Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:34RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas de la récupération ? Est-ce que c'est du niveau d'un ancien candidat à la présidence d'inciter à la paralysie du pays ?
- 1:47FerméeRéponse directe
Est-ce que vous pouvez souvenir qu'il n'y a que deux parties qui ont rallié ce mouvement citoyen ?
- 3:20RelanceRéponse directe
Quand il ment, pardon, quand il dit que c'est d'abord à cause de la hausse du prix du baril depuis maintenant plusieurs mois, depuis plus d'un an, évidemment, très fortement, et donc la situation géopolitique, que ça augmente, le baril a augmenté depuis un an ?
- 4:10ComplaisanteÉludée
Parce que la taxe carbone, ce n'est pas tellement votre truc. J'ai regardé votre programme de la présidentielle. Vous n'êtes pas un grand apôtre de la lutte contre l'arrêtement climatique.
- 6:42OuverteRéponse directe
Guillaume Pelletier et Damien Abad lancent une pétition ce matin et proposé hier dans le JDD, la création d'un chèque carburant de 100 euros par mois. Est-ce que c'est une bonne idée ?
- 7:26OuverteRéponse directe
Sur les vélos, vous avez vu, une tarte grise sur les vélos, l'association des maires de France, vous avez été maire, voudrait voir ajouter au budget, pour chaque produit acheté en ligne et livré à domicile, 1 euro serait prélevé.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Les carburants, les taxes sur les carburants ont augmenté depuis la fin de François Hollande 2015 jusqu'au début d'Emmanuel Macron. »
- 0:43Invité politiqueChiffre
« un plein de 70 euros, soyons précis, les taxes ont augmenté de 10 euros. »
- 0:48Invité politiqueFait
« ce qui est incroyable, c'est qu'il va s'ajouter une nouvelle hausse à partir du 1er janvier jusqu'en 2022, qui représentera la même somme de 10 euros par plein. »
- 1:50PrésentateurFait
« C'est le Rassemblement National et Debout la France que vous présidez. »
- 1:52Invité politiqueChiffre
« Et il y a surtout 80% des Français. »
- 3:40Invité politiqueChiffre
« Il était à 50 dollars, maintenant il est à 100 dollars, il a redescendu un peu à 80. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« ça coûtait un milliard. »
- 6:24Invité politiqueChiffre
« 2 milliards pour les migrants en plus cette année, 2 milliards pour l'Union Européenne en 2 ans, et 5 milliards pour les plus riches. »
- 9:38Invité politiqueChiffre
« Beaucoup. Une vingtaine de conseillers régionaux, de parlementaires européens et puis beaucoup de cadres. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur25 %
- ?8 %
- Présentateur 24 %
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Vous
êtes sur RTL.
Non, c
'est un devoir. Les carburants, les taxes sur les carburants ont augmenté depuis la fin de François Hollande 2015 jusqu'au début d'Emmanuel Macron. Déjà,
pour
un plein de 70 euros, soyons précis, les taxes ont augmenté de 10 euros.
Et
ce qui est incroyable, c'est qu'il va s'ajouter une nouvelle hausse à partir du 1er janvier jusqu'en 2022, qui représentera la même somme de 10 euros par plein.
Cela
veut dire que quelqu'un qui travaille,
qui
a besoin de sa voiture pour travailler, pour aller travailler, va devoir sur un plein de 70 euros payer 20 euros de taxes supplémentaires. Je dis,
trop,
c'est trop. Et comme le gouvernement ment aux Français, c'est ça le pire, c
'est
qu'il ment aux Français,
en
faisant croire que c'est pour l'écologie, en faisant croire que c'est nécessaire, alors que c'est simplement pour faire les poches des Français. Je dis que si nos concitoyens ne réagissent pas, eh bien ce sera sans fin.
On
sera tendu. Et on ne peut pas accepter tant d'injustice.
Alors, on va reprendre tout ça. Je répète ma question. Est-ce que ce n
'est
pas de la récupération ? Est-ce que c'est du niveau d'un ancien candidat à la présidence ciel d'inciter à la paralysie du pays ?
Est-ce que vous pouvez souvenir qu'il n'y a que deux
parties qui ont rallié ce mouvement citoyen ? C'est le Rassemblement National et Debout la France que vous présidez.
Et il y a surtout 80% des Français. Donc, si à nous deux parties, on représentait 80% des Français, ce serait une bonne nouvelle. Mais on n'en est pas là. Donc, très sérieusement, moi je suis face à un constat, face à un mur gouvernemental, d'arrogance, de mépris et d'inconscience.
Et
face à ça, j'ai quel moyen ? Des mouvements citoyens
sont
partout dans la France.
Bloquer
d'autres
usagers. C'est
un samedi.
Et donc, il
y a déjà moins de gens qui travaillent le samedi. Deuxièmement, ce n
'est
pas nouveau. On s'était moqué de moi à une époque pour mes opérations sur les péages. Vous savez, ce combat pour les automobilistes, je le mène depuis des années, notamment contre le racket des péages autoroutiers. Je crois qu'à un moment, il faut que les Français se prennent en main. Ce n
'est
pas moi qui ai lancé le mouvement. Ce sont des citoyens partout en France. Ils ne
vont
pas, et je les appelle à la responsabilité bien sûr, il ne s'agit pas d'empêcher des ambulances de passer. Il s'agit à un moment donné de mettre son gilet jaune sur le pare-brise. Je propose même qu'à midi, on klaxonne à tous les carrefours de France pour que l'Elysée entende la colère légitime des Français. Car je
veux leur dire...
Il ne l'entend pas ?
Pas du tout. Ce matin, il y
a
eu une interview intéressante.
D'Emmanuel Macron
? Il dit, je préfère
taxer le carburant que taxer le travail. Mais on voit qu'Emmanuel Macron n
'a
jamais dû travailler avec une voiture dans sa vie, que les conseillers doivent habiter Paris, prendre le vélo, qu'en province. D'ailleurs, c'est Emmanuel Macron qui, quand il y
a
un chômeur qui n
'a
pas de boulot, lui dit qu
'il
faut faire 50 km pour aller travailler,
trouver du travail. Quand
il ment, pardon, quand il dit que c'est d'abord à cause de la hausse du prix du baril depuis maintenant plusieurs mois, depuis plus d'un an, évidemment, très fortement, et donc la
situation géopolitique, que
ça augmente, le baril a augmenté
depuis un an ? Le baril,
alors là, je vais être très franc, parce qu'il ne faut pas de démagogie dans cette affaire. Le baril a augmenté.
Mais c'est justement... Combien ?
Il a augmenté, il était à 50 dollars, maintenant il est à 100 dollars, il a redescendu un peu à 80. Il a augmenté.
Il a augmenté
de 42% en
an. Mais,
justement,
c
'est parce que le baril augmente qu'un gouvernement censé, qui connaît la vie des Français, doit dire, stop, je n'augmente pas au 1er janvier. Je vais éviter d'ajouter une hausse à déjà une hausse. Et je voudrais vraiment vous dire une chose, c'est qu'il y avait une autre solution que j'ai proposée,
qui
ne coûtait pas un centime pour lutter
contre
la pollution. Parce
que la taxe carbone, ce n
'est
pas tellement votre truc. J'ai regardé votre programme de la présidentielle. Vous
n'êtes pas un grand
apôtre de
la lutte contre l'arrêtement climatique.
Vous vous trompez. Je dénonce justement cette manipulation de l'opinion. J'ai proposé une mesure très simple. Je baissais la taxe sur l'essence au niveau du prix du diesel. C'est-à-dire qu'au lieu d'augmenter la taxe sur l'essence, parce que le paradoxe dans cette affaire, c'est que le gouvernement ne fait pas qu'augmenter la taxe sur le diesel. Il augmente la taxe sur le d'essence. Donc, on a la double peine. Je maintenais le prix du diesel où il était, sans la hausse de 2018, que j'annule, et je baissais la taxe sur l'essence.
Vous augmentez pas le
diesel et vous baissez
la taxe sur
l'essence ? Ça coûtait, je vais être très précis, parce qu'il ne
faut
pas de faux chiffres, ça coûtait un milliard. Mais, comme il y
a
eu la hausse du prix du baril, Elisabeth Martichoux, l'État encaisse déjà de la TVA supplémentaire sur la hausse du prix du baril. Et la hausse, ce qu'il va recevoir avec la TVA supplémentaire, permettait, c'est un milliard, de baisser la taxe sur l'essence. Deuxièmement, il faut augmenter la prime à la conversion. Parce que c'est tellement facile de dire aux gens, vous avez un diesel, allez, changez de voiture. Mais est-ce qu'ils vivent dans la vie réelle
? Ça
ne pèse pas sur les comportements. Ça, c'est aussi un des arguments du fort, enfin, en tout cas, qu'il veut fort, du gouvernement. C'est-à-dire, si on ne touche pas au portefeuille, on ne pèse pas sur les comportements. Et aujourd'hui, il y a une telle urgence climatique qu'on ne peut pas faire autrement.
Mais s'il y avait une telle urgence
climatique, attendez, s'il y avait une
telle urgence climatique, pourquoi il ne taxe pas les super-tankers qui arrivent plein de produits de Chine, qui font les délocalisations ? Parce que là, il signe le CETA, le Traité de Libre-Échange au Canada, c'est toujours pas ratifié au Parlement français. Il prépare un traité avec l'Amérique du Sud, il ouvre grand toutes les frontières. Mais là, il ne taxe rien. Donc, il taxe la France qui travaille, il taxe ceux qui ne peuvent pas manifester, c'est pourquoi je soutiens leur manifestation.
Il taxe les petits,
oui, le travail.
Quand
il dit, je ne
veux
pas taxer le travail, vous dites, il taxe le travail. Mais oui, parce qu
'il ne
connaît pas la France, il ne sait pas que les Français vont travailler avec leur voiture. C'est insupportable ce qui se passe. Et pour payer quoi ? Parce que les 12 milliards qu'il va récolter, ils vont où ? A l'Union Européenne, aux migrants, aux plus riches de France.
Voilà la réalité de sa politique. Vous parlez du
produit de la hausse des taxes avant
collectivité locale, vous n'êtes pas contre ? Non, non, non.
Madame Martichoux, 2 milliards pour les migrants en plus cette année, 2 milliards pour l'Union Européenne en 2 ans, et 5 milliards pour les plus riches, des plus riches, des plus riches. Ça fait 9 milliards. Eh bien, ces 9 milliards, eh bien moi, je ne les aurais pas donnés à ces gens-là, et en revanche, je n'aurais pas augmenté la taxe
sur l'essence. Oui, globalement.
Guillaume Pelletier et Damien Abad lancent une pétition ce matin et proposé hier dans le JDD, j'en ai du dimanche, la création d'un chèque carburant de 100 euros par mois. Est-ce que c'est une bonne idée ?
C'est débile. Je vais vous dire pourquoi. Parce que cela veut dire une fois de plus que les républicains ne savent pas où ils habitent. Ça veut dire qu'ils acceptent les hausses des taxes. Ils acceptent les hausses de taxes, et ils veulent donner une compensation par une usine à gaz bureaucratique. Vous allez m'expliquer comment on va donner un chèque de 100 euros acquis, en fonction de quoi. On va mettre des bureaux, on va revenir à l'Union soviétique, des bureaux qui vont distribuer
des chèques. C'est n'importe quoi.
Des vieux politiques, pourtant ils sont jeunes tous les deux. Mais
oui, c'est
la vieille politique dont les Français ne veulent plus.
À propos d'imagination
fiscale,
je voudrais vous soumettre aussi une taxe, parce qu'il y
a
une grande imagination. Sur les vélos,
vous avez vu, une tarte grise sur les vélos, l'association des
maires de France, vous avez été maire, voudrait voir ajouter au budget, pour chaque produit acheté en ligne et livré à domicile, 1 euro serait prélevé. L'idée, c'est de revitaliser les centres-villes, en baissant la taxe foncière, et en, évidemment, en alourdissant les taxes sur les...
Elisabeth Martichoux.
Ça vous paraît ?
Au fou
! Mais il faut arrêter ce concours, les pines de la taxation. Les élus locaux ont qu'à arrêter de donner des autorisations à des grandes surfaces, des hypermarchés partout, qui tuent les centres-villes. Voilà. Je pense que notre pays est couvert d'hypermarchés.
Vous ne
voterez pas pour
si ça arrive à l'Assemblée. Non, mais il faut arrêter cette
idée. On prend d'une main, on redonne d'une main, on rajoute des taxes. C'est un pouvoir. Ce sont des élus qui ne savent plus le bon sens élémentaire. Il faut peut-être avoir du bon sens, enfin.
Alors, le bon sens, Jean-Michel Blanquer l'invoque, en tout cas, pour approuver une décision du rectorat de Créteil, au lycée Maurice-Utrio de Stain, a été nommé un ancien gendarme au poste de proviseur adjoint. Et aujourd'hui, les enseignants de ce lycée font grève. Ils n'acceptent pas ce qu'ils considèrent être un mauvais choix, évidemment.
Eh bien, là, c'est un bon choix qu'a fait le ministre. Et de grâce, est-ce qu'on peut avoir un peu, là aussi, le bon sens ?
Ça
ne vous choque pas ?
Pas du tout. S'il est compétent.
C'est un bon profil.
S'il est compétent pour cet établissement. En revanche,
je veux dire une chose... Les
enseignants se sentent, évidemment, pour eux, l'école, si vous voulez, doit être protégée de toute intrusion.
Mais
il est proviseur adjoint. Il ne
va
pas avoir un bâton et taper sur les
élèves. Donc, ils ont tort, les enseignants.
Là, ils ont tort, oui. Mais, d'abord, les enseignants, si on veut demander à tous les enseignants de France, je ne pense pas qu'ils soient en désaccord. Ils en ont assez aussi d'être... Qu'il n
'y ait
pas de discipline minimum dans les établissements. Mais l'enjeu n'est pas là.
L
'enjeu est judiciaire. Tant qu'il n'y aura pas une justice qui punit les délinquants, vous aurez du trafic de drogue, du racket aux abords des lycées et des drames dans les lycées. Donc, ce qu'il faut, c'est rétablir une chaîne judiciaire, une politique pénale intelligente.
Il y en a, d'ailleurs,
des
patrouilles autour de ce lycée, précisément. Combien d'anciens militants ou élus régionaux frontistes vous ont rejoint depuis l'échec de Marine Le Pen, appelés d'anciens ?
Beaucoup. Une vingtaine de conseillers régionaux, de parlementaires européens et puis beaucoup de cadres qui volent simplement peut-être, je veux dire,
un
programme sérieux et une démarche sincère.
Marine Le Pen a dit, à propos de ces personnes qui vous rejoignent, ils ont traversé la rue pour trouver un nouveau taf. Ils sont tombés sur l'échoppe Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes une petite échoppe. Ce n
'est
pas très flatteur pour
vous ?
Écoutez, je crois que la politique, ce
n
'est pas des petites histoires. Moi, je suis candidat aux élections européennes parce que je crois qu
'il y a
un enjeu européen majeur. Marine Le Pen ne
l
'est pas. Je l'ai soutenu loyalement au second tour. Vous lui
demandez
de soutenir
?
Je pense qu'elle n
'a
pas de candidat à tête de liste motivé.
Ça vous donne du poids, 7% dans les sondages, pour faire le trait d'union entre les Républicains et
la Rassemblement nationale ? Je suis convaincu
que les électeurs républicains, Rassemblement national, Debout la France,
pour
la plupart pensent la même chose sur beaucoup de sujets. Et je suis convaincu qu'il faut l'union pour un jour gagner et changer le pays. Donc je maintiens ma ligne, là aussi du bon sens, l'union sur un programme sérieux, avec des gens honnêtes. Et c'est comme ça qu'on changera le pays le moment venu.
Oui, Laurent Wauquiez vous a dit non, Marine Le Pen ne vous a
pas répondu. Oui, mais leurs électeurs sont libres.
Il est vraisemblable ?
Elle ne m'a
pas répondu, le temps fera peut-être son oeuvre. En tout cas, les électeurs n'appartiennent pas aux hommes politiques et
aux femmes
politiques.
L
'espérance de Nicolas Dupont-Aignan, ce matin sur RTL. Merci d
'avoir fait.
Merci Elisabeth Martichoux. Merci à tous les deux. Il faut arrêter le concours.
L
'épine de la taxation au gouvernement, comme chez nos élus locaux, vient de nous dire Nicolas Dupont-Aignan, et bien justement, vous évoquiez cette hausse du prix du carburant. Et dans notre journal de 8h, nous allons disséquer ce prix et vous allez découvrir exactement la part de taxes qu'il compose. Mais tout de suite, on va trouver Cyprien Signy pour son inattendu. Quant à l'interview d'Elisabeth Martichoux, vous la retrouvez dans son intégralité sur le site rtl.fr. RTL Matin avec Yves Calvi, 7h56.
Nicolas Dupont-Aignan