Comment ? Tout, c'est-à-dire interdiction d'exportation. Infiltration
dans nos salles de rédaction ? Oui, peut-être, mais au-delà de ça, c'est même pas la peine d'amener
un truc comme ça, c'est interdiction d'exportation, c'est fournir à des industriels des produits aussi bons et moins chers. C'est pour ça qu'il faut une préférence européenne, c'est-à-dire qu'il faut dire aux industriels, désolé, vous n'avez plus le droit de vendre, par exemple, des iPhones en Europe s'ils ne comprennent pas 30% de puces fabriquées en Europe. On fait comme la Chine, on fait comme les États-Unis. Si on ne se protège pas avec des mesures très fortes, obligations de contenu européen, les marchés publics pour les produits européens et des contrôles aux frontières, là, on est sûr de se faire laminer par la Chine et pas les États-Unis.
Je te rappelle que la personne qui est en face de toi est le seul ministre de l'économie en Europe qui a réussi à imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois. C'est quoi l'ordre
Méliens ? Le dialogue Méliens. Le dialogue ? Méliens. C'est-à-dire ? Une petite notion que tu aurais dû apprendre quand tu étais jeune.
Alors donne-moi
la... J'ai du mal à prendre quand j'étais jeune. Je te laisse dans ton ignorance. Tiens à voir notre interview du contre-amiral Loïc Finas et il l'explique.
C'est du velours. J'irais regarder ça. Je te dis simplement que dans le changement de système dont je te parle depuis le début de notre interview. Si l'Europe ne comprend pas.
Que l'enjeu... Tu t'expliques l'ordre Méliens ? Ah oui, je veux bien. Ça va me faire gagner 5 minutes de tirade qui vont être rasoirs. Non, non, ça ne va pas être rasoirs. C'est hyper important. Je te la résume trivialement avec les mots du village. L'ordre Méliens, c'est quand les gens comme toi l'ouvrent. Quand moi je l'ouvre, tu fermes ta gueule. Si je suis deux fois plus costaud que toi, comme les Etats-Unis, la Chine ou autre, nous, petite France, petite Europe, avec aucune mesure de rétorsion mis à part leur faire espérer notre marché intérieur de 400 millions de consommateurs, quand tu vas t'amuser à les chatouiller, à les menacer au fait qu'ils vont anticiper notre peut-être...
Comment dire ça ? Notre éveil sur ce type de technologie, notre rattrapage, ils vont nous péter les genoux. Qu'est-ce qu'on a pour se défendre face à eux ?
Je comprends pourquoi je ne connais pas cette ordre, parce que je n'y crois pas du tout. Je crois à un autre ordre qui est l'ordre westphalien. C'est un équilibre des puissances. Qu'est-ce qu'on a face à eux ? On a une seule chose qu'on n'utilise pas que tu as cité. C'est le marché unique européen. 450 millions de consommateurs parmi les plus riches du monde.
On n'a pas d'énergie. Notre monnaie va se vautrer parce qu'on n'a pas d'énergie.
On a du nucléaire. Français, on a du nucléaire. Les autres, effectivement, ils sont un peu à la ramasse. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Nous, au moins, on a fait le bon choix. C'est ce qui va nous permettre à la nation française
de réussir. Ce n'est pas toi qui as fait le choix.
C'est Bernard Rézembert, c'est Pompidou et c'est De Gaulle. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Il fallait quand même un gars qui, à un moment donné, dise qu'on arrête les conneries et l'abandon de nucléaire et on le relance. Je l'ai fait. Tu as comparé au général De Gaulle ? Non, pas du tout. Je te dis juste qu'il fallait qu'il y ait un type à un moment donné qui dise stop et on relance. Et on l'a fait. D'ailleurs, ce n'est pas moi tout seul. Agnès y a participé, le président, le gouvernement. Tout le monde a fait ce choix-là à un moment donné. Ce que je dis simplement, c'est qu'en 2026, un moment où nous devons non seulement changer le système national mais aussi le système européen.
Soit on se met d'accord entre nous. C'est ce que j'ai proposé en faisant une fédération d'États-nations européens à six avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas et la Pologne. Presque comme au début. Presque comme au début. On s'unit. Et on dit à la Chine, vous êtes les bienvenus chez nous. Mais il faut payer des taxes à l'entrée parce que vous avez subventionné lourdement vos bagnoles. Il faut payer une taxe carbone parce que votre production est très lourdement carbonée. Et il faut que dans nos produits, il y ait 30% de produits européens.
Et puis au passage, quand on est en retard sur les technologies, qu'on a besoin de copier votre fabrication de batteries électriques comme vous avez copié nos avions, on veut du transfert de technologies. Sinon, pas accès à notre marché. Là, c'est possible. Si c'est la France toute seule, et je le dis du haut de mon expérience, j'ai participé à des dizaines d'entretiens que le président chinois... Les Chinois, ils nous détestent. Non, ils ne nous détestent pas. Tu sais ce qu'ils vont nous répondre, les Chinois ? Ils vont faire fuc you. Non. Si tu y vas seul, oui. Si tu es le président de la République et que tu penses que seul, tu peux infléchir la Chine, tu te trompes.
Il faut qu'on renonce à cet orgueil-là. Tu pointes avec tes copains. Regarde, nos copains, c'est... Comment ils s'appellent ? La lutte... C'est Merz en Perman, Mélodie en Italie, Merz qui a planté... Sanchez en Espagne. Ok, ok. Sanchez qui se fait prendre... Il n'est pas en odeur de synthèse sa population en ce moment. Prenons l'exemple des Allemands. Les Chinois font du renseignement dingue. Ils font la technique du chinois sur la plage. Tu connais la technique du chinois sur la plage ? Non, c'est une deuxième chose que je ne connais pas. La technique du chinois sur la plage. Nous, la DGSE, on envoie deux gars avec deux énormes seaux ramener du sable. Ok ?
Donc, les gars, un peu comme le Rainbow Warrior, ils se pointent de nuit, ils chargent un peu leur seau, hop, hop, ils s'exfiltrent de la plage. Bon, là, ils se font gauler. Les Chinois, ils récupèrent le sable. Tu as compris que le sable, c'était le renseignement. C'est ce qu'ils font, les Chinois ? Ils nous envoient 100 000 gars sur la plage, sans seaux. Et puis, ils ramènent les 100 000 gars et méticuleusement, ils les secouent. Ils ne récupèrent pas deux seaux. Ils récupèrent 33 tonnes de renseignement. Nous, on va faire quoi face aux Chinois ? Ils nous détestent. Ils nous prennent pour des sous-développés. Ils vont devoir débarquer avec l'Allemagne. Ils vont se marrer.
Ils se sont fait ravager leur industrie. Ils n'ont plus d'énergie bon marché. Je te rappelle que l'Allemagne, société hyper énergivore, économie hyper énergivore, tu les débranches de la prise.
Frites, ils se cassent la gueule. Il y a deux choses qui ne sont pas idiotes, à mon sens.
Ils vont te regarder, te pointer avec tes copains. Tu vas te pointer avec Van der Leyen. Les Chinois, ils ne savent même pas qui c'est parce qu'elle n'est pas élue. Elle est représentatrice. Elle ne représente personne. Ils savent très bien qui c'est. D'accord. Ils ne la font pas participer aux réunions. Quand ils vont se pointer avec la Maria Callas ? Je pose juste une question.
Quelle est la seule machine au monde qui peut graver des transistors à moins de 3 nanomètres, c'est-à-dire 100 000 fois plus petits que le diamètre d'un de tes cheveux ? La seule boîte au monde. C'est la SML. Est-ce que les Chinois en ont besoin ? Oui. Est-ce que les Chinois vont l'avoir d'ici deux ans ? Je ne suis pas sûr. Je suis un peu plus sceptique que ce que je lis dans les journaux. Mais on fait levier ou on ne fait pas levier ? Est-ce qu'on a compris le monde dans lequel on était ? Il faut juste que l'Europe comprenne qu'elle s'est plantée dans sa perception du monde.
D'accord, c'est le nerf de la guerre.
C'est aussi important aujourd'hui que l'était le pétrole hier. C'est le nerf de la guerre. On a là-dessus un avantage comparatif. Sur le quantique, et l'ordinateur quantique qui va être absolument clé, c'est qui les meilleurs scientifiques ? C'est les nôtres. Ils veulent avoir accès à une coopération avec le scientifique ? Très bien. On travaille ensemble à nos conditions.
Ton conseiller vient de nous rajouter 15 minutes.
Ne sous-estimons pas, tant mieux. Ne sous-estimons pas notre force. Mais reconnaissons aussi, parce que je n'ai pas 30 ans, j'en ai 57. Donc je vois les erreurs que nous avons commises dans la perception du monde. Première erreur, on a cru en 1989, quand le mur de Berlin est tombé, que la paix était arrivée. Pas de bol, c'était la guerre. Deuxième erreur, on a pris de haut les Chinois. C'est dit les Chinois. Le temps qu'ils nous rattrapent, ce n'est pas demain la veille. Les gars, ils ont bossé, ils ont fait preuve de constance. Je ne cesse de redire que ce qui fait d'efficacité d'une politique publique, c'est la constance. 25 ans ont fait la même chose.
Investir sur l'industrie verte, sur les semi-conducteurs, sur leur armée, sur la robotique, sur l'énergie.
Combien de barrages, là, qu'ils ont, ils ralentissent ? C'est combien ils ont de réacteurs nucléaires ? Oui, ils vont en avoir plus de 160.
Ils en ont aujourd'hui 58. Un de plus que la France. Ils en construisent deux par an. C'est ça. Deux par an. C'est vertigineux. Ils font le confinement magnétique du plasma, là. Alors, voilà. Reconnaissons qu'on n'avait pas vu à quel point ça allait vite. Il faut qu'on se ressaisisse. Alors, soit on se dit, c'est comme avant.
Il n'y a qu'à Faucon.
C'est quoi ton mode opératoire ? Le mode opératoire, c'est le prochain chef de l'État, premier déplacement qu'il fait, il va voir le chancelier allemand à Berlin. Il dit, tu pèses 4 500 milliards d'euros. J'en pèse 3 000. À 2 000, 7 500. C'est déjà pas mal. L'euro va se vautrer. On n'a pas d'énergie. C'est déjà pas mal. Est-ce que tu es prêt à imposer des droits de douane aux Chinois, l'obligation de contenu européen sur les produits technologiques européens et du transfert de technologie qu'on va demander à Xi Jinping ? Tu es d'accord avec ça ? Et si Xi Jinping, il dit Faucou ? Mais Xi Jinping, il te dit Faucou. Tu dis, désolé, moi, absolument hors de question. Très bien.
On ne livre plus une seule machine d'ASML aux entreprises chinoises qui font des semi-conducteurs. Donc, pas de semi-conducteurs de 2 nanomètres, pas d'intelligence artificielle, pas de logiciel à avancer, pas de possibilité de développer leur capacité technologique, notamment sur les robots sur lesquels c'est très sensible. Ils font des mesures de rétorsion. Les mesures de rétorsion, c'est quoi ? C'est-à-dire vous ne vendez plus un cosmétique en Chine. Terre rare ? Les terres rares, on a commencé à se désensibiliser un peu.
On a vu qu'effectivement,
les seuls qui ont fait plier Trump sur les tarifs, c'est le monde dans lequel on est. Ce n'est pas un monde de droits, c'est un monde de rapports de force. Quand Trump a dit je mets 100% de droits de douane sur la Chine, Xi Jinping, il n'a rien dit. Rien. Il n'a pas fait une déclaration. Il a juste fait passer le message et les gars, très bien, plus une terre rare de Chine vers les Etats-Unis. Et ton dollar, on va le remettre sur le marché. Et ton dollar, tu vas voir dans quelle situation il va se retrouver. Résultat, Trump a plié. Comprenons le monde dans lequel nous sommes. C'est la responsabilité première d'un sapotis. Tu disais tout à l'heure, on anticipe.
Mais nous ne pouvons pas faire ça. Mais nous pouvons faire ça à notre mesure. On n'a pas les mêmes moyens. On a l'euro qui est puissant. On a des technologies qui sont puissantes. On a des capacités, notamment dans le domaine nucléaire, sur lesquelles on a des capacités scientifiques dont les Chinois ont besoin et sur lesquelles on peut travailler ensemble. Enfin, prenons conscience de ce que sont nos atouts. Ils sont considérables. Nos faiblesses. Mais comprenons. Nos faiblesses, c'est qu'on est divisé. C'est la même chose que pour la France. C'est quoi les enjeux majeurs des 20, 25 prochaines années ? Ce n'est pas le taux de TVA, 0,5, 0... Non, ce n'est pas ça le sujet.
Le sujet, c'est la France. On est divisé ou on est uni ? Il faut être uni. On change le système ou on le raccobote ? On change. Au niveau européen, on est divisé ou on est uni ? Qu'est-ce que joue la Chine sans cesse ? La division de tous les États européens entre eux. Il ne devrait plus y avoir une seule visite de dirigeants européens en Chine. Les Américains font pareil. Les Américains font exactement pareil. Mais il ne devrait plus y avoir une seule visite de dirigeants européens en Chine sans qu'il y ait une concertation préalable et sans que nous y allions ensemble pour que les Chinois ne puissent plus jouer la division entre nous. Je te redonne un atout important.
L'aéronautique, on est excellent. Je t'ai cité Dassault, je t'ai cité Airbus, Comac. Ils vont arriver sur le marché mais honnêtement, ils ont des difficultés. Ce n'est pas simple. Avant qu'ils aient certifié...
Tu as vu leur dernier avion qui fait Paris...
Oui, mais avant qu'ils aient une certification sur un avion moyen courrier de type A320 qui puisse fonctionner, qui puisse être sûr, ils n'y sont pas encore tout à fait. Donc, on a des atouts. Mais on les joue collectifs. On peut gagner. On les joue séparés. On est mort. On joue à l'ancienne en disant notre marché. C'est pour tout le monde. Il est libre, il est ouvert. Pas de mesures de protection. Pas de tarifs douaniers. Pas de préférences européennes.
On est mort. Je vais me faire l'avocat du diable. Merde, les Allemands, avec l'aide des pop-off, ils ont essayé de nous faire des gros gros che-pattes sur notre système nucléaire sous des prétextes d'écologie et ainsi de suite. Chacun défend ses intérêts. D'accord, mais on est l'Europe ou on n'est pas l'Europe ?
L'Europe n'interdit pas à chaque nation de défendre ses intérêts.
Ok, alors je te pose la question. Imagine-toi d'une baguette magique, mais une vraie baguette magique. D'accord ? Je te mets président de la République. Ta première mesure avec les Allemands, tu vas leur dire quoi ? Tu vas leur dire écoute-moi bien, si tu continues à faire le malin, je te coupe l'électricité en plein univers. Ou tu vas lui dire oui, on va y aller ensemble, c'est cool, chaque intérêt, les nations, on peut se la jouer concurrence. Est-ce que tu vas mettre l'Allemagne ou pas ? Où est-ce que tu vas suivre ?