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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 28 septembre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Sénatoriales : un groupe RN, ça change quoi ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:21OuverteRéponse directe

    À quoi ressemble cette assemblée avec un groupe RN ?

  • 5:01RelanceRéponse partielle

    Quel terme employez-vous pour qualifier la percée du RN : une percée ou un coup de force ?

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Est-ce une surestimation médiatique ou une logique institutionnelle ?

  • 8:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça change pour le RN d'avoir un groupe au Sénat ?

  • 10:25OuverteRéponse directe

    Quelle est la stratégie du RN pour attirer des élus LR ?

  • 11:52OuverteRéponse partielle

    Quels sont les signes avant-coureurs de défections chez LR ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Chiffre
    « Le Rassemblement national va compter au moins 15 sénateurs, former un groupe parlementaire. »
  • 2:10Fait
    « Le Parti socialiste reste le second groupe de la Haute assemblée et LFI fait son entrée grâce à l'élection du gendre de Jean-Luc Mélenchon dans le Rhône. »
  • 2:54Fait
    « Nos candidats ont pris l'engagement de siéger dans notre groupe. »
  • 5:01Bruno CotteresChiffre
    « C'est tout sauf un événement anecdotique alors certains souligneront que c'est que 15 ou 16 mais c'est quand même un facteur multiplicatif très important. »
  • 9:06John-Christopher RollandFait
    « Ça donne des moyens financiers, ça peut paraître anecdotique mais dans la structuration d'un parti politique c'est pas rien. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

— Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue. C'est une édition spéciale de Sens public que je vous propose consacrée évidemment au résultat des élections sénatoriales. Le Rassemblement national va compter au moins 15 sénateurs, former un groupe parlementaire. Les Républicains et les Centristes gardent la majorité. Le Parti socialiste reste le second groupe de la Haute assemblée et LFI fait son entrée grâce à l'élection du gendre de Jean-Luc Mélenchon dans le Rhône. Ce sont les principales leçons de ce scrutin que l'on va commenter dans une minute avec nos experts puis dans la seconde partie de l'émission avec nos invités politiques et l'un des enjeux

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des prochaines semaines c'est cet appel lancé par Jordan Bardella aux élus LR. Je souhaite dans les prochains mois que nous puissions tendre la main aux patriotes sincères de LR pour les appeler à venir travailler à nos côtés. Demain si Marine est présidente de la République et que j'ai le privilège de pouvoir composer un gouvernement comme Premier Ministre, nous ferons aussi un gouvernement d'ouverture. Le cordon sanitaire voulu par Gérard Larcher va -t-il tenir ? Quelle sera la stratégie du RN au Sénat, la gauche et notamment les écologistes vont-ils travailler avec leurs nouveaux collègues insoumis ? Quel rôle va jouer ce nouveau Sénat avant et après la présidentielle ?

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Voilà les questions que je poserai à nos invités tout au long de cette émission et vous pouvez réagir comme tous les jours grâce à notre QR code on pose le nouveau décor pour commencer à quoi ressemble cette assemblée c'est clément guillonneau qui répond c'est historique le rassemblement national et ses alliés de l'udr ont dépassé le seuil de 10 sénateurs et vont donc pouvoir constituer un groupe au sénat ravi est extrêmement enthousiaste de ces de ses résultats le parti de marine le pen sort renforcé du scrutin à quelques mois de la présidentielle au total ce seront au moins qu'un sénateur qui composeront leur groupe le sénat est le temps long on a encore plusieurs années devant nous pour effectivement non seulement avoir un groupe ça s'est fait en

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trois ans trois ans seulement pour obtenir pour multiplier par cinq notre nombre de Et donc effectivement, le Rassemblement national ne fera que progresser dans les prochaines années. Autre information majeure de ce scrutin, et c'est là aussi historique, l'arrivée à la Chambre haute du tout premier sénateur insoumis. Gabriel Amard a déjoué tous les des pronostics en étant élus hier soir dans le Rhône. Ce soir, le peuple du Rhône, par son vote, a fait traverser tout le pays une onde annonciatrice de la victoire de jean-luc mélenchon en quelque sorte je veux l'interpréter comme ça malgré ces bouleversements la droite et le centre vont conserver leur majorité les républicains perdent au moins cinq sénateurs l'union centriste est l relativement stable une majorité à

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laquelle il faut ajouter la vingtaine de sénateurs du groupe horizon le président du groupe lr parle de stabilité et déclare déjà qu'il ne sera pas question d'une quelconque porosité avec le rn nos candidats ont pris l'engagement de siéger dans notre groupe voilà alors je sais que ça aiguise les curiosités pardon mais la réalité c'est que notre groupe il restera stable avec les candidats qui figuraient sur la ligne de départ et qui siégeront demain au sein du groupe les républicains à gauche les écologistes perdent quelques sénateurs tandis que les communistes conservent tous leurs sièges le parti socialiste lui se maintient et va pouvoir rester le deuxième groupe le plus important de la chambre haute nous garderons une opposition constructive

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avec un objectif qui bien sûr va être évoqué ce soir c'est comment contenir les excès pour ne pas c'est-à-dire le musée des horreurs qui va rentrer au sénat par le biais d'un groupe d'extrême droite. Marine Le Pen n'a pas tardé à réagir aux propos de Patrick Cannaire. En tenant de tels propos injurieux à l'égard des sénateurs du RN, le président du groupe Le groupe socialiste se déshonore. Il insulte les centaines d'élus locaux qui ont choisi hier d'accorder leur suffrage à nos candidats. Reste désormais à savoir comment les forces politiques en présence dans ce nouvel équilibre se répartiront définitivement dans les différents groupes et comment se partageront-elles les postes clés du Sénat ? Voilà, ces nouveaux équilibres, la création d'un groupe RN,

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qu'est-ce que ça change ici au Sénat ? On est en débat avec Bono Cotteres. Bonsoir. Bienvenue, vous êtes chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po. Valérie Lecable, bonsoir. Et bienvenue, vous êtes éditorialiste au Libre Journal. J'accueille John-Christopher Rolland, bonsoir. Bienvenue à vous aussi, constitutionnaliste, maître de conférences. À l'université Paris-Nanterre, Steve Jourdain. Bonsoir, Steve. Bonsoir, vous avez bien dormi ? Oui, et vous ? Oui, c'était une longue soirée hier. C'était une longue et belle soirée. On peut poser la question à Jean-Christophe Roland qui était là aussi. Bienvenue dans le le costume d'éditorialiste dans cette émission. On démarre évidemment par le RN. Quel terme vous employez, Bruno Cotteres ? Une percée ? Un coup de force ?

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Il ne faut pas aller trop loin non plus dans l'analyse non je pense que c'est tout sauf un événement anecdotique alors certains souligneront que c'est que 15 ou 16 mais c'est quand même un facteur multiplicatif très important et puis surtout ça avait trois donc c'est fort forcément et donc ça conforte pour le rassemblement national l'image d'un parti qui est à la fois maintenant durable durablement ancré dans les institutions dans les assemblées et Et puis surtout, ça envoie un message qui est un message plutôt de dynamique ascendante pour le Rassemblement national au moment où les sondages, les uns après les autres, donnent un écart très important entre Marine Le Pen et tous les autres

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Donc forcément pour le Rassemblement national, c'est vécu comme un témoignage ou une indication que le vent est en train d'aller dans leur direction. Donc c'est un événement très important parce que ceci, des sénateurs, c'est pas seulement des sièges dans une assemblée, c'est aussi du capital politique au niveau local pour faire campagne, des relais, pour aller parler avec les maires, pour aller parler avec les milieux économiques. Donc c'est très très important, bien sûr. Alors moi j'ai été frappé dans le débat qu'on a organisé avec Tam Tranui dans la première partie de ma tranche, je parle pas de la vôtre Steve, mais où on avait les chefs de groupe. On voulait pas forcément tout de suite passer une demi-heure à parler du Rassemblement national, mais tous y sont venus à en parler.

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Alors c'est un peu la question, est-ce qu'il y a une surestimation médiatique ou est-ce que effectivement c'est logique de donner cette place à la création d'un groupe RN et peut-être 15 effectivement, peut-être 16 sénateurs finalement ici ? Mais dans cette chambre haute qui est la plus institutionnelle de la République française, le verre est dans le fruit. C'est ça l'histoire C'est-à-dire que jusqu'à présent, on avait l'impression que c'était ici le lieu où on était préservés, où on était à l'abri, où on était entre gens de la raison, de gens responsables qui travaillaient sur le long terme à des choses sérieuses et importantes. Et tout d'un coup, on a 15 personnes du Rassemblement national qui sont présentes. On ne sait pas encore comment elles vont se comporter.

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Il y en a comme Edwige Diaz, qui va sans doute diriger le groupe, qui ont lâché leur mandat de députés, quand même. Alors que moi, je me souviens, quand j'étais jeune journaliste, tout le monde voulait être député, personne ne voulait être sénateur parce que c'était à l'Assemblée nationale que ça se jouait, qu'on votait les lois, que machin, etc. Que vient-elle faire ici ? C'est ça, les questions qu'on se pose. Et là, on voit que c'est le cœur du pouvoir de la République aussi qui est en train d'être investi par des gens qui sont complètement différents. Et rapidement, par rapport à ce que vient de dire Bruno, on se souvient qu'en 2011, quand Jean-Pierre Bell, socialiste, gagne le Sénat et crée une sorte d'interruption dans le mandat de Gérard Larcher qui avait commencé avant...

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C'est la parenthèse de gauche La parenthèse de gauche, exactement, qui va continuer après et qui va se perdurer encore cette fois-ci. Qu'est-ce qui s'est passé ? François Hollande a gagné la présidentielle derrière. Pourquoi ? Parce que le Sénat est une base extra... Alors, il n'y a pas de comparaison possible. Jean-Pierre Bell avait la majorité et 15 sénateurs sur 348, ça reste une goutte d'eau. Donc il n'y a absolument aucune comparaison possible. Mais les hommes politiques savent que le Sénat, c'est une base électorale solide. C'est du temps de parole. C'est ça, c'est du temps de parole, c'est les questions au gouvernement, c'est des moyens, c'est des effectifs, c'est beaucoup de choses. C'est une reconnaissance républicaine d'une certaine façon.

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Alors effectivement, John Christopher Rolland, vous l'avez déjà dit sur ce plateau lors de la soirée électorale hier, mais on aime bien faire de la pédagogie ici et il y a certainement pas mal de téléspectateurs, téléspectatrices qui n'ont pas vu notre soirée électorale. Qu'est-ce que ça change pour le RN ? Alors ça change plusieurs chose, je ne vais pas rebondir, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Bruno et ce qu'a dit également Valérie, c'est-à-dire que ça a l'institutionnalisé. Le Sénat, c'est l'institution, la Chambre haute comme vous l'avez dit, il y a d'horrures de la République vraiment sont très incarnées. Ensuite, ça donne des moyens financiers, ça peut paraître anecdotique mais dans la structuration d'un parti politique c'est pas rien.

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Ça rejoint ce que vous disiez sur le fait qu'ils ont un poids maintenant vis-à-vis des élus locaux et enfin puisque le Sénat est une des deux chambres, donc il y a la navette. Il est vrai que le Sénat a rarement le dernier mot dans les textes législatifs mais son rôle est très important. C'est un rôle presque transpartisan. On va corriger des textes qui viennent dans l'immédiateté, la tempétuosité de l'Assemblée. Parfois une seule virgule, c'est arrivé que le Sénat remet change fondamentalement. Mais surtout, c'est qu'ici vous avez une vision plus qualitative du contrôle du gouvernement. Le fait qu'il puisse une fois par an certes, mais obtenir avec ce droit de tirage une commission d'enquête, ça leur donne une visibilité. Il reste à trancher cette question.

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Est-ce qu'ils le feront à la manière de Charles à l'oncle à l'Assemblée ou est-ce qu'ils joueront le jeu de la tempérance du Sénat ? Ça c'est toute la question. Charles Aloncle, député Ciotiste, donc le principal allié du Rassemblement national, l'UDR. Il y a une petite dimension aussi politique. Alors on le rappelle, pour faire un groupe, il faut 10 sénateurs. L'ERN parvient à faire un groupe sans les ciottistes sans l'udr d'Eric Ciotti qui avait mis tout son poids pour institutionnaliser ou normaliser le rassemblement national lors des précédentes législatives, là on voit que le RN parvient seul à former un groupe au Sénat ce qui n'est pas rien et ce qu'il soulage sans doute aussi Marine Le Pen aujourd'hui. Alors on a entendu Jordan Bardella dans notre titre avec cette main

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tendue au patriote sincère de LR, c'est le même discours que tient le sénateur RN du Nord, Joshua Auchard on l'écoute. Bien évidemment on a des contacts depuis quelques temps avec certains sénateurs LR, avec certains sénateurs centristes et on va s'attaquer dès demain effectivement à renforcer le groupe dans le cadre notamment de la campagne présidentielle qui arrive, mais aussi de la montée en puissance de ce groupe au Sénat et de la construction de ce groupe au Sénat. Pas de porosité, nos idées sont claires, c'est ce que disait hier soir Mathieu Darnot, le président du groupe LR au Sénat, c'est aussi la prise de position assez intangible depuis les mois de Gérard Larcher. Ça va être mis à l'épreuve quand même. – Oui, ça va être mis à l'épreuve.

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Alors on retrouve du côté de Jordan Bardella un vocabulaire qu'il a déjà utilisé avec Marine Le Pen aussi, les patriotes sincères. C'est l'idée au fond de dire on nous a opposé le front républicain, nous on est des patriotes sincères et donc on appelle les patriotes sincères à venir vers nous. Évidemment c'est une stratégie de parler au on va dire au coeur des républicains et notamment de soulever chez eux le doute existentiel qui les clive depuis des années maintenant qui est quel est leur quel est leur direction stratégique avec des intentions de vote pour Bruno Retailleau qui ne sont pas dans la même catégorie que celle de Marine Le Pen donc forcément cette question elle est importante pour eux avec je pense les questions

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que tous les parlementaires aient l doivent avoir qui est si Marine Le Pen gagnait l'élection présidentielle que se passe -t-il aux élections législatives ? Est-ce qu'il y aura des accords locaux au cas par cas ? Est-ce que ça sera le cordon sanitaire ? Donc voilà une grosse question existentielle qui taraude vraiment les Républicains depuis des années. Jordan Bardella sait très bien ce qu'il fait en appuyant là où ça fait un petit peu mal, d'envoyer ce message aux Républicains en disant voilà commençons à nous y mettre à préparer ensemble. Est-ce qu'il y a des signes avant-coureurs d'éventuelles défections, Valérie Locab ? Des signes avant-coureurs je ne sais pas moi je vous renverrai à l'excellente opuscule qu'a écrit juste avant l'été Pascal Perrineau pour la fondation de

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l'innovation politique où il démontre que sur les dix dernières années à peu près le RN a gagné 4 ,5 millions d 'électeurs dont la moitié aux seules élections législatives de juin 2024 juste après la dissolution. Et pourquoi y a-t-il eu cette accélération de la montée de l'électorat RN alors qu'il n'avait gagné que 1 ,5 million ou 2 millions en 30 ans ? Parce que la digue entre les électeurs, les républicains et les RN avait sauté. C'est-à-dire qu'il dit 80 % des électeurs qui ont voté et les RN sont des LR, c

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'est-à-dire des gens plus âgés, un peu retraités, plus institutionnalisés, etc. Or, qui est le bastion des républicains dans ce pays ? Le Sénat. Je veux dire, le Sénat est extrêmement puissant... Pardon, les républicains, pardon, excusez-moi, sont extrêmement puissants ici. – Ils le restent même s'ils ont perdu quelques sièges ? – Ils ont perdu 7 sièges, je crois, à peu après, enfin voilà, entre 5 et 7, peu importe, c'est pas beaucoup. Ils sont en résistance, on va dire. On va dire qu'ils sont en résistance et je pense que c'est le bon mot, c'est-à-dire qu'ils restent le parti dominant, ils restent le premier parti, ce qui n'est pas rien et ce qui n'est pas du tout la situation de l'Assemblée nationale, mais ils sont en défensive face

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à cette dynamique dont on parle du Rassemblement national. Donc est-ce que la question qui se pose aujourd'hui, c'est est-ce que les nouveaux sénateurs RN vont essayer d'aller chasser sur les terres des Républicains, comme ça leur a réussi localement au moment des législatives et comme le parti de Bruno Retailleau, qui a été réélu, est attaqué durablement. Encore un mot là-dessus, juste après on ouvre un chapitre sur des révélations du jour, des propos antisémites prêtés à Jordan Bardella quand il avait 17 ans en quête de nos confrères de Mediapart démentis par le président du RN, mais ça vaudra un petit chapitre dans notre débat. John-Christopher Roland, vous voulez intervenir toujours

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sur l'idée de porosité, porosité des électorats, digues ou cordons sanitaires chez les élus Votre avis là-dessus. Alors il y a, c'est une tentation qui s'observe vraiment de manière récurrente depuis quelques élections et pas que sénatoriales. C'est-à-dire que pour le groupe LR, il y a aussi, il ne faut pas l'oublier derrière, il y a un enjeu de survie. Alors c'est vrai que le Sénat, c'est un prisme un peu déformé pour les LR parce que si on les met en relation avec les 4 ,7 % de Valérie Pécresse, ça semble un peu disproportionné. Il faut dire que c'est la représentation des des territoires qui sont quand même bien notabilisés au point de vue des LR. Qu'est-ce que fait un LR aujourd'hui ? Est-ce qu'il s'engage derrière Bruno Retailleux en se disant

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qu'il y aura des vestiges à prendre du côté de la fin du macronisme Où est-ce que, finalement, la digue cède et d'autres, un peu à la manière de Rick Ciotti, vont ou glissent vers cette extrême droite qui se dédiabolise ? Alors vous allez dans quelques intents me dire que peut-être pas tant que ça, finalement. Mais c'est toute la question. C'est un enjeu à court terme, mais c'est aussi un enjeu à moyen terme après la présidentielle. Dans l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen avec lesislatives dans la poule, c'est peut-être là que la question se posera principalement. Steve, encore un mot. Oui, au-delà même des étiquettes et des éventuels transfuges, je vais y avoir un test très simple dans les semaines qui viennent avec toute la phase budgétaire sur la sécu, etc.

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On va voir le RN attaqué sur l'AME, sur des sujets peut-être sur les retraites et vraiment attaquer les LR en leur disant vous êtes moins dix ans que nous voilà la vraie droite c'est nous donc il va y avoir un vrai test dans les semaines qui viennent et on va tout de suite voir voilà qui est vraiment à l'air qui reste vraiment à l'air ou qui commence à être un peu séduit par le Rassemblement national ? Alors, l'info politique de cet après-midi, donc, ces révélations, je vous résume en quelques mots Mediapart qui rapporte des écrits antisémites datant de 2013. Donc vous pouvez d'ailleurs réagir, le QR code s'affiche. Jordan Bardella avait 17 ans à l'époque, jeune militant du Front National.

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Ils lui sont prêtés. Les sources, selon Mediapart, ce sont des sources internes au RN. Je pense que c'est important de le dire. Beaucoup de démentis. De Jordan Bardella d'abord qui parle de faux grossier, Marine Le Pen elle dénonce une barbouzerie et puis ça crée des réactions politiques aussi et c'est pour ça qu'on en parle également. Par exemple Marine Tondelier qui dit que Jordan Bardella doit démissionner de toutes ses fonctions. Marine Tondelier, pour les écologistes, le CRIF a également réagi en parlant d'une... Le Conseil représentatif des institutions juives de France en parlant d'une illustration des limites de la des diabolisations du rassemblement. Je vous résume en quelques secondes le climat en cette fin d'après-midi. Valérie Locable, je commence avec vous.

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Est-ce que c'est en train d'éclipser, en partie, en tout, je ne sais pas, la création de ce groupe RN ici au Sénat et finalement les bons résultats de ces sénatoriales. Écoutez, il faut vérifier les propos. Moi, je n'ai pas la réponse à l'heure qu'il est. Simplement, ce qu'on peut dire, c'est que la fameuse stratégie de la cravate, c'est-à-dire de dédiabolisation du RN, à ma connaissance, elle commence vraiment très fortement en 2022. Elle n'existait pas auparavant. Or, les propos qui auraient été tenus s'ils sont confirmés l'aurait été avant 2022. Il y en a en avant, en 2013 ? Voilà, en 2013, donc presque 10 ans avant. Donc ça semble tout à fait possible, en tout cas, qu'à cette époque-là,

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un membre, un jeune prometteur du rassemblement national, qui était Jordan Bardella, ait pu tenir des propos antisémites. Ce qui s'est passé depuis 4 ans, 4 ans et demi maintenant, occulte l'histoire du rassemblement national qui vient du Front National, de Jean-Marie Le Pen, du rafour crématoire et de propos antisémites répétés tout au long de l'histoire du rassemblement national. Donc est-ce que ce sont les remugles, les derniers feux qui ont été donnés à ce moment-là, l'enquête le dira. Mais pour moi, ce n'est pas surprenant. Après, pourquoi ils ciblent spécialement Jordan Berdella ? Est-ce qu'ils sont tombés sur quelque chose de particulier à ce moment-là ?

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Ou est-ce que c'est pour diviser encore plus cette rupture, cet éloignement, cette distance, on va dire, rupture est un mot trop fort, qui s'installe entre Marine Le Pen et Jordan Berdella depuis qu'elle a décidé d'être présidente ? En tout cas, ça ne va peut-être pas arranger la relation entre les deux. Effectivement, Marine Le Pen qui dit aussi « personne ne peut croire cette dinguerie ». Votre réaction, Bruno Cotteres ? Alors c'est vrai que peut-être qu'on fait des plans sur la comète, mais on se pose la question d'un règlement de compte interne quand même. C'est sûr que si ce sont des sources internes, ça pose directement cette question en pleine campagne présidentielle, en pleine dynamique. avec des sondages tous plus flatteurs les uns que les autres pour Marine Le Pen.

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Si ça sort de l'intérieur, ce sont des acteurs politiques expérimentés, ils savent très bien ce qu'ils font. Donc ça veut dire effectivement quelque S'il s'était confirmé que ce soit de source interne au RN, ça va poser une sacrée question sur le staff de l'équipe de campagne, sur qui est identifié comme étant la source. Qui veut Matignon à sa place. Qui veut Matignon à sa place. On est là pour se poser ces questions, c'est logique. Donc comme on dit très souvent en politique, il n'y a pas beaucoup de sièges et j'ai beaucoup de candidats qui veulent les occuper. Forcément, ça crée des illimités, des tensions. Alors après, en ce qui concerne l'image personnelle

20:20

de Jordan Bardella et la dynamique dans laquelle il est, il a de toute façon un crédit dans l'opinion qui est quand même très important pour le moment. Il n'est pas sûr que ça va beaucoup entamer ou entacher le crédit dans l'opinion qu'il a, mais c'est vrai que s'il s'est avérée. Même mettre ça sur le compte de l'excuse de la jeunesse, 17 ans, mais c'est vrai que tous les jeunes de 17 ans ne tiennent pas ces propos aussi. Je vais citer Jonathan Harfi, le président du CRIF, je suis comme chacun stupéfait par la violence des propos antisémites attribués à Jordan Bardella, que même la jeunesse ne saurait évidemment expliquer. Il y a un atteint Arfi pour qui, et je continue de le citer, l'ADN du Rassemblement nationale, partie, ouvrez les guillemets,

21:02

refuge des identitaires et des complotistes n'a pas fondamentalement changé. C'est ce que cette enquête est en train de provoquer. John Christopher Rolland et la dépêche de l'AFP sur le CRIF et titrer les limites de la dédiabolisation. C'est aussi ça ce qui nous intéresse ce soir. Alors, d'abord, ça ne va pas vous surprendre, je suis juriste, donc présumé innocent. Je suis des campagnes présidentielles depuis que je suis étudiant en 2002 ou enseignant, ça fait depuis 2002. Il y a toujours des boules puantes aussi, il ne faut pas l'oublier. Surtout sur les candidats qui sont, si vous voulez, en vogue. Alors, Jordan Bardella n'est plus le candidat putatif du tout, puisqu'il a a été supplantée au dernier moment sur la ligne d'arrivée par Marine Le Pen.

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Sur la dédiabolisation, si on avait retrouvé des propos qui disaient qu'il fallait la paix dans le monde et que vive Gandhi là ça m'aurait surpris si vous voulez là on met un peu plus si vous voulez alors c'est pour ça mais je veux pas me prononcer trop sur le fond parce que et puis en plus d'expérience sur les révélations de Mediapart en général il y a une première salve. Ça peut feuilletonner. Démenti, et puis... Ce qui est dommage de manière globale, si je peux dire en juste un mot, c'est que les campagnes présidentielles gagneraient, mais après, c'est justement ne pas être polluées par par des boules puantes, mais c'est le propre de la 5e République. Donc, c'est dommage sur l'ensemble aussi, parce que j'imagine qu'il y en aura d'autres, il y a eu les statuettes de Villepar.

22:27

Oui, alors moi là, je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense que c'est le moment où il faut éclairer les et citoyens sur ce qu'est leur personnel politique. Le article est très étayé, on le verra. On verra bien. François Fillon, on parlait de boule puante au départ. Oui, ça s'est révélé. Ça s'est révélé quand même un fait majeur de cette campagne. Je vais y effectivement redonner la parole pour terminer à Jordan Bardella. Il conteste formellement, il l'a fait sur le réseau social X, il conteste formellement les accusations de Mediapart et dénonce des faux grossiers. Allez, on referme ce chapitre qui était obligatoire et on va se replonger sur les conséquences de ces élections sénatoriales. C'est intéressant, Steve, parce que à écouter les responsables

23:07

politiques hier soir, c'était déjà un peu la présidentielle. Oui, en tout cas, c'est ce qu'ils essayent de nous vendre, Thomas. Prenez LFI. Leur tout premier sénateur, Gabriel Amard, a été élu dans le Rhône. Alors, il parle carrément d'une onde annonciatrice de la victoire de Jean-Luc Mélenchon, le leader Leur Insoumis estime lui qu'il s'agit d'un heureux augure pour 2027. Côté RN, c'est la même musique. Marine Le Pen évoque une étape majeure et explique que ces nouveaux sénateurs seront, je cite, des relais essentiels dans la campagne présidentielle à 7 mois du scrutin. Les sénatoriales, Thomas, sont devenues l'oracle de Delphes. Chacun y entend la prophétie qui l'arrange. Alors ont-ils tort ? Disons qu'il faut être très optimiste ou en tout cas très croyant.

23:47

Parce qu'on le rappelle, ce ne sont pas les Français qui ont voté hier, en tout cas pas directement, ce sont 93 000 grands électeurs. Il s'agit à plus de 95 % de représentants des conseils municipaux et ils ont voté dans une toute petite partie de la France, puisque celle, la moitié du Sénat était renouvelée hier. 63 départements sur 101 étaient concernés et malgré ça, Gabriel Lamarre voit déjà Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée, dans le Rhône, le nouveau sénateur a obtenu, tenez-vous bien, 374 voix, très précisément, 374 sur 3817 votants. Il en faudra quelques millions de plus pour gagner la présidentielle. Bon, pour le Rassemblement national, on l'a dit, il y a quand même cette notion un peu différente, il va avoir son groupe au Sénat.

24:31

Oui, et c'est important, mais ça ne mesure pas ses chances à la présidentielle. Les scores d'hier mesurent le nouvel enracinement du parti à la flamme. Pendant longtemps, l'ERN avait beaucoup d'électeurs et peu d'élus locaux. Aujourd'hui, il a des maires, des députés et désormais, même sans l'UDR d'Éric Ciotti, suffisamment de sénateurs pour constituer un groupe. C'est un cap institutionnel, historique à plusieurs titres, mais ça n'est toujours pas, Thomas, un un sondage présidentiel. Donc vous nous dites attention, ne pas tirer d'enseignement trop rapide pour l'année prochaine ? C'était en théorie hors hypothèse de dissolution, le dernier scrutin avant la présidentielle. La dimension symbolique est très forte, notamment pour l'URN qui entretient

25:07

cette Cette idée d'une grande marche vers l'Elysée, mais le vrai sondage, on va le voir. Thomas, dernière vague du baromètre Harris Interactive publié ce lundi. Pour la première fois, les intentions de vote pour Edouard Philippe passent sous celles de Jean-Luc Mélenchon, si cette dynamique se confirme. Et peu importe le cas de figure au sein du bloc central, il y aura bien un duel, Le Pen-Mélenchon au second tour l'année prochaine. Merci beaucoup, Steven. On rappelle que ce baromètre, c'est une photographie, un instant T, avec le premier tour, c'est dans un peu moins de 7 mois, 18 avril. Bruno Cotteres, vous êtes un spécialiste de nos cartes électorales et du vote des Français. On a commencé à y répondre un peu, les les uns et les autres tout à l'heure,

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mais quand même, quand vous allez, et peut-être que vous avez commencé à regarder de près

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les résultats d'hier soir, est-ce que vous pouvez vous projeter quand même vers une présidentielle ou est-ce que ça n'a pas beaucoup de sens C'est un peu les deux. Bien sûr, c'est une conséquence mécanique des élections municipales. Et aux élections municipales, on a vu quand même le Rassemblement national faire des progrès dans le Sud en particulier. Certains ont même remplacé les républicains dans le sud, on a vu le rassemblement national progresser dans beaucoup de villes moyennes également. Il y a eu beaucoup de candidats du rassemblement national qui, même s'ils n'ont pas été élus même s'ils n'étaient pas en tête des résultats du premier tour arrivaient fréquemment dans des étiages 15 20 % donc ça veut dire que quelque chose effectivement c'est produit

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longtemps le front national de l'époque de jean-marie le pen on disait ça existe grâce à jean marie le pen et à la présidentielle mais au fond en dehors de ça non et puis le rassemblement national aujourd'hui c'est plus du tout un parti dont on peut dire Il existe dans les territoires, il a des zones de force qui existent toujours, mais il a largement débordé. Ca a largement débordé les zones de force. Quand on regarde les cartes électorales de Marine Le Pen en 2017 déjà, mais en 2022 encore beaucoup plus. Quand on regarde les élections européennes de 2024 dans les circonscriptions législatives, c'est quelque chose que j'ai fait et on voyait quand même que la liste barrée est là, elle était au-dessus de sa moyenne nationale dans plus de 300 circonscriptions législatives,

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ce qui est assez impressionnant. On voit un phénomène qui a des zones de force mais qui s'est répandue dans d'autres zones bien différemment, et de même sur la sociologie des électeurs on voit que c'est plus seulement une sociologie des classes populaires il y a aussi des classements il ya une partie une frange des franges aussi des classes supérieures et quand on regarde les motivations c'est plus seulement un parti de protestation mais il y a de l'adhésion à ces propositions donc on voit vraiment que la donne n'est plus la même qu'à l'époque de Jean-Marie Le Pen. Est-ce que la stratégie, parce que le comportement des différents groupes politiques n'est pas pas forcément le même à l'Assemblée nationale ou au Sénat, l'irrévocable. Est-ce que ça tient toujours ou est-ce qu'au contraire,

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en période présidentielle ou de plus proche de la présidentielle, on voit les stratégies se réaligner. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça peut valoir pour le Rassemblement national ou pour d'autres partis politiques, d'autres formations politiques. Je crois que par rapport à ce que vient de dire Bruno Cotteres, déjà il y a une chose extrêmement importante, c'est que le Rassemblement national est devenu un parti dominant en France et un parti dominant se doit d'être présent partout. Il y a eu cette irruption très importante à l'Assemblée nationale qui a été très visible où ils se sont légitimité petit à petit. Et aux élections municipales, ce que je trouve intéressant, c'est qu'on a quand même dit qu'ils n'ont pas gagné de grande mairie. C'est-à-dire qu'il n'y avait un peu...

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Il n'y a pas eu de victoire très forte du Rassemblement national aux élections municipales et on s'y dit que finalement, ça a été un peu contenu et ils n'ont pas installé vraiment des grandes mairies. Ce qu'on aurait pu redouter ou penser qu'il allait arriver dans certaines villes du sud de la France. Et ce qu'on découvre aujourd'hui, c'est que malgré tout, ils se sont tellement étendus, mais sans qu'on les voit forcément, que maintenant, ils vont être 15 au lieu de 3 au Sénat. Et le Sénat, c'était un peu la dernière place forte, en fait. Si on se met dans la tête de Marine Le Pen, en fait, on se dit mais est-ce qu'un jour, ils pensaient qu'ils allaient pouvoir arriver au Sénat? Et si on fait l'analogie avec ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon,

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on a l'impression que parce que son gendre vient de rentrée, il va gagner l'élection présidentielle et que tout d'un coup, les choses sont gagnées. Je pense que ces parties extrêmes, ces parties radicalisées, le Sénat, c'est un peu le contraire de ce qu'ils sont, en fait. Et que du coup, ça leur donne, je me répète un peu par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure, une légitimité nouvelle par rapport à ce qu'ils pouvaient espérer. Je ne sais pas si je réponds exactement à votre question et je redis quelque chose, c'est que moi, j'ai été surprise de voir autant de députés, alors je n'ai pas le chiffre exactement en tête, mais il y en a presque une dizaine, je crois, qui se sont transférés de l'Assemblée nationale.

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Oui, je crois qu'il y avait 33 députés qui étaient candidats à ces sénateurs. Et il y en a une bonne dizaine qui ont été élus. Et là, on se dit, mais pourquoi est-ce qu'ils quittent l'endroit où tout se décide finalement ? Parce que c'est le pouvoir de la République pour venir ce qu'on une sorte de signe d'affaiblissement de l'Assemblée nationale. De lucidité face au débat cité. Peut-être qu'il va y avoir un grand changement et où ils risquaient de sauter. Donc, ils vont rester ici plus longtemps. Ce qu'ils ont élu pour 6 ans, voilà, alors que les législatives sont dans 7 mois et demi ou 8 mois, donc une espèce de stabilisation. Mais autrefois, même il n'y a pas si longtemps, moi je me souviens en 2011-2012 justement, les sénateurs quittaient le Sénat pour aller à l'Assemblée nationale.

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C'était le mouvement inverse en fait. Et c'est un peu comme s'ils voulaient montrer que oui et aussi au Sénat on peut y aller, on sait faire. Un mot là-dessus, rapide parce qu'ensuite on a encore un gros chapitre sur la gauche à ouvrir. Non mais je rejoins, quand on regarde les résultats sur les sièges obtenus par l'ERN, on a sur les scrutins directs, c'est-à-dire ceux où il y avait un ou deux sénateurs maximum par département, c'est un suffrage majoritaire. Là, ils ne marquent pas le pas. En revanche, partout où il y a de la proportionnelle, ça veut dire qu'il y a eu un travail de fond qui a été fait, notamment auprès des maires des petites communes, donc ils s'institutionnalisent, vraiment. – C'est ce qu'on appelle le vote caché, mais alors ça ne vaut pas seulement pour le…

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– Pas que, il y a le blues des maires aussi. – Oui, oui, mais ça ne vaut pas que pour le Rassemblement National, c'est pas parce qu'un maire est sans étiquette qu'il va voter RN. – Bien sûr, ça ne vaut pas que pour le Rassemblement National, mais c'est vrai que ça nous indique quelque chose. Je rejoins ce qui vient d'être dit. On peut même émettre une autre hypothèse, qui est que les députés qui ont décidé de glisser au Sénat, c'est aussi dans une perspective que le parti est aussi en train de préparer des élections législatives et de faire monter de nouveaux candidats. Quand on observe les élections municipales dans les territoires, on voit que tant du côté de l'AFI que du côté du Rassemblement national, il y a du réservoir de jeunes candidats en particulier, de jeunes

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candidats, qui ont obtenu des résultats. Alors ils n'ont pas été candidats partout, il y avait des départements entiers où l'ERN encore ne pouvait pas être candidat mais voilà. Donc c'est peut-être aussi une manière pour eux de commencer à anticiper les choses de 2027 et je vous propose un zoom sur les personnalités qui font leur entrée au sénat c'est avec audrey vettas tout de suite c'est la chronique

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On va donc découvrir certains de ces nouveaux visages. Bonsoir, Audrey, qui font leur entrée au Sénat. Oui, à commencer par Edwige Diaz, député du Rassemblement National, qui devient sénatrice. Elle a créé la surprise en Gironde où elle ne partait pas favorite. Elle avait une centaine de grands électeurs, ceux qui votent pour les sénateurs acquis à sa cause. Elle en a autour de 700 désormais. Elle a su aller chercher les voix. Vous en parliez des élus sans étiquette, ce qu'on appelle parfois le vote caché parce qu'on ne peut pas forcément prédire. Elle est l'un des visages de ce nouveau groupe RN au Sénat. Il se dit même qu'elle pourrait en prendre la Enfin, dernière info,

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parce que vous vous posiez la question, elle est l'une des huit députés devenus sénateurs, sénatrices hier. Autre visage pour vous parler d'une autre surprise. Gabriel Amard incarne l de la france insoumise au sénat il vient d'être élu dans le rhône où il était député information importante que vous avez déjà évoqué on l'a redonne c'est le gendre de jean-luc mélenchon pour l'instant on ne sait pas encore où il siégera. Le groupe des écologistes doit voter demain pour savoir s'ils l'acceptent ou non dans leur groupe politique. Bon, il y a des surprises et puis il y a aussi des figures du Sénat qui restent en place. Oui tout à fait. Bruno Retailleau, le président des Les Républicains, candidat à l'élection présidentielle et réélu.

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Il a fait carton plein en Vendée dans son département en remportant les 3 sièges qui étaient à pourvoir dans ce département. Deux présidents de groupe aussi sont réélus, Mathieu D'Arnaud le président du groupe Les Républicains, la première force politique du Sénat ici au Sénat et puis Claude Maluret le patron des indépendants, un très proche d'Edouard Philippe, membre du parti Horizon. Et puis je vous parle rapidement d'une dernière personnalité. Le président Renaissance de la région Sud, anciennement Région PACA, fait lui aussi son entrée au Sénat. Renaud Muselier qui a été élu dans les Bouches du Rhône sur une liste de centre droit. Et en raison du non-cumul des mandats, c'est Christian Estrosi qui devrait assurer l'intérim à la tête de la région.

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– Merci beaucoup Audrey pour ce tour d'horizon rapide, il y en a d'autres évidemment, il a fallu faire des choix, des visages nouveaux ou anciens qui seront sur les bancs du Sénat dans les prochains jours. Revenons sur l'élection de Gabriel Amar, donc France Insoumise dans le Rhône. Valérie Le Cap, je me tourne vers vous parce qu'il y a peut-il y avoir une sorte d'effet domino avec une procédure d'invalidation d'un certain nombre de scrutins municipaux Il y a une question qui se pose, c'est que la rapporteure publique, c'est un tout petit peu technique, mais il faut expliquer comment ça marche. La rapporteure publique a saisi le tribunal administratif de Lyon pour demander l'invalidation aux élections municipales de deux

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élections dans la ville de Vaud-en-Velin et dans la ville de Vénissieux, qui sont toutes les deux des villes qui ont été gagnées par des LFistes. Ces deux villes ont ont envoyé, grâce au conseil municipal, ont obtenu 166 grands électeurs si on les additionne. Donc on peut imaginer que ces 166 grands électeurs auraient éventuellement été plus favorables à Gabriel Armand, puisqu'il s'agit de léphiste. Et que se passe-t-il ? Il se passe que le tribunal administratif n'a pas encore statué et on peut légitimement se poser la question si jamais ils invalidaient ces deux élections de voie en velin dont la mère Ellen Geoffroy a été retoquée

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deux fois au municipal et au sénatorial est-ce que ça pourrait aller jusqu'à toucher Gabriel Amar Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que dans le Rhône, le premier sénateur élu était un LR et le deuxième sénateur élu est Gabriel Hamas, LFI. Sauf qu'il n 6 paires, 6 paires, 100 et quelques voix. Alors ce que disait Steve tout à l'heure, c'est qu'il n'a obtenu que 374 voix, ce qui n'est pas important. Et il n'a que 54 voix de plus que le deuxième sénateur qui aurait été sinon un républicain. Donc si vous voulez ce différentiel de 54 voix qui est extrêmement faible, vous voyez bien qu'il est inférieur aux 166 grands électeurs,

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dont on Ça peut être étroit, qu'on peut revenir en arrière sur le résultat des sénatoriaux. Je ne sais pas si le juriste qui est parmi nous a un avis sur le sujet, mais je pense que la question mérite d'être posée et peut-être qu'elle va ouvrir des supputations juridiques justement parmi les spécialistes que je ne suis pas, mais donc cette info vient localement de vous en voilà. Je pense que ça vaut la peine de poser la question. – Évidemment, merci de cette information. Votre avis, je ne sais pas si vous avez la réponse. – Est-ce que j'ai tout compris ? – Ce n'est pas une colle. – C'est vrai que le rapporteur public a demandé au tribunal d'Annulé… – C'est une femme. – Enfin là, le rapporteur public a demandé. – C'est une femme. – La rapporteur public a demandé.

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Moi, je vais vérifier, mais j'ai mis une hypothèse quand même. C'est celle du fonctionnaire de fait qu'on peut transposer sur l'élu de faits. C'est-à-dire que les actes commis par un fonctionnaire qui ensuite est démis ou qui n'aurait pas dû être nommé sont validés par ce qu'on appelle la théorie... C'est toute la question.

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Sinon, si c'est une annulation de ce qu'on appelle en cascade, alors là oui je viens de faire les comptes avec Steve, effectivement il repasse sous la barre des 325 qui a permis à M. Bérard d'être élu... Et du coup il se fait doubler par l'ELR, c'est – La prochaine fois où vous venez sur ce plateau, il faut avoir la réponse avec des certitudes. – Ce qui est intéressant de réintervenir, c'est que peut-être que juridiquement, il n'y aura aucun problème, mais moralement, si jamais les les élections étaient invalidées, ça serait un petit peu étrange quand même. Il a quand même aussi fait une très bonne campagne de terrain, cet élu insoumis, qui est vraiment allé au contact des élus locaux. On parlait de vote caché pour pour le RN, il y a aussi eu peut-être... Du vote caché pour les instances.

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Parce qu'on n'attendait pas à son élection. C'était un peu une surprise et il a vraiment fait une vraie campagne de terrain. Et ce n'est pas n'importe qui, parce que c'est un extrêmement proche de Jean-Luc Il y a une vraie question tant qu'il est là, et pour l'instant c'est un sénateur, insoumis, élu. C'est comment va-t-il être accueilli notamment par les écologistes ? On va écouter Yannick Jadot, c'était hier soir dans notre soirée électorale. Pour lui, il n'est pas bienvenu, cet élu insoumis. Voilà ce que Yannick Jadot dit de Gabriel Hamard. « Il est clair pour le groupe Le groupe écologiste, en tout cas c'est très clair pour moi qu'à partir du moment où des sénateurs arrivent en se revendiquant de la France insoumise,

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ils ne siégeront pas au groupe écologiste. Sinon le groupe écologiste explose, il faut bien les choses. Donc je pense que tout le monde au sein du groupe écologiste perçoit le risque d'avoir des insoumis revendiqués dans notre groupe. Donc ça, ça n'arrivera Yannick Jadot qui est sur la ligne du candidat à la présidentielle qu'il soutient, Raphaël Glucksmann, Bruno Cotteres. Donc ce n'est pas une surprise. En revanche, c'est un potentiel sujet de tiraillement au sein du groupe tant qu'il y a eu pas mal de tiraillement entre les écologistes et les insoumis sur ces sénatoriales. Effectivement, toute l'histoire du siège pour les Français de l'étranger. – Alors il faut expliquer, c'est vrai qu'il y a une sénatrice

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insoumise qui n'a pas été élue sur ce siège des Français de l'étranger à trois mois près. Et Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard ont mis en cause notamment la sénatrice Mélanie Augel pour avoir refusé une liste d'union. – Voilà, donc on voit qu'Antoie le de fond de tout ça. Il y a aussi cette guerre d'opposition dans la perspective présidentielle, grand choix stratégique. Les écologistes eux-mêmes en pleine discussion interne sur l'opportunité ou non d'une candidature autonome de l'écologie, Marine Tondelier en l'occurrence, par rapport à d'autres hypothèses qui seraient de rallier une autre candidature. Éventuellement, par exemple, Jean-Luc Mélenchon, c'est l'idée de Sandrine Rousseau. Donc on voit qu effectivement tout ceci s'inscrit dans ce combat

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sur cette question, grande question stratégique qui n'est pas un point de détail puisqu'évidemment les sondages d'opinion montrent que Jean-Luc Mélenchon est en phase peut-être d'affirmer une qualification au deuxième tour. Marine Tourdelier est crédité de 3, 4, 2, entre 2 et 4 % d'intention de vote évidemment si une partie de ce réservoir allait sur Jean-Luc que Mélenchon, c'est effectivement tout bénéfique pour la France insoumise. On voit qu'en toile de fond, il y a évidemment cette grande question et ce jeu de billard sur sénatorial par rapport à la présidentielle. Oui, effectivement, l l'accueil donné à ce nouveau sénateur insoumis, ce sera l'une des questions que je poserai à Guillaume Gontard qui est le sénateur écologiste de l'Isère, le président du groupe écologiste ici au Sénat

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et qui sera l'un des quatre invités de notre débat 100 % qui démarre dans quelques minutes, ça va rendre les prochains jours particulièrement passionnants. John Christopher Roland à gauche, même s'il y a un seul sénateur insoumis, on voit déjà à quel point ça complique le jeu. On l'a vu aussi d'ailleurs lors du premier débat de la primaire socialiste, ça a été un moment, la question de l'alliance avec les insoumis, de réelle de friction ou de fracture entre les différents candidats. Oui, alors d'abord il va se retrouver dans le fameux Rasnag qui est un peu ce qu'était le sale et quand on n'a pas d'apparentement dans un groupe au Sénat, on peut avoir des représentants au bureau mais on est un peu isolés, pas de commission d'enquête.

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En revanche, si je reprends la fable de La Fontaine, il y a les rats des villes, les rats des champs, on a les écolos de l'Assemblée et les écolos du Sénat. Et on voit bien que les écolos du Sénat, à travers notamment la figure de Yannick Jadot, c'est plutôt cette image que j Gérard Larcher a imprimé derrière au Sénat du travail transpartisan, de la bonne ambiance. Et on sent que ce qui est derrière, c'est cette fameuse, pardon pour le mot, bordélisation sur laquelle ils sont stigmatisés à l'Assemblée. Et la portée au Sénat, c'est compliqué. D'ailleurs, pour faire le parallèle, il y a déjà des sénateurs, notamment des sénateurs communistes, mais pas que, qui se demandent comment les conférences des présidents de groupe vont se tenir

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cette fois et voici avec un représentant, une vice-présidente peut-être du groupe RN parce que ce n'est pas dans la coutume, surtout depuis 40 ans au Sénat d'avoir des groupes très radicaux, très tempétueux. Donc je ne sais pas comment ça va se dérouler. Ça va être intéressant à observer. Allez, un mot de conclusion là-dessus, Valérie Lecap. 30 secondes. Bah écoutez, la conclusion c'est que maintenant il y a le RN et il y a LFI et que la vie va changer en fait. C'est-à-dire que... À ce point-là ? Oui je pense à ce point-là parce que même si on n'a – On ne va pas parler du Parti socialiste. Il faut dire que les socialistes résistent bien aussi, comme l'air à droite, comme à droite il devrait y avoir le renouvellement de leur président de groupe qui va se passer tranquillement.

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Mais Patrick Cannaire a utilisé un mot assez fort dont je ne me souviens pas, qui n'était pas bordélisation, mais qui n'était pas loin. Il a dit que c'est une horreur. Le musée des horreurs, ça fait partie d'une des questions qu'on va poser à nos invités dans un instant. Ce n'est pas sa manière L'entrée des scènes d'Intérieur-RN, il parle de Musée des horreurs. Ce n'est pas ma manière habituelle de parler. Et on voit bien que dans cette chambre qui a l'habitude d'être policée, où les gens se parlent correctement et où tout le monde s'entend peu ou prou pour garder, on dit toujours, les deux parties traditionnelles au plus haut. Et bien là, c'est quand même la boule dans le jeu de quille qui débarque. Donc il faut s'y préparer. – On va rester sur cette dernière image.

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Merci. – Merci à tous d'avoir participé à ce premier débat. Merci Steve, vous laissez la place parce qu'on a quatre sénateurs et sénatrices qui vont venir sur ce plateau. Notre édition spéciale, je vous dis à bientôt sur Public Sénat.