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interviewCNEWS· 25 mars 2026 2 min

L'édito de Mathieu Bock-Côté : «J-L Mélenchon compare des journalistes à des rats»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Non, Jean-Luc Mélenchon parvient à nous surprendre à sa manière. Il repousse toujours les frontières de de la violence et il sait surtout [rires] exciter la part d'agressivité au cœur de l'âme. Le désir de guerre qui est au cœur de la politique quelquefois le désir de la guerre civile.

Alors, qu'est-ce qu'il nous a dit à propos des journalistes de Frontière ? Et il faut comprendre que Frontière est véritablement la cible aujourd'hui à gauche. C'est le journal qu'on espère fermer.

C'est le journal dont on espère se débarrasser. Vous noterez d'ailleurs qu'il y a eu une note de la fondation Jean-Jorè qui disait "Un geste républicain consisterait en finir avec Frontière." Alors lui lui-même parle d'interdiction mais il va plus loin.

Frontière, je cite Mélonchon, c'est les gens méprisables, ils sont en liberté mais que voulez-vous ? Il y a aussi des rats crevés, des chiens enragés quand on peut aller captures, sinon on les tolère. S'il vous tape, légitime défense, hein.

Des rat crevés. C'est la version nouvelle de Viper Lubrique qui était une ancienne insulte autant léniniste. Alors, qu'est-ce que je reçois ?

Je retiens ici premier élément que la gauche radicale depuis toujours croit à la terreur et elle y croit encore aujourd'hui. De Lénine à Trotski à Mélenchon, il y a une revendication de la terreur légitime contre ceux qui sont vus comme les chiens crevés, les rats crevés ou quel animal du grand capital. Deuxème élément, si on est devant la vermine, on peut s'en débarrasser.

Autorisation de l'élimination sous prétexte d'autodéfense. C'est quand même grave. Ensuite, on présente l'ennemi sur le mode de l'opération de dératisation, hein, la dératisation pour en finir avec l'ennemi.

D'autres ont fait ça dans l'histoire et surtout, je terminerai sur cela, quel un mois et demi à peu près après la mort de Quentin Dean, Jean-Luc Mélenchon se permet de parler ainsi. Est-ce que ça veut dire qu'il n'a retenu aucune leçon de la faire Quentin de Rank ? Au contraire, il a retenu une leçon.

Quand on a tué Quentin Dean, la question principale qui a intéressé le système médiatique, ce n'était pas de savoir qui étaient ceux qui l'avaient tué, mais qui était le mort et pourquoi à sa manière l'avait-il un peu mérité. Dans les circonstances des Quentins de rank, il y en aura d'autres. Je crains un jour qu'il ne soit journaliste chez Frontière.

Ok.