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DébatSud Radio (sur YouTube)· 17 octobre 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

17 octobre : "Ce mouvement soi-disant spontané est en réalité phagocyté par l'extrême-gauche"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Quel regard portez-vous sur les annonces de retour des gilets jaunes et les convergences possibles ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Vous dites que ce mouvement est très politisé. Pouvez-vous préciser ?

  • 3:28RelanceRéponse partielle

    Nicolas Bavrez parle de la France au bord du chaos. Vous acceptez cette critique ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est vrai que les gouvernants depuis 10 ans sont incapables de gérer la dette ?

  • 9:29OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement répond-il aux revendications des lycéens ?

  • 11:58OuverteRéponse directe

    Nicolas Bavrez évoque un risque de crise financière avant l'élection. Vous y croyez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:34Chiffre
    « L'État dépense 30 % de plus que ce qu'il ne gagne. »
  • 8:56Carole GuillermeFait
    « Il faut libérer les énergies, faire en sorte qu'on dépense moins mais qu'on dépense mieux. »
  • 11:58Carole GuillermeFait
    « On est en train de fabriquer des sociologues ou des gens qui vont avoir des bullshit jobs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:03
Locuteur

À 9h9 minutes sur Sud Radio. Soyez les bienvenu nos deux débatteurs. Carole Guillerme. Bonjour. Bonjour. Député modem mouvement démocrate des Hautes Scènes et face à vous Benjamin Cochi. Bonjour à vous. Bienvenue à tous les deux. Vous vous êtes ancien gilets jaunes, he vous m'avez bien fait préciser euh et chef d'entreprise. Vous avez une vie aussi hein Cochi, je commence par vous tiens, puisque je vous ai euh qu'est-ce que vous dites aujourd'hui quand vous entendez les commentaires qui sont faits, les annonces, jonction possibles, retour des gilets jaunes, convergences, quel est le regard que vous portez là-dessus ?

Je j'ai un regard distant sur ce qui est en train de se passer aujourd'hui et en même temps, on ne peut pas échapper à au fait qu'il y ait 15 % des Français qui soient en dessous du seuil de pauvreté. Il y a 100 millions de Français qui sont en dessous du pauvre du niveau de seu du seuil de pauvreté, pardonnez-moi. Il y a une grande partie des Français qui sont à découvert le 15 du mois. Donc, on ne peut pas cacher une réalité économique compliquée, que ce soit pour des salariés, pour les retraités ou pour les les entrepreneurs de de ce pays. Ça effectivement, on ne peut pas le on ne peut pas y échapper et on ne peut que le constater.

En revanche, je suis très distant par rapport à un mouvement qui se veut soi-disant spontané mais qui est finalement fagocité par l'extrême gauche, par les organisations syndical satellite de l'extrême gauche et qui finalement sont en train de de faire une OPA, si je puis me permettre cette expression, sur un mouvement social pour préparer les élections présidentielles. Mais répond, la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, font l'OPA sur l'op sur la la mobilisation. Absolument.

La France insoumise est en train de réaliser une OPA sur une contestation sociale qui peut paraître légitime compte tenu des difficultés que j'ai évoqué avec vous, mais qui est complètement hors de propos et hors de champ compte tenu de la situation. 3600 milliards de dettes, je ne vois pas comment on va pouvoir distribuer de l'argent qu'on a pas. Carole Guillerme, vous dites la même chose, revenir sur la dette he et sur l'argent qui n'existe plus, vous dites la même chose que Benjamin Cochi, je rappelle, vous êtes député modem, membre de la majorité, vous croisez les insoumis sur les bans de l'assemblée. Oui. Oui, on les croise, on débat.

largement avec eux et en particulier en ce moment dans le cadre du débat budgétaire et on voit bien effectivement qu'il y a une véléité aussi bien sur les mobilisations lycéennes etines et de l'autre du mouvement qui se tient aujourd'hui de récupération politique et d'instrumentalisation. Trop politisé vous diriez ce ce mouvement. Parlez bien micro également hein. Ils sont bas ces micros. Il faut se baisser un petit peu, pardonnez-moi. Vous diriez que il ces ces mouvements sont très politisés, très polarisés ou c'est généraliste ? Je pense qu'il faut distinguer les choses.

Qu'il y ait des revendications de la part de nos concitoyens aujourd'hui, qu'il y ait des revendications de la part de notre jeunesse. Tout cela doit être évidemment entendu. Le gouvernement doit pouvoir y répondre. En revanche euh qu'il y ait d'un côté euh des appels à manifestation, des appels à à mobilisation qui sont parfois avec des revendications complètement déconnectées comme peut le faire aujourd'hui en étant parfois aussi présent euh dans les euh les mobilisations lycéennes, euh dans la mobilisation euh du jour. Euh cela est évidemment euh quelque chose d'assez euh différent et cela recouvre une totale instrumentalisation politique. C'est sûr.

Vous avez entendu tous les deux he Carole Guillame. Je vous je je vous donne la parole. ce qu'a dit Nicolas Bavrez, l'économiste juste avant vous, la France au bord du chaos, qui nous raconte au fond le l'incapacité des politiques à mener des politiques publiques raisonnables, à faire baisser la pression de la dette. Vous êtes membre de la majorité, vous acceptez la critique ? Euh, il y a une question qui est celle de la dette à laquelle évidemment nous devons faire face à l'heure actuelle. Le gouvernement a présenté un un un budget avec la vocation de ramener le déficit public en dessous des 5 %.

Euh on est aujourd'hui avec une majorité à l'Assemblée nationale qui est devenue assez assez relative euh [raclement de gorge] très relative et et évidemment que tout le monde doit être un peu appelé au aux responsabilités. On a une question à laquelle on doit faire face collectivement qui est ce taux d'endettement public et ce déficit public. On verra qui votera le budget. demain qui doit être évidemment un budget de de réforme de l'État. Benjamin C oui.

Alors même si je je suis pas un amoureux de la manif, j'ai quand même envie de mettre un pavé dans la mar de de cette majorité qui depuis 2017 a été incapable de mettre en place des réformes structurelles importantes, de réformer l'État pour repenser ben je pense par exemple à la réforme des retraites qui était une catastrophe et la retraite par capitalisation à mon sens est une véritable solution. On voit dans tous les pays européens qui sont autour de nous qui ont mis en place ce système de retraite par capitalisation bah nous permettrait de retrouver des des comment dirais-je des des capacités de financement. On en parlait juste avant.

Euh l'éducation nationale a un budget qui est contraint à hauteur de 32 % pour payer les fonctionnaires de l'éducation nationale. Il en est de même pour l'ensemble des des ministères. Cuide euh de cette suppression du nombre d'agences incroyables qui vous explique qu'il faut planter un slip pour savoir si votre terre est fertile, qui vous explique qu'il faut laver deux fois son jean par semaine. Est-ce qu'on a besoin d'une, comment dirais-je ? D'une aide au développement aussi importante ? Alors, je sais que le gouvernement a divisé quasiment par deux. Bah, c'est 19 milliards à 11 12 13 milliards euh d'aide au développement.

Mais quand on a donné 840 millions d'euros par quinquena à la Chine, qu'on donne de l'argent en Afrique du Sud pour développer l'inclusivité dans le vignoble, il y a quand même des choses qui semblent aberrentes. Donc il y a effectivement, vous parlez de 5 % de déficit. Moi, j'ai envie de vous dire que cette histoire de 5 % de déficit du PIB, je sais pas jouer à Mélenchon, rassurez-vous. Il faut surtout dire un autre chiffre au français, c'est que l'État dépense 30 % de plus que ce qu'il ne gagne. Quel foyer, quelle entreprise ? Je suis entrepreneur. Si je dis à mes associés que je dépense 30 % de plus que ce que nous rentrons dans la caisse, je peux vous assurer que j'ai pas duré longtemps.

Et là, on arrive à un point à un paradigme de contestation où des gens crèvent la fin non pas parce qu'ils n'ont pas assez, comment dirais-je ? Non pas parce qu'ils n'ont pas assez d'aide, mais parce qu'ils veulent moins de taxe, moins de charge. Et pour ça, l'État n'a pas fait suffisamment d'efforts. Carole Guillab, qu'est-ce que vous répondez à Benjamin Cochi ? Est-ce que c'est vrai que les gouvernants depuis 10 ans et puis en de ça également auparavant sont incapables de de gérer cette affaire ? Oui, mais ça fait 50 ans qu'on vote des lois de finances qui sont qui qui on est complètement addicte au déficit public.

La dernière loi de finance qui a été votée à l'équilibre à date de votre majorité quand il arrive au pouvoir Emmanuel Macron qui est plutôt plutôt il était plutôt alerte sur ces questionsl. Alors Emmanuel Macron et notre gouvernement et François Baï qui a été aussi un premier ministre très engagé depuis plus de 30 d'alerte François Baou. Oui, il depuis 30 ans effectivement euh il il dit à tout le monde que nous avons enfin c'est c'est pas possible de simplement larder toute nouvelle personne qui naît de 50000 € de dette publique. Donc on a une vraie difficulté face à nous. Après, il faut que chacun aussi prenne un peu ses responsabilités.

C'est-à-dire que depuis 2017, il y a eu une alerte posée sur le sujet. On a vécu des crises qui étaient non anticipables euh exogènes avec la crise du Covid, avec euh la crise géopolitique, avec cette guerre en Ukraine. Euh donc à l'époque, un certain nombre d'aides ont pu être décidé et le recours aujourd'hui j'entends les opposition vive aujourd'hu je vais vous dire ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée nationale. On est en plein débat budgétaire, des débats budgétaires qui sont évidemment pas complètement bien passés puisqu'en commission c'est 8 milliards d'euros supplémentaires de dépenses qui ont pu être votées. qu'on a aggravé encore le le déficit.

Le jeu des oppositions aujourd'hui, il est assez irresponsable entre d'un côté dire il y a une crise, parfois latisé, c'est ce que fait LFI et de l'autre il répondent en disant il nous faut plus de dettes publiques. Donc aujourd'hui chacun doit un peu prendre ses responsabilités. Je crois que le constat, il est largement puissance. C'est un peu un constat d'impuissance. Pardonnez-moi, hein. Non, [raclement de gorge] puisque encore une fois, on a un budget qui essaie de retrouver une trajectoire financière soutenable. Donc, c'est pas un constat de puissance.

Je je vois effectivement les Français voient un gouvernement qui est incapable de par cette majorité précaire de pouvoir mener des réformes. Je vois aussi des oppositions des deux côtés de de l'échiquier qui sont dans la course à la surenchère parce qu'il y a des élections présidentielles. Moi, je me considère un peu comme ce français, comme des millions qui font partie d'une armée silencieuse qui aspire à un autre projet de société où il faut libérer le détroit de Ber, où il faut libérer les énergies, faire en sorte qu'on dépense moins mais qu'on dépense mieux et se demander quelles sont les véritables missions que que l'État de doit s'assigner.

La sécurité évidemment, la défense évidemment, l'éducation. Moi, je me pose même la question quand on voit les résultats à la fois en terme de coût et en terme de résultats des écoles privées, je suis pas convaincu que l'éducation nationale doit rester dans la main de comment dirais-je de corporatisme idéologique et qui sont en train de mener nos enfants dans la catastrophe.

Quand j'entends des gamins qui réclament plus de frites à la cantine ou des ou l'allègement des trous dans l'emploi du temps et que je les ai vu ce matin à 6h du matin Bon en train de marcher dans les rues de Paris habillé tout en noir, je me dis que c'est difficile d'aller au cours de philo à 8h mais c'est pas compliqué d'aller brûler des poubelles à 6h du matin sur Paris. Donc je pense que il y a une manipulation et ça pour le coup le gouvernement ne répond pas véritablement à la demande et le ministre de l'éducation nationale n'a pas répondu véritablement à la demande sur la question de Barcours sup. Avant il y avait APB, il y avait le système Ravel.

Ça fonctionnait très bien le système Ravel. Pourquoi on reviendrait pas dessus ? Pourquoi la concertation n'a pas été mise en place avant ? Donc il y a des il y a des crises si vous voulez qui sont légitimes qui n'ont pas été entendu par le gouvernement et de l'autre côté on a des oppositions qui sont incapables. Donc moi à titre personnel j'aspire à une nouvelle majorité qui prennent vraiment le le sujet à bras le corps la prochaine fois. Mais moins de dépense, on ne dépense pas le rond pas. Je suis je suis évidemment en total désaccord. Enfin pardon, le gouvernement a largement entendu les choses.

Le premier ministre, il répondait encore pas plus tard que cette semaine lors des questions au gouvernement. Euh pour ce qui concerne notre jeunesse, euh les euh revendications, enfin les demandes sont entendues. Vous avez enfin le gouvernement a répondu en deux temps, c'est-à-dire que d'un côté euh il cherche évidemment à stopper ce qui est totalement inacceptable à savoir des violences, des casseurs, euh des gens qui instrumentalisent les choses euh et de ce point de vue-là, je crois que la réponse a été assez adaptée et du moins, elle cherche à être proportionnelle.

et de l'autre euh pour ce que vous évoquez euh la question des moyens euh d'évoluer à l'éducation nationale, je ne jetterai pas euh comme vous le faites absolument aux orti tout le système qui est le nôtre. Je crois qu'on a besoin de valoriser euh absolument le travail de nos de nos professeurs, de nos enseignants euh qui mènent un combat de terrain pour former notre jeunesse. On en a besoin aujourd'hui. D'autant plus que les résultats PISA nous le démontrent d'autant plus.

Mais vous croyez sincèrement parez-mo confondez un petit peu les choses entre d'un côté euh ce qui est euh la problématique de parcours sup qui est euh un logiciel euh si je puis dire manifestement il y a des il y a des problématiques d'évolution euh qui méritent d'être d'être fait jour et euh vous avez de l'autre les moyens euh attribués matériel attribués à nos établissements scolaires et cetera.

Donc tout cela aujourd'hui le gouvernement y répond mais en phasant un peu les choses et nous avons un débat budgétaire que nous allons mener à son terme du moins j'espère encore une fois il faut que les oppositions soient responsables dans ce débat là mais ça on va le voir dans les prochaines semaines et pour le budget de l'éducation nationale le débat s'engagera le 12 novembre prochain quand je quand je vous dis que le gouvernement et les oppositions sont hors sujet par rapport à l'éducation nationale c'est parce que moi je ne considère pas que les bâtiments sont mal entretenus je ne considère pas qu'il y a des problèmes à la cantine ou des problèmes d'emploi du temps.

L'enjeu, c'est l'intelligence artificielle et je trouve que on on sortirait on sortirait par le haut l'ensemble de la jeunesse française à leur donner un agent IA personnalisé, à mettre en phase les dispositifs éducatifs avec les enjeux technologiques et les enjeux de demain. On est en train de fabriquer des sociologues ou des gens qui vont avoir des bullshit jobs comme on dit, des qui vont s'amuser à faire des PowerPoint qui sont aujourd'hui faits par l'intelligence artificielle. Le véritable enjeu pour emporter la jeunesse, c'est de c'est de les c'est de les emporter sur les défis de demain. Et ça pour le coup, vous n'y répondez pas. Les deux une question ? Oui.

Non, c'est la réponse la plus courte possible parce que c'est fini. Nicolas Bavrez qui dit que nous pourrions avoir la crise financière, la Troica avant l'élection présidentielle. Vous y croyez Carole Guilme ? C'est possible. C'est possible. Et vous Benjamin Coch. C'est clair. L'argent part au Luxembourg dans tous les contrats d'épargne, c'est une évidence. Les entreprises arrêtent d'investir, c'est une évidence aussi. L'économie est à l'arrêt. Merci à tous les deux pour ce débat. Merci. Dans un instant, nous retrouvons Christine Bou.