Et si Bruno Retailleau allait passer un joyeux Noël ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
6h 9h [musique] Europa matin 7h50 l'édito politique sur Europe 1 avec le Figaro. Bonjour Jean-Christophe Buisson. Bonjour Alexis.
En ce 24 décembre vous vouliez nous parler bien sûr de Noël mais plus précisément du Noël de Bruno Rotaillot. Oui Alexis ce que je vais dire va sans doute vous surprendre mais je pense que Bruno Retaillot va passer un bon réveillon de Noël. D'abord parce que pour le catholique est fier de l'être qu'il est, la célébration de la naissance du Christ est une réjouissance puisque c'est une fête importante voir la plus importante du calendrier chrétien.
Ensuite parce que l'espérance dont elle est porteuse pourrait bien se transmettre au président des LR en ces derniers jours de 2025. Je sais bien que depuis le mois d'octobre et sa démission un peu baroque du gouvernement le Cornu sur un prétexte mineur, on nous explique matin, midi et soir que Retaillot est fini, cramé, délégitimé, voué aux oubliettes de l'histoire. Bon pour le bocage, mur pour un destin d'étoiles filantes qu'il va se faire manger tout cru par son rival Laurent Voquier que son ambiguïté supposé vis-à-vis de la Macronie et son impuissance à mettre en application ses projets quand il était à Beauvé jugeait contreproductive vis-à-vis de l'Algérie quand Boem sans salle y était embastillé l'ont-il irrémédiablement condamné à être moins un acteur qu'un spectateur des prochaines grandes échéances politiques en France et que d'ailleurs l'opinion publique s'est totalement détournée de lui brûlant classiquement ce qu'elle a un peu adoré.
Les bataillons de la droite non à l'air parce qu'il s'est compromis avec Macron, les gens de la gauche parce qu'il est décidément trop à droite et ses partisans parce qu'il n'a pas réussi quand il était ministre de l'intérieur à mettre en place la politique qu'il avait promise. Vous trouvez donc vous Jean-Christophe que le bilan de son passage à Bovo est finalement globalement positif ? Il est évident qu'il n'est pas parvenu en seulement 13 mois de mandat et avec trois premiers ministres différents à chambouler en profondeur la politique gouvernementale en matière de contrôle de l'immigration notamment.
Mais il a obtenu un certain nombre de résultats. Le journal Le Monde qui s'en est auusqué bien sûr a révélé avanthier que conformément à sa circulaire de janvier 2025 dans laquelle il demandait au préfet de resserrer la vi sur les régularisations d'étrangers en situation régulière, leur nombre avait spectaculairement baissé de 42 % durant les 9 premiers mois de l'année. C'est-à-dire quand Rotaillo était à Bovau. 11000 au lieu de 19000.
La preuve en chiffre et en acte qu'avec de la volonté politique, on peut faire bouger les choses. Je sais bien qu'une ironden ne fait pas le printemps et qu'un bon chiffre ne fait pas un bilan exemplaire, mais cela permet de relativiser son procès en inaction et en inefficacité. Et cela légitime à postériori la décision de Retaillot de s'être embarqué dans les gouvernements Barniers, Bairrou et le Cornu 1.
Merci beaucoup Jean-Christophe Buisson. C'était l' dito politique du Figaro. Merci Jean-Christophe Buisson.
Et je rappelle la une du Figaro ce matin avec le 4e Noël, la guerre en Ukraine ce matin.
Bruno Retailleau