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Podcast / conversationOn Ne Veut Plus !· 6 septembre 2025 80 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiSantéÉconomie & entreprises

Le 10 SEPTEMBRE, on DÉGAGE MACRON ! Et après ? (Manuel Bompard, Dr Zoé, Sarah Rami, Samuel Meegens)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 37 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi manifester le 10 septembre ?

  • 7:39OuverteRéponse directe

    Comment répondre à la peur de la dette et de l'effondrement organisé ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Comment montrer aux jeunes que manifester change quelque chose ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Comment cette mobilisation peut devenir le cri des travailleurs ?

  • 21:44RelanceRéponse directe

    Comment montrer que le récit de la dette est une arme pour intimider le peuple ?

  • 31:02OuverteRéponse directe

    Comment transformer la peur de la dette en colère active ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 24:59Manuel BompardFait
    « Si vous avez un déficit plus important en ce moment, c'est pas parce que ces dernières années la dépense publique aurait explosé. »
  • 25:43Manuel BompardChiffre
    « La dépense publique en proportion de la richesse chaque année, elle a baissé en France où elle est restée à peu près stable depuis maintenant 10 ans. »
  • 27:04Manuel BompardFait
    « Une politique d'austérité, c'est aussi une politique de récession économique. »
  • 38:35Samuel MeegensFait
    « Tout est parti chez les capitalistes dans le profit. »
  • 52:57Fait
    « Construire le pouvoir populaire, c'est créer les conditions matérielles à l'émancipation de la classe travailleuse. »
  • 56:31Fait
    « Ceux qui font la chasse aux malades, ceux qui font la chasse aux étrangers sont en train de mener la lutte des classes. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Alors, bonjour tout le monde. Donc, bonjour à ceux qui sont présents euh présents ici. Bonjour à ceux qui nous regardent en direct sur YouTube parce qu'on a une captation YouTube sur la chaîne On ne veut plus. Euh donc euh aujourd'hui, euh le thème de cette table ronde, c'est 10 septembre, on dégage Macron et après. Je vais vous présenter rapidement les personnes qui vont parler qui vont parler à cette table ronde et les trois grandes questions qu'on va traiter. Euh, tout d'abord, on va parler du 10 septembre. Pourquoi manifester le 10 septembre prochain ?

Ensuite, on va répondre à une question qui est importante parce que là, on voit Beou qui bavarde beaucoup là avant de partir notamment en nous mettant beaucoup la pression sur la dette, la dette, la dette, la dette. Et donc comment on répond à cette peur de la dette à l'effondrement organisé hein ? Parce que Berou vient nous faire des leçons alors qu'il est quand même l'un des grands instigateurs de la situation catastrophique dans laquelle on est. Et puis en en toute dernière question, une question très importante, la plus importante j'ai envie de dire, c'est si Macron doit partir, ce qui est un objectif que nous on tient tous, qu'est-ce qu'on construit immédiatement derrière ?

Donc pour pouvoir parler de tout ça, j'accueille donc Manuel Bompard. Manuel, tu es coordinateur LFI, tu es député des Bouches du Rô. Sarah Rami qui est porte-parole de la jeunesse communiste du Nord, qui est aussi coordinatrice pour On ne veut plus. On reviendra sur l'initiative, on ne veut plus juste après. Samuel Mégins qui est au bureau national de la CGT du Nord. Non, au bureau pardon, au bureau de la CGT du Nord, excuse-moi.

Euh et donc moi, Zoé, sur les réseaux, je suis connu comme docteur Zoé, je suis présidente d'une association qui s'appelle La Brèche et qui est notamment à l'origine de l'initiative On ne veut plus euh qui est une association militante qui fait notamment du contenu militant sur internet. Euh voilà donc pour commencer euh un petit contexte hein, on ne veut plus, vous voyez la bannière juste derrière, ça vient d'une phrase de Lénine en fait qui disait qu'une révolution advient quand en haut ils ne peuvent plus et en bas on ne veut plus.

Et donc cette phrase, on trouve qu'elle est très adéquate au au moment qu'on vit actuellement après 40 ans de néolibéralisme de casse qui s'accélère là sur les deux quinquena Macron. Et donc on va commencer par la première question. Il y a un gros mouvement qui se prépare pour le 10 septembre et après bien sûr parce que ça sera pas que le 10, il y a beaucoup beaucoup d'initiatives différentes qui sont lancées euh institutionnelles, moins institutionnel.

Et donc je vais commencer Manuel, toi en tant que responsable d'une grande organisation politique de gauche, comment cette mobilisation exprime l'indignation populaire face à un pouvoir qui s'accroche alors qu'il gouverne plus plutôt par la force enfin plus que par la force d'ailleurs ? LA FI a été la première organisation de gauche à rejoindre le mouvement. Pourquoi tu penses que c'est votre place ? Bonjour à toutes et tous d'abord et un grand merci pour l'invitation et l'organisation de ce débat. On a imaginé cette discussion.

Peut-être qu'on savait pas forcément quand on l'a imaginé qu'elle allait se tenir dans un contexte et à quelques jours justement de moments politique qui vont être des moments politiques très importants. On le sait, il y a pas de suspense. Lundi, le gouvernement de Baot va tomber puisque il va y avoir un vote de ce qu'on appelle un vote de confiance à l'Assemblée nationale.

clairement, il y a une majorité de députés qui vont refuser de lui donner la confiance et donc forcément ça fait plaisir à un certain nombre de gens dans ce pay et forcément la question qui va nous être posée après, c'est de savoir est-ce que la chute de Baou permet de conduire à la chute de la politique de Bairou et de la politique de Macron. Et on voit bien qu'il va y avoir une volonté immédiate et des tentatives immédiates pour essayer de trouver des combinaisons, les combinaisons politiciennes pour que la chute de Bairou se traduise pas par la chute de la politique de Baou.

Et donc pour répondre à ta question de pourquoi on a besoin d'une mobilisation populaire que soit une mobilisation populaire puissante, de mon point de vue, c'est précisément pour que la chute de Bairou se traduise aussi par la chute de la politique de Bairou et donc évidemment par le départ de Macron. Je pense que le cette mobilisation sociale, elle doit permettre de d'aboutir à ce résultat là. Alors, vous le savez, c'est une mobilisation qui est née d'abord par des collectifs citoyens et je pense c'est important de tous dire queon est attaché à conserver ce caractère.

Moi, je dis pas à politique que les choses soient claires parce que je pense que c'est une mobilisation qui va avoir un contenu politique mais à partisan, c'est-à-dire une mobilisation qui est pas une mobilisation derrière une organisation en particulier. Nous à la France assoumise évidemment on a appuyé cette initiative et cette mobilisation. Tu disais, "Vous avez été parmi les premiers." C'est vrai, mais je veux quand même souligner que avant même que nous on appuie cette mobilisation, il y avait déjà des structures en particulier des structures syndicales, locales qui avaient pris position pour appuyer et soutenir cette cette mobilisation.

Et je suis content de voir que il y en a de plus en plus et que notamment vous avez aujourd'hui des confédérations syndicales, la Confédération CGT, la Confédération solidaire qui ont appuyé aussi cette initiative. Je pense qu'on a tous en tête deux moments qui ont été des moments importants ces dernières années. D'un côté, la mobilisation des gilets jaunes. De l'autre côté le mouvement contre la retraite à 64 ans. La mobilisation des gilets jaunes, elle avait souffert et on avait tous souffert d'une difficulté dans ce mouvement. C'était une sorte de fracture entre le caractère, le mouvement, on va dire qui avait un caractère citoyen et le mouvement syndical.

Ce que je trouve positif dans la préparation du 10 septembre et je parle sous ton contrôle mais c'est que on a plutôt le sentiment là qu'il y a pas cette fracture qui s'est installée depuis le début du mouvement et ça ça me paraît être quelque chose de très important. Deuxème enseignement qu'on peut tirer de la mobilisation contre la réforme des retraites et contre la retraite à 64 ans. Limite de cette mobilisation, c'est que c'était une mobilisation puissante, qu'il y avait du monde dans la rue mais que c'est une mobilisation qui en quelque sorte l'avait joué un peu à la loyale en disant bon si on est des millions de personnes dans la rue, on va les obliger à reculer.

et que évidemment quand vous êtes face à un gouvernement qui un gouvernement autoritaire autoritaire à l'Assemblée nationale c'est 493 autoritaire dans la rue on l'a vu et ben forcément on peut pas gagner face à un gouvernement qui joue comme ça uniquement en multipliant les manifestations avec beaucoup de monde dans la rue.

Et je pense que ce qui est important aussi et je m'arrêterai là, c'est que le 10 septembre, c'est pas juste une journée de manifestation et qu'il y a précisément une volonté d'avoir un rapport de force qui s'organise et un rapport de force qui passe par des actions de blocage et qui passe par la Et ce qui est important par exemple dans le communiqué de la CGT qui appuie le 10 septembre, c'est la volonté de faire, je reprends les termes du communiqué, la greffe partout où c'est possible. Et ça, je pense que c'est très important parce que ça a été une des difficultés, une des limites de la mobilisation contre la réforme des retraites.

Donc voilà, pour te répondre clairement, le 10 septembre c'est important. Évidemment, c'est pas la fin euh de la partie. Le 10, c'est le début. Il y a déjà la date du 18 après, mais d'abord le 10, c'est important. Mais l'objectif c'est évidemment que le départ de Bairou se traduise aussi par le départ de sa politique, par le départ de Macron et puis qu'on puisse ouvrir une autre page de l'histoire de France. Et pour ça, on a besoin d'une mobilisation que soit pas qu'une mobilisation institutionnelle et que soit une mobilisation sociale. Et c'est la raison pour laquelle nous on appuie, on se met à disposition de ce mouvement.

7:35
Non speech

[Applaudissements]

7:39
Locuteur

Merci. Merci Manuel. Sarah, donc comme je disais, tu es porte-parole des jeunesses communistes, tu es aussi coordinatrice, on ne veut plus. Moi, je vais je vais réexpliquer un petit peu après tout le boulot que vous faites parce que vous vous rendez pas compte, mais il y a vraiment beaucoup de gens qui travaillent énormément là dans les dans les orgas et cetera qui sont en train de se bouger pour faire de ce 10 septembre une mobilisation qui soit, on l'espère, victorieuse. Euh moi Sarah, donc toi tu es tu représentes les jeunes, hein, tu es la Benjamine d'ici.

C'est une vraie question pour cette génération qui est face à des mobilisations qui malgré le fait qu'elles aient été massives se retrouvent systématiquement bah à pas forcément être victorieuse. C'est dur en fait de militer actuellement face au pouvoir macronisme, face à la brutalité macronisque, que ce soit par sa police, par sa politique. Euh comment tu peux répondre toi aux jeunes qui se disent que manifester ça change rien ? Comment on peut montrer pour une génération toute entière une façon de dire au effort qu'on veut plus subir ? Comment le dis pourrait-il permettre de sortir un peu de de la résignation quoi ? Alors, bonjour à toutes et à tous.

Pour répondre à cette question, je pense que c'est une question assez complexe qui nous montre que justement il y a plusieurs courants qui s'installent et c'est quelque chose qui est qu'on entend beaucoup. On entend beaucoup de jeunes qui nous disent que justement en fait ils ont été manifestés pour la réforme des retraites et ça a pas about que ils ont été manifesté pour la Palestine et que la France ne se positionne pas que ils vont manifester que ils se mobilisent et qu'en fait rien ne change. Euh moi j'aimerais leur dire que déjà il faut pas rester dans une mentalité en se disant que rien n'est gagnable et et avoir une volonté pessimiste.

Il faut aller de l'avant, il faut être optimiste et il faut s'organiser. Les manifestations, c'est un moment de rapport de force. C'est une démonstration de force face au gouvernement où on peut être nombreux, où on est uni dans la rue, où on porte un message commun, où on porte des revendications. Mais les manifestations, c'est pas la seule chose qu'il faut faire en tant que jeune. Le principal, c'est surtout de s'organiser. S'organiser dans des organisations politiques, s'organiser dans des syndicats. S'organiser, c'est la première force qui nous permet justement d'être acteur du changement.

Euh donc l'organisation, c'est la première des choses et on le voit bien comme on l'a fait avec on ne veut plus notamment euh avec On ne veut plus, on a réussi à mettre en place un centre logistique qui nous a permis de distribuer du matériel militant à travers toute la France ici depuis Lille où on reçoit énormément de matériel, que ce soit des stickers, des affiches, des affichettes, des flyers. On reçoit énormément de matériel qu'on redistribue ensuite dans toute la France sous forme de kit militants qui sont totalement gratuits euh pour justement s'organiser. C'est cette force là collective qui sera moteur euh pour justement euh avoir des changements sociaux.

Euh maintenant la force collective elle se construit nous à la jeunesse communiste. Du coup on est une nouvelle organisation de jeunesse marxiste léniniste et révolutionnaire. Euh on a justement on a justement euh décidé d'appuyer sur ces mots d'ordre-là, euh d'appuyer euh la force de l'organisation collective et d'appuyer euh le fait d'agir concrètement, de pas porter de beaux discours pour rien, euh d'arrêter le blabla et surtout euh d'agir concrètement, de se mobiliser et d'organiser la jeunesse dans son quotidien, d'organiser la classe travailleuse dans son quotidien parce qu'aujourd'hui c'est ce qui lui manque.

On a des partis qui font la bataille institutionnelle et qui font très bien comme la France insoumise mais ce qui manque derrière c'est l'organisation de la classe travailleuse, l'organisation du peuple dans son ensemble et l'organisation sur les lieux de vie. L'organisation collective, c'est ça qui aboutira vraiment, c'est en ayant une vraie conscience de classe collective et en s'unissant qu'on pourra montrer justement un rapport de force. C'est ce qui a été fait, on l'a vu avec le nouveau front populaire.

Euh si le nouveau Front populaire, il y avait pas une mobilisation de masse derrière avec les gens qui s'unissaient euh contre la montée de l'extrême droite, euh il n'aurait pu rien à voir. Euh on l'a vu euh notamment en 36 aussi avec le Premier Front populaire où euh justement en fait sans la mobilisation des gens et sans euh l'union euh des travailleurs et des travailleuses, aucune victoire sociale n'est possible sans les syndicats, sans les organisations. Euh c'est pas que les partis justement qui arriveront à faire les choses et c'est pas justement que des manifestations qui arriveront à faire les choses.

C'est l'organisation collective et la force du collectif qui nous a qui nous permettra d'avancer. Merci Sarah. Samuel, donc toi tu es tu es tu es à la CGT, au bureau de la CGT nord. Alors nous nous souvent on dit la CGT la plus basée de France hein, n'est-ce pas ?

12:14
Non speech

[Applaudissements]

12:18
Locuteur

Là, c'est dans dans les annonces du budget Berérou qui a qui a soulevé qui a soulevé cette envie du 10 septembre qui a déjà gagné le fait que Berou va démissionner va démissionner le ce qui est déjà pas mal mais qui suffit pas. Euh il y a particulièrement des attaques contre les travailleurs. Alors ça c'est c'est récurrent hein depuis depuis des décennies euh sur les arrêt de travail, sur les personnes privées d'emploi. Euh toi Samuel pour les syndicats, comment cette journée enfin cette mobilisation du 10 ensuite peut devenir le cri des travailleuses et des travailleurs qui n'acceptent plus les salaires bloqués, la casse sociale, les reculs imposés ?

Bon, je crois déjà que avec la présentation que tu euh que tu as faite, euh tout le monde est de toute façon bien conscient euh de l'attaque global qui est mené contre contre la classe des travailleurs dans ce pays. Et euh évidemment, la CGT qui n'est pas un partenaire social, qui n'est pas une organisation qui s'enferme dans des conclaves mais qui a un syndicat de classe et de masse ne peut rester en dehors de ce mouvement qui est en train de naître.

Alors euh nous avons été effectivement parmi les premières organisations de la CGT en tout cas euh à appeler au 10 septembre dès le début du mois d'août parce que euh pour nous être un syndicalisme un syndicat de classe ça a du sens encore une fois et c'est pas simplement défendre les intérêts des travailleurs sur les lieux de travail, c'est aussi savoir écouter les travailleurs parce parce que parfois dans les organisations syndicales, il y a un petit peu de distance qui se crée, hein. Et on sait que l'adversaire de classe essae de mettre de de de construire un syndicalisme de compromis et de discussion. Stop, c'est fini. Ce n'est pas le moment.

La colère est en train de grimper comme jamais dans ce pays. La CGT devait devait très rapidement prendre position. Alors bien sûr, d'où venait l'appel ? Je vais vous dire que cette question on l'a évacué très très vite parce que ce qu'on a vu dans notre classe, c'est que cet appel avait de l'écho. C'est que cet appel avait de l'écho et que la question qui se posait, c'est plus tellement d'où ça vient, mais où on va. Et la CGT devait doit pouvoir aider les travailleurs, l'ensemble de la population dans la confusion actuelle. parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de confusion parce que c'est vrai que l'extrême droite, elle est là et qu'elle essaie de récupérer.

Sauf que justement à partir du moment avec d'autres organisations, nous avons appelé à la mobilisation du 10 septembre, vous avez vu les fachaots s'enfuir parce qu'ils n'ont rien à faire dans un mouvement de masse. Le Rassemblement national et les autres sont des partis bourgeoises. Alors nous on a réuni nos instances et dès le 5 août, c'est à l'unanimité que la commission exécutive de l'Union départementale des syndicats CGT du nord a voté à l'unanimité donc le choix du 10 septembre sur nos revendications, sur les revendications actuelles des travailleurs, la retraite à 60 ans, l'augmentation des salaires, la séc parce qu'ils sont en train d'attaquer la de manière inédite.

Ils sont en train de détruire tout ce qu'on a gagné. Parce que je le rappelle, si on a ces positions là à la CGT qui ne sont pas les positions des autres organisations, c'est parce que dans ce pays tout ce qui a été gagné a été gagné avec cet outil là qui s'appelle la CGT, les congés payés, les retraites, la sécurité sociale. Et je vais vous dire que nous on est bien décidé à ce qu'on ne les reprenne pas. Donc le 10 septembre, on sera dans la rue sur ces positions-là, sur ces revendications là et on fait en sorte évidemment que il y ait un maximum d'endroits où la grève se généralise.

Et on peut vous dire qu'on a déjà beaucoup de retours d'entreprises mais aussi de salariés dans des petites boîtes qui nous contactent pour savoir comment faire grève. Et on leur explique évidemment et on sera très nombreux je pense dans la rue le 10 septembre mais ce n'est qu'un début. Ce n'est qu'un début, il va falloir dépasser cette période là, cette date-là. Euh, on est dans une situation encore une fois qui est complètement qui est à la fois confuse, qui peut être inquiétante mais qui peut être très prometteuse en vérité si on s'y met tous, toutes et tous.

et qu'on comme le disait ma voisine qu'on combat la résignation qui peut exister dans nos rangs qui existe depuis trop longtemps depuis des années et des années de défétisme qui parfois a contaminé compris notre organisation. Vous avez vu la CGT confédérale nationale a fini par appeler au terme d'un CCN à la fin du mois sur la pression des bases sur la pression des travailleurs et des organisations dont la nôtre qui avait déjà appelé la CGT c'est clair maintenant appelle à partir du 10 septembre à une grève générale reconductible jusqu'à la victoire jusqu'à la victoire la jusqu'à la victoire La lutte, la lutte jusqu'à la victoire. La lutte, la lutte jusqu'à la victoire.

Dites bien camarades, dites bien. Donc du coup effectivement, bon merci beaucoup Samuel pour ces mots qui font qui font chaud au cœur hein. Euh moi rapidement, je vais vous présenter un peu l'initiative. On ne veut plus parce que justement nous on a monté cette initiative dans l'objectif du 10 septembre. Donc moi, je suis présidente d'une association qui s'appelle la Brèche qui a plusieurs activités et notamment une activité de création de contenu politique euh plutôt sur internet hein. Donc on fait globalement nous on fait de la propagande, c'est ça qu'on fait.

On a des chaînes YouTube, on a aussi une revue en ligne et on s'est toujours un peu posé la question de bon ben c'est bien de faire de l'analyse, de parler de politique et cetera, mais à un moment en fait on est à une période qui nécessite vraiment de la mise en mouvement. Qu'est-ce que nous on peut faire à la place où on est avec les outils qu'on a euh pour pouvoir aider au maximum à ce que chacun à la place qu'il a puisse se mobiliser. Et donc on a monté cet outil parce que il se trouve qu'on a dans notre équipe des gens qui ont des compétences de développement web, de graphisme et cetera et donc vous pouvez aller sur le site onve plus.fr.

C'est un site sur lequel vous pouvez générer des visuels. Alors vous en avez des regardez comme c'est beau. C'est magnifique hein. Vous en avez et en fait vous pouvez générer vos propres visuels. C'est hyper facile d'utilisation. Vous pouvez insérer des images, vous pouvez mettre vos propres slogans et donc ça permet à chacun de se les approprier euh dans le monde de l'éducation, de la santé, de l'industrie, les privés d'emploi, les droits LGBT, les mouvements antiracistes, les mouvements antivalidistes, bref toute la société civile qui a un intérêt à dire on ne veut plus et aller pousser pour un changement de société peut s'approprier ses propres slogans par ce site.

On va vous dire, on est un petit peu dépassé par le succès du truc parce qu'on est à en de semaines d'existence, on est à plus de plus d'un million de visiteurs, on est à plus de 200000 visuels générés. Euh tout ça est gratuit, hein, évidemment, tout ça est gratuit et une grande partie des gens qui sont à l'origine de ça sont bénévolle. Le but, c'est de donner au collectif, hein. Et on est passé là une deuxième phase très très rapidement qui est de pouvoir envoyer des kits et donc notamment on remercie la JCOR qui nous sert vraiment de centre logistique. On ça nous a permis de financer les kits, on les envoie et là il y a plein de villes en France qui on reçu leur kit.

Il y a Strasbourg, il y a Nant, il y a Rennes, il y a Lille bien sûr, il y a Paris, euh il y a euh Saint-Jean deel là bientôt La Rochelle, enfin voilà, je pouverai pas tous vous les citer.

Et vous aussi si vous voulez, vous pouvez aller par le site on ne veut plus sur un canal Telegram où vous pouvez constituer un petit collectif d'une quinzaine de personnes et on vous envoie des kits, des affiches et si vous voulez nous aider à financer ça, on a aussi ouvert une cagnotte, voilà, des eaux, je fais la petite pub mais il nous faut on n pas besoin d'énormément de de centaines de milliers d'euros, mais juste avec quelques milliers d'euros que chacun donne, ça nous permet voilà d'inonder la France. Tout ça, on est bien d'accord, euh ça suffit pas. Euh mais c'est vraiment des questions en fait de de se sentir faire corps, faire mouvement.

Et puis bah comme tu le disais Samuel, en fait maintenant le monde du travail il a vraiment changé. Il y a plein de gens qui sont éclatés. La grève ça reste le on va dire le moyen d'aller bloquer la production, d'aller les d'aller les toucher là où ça fait mal, c'est-à-dire là où il su la force de travail des gens pour en tirer de la plus-value et pour s'en mettre plein les poches. Mais tout le monde est pas dans une position où c'est facile de faire grève.

Il y a des intérimèires, il y a des gens qui sont en contrat précair, il y a des gens qui sont dans les petites boîtes et donc voilà, chacun à sa place peut essayer de de filer un petit coup de main, d'aller coller un soir, de si c'est il peut pas faire grève, de lâcher un petit peu d'argent pour les caisses de grève. Voilà, c'est vraiment une histoire de se mettre en collectif et de se mettre en mouvement.

Euh donc euh voilà, c'était le petit côté euh comment on peut mettre à disposition des outils très concrets de mise en lutte et après de toute façon ça sera euh la mobilisation populaire qui va jouer et surtout que là on va passer à la 2uxème partie qui est une partie importante sur le fond politique de cette histoire. Euh on a il y a il y a la force de la rue mais il y a toujours le même discours qui est opposé par le pouvoir qui est le discours sur la dette. Et là, vous avez vu Bairou, il fait son champ du signe là, il fait la tournée des plateaux pour alors je sais pas, peut-être que le gars a décidé a décidé de tous nous énerver encore plus qu'on l'était déjà.

Moi je sais pas, je comprends pas. Et donc là, il vient expliquer voilà c'est les Français qui dépensent l'argent. Vous avez creusé la dette avec votre odieuse manière de vouloir vous soigner et avoir des retraites. C'est vraiment terrible, dit le mec qu'on paye depuis 43 ans à cinq fois le salaire médian pour nous casser tout ça. Euh et donc il y a toute cette histoire d'austérité là, voyez, sur la sécurité sociale, par exemple, Samuel en a parlé, il y a des attaques frontales là qui sont en train d'être faites sur la sécurité sociale très graves. Ils vont augmenter les franchises médicales.

Il y a déjà des des millions de gens dans ce pays qui renoncent aux soins parce qu'ils n'ont pas ils n'ont pas les possibilités financières de se les payer. Et là, voyez, ils vont vous dire c'est de l'argent public, c'est la dette, c'est la dette, c'est la dette. Tout ça pour le passer vers des complémentaires privés dont on sait qu'elle coûte plus cher que la SQ. La CQ, vous cotisez tr vous cotisez 100 € à la SQ, il y a 3 € qui partent dans la gestion. Tout le reste rembourse les soins. Les complémentaires santé, vous cotisez 100 €.

Il y en a 22 qui partent dans des frais de gestion, dans des actionnaires, dans des PDG et là la réponse qu'ils sont en train de donner c'est oui ben il faut augmenter la part des complémentaires. Ces gens ne veulent pas économiser d'argent. Quand ils nous parlent de dette, ils nous mentent. Et donc il y a une un vrai enjeu là sur cette question de la dette sur le discours qu'on va tenir dessus parce que voilà, moi j'ai envie de d'être un petit peu d'être un petit peu provocatrice mais la question c'est pas comment on enfin est-ce que la question c'est comment on rembourse la dette ou est-ce que la question c'est pourquoi devrait-on rembourser cette dette ?

Quelle est cette dette et qu'est-ce qu'on en fait ? Manuel, je me permets de te te lancer un petit peu sur cette sur cette question de la dette. en tant que responsable politique nationale, comment tu montres que le récit de la dette c'est une arme pour intimider le peuple ? Et quelle est la position de LFI pour répondre à cette dette et puis surtout finir avec cette pression qu'on nous ressort mais tout le temps depuis des décennies ? Alors merci, c'est important effectivement. Bon, je pense qu'il y a plusieurs temporalités dans la réponse.

Il y a la réponse au discours de propagande qui est celui de du premier ministre et qu'on qui est effectivement à l'œuvre à peu près tous les jours à la télévision cette semaine. Bon, on a envie de lui dire continue parce que à chaque fois qu'il parle, je pense qu'il donne encore plus de motivation aux gens pour aller manifester le le 10 mais qui est sur la logique. En gros, la situation est catastrophique. le pays est au bord de la de la boncroûte, on va pas s'en sortir.

Et qui ajoute et qui utilise la dette comme un outil de chantage disant "Oui, mais si vous me renversez en quelque sorte, vous êtes des irresponsables parce que le pays peut pas faire face à une situation aussi grave." Alors, premier élément de réponse, pas vrai. La situation n'est pas grave. C'est pas vrai quand vous avez aujourd'hui parce qu'après il y a des profondeurs des des transformations en profondeur qu'il faut mettre en œuvre. Mais même dans le cadre actuel tel qu'il est aujourd'hui quand la France est met sur les marchés financiers un titre de dette, il y a trois personnes qui sont disponibles pour l'acheter. Il y a pas de problème pour la France pour se financer.

Elle se finance moins cherre que les États-Unis d'Amérique, la France aujourd'hui. Euh aujourd'hui la charge de la dette en France en proportion de la richesse produite chaque année, elle est inférieure aujourd'hui à ce qu'elle était en France dans les années 90 et au début des années 2000. Donc essayez de faire croire que la situation inédite, catastrophique et cetera, c'est juste de la propagande qui correspond tout simplement pas à la réalité. Premièrement. Deuxièmement, on nous dit "Oui, mais il y a un déficit important parce que le déficit, il est à plus de 5 % du PIB." C'est-à-dire que en gros, chaque année, on dépense davantage que ce que ce que l'État reçoit.

Bon, un déficit, c'est une différence entre des recettes et des dépenses. Et donc, on vient nous dire "Oui, mais le déficit est trop important. Donc, il faut baisser la dépense publique parce qu'on dépense trop, parce que le pays vit au-dessus de ses moyens et cetera." La vérité que personne ne dit ou quasiment personne ne dit sur le plateau de télévision aujourd'hui, c'est que si vous avez un déficit plus important en ce moment, c'est pas parce que ces dernières années la dépense publique aurait explosé. La dépense publique en proportion de la richesse chaque année, elle a baissé en France où elle est restée à peu près stable depuis maintenant 10 ans.

Ce qui a baissé, c'est les recettes de l'État. Et si les recettes de l'État elles ont baissé, c'est parce qu'il y a eu une politique de Macron qui est la politique de l'offre, qui est la politique du ruissellement, qui était l'idée que parce qu'on va baisser la fiscalité sur les très grandes entreprises ou sur les ultra riches, ça allait servir à l'économie de manière générale et cetera. Donc vous avez un pouvoir qui a créé le déficit de facto en faisant des cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises et aujourd'hui qui vient voir le peuple et qui vous dit "C'est à vous de payer la facture pour rembourser le déficit qu'on a créé. C'est ça la réalité de ce qui se passe aujourd'hui.

Donc évidemment que face à cette situation et après je vais venir sur le sujet plus de fond de tu vois de positionnement par rapport à la lettre mais évidemment que face à cette situation la seule politique possible c'est pas une politique qui continue dans la même direction de la politique de l'offre et des cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises parce que ça ça ne va qu'aggraver la situation.

Donc vous devez faire l'inverse, au contraire rétablir des des des recettes fiscales en faisant reposer l'effort sur les grandes entreprises, sur les plus riches, mettre un terme à la politique de l'offre et surtout pas mettre en œuvre une politique d'austérité parce qu'une politique d'austérité, c'est aussi une politique de récession économique parce que si les gens ils ont plus de moyens, ils ont plus d'argent, ils consomment moins et donc c'est l'économie qui se retrouve handicapé. Ça c'est pour répondre de manière conjoncturelle. Maintenant, tu as posé une question plus en profondeur qui quelle est notre position par rapport à la dette ?

À un moment, va falloir sortir de l'hypocrisie dans ce pays. La vérité, c'est que tout le monde le sait, c'est que cette dette, elle sera jamais remboursée. La dette la dette, elle sera jamais remboursée. Même si vous décidiez de générer, je sais pas, 10 milliards d'excédents budgétaires chaque année pour la rembourser, il vous faudrait quoi ? 200 ans pour la rembourser. et on va faire semblant que on va rembourser la dette aujourd'hui. Une partie de cette dette, elle est évidemment euh illégitime et une partie de cette dette, elle doit être annulée. Et c'est pas impossible d'annuler une partie de cette dette.

Et en plus, ceux qui vous font croire que vous allez spoolier des petits euh prêteurs qui auraient donné de l'argent ou prêté de l'argent à l'État. une partie significative de la dette. Aujourd'hui, elle est dans les coffres de la Banque centrale européenne et il suffit juste d'un d'une décision qui consiste à dire bah en fait, on la met dans un dans un dans un dans une cave cette dette et on fait rouler la dette. C'est-à-dire en fait, on empreinte pour rembourser. Enfin, c'est c'est tout à fait possible de le faire. Il va y avoir de l'inflation. la dette va toute seule par un trait d'écriture, vous enlevez une partie significative de la dette française.

Et après dans les mesures de transformation en profondeur qu'évidemment il faut mettre en place, c'est sortir de cette dépendance au marché financier. C'est-à-dire sortir de cette idée que la France, elle devient dépendante de notre capacité d'emprunt sur des marchés financiers et là il y a besoin de modifications qui sont des modifications en profondeur.

Évidemment, ça pose la question de notre rapport à l'Union européenne, de notre rapport au traités européens tels qu'ils sont aujourd'hui, d'une banque centrale européenne qui est indépendante et qui peut pas prêter directement aux États et de se réapproprier en tant que peuple les moyens et les attributs de notre souveraineté et donc notamment les moyens et les attributs de notre souveraineté budgétaire et d'être cap d'être en capacité de dire bah nous quand on veut créer de l'argent, on a la possibilité la possibilité de le faire plutôt que d'aller mandier a des marchés financiers qui en échange nous disent "Ah ben on va vous prêter uniquement si vous mettez en place une politique d'austérité".

Ça évidemment c'est des transformations plus radicales qu'il faut mettre en place et ça boucle avec la discussion qu'on avait lieu tout à l'heure. Vous pouvez pas le faire uniquement par un changement institutionnel. Et moi, je veux être clair sur ce sujet parce que c'est pas parce que je suis parlementaire, député et représentant d'une formation politique qui croit à la possibilité de prendre le pouvoir par les processus électoraux, que je considère que parce qu'on prendra demain le pouvoir par les processus électoraux, tout va changer par magie du jour au lendemain.

Et de et je suis pas je fais pas partie de ceux qui vous disent "Votez pour nous et tout va changer." Évidemment que si vous prenez le pouvoir dans ce contexte-là, vous ne pouvez pas transformer la société si vous vous appuyez pas sur une mobilisation populaire, une application populaire massive et donc sur ce que tu disais tout à l'heure, sur le fait d'avoir une classe ouvrière, des travailleuses, des travailleurs qui sont organisés et qui pèsent dans le rapport de force. Et c'est vrai sur toutes les questions mais en particulier sur cette questionlà qui est la question de la dette.

Et donc évidemment qu'on dit pas tous la même chose ici, qu'on n'est pas tous à la même position ici, mais que je pense que chacun on est d'un certain point de vue complémentaire si on veut effectivement transformer la société. Voilà pour répondre de manière courte à un sujet qui est en quelque sorte mériterait quelqu une conférence à part entière entre nous.

Mais voilà comment je pense qu'il faut répondre de manière urgente court terme dans la bataille de l'opinion qui est en cours aujourd'hui dans les mesures programmatique de transformation et en lien avec la nécessité d'avoir des mobilisations populaires et de s'appuyer sur un processus que nous on appelle un processus de révolution citoyenne, c'est-à-dire avec un élément de mobilisation électorale et de prise du pouvoir dans l'is et en s'appuyant sur une mobilisation sociale avant l'élection mais aussi après l'élection. Merci. On on retient on retient qu'il va falloir pousser et ça c'est à tout le monde de s'occuper de pousser fort. Hop.

Alors Sarah Sarah pour la suite donc par rapport à cette histoire de dette par rapport à cette histoire de dette Sarah parce que toi tu représentes une organisation de jeunesse et on voit de manière enfin la génération qui est née dans les années 90 et 2000 surtout arrive à un moment où euh on ne pas on passe son temps à agiter des peurs. La peur de la dette situation climatique, l'effondrement et cetera. Bon, c'est des discours politiques qui sont assez terrifiants, catastrophistes même.

comment on transforme cette peur qui peut être paralysante en colère active, en truc qui est, on va dire, transformateur, conquérant, comment on propose plutôt qu'on plutôt qu'on qu'on se qu'on se voilà qu'on qu'on puisse être je perds mes mot paralysé par ces ces ces perspectives qui sont pas enviables quoi. Que répond la jeunesse communiste quand on lui oppose que rien n'est possible parce que la dette la dette la dette la dette la dette. Alors moi j'aimerais aller un peu plus loin sur la question de la dette en disant que d'abord la dette on la payera pas. Oui, on ne la payera pas. Cette dette on la payera pas parce que cette dette c'est pas la nôtre. Cette dette eux qui la créent.

Cette dette eux qui l'ont constitué de A à Z. Ils nous disent que c'est à nous de la rembourser parce que c'est nous qui dépensons. Euh comme comme tu l'as dit Manuel tout à l'heure, euh la dette c'est justement ce déficit qui est dû euh à l'écart entre les recettes et les dépenses. Mais le souci, c'est qu'on nous répète sans cesse en fait que les dépenses elles font que baisser. On dépense de moins en moins et pourtant la dette ça grandit de plus en plus. Il y a des cases sociales pas possibles depuis des décennies. On détruit la sécurité sociale, on détruit l'éducation nationale, on détruit le service de chômage, on détruit tous les services publics aujourd'hui en France.

Et après, on fait 211 milliards d'euros d'assistana aux grandes entreprises. On a les plus grandes familles de ce pays qui s'enrichissent. On a euh les euh les trois plus grandes fortunes qui se sont enrichies euh de 10 fois euh en l'espace de 10 ans. Euh on a euh justement des cadeaux aux entreprises chaque année qui sont justement cette dépenses qui nous manque pour les services publics et cette dépense qui manque à mettre justement pour le bien-être aujourd'hui des Français et des françaises. On a évidemment tout le temps de la case sociale et après on nous dit que c'est à nous de rembourser.

Moi, sur cette question justement de commenter cette colère et comment l'organiser, euh il y a quelque chose de très simple et de très parlant que j'aimerais que j'aimerais appuyer, c'est que nous, on est une génération qui avons vu nos parents galérer. J'ai envie de vous dire comme toutes les générations, toutes les générations ont vu leurs parents galérer. Le souci avec notre génération, c'est que habituellement les parents qui galèrent, ils se disent que leurs enfants vont avoir une vie meilleure queeux. Aujourd'hui, les parents qui galèrent voient que leurs enfants vont aussi avoir une vie qui où ils galèrent.

Les parents qui galèrent vont voir leurs enfants aussi galérer, voir une situation pire que la leure. On voit des enfin la réforme des retraites qui a été totalement catastrophique où il y a un/ers de la classe travailleuse qui meurt avant l'âge du départ à la retraite. Nous, on veut des retraités qui soient qui soient vivants tout simplement. On veut des retraités qui puissent vivre, des retraités qui puissent justement bah profiter de leur retraite. On veut pas des retraités qui meurent avant l'âge de la retraite. On cotise toute notre vie pour ensuite ne même pas toucher la retraite parce qu'en fait on a fait des boulots pénibles toute notre vie et qu'on meurt avant de l'atteindre.

Pareil pour la jeunesse. La jeunesse doit se sacrifier et nous justement on veut pas faire partie de cette génération qui baisse la tête. on veut faire partie de cette génération qui se mobilise, qui organise sa colère, qui la crée enfin qui crée cette mobilisation et qui s'organise justement pour se révolter face à ça. Cette question de la dette, elle est totalement dérisoire puisqueen fait juste une excuse pour essayer de nous manipuler de A à Z et nous dire que justement en fait c'est pas possible, que le changement n'est pas possible. Sauf que le changement en fait c'est à nous d'être acteur de ce changement-là.

Ce changement, il est possible et il se fait justement par la force de l'organisation comme je le disais tout à l'heure dans la première question. Donc voilà, moi j'aimerais ajouter justement que il va falloir se mobiliser par par la suite. Il va falloir qu'on montre qu'ensemble on est plus fort et qu'on veut pas faire partie de ces gens qui baissent la tête, qu'on va reprendre notre avenir en main et qu'on va construire quelque chose tous ensemble de plus fort qui permettra justement des réelles victoires sociales et qui permettra de construire un monde de demain qui sera meilleur pour toutes et tous.

35:39
Non speech

[Applaudissements]

35:45
Locuteur

Merci Sarah. Samuel, toi ton dans ton rôle de syndicaliste, pour les syndicats, comment là pardon pour les syndicats, on voit que la dette c'est vraiment le l'argument principal pour casser dans les services publics, dans les entreprises. La peur de la dette, ça su ça justifie toujours les sacrifices et les sacrifices et les sacrifices. Comment les syndicats, ils peuvent répondre à à cette histoire ? Qu'est-ce qui répondent les syndicats face à ça ? Est-ce que d'ailleurs leur rôle est uniquement, on va dire, défensif ? Est-ce qu'il y a pas quelque chose d'offensif à proposer en face de ça ? Je crois que la réponse, elle est dans la question.

Évidemment queon peut pas se cantonner à un rôle défensif et que il y a un rôle politique à tenir. Politique au sens premier du terme. Alors la la dette, elle a été expliquée par Manu et par Sarah juste avant et notamment son aspect illégitime. Donc je vais pas en rajouter une couche d'autant que je calcule très mal. Euh, par contre, je vais vous parler du discours de la dette parce que c'est là-dessus qu'on doit travailler syndicalement et qu'on doit convaincre les travailleurs de la fausseté de ce discours. Ce que je vais dire là dans un premier temps va peut-être vous paraître hors sujet, mais je vous demande d'écouter, c'est une petite histoire.

J'ai été responsable d'une union locale pendant plusieurs années à Tourcoin et un jour, il y a un délégué syndical CGT déjà d'un certain âge immigré portugais et qui vient me voir à part et qui me dit "Écoute Sam, c'est je vais essayer de le faire avec l'accent. Écoute Sam, c'est plus possible. Je peux plus être de laé. J'étais dans la boîte. Je peux plus parce que écoute, je sais pas lire, je sais pas écrire. Et le patron, à chaque fois que je suis en réunion avec lui, euh il sort des chiffres, il sort des des des des histoires, je comprends rien du tout.

Alors moi comme je comprends rien mais je m'énerve et je lui dis mais c'est plus possible les ouvriers ils veulent ils veulent manger, ils ont pas assez, il faut augmenter les salaires et il faut taper du poids sur le Mais je lui ai dit mais mon camarade je vais jamais t'enlever ton mandat de délégué syndical CGT parce que c'est ça ton rôle c'est ne pas tomber dans le chantage patronal parce que ce chantage sur la dette on le retrouve dans les boîtes partout les patrons essayent toujours de il y a rien qui va il y a pas d'argent mais d'où viennent vos profits d'où viennent les d'où viennent les milliards et les milliards qui se dégage toujours plus.

Alors nous notre combat ça va être de politiquement de combattre ce chantage à la dette. Parce qu'en gros, qu'est-ce qu'ils disent ? Moi, qu'est-ce qu'ils me disent à moi qui je suis pas un jeune communiste mais plutôt un vieux communiste. Euh, ils me disent quoi ? Ils me disent "Il va falloir que tu enlèves un morceau de biftech dans l'assiette de tes gosses." Ah ouais ? Pourquoi ? Bah parce que tu en as mangé trop toi. Moi, j'ai trop mangé. Nous, on a trop mangé. Qui est-ce qui bouffe ici ? Qui est-ce qui a tout bouffé le travail qu'on a produit qu'on produit ? Mes grands-parents et mes parents et moi-même qui a bouffé ? Tout est parti chez les capitalistes dans le profit.

Donc à un moment donné ce chantage là et le dernier qu'il a fait dans l'histoire c'était un certain Pétin. Pétin il a dit si les nazis et l'armée allemande est entrée en France c'est à cause de l'esprit de jouissance des Français. On venait de conquérir les congés payés. Et on nous dit la même chose aujourd'hui alors que déjà à l'époque c'était la bourgeoisie française, c'était les élites françaises qui avait favorisé l'arrivée plutôt Hitler que le Front populaire, disait-il hein, qui avait favorisé l'arrivée et de l'occupation Asie dans dans notre pays.

Et on en est là aujourd'hui hein parce que le fascisme le fascisme qui vient là avec plusieurs figures he mais ce fascisme qui vient c'est le plan B de la bourgeoisie de ce pays. C'est-à-dire que lorsque la situation va véritablement leur échapper, c'est-à-dire lorsqu'on sera en capacité vraiment de les faire plier, c'est leur plan B. Ça ça viendra pas avec le pas de loi et des des chevillises noires, hein. Ça viendra avec ces news. Ça viendra avec des gens qui vont collaborer avec ces gens-là et qui sont déjà prêts.

Et je parle pas que de retaillot et je suis sûr qu'il y en a beaucoup comme en 40 m à gauche qui sont prêts pour l'ordre pour l'ordre d'accord pour l'ordre capitaliste parce que c'est ça le problème de de la dette. Leur dette c'est leur dette et c'est la dette capital. C'est la dette capitalisme à son stade suprême. C'est l'impérialisme. C'est le monopole des banques. Ce sont eux nos maîtres. Ce sont eux nos gouvernants. Et on leur doit rien. Moi, je ne dois rien à ces gens-là. Merci Samuel. Ça ça motive, ça donne envie. euh pour le pour l'histoire de la dette.

Moi, j'ai bien entendu Manuel que tu disais que l'élection suffit pas et qu'il faut qu'il faut pousser derrière, qu'il faut du mouvement social derrière. Et c'est vrai que quand on voit l'état actuel de la France, si on regarde un peu dans notre histoire, notamment le Conseil national de la Résistance 45, bon le rapport de force était un peu particulier, hein. C'est-à-dire que il y avait des centaines de milliers de militants communistes qui avaient participé à la résistance, qui étaient armé, qui étaient capable de mettre en place un rapport de force face à la bourgeoisie et face au patronat. Et si on se souvient, le but c'était la reconstruction.

Et ça c'est ça s'appuyait sur trois piliers. sécurité sociale universelle, nationalisation, planification économique. Aujourd'hui, quand on regarde, ils nous font peur sur la dette, la dette mais quand on regarde la situation, la les personnes se précarisent, on va on va au devant de défis écologiques majeurs, de défis géopolitiques majeurs et cetera.

Il semble dans l'état actuel des choses que la discussion qu'on est en train d'avoir ici aussi, c'est est-ce que un espèce de plan de relance néokénésien, c'est-à-dire leur leur laisser les manettes et puis leur donner un petit peu d'argent puis pour qu'ils puissent faire tourner les choses de la manière dont eux ils ont envie, est-ce que vraiment c'est une solution qui semble qui semble viable ? Parce qu'en fait là ce qu'on se dit quand toi Manuel tu dis qu'il faut un mouvement social qui vient des travailleurs et tout mais en fait peut-être qu'il faut aussi repenser quand on parle du 10 septembre les jeux démocratiques.

Il faut aussi repenser le fait que quand on dit on ne veut plus et que ces gens-là ne peuvent plus et qu'en fait il faut qu'on puisse nous les travailleurs et cetera aller dire que nous on peut en fait nous on a des idées pour faire autrement. Nous on a des idées pour planifier autrement pour penser l'appareil de production autrement pour penser la sécurité sociale autrement et cetera. Et euh je alors moi je parle beaucoup de santé parce que je suis une travailleuse de la santé mais par exemple en santé là notre enjeu notre enjeu majeur majeur c'est une reconstruction du service public et effectivement c'est des choses qui passent par les travailleurs eux-mêmes.

Vous demandez aux aides soignantes, aux agents de service hospitaliers, aux brancardiers comment on fait tourner correctement un hôpital sans faire des petits tableurs Excel complètement débiles avec un calcul du temps moyen de séjour et madame machin elle est restée 5,8 jours et c'est très grave. Ils ont des très bonnes idées en fait, mais ça passe aussi par des choses ambitieuses. La santé, je reprends cet exemple, vous pouvez pas penser à un système de santé qui soit vraiment solidaire, efficace si vous ne pensez pas, par exemple une socialisation de l'industrie pharmaceutique.

si vous leur laissez la main et que vous vous dites "On va juste mettre un petit peu plus d'argent pour que ces gens se fassent tourner pour continuer à ce qu'ils fassent tourner les choses n'importe comment, ça semble vraiment vraiment extrêmement on va dire idéaliste et surtout pas à la hauteur de l'enjeu dans lequel on est actuellement.

Et ça, je vous dis ça, mais on peut le faire pour le plan du logement, on peut le penser pour l'industrie, on peut le penser pour la finance avec euh comment on peut actuellement penser une vraie transformation avec un système bancaire tel qu'il fonctionne actuellement, avec des systèmes d'assurance privée tel qu'il fonctionne actuellement, tout ça est une catastrophe.

Et donc moi ce que je veux dire là, c'est que j'entends vraiment cette histoire de ça doit venir de la base parce que peut-être que l'enjeu justement ça serait de remettre de la démocratie, la sécurité sociale historiquement, c'était des caisses de sécurs, qui étaient pas votés à l'Assemblée nationale dans un plan de loi de financement de la sécurité sociale. Et donc, il y a vraiment cet enjeu probablement de reprise de de l'appareil par les travailleurs et de reprise de la décision démocratique par nous tous. Et je fais cette espèce de de longue introduction pour aller vers la dernière question qui nous intéresse sur ce sur ce déronit partir, qu'est-ce qu'on doit construire derrière ?

On a en plus là depuis plus d'un an un cas d'école du fait que la la constitution de la 5e République en France est une catastrophe absolue. C'estàd qu'on a un président qui globalement fait absolument ce qu'il veut. Euh vous pouvez euh il peut diss de l'Assemblée euh son parti se retrouve 3e, il continue à gouverner. Euh les politiques n'ont absolument pas changé alors que le mec s'est fait ramasser aux élections. C'est euh comment on peut imaginer changer quoi que ce soit dans ce contexte-là ? Euh et donc c'est une vraie question de si on arrive à faire partir Macron et j'espère sincèrement qu'on va réussir à faire partir Macron. Qu'est-ce qu'on fait derrière ?

manuel en tant que figure politique nationale quand on imagine un départ de Macron qui devrait donc forcément rimer avec l'organisation d'élection présidentiell quelles sont les premières mesures issues du 10 septembre qui montreraient qu'on tourne réellement la page le fameux en haut ils ne peuvent plus gouverner comme avant merci bon d'abord je vais dire par rapport à à aux éléments que tu as mentionné dans l'introduction peut-être préciser ce pointl moi je Je suis évidemment d'accord avec l'idée que en gros substituer à une politique de l'offre aujourd'hui juste une politique de relance sans s'interroger sur les profondements sur les modifications structurelles et en profondeur de l'appareil de production de l'appareil de consommation c'est évidemment sera mieux que la politique de l'offre mais c'est évidemment pas à la hauteur de la situation aujourd'hui.

Donc, il s'agit pas seulement de dire "On va injecter de l'argent public pour relancer la machine économique avec des acteurs économiques qui vont en profiter." Il s'agit de dire, on doit passer d'une économie qui est une économie de l'offre et qui dépend de la capacité d'acteur financier à une économie des besoins qui est guidée par la question des besoins. Et donc oui, sur un certain nombre de sujets qui nécessitent des modifications profondes et structurelles de l'appareil de production et de l'appareil de consommation. C'est un peu le public pour les banques, c'est un peu le public pour le médicament pour reprendre les exemples que tu as que tu as évoqué.

Ça c'est juste pour réagir à ce que tu dire dans ta question. Ensuite, derrière la question, il y a beaucoup de choses. Euh si Macron doit si Macron part, donc déjà la première étape il va pas partir facilement, on va pas se raconter d'histoire ici. Donc le faire partir, ça nécessite quand même qu'il y a un mouvement qui se réduit pas à une journée de mobilisation. Et puis après, on se redonne rendez-vous dans 3 semaines en faisant une manifestation sympathique et tranquille. Je crois que mon micro il coupe parce que ça là c'est mieux parce que ça forcément ça amènera pas au départ du mec hein. Je veux dire ça il faut quand même être clair sur ce sujet.

Euh deuxièmement, évidemment s'il s'en va, le mode de scrutin électoral est une opportunité pour transformer les choses. J'ai essayé de le dire dans ma réponse à la question suivante. Ça veut pas dire que le simple moyen électoral permettra d'y parvenir.

Et pour y parvenir, il faut évidemment une articulation entre une campagne électorale et la capacité de s'emparer du pouvoir dans l'élection qui est l'élection la plus importante de la 5e République, c'est l'élection présidentielle mais en s'appuyant sur une mobilisation qui est une mobilisation qui va au-delà de son simple caractère électoral et qui construit les bases et les germes d'une mobilisation qui s'arrête pas le jour de l'élection mais qui cherche aussi ensuite à construire un rapport de force y compris avec le pouvoir qui qui vient d'être élu parce que vous le savez comme moi, un pouvoir qui veut rompre, on va dire, pour aller vite avec le système capitaliste aujourd'hui, une fois arrivé au pouvoir, il va se heurter à des contreoffensives et à une réaction qui va être réaction puissante et qui va être à la fois sur le terrain économique, à la fois sur le terrain financier, à la fois sur le terrain international et que ça vous pouvez avoir les meilleures intentions du monde, vous pouvez avoir l'esprit le plus clair du monde, vous pouvez être le moins susceptible de ces aux injonctions que ou à la peur ou au politiquement correct que tout le monde.

Si vous avez pas dans la rue un point d'appui par la mobilisation populaire, vous tenez pas le coup. Je veux dire, faut faut être clair sur ce sujet. Voilà. Et ensuite, il y a la question programmatique derrière ta question. C'est la dernière élé la dernière chose. Et les deux sont pas déconnectés l'une de l'autre. C'est la raison pour laquelle nous depuis le début et je sais que parfois ce sujet il est soit mal compris, soit parfois réduit à sa simple dimension institutionnelle. Et donc je veux dire juste un mot là-dessus.

C'est pour ça que nous depuis le début on dit le le cœur de de du programme qu'on doit apporter dans l'élection présidentielle c'est abattre la monarchie présidentielle et faire une constituante pour une 6e République. Et parfois quand je dis ça, on me dit "Oui, mais là vous vous réduisez ou vous réduisez votre propos à la simple dimension institutionnelle." Mais non, précisément pas. Une 6e République aujourd'hui, elle elle doit poser la question de la démocratie dans l'entreprise.

Elle doit poser la question du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs dans les conseils d'administration de leur rôle pour pouvoir décider par eux-mêmes des décisions stratégiques qui sont les décisions stratégiques de d'une entreprise pour prendre cet exemple-là. Elle doit poser la question des nouveaux droits pour le peuple. Elle doit poser la question de l'urgence climatique et écologique en lui donnant une dimension constitutionnelle. C'est pas juste de savoir quel va être le mode de scrutin, combien il va y avoir de députés ou de sénateurs. C'est pas ça la question de la constituante et de la 6e République.

C'est la question de comment le peuple reprend son destin en main et de comment il détermine des règles du jeu qui lui permettent effectivement d'avoir le pouvoir parce qu'aujourd'hui dans un système qui est le système de la 5e République, c'est pas vrai qu'il a le pouvoir ou en tout cas il en a une dimension très étroite réduit à un processus électoral une fois tous les 5 ans avec des sondages avec un appareil médiatique. On peut pas dire qu'on vit dans un endroit où le la souveraineté populaire, elle est totalement et 100 % déployée.

Et je disais, ça a un lien, c'est revendication programmatique avec ce que j'essayais de dire tout à l'heure sur la nécessité de s'articuler sur une mobilisation sociale.

Parce que si vous prenez le pouvoir dans un système capitaliste aujourd'hui et face aux obstacles dont j'ai parlé tout à l'heure, vous devez aussi par votre action politique susciter la mobilisation et l'engagement populaire et dire "On va faire un référendum, on va convoquer une assemblée constituante, on va avoir des débats dans partout dans le pays sur quelle est la constitution dont on a besoin." C'est aussi une manière de dire au peuple : "Allez en mouvement, lâchez pas l'affaire, rentrez pas à la maison, on va pas s'en occuper tout seul. Voilà, c'est pour ça qu'il y a un lien à mon avis entre les revendications programmatiques et la démarche dont je viens de de parler.

Puis après, il y aurait une autre dimension, mais je vais pas l'évoquer là parce que sinon je vais garder la parole pendant 1 heure, qui est la dimension stratégique d'une élection présidentielle. Dans quelle configuration ou comment ? Bon, pour le dire en une phrase et pas rentrer dans le dans le débat, vous avez évoqué tout à l'heure des expériences Front populaire 36 et cetera. Moi, je crois qu'on peut pas gagner dans ce pays.

dans la campagne d'une éventuelle élection présidentielle anticipée ou plus tard, on n'est pas en capacité de créer les conditions de ce que nous on appelle l'union populaire, c'est-à-dire le lien entre des militants politiques, des militants syndicaux, des militants associatifs, des collectifs de lutte contre le racisme, contre les violences policières, la mobilisation de la jeunesse, la mobilisation des quartiers populaires et pas seulement en disant "On va faire la campagne pour prendre mon exemple de la France insoumise" en disant "Sayez la France insoumise, vote pour la France assoumise, ça réduira et ça résoudra pas le problème.

Il faut avoir une candidature qui est une candidature qui est porteuse de toutes ces aspirations et de la convergence de ses aspirations et il faut avoir une campagne qui donne de la place à toutes ces aspirations, y compris dans le processus de la campagne. Voilà, en fait, on aborde un sujet super compliqué en 10 minutes, donc je suis conscient de ce que je vous dis et peut-être un peu caricatural ou réducteur, mais je pense qu'il y a toutes ces dimensions qui se croisent là pour répondre à ta question. Merci.

52:06
Non speech

[Applaudissements]

52:13
Locuteur

Sarah, toi donc t'expliquer. Ton ton orgas est très très engagé dans cet objectif faire dégager Macron à partir du 10 septembre. Toi dans ton orgas de jeunesse, la jeunesse communiste, c'est quoi les mesures d'urgence pour toi ? Macron dégage. Et après, on fait quoi là tout de suite maintenant ? Alors euh ouais, le 10 septembre, on fait tomber Macron euh et pour nous la suite, c'est construire le pouvoir populaire. C'est notre nouveau mot d'ordre à la jeunesse communiste. On on dit qu'il faut construire le pouvoir populaire pour plusieurs raisons. D'abord, en fait, on s'en sortira quand laissant le pouvoir à ceux qui produisent. C'est-à-dire qu'on on aime bien dire on produit, on décide.

C'est ceux qui aujourd'hui produisent en France qui enfin qui produisent ce qui le ce qui se passe en France qui ont leur mots à dire sur comment on dépense l'argent aujourd'hui en France. Concrètement, construire le pouvoir populaire, c'est créer les conditions matérielles à l'émancipation de la classe travailleuse et à sortir de de ces politiques justement néolibérales.

construire le pouvoir populaire, c'est faire la politique par nous-même, pour nous-mêmes, pour notre classe et justement dans cette logique là de de sortir de quelque chose d'uniquement électoraliste, mais vraiment d'instaurer les décisions politiques et et bah justement le le pouvoir au sein des bases et et des masses aujourd'hui en France. Euh on pense que évidemment il faut un front électoral solide que représente la France insoumise et qu'elle peut représenter et et face au fascisme, on sera évidemment tous unis euh contre ça. Maintenant euh pour nous le déboucher c'est pas uniquement une élection présidentielle justement parce que l'État bourgeois en fait c'est pas notre état.

Il y a un état aujourd'hui qui a qui est bourgeois. On a des institutions aujourd'hui qui sont bourgeoises et avoir une éème République, même si elle est un peu plus sociale comme on nous a déjà promis euh au final risque euh de pas justement aboutir à une émancipation réelle de la classe travailleuse, ce qui est nous en tant que jeune communiste notre objectif premier.

Donc pour nous vraiment le mot d'ordre qu'on doit porter euh dans les années à venir et à partir du 10 septembre, c'est vraiment d'essayer de construire le pouvoir populaire euh par les bases euh par les revendications des bases euh en écoutant justement ceux et celles qui travaillent tous les jours, qui font tourner ce pays, qui se lèvent chaque matin euh pour aller travailler et qui doivent et avoir leurs mots à dire sur ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays et qui doivent pouvoir décider de tout ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays. Pour nous, construire le pouvoir populaire, c'est vraiment le mot d'ordre à appuyer et c'est ce qu'on doit construire ici euh toutes et tous ensemble.

54:56
Non speech

[Applaudissements]

55:03
Locuteur

Merci beaucoup Sarah. Samuel, je viens vers toi aussi. Côté monde du travail, quelle décision concrète pour toi devrait être prise dès le lendemain si on arrive à dégager Macron pour montrer que le pouvoir change de camp ? Vous pouvez répéter la question ? Oui. Non, il y a Je sais pas si je vais répondre vraiment à cette question parce que euh évidemment l'augmentation des salaires, évidemment la sécurité sociale intégrale, évidemment la retraite à 60 ans euh et et même plus et même plus car rien n'est trop beau pour la classe ouvrière. Euh l'après Macron, il y a déjà le pendant Macron aussi hein. Euh il y a le pendant Macron qui est assez douloureux déjà l'après Macron.

Euh je vais pas aller sur le terrain institutionnel. Euh on raisonne en tant que syndicaliste CGT avec une notion qui n'est pas qu'une notion théorique et je m'en excuse par avant si pour certains ça va apparaître trop théorique. C'est ce qu'on appelle la lutte des classes. Vous savez ceux qui aujourd'hui mènent une politique sadique envers ce peuple, envers les travailleurs. Ceux qui font la chasse aux malades, ceux qui font la chasse aux étrangers sont en train de mener la lutte des classes. Elle prend toutes les formes, la lutte des classes, elle prend une forme immédiate, concrète, matérielle.

C'est-à-dire quand le patron t'oblige à bosser 2 he admettons 2 jours de plus gratuitement, à prendre plus de travail gratuit, plus de profit. Mais la lutte des classes, c'est aussi quelque chose d'idéologique. C'est aussi ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire euh ils mènent la lutte des classes avec leurs médias pour faire du chantage et pour toujours nous culpabiliser et et et que nous intériorisons le fait que nous serions euh ben finalement soumis, n'est-ce pas ? soumis à à à leur à leur désir. La lutte des classes, il va falloir qu'on la développe.

L'après Macron pour nous, c'est le développement de cette lutte des classes qui je voudrais pas que ça soit que mon discours soit réduit au simple fait syndical bien trop souvent où on pense que bah c'est juste dans les grandes entreprises comme tu le disais tout à l'heure aujourd'hui on a un salariat qui a été complètement modifié. On on a une jeunesse aussi qui est qui est très prometteuse pour moi, mais on aussi on a donc c'est quand on parle de classe, nous on parle de la classe des travailleurs. Il faut bien comprendre qu'on qu'on parle d'abord de tous les travailleurs quel que soit leur nationalité. Donc nous on parle pas de la France et des Français.

On parle des travailleuses et des travailleurs d'où qu'ils viennent. À partir du moment où ils sont ici, ils doivent rester ici. Et donc il faut régulariser les sans papiers. Ça aussi c'est une mesure de l'aprèsMcron. Les travailleurs, c'est aussi les travailleurs privés d'emploi. C'est aussi les enfants des travailleurs. Même les enfants, les petits enfants, ils font partie de notre classe. Quand on parle des travailleurs, quand on parle de classe, on parle de ça. On parle aussi des travailleurs qui sont à la retraite. Voilà, c'est le développement de la lutte des classes qui pour nous doit être le le l'après Macron, hein.

Et donc, ça se construit dans les entreprises, mais ça se construit aussi dans les quartiers. Et notre union départementale dans ce document d'orientation, elle vise bien ces deux aspects. Elle dit il faut travailler dans les entreprises mais de plus en plus il faut aussi travailler sur ses lieux de vie et dans les quartiers parce qu'on a aujourd'hui dans les quartiers une jeunesse qui est laissée à l'abandon et qui est ghettoïée et dont Retaillot nous promet qu'il va falloir lui taper sur la gueule encore plus fort demain qu'aujourd'hui. C'est je cette jeunesse là dans les quartiers, c'est notre classe aussi.

Je vais vous faire encore un petit peu de formation syndicale CGT puis après j'arrête. Si vous regardez les origines de la CGT, la CGT, elle a une double besogne. La première besogne, c'est de travailler à l'amélioration immédiate des travailleurs pour l'augmentation des salaires dans l'entreprise chaque jour. Mais la deuxième besogne, c'est la transformation de la société pour aller vers une société sans classe. Et le travail qu'on a amené comme syndicaliste, c'est ces deux choses-là en même temps parce queon convaincra autour de nous que à partir du moment où on a en capacité d'être efficace dans l'entreprise avec nos revendications à gagner sur des même sur des petites choses parfois.

Mais c'est comme ça qu'on peut gagner. C'est en étant aussi force d'exemple de montrer que l'organisation, être organisé tout seul ça sert à rien. Tout seul on gagnera rien. Il faut être organisé. Il faut organiser la lutte. Euh est-ce que j'ai répondu à la question ? Ouais. Ouais. Ouais. On peut dire pour moi. J'ai répondu. Merci Samuel. Euh on va clore ces prises de parole. Je sais pas jusqu'à quelle heure on a, si on peut prendre un peu des questions après de gens peut-être qui ont envie d'en poser.

Euh moi, juste pour conclure un petit peu sur ce qui a été dit, bon c'était très intéressant et stimulant et en fait pour vous dire un petit mot, hier soir nos camarades de la coordination On ne veut plus et ont été interviewés chez BFM et le bandeau c'était vers un septembre noir. C'est-à-dire que vraiment ils ont très très peur, ils sont très inquiets. Voilà, ça parle de chaos, c'est vraiment tous là ici, vous faites très très peur à BFM TV, attention. Et en fait, moi j'ai envie de quand je regarde ça, je me dis mais à chaque fois, mais en fait eux, ils pensent qu'actuellement ça va bien quoi. C'est-à-dire que là, c'est pas le chaos.

Il y a pas des gens qui crèvent sur des brancards aux urgences parce qu'ils ont pas de place pour être hospitalisés. Il y a pas des momes qui ont pas d'enseignants dans leur classe à l'arrivée. Il y a pas des gens qui dorment dans la rue parce que les logements sont pas accessibles. Pour eux, ça c'est pas le chaos. Et donc le fait en fait ce qui est ce qui leur fait vraiment peur c'est que il puisse y avoir un mode d'ordre qui aille un peu plus loin justement et de leur dire mais en fait on va pas juste vous demander de vous taxer un petit peu et puis vous allez nous en donner un tout petit peu de tout ce que vous nous avez pris et cetera.

En fait, ce qui leur fait peur, c'est qu'on arrive en en parlant Samuel parlait d'organisation, Sarah aussi, euh en disant "Mais en fait, on va pas on va peut-être pas juste venir vous taxer, quoi. On va peut-être tout vous reprendre en fait. C'est peut-être ça l'enjeu quoi. Vous gérez mal, vous gérez mal et vous nous volez ce qu'on a." Donc en fait quand on entend par exemple Samuel parler d'organisation, peut-être que là notre enjeu maintenant c'est de penser ça. Comment on s'organise entre nous pour aller reprendre le pouvoir, pour aller pousser justement bah les politiques qui eux font le travail institutionnel. Comment on pense aller repenser les chaînes logistiques en priorité ?

Penser l'alimentation, penser la santé, penser par les travailleurs et par les usagers. Euh et c'est pour ça en fait que nous on avait un peu voulu cette cette dernière question de fin qui était et après parce que pour se mobiliser en fait alors la colère ça sert hein et c'est utile et c'est normal qu'on soit en colère et ça motive mais en fait ce qui est encore plus motivant c'est de se dire qu'on va pouvoir faire autre chose quoi, qu'on va pouvoir tout leur reprendre. Bref, donc voilà là-dessus merci beaucoup de nous avoir écouté. Je pense qu'on a un peu on a 15 minutes pour des questions. Est-ce que certains d'entre vous ont envie de poser des questions ? Bonjour.

Euh je m'appelle Monique. Euh donc j'avais plusieurs remarques et puis une question. Euh d'abord euh pour revenir sur la dette, ce qu'il faut expli enfin à mon avis, il faudrait expliquer en plus que la dette, vous l'avez dit, on ne la remboursera jamais. C'est les charges de la dette qu'on paye. Et de toute manière, la dette, elle sert aussi pour les services publics à condition de mettre l'argent là où il faut quand on crée des hôpitaux ou bien des écoles et cetera, on a besoin aussi de la dette. Ça, je pense que c'est important. Ensuite euh bon moi j'ai une question quand même. Je me dis vous parlez tous de quand on aura viré Macron.

D'abord il faut virer Berou hein déjà c'est pas encore sûr. Et vu ce qui se passe parce qu'il y a plusieurs scénarios aussi y compris que le le Macron là il destinue puis que le lendemain il le rappelle. C'est possibilité aussi hein. Il il fait ce qu'il veut donc il peut faire ça aussi. Bon et ensuite virer Macron. Bon, à partir du 10, il est évident que c'est pas c'est d'une utopie, hein. Bon, d'accord, tout ce que vous avez dit après, effectivement, il faut remettre en place une autre manière de gouverner et cetera.

Mais je pense que par exemple pour arriver, vous parliez de euh 6e République, c'est tout à fait bien, mais pour arriver déjà à prendre le pouvoir dans la prochaine élection, la prochaine élection, elle fonctionne sur la 5e. Donc le problème, il demeure pour l'instant et il demeure euh avec les problèmes que moi je m'excuse de le dire, mais les problèmes qui se passent à gauche parce que la gauche, elle est pas unie, hein. Et donc pour prendre le pouvoir quand même au niveau politique, il faut quand même qu'il y ait une union qui avait été à peu près faite donc l'année dernière il y a un an hein pour le nouveau populaire et qui actuellement est en train de d'avoir des des difficultés. Voilà.

Donc je pense que c'est quand même déjà par étape, il faut y aller par étape. On vient Mar Macron, d'accord mais par étape. Et déjà ce que vous disiez sur le fait de faire peur, c'est vrai parce que quand on regarde par exemple ce que Rotaillou a mis en place pour le 10, partout on entend effectivement il veut boucler toutes les tous les endroits où on va se réunir. Donc les grandes les grandes structures, les établissements, enfin bon. Alors, n'en parlons pas. Les gens qui vont se mettre sur les ronds-points, ils vont être dégagés et cetera et il a les moyens et ça ça va risque de faire peur aux gens. Donc, il faut déjà travailler là-dessus et on n' pas beaucoup de temps, hein. Voilà.

Bon, c'est tout. Euh bah déjà, alors sur les étapes et sur le fait de virer Bairou, Bairrou, il partira dans tous les cas le 8. Le 8, c'est la chute du gouvernement. On le sait toutes et tous. euh la majorité des parlementaires ne voteront pas euh la euh la Ouais, contre la ils voteront contre euh la confiance au gouvernement, la plupart des euh des parlementaires. Euh maintenant le problème euh si on vire pas Macron, c'est que Macron, il risque euh de nous mettre un éème baou, un éème matal, une éème borne, un éème unè politicard qui va nous faire exactement les mêmes politiques.

Le souci, c'est vraiment les politiques austéritaires qui sont mises en place et ça en fait c'est le libéralisme. Que ce soit Macron, que ce soit Gluxman, que ce soi tous ces gens-là qui qui porte les mêmes politiques. Donc en fait les étapes en fait, il faut aller directement à l'étape de faire tomber le le néolibéralisme.

il faut aller à cette étape là directement parce qu'en fait les étapes entre deux en fait c'est les mêmes à chaque fois puisque à chaque fois on nous remet des personnes qui portent littéralement les mêmes discours et les mêmes combats et les mêmes les mêmes politiques de case sociale et les mêmes politiques qui sont là pour toucher la classe travailleuse dans son ensemble. Euh donc voilà pour ce qui est des étapes. Je sais pas si vous voulez répondre sur les autres aspects de la question. Non mais rapidement euh premièrement bon si Macron si Bairrou tombe et Macron renomme Baot, bah nous dans tous les cas évidemment déposera une nouvelle motion de censure pour qu'il retombe.

Voilà, je je veux juste le dire. Donc évidemment que il y a la possibilité pour Macron d'essayer après la chute de Baou et c'est sans doute ce qu'il fera de chercher une combinaison institutionnelle qui lui permet de maintenir sa politique au pouvoir. Et c'est un peu pour ça que on disait chacun à notre position les uns et les autres tout à l'heure que la seule dimension institutionnelle de la bataille, elle peut pas être suffisante. Et donc pour que la chute de Baot se traduisse par la chute de Macron et de sa politique, bah ça nécessite qu'il ait une un mouvement social, un mouvement populaire d'ampleur et l'importance du ça c'est juste pour répondre sur ça.

Et après bon, sur la question de stratégique, vous savez les l'Union populaire c'est pas toujours l'union des appareils. Et ce qui est important c'est d'avoir un rassemblement sur un programme qui soit un programme de rupture, un programme clair. Et ce rassemblement, il peut parfois rassembler des structures et parfois rassembler des individus. Mais c'est le même débat qu'il y a eu dans syndical entre unité syndicale à tout prix et radicalité ou détermination des mots d'ordre et des initiatives.

Et quand même moi je crois, pardon là, je sors un peu de mon rôle hein, tu m'en voudras pas mais quand même que l'enseignement qu'on peut tirer de la mobilisation sur la réforme des retraites, c'est que vous pouvez avoir l'union à tout prix. Mais si l'Union a tout pris, ça se traduit par le refus à un moment de rentrer dans un niveau de rapport de force et de bras de fer avec le pouvoir qui conduit à la défaite, bah cette union, elle a pas été signe de victoire. Et ben dans le champ politique, c'est pareil. L'Union, elle doit se faire.

Évidemment, ici personne n'est pas partisan de l'Union, mais à partir du moment où elle se fait sur un programme qui est un programme de rupture, parce que seul un programme de rupture peut permettre la mobilisation large des travailleuses, des travailleurs des quartiers populaires et de la jeunesse et que vous gagnerez pas et vous gagnerez pas face à l'extrême droite sur un une logique qui va être une logique purement défensive. Vous gagnerez sur une logique qui est une logique de mobilisation par la transformation de la société et donc par un programme qui rassemble ces aspirations là. Voilà, moi ce que je pense.

Je dis pas que c'est facile, je dis pas que c'est simple, mais je dis qu'à mon avis c'est le chemin qu'on doit suivre si on veut pouvoir gagner. Merci. Attends, je me permets juste un je me permets juste un mot sur sur ce que tu as dit sur la la répression parce que c'est quand même un truc important là. dans quelques jours va y avoir des manifes. On a eu de multiples exemples euh du du fait qu'il y a vraiment une augmentation de la brutalisation policière des personnes qui se qui se mobilisent et particulièrement pendant les manifestations. Je rappelle que ça ne date pas de Macron mais que ça date de la loi travail sous le Parti socialiste. Leur stand est juste là-bas là.

C'est pas nouveau nouveau. Euh et effectivement, moi gamine, j'allais en manif avec mes parents. Moi aujourd'hui, j'emmène pas mes gamin en manif. Et c'est un vrai enjeu de se poser la question notamment aussi sur les gilets jaunes quand on a vu un soulèvement qui était très populaire avec beaucoup de gens qui étaient éloignés de la politique qui se pointent devant des ministères avec des Fenwick pour dire que la vie est trop chère.

C'est des trucs quand on est militant progressistes de gauche qui doivent nous parler mais la réalité des gilets jaunes c'est que ça a été une brutalité monstrueuse un moment politique important mais qui a accouché de pas grand-chose politiquement avec des manifes le samedi qui bloquent pas la production qui ne font pas grève en fait et par contre plein de gens qui se sont fait éborgner arracher les mains et cetera et donc quand Samuel tout à l'heure vous parle d'organisation moi je trouve que c'est ça qu'il faut réfléchir parce qu'en fait effectivement Macron on va pas le faire tomber en étant 3000 ans 3 millions sous l'arc de triomphe avec des blindés en face et des lacrimeaux.

Ça veut pas dire que la manife ça sert à rien parce que ça sert à être ensemble, à se donner du courage, à se donner de la ferveur, à montrer au pays que tout le monde est motivé et cetera. C'est important. Mais le fond du fond du rapport de force, il se joue vraiment dans la grève, dans les entreprises et Retaillo ne va pas pouvoir envoyer un CRS derrière chaque travailleur en grève à partir du 10 septembre. Et donc c'est vraiment là-dessus qu'il faut faire C'est vraiment là-dessus qu'il faut faire la différence. Et euh pour ce qui est des manifestations, je ne veux que vous inciter camarades à vous renseigner sur les règles de sécurité.

Il y a plein de voilà d'assauts et tout qui vous disent quoi faire. Ne te ne faites attention au lacrimeaux, faites attention aux objets, ne ramassez pas des grenades qui sont par terre, même si elles ont l'air explosé. Bref, allez voir tout ça. Nous aussi sur internet avec les camarades du canard réfracteur si ça vous intéresse. On a fait du contenu là-dessus. Faites attention à vous. Et en fait, le rapport de force ne se fait pas qu'en manifestation face à la police de Macron. Ils sont bien plus armés que nous, bien plus puissants. C'est pas en confrontation directe avec la police que ça se joue, même si ça en fait partie. C'est dans le rapport de force et la grève. Bonjour.

Euh Berou a du mal à trouver 44 milliards pour faire des économies. On prendrait pas sur les 413 milliards de dépenses militaires stupémentaires. C'est facile à trouver. Voilà. Oui. Bah c'est Merci beaucoup parce que c'est la dimension qui manquait à ce débat finalement, c'est que au-delà du chantage de la dette la politique sadique qui est menée donc contre les travailleurs, contre l'ensemble de la population de ce pays, elle est faite aussi au nom de l'effort de guerre et de l'économie de guerre. Et je veux dire là, on est sur un choix y compris pour nos pour nos gamins quoi.

Est-ce qu'on veut vivre dans dans une société dans un pays qui a comme seule perspective d'envoyer nos gamins à la guerre ? Et ça aussi c'est la logique du capitalisme. C'est la logique même du capitalisme et de l'impérialisme, c'est que ça amène à la guerre. Et la guerre, je voudrais qu' qu'on ait un mot quand même là-dessus.

La guerre aujourd'hui, on voit jus jusqu'où ça peut aller quand on voit que les mames qui veulent nous mettre à genou ici sont les momes qui soutiennent un génocide tranquillement, qui le justifient, qui le soutiennent, qui vendent des armes au génocidaires, qui ont les mains libres pour mener quelque chose d'indicible, d'horrible, sur lequel on doit continuer à se à se soulever. Et il faut que la Palestine, elle soit aussi présente dans tous les cœurs et dans tous les esprits à partir du 10 septembre et jusqu'à la victoire. Et petit détail, on est porte de Paris mercredi. Donc on se retrouve tous ici bien plus nombreux encore que maintenant à 14h30 pour la manifestation. On va Merci Canar.

Oui, vas-y, vas-y, ça va ? Ouais. sur la question de la guerre. Euh justement comme tu as pu le dire Samuel, le budget du ministère de la défense c'est le seul qui a pas diminué, c'est voir le seul qui a augmenté. On nous promet un avenir avec de la guerre partout. Euh on le voit avec justement, tu en as parlé, la Palestine, les génocides et cetera, euh mais on le voit aussi euh notamment à cause de l'Union européenne et de l'OTAN euh qui sont des institutions euh bourgeoises euh qui sont justement créées euh pour servir ces intérêts-là.

C'est pour ça que nous euh en tant que jeune communiste, on demande la sortie de l'Union européenne, on demande la dissolution de l'OTAN euh qui est une alliance euh qui est une alliance qui est faite euh pour la guerre, euh qui n'est pas faite pour les travailleuses et qui est faite pour envoyer les fils et les filles des travailleurs à la guerre, mourir sur le front pendant que les fils de Bourgeois, eux, ils resteront bien aux choses chez eux. Euh donc voilà, sur le la question de la guerre, c'est aussi une question très importante sur la question de l'impérialisme mondial.

Nous, on dénonce justement cet impérialisme qui est qui a lieu et euh l'impérialisme, on pourra s'en débarrasser qu'en euh détruisant euh l'Union européenne, en détruisant l'OTAN et en détruisant euh ses instants, ces institutions euh qui sont euh créées justement pour défendre ces intérêts euh internationaux, impérialistes. Euh donc, c'est l'une de de nos revendications notamment justement pour résoudre ce problème-là de la guerre et de l'envoi des fils et des filles de la classe travailleuse sur le front.

1:14:27
Non speech

[Musique]

1:14:30
Locuteur

On va prendre une dernière question et puis on va arrêter. Euh, je vois une question là-bas. Oui, bonjour. Merci déjà pour toutes les prises de parole, tout le travail, pas qu'aujourd'hui et qui va venir. Euh, je voulais juste avant de poser une question sur l'interdiction des journalistes le 10 septembre et l'hypocrisie qui peut y avoir comparé à certaines interdictions de journalistes ou du moins de personnes travaillant dans les médias. euh qui ont pu être reproché à certaines des personnes présentes sur ce plateau. Je voulais juste porter une un discours différent sur l'Union.

Moi, j'ai fait j'ai milité dans une campagne NFP en 2024 pour un candidat qui n'était pas celui de mes que pour lequel j'ai voté aux élections européennes et l'Union plus le parage républicain a permis d'élire 63 députés du Parti socialiste qui n'ont pas censuré François Baou pour un conclave des retraites qui n'a pas abouti pendant la commission d'affaires qui était la commission d'affaires sur les violences sexuelles à l'école qui était elle-même dirigée par une personne du Parti socialiste.

Et du coup, je me demande, c'est peut-être une question supplémentaire ou une ouverture, si le programme d'union des finalement ne doit pas laisser de côté les socialistes qui n'ont pas fait montre de maintien au NP pour revenir vers un programme plus à gauche et du coup aller chercher une union non pas vers le centre mais vers la gauche. Mais voilà, mais aussi sur les journalismes s'il vous plaît. Ils m'ont tous donné le micro en disant que c'était à moi de répondre à cette question.

D'abord, parce que j'ai pas répondu à la question précédente, je veux quand même dire évidemment que c'était important de d'ajouter le dimension la dimension du refus de l'économie de guerre et évidemment d'évoquer la mobilisation indispensable contre le génocide à Gaza et dire qu'elle doit aussi, je suis d'accord, être au cœur du mouvement social qui vient. Euh et donc en profiter quand même en profiter pour avoir une pensée et saluer les différentes personnes militantes militantes qui vont embarquer sur les flottis de la liberté pour briser le blocus de Gaza.

Je sais qu'il y a des gens je sais pas s'il y a des jeunes communistes pardon mais je sais qu'il y a des gens de différentes organisations qui vont être sur sur ce bateau. Pour le reste, moi je crois que j'ai dit assez clairement les choses sur la question de l'Union. C'est-à-dire que je disais oui l'union mais sur un programme de rupture et à partir du moment où ce programme de rupture il est respecté évidemment et aujourd'hui j'ai eu l'occasion de le dire publiquement donc j'ai pas de difficulté à le redire ici. Je trouve tout à fait déplorable qu'une partie de la gauche aille chercher à faire les béquill continuité du mandat de Macron jusqu'à son terme.

Je trouve ça tout à fait déplorable et je trouve que c'est une rupture totale avec la dynamique, l'état d'esprit, la mobilisation de millions de personnes l'année dernière au moment des élections législatives parce que les personnes qui se sont engagées, oui, elles se sont engagées parce qu'il y avait un rassemblement mais elles se sont engagées parce que ce rassemblement, il était sur une ligne claire et cette ligne claire, c'était empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir et construire une alternative au macronisme.

C'était pas servir de béquille à la continuité de la politique macroniste en France et faire croire aujourd'hui qu'il pourrait y avoir quelque chose de bon pour les travailleuses et les travailleurs, pardon, quelque chose de bon pour le peuple français de manière générale par une négociation en constituant une forme de coalition entre le Parti socialiste et une partie de ce qui s'appelle normalement la gauche et le bloc central macroniste. vraiment prendre les gens pour et vendre des illusions qui visent en quelque sorte à empêcher ou à contenir la nécessité d'une mobilisation que soit une mobilisation sans illusion et une mobilisation avec une boussole et des objectifs clairs.

Si on aujourd'hui vous voulez un changement de politique dans ce pays, ça passe par le fait de faire tomber Macron et vous ferez pas tomber tomber Macron en lui offrant une porte de sortie institutionnelle par une négociation avec une grande coalition. Voilà, je je dis les choses franchement et clairement et une fois qu'on a dit ça, je sais qu'il y a une aspiration à l'unité, rassemblement dans le pays. Et ben il faut conjuguer les deux. Oui, au l'unité et le rassemblement mais sur une ligne claire, sur une politique claire et sur une politique programmatiquement clairement de rupture avec le macronisme et le capitalisme. Bon, je vous merci beaucoup. Merci Manuel, Sarah, Samuel.

Merci à toute l'équipe derrière, ceux qui s'occupent de la Capta, ceux qui se lèvent tôt pour monter les stands, ceux qui gèrent les gamins pendant que les gens parlent. La lutte, c'est ça aussi hein. La lutte, c'est pas que les gens qui parlent, c'est tous les gens autour qui permettent que les queil y en ait qui parlent et puis que la parole tourne. Donc donc voilà, merci merci beaucoup à vous tous de nous avoir écouté et puis rendez-vous le 10 et après. Force à tous. Ah oui, petite annonce pour demain. Non, c'est pas ça. Non, pour lundi. Pour lundi. Attends, je dis un truc et après hésitez pas à passer sur le stand de On ne veut plus qui est juste là.

Vous pouvez récupérer du matériel militant, des affiches, des tracts, des stickers sous le la bannière de on ne veut plus qu' a un mouvement transpartisan. Hésitez pas à prendre vos affiches, à les coller, à faire des photos et à identifier. On ne veut plus sur Instagram. Et voilà. Lundi.

1:20:15
Non speech

[Applaudissements]