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InterviewManuel Bompard· 30 novembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseSolidarités & familleÉconomie & entreprises

🔴 Municipales, électricité, Ukraine : Manuel Bompard, invité de Dimanche en politique !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Volodimir Zenski sera demain à Paris. Emmanuel Macron et les Européens veulent s'interposer dans les négociations entre les Américains et les Russes. Est-ce que c'est nécessaire ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Pour vous, est-ce que Volodimir Zelenski est encore un président légitime ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Il est évident que dans l'accord de paix, il doit inclure l'organisation de nouvelles élections en Ukraine. C'est prévu dans l'accord de paix parce que le mandat de monsieur Zelenski est arrivé à expiration. Vous voyez en plus que monsieur Zelenski est un peu entaché ces derniers jours par un scandale de corruption. Pour vous ça entache Zelenski ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Hier, une manifestation à Paris en soutien aux habitants de Gaza pour dénoncer les attaques d'Israël malgré cessé le feu. Depuis le 7 octobre 2023, 70000 Palestiniens ont été tués. La France a reconnu l'état de Palestine. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    À partir du 1er janvier, le prix du carburant pourrait augmenter de 4 à 6 centimes par litre. Tout ce qui est taxe, ça va représenter sur ma facture donc de 830. Sa facture d'électricité a augmenté de 80 € en 1 an. Qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Dernier passage avant le vote qui est prévu le 9 décembre. La première fois vous aviez voté contre. Vous changerez pas d'avis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Manuel BompardFait
    « il faut sortir de cette illusion qu'on a développé pendant des mois et des mois que l'issue de la guerre entre la Russie et l'Ukraine serait une issue militaire. »
  • 0:45Manuel BompardFait
    « il faut qu'il y ait une consultation des populations qui sont concernées par d'éventuels changements de territoire. »
  • 3:30Manuel BompardFait
    « son mandat est arrivé à expiration mais c'est lui qui doit négocier quand même aujourd'hui. »
  • 7:30Manuel BompardChiffre
    « le prix du carburant pourrait augmenter de 4 à 6 centimes par litre. »
  • 7:40Manuel BompardChiffre
    « 36 % des ménages français déclarent avoir souffert du froid l'hiver dernier parce qu'ils ont dû réduire leur chauffage faute de pouvoir payer la facture. »
  • 9:30Manuel BompardFait
    « il y a eu dans le dernier budget, celui qui a été passé par monsieur Baou en force par 493, un certain nombre de mesures qui se sont répercutées sur les prix de l'électricité. »
  • 11:30Manuel BompardFait
    « le gel d'un certain nombre de pensions de retraite ou de prestation sociale. »
  • 13:30Manuel BompardFait
    « il faut avoir décarboné la production d'acier en Europe d'ici à 2030, sinon les capacités de production d'acier vont fermer en raison des réglementations européennes. »
  • 17:30Manuel BompardFait
    « cette commission d'enquête ne respecte aucune des règles qui sont prévues par le règlement de l'Assemblée nationale relative aux commissions d'enquête. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et j'accueille maintenant Manuel Bompard. Bonjour, merci d'être sur le plateau de dimanche en Vicque. Je rappelle que vous êtes coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches du Rô.

Volodimir Zenski sera demain à Paris. Emmanuel Macron et les Européens veulent s'interposer dans les négociations entre les Américains et les Russes. Est-ce que c'est nécessaire ?

Ah, c'est plus que nécessaire. Moi, je regrette. Ça fait depuis maintenant plusieurs années que nous à la France insoumise nous disons, il faut sortir de cette illusion qu'on a développé pendant des mois et des mois que l'issue de la guerre entre la Russie et l'Ukraine serait une issue militaire.

Depuis des mois et des mois, on dit ça doit être une issue diplomatique là. Est-ce qu'Emmanuel Macron vous lui faites confiance justement pour mener ça lui fait pas confiance puisque précisément il n'a pris pour l'instant de longue date aucune initiative qui permettait d'ouvrir la voie diplomatique pour créer les conditions de cet accord de pay et donc on est condamné maintenant à courir derrière les initiatives des États-Unis d'Amérique et de Donald Trump. Initiative qui exclut l'Ukraine de la table des négociations et initiative dans lequel les intérêts de la France et des Européens en vérité ne sont pas pris en compte.

Or, le fait d'avoir une paix qui soit une paix durable qui ne se traduise pas par un nouveau conflit dans quelques mois ou dans quelques années, ça nous préoccupe, ça nous intéresse. Pour vous, est-ce que Volodimir Zenki est encore un président légitime ? Je vous dis ça parce que aujourd'hui dans la presse, Jean- Noël Barreau, le ministre des affaires étrangères, vous vous pointe du doigt la France assoumise en général rappelant que Zelenski a été élu alors que chez la France insoumise ont dit bon bah, il faudrait peut-être d'autres élections et puis il est peut-être pas crédible.

Mais alors d'abord plusieurs choses. Jean-Noël Barre, il donne des leçons à la terre entière. Mais pour l'instant, si on se retrouve dans cette situation où ces négociations s'ouvrent alors que l'Ukraine est en situation de grande difficulté, c'est parce que la France n'a pas joué précédemment le rôle qu'elle aurait dû jouer.

Pour le reste, je vais répondre à votre question. Pour le reste, il est évident que dans le cas et d'ailleurs de l'accord de paix tel qu'il est proposé pour l'instant, il doit inclure l'organisation de nouvelles élections en Ukraine. C'est prévu dans l'accord de paix parce que le mandat de monsieur Zelenski est arrivé à expiration.

On peut comprendre que vu que c'était la guerre, c'était difficile d'organiser les élections présidentielles. Oui, mais s' un accord de paix, ça ne sera plus la guerre. Et alors, il doit y avoir dans ce cas-là la parole, elle doit être au peuple mais d'abord l'accord de paix puis les élections.

Oui, mais il doit être inclus, je crois en tout cas que c'est ce qui est prévu dans l'accord de paix, le fait qu'il y ait un renouvellement d'un processus électoral sur la légitimité de Volodimir Zelenski, elle fait pas de doute à vos yeux. Bah, son mandat est arrivé à expiration mais c'est lui qui doit négocier quand même aujourd'hui. D'accord.

Très bien, mais c'est lui qui est aujourd'hui de toute façon qu'on va recevoir demain. Mais ce que je veux dire ensuite, c'est que moi je suis attaché à la démocratie comme vous, j'imagine et que donc en démocratie, c'est le peuple ukrainien qui doit décider librement de qui sont ses représentants. Vous voyez en plus que monsieur Zelenski est un peu entaché ces derniers jours par un scandale de corruption qui a frappé l'un de ses plus proches qui est d'ailleurs à démissionner. etre vous l'avez vous l'avez suivi.

Donc je pense que ces questions là c'est évidemment au peuple ukrainien de décider librement de qui onire de corruption pour vous ça entimir Zenaski ? Ça va même plus loin. Ah ben c'est pas pour moi.

Je évidemment que j'ai l'impression que en Ukraine ça fait quand même débat. Bien sûr. Maintenant, écoutez, je je pense que le plus important, c'est qu'on crée les conditions d'un retour le plus rapide à la paix, que cette paix, elle soit elle respecte le le la population, le peuple ukrainien et le territoire.

Oui. Mais ça alors précisément, vous voyez par exemple pendant des mois et des mois, on a dit parce que nous nous disions il faut qu'il y ait une consultation des populations qui sont concernées par d'éventuels changements de territoire. On nous a dit oui, vous allez céder aux exigences de Vladimir Poutine.

Aujourd'hui, dans le plan proposé par monsieur Trump et même dans le contre contreplan proposé par les Européens, il y a des sessions de territoire sans aucune consultation des populations concernées. Donc pardon, mais c'est notre position depuis le début qui est beaucoup plus respectueuse des Ukrainiennes et des Ukrainiens. Hier, une manifestation à Paris en soutien aux habitants de Gaza pour dénoncer les attaques d'Israël malgré cessé le feu.

Depuis le 7 octobre 2023, 70000 Palestiniens ont été tués. La France a reconnu l'état de Palestine. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ?

Bah, il faut faire bien davantage. C'est-à-dire que cette reconnaissance, elle n'a aucun sens ou aucun intérêt si elle ne s'accompagne pas de mesures permettant que les massacres des Palestiniens s'arrêtent. Et ces mesures, on les connaît depuis longtemps.

C'est l'arrêt des livraisons d'armes. La France continue à à livrer des composants militaires à l'armée israélienne. C'est c'est c'est tout à fait hallucinant qu'on continue ces livraisons.

C'est la suspension des coopérations économiques. Il y a notamment un accord européen entre l'Union européenne et l'État d'Israël. Il faut faire pression.

Il faut utiliser tous les leviers à notre disposition. Peut-être vous avez vu ces images de deux Palestiniens assassinés par l'armée israélienne. On peut pas dire d'autres mots.

Vraiment, ça doit s'arrêter. Chaque hiver, les Français s'inquiètent de voir leurs factures d'énergie augmenter. L'essence, l'électricité, les abonnements, les taxes qui s'accumulent.

On en a besoin d'essence pour aller au travail et on est on est condamné à à payer autant autant de taxes à chaque fois sur les sur les prix de l'essence. À partir du 1er janvier, le prix du carburant pourrait augmenter de 4 à 6 centimes par litre. Tout ce qui est taxe, ça va représenter sur ma facture donc de 830.

Sa facture d'électricité a augmenté de 80 € en 1 an. Le Premier ministre a décidé par décret d'augmenter les taxes sur le carburant, le fiel, le gaz et l'électricité. Nous refusons que le prix de votre plein, votre facture d'électricité, de fiule ou encore de gaz augmente parce qu'un premier ministre déconnecté en a décidé ainsi. 36 % des ménages français déclarent avoir souffert du froid l'hiver dernier parce qu'ils ont dû réduire leur chauffage faute de pouvoir payer la facture.

Le choc énergétique est tel que nos entreprises sont forcées d'augmenter leurs tarifs et de réduire leurs effectifs pour survivre. Heureusement, nous avons le nucléaire et nous avons un prix de l'électricité qui fait partie des moins chers d'Europe. L'électricité produite en France est plus taxée que le gaz fossile importé.

C'est un contresens économique comme écologique. J'ai souhaité que dans le cadre des consultations politiques qui vont démarrer dans les tout prochains jours avec les différentes formations politiques, on puisse avoir un point de rencontre sur cette question de l'énergie. Il a dit d'ailleurs au titre de ces cinq grands débats qu'il y aurait l'énergie.

Mais franchement c'est c'est de la tartufie. L'important pour le parlement, ça n'est pas que de débattre, c'est de voter sur des textes qui vont s'appliquer et qui auront une vraie portée. Alors, pour expliquer ce qui se passe, Manuel Bompard, pour financer les aides aux voitures électriques, aux pompes à chaleur par exemple ou aux rénovations énergétiques dans les logements, le gouvernement demande aux grands groupes énergétiques de donner de l'argent.

On va dire ça comme ça pour faire simple, mais en contrepartie, ces groupes énergétiques augmentent leur factures. Donc, c'est quoi la solution pour vous ? Est-ce qu'il faut que le gouvernement annule ce décret ?

Euh évidemment d'abord, je veux dire que l'augmentation du prix de l'électricité, ça pèse de manière incroyable sur les conditions de vie des françaises et des Français et aussi, on le dit peut-être pas assez souvent, sur les petites et les moyennes entreprises, les boulangers, les restaurateurs quand qui ont vu parfois leurs factures multiplié par 2 ou multiplié par 3. Donc c'est clair que ça doit être une priorité d'action. Et là quand je vois votre reportage, franchement c'est le bal des tartufes parce que la vérité c'est que si les prix de l'électricité ont augmenté ces derniers mois, euh c'est notamment parce qu'il y a eu dans le dernier budget, celui qui a été passé par monsieur Baou en force par 493, un certain nombre de mesures qui se sont répercutées sur les prix de l'électricité.

Notamment par exemple, on a aligné la TVA sur les abonnements au même niveau que sur la consommation. C'était là, on a augmenté la TVA sur les abonnement. Qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui Donc moi, je demande d'abord qu'on bloque les prix de l'électricité parce que on ne peut pas continuer à laisser ces prix augmenter, qu'on rétablisse des tarifs réglementé pour les particuliers comme pour les petites et les moyennes entreprises.

Et là où je vous disais, c'est le bal tartufes, il faut sortir du marché européen de l'électricité. C'est absurde. Aujourd'hui, on peut diviser quasiment par deux le prix de l'électricité si on sort de ce marché. cette idée que le prix de l'électricité est fixé sur un marché européen.

Quand on a proposé cette sortie au Parlement européen, toute la droite, monsieur Bardella que vous avez passé dans votre reportage, n'ont pas voté contre la réforme du marché européen de l'électricité. Ils ont refusé d'en sortir et aujourd'hui, ils viennent donner des leçons et dire que c'est de la faute des uns des autres, mais ils sont tous responsables de cette situation. Faut agir sur l'électricité, les gens ne s'en sortent plus.

Et puis nous nous avons proposé dans le débat budgétaire d'avoir une mesure qui est la TVA à taux zéro. Ça, j'entends mais sur le décret sur le décret mais sur le décret si vous voulez mettre davantage, attendez sur le décret c'est simple si vous voulez mettre davantage à contribution les entreprise de l'énergie pas de désaccord avec ça mais dans ce cas-là vous devez bloquer les prix parce que sinon et ben évidemment ces augmentations de taxes vont se répercuter sur les partie de la méthode mais pas toute la méthode. Bon, moi j'avais proposé de mettre à contribution par exemple une taxe sur les super profits des entreprises des énergéticiens qui s'en été mis plein les poches mais pas pour que ça se répercute sur les françaises, les français ou les entreprises évidemment.

Dès demain, le budget de la sécurité sociale revient devant l'Assemblée nationale. Dernier passage avant le vote qui est prévu le 9 décembre. La première fois vous aviez voté contre.

Vous changerez pas d'avis ? Non, certainement pas. dans ce budget de la sécurité sociale, il y a des mesures inacceptables.

Le gel d'un certain nombre de pensions de retraite ou de prestation sociale. Le fait qu'on on va s'en prendre aux gens qui sont atteints de de d'affection de longue durée, c'est des mesures qui sont inacceptables. Donc, il faut évidemment le battre.

Alors, vous savez qu'il y a dedans la suspension de la retraite à 64 ans qui fait débat. Non, le décalage, monsieur le T si vous voulez. Bah non, c'est pas si je veux, c'est que OK, mais si vous votez pas, en tout cas, on va dire que l'affaire de la retraite à 64 ans sera attrapée.

Est-ce que vous considérerez vous que ce sera une victoire politique ? Mais non, mais c'est c'est c'est ce n'est rien cette ce décalage. C'est un décalage qui va concerner quelques personnes.

D'accord ? Mais ce serait une victoire politique si vous arriviez à rejeter le projet de loi de la sécurité sociale et la retraite à 64. Moi ma victoire politique c'est de rejeter ce budget de la sécurité sociale parce que il vise à faire peser l'effort sur les les plus faible, les plus les plus pauvres, celles et ceux qui ont déjà le plus de difficultés sur les malades chroniques, sur les apprentis à qui on va dire maintenant qui doivent payer de la CSG et que ces mesures elles sont inacceptables et qu'on refuse de mettre à contribution ceux qui auraient les moyens pour être mis en contribution.

Moi, je veux battre le budget de la sécurité sociale et je veux le battre le budget de de l'État tel qu'ils sont proposés aujourd'hui sont inacceptables justement parce que ça y est, on arrive là au mois de décembre, il faut voter un budget. Vous avez entendu avant vous Agnè Sverren porte-parole des Républicains, qui appelle les socialistes et les écologistes à s'abstenir pour laisser passer un budget. Vous vous compte, vous l'avez dit dans les deux dans les deux cas, mais est-ce que vous pensez pas que cette petite musique, elle puisse éventuellement entrer dans les esprits ?

Bah ça, je sais pas. Il faudra leur poser la question à eux, mais je ne vois pas du point de vue, je rappelle que les écologistes et les socialistes ont été élus sur un programme qui est le programme du nouveau Front populaire. Je ne vois pas dans le budget de la sécurité sociale ou dans le budget de l'État quels sont les points qui ne sont pas en contradiction avec le programme qu'on a défendu devant les électrices et les électeurs.

Monsieur le télé, vous accepterez l'idée que quand on a présenté un programme dans une élection, l'idée c'est plutôt d'y rester fidèle. Sauf que vous voyez que le Parti socialiste hésite entre le voter ou s'abstenir, les voter ou s'abstenir. J'ai vu effectivement que le Parti socialiste a manifestement jeté ce programme.

Quelles conclusion ? Quelle conclusion vous en tirez ? Euh, j'en tire comme conclusion que le Parti socialiste a changé d'alliance, que aujourd'hui il est davantage dans une alliance avec le gouvernement que dans l'alliance sur lequelle ces députés ont été élus.

Et moi, j'appelle les militaires socialistes, les députés socialistes, les députés écologistes à rester fidèles à la parole donnée devant les électrices et les électeurs. Donc à censurer et abattre ce budget, ce budget de la cité à censurer à condition qu'il y ait une motion de censure. Mais il y aura une motion de censure.

Je sais pas vous évoqué il y a quelques temps. Il en aura une, je ne sais pas dans quelle circonstances puisque je ne sais pas, excusez-moi, ça va être un peu technique, quel véhicule le gouvernement va utiliser. Si le gouvernement utilise l'article 493, on déposera une motion de censure en réponse à ce 493.

Si le gouvernement a l'intention de passer son budget en force par ordonnance, on déposera une motion de censure spontanée. C'est les motions de censure dit 492. Mais il y aura l'opportunité de censurer le gouvernement.

Mais euh si Sébastien le Cornu, lui il s'est dit, il a dit "Je ne ferai pas de 493", vous pensez qu'il pourra pas tenir sa promesse ? Bah je j'entends vous parliez des petites musiques, j'entends bien ces derniers jours la petite musique revenir y compris de la part de députés socialistes qui prétendaient avoir obtenu une grande victoire par le renoncement au 493 qui maintenant j'ai entendu monsieur Hollande ou monsieur Caner le président du groupe socialiste au Sénat dire que finalement ce serait peut-être bien que le monsieur le Cornu utilise le 493 donc je dis évidemment que ce serait totalement inacceptable que le gouvernement utilise l'art vous pensez que Basu va pouvoir s'en passer ben je ne sais pas faut lui poser la question à lui. Je vois difficilement comment il va pouvoir s'en passer.

Je vois difficilement comment il peut avoir une majorité euh sur son budget ou son budget de la sécurité sociale pour une raison simple, c'est que les Français n'en veulent pas et que au bout d'un moment quand vous cherchez à imposer par la force une politique aujourd' vous dites il y aura pas de budget d'ici la fin de l'année. Bah en fait ça n'existe pas qu'il n'y ait pas de budget parce que il y a une loi spéciale mais une loi spéciale oui je pense pas qu'il y ait de budget voté avant la fin de l'année et et je pense que le gouvernement doit en prendre acte. Vous pouvez pas continuer à imposer une politique minoritaire par la France ?

Comment en démissionnant ? Ah bah c'est clair. Oui, je pense que le président de la République doit en prendre acte.

Moi je l'ai dit depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, si on n' pas d'élection présidentiel anticipé, on va être condamné pendant 1 an et demi à l'impuissance et on n' pas le temps en fait de perdre du temps. Ils nous font perdre déjà beaucoup trop de temps. La campagne pour les municipales de mars prochain est déjà bien lancée.

En tout cas, à la France insoumise, vous n'avez pas l'intention de laisser passer votre tour. Qui veut devenir maire ou rentrer au conseil municipal dans 4 mois ? Les insoumis généralement peu intéressés par ce scrutin changent de stratégie et lancent ses vedettes.

J'ai l'honneur et le plaisir de présenter ma candidature à la mairie de Paris. De Paris à Marseille, en passant par Roubé, une quinzaine de députés partent à l'assaut des villes plus que des campagnes, une affaire de calendrier. Nous serons à 1 an de l'élection présidentielle dont ceci pourrait bien être un galot d'essai. [musique] Et cette envie d'implantation locale soudaine cible bien sûr des fièves de gauche, ce qui ranime la guerre des anciens partenaires.

On devrait se battre pour arriver à faire basculer des villes de droite à gauche, pas faire tomber des villes de gauche vers la droite parce que c'est ce qui va se produire si leur seule intention est d'aller chercher en fait à battre socialistes, écologistes, communistes. Les diviseurs regrettent la division. Quelle hypocrisie !

Pendant que les États-majors calculent les bénéfices de l'opération municipale sur le terrain, on préférerait l'union. J'ai voté à gauche toute ma vie de l'extrême. Si vous êtes pas ensemble, je vote plus.

En fait, je me suis dit que c'était la seule message. Moi, j'ai envoyé un appel au rassemblement de la gauche. Aujourd'hui, ce qu'on se constate, c'est que la France insoumise a décidé de partir toute seule.

La montée [musique] de l'extrême droite doit nous interpeller et l'Union des droites doit nous interpeller. Il est urgent que les militants de gauche se parlent. [musique] Les municipales, ce sera donc équation locale à géométrie variable avec parfois un pact de non agression.

Il y a des endroits où pour gagner, il faut être ensemble. Nous ne conduirons aucune liste de divisions contre des maires sortants, socialistes, écologistes ou insoumis. Nous, l'Union, on en parle et on l'a fait.

Mais parfois, l'Union impossible des parties se construit dans la rue cette semaine avec Carcelor Mital. Je vais être clair, j'ai besoin desfit, j'ai besoin des socialistes, des écolos, j'ai besoin de la droite, j'ai besoin de tout le monde, de tout le monde parce que si demain il y a plus d'aci en France et nos industries vont tomber. Voilà.

Du coup, toute la gauche s'est retrouvée dans l'hémicycle pour voter la proposition de nationalisation dans l'entreprise. Jeudi soir donc la France Assommise a fait voter la nationalisation d'arcelormitale à l'Assemblée nationale. C'est ce qu'on vient de voir.

Mais aussitôt Roland Liscur, le ministre d'économie a dénoncé une démarche populiste. Le patron d'Arscellormital en France dit "C'est pas possible, c'est même hors de question." Donc cette nationalisation, elle n'aboutira jamais.

Bah ça c'est vous qui le dites. Monsieur l'escure. D'abord il devrait peut-être tenir compte et respecter les votes des parlementaires puisquil y a une majorité de députés qui ont voté pour la nationalisation d'ental présenter une loi.

Et bah peut-être oui puisque j'ai j'avais cru comprendre après la nomination de monsieur le cornu que désormais il y avait plus de 493 et que c'était l'Assemblée nationale qui allait écrire. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ? Bah, je demande au gouvernement d'inscrire la proposition de loi de nationalisation d'harcelorital à l'ordre du jour du Sénat pour que cette navette puisse avoir lieu et ensuite le Sénat peut-être le rejettera et alors on pourra l'inscrire en dernière lecture à l'Assemblée nationale pour qu'elle puisse être votée.

Moi, j'abandonnerai pas cette bataille parce que c'est une bataille. Ah ben, j'ai bien compris que le gouvernement n'a pas l'intention de le faire mais c'est pour ça qu'il faut augmenter le rapport de force et c'est pas juste pour défendre la proposition de la France assouise. C'est une question de souveraineté nationale.

Vous savez, il faut avoir décarboné la production d'acier en Europe d'ici à 2030, sinon les capacités de production d'acier vont fermer en raison des réglementations européennes. Il faut 4 ans pour décarboner nos productions d'acier. L'industriel harcelor aujourd'hui, Arcelor Mital n'engage pas les travaux de décarbonation.

Donc il faut que l'État reprenne la main. C'est pour sauver les ouvriers, c'est pour sauver notre Donc il faut se bouger. Et monsieur lecur, il doit comprendre maintenant que il a échoué sa proposition, sa manière de voir les choses a échoué.

Donc il doit en prendre acte et de déposer une proposition. Exactement. Un projet de loi.

Nous retrouvons Laurence Peron, journaliste politique à France Interre. Rebonjour Laurence. Re bonjour Francis.

La bataille sur tous les terrains. Voilà pour la première fois donc on disait dans le sujet LI se lance clairement dans les municipales. Jean-Luc Lenchon m'a dit que c'était un galot des sec.

Qu'est-ce que vous entendez par galot d'essai présidentiel ? Pense. Oui, parce que je pense bah je vais vous répondre.

Je crois que à l'échelle des communes, on peut engager des transformations, des ruptures qui sont des ruptures indispensables aujourd'hui à l'échelle aussi nationale. Et donc je pense que c'est rupture, c'est une expérimentation locale qui permettrait de expérimentation. les habitantes et les habitants de nos villes ne sont pas des cobaills mais en tout cas je pense qu'ils peuvent bénéficier à l'échelle locale de rupture avec les politiques municipales mise en place aujourd'hui et que cette rupture là elle peut préfigurer ensuite une rupture nécessaire à l'échelle nationale.

Alors dans certaines communes seulement parce que vous présentez majoritairement vos candidats dans des grandes villes. Est-ce que c'est l'illustration de ce que disait Jean-Luc Mélenchon ? C'est-à-dire que les quartiers populaires, les grandes villes et le reste bon non pas du tout.

On a on aura des listes dans aussi des communes qui sont des des plus petites communes. On a on a annoncé la semaine dernière lors de la convention dont vous avez eu la gentillesse de montrer des images euh on a annoncé 500 Non mais pardon je pour une fois que je vous faisais un compliment je voulais vous dire que on a annoncé 500 listes. Voilà donc dans 500 listes il y a effectivement les plus grandes communes.

Après vous savez comment fonctionne nos téléphones une stratégie quand même de rester sur le socle. Il y a une stratégie d'essayer d'avoir des listes dans un maximum de communes. Ensuite en France, dans les élections municipales, dans les petites communes, c'est généralement des listes plutôt sans étiquette qui se présente ou en tout cas pas des listes affiliées à une organisation politique, mais il y aura aussi des insoumis représentés parfois dans des listes dans des communes de 200 300 400 habitants et surtout il y aura des listes insoumises opposées à des sortants socialistes voire écologistes.

Ben pas seulement parce que ça bon j'ai entendu le Parti socialiste, j'ai entendu Olivier Fort dans votre reportage euh se plaindre du fait que les insoumis présentent des candidatures euh dans des municipal Mais attendez quand on a des je vais répondre à votre question mais quand on dé présente une liste aux élections municipales à Toulouse le maire est de droite. Moi cet après-midi, je vais en meeting à Eri dans la région parisienne. Le maire est de droite.

Donc ce n'est pas vrai. Oui mais ce n'est pas vrai d'expliquent j'entends bien. Bah pourquoi ?

Parce qu'on n'est pas satisfait du bilan des politiques municipales mises en place. Moi par exemple, je suis député de Marseille. La première action qu'a faite la municipalité socialiste de Marseille, c'est restreindre le droit de grève pour les fonctionnaires territoriaux et municipaux.

Bah moi, je suis pas d'accord avec cette mesure. Quand à Saint-Denis, dans la ville de Saint-Denis, on ferme les centres pour la jeunesse, je ne suis pas d'accord avec ces mesures. Et donc, on propose de faire mieux dans ces dans ces comm C'est quoi ?

C'est battre les socialistes ou les remplacer ? Bah, les remplacer. Et les remplacer parce que leur bilan est mauvais.

Mais quand vous vous présentez à une élection municipale, c'est que vous avez l'intention de pouvoir diriger la ville pour faire mieux que ceux qui sont en place à que ce que font ceux qui sont en place avant. Ils ne font pas bien les choses. Ah ben pas suffisamment de mon point de vue.

Je vous ai donné quelques exemples avec lesquels je pense qu'on ne peut pas être en accord. Mais je voudrais quand même dire qu'il faut pas être hypocrite quand j'entends monsieur Olivier Fort. Je rappelle que lui-même présente parfois des listes par exemple à Strasbourg ou à Besançon contre des municipalités écologistes sortantes et là personne ne lui dit que son objectif c'est de faire gagner la droite.

Donc c'est la démocratie. J'ai entendu en l'occurrence à Strasbourg ça pourrait être de faire gagner la gauche puisque c'est le retour de Catherine Trotman. Et bah et pourquoi donc à Paris à Marseille ça pourrait pas être pour faire gagner la gauche aussi.

Attendez je veux juste dire une dernière chose. J'entends l'union et cetera. Je rappelle qu'aux élections municipales, il y a deux tours.

Il faut faire plus de 10 % pour être qualifié au second tour. Donc nous nous présentons dans un maximum de ville et au deuxème tour partout partout où nous serons en tête de la gauche, nous proposerons aux autres listes de gauche facile. Et à l'inverse si vous êtes derrière une liste sortante, ça il faudra demander à ceux qui sont devant.

Or, pour l'instant, est-ce que vous poserez des conditions à ce momentl ? D'abord, il faudra demander à ceux qui sont devant parce que pour l'instant, par exemple, monsieur Grégoire qui est candidat du Parti socialiste à Paris dit pas d'alliance avec la France assoumise ni au premier ni au deuxè tour. Donc c'est à lui qu'il faut poser la question de ce qu'il a l'intention de faire.

Je veux dire qu'à ce moment-là pour Emmanuel Grégoire, si il vous dépassait, s'il plait ou alors à ce moment-là, il y a pas de il y a pas d'alliance. Bah, c'est lui qui manifestement on veut pas. Et est-ce que est-ce que il y a une logique de soyons très clair, si les Parisiennes et les Parisiens veulent conserver la ville de Paris à gauche, il faudra qu'au deuxème tour, il y ait une union des différentes listes de gauche.

Donc il faut voter pour la liste de la France à assoumise au premier tour parce que si la liste de la France assoumise est en tête au premier tour, elle proposera l'union à toutes les autres listes de gauche alors que monsieur Grégoire ne le fera pas. Second tour, les listes de gauche pourront compter sur les insoumis s'ils ne sont pas arrivés en tête. Mais les insoumis partout où ils sont en tête proposeront la fusion.

Et quand tu as la question de savoir quand ce qu'on fera quand on est en seconde position, pardon mais le mode électoral fait que c'est la liste arrivée en tête qui doit répondre à cette question. Donc posez-leur la question et s'ils vous disent qu'ils sont prêts à fusionner avec nous, vous revenez me voir et je vous dirai à quelles conditions on le fera. On a quand même l'impression qu'il y a un peu des gauches irréconciliables pour reprendre le vocabuléconciliable. en tête on dit publiquement je le redis devant vous on proposera l'union sur la base du programme que nous aurons défendu au au premier tour et du respect des résultats des électrices et des électeurs pour pouvoir gagner ces villes.

Merci Laurence. On va repartir à l'Assemblée nationale où il y a une commission d'enquête qui a été voulue par Laurent Voquier des Républicains sur les liens existants, je lis hein, entre les représentants de mouvement politique et des organisations propageant l'idéologie islamiste. Il vise la France insoumise, c'est comme ça qu'il l'a dit d'ailleurs très clairement.

Il a l'intention de convoquer Marine Tonduiller la semaine prochaine, voir peut-être aussi Jean-Luc Mélenchon. D'abord, est-ce que il y a une convocation qui a été envoyée ? Vous le savez ?

Pas ma connaissance. Et si c'est le cas, est-ce qu'il doit s'y rendre ? Ben d'abord, je vais vous dire que cette commission d'enquête ne respecte aucune des règles qui sont prévues par le règlement de l'Assemblée nationale relative aux commissions d'enquête.

Nous avons été exclus du bureau de cette commission d'enquête alors que le règlement de l'Assemblée nationale dit que toutes les sensibilités politiques doivent être représentées au bureau de l'Assemblée nationale. Nous avons proposé un certain nombre d'auditions puisque si on veut faire des liens entre les formations politiques et le terrorisme puisque c'est le terme de cette commission d'enquête, bah on avait des idées de personnes à auditionner. Peut-être on aurait pu auditionner monsieur Sarkozy qui puisque manifestement il y a eu des liens avec la Libye de monsieur Kaddafi par exemple, on aurait pu faire ce type d'audition, ça nous a été refusé.

Donc moi, je considère que cette commission d'enquête ne respecte pas les règles et donc ce n'est pas une commission d'enquête et donc je considère que les insoumis ne doivent pas répondre à ces invitations. Aucune invitation à cette commission. De mon point de vue, je pense que à partir du moment où une commission d'enquête ne se fait pas dans les règles prévues par le règlement de l'Assemblée nationale, je ne vois pas pourquoi nous irons y répondre.

Et enfin, je veux vous dire une chose quand même, c'est que j'ai pu consulter un certain nombre auditions qui ont été faites dans cette commission d'enquête. J'ai vu notamment une personne qui est euh directeur du renseignement de la préfecture de police de Paris et quand on lui pose la question de savoir s'il y a des liens entre la France insoumise et des groupes islamistes ou terroristes, il répond "Vous pour lire le le verbe intime de son audition que ce n'est pas le cas." Donc peut-être que c'était un peu un boomerang cette commission d'enquête qui revient un peu dans le visage de celles et ceux qui ont voulu faire un mauvais coup à la France assoumise par cette commission d'enquête.

Une autre commission d'enquête sur audiovisuel publique qui a été lancée là par l'UDR, c'est le Patri Écoti qui se penche sur le service public de l'audiovisuel pour savoir si France Télévision et Radio France font bien leur travail, respectent leurs différents les différentes opinions, sont suffisamment objectifs. Est-ce qu'elle est utile pour vous ? Alors moi, j'aurais sans doute beaucoup de choses à dire sur le service public de l'information de manière générale.

Moi, j'ai pu assister moi-même, d'ailleurs, j'en ai été moi-même protagoniste parfois de de choses qui me correspondent pas. Mais je vois bien comment l'extrême droite mène attendez, je vais répondre à votre question, mais je vois bien comment l'extrême droite mène une sorte de croisade contre le service public de l'information. sert par la même en quelque sorte de bras armé de C News qui a décidé d'engager une bataille et une guerre contre le service public de l'information pour masquer le fait que eux ces news ne respectent aucune des règles du pluralisme et de la déontologie journalistique.

Donc nous évidemment on a des questions à poser sur le service public mais je bah sur le le respect l'ARCOM, comment l'ARCOM fait appliquer un certain nombre de règles sur le respect de la déontologie sur l'équilibre des un groupe de pseudo information qui s'appelle C News qui aujourd'hui fait beaucoup de mal de mon point de vue à la démocratie et qui devrait lui rendre des comptes devant l'Arcom et je dois vous dire à quel point je trouve déplorable que l'ARCOM qui est censé être garante des règles ne fasse pas respecter ses règles. Merci Manuel BomPard d'avoir accepté notre invitation.