À nous de faire de l'IA un outil au service de l'intérêt général !
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Chapitres
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Propositif 95 %Défensif 5 %
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« 85 % des parlementaires aujourd'hui et des collaborateurs parlementaires ont déclaré utiliser les outils d'intelligence artificielle. »
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- Yaël Braun-Pivet100 %
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Bonjour à tous. Alors, je suis particulièrement heureuse de d'être avec vous ici, assez impressionnée en fait que l'Assemblée nationale soudain coup se soit transformée grâce à vous. Je reviens des rencontres économiques d'Aix où j'ai passé plus de 24 heures à rencontrer des économistes, des dirigeants français que ce soit dans la tech ou dans dans d'autres domaines et vous pouvez imaginer à quel point on a parlé d'intelligence artificielle et à quel point ils étaient plutôt même étonnés de savoir qu'au moment même où ils se réunissaient à Aix, l'Assemblée nationale organisait ce ce cet hackathon pour travailler sur l'intelligence artificielle.
Ils pensaient peut-être qu'on était un peu éloigné de tout cela ou qu'on était un peu largué et en fait ben je vois grâce à vous, grâce aux services de l'Assemblée nationale que ça n'est pas le cas. Alors pourquoi ce ? Parce que et vraiment je voudrais vous remercier d'y avoir tous participé parce que c'est un enjeu démocratique majeur. Ici l'Assemblée nationale, nous fabriquons la loi, nous contrôlons l'action du gouvernement et nous sommes également à l'écoute des citoyens qui nous interpellent à travers des pétitions qui sont déposées sur le site de l'Assemblée nationale.
Nous avons beaucoup de travaux qui sont menés par les parlementaires, beaucoup de missions d'information, beaucoup de rapports d'activité, beaucoup de données absolument fondamentales, passionnantes et qui sont qui font vivre au quotidien la démocratie dans notre pays. Et tout cela c'est un trésor, c'est un bien extrêmement précieux, mais aujourd'hui avec les enjeux des nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle notamment, il ne faudrait pas que l'Assemblée nationale soit finalement en retard sur les évolutions qui sont les nôtres aujourd'hui.
Il ne faudrait pas non plus que l'Assemblée nationale soit en décalage avec nos concitoyens et il ne faudrait pas que l'Assemblée nationale, notre démocratie soit fragilisée par ces outils et on a évidemment identifier un certain nombre de fragilités qui pourraient apparaître du fait de l'apparition de ces nouvelles technologies et des fragilités qui pourraient avoir une influence sur le débat démocratique voire l'interférer de façon extrêmement préoccupante. D'où la raison de ce hackathon parce que tout seul nous ne pouvons pas faire face et nous avions besoin de vous.
Alors comme vous le savez, nos services se sont préoccupés depuis longtemps sur ces questions, des parlementaires ont travaillé sur ces sujets. Nous avons ici à l'Assemblée nationale des parlementaires donc Nicolas Bonnet, Denis Massé et Ilia qui ont en fait fait un constat sans appel pour nous dire que il y avait un large usage dès aujourd'hui de l'intelligence artificielle sur des pans d'activités variées et avec des attentes très élevées. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes, vous les connaissez, 85 % des parlementaires aujourd'hui et des collaborateurs parlementaires ont déclaré utiliser les outils d'intelligence artificielle.
Et donc on voit que que ce soit pour trier, pour reformuler des courriers, pour résumer des rapports de 500 pages, pour écrire des discours, pour écrire des amendements, l'intelligence artificielle est mobilisée au quotidien ici. Et un des collaborateurs qu'ils ont auditionné dans le dans le rapport nous disait "Tout le monde dans les équipes utilise l'IA que ce soit ceux qui le disent ou ceux qui ne le disent pas." Et il ne faut pas justement que l'utilisation de l'intelligence artificielle soit un tabou dans notre institution. Nous nous ne sommes pas nous ne sommes pas technophiles, mais nous ne sommes pas aveugles non plus.
L'IA, on le sait, présente des limites écologiques, éthiques, démocratiques. Le recours massif à des solutions externes et étrangères, comme je vous le disais, pose des questions cruciales, celle de la protection des données, celle de la souveraineté et celle des questions d'ingérence. Nous avons aussi et nous nous sommes extrêmement vigilants des craintes par rapport à les aux questions d'obstruction parlementaire, puisque on sait que l'utilisation massive de l'IA pourrait industrialiser la la rédaction automatique de et massive d'amendements.
Donc, face à tous ces défis, notre ligne a été claire, ne pas s'alarmer mais anticiper, ne pas subir mais agir, faire de l'intelligence artificielle notre serviteur. C'est ainsi que l'Assemblée nationale, donc dès 2023, a adapté ses logiciels. Nous avons développé deux projets dédiés et concrets, hébergés sur notre cloud et donc 100 % souverains. Le premier projet, c'est l'outil Vox IA, qui a été développé en interne et qui agrège plusieurs IA différentes, qui facilite la rédaction de nos comptes-rendus. Le verbatim d'une réduction d'une réunion d'une heure est ainsi disponible en une minute, ce qui nous fait gagner évidemment un temps précieux.
Et le second projet, c'est IA amendement, qui vise à classer et à synthétiser en un clin d'œil des milliers et des milliers d'amendements déposés afin d'alléger le travail de nos fonctionnaires. Enfin, nous avons publié une charte en juillet 2025 d'utilisation des systèmes d'IA, qui nous permet d'avoir un cadre éthique et sécurisé. Et donc, je voudrais que l'on remercie les services de l'Assemblée nationale qui ont développé ces outils. Mais pourtant, nous avons constaté que ça n'était n'est suffisant et qu'il fallait que nous allions plus loin, plus fort.
Et donc, il nous a paru indispensable de réunir les acteurs de cette révolution pour qu'on pense ensemble, collectivement, aux missions du Parlement à l'ère de cette nouvelle de ce nouvel outil. Et euh, à cet égard, je veux dois vous dire que les chiffres sont impressionnants puisque hier, vous étiez euh, près de 350 à participer à ce hackathon, aujourd'hui euh, 250. Nous avions euh, 40 porteurs de projets avec euh, et nous aurons tout à l'heure 33 restitutions parce qu'il y a eu des fusions euh, des équipes qui euh, se sont retrouvées autour de projets communs.
Je voudrais aussi euh, vous signaler qu'il y avait euh, des très jeunes parmi nous puisque nous avions euh, trois jeunes codeurs qui étaient mineurs qui sont mineurs et qui sont venus euh, grâce à l'autorisation euh, de leurs parents. Que nous avons eu 20 conférences organisées euh, à destination de tout public et euh, pour une fois, et ça, c'est la magie de ce hackathon, euh, la moitié de ces conférences étaient animées par des personnels de l'Assemblée nationale, ce qu'ils ne font jamais. Vous vous avez peut-être l'habitude, mais ils ne parlent jamais en public.
Ils sont toujours, c'est du personnel qui préfère rester euh, dans l'ombre en laissant les politiques euh, sur l'estrade et grâce à ce hackathon et grâce à ce défi de l'intelligence artificielle au service de la démocratie, ils se sont euh, mis plus en avant pour animer euh, ces conférences et pour organiser tout ce hackathon.
Alors, l'idée, c'est que évidemment, vous fassiez euh, des restitutions à présent de tout le travail que vous avez fait, mais il faut surtout pas que ça s'arrête là parce qu'on a besoin euh, de continuer à travailler ensemble, on a besoin euh, de construire ensemble parce que à nouveau, et j'insiste vraiment là-dessus, c'est une question démocratique qui se joue euh, ici à l'Assemblée nationale aujourd'hui et demain.
Et donc euh, le site internet qui a été créé pour cette occasion donc le hackathon Assemblée nationale 2026 que vous voyez ici ne va évidemment pas fermer aujourd'hui, il va pouvoir continuer et faire vivre vos projets pour que l'on puisse nous demain pouvoir les utiliser dans la vraie vie et nous permettre d'améliorer notre travail parlementaire.
Alors pour cela et pour tout votre travail, je voudrais vraiment vous remercier parce que en fait nous ne pouvons pas agir seul nous les politiques et puis nous avons besoin de créer ensemble une société où tout le monde s'engage où tout le monde se sent concerné où tout le monde se dit qu'il peut agir et apporter une pierre à l'édifice et à la construction de d'un avenir meilleur et d'une d'un pays qui grâce à ces nouvelles technologies et bien pourra mieux construire sa loi mieux construire sa démocratie et donc vraiment je voudrais vous remercier infiniment parce que je sais ce que ça vous coûte d'être ici même si le cadre est magnifique, c'est cette galerie les fêtes de l'hôtel de l'AC, vous y consacrez votre weekend, vous y consacrez vos soirées, vos nuits parfois et donc merci d'avoir consacré votre temps, votre intelligence, votre créativité, votre inventivité, votre agilité au service de la démocratie au service de l'Assemblée nationale et donc service de notre République.
Merci à tous et hâte de voir vos résultats.
Yaël Braun-Pivet