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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 6 octobre 2025 91 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Démission de Sébastien Lecornu | LCP, lundi c'est politique édition spéciale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteÉludée

    Est-ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella iraient à un rendez-vous avec Sébastien Lecornu ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que le RN a changé de ligne en appelant à la censure systématique ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que LR aurait pu rester dans le gouvernement avec des concessions ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures auraient pu vous convaincre de rester au gouvernement ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Un budget symbolique sur les retraites pourrait-il vous faire revenir à la table ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment recevez-vous la mission de 48h confiée à Lecornu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Johann GiletFait
    « Les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain. »
  • 4:30Johann GiletFait
    « La seule solution qui vaille aujourd'hui avec la composition actuelle de l'Assemblée nationale, c'est forcément la démission ou la dissolution. »
  • 7:30Jean Didier BergerFait
    « On avait une feuille de route qui ne correspondait pas à ce qu'on avait demandé ni en terme de baisse de la dépense publique, ni en terme de réforme structurelle. »
  • 10:30Éléonore CaroisFait
    « Il a dit clairement qu'il ne serait pas candidat à son propre poste. »
  • 12:00MandagavaFait
    « Gabriel Atal a été sollicité par Sébastien Lecornu pour aller au gouvernement et il a dit non. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tout va très vite depuis 24 heures. On va reprendre par le début. Après avoir annoncé son gouvernement hier soir, après un mois d'attente quand même, Sébastien Lecornu a donc démissionné ce matin dans une déclaration sur le péron de Matignon, il a dénoncé les jeux partisans qui dit-il l'ont poussé à remettre sa démission au président de la République.

En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain. Ces formations politiques ont féminine parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de de l'article 49 aligné 3 de la Constitution. C'est-à-dire que au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable.

En tout cas, il n'y avait plus de prétexte pour faire que les parlementaires refusent de faire leur métier de parlementaire, c'est-à-dire de discuter la loi, de l'amender et le cas échéant de voter ou non un texte. Alors même si Sébastien Lecnu ne le cite pas, on sait que tout est parti du numéro 1 des républicains, le mise de l'intérieur des missionnaires. Bruno Retaillot avait jeté un froid hier soir en estimant que le gouvernement était loin de la rupture promise.

Hier, j'ai été reçu pendant 1 heure et3 par le premier ministre. Quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée. Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire.

Donc un problème de confiance, quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. On promet une rupture et on se retrouve avec des chevaux de retour. Ce soir avec nos invités, nous allons voir quelle peut être la suite des événements.

Sébastien Lecnu s'est vu confier une mission de 48 heures par Macron, je vous le disais, pour trouver des accords, mais il ne restera pas à Matignon, c'est ce qu'il a fait savoir. Dans les oppositions, certains appellent à créer un nouveau gouvernement, d'autres à dissoudre l'Assemblée nationale, voire appelle à la démission du président de la République. En tout cas, Emmanuel Macron qui a eu qui c'est lui qui a en main la suite de l'histoire et vers qui tous les regards se tournent maintenant pour sortir de cette crise politique inédite sous la 5e République.

Avec moi ce soir sur ce plateau de l'indice et politique, Laurent Farc. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes rédacteur en chef adjoint pardon à Chalange. Bonsoir Elsin Bandagava de LCP et bonsoir Vegat directeur de la rédaction de Radio Classique. Le premier invité que nous accueillons, c'est Johann Gilet.

Bonsoir. Vous êtes député du gare, porte-parole du Rassemblement national. Vous vous êtes avec votre partie sur une ligne très claire que Marine Le Pen a rappelé à l'instant dans un document vidéo.

On va l'entendre. En ces heures, le chef de l'État dispose de deux voix possibles. Soit la démission, soit la dissolution.

La démission, la dissolution. Laurent, oui, on entend là dans le discours de Marine Le Pen, on a l'impression que le Rassemblement national a changé assez manifestement sa ligne puisque jusqu'à maintenant, vous disiez toujours que vous ne censurerez pas a priori. Donc est-ce que là, il y a bien un changement de ligne ?

Et pour vous poser la question différemment, si Sébastien Lecornu demain dans ces 48 heures qui s'ouvrent propose à Marine Le Pen, à Jordane Bardella de venir discuter pour un ultime rendez-vous de négociation, est-ce qu'ils iront ? Je crois que le cirque n'a que trop duré. D'ailleurs, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont répondu favorablement deux fois à l'invitation du premier ministre des missionnaires pour discuter de l'avenir du pays, des mesures qui sont à prendre, pour également parler de nos lignes rouges, le fait de ne pas taxer davantage nos entreprises, ne pas taxer davantage les Français pour déboucher sur quoi ?

Sur rien. Sur la démission d'un premier ministre. Il faut quand même rappeler que cette dernière année, depuis la dissolution, nous avons eu un premier ministre qui a été censuré, un premier ministre qui s'est suicidé en l'occurrence monsieur Baou et un Premier ministre qui a démissionné.

Gilf, vous disez, est-ce qu'il y a un changement de la part du Rassemblement national qui dit on va censurer quel que soit le gouvernement. Jusqu'à maintenant, c'était on va laisser une chance. Non mais oui, mais changement très clair et net.

Mais le changement euh il est du fait du président de la République là euh en l'état euh on peut pas comme ça euh s'amuser à nommer euh un premier ministre tous les 15 jours le laiss sa chance à Françis Bar. Oui. Non mais pourquoi ?

Pour quel résultat ? Enfin, on a écouté, on a discuté, on a tout fait pour que les choses se passent correctement dans l'intérêt du pays. Aujourd'hui, forcé de constater que le point de blocage, c'est le président de la République.

Donc, il faut crever l'apsé très vite. Bien sûr, le président de la République doit ou démissionner ou dissoudre l'Assemblée nationale. Et il y a urgence parce que notre pays est bloqué, nos institutions sont bloquées et nous sommes dans une période budgétaire, ça ne vous aura pas échappé et donc il y a urgence à agir.

Et vous aviez une deuxième question, Laurent, que vous allez pouvoir reformuler parce que vous n'avez pas eu la réponse. Oui. Est-ce que euh Marine Le Pen Jordan Barnella irait à un rendez-vous avec Je vous ai répondu le le cirque n'a que trop duré euh deux rendez-vous pour rien euh pour que ça n'aboutisse pas.

Euh et donc vous avez votre réponse. Non. Ça veut dire quoi ?

Bah ça veut dire que on ne va pas se prêter à ce sketch qui n'a aucun sens. C'est donc Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas intérêt à aller à ce rendez-vous qui ne débouchera de toute manière sur strictement rien. Hervé dissolution ou d'émission dit Marine Le Pen.

Est-ce que l'un de ces deux scénarios a votre préférence au rassemblement national ou est-ce que c'est équivalent pour vous ? Non, ce que nous voulons, c'est que les Français puissent s'exprimer à nouveau d'une manière ou d'une autre. Donc que ce soit la démission ou la dissolution, c'est le cap à suivre.

On sait pertinemment que la démission, c'est la décision du président de la République en son âme et conscience qui doit qui doit savoir Oui. Mais qui doit savoir s'il porte l'intérêt du pays avant tout et avant son cas personnel ? Là est la question.

Et la dissolution bah face à une à un blocage politique tel que nous connaissons aujourd'hui, de toute manière la dissolution, elle est inévitable. semaine mais les les deux nous conviennent. Euh moi ce que je ce que ce que je vois c'est que les Français en ont ralbol Emmuel Macron, que les Français veulent tourner la page d'Emmanuel Macron et que ils seraiit sag qu'Emmanuel Macron démissionne.

Ce serait la plus sage des décisions du président de la République. Mais nous ne sommes pas naïfs et nous savons pertinemment que le président de la République et bien fait de son cas personnel quelque chose de bien plus important que le cas du pays. Et si je vous entends, vous mettez en un la démission du président de la République.

Évidemment, les Français n'en peuvent plus depuis 2017. Et depuis 2017, le pays va très mal. Depuis que le président de la République est en fonction, les choses ne font que s'aggraver.

Les Français en ont un ralbol général. Il y a plus que 15 % des Français qui disent aujourd'hui soutenir le président de la République. Donc oui, la la démission du président de la République pourrait permettre à la France de se relever.

C'est votre scénario numéro 1. S'il choisit néanmoins la dissolution plutôt que la démission, est-ce que le Rassemblement national espère obtenir une majorité à lui seul ou est-ce que vous êtes prêt à vous ouvrir à d'autres formations politiques, à tenter des accords et si oui, avec qui ? Non, mais nous ce que nous voulons, c'est obtenir une majorité euh à l'Assemblée nationale euh avec les députés du RAlement national, les députés de notre allié euh l'UDR et euh éventuellement avec des députés qui actuellement siègent dans d'autres groupes et feraient le choix de euh rejoindre notre grande coalition euh nationale euh que nous avons euh formé avec Éric Sioti et il y a aujourd'hui des députés, on le sait, vous le savez pertinemment, qui souhaitent nous rejoindre et qui se pose en tout cas la question peu importe d'où ils viennent c'est pas vous savez ils sont dans quel rang là en ce moment mais de différents rangs il y a des indépendants qui souhaite et bien se joindre à nous il y a aussi des LR qui comprennent que le choix courageux d'Érixioti il y a 1 an était le bon choix je suis convainc je suis convaincu que des députés peuvent nous rejoindre mais j'ai j'ai envie de vous dire peu importe parce que je suis convaincu que nous aurons une majorité de députés du Rassemblement national et de l'UDR parce que les Français ont bien compris que l'impasse politique qui est ouverte depuis 1 an à cause de cette alliance de la honte allant de LFI jusqu'au LR en passant par les macronistes était une voix sans issue.

S'il y a une dissolution demain, ce que vous appelez Marine Le Pen pourrait pas être candidate. Elle a été condamnée à de la prison ferme et à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Donc si dissolution il y a demain, elle ne sera pas candidate.

Al on ne va pas rentrer dans dans le débat juridique. Il y a éventuellement une solution juridique pour que Marine Le Pen soit candidate, mais ça nous l'étudieron et et et son cas sera évidemment vu par les juridictions compétentes le moment venu. Mais donc elle se présentera et vous demanderez au Conseil constitutionnel de trancher sur sa candidature.

Et pour autant, la question n'est pas là parce que Marine Le Pen ne fait pas de son cas personnel une priorité et Marine Le Pen appelle à la dissolution en sachant pertinemment qu'il y a un risque qu'elle ne puisse pas se représenter. Mais ce qui anime Marine Le Pen au quotidien depuis des années, c'est bien l'intérêt de la France et les Français. Donc son cas personnel n'a pas finalement d'intérêt dans l'immédiat.

Ce qu'elle souhaite avant tout, c'est pouvoir protéger les Français et pouvoir faire avancer le pays. Pardon ? Oui, pardon.

Ce qui est totalement nouveau dans votre discours, c'est que maintenant vous mettez la démission du président de la République en premier et là aussi il y a un obstacle pour Marine Le Pen puisque actuellement elle ne peut pas se présenter. Elle est inéligible. L'ensemble des juristes en général disent qu'elle a très peu de chance que son inligibilité soit levée.

Donc finalement dans ce scénario, elle ne pourrait plus être candidate. C'est pas une question de lever l'inéligibilité hein. C'est que juridiquement nous pensons qu' que Marine Le Pen doit pouvoir être candidate.

Mais encore une fois, on va pas rentr on va pas rentrer dans dans le débat juridique elle n'est pas éligible à l'heure actuelle. Donc s'il y a une élection présidentielle, elle ne pourra pas être. Ce que nous souhaitons nous avant tout, c'est donner un nouveau cap au pays.

Nous souhaitons que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle et si elle ne peut pas l'être, nous l'avons dit de multiples fois, Jordan Bardella sera candidat à sa place. Donc ça n'a finalement que peu d'importance, même si nous souhaitons évidemment que Marine Le Pen soit candidate. Et quant à la démission, nous en parlons depuis déjà de nombreux mois et même depuis plus d'un an désormais.

Mais forcément la PL de vos vœux, vous dites c'est une option là vous dites c'est clairement l'option privilégiée aujourd'hui par le RN ce que nous disons depuis 1 an euh c'est que euh il serait sage que le président de la République démissionne. En revanche, nous n'appelons pas par respect envers les institutions et aussi par respect envers la démocratie puisque le président de la République a été élu démocratiquement, il faut le rappeler et bien nous ne souhaitons pas réclamer sa dissolution et exiger de lui disolution rappeler ça devient presque mais nous disons que il serait sage que le président de la République le fasse. République doit prendre conscience qu'il est le principal point de blocage.

Et donc on imagine bien que dans cette situation, vous savez, vous allez travailler sur deux candidatures en parallèle, celle de Marine Le Pen et celle de Jordan Bardella. S'il est empêché, elle est empêché. Vous savez pertinemment et vous ne serez pas surpris que Marine Le Pen et Jordan Bardella travaillent au quotidien ensemble main dans la main et qu'il forment un véritable binô et contrairement à ce que vous dites, ils ont exactement la même ligne, ils ont exactement le même programme.

D'ailleurs, le programme présenté par Jordan Bardella lors des élections législatives en 2024 était ni plus ni moins que le programme de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Vous dites qu'ils ont le même programme, ils travaillent ensemble. J'ai vu quelque chose quand même ces derniers temps étonnant.

Par exemple, l'autre jour quand Marine Le Pen est allée rencontrer Sébastien Cornu, elle y était allée seule. D'habitude, il y avait toujours Marine Le Pen, Jordan Bardella. Aujourd'hui, par exemple, ils étaient chacun de leur côté.

Marine Le Pen a beaucoup pris la parole. Jordan Bardella c'est le chef du parti, on le voit moins. Mais pas du tout.

Non mais c'est c'est c'est Vous croyez que c'est une impression que j'ai ? C'est une impression totale. Il n'y a pas il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre Jordan Bardella et Marie.

En l'occurrence, Jordan Bardella était aujourd'hui à à Bruxelles où il déposait une motion de censure contre Ursula Van Derleyen d'où le fait qu'il n'était pas présent cet après-midi à notre réunion de groupe. Parce que nous nous battons ici en France pour le bien des Français mais nous nous battons aussi à l'Europe et nous essayons de lutter contre non pas du tout. Ils sont ensemble quasiment tous les jours et ils étaient encore ensemble ce matin dans une réunion au siège du Rassemblement national.

C'est tout à fait une impression. La gauche continue de réclamer Matignon. On sait que Sébastien Lecornu a donc 48 heures pour essayer de trouver un éventuel accord.

C'est peut-être la question des retraites qui peut débloquer la situation. Si on annonce un futur premier ministre qui dit "Je suspends cette réforme des retraites." Vous n'allez pas vous le Rassemblement national qui défendait cette position censurer.

Ah ouais ? Déjà, je voudrais rappeler que la réforme des retraites, nous avions proposé sur une abrogation à l'Assemblée nationale et que la plupart des groupes politiques, tous d'ailleurs, y compris ceux qui réclament soi-disant l'abrogation, je pense évidemment à la gauche, à l'ensemble des groupes de gauche, n'ont pas voté cette abrogation. Mais là, on est dans une si le gouvernement maintenant la propose, vous ne pouvez pas censurer un gouvernement qui propose une mesure que vous décrivez comme une mesure for de votre programme.

On ne peut pas prendre une décision sur une seule mesure parmi tant d'autres parce que si c'est abroger la réforme des retraites mais à côté c'est taxer davantage les Français et réduire leur pouvoir d'achat, ne rien faire contre l'insécurité que les Français vivent au quotidien, ne rien faire contre la submersion migratoire, alors évidemment cela ne conviendra pas aux Français. Donc encore une fois, ce que nous voulons, c'est protéger les Français et imposer un certain nombre de sujets. Et encore une fois, nous le rappelons, la seule solution qui vaille aujourd'hui avec la composition actuelle de l'Assemblée nationale, c'est forcément la démission ou la dissolution.

Mais d'abord la démission en un. Johann Gilet, la démission du président de la République, j'entends. Vous avez entendu Sébastien Lecnu a une mission de 48 heures pour trouver des accords.

C'est quelque chose d'inédit là encore. Est-ce que vous pensez qu'il a des chances éventuellement de trouver des alliés nouveaux ? côté, je sais pas moi, du PS de ramener LR vers lui.

Ce que je constate, c'est que les socialistes et les LR ont fini de se décrédibiliser aujourd'hui et depuis quelques heures parce que les socialistes félicitent le Premier ministre de sa décision de démissionner, ce qui laisse d'ailleurs sous-entendre éventuellement des tractations entre eux. Les Vous pensez que Sébastien Lecnu peut avoir éventuellement un accord avec LR et PS ? Bah, les en tout cas euh ont fait euh leur petite crise hier par l'intermédiaire de Bruno Rotaillot pour le simple fait que Bruno Rotaillot a considéré qu'il n'avait pas assez de membres de LR au sein du gouvernement.

Preuve d'ailleurs que finalement le fond ne l'intéresse que très peu. Ce qu'il voulait c'était pouvoir et bien caser les copains ici et là dans des ministères. On sait que monsieur Rotaillot a par exemple beaucoup insisté pour que monsieur Bami soit ministre, ce qui n'a pas été entendu et que c'est l'une des raisons pour lesquelles monsieur Rota avait prévu de démissionner lui-même du gouvernement ce matin.

Sébastien Lecnu, vous pensez pourrait trouver un accord entre PS et LR, il pourrait ramener tout le monde à la maison. Enfin, à la maison l'avenir l'avenir le dira. En tout cas, je sais que ces gens-là ne sont animés que par leur cas personnel et non pas par l'intérêt du pays.

Vous dites démission, la France insoumise dit destitution. Ma dernière fois, c'est votre groupe qui avait empêché un débat à l'Assemblée. La question va se reposer dans les prochains jours.

Est-ce que Marine Le Pen dira "Oui, je suis favorable à qu'un débat se tienne sur la question de la destitution du président de la République". On n'est jamais contre un débat. En revanche, nous ne voterons pas la destitution du président de la République pour deux raisons simples.

Premièrement, agiter la destitution, c'est mentir aux Français parce que on sait pertinemment qu'il n'y aura jamais une majorité pour pouvoir destituer le président de la République dans les deux chambres. Et deuxièmement, euh nous pensons que agiter la destitution, c'est quelque chose de très dangereux et de déstabilisant d'ailleurs pour nos institutions. Le président de la République encore une fois a été élu démocratiquement euh et on n' pas à destituer un président de la République parce que la politique qu'il mène ne nous convient pas.

La discussion fait partie des artic les premiers à lutter ardemment contre le président de la République mais nous rappelons qu'il a été élu démocratiquement. Mais je rappelle d'ailleurs éluc dans la je rappelle qu'il a été élu d'ailleurs par ceux qui agitent aujourd'hui la destitution. Je pense notamment aux insoumis qui ont appelé et fait voter massivement pour Emmanuel Macron en 2017 en 2022 et qui d'ailleurs se sont compromis aussi dans une alliance de la honte allant de LR encore une fois au LFI en passant par les Macronistes en juillet 2024.

Merci Johanne Gillet d'être venu sur le plateau de LCP l'indic politique. On va accueillir maintenant notre 2è invité qui va prendre votre place et c'est Jean Didier Berger. Bonsoir.

Vous êtes député les Républicains des Hautes Scèes. Vous saluez entre collègues. C'est tout à fait normal.

Merci d'être sur ce plateau euh pour quinzaine de minutes à peu près pour voir un peu où vous en êtes vous les républicains. Elsa. Alors justement Sébastien Lecornu missionné pendant 48 heures pour refaire des négociations.

Bruno Lemire qui était nommé aux armées qui dit "Si je bloque la situation je me retire. Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir obtenu satisfaction aux républicains ?" Non, je pense que les choses vont bien au-delà de la personne de Bruno Leire comme Bruno Rotaillot a eu l'occasion de de l'expliquer.

C'est une question d'orientation et une question de confiance. euh les orientations, on avait demandé à avoir un contrat de gouvernement clair, une feuille de route claire à sortie d'un calendrier législatif pour avoir la certitude que on était pas en train de nous refaire le même coup que François Baïou, nous dire que nos idées étaient géniales et puis finalement ne jamais euh donner suite. Et là, la composition de ce gouvernement euh ne correspondait pas du tout à la volonté de rupture qui avait été affirmée.

Sauf que c'est bien le casting qui n'allait pas puisque euh Bruno Retaillot vous réunit en visio vous convain pendant 2 heures que la participation c'est la moins mauvaise des solutions et on entend le mot de Bruno Lemire son nom et c'est bien là que tout dérape. Moi, je dirais que c'est la goutte d'eau qui a fait des bordel vases, mais on était nombreux euh lors de la visio qui a duré 2h30. Donc, vous imaginez que c'est bien la preuve qu'il y avait pas non plus un consensus extraordinaire. euh 2h30 où une large majorité a dit évidemment la feuille de route, il y a des énormes trous dans la raquette, mais malgré tout pour éviter la gauche d'arriver au pouvoir, il faut euh avaler une grande partie de notre chapeau et euh accepter quand même malgré bon, on a obtenu des choses mais vraiment pas suffisamment mais quand même on va quand même y aller mais après 1h30 passée auprès du premier ministre sans qu'on lui dise qu'il y a Bruno le maire, sans lui dire la totalité de la composition du gouvernement et une composition qui va qui est totalement orthogonale avec la volonté de rupture qui avait été affichée.

Évidemment, on pouvait on ne pouvait pas faire autre chose qu' tirer les conclusions. Donc là, il n'y ait plus. Bruno Lemè, est-ce que ça veut dire que les républicains vous vous réinstaller autour de la table ou est-ce que ce qui s'est passé, ça a laissé des traces ? indélébile, la confiance est rompue.

Je pense qu'il y a pas de de il est pas question de de d'être des girouettes et de changer de position sans arrêt. Donc je pense que ce qui s'est passé hier, ça ça marque un point de de non retour, je pense, un point de rupture clair et net. Et je ne pense pas que les conditions soient puissent changer en 48 he on a mis 4 semaines avant de nous sortir un gouvernement qui est un gouvernement quasiment identique au précédent.

Je ne vois pas comment en 48 he on va pouvoir vraiment changer leséquilibres. Sauf si c'était un premier ministre peut-être. Écoutez, je crois pas que ça soit le cas en l'occurrence puisque mais si c'était ça, vous pourriez dire "Ah bah tiens, c'est intéressant, on peut y avec des s on mettrait Paris en bouteille." Euh Ah mais un gouvernement, c'est ça quand on fait un gouvernement, il y a des s il y a des Non mais là là le président de la République n'a pas nommé un premier ministre l'air, il a reconduit Sébastien Lecnu 48 he après et Sébastien Lecornu a dit qu'il ne tenait pas à rester à Maton, il fait le travail pour ne fait pas de politique fiction.

Je constate queon est dans une situation extrêmement grave pour le pays. Une situation qui fait que aujourd'hui la bourse a plongé, que les marchés financiers nous regardent et qu'il y a des risques importants qui passent. Imaginons décout si le président de la République appelle Bruno Retaillot à Matignon, il doit dire non.

Je crois pas qu'on soit du tout dans cette dans cette histoire. De la part de qui ? De la part de Bon, vous voulez dire non mais de de de tous les acteurs.

Je veux dire je sais pas. Oui enfin encore une fois moi je fais pas dans la politique fiction. Merve.

Concrètement euh qu'est-ce qu'il aurait fallu pour vous convaincre de rester dans ce gouvernement dans lequel Bruno Rotaillot vous avait convaincu de de de participer ? Il aurait fallu plus de postes, il aurait fallu des mesures particulières. Vous pouvez nous donner des exemples ?

Ou écoutez, c'est très simple. On a fait euh toute le caneva de ce que on souhaitait en terme de contrat de gouvernement. Euh il y a beaucoup de beaucoup de choses qui ont été retenues, mais il y a aussi beaucoup de choses euh qui manquaient notamment en terme de baisse de la dépense publique et puis également en matière régalienne.

Donc euh sur les choses essentielles au pays, euh le compte manifestement n'y était pas. Et malgré tout, comme on l'a fait depuis le 7 juillet 2024 avec la dissolution ratée, avec le vote de confiance, avec cette feuille de route incomplète, on était quand même prêt à y aller. Ce qui prouve bien que c'est pas une question de de mauvaise volonté.

Mais donc pour pour que les gens comprennent ce qui s'est passé, on on vous entend mais on narrive pas bien à comprendre en quelques heures ce qui fait basculer. Qu'est-ce qu'il aurait fallu très concrètement vous garder à l'intérieur du ? Je pense que je pense pas du tout comme vous.

Je pense que les Français ont parfaitement compris ce qui s'est passé et que quand ils ont vu la composition du gouvernement avec exactement les mêmes ministres qu'avant d'une part et même on rajoute une pincée de Bruno le maire c'est la liste mais c'est le symbole. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que nous on est dans une position où bien sûr il y a les gens qui nous demandent de nous mettre d'accord au titre de la responsabilité et en même temps nous disent "Vous ne vous êtes jamais allié avec Emmanuel Macron.

C'est pas maintenant au moment où le Titanic est en train de couler que vous devez monter sur le B. Et pourquoi vous lui en voulez tant à Bruno Lemire ? Qu'est-ce que vous lui reprochez ?

Il a fait 1000 milliards de dettes supplémentaires dans notre pays. Il a pas eu l'orientation de baisser la dépense publique. Donc on ne va pas mettre quelqu'un qui incarne le macronisme pur et dur pour incarner la rupture.

C'est aussi simple que ça. Parce que si nous on se dissou dans le macronisme, si nous on coule en même temps que ce bateau, qui va incarner la rupture pour 2027 ? l'alternance.

Nous n'avons pas envie de laisser les clés du camion ni à la France insouise ni au rassemblement national et donc si on veut crédible revient mais bien sûr mais bien sûr qu'on souhaite que ce soit nous. Il y a il y a aucun doute il y a aucun doute. Donc si Emmanuel Macron le propose à Brune Rotaillot, vous dites oui.

Mais on n pas la on n pas les conditions pour pour faire en sorte de gouverner. Euh il y a comme le disait Laurent Vquet, il y a pas de solution chimiquement pure. On prétend pas dans la situation actuelle, même si on est la première force parlementaire du pays quand on compte les députés et les sénateurs, euh on ne prétend pas pouvoir imposer 100 % de nos idées.

C'est pas notre objectif. Question vous dites vous dites vous voulez pas la gauche, vous voulez pas le RN. Donc il reste vous.

Oui, bien sûr. Mais ça ça sera décidé en 2027, j'espère par les Français ou avant s'il y a une s'il y a une nouvelle dissolution. Euh je pense que oui, les Français quand ils verront la situation et qu'ils verront sur qui on peut s'appuyer et sur qui on ne peut manifestement pas s'appuyer.

Vous voulez une nouvelle dissolution ? Non, c'est pas ce que nous souhaitons, mais nous n'avons pas peur de cette de cette hypothèse. Dans sa déclaration ce matin, Sébastien Lecornu dit plusieurs choses, mais il dit notamment que tous les partis font comme s'ils avaient à eux seuls la majorité ne veulent rien négocier.

Globalement, c'est pratiquement ce que vous venez de nous expliquer. Et deuxièmement, euh il dit que à certains moments dans les discussions qu'il a eu depuis 3 semaines, il a eu le sentiment qu'il était tout près d'un accord. S'il était tout près d'un accord avec la gauche, vous n'auriez pas l'impression que finalement votre attitude a consisté à jeter les macronistes dans les bras des socialistes.

Écoutez, moi, je je viens de vous expliquer le contraire. On avait une feuille de route, on avait une feuille de route qui ne correspondait pas à ce qu'on avait demandé ni en terme de baisse de la dépense publique, ni en terme de réforme structurelle, ni sur le régalien. Et malgré tout, on était quand même prêt à y aller.

Et s'agissant de la gauche, j'observe mais j'observe s'agissant de de la gauche que en 4 semaines, aucun pas n'a été fait par le Parti socialiste pour une raison très simple, c'est que le Parti socialiste est sous la tutelle de la France insoumise qu'ils ont peur d'avoir des candidats lors d'une prochaine dissolution, lors d'une prochaine élection, des candidats partout de la France vou réunir avec eux aujourd'hui. Donc comment je vous ai pas entendu pardon. Il n'ont même pas voulu se réunir avec eux aujourd'hui.

Ils ont ils ont l'air de de tenter de s'en affranchir de cette tutelle. Écoutez, manifestement, ils n'ont pas fait le pas qu'il fallait vers vers le gouvernement. Et vous voyez bien que quand on dit la taxe Zukman pour nous, c'est le minimum syndical pour reprendre l'expression de monsieur Piquetti alors qu'en réalité c'est une mesure qui est une mesure extrême, on voit bien qu'il y a aucune volonté de participer au gouvernement de la France.

Alors avant de passer la la parole à Laurent Farg, je voudrais juste qu'on pose. Vous dites entrer au gouvernement c'est pas l'ordre du jour. Dissolution, on la demande pas.

On fait quoi ? C'est au président de la République, c'est c'est à lui de présider le pays, de s'exprimer et de dire "Attendez, vous vous rendez compte quand même de la situation dans laquelle on est. Nous n'avons pas nous et l'air demandé la désolution ratée de 2024.

Nous n'avons pas, nous et l'air demandé le vote de confiance qui a précipité les choses et qui a entraîné la chute du gouvernement de François Baïou. Nous n'avons pas, nous et l'air euh euh dit que nous allions faire la rupture avec un nouveau gouvernement pour euh nommer un gouvernement identique au précédent et en rajoutant des membres de de des premières heures du macronisme. Donc nous ne sommes en rien responsables de la situation actuelle et c'est au président de la République de dire comment il sort, comment il fait sortir la France de l'instabilité dans laquelle il l'a plongé.

Laurent Oui. Sur le fond, quelles sont les propositions qui font que vous ne restez pas au côté de Sébastien Lecnu dans ce gouvernement ? Queles sont les propositions qui ont fait l'étincelle pour que vous quittiez le gouvernement ?

Bah encore une fois, je vous l'ai dit, il y avait beaucoup de choses qui manquaient dans la feuille de route gouvernementale et malgré tout, on était quand même prêt à y aller. Mais pour parler précisément, mais j'y viens tout de suite. Par exemple, laallocation sociale unique, la location sociale unique, nous souhaitons qu'elle soit plafonnée à 70 % du SMIC pour qu'il y ait nécessairement un écart entre ceux qui bénéficient de la solidarité nationale et ceux qui travaillent.

Nous voulons que le travail paye davantage que l'assistana. Si ça n'est pas le cas, c'est en fait une mesure demandée par le Parti socialiste. La location sociale unique non plafonnée.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez avoir beaucoup plus facilement accès quasiment de façon automatique à la totalité des droits. C'est ce que la gauche appelle dans un dans une formule très idéologique le non recours.

Et donc c'est une augmentation encore de la dépense publique et de la sistana. Vous voyez bien que on peut pas faire de en même temps sur le sujet. Soit la location sociale unique existe et elle est plafonnée, soit c'est une mesure de gauche et on pourrait prendre beaucoup d'autres exemples.

Mais le l'essentiel, c'est l'absence de réforme structurelle. Nous avons demandé un calendrier législatif précis. Le premier ministre s'est engagé sur un seul point.

Euh l'examen d'un texte fraude euh au début de de l'automne en même temps que le budget. Mais rien sur la réforme de l'assurance maladie. Je rappelle que les arrêts maladies en 25 ans ont triplé.

On est passé de 6 milliards à 17 milliards. Rien sur la réforme de l'assurance chômage, rien sur la libération du travail. Il y avait sans doute beaucoup de mesures qui auraient nous avons pas demandé à avoir le détail.

Nous n'avons pas demandé à avoir le détail du budget. Ce que nous avons demandé dans un contexte où le premier ministre abandonnait l'hypothèse du 493, c'est-à-dire disait c'est pas le gouvernement qui va décider, c'est le parlement qui va décider. La seule chose qui restait à la main du gouvernement, c'est le calendrier législatif, c'est-à-dire à quel moment les projets de loi du gouvernement sont déposés.

Et même sur ça, on ne l'a pas obtenu. Et c'est vrai que jusqu'à maintenant, on a l'impression que LR faisait l'effort de prendre en compte la situation politique et de dire voilà, on va pas appliquer tout notre programme mais euh on reste avec le gouvernement, on fait des compromis. On n'est plus dans cette configuration.

Nous, on est toujours on est toujours dans un état d'esprit de d'un maximum de bonne volonté, mais on n'est pas obligé d'être totalement allergique à l'expérience. Quand c'était Michel Barnier, c'était l'un des nôtres. On était par essence amené à faire confiance à l'un des nôtres.

Ensuite, avec François Bairou, on y est allé avec une feuille de route très peu claire, une très jolie lettre d'amour. On nous disait que nos idées étaient formidables, mais en réalité, aucun engagement précis et pendant 9 mois, il ne s'est rien passé. C'est la raison pour laquelle nous l'avons dit dès le départ avec Sébastien Lecornu.

Il n'était pas question de se réengager sans avoir une feuille de route claire avec un calendrier précis pour nous permettre d'avoir des points d'état. Et c'est ce que vous n'aviez pas et c'est ce que nous n'avons jamais obtenu. Que penseriez-vous si Sébastien Lecorn ou le futur premier ministre actait un bouget symbolique sur la réforme des retraites ?

Je vous pose la question parce que pour nos téléspectateurs, ils se disent "Bah la droite, elle tient cette réforme des retraites". Il y a beaucoup de vos collègues députés qui nous nous disent s'il lâche sur la réforme de retraite, c'est très bien pour nous puisque c'est impopulaire dans nos circos où c'est le RN qui est en tête et bien ça nous ferait pas de mal du tout et qui disent bah si ça peut amener la gauche un peu de stabilité nous on est prêt à accepter ce changement-là moi je veux bien tout ce qu'on veut mais c'est toutes ces tous ces raisonnements là il ils se font comme si la France était une une espèce de bulle en dehors de l'atmosphère dit dit des élus de chez vous qui disent très bien. Mais vous savez de de je pense que dans tous les rangs, il y a des gens qui rêvent de solutions magiques, mais le budget de la France, il augmente mécaniquement de 60 milliards par an.

Là, on cherche juste à faire 44 milliards d'économie, c'est-à-dire que ça va quand même augmenter et les marchés financiers et les marchés nous regardent. Si on narrive pas à faire ses économies cette année, de toute façon, on devra en faire encore davantage l'année prochaine. Et la l'abrogation, la suspension de la réforme des retraites, c'est une dépense supplémentaire dont nous n'avons pas le premier centime.

Une dernière question va d'accueillir le prochain invité Jean Didier Berger. Dans votre parti, il y a eu débat pour savoir s'il fallait aller ou pas dans ce gouvernement le cornu et notamment Laurent Voquet que vous vous avez soutenu pour la présidence des républicains. Lui, il était contre dès le début.

Est-ce que ça veut dire qu'il était plus clairvoyant que Bruno Retaillot ? Il avait vu avant Bruno Rotaillot ce qui allait se passer. Écoutez, en tout cas, je pense que ça veut dire que les positions hier soir se sont rapprochées et que tout le monde a compris le revoquer.

Écoutez, je pense qu'il y a pas de triomphalisme à avoir de la situation est suffisamment grave, mais je pense que on fait partie de ceux qui avec avec leur invoqué se sont dit que moi j'ai dit une chose très simple à la visio hier, c'est que le plus inacceptable dans l'inacceptable, c'est qu'on finit toujours par l'accepter et par s'y habituer. Mais pourquoi Bruno R n'avait pas entendu ce discours et qu'il a fallu attendre la soirée pour qu'il y vienne ? Mais on vous savez, on est tous plein de contradictions et nous-mêmes avec euh avec Laurent et avec d'autres, même si on pensait qu'il valait mieux faire un soutien sans participation, bien sûr, on avait aussi euh envie d'être dans un maximum de bonne volonté.

Donc euh le les positions étaient proches, elles se sont euh complètement rapprochées hier soir. Donc c'est Laurent qui marque le point. Écoutez, je pense qu'on n'est pas dans un match de ping-pong et aujourd'hui il y a les positions qui sont des positions qui sont qui sont communes.

Je pense que Laurent avait raison et qu'aujourd'hui Bruno partage totalement cette donc il avait tort s'il avait raison. Il a eu tort pendant quelques heures si vous voulez mais je crois que c'est pas c'est pas c'est pas l'essentiel. Chacun chacun essaie de faire preuve d'un maximum de responsabilité et je pense que l'heure est suffisamment grave pour le pays pour pas chercher à faire marquer des points aux uns et aux autres.

On n'est pas du tout ni les uns ni les autres dans cet état d'esprit. Merci Jean-Dier Berger d'être venu sur le plateau de l'indice et politique et va vous succéder maintenant un autre député qui vient du Parti socialiste, le porte-parole des députés PS Arthur de la Porte député du Calvados. Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir.

Et pour commencer à vous interroger, c'est Hervé. Bonsoir. Ce matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu, éphémère premier ministre, a présenté sa démission au président de la République.

Dans la journée, le président de la République lui a confié ce qui semble être une mission, une mission d'exploration pour trouver de nouveaux accords, essayer de composer une nouvelle majorité, trouver un nouveau gouvernement. Comment est-ce que vous recevez cette décision ? Comment vous la comprenez ?

Et comment vous y réagissez ? Je ne la comprends pas. Ben franchement, on est dans une mauvaise série B là.

On a un président de la République qui est censé garantir l'équilibre, on va dire, des institutions, qui est censé avoir un peu de jugeotte politique et qui là demande à quelqu'un qui est carbonisé, Sébastien Lecornu, qui a montré qu'il était incapable de produire quoi que ce soit puisque c'est même son socle commun qui s'est disloqué cette nuit. Et là, il lui dit "Bah, il faut continuer à réunir, à préfigurer, mais on ne sait pas quoi." Franchement, moi je ne vois absolument pas le sens de tout ceci.

Donc si Sébastien Lecornu dans le cadre de cette mission vous appelle à reprendre le dialogue avec lui, reprendre les discussions là où elles en étaient, vous n'y allez pas. Là où elles en étaient nulle part. On a vu Sébastien le Cornu à plusieurs reprises, c'est depuis qu'il a été nommé et on est allé à chaque fois pour lui dire la même chose.

Nos position, elles sont connues. Je veux dire, ce que portent les socialistes, c'est de la justice fiscale, de la revalorisation des bas salaires, la suspension à minimat de la réforme des retraites et tout ceci. On nous a dit non, non et non.

Je pose la question. S'il vous rappelle demain en disant "Thenez, venez discuter, j'ai 48h, j'ai une mission de 48 heures pour parler". Vous dites non.

Je vous parle à titre personnel parce queon n'a pas eu de réunion depuis que est-ce que chaque heure sort une nouvelle position mais moi je ne vois pas le sens de se rendre à Matignon pour parler avec quelqu'un en surc qui ne sera pas le futur premier ministre et qui nous a déjà dit tout ce qu'il pouvait nous dire. Je veux dire, on va pas se regarder dans le blanc des œufs pour se redire la même chose. Ça serait à tout le moins discourtoi.

Quand il dit ce matin dans sa déclaration, "Les partis politiques font tous comme s'ils avaient chacun à eux seuls la majorité et ne veulent rien discuter." Ça ressemble un peu à ce que vous venez de nous dire. Pas de regret làdus.

Il n'a pas dit que ça. Il a aussi dit qu'il avait eu des discussions avec certains qui étaient approfondies. Et bien écoutez, on a eu des discussions avec le premier ministre, on a été le voir, on lui a dit ce qu'on mettait sur la table.

C'est juste qu'il a été en incapacité de se libérer euh du carcan du macronisme parce qu'il en était d'une certaine manière l'incarnation. Vous ne vous libérez pas non plus de votre projet socialiste. C'est ce que vous venez de ex.

Moi je vous ai dit ce qu'on mettait sur la table et qu'on lui demandait de faire des gestes pour enclencher une négociation ou une discussion qui aille plus loin que simplement des déclarations d'intention. Aujourd'hui, il n'y a rien. Il n'a fait aucun effort.

Justement parce que Sébastien Lecnu ce matin disait "On était tout proche d'un accord mais il a pas dit avec qui C'était avec vous les socialistes ? Je sais pas si on était tout proche d'un accord parce que finalement mais c'est ce qu'il a dit. Alors est-ce que c'est avec vous ?

En tout cas on a discuté, on n pas été proche d'un accord parce qu'on a jamais été dans une perspective de négociation mais on l'a vu donc vendredi dernier, on l'avait vu il y a de semaines environ et on lui avait dit la même chose. Donc lui il était censé retourner voir les siens et à chaque fois il dit "Mais oui mais je suis entravé, je suis entravé." Mais en fait à un moment à force d'être entravé, on finit par devoir démissionner comme ce matin.

Il n'a pas su se libérer de ce fardeau qu'on appelle le macronisme. Et même pire, il a renommé les macronistes responsables de la situation des dettes publiques hier soir. Donc en fait le maire, c'est Bruno Bruno Le notamment, Eric Vert aussi d'une certaine manière, on a été du budget. rouvrir un débat sur le sur la suspension ou l'abrogation de la réforme des retraites, ça pourrait être une solution de vous faire revenir, vous socialiste, à la table des discussions.

Mais j'ai envie de dire, c'est trop tard. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait vendredi dernier ? Et puis en fait, quelle serait sa légitimité pour prendre des engagements puisqu'il a lui-même dit qu'il ne serait plus premier ministre à partir de jeudi ?

La mission que le président lui a confié, mais c'est une mission impossible. Je veux dire, c'est une mission qui n'a aucun sens. C'est une mission dont il n'y a à mon sens aucune possibilité qu'elle réussisse.

Et donc alors comment vous expliquez que le président de la République propose cette mission de 48 ans ? Parce que le président de la République, tout le monde le sait, fait n'importe quoi. Il n'a pas compris.

Mais non, mais il n'a pas compris ce qui s'était passé il y a un an. Mais c'est pas que depuis aujourd'hui qu'il est perdu. Déjà, il a dissou alors qu'il y avait pas de région objective de dissoudre.

Ensuite, il n'a pas nommé ce qui était arrivé en tête alors que c'était la logique institutionnelle. Et puis il a récidivé avec François Baou et il a récidivé avec Sébastien Lecornu et aujourd'hui il est en triple récidive. Donc là je me dis que euh Emmanuel Macron n'a vraiment pas compris ce qui se passait dans le pays.

Oui. Enfin il y a la question de fond, c'est quand même la question de trouver un accord sur un projet à minima pour tenir en gros jusqu'en 2027. Donc la question est pas tellement le casting mais l'accord.

Donc on on peut imaginer que Sébastien Lecornu euh si le Premier ministre qui lui succède tient sa parole peut tout à fait trouver un accord et trouver un pact. Alors il a fait des pas vers vous, il a fait un un pas de taxe des grandes fortunes, il a fait un pas peut-être vers la CSG. Bon on sait pas exactement quel était le le secret des discussions, mais c'est vrai que pour reprendre ce que dit Hervou, on a l'impression que c'est aussi vous qui vous campez sur vos positions.

C'est pas moi qui démissionné cette nuit en étant ministre de l'intérieur avec mes girophares et mesur de la République. Voilà. Aujourd'hui, on a euh ses propres troupes qui l'ont lâché alors qu'il n'avait rien cédé sur le fond.

Euh vous dites, il a lâché des milliards sur la fiscalité des plus fortunés, 1,5 milliard d'euros, euh moins que ce que disait François Baou lui-même euh quelques jours plus tôt. Donc en fait, il a fait aucun effort véritable. Euh le 493, oui, mais nous, on a toujours dit que le 493, c'était pas en soi un outil pour débloquer la situation parce qu'en fait le parlement reste corseté dans la 5e République.

Donc la situation aujourd'hui semble inestricable. Ici, on garde les mêmes, on a bien vu, ils sont enfermés dans un schéma où ils croient qu'ils ont raison à eux tout seul. Et donc le socle commun a refusé en effet ce que nous portions sur la fiscalité des plus riches.

Le socle commun a refusé ce que nous portions sur la réforme des retraites qui est, je le rappelle, une réforme qui n'avait pas de majorité au Parlement et qui n'a pas de majorité dans le pays. Donc à partir d'un certain moment, faut arrêter de dire que ce sont les oppositions qui sont responsables euh du chaos politique qui tient à une seule chose, un gouvernement et des macronistes qui pensent avoir raison à eux tout seul. On va parler dissolution d'émission mais vous vous voulez en premier choix un premier ministre de gauche tout à fait spécialiste plutôt on imagine en tout cas de gauche qui soit en capacité de porter les grands axes que j'ai dit parce qu'en fait en clair vous attendez qu'Emmanuel Macron appelle quelqu'un de chez vous là demain ou après-demain à Maton sûr mais ça serait la logique des choses vous savez il l'a jamais fait jusqu'aujourd'hui l'a pas fait et ben justement parce qu'il ne l'a pas fait il ne l'a pas fait et donc il n'a pas mis à l'épreuve notre capacité à aller trouver un espace de non censure plus large que le socle commun qui à lui seul ne peut gouverner.

Et donc c'est pas nous en restant dans nos certitudes que nous gouvernerons, c'est en allant chercher des majorités. Et je peux vous le dire que les choses sont différentes parce que j'ai croisé toute la journée là pas plus tard que il y a quelques minutes en arrivant sur votre plateau des collègues du bloc central qui me disent "Mais nous on est d'accord pour que vous soyez au gouvernement. On ne vous censurerait pas immédiatement.

Il y a la nécessité d'une cohabitation. des macronistes qui me disent ça. Donc vous êtes prêt à faire un gouvernement socialiste macronisme ?

Eux serient dans l'opposition et ilen envisager une cohabitation en fait vous savez donc vous faites une cohabitation avec les macronistes plutôt qu'avec qui sont sur la table vous avez mais non mais une cohabitation eux les macronistes seraient dans l'opposition et ne vous censurez pas un pacte de non censur et vous êtes députés nous ne ferons pas un gouvernement avec les macronistes parce qu'on pense qu'il faut de la clarté dans le pays mais avec leur soutien mais avec la non censure des macronistes avec la participation des écologistes des communistes avec je l'espère le soutien des insoumis parce qu'on aurait une politique qui serait plus favorable au ça être compliqué avoir les insoumis macronis c'est le grand écart hein et ben je mets au défi les insoumis de nous censurer si demain on rapp non mais vous mettez vous pouvez mettre à l'envers les macronistes de ne pas vous censurer si vous avez ils ne le feront pas je vous le dis le problème c'est que le président de la République n'est pas en capacité de voir son héritage d'effet et c'est ça sans doute le principal problème. C'est pour ça qu'on parle aussi beaucoup d'une dissolution. Qu'est-ce que vous faites concrètement de différent par rapport à 2024 ?

Est-ce que vous referez le nouveau Front populaire, une union de la gauche qui va des insoumis aux communistes, aux écologistes avec les socialistes ? Alors, vous savez, la dissolution n'advient que quand le président de la République l'a décidé. Nous, on fonctionne dans le cadre actuel des institutions et donc dans la manière dont on peut à partir d'un parlement tripolaire reconfigurer les espaces de pouvoir.

C'est pour ça que je vous dis que les macronistes aujourd'hui doivent céder le pouvoir à l'autre bloc. Vous ne la souhaitez pas la dissolution c'est une des options très disolégolution. Je ne sais pas ce qu'elle changerait fondamentalement justement à ce que j'évoqué à l'instant, c'est-à-dire cette tripolarisation du débat public.

Donc les mêmes questions se reposeraient sans doute demain à l'issue d'une Mais vous sur l'un de la gauche Arthur de la porte, vous savez que c'est ce que tout le monde regarde. Est-ce que vous serez associé aux insoumis ? Oui ou non ?

Je suis un ferme partisan à titre personnel de l'Union de la gauche. Ce que je sais aussi de où à où c'est ça que ça veut dire de l'Union de la gauche. Ce que je ga je suis un ferme partisan de l'Union de la gauche et laissez-moi finir.

Ce que je sais aussi c'est que les insoumis par l'attitude qu'ils ont eu depuis 2 ans, parfois les écarts qu'ils ont pris avec les engagements que nous avions eu sur la le soutien indéfectible à l'Ukraine par exemple au moment de la campagne ont participé à un rejet massif de leur parti. Et donc aujourd'hui si une dissolution elle venait, il faudrait sans doute réfléchir à la manière dont on fait face à la menace de l'extrême droite et donc il faudrait réfléchir à toutes les configurations possibles. Donc au cas circonscription par circonscription, je ne sais pas ce qui pourrait advenir.

Je suis pas en capacité de vous le dire à l'heure où je vous parle. Vous avez ma préférence, celle de la défense de l'Union de la gauche, mais aussi la conscience que les insoumis sont une force qui est répulsive par une grande partie de l'électorat qui nous contraindrait finalement à ne pas pouvoir sans doute obtenir la majorité aussi large que ça vous gênerait pas d'avoir un accord avec eux à l'intérieur de l'hémicycle malgré ce que vous venez de dire. Moi, je vous dis euh à l'instant que je sais faire la différence à la euh à au contraire de certains élus de droite et macronistes entre la menace que constitue euh l'extrême droite pour euh la démocratie, pour nos institutions, pour euh nos contrepatriotes euh qui sont euh musulmans ou même juifs parce que vous savez qu'il y a euh des antisémites notoires parmi les députés du Rassemblement national.

Donc aujourd'hui, oui, euh il y a un sujet sur la menace que constitue l'extrême droite et moi je sais toujours choisir euh contrairement euh à tous les autres et je sais aussi que euh il y a la nécessité de porter un projet alternatif qui est un projet de gauche et que les électeurs de gauche eux se sont appartenir largement à la gauche et que ils en ont marre de voir les querelles de parti. On voit bien que la la on dit beaucoup que les socialistes ne veulent pas de dissolution, que c'est pour ça que vous voulez plus négocier et cetera. Les sondages sont un peu difficiles à analyser.

Est-ce que vous vous pensez que en cas de dissolution votre groupe sortirait renforcé ou affaibli ? Vous êtes 68 aujourd'hui, vous serez combien au lendemain du dissolution ? Je ne vois pas de boule de cristal sur le plateau central, mais sil faut se risquer à des prics.

Vous savez, en cas de dissolution, moi j'ai la certitude, en tout cas l'espoir que la gauche soit renforcée parce que nos concitoyens n'en peuvent plus des injustices du macronisme, que au bout d'un moment ça suffit ces complais qu'on les macronistes envers l'extrême droite. Je sais pas si vous souvenez, mais il y a à peine un an de cela, on avait Michel Barnier qui était en train de négocier avec Marine Le Pen alors même qu'ils avaient été élus par des électeur y compris de gauche sauvé le voquer ou d'autres dans un barrage républicain. Et donc ceux qui ont piétiné le Front républicain aujourd'hui ne méritent pas de gouverner et j'espère que demain les électeurs s'en souviendront quand il s'agira de faire des choix.

Mais quand vous dites par exemple bah faire des choix par exemple la motion de censure, vous dites il faut censurer le gouvernement si c'est un gouvernement de droite de nouveau. Ce que dit le RN aussi. Donc là, il y aura un mélange des voies, hein.

Si je je vous dis que euh la s'il y a pas d'alternative, s'il y a pas de de rupture majeure sur les politiques qui sont menées, alors ça sera la censure assurée. Même cause, mêmes effets de d'où qu'elles viennent. D'où qu'elles viennent.

Et donc en fait aujourd'hui, on a un Premier ministre qui n'incarnait pas la rupture et d'ailleurs son gouvernement le le démontrait. Ce qui est singulier, c'est que ceux qui n'incarnaient pas la rupture ont même dit qu'il fallait une rupture. Je parle DLR.

Donc là, voilà, il y a quelque chose qui est totalement incompréhensible mais ça justifie en fait notre position de dire qu'il faut une rupture pour sortir de la crise là aujourd'hui. On sait que les insoumis demandent régulièrement la démission du président de la République. Vous, quelle est votre position là-dessus ?

Et LFI demande aussi est-ce qu'il y a un débat sur la destitution du président à l'Assemblée ? Là aussi, est-ce que vous y êtes favorable ? Alors, sur la question de la destitution parce que c'est leur première demande.

Euh nous, on a toujours dit que cette procédure qui était l'héritière de la procédure de haute trahison euh déjà n'avait aucune chance d'aboutir parce qu'il faut une majorité qualifiée euh des sénateurs et députés. D'accord. Mais sur le fond sur le fond, est-ce que vous êtes d'accord que il faudrait euh dire sur la destitution qu'il y a eu un manquement majeur, enfin de fond président et sur le fond, est-ce qu' est-ce que vous êtes d'accord pour qu'il y ait au moins le débat à l'assemblée ?

Alors, mais l'année dernière, on avait laissé le débat avoir rappelle mais de même de la même manière. Le problème c'est que la majorité au bureau a changé la semaine dernière. J'entends mais sur le fond vous seriez d'accord pour qu'il a nouveau débat.

En fait nous on n'est pas hostile au débat c'est juste qu'on n'est pas d'accord mais en fait c'est un espace démocratique l'Assemblée nationale. Donc ceux qui veulent poser une question ont le droit de pouvoir la défendre de la même manière que qu'on peut mettre une résolution à l'ordre du jour. Ça c'est voilà.

Moi je suis un démocrate. Après je suis pas d'accord et j'ai pas de problème à le dire. Pour ce qui est de la démission du président de la République bah d'un point de vue constitutionnel en effet soit il y a une cohabitation puisque la même chose sera censurée, soit il y a une dissolution.

Et dans ce cas-là, bah nous nous tenons prêt. Et puis si il y a une démission du président de la République, ça c'est son choix, sa responsabilité si il estime qu'il ne peut pas faire le deuil d'une cohabitation. Ce serait une bonne manière de sortir de la crise politique, une démission du président.

Je ne sais pas parce que pour moi la enfin la démission du président de la République engagerait le pays dans une période encore plus incertaine sans doute qu'elle ne l'it encore assou peut-être. Mais Emmanuel Macron quand il dit par exemple si Sébastien Lecornu ne réussit pas sa mission de 48 he je prendrai mes responsabilités. On ne sait pas lesquels.

Oui. Et donc c'est là il souhaitez pas qu'il démissionne surtout qu'il ne démissionne pas. Il le laisse peut-être une forme d'ambiguité stratégique comme il aima le dire.

Oui. Mais qu'est-ce que ça veut dire pour vous ? Ça veut dire qu'il faut pas qu'il démissionne.

Ah ben moi, il fait ce qu'il veut Emmanuel Macron. Mais moi non mais je vous le dis, j'ai pas j'ai pas à lui donner des leçons parce que je sais très bien qu'il ne les écoutera pas et que en fait finalement il n'en fera qu'à sa tête. Le problème c'est que en général il prend la plus mauvaise des solutions.

Donc moi ce que je dis c'est que nous demandons la gauche au gouvernement derrière s'il ne veut pas et ben il peut dissoudre. Et s'il veut vraiment mettre le pays dans le chaos, il peut toujours démissionner et provoquer potentiellement l'arrivée du RN au pouvoir. Clair, on a un calendrier comme ça.

Je reviens sur cette question d'union de la gauche. Jean-Luc Mélenchon dit il faut que toutes les composantes du NFPS réunissent. Le PS dit non, ce sera sans nous, mais nous on veut bien inviter les écologistes et les communistes.

Les écologistes savent pas trop qui choisir. Comment ça va se passer dans les prochains jours ? Quel spectacle vous allez donner à gauche ?

Alors ce que je peux vous dire c'est que la gauche discute voilà au-delà de cette impression de cacophonie qui est finalement aujourd'hui plutôt l'apanage de la majorité présidentielle du socle commun. Non à gauche on parle on se parle. On a même créé un ce qu'on appelle le format de bagneux au début de l'été avec toutes celles et ceux qui souhaitaient réfléchir à l'idée d'une candidature commune pour l'élection présidentielle de 2027.

Oui, c'est utile de se dire qu'il faut des candidatures communes parce que c'est pas tout de dire quand les insoumis se retournent dans la perspective de dissolution, ils disent "Ah, peut-être qu'il faut qu'on se retrouve des alliés." Mais en Marine Tourel le dit aussi ce soir, elle dit "Il faut que tout le monde se réunisse". Oui, mais en fait, je peux entendre Marine Tondelier puisque c'est un discours qu'on porte aussi, on dit nous, il faut se réunir, il faut l'union de la mais quand les insoumises disent en même temps dans la perspective d'une élection présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon et personne d'autre, comprenez qu'on peut pas avoir l'union à géométrie variable.

Nous, c'est ce que nous disons. Si on s'engage à la fois pour rassembler la gauche, et bien en fait on le fait véritablement et pas que quand ses intérêt propres sont en danger. Merci Arthur de la Porte d'être venu sur le plateau de l'indice et politique et nous allons accueillir maintenant la dernière invitée de cette émission spéciale, Éléonore Carois qui va prendre votre place.

Arthur de la porte, je pas vous mettre dehors mais il faut que Éléonor Carois s'installe. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes député des français d'étranger, porte-parole du groupe Ensemble pour la République et c'est Elsa Mandagava qui commence à vous poser la première question. Bonsoir. Les Français sont partis ce matin au travail en voyant Sébastien le Cornu qui démissionne parce qu'il n'a pas réussi et puis il le revoit ce soir confier une mission pendant 2 jours encore pour essayer finalement de trouver un accord.

Est-ce que vous pensez qu'ils y comprennent quelque chose ? C'est une situation qui est tout à fait inédite, assez incompréhensible et moi je vais vous dire très sincèrement assez préoccupante. Mais une chose est sûre, c'est qu'il faut trouver une solution.

Moi, j'ai vu un ancien premier ministre, premier ministre des missionnaires mandaté pendant 3 semaines parler à tout le monde, recevoir les différentes formations politiques, les partenaires sociaux, les représentants des territoires et il a dit, il a fait deux allocutions seulement à ma connaissance, on était très prêt d'arriver à quelque chose. Il manquait vraiment très peu. Moi, j'ai envie de lui faire confiance, pas parce que je je veux croire à des miracles, mais parce que notre pays en a besoin et que je suis convaincu qu'il faut euh qu'on puisse réussir à former quelque chose, à construire un projet, une base pour pouvoir euh s'entendre et surtout adopter un budget avant la fin de l'année.

Donc, vous comprenez cette décision du président de la République toute la journée. Il y en a qui me disaient malheureusement, j'ai bien le sentiment qu'il va prendre le même et recommencer. Mais il a dit clairement qu'il ne serait pas candidat à son propre poste.

C'està-dire que il a pas dit je remets Sébastien le cornu en tout cas c'est ce que j'ai lu. Mais les nouvelles changent. Je vais vous dire nous on y comprend rien hein.

Je sais pas vous mais parce que les gens sur ce bateau nous disent donc il va négocier mais il va négocier pour quelqu'un d'autre ce qui dit engagera la future personne à Maton. Vous savez ça fait un an Elsa on se parlait dans les couleurs de l'assemblée lorsqu'il y avait eu la nomination de Michel Barnier qu'on attendait la composition de ce gouvernement. Je sais pas si vous vous en souvenez.

Et vous m'avez dit mais comment est-ce qu'on va faire ? Qu'est-ce qui va se passer ? Et moi je vous avais parlé du cas canadien de ce qui se passe dans d'autres pays.

C'est-à-dire vous avez un négociateur ou quelqu'un qui fait en sorte un préfigurateur. On avait parlé sur votre plateau du de ce qui se passait en Italie, de ce qui se passait dans d'autres endroits. Je sais pas si on en est là.

Je sais pas ce qu'a décidé le président de la République, il nous le dira peut-être, il s'adressera peut-être à la nation. Mais tout ce qui peut permettre qu'on arrive à un accord sur le fond, un accord à minimum, un accord sur nos désaccords mais nous permettent d'adopter un budget, ça ira dans le sens de ce que porte mon groupe et ça ira à mon sens. Ça doit pas être facile pour vous quand même parce que vous naviguez à vue aussi.

Vous vous attendez que le président de la République dise quelque chose. Oui. Et vous voyez ça vous naviguez totalement à vu.

Mais ça c'est un problème parce que on nous dit on va remettre du parlement. Non le problème c'est comment est-ce qu'aujourd'hui on interprète notre constitution et comment est-ce que chaque groupe politique comment le président de la République interprète la constitution. de dire que c'est que lui.

En réalité, pendant 3 semaines, il y a des négociations, des débats et en fait on voit apparemment il se passe des choses très très intéressante à porte fermée, nous dit l'ancien premier, enfin le premier ministre des missionnaires et ensuite on voit chacun qui sort, c'est pas possible, on n pas avancé et cetera. À un moment donné, il faut que tout le monde change de disque dur et de paradigme. Je dis pas que c'est plus la faute des oppositions que de notre faute, plus la faute du parlement que du président de la République.

Je pense que ça c'est un peu stérile aujourd'hui là où on en est. Moi ce que je dis c'est vraiment regardons vers l'avant. C'est des propositions qu'on a faites de longues dates.

Nous on avait envoyé des lettres, des éléments programmatiques en disant voilà ce que porte euh ensemble pour la République c'est ça mais on peut plutôt euh aller vers là. Enfin on a fait beaucoup de choses. Moi j'ai j'ai envie qu'on arrive véritablement à s'y retrouver.

Mais je vois assez dubitatif et je comprends pourquoi. Là la la droite dit nous la confiance est rompe. Le RN dit on viendra même pas au rendez-vous parce que le cirque a assez duré. et la gauche dit "De toute façon, on a des miettes de concession, ça nous suffit pas." Qu'est-ce qui peut débloquer la situation aujourd'hui ?

Moi, malheureusement, ces déclarations me surprennent pas parce qu'elles sont pas fondamentalement différentes des déclarations qu'on a eu au moment de la nomination de Michel Barnier, au moment de la nomination de François Bairou et au moment de la nomination de Sébastien Lecornu. Et je pense que ça doit tous nous interpeller et nous interroger. Finalement, on a eu des différences entre ces trois premiers ministres.

Ils venaient pas tous de la même famille politique. On avait un LR, un modè, un un Renaissance. On a tendance à dire la Macronie, pas du tout la même chose Michel Barnier que Sébastien Lecornu.

C'est pas de gauche en tout cas. C'est pas de gauche ça. Je veux bien je veux bien vous rejoindre sur ça.

Mais quelque part, je pense que il faut revoir la méthode et aller plus loin. On avait une vraie rupture à mon sens, c'est le 493. On nous a balayé ça d'un revers de la main en disant "Non mais ça veut rien dire.

Moi pardon mais depuis que je suis député, j'ai pas voté un seul budget. Le 493 c'est quelque chose que on subit aussi et j'étais très contente qu'on nous dise bah finalement ça va être le budget de l'Assemblée nationale qui va être adopté. Alors certains vous disaient ça va être un budget Frankenstein.

Je pense pas. Je pense que ça allait être le budget qui résultait des débats parlementaires. Gard que Gabriel Atal tout à l'heure le patron de votre groupe et le patron de Renaissance vient de dire sur TF1 qu'il n'était pas favorable à une dissolution de l'assemblée parce que sinon ça voudrait dire qu'il n'y aurait pas de budget à la fin de l'année.

Mais comme il y a pas de majorité ce sera un budget avec 493 encore une fois. Bah pas nécessairement. Vous voyez, moi je je suis pas je suis pas assez peut-être je suis trop optimiste, mais en tropimiste, je vous trouve optimiste.

Écoutez, je pense vraiment que personne n'a de solution parce que personne n'a vécu une situation comme celle-là. Même les vieux politiciens, ceux qui ont beaucoup d'expérience, beaucoup de bouteilles, ils ont jamais vu ça. Vous non plus, moi non plus.

Et quand on est dans une situation comme ça, il faut réfléchir en dehors de la boîte comme dis les Anglo-saxons, il faut trouver des solutions. Je pense par exemple, je vais vous donner quelques propositions. Au lieu euh de recevoir les groupes les uns après les autres, le futur premier ministre ou le négociateur, enfin on va voir dans quelle configuration on est, devrait mettre tout le monde ensemble et devrait débattre en même temps et voir quels sont les points sur lesquels on peut se retrouver.

Alors alors ce conclave déjà c'était par rapport à un sujet particulier les retraites et puis nous on était pas invités. Moi j'ai participé à aucun conclave. Moi j'aimerais bien que ceux qui décident, ceux qui votent, qui amendent et qui infés doivent adopter les lois participent à des discussions ou soit représenté directement.

à votre premier ministre à votre président de répuique éventuellement de vous recevoir. C'est vous n'êtes jamais reçu. Non non, il a reçu évidemment Sébastien Lecnu, je vous le disais différ on a l'impression qu'il y a une espèce que que vous êtes coupé de de de l'Élysée par Non mais non, c'est pas une question de coupure mais je veux dire moi j'ai pas des informations privilégiées.

Oui, comme vous, je regarde cette situation mais je pense que à un moment donné lorsqu'on est dans une situationù les oppositions veulent pas comprendre qu'il faut un changement de paradigme et qu'il faut discuter, trouver des compromis et certains partis du socle communent pas non plus, et ben il faut trouver un changement de de méthode. Et le socle commun, on en parle comme si c'était quelque chose d'acté mais ça date de quoi ? Ça a 6 mois peut-être surtout qu'il est fini le socle commun puisque s'il y a plus la droite, il ne reste que vous le modèle et horizon.

Mais vous vous souvenez de comment ça a été construit ? À un moment donné, les les LR quand ils rentrent au gouvernement de Michel Barnier nous expliquent que ils sont au gouvernement de Michel Barnet, qu'ils ont d'ailleurs le premier ministre mais qui savent pas encore très bien à l'Assemblée nationale s'ils sont dans la majorité ou dans l'opposition. Ils avaient fait élire Aurélie trouvé.

Donc le socle commun ça a permis de se de maintenir en tout cas il doit être réinventé parce qu'il n'est clairement pas suffisant parce qu'il a pas de majorité avec et ben il doit être réinventé avec les personnes qui veulent que notre pays avance. Ben moi je pense les socialistes mais là ils nous disent que finalement ils sont pas contents. Donc ça y est les LR on c'est fini donc on Non mais les socialistes tout seul ça marche pas non plus et les LR ils sont pas tous dans l'attitude de Bruno Retaillot.

Il y a beaucoup de LR qui sont tout à fait conscients de la gravité de la situation aujourd'hui et qui ont envie que les choses avancent. On parlait tout à l'heure de l'enchaînement des premiers ministres de leur leurs origines politiques à chacun d'entre eux. Vous avez convenu que en effet ce qui n'avait pas été essayé par le président de la République, c'est de choisir un premier ministre de gauche.

D'après vous, vous nous avez dit que vous n'avez pas d'information privilégiée, mais vous avez sans doute une idée ou une interprétation. D'après vous, pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron refuse obstinément absolument de choisir un premier ministre issu des rangs de la gauche ? Je vous ai dit, j'ai pas d'information privilégiée, mais ce que je peux vous dire en revanche, c'est que la gauche, contrairement euh à LR, au socle, enfin disons à au modè et ensuite à Renaissance a toujours dit "Si on a un premier ministre de gauche, on aura un gouvernement de gauche et que de gauche." Alors que Michel Barnier quand il arrive, il se rend bien compte qu'il a besoin de s'élargir.

Il cherche des personnalités d'ailleurs à gauche pour intégrer son gouvernement. François Bairrou fait la même chose. Il va chercher monsieur Lombard, il va chercher Manuel Vals.

Alors, on vous dira maintenant à gauche qu'ils ne sont plus de gauche et qu'ils les reconnaissent pas. Mais quelque part, la volonté, la la dynamique, la la logique derrière la formation des précédents gouvernements, c'était véritablement d'ouvrir un maximum, y compris à gauche. Moi, pour l'instant, j'ai pas encore entendu un seul dirigeant, même socialiste ou écologiste, qui nous disent "On veut un premier ministre gauche, c'est symbolique, c'est important, ça doit être comme ça et cetera." Mais on le veut pour créer un compromis qui reflète les différentes forces de l'assemblée avec des ministres autres que ceux qui viennent de la gauche.

Et à la limite, je vais vous dire la question du casting et de la personnalité des ministres pour moi c'est relativement peu important. Vraiment ce qui importe c'est avec un programme qui intègre ce que pensent d'autres groupes politiques parce qu'aujourd'hui la gauche n'a pas de majorité à l'assemblée. Elle a pas de majorité dans le pays.

Personne n'en a. Exactement. Et donc à partir de là, vous vous souhaiteriez un accord politique entre ce qu'on appelait le socle commun jusqu'à il y a quelques heures et la gauche.

Oui, un accord politique, il faut voir ce qu'on met derrière par ça veut pas dire la même chose en différents pays parlementaires et en France ça voudrait dire encore forcément encore toute autre chose. Mais je pense que ce qu'il faut c'est se dire les élus que nous sommes qui sommes à l'Assemblée nationale, qu'est-ce qui est le plus important pour nous ? Moi je vous dire ce qui est le plus important pour moi, c'est de représenter les Françaises et les Français. c'est de me m'occuper de leur préoccupation quotidienne.

C'est donc de doter notre pays d'un budget avant la fin de l'année. Parler avec les différentes administration, parler avec les Français, ça les inquiète et a raison. Donc ce budget-là, évidemment que ce sera pas le budget, il l'avait dit d'ailleurs Sébastien Lecornu, ça sera pas le budget des Macronistes, ça sera pas le budget de la gauche, ça sera pas le budget du Rassemblement national, ça sera pas le budget, ça sera un budget qui reflètera l'Assemblée très concret.

La taxe du Zukman, les socialistes la veulent. Imaginons, ils sont gouvernement, ils veulent la taxe Zukman. Ils veulent quelle taxe duman ?

Parce que moi j'ai parlé. Non mais non pardon mais c'est important parce que moi vous me demandez la taxe hukummane, moi je vous dis quelle taxe hukmane qu'est-ce que vous taxez sur quel revenu est-ce que vous dit on met à part tout ce qui est patrimoine ils ont des avis très divergents. Ben dans ce cas-là dans ce cas-là la taxe du elle concerne pas euh les 1800 foyers si vous voulez.

Ben non mais c'est important. Oui c'est important. C'est important parce que ça veut pas dire la même chose.

Ils sont sur des symboles. Mais les LR ils en veulent pas. Mais bien sûr parce qu'ils sont sur des symboles.

Et vous voyez là on parle de posture. Évidemment que la droite elle est contre choix aussi. Non non parce que quand vous rentrez dans la technique, alors c'est peut-être moins bien à la télé, mais quand vous rentrez dans la technique et que vous regardez de quoi on parle concrètement et on le fait beaucoup chez les Français de l'étranger, c'est des sujets qui sont très transpartisans et ben finalement on est quand même assez souvent d'accord, beaucoup plus que ce que vous ne pourriez le penser.

Sur la réforme des retraites, par exemple, est-ce que ça ça peut être une option ? Puisque certains c'est vous disent si on doit lâcher un truc, on suspend la réforme des retraites, elle ne satisfait personne, ce sera tranché en 2027. Est-ce que vous pour avoir un accord de non censure à minima gauche, vous seriez prêt prête ?

Oui. Alors, la réforme des retraites, c'est pareil. C'est devenu un symbole un symbole très puissant.

Et d'ailleurs, vous avez pour le coup sur cet objet politique là, vous avez le Rassemblement national qui pourtant dit qu'il est en tout point opposé à la gauche, qui retrouve la gauche, qui vous dit "On veut pas de la de la retraite borne qui en fait ressemble étrangement aux différentes réformes des retraites qui avaient été votées par François." Non, non, mais je reviens à la question. Ce que je veux vous dire, c'est que moi, c'est pas du tout ma réforme préférée.

Je pense qu'il faudrait de la capitalisation qu'il aurait fallu une réforme plus ambitieuse. Mais ce que je vois, c'est qu'aujourd'hui nos dépenses publiques, la plus grosse part de la dépense publique aujourd'hui, c'est la dépense sociale. Qu'à l'intérieur de cela, ce sont les retraites et que on vit plus vieux.

Enfin, c'est comme ça reposer la question Ella parce que non parce que j'ai perdu la question moi-même. Non, mais la question c'est est-ce que la réforme des retraites Bah oui, la réforme des retraites pour moins de pénibilité pour les femmes pour regarder pour ouvrir. Non, mais si on la suspend, d'accord, ça va coûter quelques milliards, très bien, mais ça coûtera peut-être moins cher que là une instabilité politique, voir une censure, voir une absence de budget d'ici la fin de l'année.

Est-ce que vous dites-vous bah oui, OK, d'accord pour suspendre s'il le faut, si c'est le prix de la paix politique, mais moi je vais pas acheter la la paix à bas prix. Moi, je vais discuter avec avec a pris très cher. Je je vais discuter avec des socialistes, avec des personnes à droite.

D'ailleurs, rappelons-nous la réforme des retraites qui pourtant est soi-disant est un grand marqueur de droite. Ça pas ça avait été contesté à droite. Il y avait tout un groupe de frondeurs LR à l'époque qui avait pas voulu la voter qui était monté sur tous les plateaux.

Donc moi ce que je veux vous dire c'est que parlons technique, parlons concret, parlons hors caméra et arrivons quelque part. Et si ça veut dire certains marqueurs de notre famille politique qui doivent partir, ben vraiment oui, pour l'intérêt des Français. Ça c'est pas un sujet.

L'important c'est de voir de quoi on parle. Et à chaque fois, je vais pas vous dire pour ou contre Zucman pour ou contre les retraites, ça n'a aucun sens. Oui, évidemment on peut parler technique mais on voit bien que de deux côtés aussi bien au PSLR, ils ont besoin de symboles.

On a l'impression qu'il y a pas de capacité à donner des symboles de la part de la majorité macroniste. Euh est-ce que finalement la solution euh vers laquelle on va tout droit, c'est pas la dissolution ? Non mais déjà c'est pas à nous de leur donner des symboles.

Les symboles quand vous êtes dans une assemblée que vous avez des rapports de force qui s'établissent, c'est vous qui allez les chercher. Moi mes amendement si je veux qu'il passe, faut que je trouve des personnes pour aller les voter. C'est comme ça.

Si vous faites un pacte de gouvernement avec les socialistes et LR, il faut dans le P, il faut donner quelque chose. Il faut donner quelque chose. Mais c'est pas moi qui donne.

Enfin voilà, je suis avocate et je fais des négociations toute la journée. Dans une négociation, vous arrivez avec vos idées, avec votre alternative la pire à la négociation puis après ça marche, ça marche pas et puis vous avez des victoires. C'est une négociation.

On va pas faire la négociation, vous et moi, en avance. Après, pourquoi est-ce qu'ils veulent des symboles ? Parce qu'ils sont tous les yeux rivés sur les municipales, sur les présidentiel et puis dans le sauf que le commun aussi hein.

Moi je suis pas là pour donner des leçons. Mais je pense que ça n'est pas la solution aujourd'hui. Il nous faut un budget pas parce que en attendant on risque d'aller droit au législative anticipé.

Non. Alors, je suis peut-être une des députés de cette assemblée qui a fait le plus de législatives. J'ai fait 2022, après mon élection a été annulée en 2023, après j'ai fait 2024.

Donc moi, j'en fais une par an à peu près. Et avant ça, j'avais fait des élections en 2000 en 2021. Donc, je sais ce que c'est.

Je sais le temps que ça prend, l'argent que ça coûte, à quel point aussi il y a une forme de fatigue de la part des Françaises et des Français qui votent et qui se disent "Men fait, on a voté il y a un an, pourquoi est-ce qu'on devrait y retourner ?" Et je vais vous dire sur les sur la dissolution, moi je suis vraiment pas convaincue que ça donnerait un résultat fondamentalement différent. Il y aurait peut-être un rééquilibrage en fonction des groupes politiques.

Il y aurait peut-être moins de macronist à l'arrivée, hein. C'est tout à fait probable. Il y aurait peut-être plus de rassemblement national mais je suis pratiquement convaincu sur la base des sondages que je vois aujourd'hui qu'il y aurait quand même une tripartition quand même une grande division de l'assemblée.

Donc les obstacles, il faut pas les refuser. Une toute dernière question. Vous disiez tout à l'heure, c'est dommage que les uns veuillent pas travailler avec les autres.

Vous savez que Gabriel Atal a été sollicité par Sébastien Lecornu pour aller au gouvernement et il a dit non, c'est quand même le président de votre parti, le président de la majorité de de de votre parti et de votre groupe ensemble pour la République. Vous le comprenez ? Vous comprenez qu'il a dit non ?

Mais ce qui est important aujourd'hui raison de dire non. Non, ce qui est important aujourd'hui, c'est d'ailleurs Sébastien Lecornu qui l'a dit, c'est ce qui se passe au Parlement. Il est à la fois chef de groupe et chef de parti.

Il a du pain sur la planche et tout peuvent le remplacer. Mais il y a d'autres anciens premier ministres Ellisabeth Born Manuel Vals et son gouvernement JP à l'époque. Oui mais quel est-ce qu'il a eu raison de refuser ?

Mais mais je vais vous dire la question encore une fois c'était pas qui était nommé et et quel était le casting. D'ailleurs, on s on s'est beaucoup attardé sur le casting. Moi je je vous dis je pensais pas qu'on allait passer toute la journée d'aujourd'hui à débattre d'une crise politique provoquée par l'annonce d'un gouvernement.

Mais vraiment ce qui importe, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu et je pense qu'il a raison avant la formation de son gouvernement. C'est le pouvoir doit revenir à l'Assemblée. Ça tombe bien, on est à l'Assemblée nationale et il y a vraiment beaucoup de députés sur tous les bancs qui sont prêts à débattre et à coconstruire.

Donc vous vous préférer que Hebri Latal reste à l'Assemblée ? Moi je préfère que on fasse ce travail important à l'assemblée. Après il fait ce qu'il veut hein, j'ai envie de vous dire mais je pense que il est utile à l'assemblée.

Il est utile pour notre groupe. En tout cas, il a pas aidé Sébastien Lecnus, ça c'est clair puisqu'il est pas allé le rejoindre. Alors non parce que ça c'est trop facile.

On avait dit qu'il avait pas aidé Michel Barnet, qu'il avait pas ceci, qu'il avait pas cela. notre groupe vraiment et c'est pas parce que je vais défendre notre groupe notre groupe mais depuis le début on a on a voté la confiance à François Baou alors que honnêtement ce vote on l'avait pas anticipé, on l'avait pas prévu on revenait tous euh à l'Assemblée à la fin de l'été on l'a soutenu pourquoi ? Parce qu'on veut de la stabilité.

Pareil là maintenant euh lorsqu'il s'est agi de réagir, on a toujours dit "On sera en soutien quoi qu'il en soit. On demande pas de poste, on demande pas des noms particuliers, on n'est pas sorti comme d'autres formations du socle commun. Donc non, faut pas lui faire ce procès.

Éléonor Carois, merci beaucoup d'être venu sur ce plateau de l'indice et politique. On va revenir sur cette crise politique dont on parle depuis le début de cette émission spéciale sur tout ce qui s'est joué ces dernières 24 heures avec Hélène Bonduel. Merci à toutes et à tous.

Je remercie. Moins de 27 jours, le bail le plus court de la 5e République. Sébastien Lecornu quitte Matignon 12h à peine après avoir nommé son gouvernement.

Une déflagration après 14 heures de psychodrame politique. [Musique] Hier soir 19h40, le secrétaire général de l'Élysée annonce le nouveau gouvernement et loin de la rupture promise par Sébastien Lecnu, la plupart des ministres des missionnaires sont recondu mais c'est le retour de l'ancien ministre de l'économie Bruno Lemire à la tête des armées qui cristallise les critiques. Le premier à dégainer dès hier soir, Bruno Rotaillot avec ce tweet Sainglant.

La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture. Ce matin, après un tête à tête avec le président de la République, le Premier ministre annonce sa démission. Il est 10h45.

En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre. La composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide. et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans.

À la mi-journée, Bruno Rota enfonce le cl. Il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire. Donc un problème de confiance.

Je ne connais pas moi sa vraie responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros de dette mais il y est associé. Peu importe, il le symbolise. C'est un révélateur d'une forme de déconnexion dans l'opposition.

Tous les regards se tournent alors vers Emmanuel Macron. Nous sommes au bout du chemin et il n'y a pas de solution. Est-ce qu'il peut continuer à euh résister à la dissolution ?

Cette destitution, elle est souhaitable et dès lors, elle doit être possible. Nouveau rebondissement vers 18h. Emmanuel Macron redonne une chance au Premier ministre des missionnaires en le chargeant de mener d'ici 48 he d'ultimes négociation pour trouver une solution à cette crise politique.

Entre-temps, Bruno Lemire a présenté sa démission. Elle a été acceptée. Alors après avoir fait le tour d'horizon de certaines formations politiques pour voir un peu où on en était ce soir, j'accueille sur ce plateau Olivier Rouan.

Bonsoir, vous êtes politologue et à vos côtés Thba Mulier, bonsoir. Vous êtes constitutionnaliste. On aura besoin de vos éclairages ce soir pour voir un petit peu où on en est parce que j'avoue que c'est pas forcément simple.

Mais d'abord, il y a une question qu'on se pose Elsa et là c'est vers vous que je me tourne de la chaîne parlementaire LCP parce que normalement il devait y avoir un discours de politique générale demain patra, il y a plus rien. Qu'est-ce qui va se passer à l'Assemblée ? Alors nous comme vous le dites, on avait notre agenda bien précis.

On avait fait, c'était la rentrée quasiment des classes, même si on avait suivi la semaine dernière des élections à l'assemblée. Mardi, déclaration de politique générale qui était prévue. Ensuite, le dépôt d'une motion de censure quasiment dans la foulée, donc discuté peut-être jeudi vendredi avec un risque assez fort pour Sébastien Lecnu.

Les députés étaient quand même assez impatients. Moi-même, il me disait, j'espère que ce sera dès lundi la déclaration de politique générale, on n peut plus, on a le sentiment voilà de de pas être revenu un peu dans cette assemblée. Et puis comme vous le dites patata, moi j'ai eu plein de députés aujourd'hui au téléphone qui m'ont tous dit "Mais bah non, je passerai pas à l'assemblée demain, ça sert à rien que je monte à Paris parce que il va rien se passer." Donc les députés qu'on voit, c'est ceux qui viennent voilà sur les plateaux plaider la cause de leur camp.

Mais effectivement là, il y a pas de un gouvernement démissionnair donc il y a pas de question au gouvernement, il y a pas de déclaration de politique générale. Donc là cette assemblée et ben elle va toujours pas sier. Il peut y avoir des travaux un petit peu en commission mais ça reste quand même pas de projet de loi.

Les ministres démissionnaires peuvent pas être auditionnés. On a un premier ministre des missionnaires. Donc voilà, les députés sont dans l'expectative.

Donc Olivier Rouan et Thba Mulier, on est là dans une espèce de de situation particulière où les députés ne servent plus à rien puis il y a plus rien, il y a plus de gouvernement. C'est une situation de crise où où où on peut s'en sortir rapidement ? Ah non, c'est une situation de désordre qui progresse de plus en plus s'en sortir rapidement.

Alors, tout dépend s'en sortir. Euh mais pour l'instant, bon, on nous a annoncé une plateforme de stabilité et d'action. C'est la mission de du premier ministre des missionnaires.

PSA. Oui. Bon donc c'est un début d'organisation de quelque chose mais pour le reste c'est assez flou et donc ça veut dire que malgré tout on est dans une sorte de vide he le pouvoir vide c'est-à-dire en effet l'assemblée ne peut pas travailler le gouvernement en guerre et le président pour l'instant cherche à gagner du temps.

Tibbau Mulier est-ce que cette situation elle est difficilement compréhensible du point de vue des institutions ? Enfin bon, évidemment les institutions sont respectées mais là on a l'impression que non, vous avez l'air de dire que c'est moyennement respecté. Non non non, c'est non, je désolé, c'est un c'est un rouchement d'humeur.

C'est c'est difficile en fait de faire parler les institutions. C'est c'est une situation qui n'est pas vraiment anticipable. euh un ministre, un premier ministre de plein exercice qui démissionne, devient euh donc un gouvernement enfin emporte un gouvernement démissionnaire avec une situation où on ne le renomme pas mais on renomme enfin on on le mandate pour faire euh 48 he d'une négociation en parallèle un ministre des armées démissionnaire qui ne démissionne pas mais qui transfère ses attribuit.

Attz, je prends des notes parce que c'est quand même un peu compliqué. Après, c'est une situation oui de crise politique qui peut dériver et qui dérivé c'està-dire qui peut dériver en crise de régime par exemple si jamais en fait on on on se on se on arrive dans une situation où le jeu institutionnel et les dispositifs constitutionnels à la disposition des acteurs ne permettent pas de de régler la crise. Et en plus de ça, on est un peu dans une situation paradoxale parce que c'est très intéressant ce que vous disiez.

J'étais pas d'accord avec vous et en fait en y réfléchissant je comprends dans ce sensl ça sur le travail des députés les députés enfin les le travail législatif peut continuer. La difficulté c'est que sous la 5e République d'ailleurs c'est plutôt différent des 3e et 4e République pour cela et bien le et d'ailleurs c'est c'est pour ça que même en cas de crise ministérielle sur les 3e et 4e République le parlement continuait à légiférer. Là c'est vrai que c'est très compliqué de légiférer.

Alors, au Sénat, on peut y aller, mais encore que mais avec un gouvernement démissionnaires qui a un rôle constitutionnellement aussi important dans le processus législatif. Il a un pouvoir de co-amendement, il a un pouvoir enfin, il a un certain nombre de prérogatives de rationnalisation du parlementarisme pour avancer plus faire avancer plus vite des projets de loi. Là, il peut pas le faire parce qu'il est bloqué. il n'a pas de caractère politique.

Donc c'est vrai que ils sont là, ils pourraient parce qu'ils sont en session ordinaire et bien agir et en fait ils sont limités à un travail en commission et encore. Oui. Pour ajouter à ce qui est dit sur le plan politique, même je dirais avec un gouvernement un peu installé comme celui de François Bairou, on a vu quand même à quel point les projets de loi étaient difficilement adoptés, les propositions de loi étaient inscrites mais n'aboutissaient pas véritablement, y compris celles qui étaient perçues un peu par l'opinion.

Donc on voit bien quand même qu'on est sur une telle fragmentation du jeu que les forces se neutralisent. Et à forceori lorsqu'il y a quand même cette espèce je disais tout à l'heure de vide dans tous les cas de saut dans le vie c'est la lisibilité à la fois politique institutionnel de cette journée est très faible y compris pour les personnes qui s'intéressent à la vie politique. Donc pour les Français on peut se dire que ce soir ils doivent être bien perplexes.

Et j'ajoute un autre élément je pas je rajoute un peu à la confusion c'est que début octobre c'est la période du budget. On les députés sont censés commencer. Oui, parce qu'on nous a dit qu'il y avait un calendrier contraint.

Le calendrier contraint, il tient plus là. Alors si, normalement le calendrier contraint, c'est donc le Parlement a 70 jours pour examiner le budget, donc jusqu'au 31 décembre. Donc théoriquement s'il commence, je crois que c'est 18 ou 19 octobre, voilà la date limite, on peut être dedans.

Et 70 jours, c'est un maximum. Le budget peut être adopté en moins de temps. Donc on n pas encore, si vous voulez vraiment dans la contrainte, mais normalement, il y a tout un travail préparatoire de la commission des finances. les ministères ont reçu leur lettre de mission.

Donc déjà chacune des commissions peut commencer à avancer. On découvre pas le budget mi-octobre. Et donc en fait moi je trouve que cette crise politique, elle est aussi du fait que le budget pour la France c'est très important.

On dit il faut absolument un budget avant le 31 décembre. Donc çaattend un peu tout le monde encore plus. On se dit mais là on va pas y arriver, on va pas y arriver.

Et c'est sur cette question du budget je trouve qu'on on a du mal à savoir comment on va s'en sortir. On parle déjà de la possibilité d'avoir une loi spéciale, de peut-être passer par ordonnance. Enfin, c'est un peu le mur du pas besoin de 493, il y a d'autres sousils après tout.

Olivier Rouan disait Hervé Gato, que on est dans une crise politique et surtout que Emmanuel Macron veut gagner du temps. Emmanuel Macron, c'est quoi son but ? C'est de durer jusqu'en 2027.

Oui, de toute façon, c'est son but, c'est l'esprit des institutions. Il a été élu, il est souhaitable sur sur le papier que le président aille au terme de son mandat. Sinon, pour le coup, les institutions sont un peu euh sont un peu bousculées euh pour utiliser le un le mot le plus neutre possible.

En ce moment, ce à quoi on assiste, c'est incontestablement une crise politique. Certains disent que elle peut déboucher ou qu'elle débouche déjà sur une crise institutionnelle. Le président utilise les armes que la Constitution lui donne.

Il il a grillé en quelque sorte une cartouche en utilisant mal la dissolution. Il utilise beaucoup de cartouches en nommant des premiers ministres qui les uns et les autres chutent au fur et à mesure. Euh il lui reste peu d'atout dans sa manche.

Et au fond, moi la grille de lecture que qui m'intéresse et que que j'ai envie de vous soumettre à vous qui êtes deux experts de la chose, c'est au fond, est-ce que ce n'est pas l'expérimentation du macronisme qui se poursuit jusqu'à son terme et peut-être jusqu'à son paroxisme. Au fond, le macronisme en 2017, c'était le dépassement des clivages, la réunion des raisonnables de la gauche et des raisonnables de la droite pour trouver une ligne politique harmonieuse et apte à sortir le pays de ses difficultés. Est-ce que finalement euh des années après euh il y a eu une élection de 2017, on arrive aujourd'hui en 2025, 8 ans plus tard, est-ce qu'on n'est pas encore en train de courir après euh ce fantasme si s'en est un du dépassement et de la réconciliation de la gauche raisonnable et de la droite raisonnable ?

On on a vu après avoir écouté tous les interlocuteurs qui ont défilé dans ce studio tout à l'heure que le moins qu'on puisse dire est que cette partie n'est pas gagnée. Est-ce que cette expérimentation, elle est encore viable ou est-ce qu'elle arrive à son terme ? Olivierou non, allez-y Tib enfin non, allez-y, allez-y.

J'aurai pas cette analyse avec une nuance, mais je commencerai par la nuance. Selon moi, de ce que je comprends, Emmanuel Macron arrive, il est vrai, à la fin d'une bipolarisation et de fait et bien était dans une situation où la configuration politique à l'œuvre pouvait peut-être justifier un dépassement ou en tout cas une reconfiguration des clivages. Bon là, on est plutôt sur une tripartition mais qui est incompatible avec la façon dont les acteurs pratiquent.

Oui. Puis avec un retour quand même de LR et du PS dans le jeu, hein. C'est eux qui veulent prendre les manettes là.

C'est ce qui est remarquable avec 66 députés d'un côté et 40 peut-être mais vous remarquez quand même que le vieux monde il est toujours là et qu'il dit il dit on est là on est là finalement il n'a pas réussi ce qui ce qu'il avait envisagé. L'autre élément, et c'est là où je divergerai, euh je pense que euh en fait Emmanuel Macron euh a a révélé dans sa pratique institutionnelle un euh une dimension assez autoritaire de la 5e République, mais qu'il n'a pas inventé, qu'il a hérité en réalité du présidentialisme. Sauf qu'il a sans doute un peu accentué la pratique des conseils de défense par exemple sanitaire était assez intéressante.

Et en théorie du pouvoir, il y avait un auteur qui disait donc qui est un peu chmien mais qui disait toute surpolitisation du jeu politique conduit à une dépolitisation infine. Et je crois qu'on en est là en fait le le l'excès un peu d'autoritarisme, alors pas au sens dictatorial et cetera, mais en fait une concentration du pouvoir et une mise en scène de cette concentration parce que il n'a jamais eu les pleins pouvoirs à lui tout seul bien évidemment et bien conduit à un affaissement de la de la force du pouvoir. C'est pas très élégant de le dire comme ça.

Et là, on est on est confronté en fait bah le président de la République n'a pas vraiment de pouvoir. Il est en train de le montrer, de le démontrer et les acteurs ne savent pas faire sans le président le fait majoritaire et le présidentialisme qui donne ce pouvoir au président. Je je voulais vous poser une question parce que tout à l'heure Gat disait le président de la République, il utilise tous les outils de la Constitution mais est-ce qu'il est pas en train d'en inventer ? par exemple l'histoire de la mission de 48 he de Sébastien Lecornu.

Oui. Et finalement cette censure de l'intérieur entre guillemets d'un gouvernement tout juste nommé parce que c'est un peu ce qui s'est passé. Donc on il est vrai que je ne sais pas si dans parce que Emmanuel Macron au début c'est aussi l'idée de disruption et entre guillemets de révolution.

Mais donc il a il y a ce magma centriste qu'il a voulu porter. Il a aussi le résultat, vous l'avez dit, de l'affaiblissement des deux grands partis, hein, il arrive à un moment particulier, mais au bout du compte, ce désordre qu'il n'arrive pas, c'est ça surtout, il n'arrive pas à redonner un sens, il n'arrive pas à restructurer le jeu. Mais pourquoi d'après vous ?

Et ça pourquoi ? Ben parce que je pense que déjà avant lui l'institution présidentielle et la logique présidentialiste tout en étant une obsession des acteurs était déjà en partie usée. Et moi je remonte même à 2002 et à ces suites.

Donc il arrive aussi à un moment où cette logique présidentialiste d'un côté tourne à plein mais de l'autre côté est peu légitime. Question de comportement. C'est quoi ?

Ah non, mais il est ajouté par des facteurs personnels. Mais euh si vous voulez le présidentialisme étudié, on le voit, chaque président d'abord euh ne fait qu'un mandat et puis ça se termine moyennement bien à chaque fois. Et puis Emmanuel Macron, il est réélu mais il est réélu lors d'une élection, euh là aussi je reprendrai ce terme un peu vide sur le plan du débat public.

Donc après ça se paye et sur le plan institutionnel, regardez le président il a il a des pouvoirs propres discrétionnaire, la nomination du premier ministre, l'article 12 la dissolution et je vais rajouter le référendum. Bon, on voit qu'on a un président qui n'utilise pas le référendum euh qui utilise l'article 12 à contre emploi à contresens de discussion d' un an et demi quoi. C'est dire voilà.

Et pourquoi ? parce que ça à mon avis on oublie trop de le rappeler parce qu'il a gaspillé l'article 8, c'est-à-dire il a nommé Gabriel Atal tôt. Donc après il se prive, il a déréglé l'horloge, il se prétend mettre des horloges mais c'est lui qui a déréglé son horloge particulièrement lors de son second mandat.

Et juste un point supplémentaire, finalement les seconds mandats se passent de plus en plus mal à chaque fois et avec la même dynamique, une réraction sur le le camp de base du président du départ. Euh mais ça c'est le signe d'une usure face à l'opinion et pour le coup cette fois-ci aussi à plein face à l'Assemblée nationale. Donc ça veut dire que moi je pense que le désordre politique en effet a tendance désormais à passer au niveau institutionnel.

Il y a quelque chose qu'on n'a pas beaucoup dit, Laurent Farg, c'est aussi euh les conséquences économiques. Vous travaillez chez Challange, même vous êtes dans le service politique, mais euh les conséquences économiques, on voit bien là ce qui s'est passé ces dernières heures. Chute des bourses européennes.

L'Allemagne qui dit "Attention, si la France décroche, tout le monde dévisse. Euh on va là aussi vers une catastrophe." Oui.

Oui. Alors, une catastrophe, il faut mesurer les mots, mais effectivement, on voit que le taux d'épargne est de plus en plus élevé, que les entreprises ont tendance à réduire leurs investissements, que évidemment les agences de notation vont plutôt dégrader la note de la France que la réhausser, que ça va alourdir le coût de la dette et cetera et cetera. Donc effectivement euh cette instabilité politique, on la paye.

Il y avait une étude de l'FCE qui qui chiffrait à 0,3 points de croissance euh le la dernière dissolution. Donc ça a un réel coût économique, mais ce n'est pas non plus insurmontable pour l'économie française. Cette cette déstabilisation politique, j'allais dire cette instabilité disons politique, elle se paye chère dans tous les sens du terme, on peut dire.

Euh oui, elle se paye chère. Elle se paye chère. Je suis pas du tout, je fais pas du tout, je parle pas forcément d'économie là, mais là pour le coup dans la société, elle se paye cher.

Oui. Sur le donne un sentiment de de cette incapacité à à surmonter la crise de la part des acteurs. Moi, je enfin je suis de ceux qui qui chargent beaucoup la barque du président de la République parce qu'il a une responsabilité importante, mais les autres acteurs ne sont pas totalement exhoner de responsabilité.

Mais euh on est confronté à une situation où euh bah ils sont soit vu comme déconnectés, soit vu comme incapable de surmonter la crise, euh de répondre aux enjeux et euh c'est vrai que ça ça peut se payer cher électoralement à terme, mais bon, dans quel sens ou dans quel autre c'est un ça peut être un désintérêt ou un enfin un affaissement encore plus de la participation, pas pas nécessairement enfin des mauvais signaux quoi sur le avant de redonner la parole à Olivier Rouan Elsa quels sont les scénarios politique qu'on peut imaginer. On a parlé de dissolution. Alors, on parle de alors il peut très bien renommer quelqu'un du socle commun ou un soutien.

À chaque fois, on dit il va pas le refaire encore une fois mais en fait Emmanuel Macron voilà l'a déjà fait plusieurs fois donc il pourrait essayer. On peut imaginer aussi peut-être quelqu'un avec un mandat plus grand. On se demandait quelles sont les marges de manœuvre de Sébastien Lecornu.

Finalement, est-ce que le président de la République lui en a donné suffisamment pour négocier ? Est-ce qu'avec un geste très fort vers la gauche, il pourrait voilà s'accorder une non censure de la gauche et puis après il y a les ce dont on parle la dissolution, la démission Emmanuel Macron l'exclut totalement mais on sent bien que maintenant ça devient vraiment une possibilité et les groupes politiques en parlent. Moi il y a même des députés de droite, la droite c'est quand même le parti de l'ordre qui dit "Je ne vois pas d'autres solutions maintenant que laission du président de la République".

C'est ça qu'une démission ou la destitution. On sait que la question doit être examinée mais c'est des conditions très très compliquées voire voilà impossible à réaliser. C'est le parti si je me permets le parti de l'ordre mais bon il a un discours très d'ailleurs il retourne un peu dans son girongoliste.

Il y a un blocage on peut le la solution c'est le peuple et les le dispositif constitutionnel consiste à soit passer par du référendum soit passer par une dissolution. Mais Olivier Rouan comment comment on se sort de cette situation du coup ? Ça passera par quoi ?

Alors, c'est pas vous qui qui allez décider parce que c'est le président de la République qui décide de tout. Mais euh est-ce que par exemple, alors une dissolution, on parlait de la dissolution par exemple, est-ce qu'une dissolution ça pourrait permettre d'avoir une majorité dans un sens ou dans un autre ? Parce que tout le monde dit on va se retrouver avec le même le même déséquilibre, pas forcément.

Il y a il y a beaucoup de variables qui me semblent imprévisibles et une variable, c'est le taux d'abstention. On a vu que lors des dernières législatives, il y avait une forte participation et ça avait d'ailleurs créé une petite surprise électorale avec la stratégie du Front Républicain. Et est-ce que de nouvelles législatives dans ce contexte susciteront un élan participatif et chez qui ?

Chez quels électeurs ? Vous avez un début de réponse à ça quand vous posez la question. Non, je poser la question au cas où.

Ça pourrait ça pourrait non. Deuxièmement, on nous dit le Rassemblement national augmenterait sa marge. Sans doute, on peut penser que il progresserait électoralement parce que dans le Front républicain dont on voit que sans dire qu'il n'existe plus, il est moins prégnant aujourd'hui et ça s'était joué parfois à quelques pourcentages.

Donc on peut penser qu'il augmenterait son nombre de députés, mais de là avoir une majorité même relative, ça serait sans doute difficile. Donc après, c'est tout un enchaînement. Est-ce que changerait de stratégie ?

Il faudrait voir quelle serait la configuration des gauches aussi parce qu'on la gauche non des gauche. Est-ce que le Parti socialiste arriverait à tirer son épingle du jeu face à LFI ? Bref, je ne peux pas répondre à votre question.

Non, mais j'ai une autre question quand même. J'ai une autre question quand même parce que pour l'instant vous parlez de législative alors qu'il est telle qu'elles existent actuellement dans les circonscriptions, scrutin nominal et cetera. Il peut très bien y avoir Emmanuel Macron peut décider de la proportionnelle.

Ça pourrait évidemment changer le résultat aussi. Non, c'est-à-dire qu'il faudra une qu'une loi soit adoptée pour que ça c'est par une loi forcément référendum une loi ça peut être un référendum mais bon il y a il y a il y a quand même un moyen qui serait peut-être moins compliqué parce que la proportionnelle c'est une technologie très une technique très complexe chacun veut sa proportionnelle il y a un point peut-être qui peut être modifié plus facilement ce serait l'abaissement du seuil d'accès au second tour. Si vous abaissez, vous vous retrouvez avec 4 C enfin mettons quatre personnes au second tour et donc vous proportionnalisez le second tour.

Mais ça faut passer par une loi aussi. Il faut une loi mais c'est une loi plus simple. Oui mais quelle serait celle qui aurait le plus de chance de passer comme loi celle sur la proportionnelle ou celle comme ce que propose Olivier Rouan de baisser le seuil d'accession au second tour ?

Bah la proportionnelle beaucoup de gens sont d'accord dans l'idée mais quand on regarde dans le détail ça va jamais. sur la départementale régionale personne n'est d'accord et surtout on est en gouvernement des missionnaires. Oui pas maintenant il faudrait pour l'instant c'est donc ça pourrait pas être pour les distribution si le référendum et encore je ne sais même pas si la proposition du premier ministre par référendum serait considérée comme rentrant dans le champ des affaires courantes.

Ça faudrait voir. Et puis dans la dans l'état actuel des choses, on surtout ce qu'a dit ce qu'a dit mon collègue, c'est que il y a tellement de variables de proportionnelles. Certes, vous avez un champ politique plutôt euh hors LR, plutôt favorable à la proportionnelle, mais si ça vient d'un référendum, ça va être imposé par le haut et si la proportionnelle ne convient pas à telle partie, telle partie, déjà que le risque du vote sanction est important.

Si en plus celles et ceux qui en partie étaient pour la proportionnelle finalement appel à voter contre, c'est un désastre politiquement. Vous vouz quelque chose ? Je pense que les probabilités qu'un tel texte passe, alors déjà par la voie parlementaire, ça me semble difficile et par référendum euh le président là va se heurter à les faire reger et à partir de là, on gâchera une chance de changer le le mode de scrutin.

Non. Oui, le l'hypothèse d'une démission du président de la République, on sait que à l'Élysée, c'est toujours rejeté en disant voilà si Emmanuel Macron démissionne sous la pression, ça crée un précédent et cetera. Est-ce que vous vous estimez effectivement que ça créa un précédent et qu'il vaut mieux pour le président ne pas démissionner afin d'éviter que chacun de ses successeurs dès qu'il y a une pression, tout le monde appelle la démission et on a un exemple de démission d'un président, Charles Deaul a pris un référendum raté.

C était pas du tout le même contexte quand même. Et puis il part sur un référendum, c'est-à-dire sa théorie du pouvoir qui était un homme et des électeurs, le peuple hein. En référendum, c'est ce sens dont nos institutions là.

Pour l'instant, ce il faudrait voir les conditions, mais ça peut pas être un objectif de démissionner pour un président. Donc mon idée c'est que quand même il les cherche par tous les moyens et donc avant il y a la dissolution à rester au pouvoir. Oui justement est-ce qu'on peut pas penser que dans dans la dans la confusion qui règne en ce moment la solution de la dissolution serait du point de vue d'Emmanuel Macron la meilleure issue possible.

ça lui permettrait de revenir en arrière sur le fait qu'il n'a pas tenu compte du résultat des élections après la dernière dissolution manqué et cette fois il pourrait s'engager par avance par exemple à dire "Je respecterai le résultat issu des urnes. Donc je demande au français d'arbitrer le conflit actuel et du coup de pouvoir lui se mettre au deuxième plan et se protéger en quelque sorte." Bah euh moi je pense que ce serait la solution la plus rationnelle sur le plan démocratique et institutionnel, mais on observe que souvent le président en exercice essaie de déjouer ces logiques.

Vous parliez tout à l'heure de d'une identité un peu disruptive où et on voit que jusqu'à présent ça n'a pas été trop les solutions qu'il a mis en œuvre. Thba Mulier, la question piège, est-ce que c'est la fin de la 5e République ? Je répondrai pas à cette question mais euh non c'est impossible à dire.

Il y a encore des outils euh peut-être que oui en tant que enfin avec une logique disruptive, il appellerait une constituant. J'y crois pas vraiment hein. C'est quelqu'un qui a été formé et nourri par euh la la 5e République.

Euh mais honnêtement, c'est difficile à dire. Il y a encore des dispositifs disponibles mais la dissolution l'a montré, il l'utilise en joint sans crise et là il ne veut pas l'utiliser alors que c'est plutôt pensé pour débloquer un blocage entre le pôle exécutif et le l'Assemblée nationale. Mais il y a des dispositifs.

C'està dire par exemple donnez-mo qu'est-ce que vous voulez dire quand il y a des dispositifs ? Vous voulez penser à quoi ? Ah benah il y a la dissolution déjà.

Ah oui d'accord. Et puis après, il y a il y a il y a il y a il y a il y a comment il y a le à défaut de de d'avoir eu des façons illimitées dans la constitution de pouvoir régler la crise, une dissolution, mais je suis plus je suis très naïf hein, quand je dis ça, j'en ai conscience, mais pourrait réaboutir à une trip enfin une tripartition différente sans doute et peut-être que là convaincre les acteurs et bien que il faut se frotter au compromis. Merci en tout cas Thba Mulier.

Merci Olivier Rouan de nous avoir rejoint sur ce plateau de l'indic politique. Merci à tous les trois. On se retrouve la semaine prochaine évidemment.

Merci à tous d'avoir suivi cette émission spéciale de LCP lundi et politique qui revient lundi prochain. Quelle sera la solution politique ? Ça suivre sur LCP et à la semaine prochaine. [Applaudissements] [Musique] Et maintenant, votre rendez-vous documentaire sur LCP.

C'est le retour d'une bois en tabac qui met les fumeurs au défi de ne pas toucher une cigarette pendant 30 jours. Keep with it.

Démission de Sébastien Lecornu | LCP, lundi c'est politique édition spéciale — Francis Letellier · Pourquijevote