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interviewC dans l'air· 28 juillet 2022 67 min

Macron 2 : le coup de barre à droite #cdanslair 27.07.2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:09
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Adopté, le gouvernement a réussi à faire voter à l'Assemblée nationale l'ensemble de ses mesures sur le pouvoir d'achat. Un paquet voté grâce à l'appui des députés Les Républicains qui se targuent d'avoir obtenu en échange des mesures très concrètes comme la baisse des prix du carburant ou encore des aides pour le fioul de chauffage. Faut-il en conclure que finalement, cette assemblée très éclatée fonctionne et que le gouvernement parvient à faire voter des lois moyennant quelques compromis Et puis, autre clin d'œil adressé à la droite, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin promet une loi pour faciliter l'expulsion d'étrangers en situation irrégulière.

Question, le gouvernement peut-il gouverner sans Les Républicains ? C'est le sujet de cette émission de C'est dans l'air, intitulée ce soir Macron 2, le coup de barre à droite. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Roland Quairol. Vous êtes politologue, directeur du Centre d'études et d'analyse de CETAN, directeur conseil de Région Magazine. Soisie Kéméner, vous êtes rédactrice en chef du service politique de Marianne. A lire dans le prochain numéro de Marianne qui sort demain cet article du 28 juin au 28 juillet à l'Assemblée Nationale, le mois où tout a changé. Audrey Goutard, vous êtes chef de service enquête et reportage à France Télévisions.

Et David Revaud-Dallon, rédacteur en chef du service politique du journal du dimanche. Je rappelle votre livre, Les guerres du président, c'est aux éditions du Seuil. Merci de participer à cette émission en direct. Soisie Kéméner, le gouvernement a réussi à faire passer son texte sur le pouvoir d'achat. Et Bruno Le Maire a réagi en disant, nous avons élargi la majorité actuelle avec 54 députés LR. Puisque ce texte est passé grâce à l'appui des députés LR. Si on lit bien la phrase de Bruno Le Maire, ça veut dire qu'il considère maintenant que les députés LR, ils sont dans la majorité. Il dit, nous avons élargi la majorité.

1:57
Édouard Philippe

Oui, parce que c'est un projet de loi de finances rectificatif. C'est la deuxième partie du paquet pouvoir d'achat. Et on dit que, en général, quand on vote le budget, c'est qu'on est dans la majorité. Là, ce n'est pas vraiment le budget. C'est un projet de loi de finances. Mais Bruno Le Maire dit, regardez, ils ont voté. Ils sont 54 sur les 62. Donc, ils sont avec nous. Alors, ce n'est pas si simple que ça, évidemment. Mais on voit bien que ce projet de loi, il a été voté vraiment à quelques voix près. C'est 293, vous l'avez dit. La majorité absolue, c'est 289. Donc, c'est passé tout juste. Et ça donne une idée de ce qui va se passer à l'Assemblée dans les prochains mois.

C'est-à-dire qu'effectivement, le gouvernement a besoin de l'apport des LR. L'apport des LR ne sera pas automatique, systématique. Et surtout, il sera acheté très cher. Parce qu'effectivement, on était sur un projet qui valait 20 milliards. Là, il y a 230 milliards en plus, notamment à cause des mesures qui ont été réclamées. Pas 230 millions, pardon, en plus. Notamment à cause des mesures qui ont été demandées par les LR. Alors, dans un premier temps, les LR ont l'impression d'avoir gagné le bras de fer parce qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient sur les carburants, notamment. C'est là où c'est le plus spectaculaire.

Parce que la mesure de Bruno Le Maire, qui était le ciblage sur les gros rouleurs qui utilisent énormément leurs voitures, là, on les aide. Et puis, en fonction des revenus, là, c'est fini. 30 centimes pour tous, parce que les Républicains n'en voulaient pas. Mais dans un deuxième temps, c'est le deuxième effet. Effectivement, les Républicains se retrouvent, leur patronne par intérim l'a dit ce matin, sur une ligne de crête impossible. C'est-à-dire que ce serait très compliqué d'être une opposition utile. Ils réclament utile.

3:27
Présentateur

Est-ce qu'ils sont dans l'opposition ou dans la majorité ? C'est ça la question qui va se poser pour eux ?

3:31
Édouard Philippe

C'est la question qui se pose. Et là, ils ont été dans la majorité de circonstances, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'ils seront en permanence derrière le gouvernement. Il va falloir acheter très cher leur vote. Et d'ailleurs, premier signal, on a vu, il n'y a pas de session extraordinaire au mois de septembre. Les débats recommencent au mois d'octobre. Pourquoi ? Parce que, et ce n'est pas arrivé depuis 20 ans. Pourquoi ? Parce qu'au mois de septembre, le gouvernement va négocier des compromis en amont avec les R.

3:56
Présentateur

Plutôt que le faire au fil de l'eau pendant les discussions à l'Assemblée nationale, ils vont se réunir en conciliabule auparavant pour dire sur quoi on est d'accord.

4:03
Édouard Philippe

Pour tout préparer, pour que ça se passe mieux.

4:05
Présentateur

Et bien voilà, David Revodalon et Emmanuel Macron nous avaient promis une nouvelle façon de gouverner pendant la campagne présidentielle. La voilà, la nouvelle façon de gouverner. Tout se passe au Parlement avec des négociations avec les députés. Mais ce n'était pas tout à fait prévu comme ça, je crois. Et d'ailleurs, quand il avait promis une nouvelle méthode et un nouveau président, on n'était pas obligé de le croire. Je rappelle que c'était en pleine campagne présidentielle.

Et ce qui était étonnant d'ailleurs, c'est que sa campagne de premier tour, très courte, puisqu'il est rentré en réalité en lice à trois semaines du premier tour de la présidentielle, elle était quand même résolument tournée vers la droite. On sentait qu'en même temps, ça racine dans la deuxième partie du quinquennat. Mais là, très clairement, il y avait des appels du pied à la droite. Même si, pour la campagne de l'entre-deux-tours, il a fait un petit virage à gauche. À gauche. Donc oui, ce qui a été dit est très juste, mais il faut quand même rappeler que ce texte, enfin ces deux textes, puisque le dispositif pouvoir d'achat, c'était deux projets de loi, étaient d'abord extrêmement courts.

Il y avait peu d'articles. Deux, c'était un sujet particulièrement consensuel, même si on a vu que les points de détail avaient créé des oppositions et parfois même des hystérisations et des invectives extrêmement fortes. Mais il s'agissait quand même d'apporter davantage de pouvoir d'achat aux Français ou de les protéger contre l'inflation. Donc c'était un peu compliqué de s'opposer. Et troisième élément, si vous regardez un petit peu le détail et les coulisses de ce qui s'est passé dans l'hémicycle ces trois dernières semaines, ça a nécessité une mobilisation de la majorité et des trois groupes de la majorité sans précédent.

C'est-à-dire qu'Aurore Berger, notamment la présidente du groupe macroniste, a été obligée de rameuter les députés qui devaient être là en permanence. Ils ne devaient pas manquer une seule voix, etc.

Et donc, pour en revenir à ce que disait Swazik sur le fait qu'on a annulé cette session extraordinaire de septembre pour avoir le temps de travailler, ça veut dire que la Macronie a parfaitement, forte de cette expérience en laboratoire parlementaire, a compris que le précipité chimique était très compliqué et que même sur deux textes assez simples et consensuels comme celui-là, si ça occasionnait autant d'oppositions, autant de retournements de situations, autant de coups de trafalgar, parce qu'il y en a eu quelques-uns, il faut le dire, évidemment, la question du RSA, la question du FIUL et plus quelques petites surprises, très clairement, sur un grand texte, une grande réforme ou même sur un budget, un projet de loi de finances comme celui qui va être voté évidemment à l'automne, ça ne passerait pas comme une lettre à la poste et donc ça va nécessiter beaucoup plus de travail en amont, d'où l'annulation qui est une première effectivement depuis très longtemps.

C'est vrai qu'Audrey Gothard, si on voit le verre à moitié vide, on se dit que ça a été compliqué de faire voter une loi qui constituait à distribuer de l'argent, c'était une voie pour le pouvoir d'achat. Quand demain il va falloir faire une loi sur l'allongement de la durée de travail, la réforme des retraites, sur réduire les indemnités chômage, là, qu'est-ce que ça va être on se dit ? Oui, compliqué, compliqué, mais en même temps, est-ce que ça ne correspond pas à ce que souhaitent les Français ?

Finalement, lorsqu'on étudie les sondages, on voit bien que les Français aujourd'hui veulent de la négociation transpartie, ils veulent de la discussion, ils veulent, quitte à ce qu'il y ait du combat, mais en fait que ça se passe dans l'hémicycle plutôt que dans la rue. Finalement, lorsque l'on voit ce qui s'est passé ces dernières années, on voit que faute de discussion dans les assemblées, on se retrouvait avec des manifestations dans la rue, et cette colère qui s'est exprimée, notamment au travers des Gilets jaunes.

Aujourd'hui, oui, effectivement, les partis ne se mettent pas d'accord, même au sein même, on voit bien qu'au sein des macronistes, Horizon s'est démarqué sur la prise en charge par les collectivités locales de l'augmentation du RSA, parce que Horizon veut s'implanter au niveau des collectivités locales, au niveau des élus locaux, donc c'était important pour eux de montrer qu'ils étaient capables de se différencier même du parti au pouvoir.

Bref, tout ça est passionnant finalement pour nous, observateurs, et passionnant aussi pour les Français, parce que lorsqu'on discute, on voit bien autour de nous que ça remet la discussion au goût du jour et la négociation, d'où l'intérêt effectivement de voir qu'en septembre, le gouvernement ne se fera peut-être plus avoir de la même manière en négociant, en discutant en amont, plutôt que de se retrouver comme là, avec des dissuels de couloirs qui ne fonctionnent pas toujours. Mais cette contestation qu'on a à l'Assemblée nationale, vous dites peut-être que ça nous évitera de la voir dans la rue maintenant, elle est dans l'émission. C'est une analyse et c'est une possibilité.

Roland Quairol, votre analyse, est-ce que ça va pouvoir tenir 5 ans au vu du premier mois d'échange à l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'on va pouvoir fonctionner comme ça pendant 5 ans ? Écoutez, moi je viens de temps en temps à Cédon L'Air et je prends chaque fois la leçon de journalistes qui m'expliquent que c'est intenable et d'ailleurs que ça ne marcherait pas dès le premier mois. et pour toutes les raisons qu'on redit chaque fois. Et moi, je suis probablement le ravi de la crèche, celui qui croit avec optimisme au fonctionnement des institutions. On est deux alors.

Oui, je suis d'accord avec ce que vous avez dit, mais au-delà de ça, je fais valoir, il y a 23 parlements en Europe qui fonctionnent comme ça. Et personne ne se demande quand ça va éclater. Toute la discussion pendant des semaines ici, ça a été quand sera-t-il obligé de dissoudre ? Alors qu'est-ce que c'est sorti pour le moment ? Mais il y a toujours cette idée, ça ne va pas tenir. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas ? Alors si je sais bien, on me dit, les 23 parlements européens qui fonctionnent comme ça, ils sont dans des cultures habituées aux compromis et nous pas. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Les Français, ils savent faire des compromis comme les autres.

Ils en font dans leur travail, dans leur vie professionnelle, dans leur vie familiale, je ne vois pas pourquoi, seuls les parlementaires ne sauraient pas passer des accords. Eh bien, ils l'ont montré. Ils l'ont montré, et quand même, ils l'ont montré comme s'il y avait une majorité. Le texte qui sort des délibérations parlementaires, il ressemble étrangement au texte qui avait été présenté. Alors il y a des amendements. Ah, incroyable ! On a fait un accord sur des amendements. Bruno Le Maire, il va même plus loin que Soazic, puisqu'il dit qu'il a accepté 350 millions de dépenses en plus. Il faut 350 quand vous engagez 20 milliards.

Si c'est le prix à payer pour avoir pratiquement tout un groupe parlementaire d'opposition qui vote avec vous, il doit être quand même très heureux. Voilà, donc je pense que tout ça prouve que c'est techniquement et politiquement possible. Que la loi se fasse au Parlement et moins dans les ministères. Incroyable ! Oui, mais est-ce que c'est nouveau ? La loi se fait au Parlement, incroyable ! Oui, mais c'est vrai que techniquement, elle se faisait avant dans les ministères. Mais absolument ! Je crois qu'on est entrés dans une phase parlementaire de la Ve République. Voilà, c'est une nouvelle... Mais ce n'était pas l'ADN de la Ve, c'est ça ? Ah, mais absolument pas, ce n'était pas du tout ça.

Encore que, les auteurs de la Constitution, à commencer par Michel Debré, ils étaient aussi très parlementaires. C'est pour ça qu'il y a dans cette Constitution tout et son contraire. On peut en avoir une lecture ultra-présidentielle, on peut aussi en avoir une lecture extrêmement parlementaire et les règlements successifs de l'Assemblée nationale se sont chargés d'ajouter des tas de petits tricotages possibles qui permettent à un gouvernement de gouverner sans majorité. C'est ce qui est en train de se passer. Donc, Soazic Kéméner, que la loi se fasse à l'Assemblée législative, finalement, c'est presque un retour à la normalité ?

11:17
Édouard Philippe

Mais bien sûr, d'ailleurs, les Français se sont réjouis de cette nouvelle situation. On a vu dans les premiers sondages, en tout cas, on verra ce qu'il en sera dans quelques mois, mais le premier réflexe a été, ah, ils vont discuter et ça va être canalisé au sein de l'Assemblée. Après, la question, et le moment qui était intéressant dans le mois qu'on vient de vivre, c'est la confrontation entre la majorité, qui est une majorité relative, mais une majorité, et cette nouvelle donne politique. Parce que tout au départ, la question, et d'ailleurs, les oppositions l'ont posé, mais je trouve à bon escient, c'est est-ce qu'ils ont réalisé ce qui s'était passé ?

Est-ce qu'ils ont compris à quel point il allait falloir discuter ? Et donc, on a vu, peu à peu, les macronistes changer de culture. C'est ça qui est intéressant dans ce qui s'est passé dans le mois qui vient de s'écouler. Et donc, peu à peu, on a vu...

12:04
Présentateur

C'est-à-dire que les ministres vont à la rencontre des députés qui le méprisaient auparavant ?

12:07
Édouard Philippe

Alors, ce n'était pas du mépris, parce que Bruno Le Maire, par exemple, est un ancien parlementaire. Non, mais pendant cinq ans, tout est passé. C'est-à-dire que tout était facile. Il y avait des difficultés à l'extérieur, des difficultés énormes, la pandémie, les gilets jaunes, des difficultés internationales, mais l'Assemblée n'était pas un sujet. Tandis que là, il a fallu réapprendre à discuter, retrouver les faiseurs de majorité, c'est-à-dire dans quel groupe, avec qui on peut discuter finement, précisément, parce que ce qu'on a vu, c'est des... Il y a eu l'art de la rhétorique qui était très présent, et c'est très intéressant de regarder les débats.

Il y a des gens qui sont passionnés, qui passent leur soirée à regarder les débats de projets de loi de finances rectificatives, parce qu'il se passe des choses, parce que c'est...

12:48
Présentateur

L'Assemblée redevient un lieu de vie, et c'est plaisant de regarder.

12:52
Édouard Philippe

Mais en même temps, ce qu'il fallait aussi apprendre à dire, et c'est ce qu'a fait Bruno Le Maire, et ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire, sur les carburants, quand on voyait Bruno Le Maire, il y a encore trois semaines, un mois, il disait, non, ce n'est pas possible d'arroser tout le monde, il faut absolument rester ciblé. Donc il y a eu un changement philosophique. Alors ce n'est pas un changement philosophique majeur, et ça ne va pas renverser le cours du monde. N'empêche, on a vu la Macronie, la Renaissance, il y a eu des bisbis, on en parlera tout à l'heure avec Horizon, mais on a vu un pouvoir prendre en compte la nouvelle donne.

13:26
Présentateur

David Revaudalot, maintenant les journalistes politiques vont davantage à l'Assemblée, parce que c'est là que ça se passe maintenant, alors qu'avant d'aller au ministère... Il y a un retour en grâce de l'Assemblée, c'est vrai qu'il y a eu une conversion ultra rapide à la culture du compromis et du consensus parlementaire. Je rappelle que pendant cinq ans, on a quand même eu, c'était vrai, une Assemblée d'une majorité assez importante de députés, pour la plupart, on le dit, et c'est vrai, Godillot, et une opposition, en l'occurrence les Insoumis, qui était de mémoire 16, et qui était extrêmement virulent, radicaux, qui faisait des coups, mais qui ne faisait pas vraiment avancer les choses.

Donc là, on est dans une configuration autre, et on revient à votre question initiale. Oui, Macron, contraint et forcé, doit se convertir au compromis. Et donc, ses ministres, son gouvernement, sa majorité, les cadres de cette majorité, se convertissent à la discussion, avec les autres groupes, les ministres reçoivent les députés. Je crois que sur un plan personnel, la conversion d'Emmanuel Macron serait quand même un peu limitée, parce que vous le savez, on chassait le présidentiel, et il revient toujours au galop. Il a toujours une lecture très... Très verticale. ...verticale de la Constitution. Il est hélas... Le président décide, les autres exécutent.

Voilà, mais il est obligé de tenir compte de cette nouvelle donne parlementaire, évidemment. Alors, il aura fallu de la répartie, de la souplesse, et beaucoup de patience. Le gouvernement ressort bousculé du marathon qui s'est conclu au petit matin par l'adoption du paquet pouvoir d'achat dans une assemblée en ébullition. Un baptême du feu pour les députés de la nouvelle majorité relative qui doivent apprendre à composer et à encaisser les coûts. Reportage de Juliette Perrault avec Juliette Vallon et Clément Voyer.

14:56
Invité

Il est près de 2h du matin la nuit dernière.

15:05
Locuteur non identifié

Chers collègues.

15:08
Invité

Plutôt dans la soirée, les députés ont adopté un amendement pour revaloriser de 500 millions d'euros les pensions de retraite. Inenvisageable aux yeux de Bruno Le Maire.

15:18
Présentateur

Et les retraités de France savent que l'endettement public pèse sur leurs enfants et leurs petits-enfants. Ils sont plus responsables que vous.

15:27
Invité

Le ministre de l'économie demande à ce que le texte soit revoté. Bronca dans l'hémicycle.

15:34
Présentateur

Vous êtes à l'instant des mauvais perdants et vous ne pratiquez pas le jeu démocratique.

15:40
Locuteur non identifié

Je pense qu'il est venu le temps d'admettre les votes de cette assemblée. C'est un amendement que le Parlement a voté en conscience. Ce n'est pas une maloeuvre parlementaire, ce n'est pas une manoeuvre des députés, ce n'est pas une manoeuvre de couloir comme ce que vous venez de faire. C'était le Parlement souverain qui a voté un amendement en toute connaissance de cause et en toute souveraineté.

16:00
Invité

En vain. Bruno Le Maire gagne son pari. A l'issue du second vote, l'amendement est annulé.

16:06
Présentateur

Nous sommes la majorité que vous le vouliez ou non. Nous ne sommes pas la minorité. A tous ceux qui disent que vous ne supportez pas la démocratie, je réponds que la démocratie ce n'est pas l'anarchie.

16:29
Invité

Un passage en force dénonce les oppositions. Une décision guidée par des impératifs budgétaires se défend ce matin le ministre en charge des relations avec le Parlement.

16:39
Locuteur non identifié

Pendant des dizaines d'heures, nous avons pris en compte l'avis des parlementaires. Il y a eu des votes, il y a des votes qui étaient positifs, il y a des votes qui étaient négatifs. On en a pris acte parce que c'est ça la démocratie. Mais sur un texte, sur un sujet comme celui-là, on est sur un amendement d'appel avec une finée des conséquences financières très lourdes, on ne pouvait pas laisser passer ça. ce qui ne remet absolument pas aux causes la nouvelle méthode et ce travail constructif qu'on a eu et démocratique qu'on a eu avec le Parlement.

17:06
Invité

Une nouvelle méthode à laquelle s'essaye Aurore Berger, présidente du groupe Renaissance. A une semaine de la pause parlementaire, les troupes sont déjà fatigues.

17:17
Locuteur non identifié

Ça tire un peu, les yeux sont de plus en plus petits, mais il y a une vraie cohésion. Je pense que paradoxalement, le fait d'être en majorité relative fait qu'il y a une cohésion qui est d'autant plus forte au sein du groupe parce que chacun se sent beaucoup plus en responsabilité.

17:32
Invité

Une majorité sur le fil qui se retrouve ce matin-là en réunion de groupe au milieu d'une semaine agitée. Quelques applaudissements pour se remotiver car en réalité, le chemin est encore long et cela, Aurore Berger le sait.

17:47
Locuteur non identifié

C'est-à-dire qu'avant, on arrivait dans l'hémicycle, il n'y avait quasiment jamais de surprise. On savait comment ça allait aboutir. Là, on voit bien qu'en fonction de l'orientation de la discussion, en fonction de la nature des débats, en fonction de la température de l'hémicycle, les choses peuvent se basculer. Et donc, ça impose aussi plus de souplesse, de capacité à modifier ce qu'on avait imaginé, et de suspendre ici une séance en disant qu'on va retravailler sur un autre type de compromis. Donc, c'est ça qui est nouveau, qui n'est pas simple, mais qui est, encore une fois, je pense, ce qu'on attendait de nous.

18:18
Invité

Et parfois, il y a de mauvaises surprises. Samedi dernier, les députés Horizon alliés de Renaissance n'ont pas suivi le vote de la majorité sur un amendement compensant la hausse du RSA. Le parti d'Edouard Philippe assume, hors de question de se faire écraser.

18:33
Locuteur non identifié

Nous sommes membres de cette majorité, nous voulons pleinement participer à cette majorité, être ensemble dans la construction de ce projet commun, sans pour autant apprendre un certain nombre de choses au dernier moment. Je l'ai dit très tranquillement, lorsque des deals sont passés, nous sommes heureux qu'ils soient passés parce que nous voulons le consensus, nous voulons qu'il soit le plus large possible, mais il faut que nous travaillions ensemble pour pouvoir définir les conditions de ces rapprochements et ne pas les apprendre au dernier moment.

19:03
Invité

Des deals passés avec les Républicains, par exemple sur la question des carburants. Un allié important pour la loi sur le pouvoir d'achat, mais qu'en sera-t-il sur d'autres dossiers dans quelques mois ?

19:15
Présentateur

Question téléspectateur David Revaud-Dallon, c'est Catherine en Côte d'Or. Va-t-on devoir subir une Assemblée nationale indisciplinée et turbulente pendant 5 ans ? On sait qu'Éric Ciotti s'est plaint du relâchement vestimentaire des députés de la France insoumise en leur demandant de porter une cravate parce qu'à l'Assemblée, on représente la France. Il faut que les Français soient fiers de leurs députés. C'est parce que j'en porte une que vous me posez la question. Mais voilà ! Je crois qu'il y a deux choses. Il y a le vestimentaire, mais c'est un autre sujet. Et puis il y a la tonalité des débats, l'atmosphère, la température, comme disait Aurore Bercher dans votre reportage.

Et de fait, la température est très chaude effectivement, puisque c'est normal avec quelques 90 députés RN, avec quelques 120 députés de la NUPES, dont trois quarts d'insoumis. Évidemment, les invectives, les noms d'oiseaux fusent. La majorité est elle-même relative donc en situation de faiblesse, donc plus de tensions. Et donc, je pense que oui, pour répondre à la question de votre téléspectatrice, ça va durer pendant cinq ans. Si jamais, on ne dissout pas. Pourquoi ces invectives ? C'est aussi pour faire le buzz et être pris sur les réseaux sociaux ? Bien sûr, oui, il y a la question des réseaux sociaux qui accompagne... Qui s'est invité ?

Qui s'est invité effectivement, parce qu'on a des vidéos, on a ce qu'on appelle des punchlines, ces petites phrases, ces petits mots, ces sorties et ces saillies des députés qui sont parfois aussi montés et scénarisés pour justement prospérer sur les réseaux sociaux. Et après, il y a des questions de stratégie. Très clairement, le groupe insoumis, lui, est dans une posture presque de guérilla ou révolutionnaire, c'est-à-dire que leur idée, c'est effectivement de préparer la prochaine élection et de montrer qu'ils sont beaucoup plus virulents que le Rassemblement national, bien sûr que les socialistes, les écologistes, etc., qui ne feront aucun compromis et donc ça passe par des coups.

Mais c'était la même stratégie en 2017, souvenez-vous, sauf que la différence, c'est qu'ils étaient 16. Souvenez-vous, ils venaient en maillot de foot, c'était le cas de Ruffin, ils venaient avec des paquets de pâtes à l'Assemblée pour dire que ce n'était pas bien de supprimer quelques euros dans la location APL, la location logement des étudiants. C'était d'ailleurs assez bien fait. Mais c'est la même chose, sauf que là, ils sont 5 fois plus et donc forcément, ça s'entend, ça se voit beaucoup plus. Et du coup, les débats s'éternisent. Roland Quairol, Bruno Le Maire s'est plaint de débats interminables à l'Assemblée nationale. Ce texte a été adopté à 3h45 la nuit dernière, donc ce matin.

C'est tellement long qu'Emerick Caron, qui est le nouveau député de la France Insoumise, a quand même s'en été mu. Il dit, on va donc y passer la nuit, pas sûr que la démocratie soit efficace ainsi, pour la fatigue. Il était une heure et quart quand il a tweeté ça du matin. Est-ce qu'on réfléchit bien ? Est-ce qu'on travaille bien à une heure du matin ? Et qu'on sait qu'on a encore toute la nuit à travailler ? Je crois que ça dépend des individus. Il y en a qui travaillent mieux la nuit que le jour. Mais ce qui est clair, c'est que la démocratie, ça prend du temps. Dans une dictature, on a une mesure à prendre, on la prend, elle est prise, elle est obligatoire.

La démocratie, c'est comme le compromis, c'est le compromis, c'est la discussion, et c'est qu'il faut trouver des arrangements. C'est long. Il n'y a pas un peu d'obstruction parfois de la part d'opposition qui serait de mauvaise foi ? Bien sûr qu'il y en a. Bien sûr qu'il y en a. Et le groupe qui va poser le plus de problèmes, qui commence à en poser le plus, c'est celui des Insoumis, parce qu'ils ont théorisé cette idée de la rupture permanente. Sur tout événement, sur tout texte, sur tout amendement, c'est l'occasion de montrer qu'on est une opposition résolue, qu'on est là et qu'on ne laissera rien passer.

Donc évidemment, il faut se servir, dans ces conditions-là, de toute possibilité, en séance, en commission, sur le vote des amendements, en permanence, de dire non et de faire le buzz. C'est une stratégie. Est-ce que leurs électeurs en sont contents ? Sûrement oui. Est-ce qu'ils en seront contents tout le temps ? Le pari des alliés de la NUPES, certains écologistes et beaucoup de socialistes, enfin beaucoup, ceux qui leur restent de députés, c'est de se dire non, ça c'est trop. Il vaut mieux quand même avoir une attitude qui soit plus souple et plus compréhensible par l'opinion. Mais donc là, c'est un problème d'interprétation de l'opinion.

Est-ce que l'opinion demande en effet plus de tricotage démocratique ou est-ce qu'elle demande de temps en temps une opposition plus résolue ? Là, c'est l'actualité qui nous expliquera ça. – Audrey Goutard, il faut reconnaître que LFI se positionne en opposant. Ils ont voté contre, alors que là où le RN s'est abstenu et là où les Républicains ont voté pour le gouvernement, au moins, ils jouent leur rôle à 100% le rôle d'opposant. – En effet, ils jouent leur rôle d'opposant et c'est une stratégie politique. Il ne faut pas voir ça comme une indiscipline. Le problème n'est pas là, ce ne sont pas des agitateurs indisciplinés, on n'est pas à l'école, donc ce ne sont pas des mauvais élèves.

Ce sont des politiques qui réfléchissent à une stratégie et qui l'appliquent. Ils l'appliquent en… Finalement, on a connu ça, l'Assemblée nationale ne doit pas se retourner dans sa tombe en voyant ce qui se passe. L'Assemblée nationale, 4ème République, c'était autrement plus agité. Donc là, on revient effectivement à un débat politique un peu musclé, mais qui est une stratégie politique. Ce ne sont pas des gens qui s'égarent. Après, effectivement, il y a ce qu'on veut en faire et ce qu'on veut quelque chose de construit.

On voit bien que LFI, aujourd'hui, a envie de porter le débat et d'ailleurs, pendant toutes les discussions, de porter le débat sur ce qui est important pour eux, c'est-à-dire l'hôpital, les retraites. D'ailleurs, le ministre de l'Économie, M. Le Maire, a rappelé en plein débat qu'on déviait, que les députés LFI déviaient et partaient trop sur d'autres problématiques que celles du pouvoir d'achat.

Donc on voit bien qu'ils sont au taquet, comme on dit, pour essayer d'aborder les thèmes qui leur importent et surtout pour montrer à la population et à ceux qui regardent sur les réseaux sociaux ce qui se passe à l'Assemblée aujourd'hui pour leur montrer qu'ils n'ont pas oublié effectivement leurs principaux combats. Qui ils étaient. Alors, on l'a dit, LFI a voté contre, le RN s'est abstenu et les Républicains ont voté pour ces deux textes. Question du coup de Gérard dans les Bouches du Rhône. Les Républicains sont-ils encore dans l'opposition ?

C'est vrai qu'au début on avait un Olivier Marlex qui est le chef des Républicains à l'Assemblée nationale dire moi je suis résolument dans l'opposition et puis là finalement ils votent pour le gouvernement. Avec le gouvernement.

25:27
Édouard Philippe

Et ils ont voté avec quelques satisfactions. C'est-à-dire qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient. On l'a dit tout à l'heure sur le carburant, sur le fuel aussi, sur une aide aux propriétaires qui pour certains en tout cas qui se chauffent au fuel. Donc ils peuvent considérer si on se met à leur place qu'ils votent d'accord le texte de la majorité mais améliorer grâce à leur travail et grâce finalement au bras de fer qu'ils ont engagé avec le gouvernement. Un bras de fer assez utile assez efficace.

25:55
Présentateur

Mais c'est plus un parti d'opposition.

25:56
Édouard Philippe

Alors théoriquement l'opposant c'est celui qui ne vote pas le budget. Donc en fait la vérité des chiffres elle se fera à l'automne enfin ça va se dérouler pendant tout l'automne au moment de la discussion budgétaire parce que là on est dans un projet de loi de finances rectificative vu l'inflation. C'est pour répondre à l'inflation. Donc on est encore dans cette interrogation. Il y a bien que le gouvernement va choyer les républicains et que le mouvement naturel il n'y a pas tellement de choix pour les républicains. C'est d'aller tout doucement tout doucement tout doucement vers la majorité. Ils vont se faire râper.

Mais ils ne vont pas se faire râper si facilement pour une simple raison c'est qu'ils ont une échéance interne. C'est-à-dire qu'il va y avoir la présidence des LR qui va être remise en jeu. Là pour l'instant Christian Jacob est parti. Il y a une présidence une présidente par intérim qui s'appelle Annie Gennevard et il va y avoir une élection au début du mois de décembre. Et là on voit que les personnes qui se présentent pour l'instant on imagine qu'Éric Ciotti est candidat il est possible qu'Aurélien Pradier soit lui aussi candidat. On va voir si Bruno Rotaillot est lui aussi candidat.

En tout cas ce n'est pas des facilitateurs ce n'est pas des personnes constructives qui auront envie de tendre la main au gouvernement. Donc ça va être très compliqué parce qu'on va être dans une campagne interne c'est toujours assez âpre à droite même s'il y a moins d'intérêt qu'au moment de la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon en 2012. Mais il y aura cette campagne et de l'autre côté des députés qui seront bon là quand même ils ne sont pas éloignés.

27:17
Présentateur

Les députés seront légèrement macronisés alors que le parti sera résolument dans l'opposition.

27:22
Édouard Philippe

Voilà on peut dire que c'est aussi un pari qui peut être intéressant pour l'exécutif de se dire ils vont encore se déchirer une nouvelle fois on a l'impression que la démultiplication va se poursuivre pendant des années et des années et puis finalement à l'Assemblée ils finiront par voter on verra.

27:36
Présentateur

C'est juste la poursuite de la déliquescence de la droite depuis l'irruption d'Emmanuel Macron et de la captation d'une partie de cet héritage par la Macronie. J'ai envie de reprendre cette expression un peu populaire mais les républicains ne savent plus où ils habitent déjà depuis 6 ans et c'est ce qui explique l'échec de Valérie Pécresse aussi à la présidentielle qui était coincée entre une droite dure la ligne Ciotti qui penchait plutôt vers Le Pen et Zemmour et de l'autre côté une droite modérée libérale à la sauce Macron.

Donc c'est la poursuite de ce zigzag permanent et les atermoiements stratégiques de Vélère que vient de décrire Soazic c'est exactement ça c'est-à-dire que vous avez à l'Assemblée des gens qui votent des mesures certes en insistant pour obtenir des arbitrages des amendements etc. Et puis de l'autre côté vous avez sur le plan stratégique quelques leaders qui tentent de prendre le parti qui sont sur une ligne d'opposition frontale donc attention à la schizophrénie et attention au grand écart parce que souvent en politique comme en sport c'est risque de claquage. Roland Quairol question Naïve où est Elisabeth Borne ?

On a l'impression qu'on entend que Bruno Le Maire parler des affaires du gouvernement.

Dans un texte sur le pouvoir d'achat c'est assez logique elle a été très présente dans la première partie c'était sa déclaration de politique générale elle a plutôt réussi son coup ben là je crois qu'elle continue à gouverner mais c'était normal que ce soit Bruno Le Maire le père du plan pour le pouvoir d'achat qui soit là du coup d'ailleurs c'est lui qui retire le bénéfice du vote des 54 il a pris du poids il pense à la suite c'est un ambitieux Bruno Le Maire évidemment si vous me voyez avec mes gros sabots oui avec ou sans gros sabots il a déjà été candidat à une primaire de la droite ça s'était très mal terminé tellement mal terminé qu'on se disait qu'il aurait du mal à réagir bon il est devenu Macronien il est devenu l'un des piliers lui et Darmanin sont les deux principaux et ils ont d'ailleurs été élevés dans la hiérarchie gouvernementale au niveau 2 et 3 qui symbolisent la situation actuelle c'est le maire qui peut dire qu'il a amené à lui les républicains les républicains d'ailleurs qui auront d'autres occasions de montrer qu'ils ne sont pas vraiment dans la majorité tout ce qu'a dit Swazik est vrai moi quand du temps assez lointain où j'étais étudiant il y avait déjà une bataille entre constitutionnalistes pour savoir comment le mieux définir ce qu'était qu'être dans la majorité sous la 5ème république et certains disaient comme vous c'est le fait de voter le budget ou de ne pas voter contre le budget et d'autres disaient c'est le fait de ne pas voter la censure les républicains pour le moment ils ne votent pas la censure et ils votent les mesures budgétaires donc apparemment ils sont dans la majorité mais il y aura des occasions de montrer à partir d'octobre que non et moi je crois que le parti les républicains il va encore tenir sur cette ambiguïté pendant quelques temps mais je crois comme Swazik que la grande affaire ça va être leur vote interne pour le congrès c'est le novembre je crois dans lequel ils vont finalement devoir choisir et là ça aura une influence sur les députés donc ils vont être forcés les députés quand même d'accentuer un peu leur degré d'opposition tout ça va rendre les choses assez intéressantes mais voilà je crois qu'il ne faut pas s'arrêter à ces définitions simples de majorité et opposition ça va avoir des contours qui vont être fluctuants il y aura des textes qui seront probablement adoptés avec beaucoup moins de républicains peut-être des gens du groupe plus haut la liberté territoire et outre-mer peut-être quelques-uns avec quelques socialistes vous avez remarqué qu'il y avait déjà six socialistes qui n'avaient pas voté la motion de censure bizarre quand même c'est le premier texte sur lequel on a à se prononcer bref il y a peut-être plus de mou et de flou possible dans ces définitions de majorité et d'opposition choisi qu'éménère parmi les indisciplinés il y avait même eu les députés du parti d'Edouard Philippe Horizon qui ont fait un petit coup de trafalgar en faisant adopter un amendement pour le RSA est-ce que c'était une façon pour Edouard Philippe de se rappeler au bon souvenir de la Macronie et de rappeler que lui aussi il a nourri de grandes ambitions face à un Bruno Le Maire dont je disais qu'il se mettait en avant en ce moment

31:51
Édouard Philippe

c'est presque existentiel pour Horizon et pour Edouard Philippe c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez une majorité relative de toute façon l'apport il doit se faire à l'extérieur si on avait été sur une majorité absolue avec Horizon et avec le Modem là Horizon et le Modem auraient eu toute leur place pour dire vous voulez qu'on vote vous avez besoin de nous écoutez ce que nous avons à vous dire monsieur le président ou madame la première ministre mais là ils sont engloutis dans cette nouvelle situation politique donc il faut exister et donc ce qui reproche au gouvernement finalement les députés Horizon c'est d'avoir pas assez discuté avec eux de partir du principe que comme on est dans une situation politique très dure politiquement et bien enfin très dure très tendue ils allaient se lever comme un seul homme et soutenir évidemment les propositions du gouvernement d'Elisabeth Borne et en fait c'est pas si simple alors évidemment derrière tout ça il y a cette vous avez raison il y a cette rivalité entre les deux hommes qui sont sur deux stratégies différentes il y a la stratégie par l'intérieur celle de Bruno Le Maire c'est le meilleur élève c'est aujourd'hui quasiment le vice-premier ministre il est infaillible il est là il tient la baraque il reste à traverser mais l'enjeu c'est la succession d'Emmanuel Macron bien sûr et de l'autre côté un Édouard Philippe qui passe par les extérieurs qui est un jour là un jour pas là qui est beaucoup plus alternatif finalement qui est dans soutien à Emmanuel Macron mais parfois en retrait et alors ce qui est très intéressant c'est que certains au gouvernement regardent ces deux là et se disent que de toute façon c'est toujours comme ça c'est à dire qu'on voit un duo un duel en début de quinquennat et ça se termine jamais de cette façon là et alors ils ont le nez sur les sondages ça pourrait être un troisième voilà ils ont le nez sur les sondages de popularité et donc je vous le lis mais certains disent mais regardez regardez la popularité de quelqu'un comme Castex ça prouve finalement que peut-être que les français auront envie de pas un clone d'Emmanuel Macron pas quelqu'un qui ou en tout cas qui lui ressemble à ce point là peut-être qu'ils auront envie de quelqu'un d'un peu différent et donc certains ministres alors c'est aussi une façon de ne pas choisir entre Bruno Le Maire et Édouard Philippe et puis de renvoyer ces débats à plus longtemps mais la guerre de succession a commencé en sourdine et vous venez de rajouter

33:54
Présentateur

un nom Jean Castex voilà 57 ans il a c'est jeune en politique moi je veux rajouter un quatrième Gérald Darmanin il y a 15h nous avons mis fait la lune du JDD à quoi joue-t-il et vous aviez la photo de trois compères c'était Édouard Philippe Gérald Darmanin et Bruno Le Maire puisque effectivement les appétits se déchaînent la guerre de succession était censée commencer à l'européenne dans deux ans si ma mémoire est bonne en réalité on voit que la situation de faiblesse du président qui ne pourra pas se représenter pour un troisième mandat d'affilée et surtout cette majorité extrêmement relative qui on vient de le diagnostiquer qui empêtre tous ses projets et qui en limite ses marges de manœuvre font qu'effectivement les uns et les autres font valoir leur part de marché à l'intérieur de la majorité c'est ce qui s'est passé avec cet amendement horizon qui a été vécu il faut le dire comme un vrai coup de trafalgar par les représentants de la majorité alors justement Gérald Darmanin le ministre de l'intérieur qui est accusé de faire des clins d'œil à l'extrême droite sur un sujet sensible l'expulsion des étrangers en situation irrégulière suite à un fait divers Gérald Darmanin annonce une loi pour faciliter ces expulsions notamment lorsqu'il s'agit d'étrangers délinquants il faut dire qu'elles sont rarement appliquées à moins de 10% en 2020 ces expulsions reportage de Marie-Laurent Pierre de Horne et Emmanuel Bach

35:12
Invité

c'est un lieu tenu secret au plus près des pistes de décollage de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle une unité de la police aux frontières

35:23
Locuteur non identifié

uniques en France où sont conduits les sans-papiers expulsés juste avant d'être embarqués dans l'avion

35:28
Présentateur

on fait un peu toutes les destinations le cas qui nous intéresse aujourd'hui qui est de la santé marocaine sera renvoyé vers notre pays où il a déposé sa première demande d'asile politique donc là en l'occurrence les pays marseillistes

35:42
Locuteur non identifié

tout droit sorti de prison le jeune homme arrive sous escorte policière

35:46
Présentateur

on va procéder à une question de sécurité pour savoir s'il n'y a pas des objets dangereux sur nous ponctuellement on peut découvrir des lames de rasoir ou quelques objets qui sont interdits dans des cabines d'avion un briquet par exemple

35:58
Locuteur non identifié

question de sécurité pour les passagers mais pas seulement le reconduit

36:02
Invité

pourrait chercher à se blesser pour empêcher son départ

36:05
Présentateur

tout est fait

36:13
Locuteur non identifié

pour que l'individu reste calme mais pour que l'expulsion ait bien lieu il faut surtout un document essentiel

36:19
Présentateur

le fameux

36:22
Locuteur non identifié

laisser passer consulat

36:23
Présentateur

donc ça c'est un laisser passer roumain identité photo d'identité avec toutes les les mentions légales comme pour une carte d'identité donc ça vaut passeport temporaire c'est émis par l'ambassade comme quoi elle reconnaît bien l'individu qu'il est bien la nationalité et qu'il peut rentrer dans son pays

36:40
Locuteur non identifié

mais certains pays rechignent à les délivrer notamment les pays du Maghreb en particulier lors de la crise sanitaire un manque de coopération qui explique en partie les si faibles taux d'exécution ont des obligations de quitter le territoire français moins de 7% en 2020 encore moins pour la première moitié de 2021 l'étranger reconduit repart le plus souvent par un vol commercial embarqué en toute discrétion juste avant l'arrivée des autres passagers

37:07
Présentateur

on me ramène à l'adépu aujourd'hui on part avec vous sur l'Escardam donc il me dit qu'au moment où on parle très calme

37:14
Locuteur non identifié

le commandant de bord peut s'opposer à sa montée dans l'avion s'il considère que la sécurité du vol est compromise

37:20
Présentateur

dès qu'on a votre autorisation on le fait monter vous pouvez embarquer c'est bon pour vous merci je vais l'accompagner jusqu'au fond de l'avion

37:27
Locuteur non identifié

l'homme voyagera seul quand d'autres jugés dangereux ou trop récalcitrants sont escortés par la police jusqu'à l'aéroport d'arrivée coût moyen de l'expulsion forcée 13 800 euros par individu à quelques encablures de là d'autres étrangers en situation irrégulière patientent dans ce centre de rétention le temps que leur expulsion s'organise privé de liberté jusqu'à 90 jours

37:52
Présentateur

donc là on est dans la zone on va dire de vie femme famille

37:58
Locuteur non identifié

pour nous y rendre nous accompagnons ce député ancien membre de la majorité spécialiste des questions de migration

38:05
Édouard Philippe

faites-vous sortir d'ici faites-vous sortir d'ici effectivement

38:14
Présentateur

quand on vient dans cet endroit là on ne peut pas imaginer que des enfants qui ont 7 ou 8 ans ne retirent pas une forme de traumatisme d'un passage par un endroit comme celui-là c'est très clair parce que la fouille elle va être également pour eux à l'entrée des centres

38:30
Locuteur non identifié

dont la capacité d'accueil a augmenté de 30% en 5 ans avec encore de nouvelles constructions prévues en 2022 et 2023

38:37
Présentateur

c'est pas ce qu'on appelle le grand luxembre

38:40
Locuteur non identifié

le député s'interroge sur la logique du système tant les obstacles aux expulsions sont nombreux

38:45
Présentateur

à partir du moment où il y en a une sur cinq qui est effective donc on se demande un petit peu si le système ne passe pas complètement à côté du sujet tout simplement donc pourquoi enfermer des gens alors qu'on sait pertinemment qu'on ne va pas pouvoir les expulser

39:02
Locuteur non identifié

car il peut y avoir de multiples recours juridiques les situations des sans-papiers sont parfois aberrantes comme ce monsieur qui attend depuis 60 jours une éventuelle expulsion vers le Congo son lointain pays d'origine

39:14
Présentateur

moi je suis en France depuis le 17 décembre 1984 j'ai trois enfants nés ici français avec des bacs

39:28
Locuteur non identifié

il y a des libérations à la Cour européenne des droits de l'homme il y a des libérations par les préfectures aussi en ce moment on a une personne qui est apatride on sait qu'elle ne pourra pas être expulsée elle n'a pas de pays de nationalité enfin c'est évident

39:40
Présentateur

quelques jours après notre tournage

39:43
Locuteur non identifié

la rétention de ce monsieur a été levée par le juge

39:46
Présentateur

alors Audrey Goutard pourquoi est-ce si difficile de faire exécuter les obligations de quitter le territoire français quand un juge dit vous partez parce que vous êtes en situation irrégulière etc.

il n'y a que un rapport du Sénat 5,7% le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire français oui c'est vrai le chiffre a toujours été très très bas en fait parce que pourquoi c'est assez simple c'est à dire que vous avez des contrats si je puis dire entre les pays dont sont originaires les personnes à expulser et la France et dans la majorité des cas les pays refusent de récupérer leurs citoyens voilà donc lorsque vous avez un citoyen d'un pays d'un état africain que vous souhaitez le renvoyer dans son pays et que le pays dit non ce monsieur là on ne le connait pas on ne veut pas le voir que les papiers d'identité sont flous que l'identité est compliquée à mettre à voilà et donc effectivement on a un mal fou à renvoyer cette personne et généralement elle est finalement relâchée Roland Quirole vous comprenez que cette impuissance on n'y arrive pas exaspère une partie de l'opinion oui oui parce que ça paraît ça paraît le bon sens de dire ben enfin ils sont expulsables ils sont expulsés il y a une décision de justice dehors mais encore une fois pour les raisons qu'on vient de dire c'est pas si simple on vit quand même Dieu merci dans un état de droit on ne peut que respecter des règles de droit et aussi des règles internationales donc quand Gérald Darmanin dit je vais faire une nouvelle loi à la rentrée justement pour faciliter l'expulsion de ces étrangers en situation irrégulière Audrey Goutard il a trouvé une solution Gérald Darmanin la démagogie ça s'appelle la démagogie parce que cette loi existe déjà en fait on peut aujourd'hui la double peine si vous voulez existe déjà on peut aujourd'hui c'est l'article 131 30 du code pénal on peut considérer depuis 2020 qu'effectivement une personne qui a commis un délit ou un crime grave sera reconduit dans son pays d'origine si une fois sa peine de prison purgée la seule chose le seul point qui à l'heure actuelle n'est pas possible c'est lorsque la personne a moins de 13 ans lorsqu'il s'agit d'un adolescent donc là c'est Nicolas Sarkozy qui avait décidé qu'effectivement lorsqu'il s'agit d'un citoyen de moins de 13 ans on ne pouvait pas le renvoyer dans son pays d'origine donc Darmanin va plus loin que Sarkozy son mentor donc Darmanin va plus loin que son mentor souhaite aller plus loin que son mentor après ce point-là a peu de chances d'aboutir à l'Assemblée Soisy Kemener toutes ces histoires c'est du pain béni pour le Rassemblement National et ça donne le sentiment que décidément Emmanuel Macron a du mal sur les questions d'immigration et de sécurité

42:42
Édouard Philippe

En fait c'est exactement pour ça que Gérald Darmanin s'empare de cette façon-là de ce qui s'est passé à Lyon c'est-à-dire que on voit bien il a fait un alors Lyon on rappelle il y a des des personnes qui s'en sont prises très violemment à des policiers Gérald Darmanin fait un premier tweet en disant l'auteur a été interpellé il s'agit d'un d'un étranger

43:02
Présentateur

en situation irrégulière on va l'expulser

43:04
Édouard Philippe

voilà et en fait le procureur répond non non cette personne a été interpellée mais c'est pas lui et Gérald Darmanin continue à dire mais c'est pas grave cette personne doit être expulsée parce que ce qu'il dit il sait bien que les OQTF c'est impossible les obligations de quitter le territoire français il sait bien que c'est très compliqué pour toutes les raisons qui ont été expliquées auparavant mais en revanche il fait une nouvelle différence Gérald Darmanin c'est qu'il dit quand il y a une famille qui est en situation irrégulière mais qui montre que les gens ont envie de travailler ont envie de s'intégrer etc finalement ça ne me pose pas de problème mais ça va me poser des problèmes si c'est des étrangers qui ont commis des actes ou qui sont même qui ont été mis en cause parce qu'il est un peu flou sur cette question là de savoir si les personnes ont été jugées ou mises en cause dans des affaires graves là il dit il faudra expulser mais pourquoi il fait ça Gérald Darmanin parce que c'est l'angle mort qui a été dénoncé à la fois par le reine mais aussi par les LR et c'est là qu'on retrouve l'importance des LR dans le jeu actuellement depuis très longtemps c'est-à-dire que les LR disent sur la politique économique finalement bon on n'est pas d'accord il a dépensé trop d'argent à certains moments Emmanuel Macron mais on peut se retrouver dans la philosophie en revanche sur le régalien sur l'immigration sur la lutte contre la délinquance on ne s'y retrouve pas et donc la mission de Gérald Darmanin c'est aussi de dire regardez je suis là alors il est ministre de l'intérieur déjà depuis deux ans mais ces questions-là ne sont pas abandonnées je serai présent sur ces questions et d'ailleurs il y a un signe qui ne trompe pas c'est qu'aujourd'hui on a appris par de la voix de Bruno Rotaillot qui est président du groupe LR au Sénat que le texte immigration dont a parlé Gérald Darmanin arriverait en premier au Sénat c'est-à-dire que les sénateurs l'ont demandé et ils l'ont obtenu Sénat à majorité LR donc le texte va arriver au Sénat et les sénateurs vont se ruer dessus évidemment et c'est là où on va voir quelle va être la possibilité de discussion sur certains amendements ou même certains amendements pour muscler pour muscler et ensuite il va revenir à l'Assemblée et là ce sera compliqué pour les députés alors on va voir ce que garde le gouvernement mais ce sera compliqué pour les députés de LR de dire ben non ce texte ne nous intéresse pas donc il y a un jeu très politique qui se fait autour de ces questions et c'est Gérald Darmanin qui porte le sujet donc quand il se trompe ben c'est pas grave il assume sa position il tient à la fois sur les députés LR et sur l'opinion publique qui on le sait est très favorable à ces dispositions

45:26
Présentateur

David Revodalone il fait bien le job Gérald Darmanin parce qu'il y a eu l'épisode Stade de France où il a perdu quelques plumes de manière générale c'est vrai qu'il y a un déficit sur le régalien en Macronie depuis 2017 on a vu que les deux premiers ministres de l'intérieur du premier quinquennat en l'occurrence Gérard Collomb et Christophe Castaner avaient été jugés comme en dessous de la main très clairement Gérald Darmanin s'inspirant beaucoup du style Sarkozy évidemment joue plus le rôle occupe plus l'espace mais dans les chiffres dans les conduites des politiques publiques et on l'a vu sur l'affaire du Stade de France c'était une véritable catastrophe cette affaire je crois que c'est sans doute si on refait le film de la campagne un des éléments qui a contribué à plomber véritablement la Macronie je reviens juste sur vous pensez que ça a coûté des voix à l'Assemblée Nationale je ne vois pas comment ça a pu être neutre sur le plan électoral ils auraient peut-être eu la majorité absolue sans le Stade de France je ne sais pas je ne vais pas refaire l'histoire mais en tout cas ça a sans doute coûté un paquet de députés juste un petit mot sur les OQTF cette affaire est un serpent de mer enfin il faut avoir un petit peu de mémoire chaque ministre de l'intérieur arrivant à Beauvau depuis 15 ans et endossant son petit uniforme de premier flic de France avec moi on expulsera arrive et va dire on va expulser avec moi vous allez voir les OQTF les obligations de quitter le territoire vont être appliquées mais je crois que de mémoire je me tombe peut-être mais je crois qu'il n'y a pas eu plus de 10 000 OQTF appliqués dans les 15 dernières années alors qu'on en a plusieurs dizaines de milliers qui sont en cours et donc chaque ministre de l'intérieur arrive prend son bâton de pèlerin pour aller qui en Guinée Bissau qui en Albanie qui en Georgie qui en Algérie pour régler cette question des laissés-passés consulaires puisque c'est parce que les états n'accordent pas de laissés-passés consulaires qu'on est bloqué on ne peut pas renvoyer quelqu'un chez lui et en disant vous allez voir on va considérablement augmenter le nombre moi j'ai fait plusieurs interviews de plusieurs ministres qui m'ont tous expliqué la même chose en réalité on voit que ça n'avance pas il y a un deuxième élément qui est aussi une question de choix politique il n'y a pas que les laissés-passés consulaires il y a aussi la question tout simplement des moyens et des ressources humaines vous pouvez tout à fait envisager de considérer qu'il faut employer 100 000 policiers 100 000 membres de la police nationale au-delà de la police de l'air et des frontières pour aller traquer les clandestins qui font l'objet d'une mesure d'OQTF mais après c'est un choix politique et d'abord ça serait quand même un peu compliqué à justifier vu le contexte et deux après ça veut dire que vous abandonnez toutes les autres priorités donc en réalité je pense que ceux qui vous expliquent et surtout celles qui vous expliquent que si elle est au pouvoir elle, elle appliquera les OQTF et que tous les clandestins qui n'ont rien à faire ici seront renvoyés en réalité c'est un mirage ça n'est pas vrai à moins de consacrer l'intégralité des forces de police et de gendarmerie à cette tâche ce qui est évidemment impossible André Goutard vous confirmez c'est un grand classique de dire avec moi complètement d'accord c'est à la fois l'impuissance des services de police par rapport à ce phénomène là et puis aussi une question politique c'est à dire que finalement qui fait un certain travail sur les chantiers dans les restaurants si ce n'est ces travailleurs sans papier on le voyait bien dans le reportage il y avait un travailleur un sans papier qui disait mais je suis là depuis 1985 et j'ai trois enfants français voilà la vérité elle est là c'est que la problématique de l'immigration clandestine est extrêmement complexe à l'heure où nous accueillons et heureusement les ukrainiens en Europe en France à l'heure où effectivement nous avons un dérèglement climatique qui fait que vous avez d'Afrique énormément de monde de migrants qui arrivent pour se sauver pour sauver leur peau on n'est plus dans un débat politique là où l'exaspération monte c'est vis-à-vis de ceux qui commettent des délits qui vont jusqu'à lyncher regardons les sondages l'immigration n'était pas dans les sondages pré-électoraux avant l'élection présidentielle n'était pas le premier spot qui préoccupait les français ce qui préoccupe les français aujourd'hui c'est le pouvoir d'achat non pardon c'est la délinquance au quotidien la délinquance au quotidien est une vraie préoccupation et effectivement la question qu'on peut se poser c'est pourquoi Gérald Darmanin crée un mix entre immigration clandestine et délinquance quel est l'intérêt politique de le faire donc c'est un clin d'oeil au rassemblement national selon vous il y a des visées politiques oui mais sans solution aux électeurs du rassemblement national à certains électeurs du rassemblement national et sans solution puisqu'effectivement on est bien loin de pouvoir régler comme vous le disiez très justement le problème de l'immigration clandestine oui Roland Quirole oui je trouve qu'il y a une nouveauté dans ce qu'essaye de faire Darmanin puisque tout ça doit déboucher sur encore une loi je sais qu'on en aura eu et dans cette loi on va s'en prendre à des aspects juridiques par exemple il y a des choses qui font trembler le droit français et les juges qui sont le temps depuis lequel on est là en France qui fait quand même qu'on est quasi devenu des français tout en étant des immigrés et puis il y a le fait d'avoir fondé une famille de s'être marié d'avoir des enfants français ce qu'on voyait dans le reportage mais ce sont de vrais arguments juridiques pris en compte et c'est cela auquel Darmanin entend mettre un terme dans son nouveau texte ce qui va poser de sacrés problèmes juridiques y compris par rapport au conseil constitutionnel s'y aventure alors pourquoi il le fait quand même il le fait uniquement pour des raisons politiques en effet l'un des péchés mignons de la politique ça a toujours été la démagogie donc on sait que ça ne changera rien mais on le dit parce que ça fait le buzz et on le dit à qui ?

On le dit aux électeurs qui eux mettent en tête de leur préoccupation la sécurité et qui font cet amalgame douteux mais permanent entre la sécurité et l'immigration c'est à dire certains électeurs des républicains et la plupart des électeurs du rassemblement national Alors véritable travail de propagande très rapidement ce qu'on appelle la fachosphère c'est à dire les réseaux sociaux issus de l'extrême droite qui ne cessent toute la journée de déverser des exemples de faits divers où vous avez effectivement dans 99% des cas un immigré clandestin qui a commis des actes plus ou moins horribles meurtres viols etc et c'est diffusé et tout ceci est évidemment une stratégie pour entretenir ce climat Alors justement du côté du rassemblement national le successeur de Marine Le Pen à la tête du parti sera élu par un vote des adhérents le 5 novembre prochain un duel entre Jordan Bardella et Louis Alliot se profile pour la première fois donc de son histoire le président du RN ne portera pas le nom Le Pen sujet de Romain Bessnenou avec Juliette Vallon et Stéphane Lopez D'un côté la nouvelle génération incarnée par Jordan Bardella de l'autre une figure de longue date du RN plus traditionnelle Louis Alliot qui reprendra le flambeau à la tête du rassemblement national le 5 novembre prochain

52:17
Locuteur non identifié

pour Marine Le Pen peu importe tant que ses idées à elle l'emportent si dans les candidats qui se présentent il y a un candidat qui ne partage pas du tout la ligne politique qui est la mienne celle en quelle je crois et celle pour laquelle je me bats depuis 20 ans sur laquelle j'ai été élu plusieurs fois à la tête alors je me prononcerai si les candidats en réalité partagent tous la ligne politique que j'ai impulsée à la tête du rassemblement national alors je laisserai les adhérents libres de choisir à l'automne les militants réunis en congrès voteront pour la première fois pour un président qui ne porte pas le nom Le Pen cela n'empêche pas les deux probables candidats de faire la course à celui qui sera le plus mariniste

52:58
Présentateur

moi ma ligne politique c'est celle de Marine Le Pen je suis dans la continuité de ce qu'elle a toujours fait à la fois en termes de normalisation de notre mouvement qu'elle a transformé en parti de gouvernement à la fois sur le fond ça fait 30 ans que je me bats pour des idées pour une certaine ligne politique et j'espère qu'on continuera à défendre cette ligne politique qui a été celle de Marine Le Pen pendant des décennies

53:20
Locuteur non identifié

pour l'instant Jordan Bardella président par intérim du RN et poulain de Marine Le Pen fait figure de favori il bénéficie en plus du soutien de nombreux élus du parti comme la députée

53:33
Présentateur

Caroline Parmentier qui tweet

53:34
Locuteur non identifié

Jordan forever

53:37
Présentateur

et même la porte parole du RN à l'Assemblée Laure Lavalette

53:43
Locuteur non identifié

c'est vrai que ce ticket gagnant Marine Le Pen Jordan Bardella est à mon avis le ticket qui va nous amener à gagner en 2027 et à être l'alternance si vous voulez on devient un parti de gouvernement on le montre par le sérieux que nous avons notamment dans l'hémicycle Jordan Bardella il est pour beaucoup il y a une espèce de c'est très naturel pour moi que Jordan Bardella reprenne il est la génération Marine

54:06
Présentateur

une nouvelle génération apparue il y a maintenant 11 ans en janvier 2011 lorsque Marine Le Pen prend la relève de son père

54:14
Locuteur non identifié

j'ai été son tuteur elle a passé l'âge je serai amené évidemment très sûrement à demander conseil à Jean-Marie Le Pen parce que l'expérience qui est la sienne est considérable

54:28
Présentateur

la succession d'un Le Pen à l'autre séduit les militants elle peut apporter un renouveau aussi bien sur la forme que sur le fond elle a quelques nuances par rapport à Jean-Marie Le Pen

54:40
Locuteur non identifié

Marine était prête voilà c'est le cours naturel de l'histoire du Front National une décennie plus tard le FN devenu RN fait une percée historico-législative en envoyant 89 députés à l'Assemblée Nationale mais le parti a toujours une épine dans le pied qui freine sa stratégie de dédiabolisation une épine nommée Jean-Marie Le Pen je vois que il y a Jeanne en majesté sur mon bureau

55:11
Présentateur

il y a un mois encore il se félicitait des scores du RN portés par ses idées à lui ce mouvement quand même aboutit au bout de 50 ans fondé en 72 à la première consultation il avait fait 0,74% pour moi il n'y a rien changé les principes et les éléments de programme

55:37
Locuteur non identifié

sont les mêmes que ceux que je défendais

55:39
Présentateur

dans quelques mois une fête est prévue pour célébrer les 50 ans du Front National mais une question divise les élus faudra-t-il oui ou non inviter Jean-Marie Le Pen en tout cas moi je vous le dis très clairement Jean-Marie Le Pen fait partie du Front National et du Rassemblement National c'est lui qui a présidé notre mouvement pendant près de 40 ans en dehors de toute opinion politique d'ailleurs il est à un âge où il mérite aussi d'être un peu mis de côté de se reposer de voilà peu importe les considérations politiques donc moi à titre personnel je verrai plus ces 50 ans sans Jean-Marie Le Pen

56:16
Locuteur non identifié

s'il n'est pas invité l'ancien président du FN organisera sa propre célébration à l'automne l'ombre du passé planera sur la nouvelle succession à la tête du parti

56:26
Présentateur

alors question téléspectateurs soit-y pourquoi Marine Le Pen a-t-elle décidé de laisser sa place à la tête du Rassemblement National puisqu'elle ne présidera plus le parti elle sera simplement chef des députés Rassemblement National à l'Assemblée Nationale

56:42
Édouard Philippe

oui alors c'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour Marine Le Pen effectivement puisqu'elle était à la tête du Rassemblement National depuis 2011 là elle le quitte elle a fait 4 mandats successifs c'est une façon de dire que c'est réussi pour elle c'est à dire qu'elle est arrivée à un moment où elle a un groupe ce qui était inespéré elle a un groupe ce qui était déjà compliqué à obtenir elle a 89 députés derrière elle elle est présidente d'un groupe alors que Jean-Luc Mélenchon n'a pas été candidat à la députation elle sait que la politique va désormais se jouer au Parlement et puis elle sait aussi que si c'est Jordan Bardella alors c'est le favori on verra Louis Alliot n'a pas encore déclaré sa candidature mais si c'est Jordan Bardella ce sera une sorte d'homme lige à la tête du parti elle en avait fait son vice-président il est très proche d'elle c'est l'occasion aussi pour elle de dire regardez j'ai fait éclore une nouvelle génération de tourner la page aussi Jean-Marie Le Pen le fait qu'il n'y ait plus un Le Pen à la tête du Rassemblement National pour dire regardez on peut être plus large que ça et séduire encore davantage de Français bon alors Jordan Bardella il n'est pas très éloigné de la famille puisqu'il vit avec une nièce de Marine Le Pen ah d'accord c'est un peu la firme ça reste quand même quelque part en famille mais donc c'est une manière d'acter sa petite victoire elle n'a pas gagné et de se projeter vers 2025 et bien sûr de se projeter vers 2027 on sait on sait même il y a eu 2-3 citations de Marine Le Pen disant je vais voir si je serai candidate mais en vrai sa réussite majeure alors c'est évidemment les 42% au second tour de la présidentielle mais c'est surtout ce qui se passe en ce moment au Parlement et d'ailleurs on peut se poser la question vous posiez tout à l'heure la question Roland de savoir quel allait être le ressenti de l'opinion publique vis-à-vis du comportement ou des choix enfin du choix politique parce que ce n'est pas un comportement mais du vrai choix politique qu'ont fait les députés LFI il y a un vrai choix politique qui a été fait du côté du Rassemblement National c'est-à-dire ils sont cravatés ça peut paraître dérisoire mais c'est l'idée de dire regardez nous sommes prêts à travailler c'est ça que ça signifie quelque part dans l'imaginaire en tout cas de toute une partie de l'électorat plutôt à droite

58:42
Présentateur

il faut vraiment mettre la cravate

58:43
Édouard Philippe

nous sommes prêts à travailler ils essaient en tout cas c'est pas tout le temps le cas mais de faire preuve de sérieux ils se sont adjoints l'aide d'anciens proches de Nicolas Dupont-Aignan qui a été parlementaire pendant très longtemps et qui constitue aujourd'hui la colonne vertébrale du groupe RN donc c'est montrer un nouveau visage et ce nouveau visage

59:04
Présentateur

celui d'un parti de gouvernement

59:05
Édouard Philippe

c'est ce qu'elle essaie en tout cas de dire

59:07
Présentateur

allez tout de suite on revient à vos questions alors David Revodalone à part Jordan Bardella qui est intéressé par le poste de président du Rassemblement National bonne question mais enfin il y a déjà semble-t-il Louis Alliot puisqu'il était pressenti qu'est-ce que ça change si c'est Louis Alliot ou Jordan Bardella pas grand chose c'est pour ça que moi je voudrais relativiser cette affaire de succession et surtout cette guerre de succession qui n'existe pas ça a été dit il s'agit quand même de deux proches voire de très proches c'est le moins qu'on puisse dire de la famille Le Pen et de Marine Le Pen Jordan Bardella ça a été dit très proche de la famille et Louis Alliot a été le compagnon de Marine Le Pen pendant des années et des années donc tous les deux font presque partie de la famille ce qui ne montre qu'une fois plus pour faire carrière au Front National et aujourd'hui au Rassemblement National il faut aussi faire partie de la famille et s'appeler Le Pen ou pas loin après c'est vrai qu'aujourd'hui c'est beaucoup plus intéressant ça a été dit par Soazic très bien d'occuper le poste de présidente du groupe à l'Assemblée Nationale plutôt que celui du parti en réalité il n'y a pas de vraie différence de ligne entre les deux entre Bardella et Alliot il y a une différence de génération oui il est plus moderne Bardella il communique il a 26 ans il est d'une maturité étonnante il est d'une grande maturité politique il communique très bien il est peut-être plus sensible mais c'est normal c'est aussi une affaire de génération politique aux thèses identitaires mais bon je ne crois pas qu'il ait véritablement c'est pas l'aile gauche c'est l'aile droite de la Macronie entre Jordan Bardella et Louis Alliot c'est quand même une certaine proximité la ligne Marine Le Pen mais je suis d'accord avec votre reporter avec votre journaliste évidemment c'est Bardella qui est le favori d'abord et avant tout parce qu'il est depuis 3 ou 4 ans le dauphin et le poulain de la patronne Roland Quairol question d'Isabelle qui vit à Madrid et qui nous suit depuis Madrid mais pourquoi est-ce qu'il prolonge la séance la moitié de la nuit les députés ne peuvent-ils pas continuer le lendemain matin ?

le problème c'est qu'il continue le lendemain matin c'est qu'il y a des séances et on dort quand quand on est député ? là en ce moment il dorme moins ce que je veux dire c'est que réellement le travail du Parlement c'est pas seulement l'hémicycle c'est aussi les réunions des commissions c'est aussi les réunions de groupe de travail c'est aussi des gens à recevoir à l'Assemblée voilà on ne peut pas comprimer le temps plus que il y a un côté spectacle dans ces invectives parce qu'on dit travailler toute la nuit comme ça à la fin on devient amis ça crée des amitiés non ?

oui c'est toujours étonnant quand on arrive au Parlement au début d'abord il y a le tutoiement parlementaire tout le monde se tutoie puis on se retrouve à la buvette et il y a parfois sinon des amitiés ça peut arriver mais au moins des proximités voilà des camaraderie transpartisane tout à fait transpartisane et parfois plus que ça oui et surprenante oui juste un mot sur le travail de nuit parce que je m'étonnais quand même de voir Aymeric Caron tempêter il était une heure et quart du matin il avait l'air de dire il découvre la vie parlementaire des travaux de nuit dans les commissions en plénière il y en a toujours eu depuis des dizaines et des dizaines d'années donc s'il ne veut pas travailler la nuit je crois qu'il vaut mieux faire un autre métier que député ou membre de la représentation nationale alors Julien dans l'héros à part s'opposer à tout systématiquement que fait la NUP ?

est-ce que...

1:02:18
Édouard Philippe

alors ils s'opposent mais il faut leur rendre justice sur ce point-là ils font des propositions par exemple vous avez fait une proposition alternative sur le pouvoir d'achat qui découlait d'ailleurs directement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon parce que quand on dit la NUP en fait c'est des propositions LFI et d'ailleurs la victoire à l'intérieur de la gauche de Jean-Luc Mélenchon c'est ça c'est-à-dire que maintenant quand on parle de la NUP on reprend le programme de Jean-Luc Mélenchon donc ils font ces propositions-là on a vu par un amendement ou deux enfin non il y en a eu plus que ça mais un amendement dont on a parlé ou deux il y a eu très peu des propositions de la NUP qui ont été reprises par le gouvernement mais c'est aussi de toute façon une façon pour la NUP de dire regardez nous sommes radicalement différents et accusés tantôt LR tantôt même le RN de faire le jeu de faire le jeu du gouvernement mais oui ils font des propositions ça ce serait ce serait totalement faux de dire l'inverse

1:03:11
Présentateur

c'est Baptiste qui pose la question chaque fois que le gouvernement ne tiendra pas satisfaction il demandera un nouveau vote combien de fois peut-il faire voter le même amendement alors là il faut peut-être expliquer parce qu'il y a eu les oppositions qui sont mises d'accord pour imposer au gouvernement un relèvement de 500 millions d'euros les dépenses pour la retraite du coup ça déplaisait à cet amendement déplaisé à Bruno Le Maire qui a fait re-voter pour l'annuler et là il a obtenu donc on vous fait voter jusqu'à ce que ça nous plaise un vote vous ne pouvez pas le refaire mais vous avez toujours des espèces de fin pour essayer de représenter une décision sous une autre forme donc vous pouvez aussi utiliser ce qu'on appelle des cavaliers c'est-à-dire sur un autre texte réintroduire une telle ou telle disposition j'ai envie de dire que c'est de bonne guerre parce que il y a la règle du jeu parlementaire et il est de bonne guerre que la majorité et l'opposition utilisent toutes les règles du jeu parlementaire sur le plan de l'image et du processus démocratique surtout au vu de la discussion que nous venons d'avoir et des efforts de compromis et de consensus que fait le gouvernement c'est pas formidable Audrey Goutard Peut-on être ministre de l'Intérieur sans avoir des positions très droitières ?

Bonne question Bonne question Après vous avez eu des ministres de l'Intérieur dans des gouvernements de gauche qui ont été qui se sont toujours en fait le profil du ministre de l'Intérieur est intéressant c'est un profil toujours de combattant de défenseur de l'ordre public et la notion d'ordre public c'est une notion que s'est toujours accaparée effectivement la droite néanmoins la gauche et la grande gauche regardez Mitterrand avait une notion très forte de l'ordre public et de la posture que devait avoir l'homme politique qui incarnait le ministère de l'Intérieur donc est-ce que c'est une posture de droite ou est-ce que c'est une posture de défense de l'ordre public à tout craint après c'est la question qui est incarné de l'ordre par exemple oui le chevènement incarné de l'ordre effectivement mais alors était-il pour autant de droite ?

Non évidemment comme Pierre Jox comme Manuel Valls qui ont été considérés comme de bons ministres d'Intérieur de gauche mais Emmanuel Valls représentait une frange très il était du Parti Socialiste alors Dominique dans le Haut-Rhin pourquoi la majorité n'utilise-t-elle pas systématiquement le 49-3 Roland Quairol ?

Parce que ça ne se ferait pas avec la nécessité des nouveaux usages alors le 49-3 on sait que les parlementaires détestent ça c'est une façon passée en force ça veut dire qu'à l'occasion du vote d'un texte on oblige les députés à déposer une motion de censure s'ils ne veulent pas du texte ça veut dire se débarrasser en même temps du gouvernement et du texte donc c'est une force de frappe assez terrible une force de dissuasion les parlementaires détestent ça il fut un temps où ça a été beaucoup utilisé Michel Rocard l'a utilisé une trentaine de fois parce qu'il n'avait qu'une majorité relative là maintenant on ne peut le faire qu'à l'occasion des sessions budgétaires ou une fois par session donc attention doucement ça limite pareil pour le vote bloqué il faut passer quelques textes avec ça il pourra le faire passer ça arrivera même chose pour le vote bloqué il a quelques jokers il a quelques jokers le vote bloqué on fait voter au parlement en disant sur cette loi j'accepte tel et tel et tel amendement rien d'autre tel que les textes et vous le votez vous ne le votez pas il y a un certain nombre de techniques comme ça qu'on verra réapparaître sûrement parce que ça aide mais pour le moment ce qui serait vraiment pas bien vu finalement quel est le parti d'opposition qui a le plus de poids à l'assemblée nationale petite colle il y a peu de temps pour répondre j'ai envie de dire les républicains puisque c'est le plus petit parti d'opposition par rapport à LFI par rapport au RN mais on voit que c'est eux qui sont décisifs dans la mécanique deux fois moins de députés deux fois plus d'influence absolument voilà c'est la fin de cette émission merci beaucoup d'avoir participé on se retrouve demain pour un nouveau C'est dans l'air bonne soirée sur France 5