Sécheresse : la rivière l'Iton dans une situation très fragile, selon le syndicat mixte d'aménagement du bassin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
On est dans quelle situation là ? Une situation très critique, catastrophique vous diriez ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est du jamais vu, cette situation, pour l'Iton ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Le scénario catastrophe qui s'annonce, c'est l'hiver sec et la canicule sévère. C'est à cela que vous vous préparez ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Ça veut dire que si ça concerne les 80% de prélèvements de l'eau potable, ça voudrait dire qu'à l'avenir, les habitants pourraient avoir des restrictions ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut faire de plus à part dire aux gens de prendre des douches et pas des bains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Kevin CaillebotteFait
« on a une situation à deux niveaux sur notre bassin, qui a un fonctionnement assez particulier. Donc une situation plus critique sur la partie de l'amont du bassin, où on est classé en crise »
- 1:03Kevin CaillebotteFait
« la faible pluviométrie a fait réagir tout de suite la tête de bassin »
- 1:14Kevin CaillebotteFait
« on a un soutien, ce qu'on appelle un soutien d'étiage, donc des niveaux les plus bas sur la partie avale »
- 2:57Kevin CaillebotteFait
« l'ITON est décomposé en plusieurs masses. Et donc, on va étudier plusieurs paramètres physico-chimiques et biologiques »
Temps de parole
- Présentateur63 %
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- Présentateur 37 %
- ?6 %
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Ici Normandie, premier sur l'actu local en Normandie, ici Matin. Il est 8h moins le quart, le sud de l'heure face à la sécheresse, la rivière Iton est en crise depuis une semaine. Alors que faire ? Le syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Iton planche dessus, son directeur est avec vous Marianne Naquet. Bonjour Kevin Caillebotte. Bonjour, bonjour à tous.
On
est dans quelle situation là ? Une situation très critique, catastrophique vous diriez ?
Alors
on a une situation à deux niveaux sur notre bassin, qui a un fonctionnement assez particulier. Donc une situation plus critique sur la partie de l'amont du bassin, où on est classé en crise, et sur une partie vigilance, enfin en alerte, excusez-moi, sur la partie avale, donc l'aval d'Evreux, à partir d'Evreux. Dit-on donc très fragile en ce moment ?
Oui,
comme la majorité des cours d'eau qu'on appelle karstiques, puisqu'on a une partie avec une rivière souterraine, on a des pertes sur un tronçon de notre bassin. Donc la faible pluviométrie a fait réagir tout de suite la tête de bassin.
On
a un soutien, ce qu'on appelle un soutien d'étiage, donc des niveaux les plus bas sur la partie avale, du fait de cette alimentation par les résurgences, le fait de cette eau souterraine qui revient dans le réseau superficiel. L'étiage, c'est le débit le plus faible de septembre à novembre. Est-ce que c'est du jamais vu, cette situation, pour Litton
?
Non, on a déjà connu des débits aussi plus faibles. On a été aussi ancris sur les deux tronçons de Litton. Là, ce qui permet d'avoir des débits faibles, mais quand même soutenus sur l'aval, c'est la bonne recharge de nappes les plus hivernales. J'ai qu'à botte. Je pense. Ah, ça y
est,
on vous a perdu
deux petites secondes, mais allez-y, je vous en
prie.
Donc
oui, on a un soutien des débits sur la partie avale du fait des pluies abondantes de cet hiver. C'est ce qui nous permet de ne
pas
être dans une situation si critique dans la partie avale. Par contre, sur la partie amont, on a des baisses de niveau, on a des habitats piscicoles qui commencent à être dégradés, avec des faibles niveaux et des berges qui vont se retrouver exondées. Donc toutes les parties où là, les poissons peuvent se cacher sur le bord des cours d'eau.
Oui,
c'est-à-dire que l'eau est moins oxygénée, donc ça représente un danger pour les truites. Le scénario catastrophe qui s'annonce, c'est l'hiver sec et la canicule sévère. C'est à cela que vous vous préparez
? Oui,
tout à fait. En fait, on va travailler... Donc là, on va dire que notre rôle, nous, en tant que syndicat, avec l'Agence de l'eau Seine-Normandie, en fait, c'est d'atteindre le bon état écologique des masses d'eau. Donc l'ITON est décomposé en plusieurs masses. Et donc, on va étudier plusieurs paramètres physico-chimiques
et
biologiques. Et on a été classé dans le dernier état des lieux 2025 comme secteur stratégique pour l'eau potable future. Et ça, ça nous entraîne, en fait, on s'est engagé dans une étude, ce qu'on appelle une étude volume prélevable. C'est réfléchir à l'avenir
et,
on va dire, au partage de la ressource future, en analysant
les
données actuelles et en travaillant sur un modèle
qu
'on pourra utiliser avec les données climatiques futures. Notamment, les scénarios du GIEC. Oui, équitable sur 20% de baisse de débit sur les cours d'eau normands. Concrètement, ça veut dire qu'il faut imposer des règles de partage de l'eau
?
Dans les périodes, on va dire, d'étiage, comme on l'a indiqué, il faut qu'on établisse des règles et aussi une anticipation sur le partage de la ressource.
C'est-à-dire tant
de milliers de mètres cubes pour tel ou tel industriel, pour tel ou tel exploitant,
c
'est
ça
?
Pour
tel ou tel usage. Donc, chez nous, sur le bassin, nous, l'usage principal sur notre bassin, on va dire, 80% c
'est
l'eau potable.
On
est peu concerné par l'irrigation,
mais
on va quand même étudier tous ces aspects-là, parce que dans le cadre du changement climatique, on aura sûrement des changements de pratique. En fait, il faut se projeter dans l'agriculture, dans l'usage de l'eau, dans l'industrie de 2100.
Mais
pour être sûr de bien comprendre, ça veut dire que si ça concerne les 80% de prélèvements de l'eau potable, ça voudrait dire qu'à l'avenir, les habitants de ces communes concernées pourraient avoir des restrictions ? Vous n'ouvrez pas le robinet de telle heure à telle heure ? Est-ce qu'on peut imaginer ça
?
Ça va être aussi avoir une réflexion sur la rareté de la ressource, sur sa préservation. Donc, peut-être aussi avoir un usage plus modéré et un développement plus réfléchi, et notamment sur l'usage de l'eau potable. Mais qu'est-ce qu'on peut faire de plus à part dire aux gens de prendre des douches, et pas des bains, par exemple, pour un usage plus modéré de l'eau
? On
peut, alors après, on va avoir, par exemple, le stockage de l'eau, puisque, voilà, pour l'alimentation, pour l'utilisation dans les potagers. Après, on peut avoir aussi une réflexion autour du recyclage des eaux de piscine. Il y a plein de scénarios, plein de pistes à étudier. Merci beaucoup, Kevin Caillebotte, directeur du syndicat mix d'aménagement du bassin de Liton, d'avoir été notre invité ce matin sur cette sécheresse dans l'heure. Bonne journée à vous ! Je vous remercie, bonne journée
!
Merci, un tableau assez clair de la situation. On y reviendra dans la météo, évidemment, sur cette pluie qui se fait attendre.