[Rencontre] - Annie Genevard, Anne Dumonnet-Leca, Apolline Martel - Les femmes en Agriculture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir fait ce choix de plan d'action pour les agricultrices ?
- 2:41RelanceRéponse partielle
Qu'avez-vous essayé de mettre en place sur le congé maternité et pourquoi ça n'a pas abouti ?
- 7:46OuverteRéponse directe
Pouvez-vous vous présenter pour les auditeurs ?
- 8:28FerméeRéponse directe
Considérez-vous faire partie des 83% d'agricultrices qui constatent des inégalités ?
- 9:56OuverteRéponse directe
Comment ressentez-vous la place des femmes dans le milieu agricole ?
- 11:25OuverteRéponse directe
Quelles inégalités constatez-vous pour les jeunes filles en agriculture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41Annie GenevardFait
« Pendant longtemps, elles n'ont pas bénéficié de statut, de reconnaissance, de visibilité, de représentativité et je trouvais ça profondément injuste. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour à tous, bonjour à toutes. Je suis Louise Lespaspar de la Clé des Champs, le podcast qui donne la parole aux agriculteur. Aujourd'hui, je vous amène au cœur du salon international de l'agriculture pour un épisode un peu particulier consacré à un sujet essentiel, la place des femmes dans le monde agricole. Dans cet épisode, vous allez entendre des témoignages forts de parcours inspirant et les réalités que vivent les agricultrices sur leurs exploitations. J'ai d'abord reçu madame la ministre Annie Genevard. Elle venait tout juste d'annoncer son plan d'action pour les agricultrices. J'ai d'ailleurs eu la chance d'animer ce moment sur le stand du ministère. Ensuite, nous avons poursuivi l'échange avec Anne Dumonéeleca qui est présidente de l'association Vox d'Émetter dont la
vocation est de faire entendre la voix des femmes du monde agricole et puis avec Apolline Martelveuse laitière bio en et vilen. Je connais très bien ces deux femmes engagées et je me suis régalée à enregistrer cet épisode avec elle. C'était donc l'occasion d'explorer les avancées qui ont servi la cause des agricultrices, mais aussi les inégalités qui persistent encore aujourd'hui. De la reconnaissance du travail des femmes à l'accès au statut en passant par des sujets très concrets comme le congé maternité, la charge mentale ou encore la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. Cet épisode met en lumière les défis quotidiens auquels font face les agricultrices. Mais c'est aussi un épisode porteur d'espoir où on parle d'engagement, de solidarité et de la
nouvelle génération de femmes qui prennent leur place et participent activement à faire évoluer le monde agricole. Allez, je vous laisse en compagnie de mes trois invités du jour. Bonne écoute. Je voulais reparler avec vous du plan que vous venez de dévoiler. Euh, j'ai le sentiment que c'est une cause qui vous tient à cœur et que vous êtes profondément engagé pour les agricultrices. Pourquoi vous avez fait ce choix ? Et est-ce qu'il y a eu un déclic à un moment de vous dire "Faut que je fasse quelque chose D'abord, je connais le monde de l'agriculture et l'implication des femmes dans cet univers depuis très longtemps et j'ai toujours admiré d'abord leur capacité de travail énorme, immense et pendant longtemps, elles n'ont pas bénéficié de statut, de reconnaissance, de visibilité, de
représentativité et je trouvais ça profondément injuste. Mais c'est aussi une question générationnelle. L'histoire est passée depuis et les femmes s'engagent. Elle s'engage dans les syndicats, elle s'engage dans les associations, elle s'engage dans le monde professionnel avec une détermination, avec un talent qui force l'admiration. et devenu ministre, j'ai eu à cœur de d'engager un un plan, pas seulement des mots de soutien, mais un vrai plan avec des actions pour améliorer leur formation, pour qu'elles puissent disposer de figures de référence qui leur donnent envie de s'engager, pour travailler à l'amélioration de leur statut qui leur donne en même temps l'accès à des à la chefferie d'exploitation, qui traite tous les sujets les plus
concrets comme la question du machinisme agricole, que euh dans l'accès à la formation, dans l'accès au financement quand elle s'installe, elle puisse être reconnue comme des hommes, qu'il puisse y avoir des incitations aussi euh budgétaires à devenir chef d'exploitation, ça c'est du concret. Euh et je porterai un regard très vigilant sur la mise en œuvre de ces actions et leur leur déploiement parce que je pense que demain quand il faudra renouveler les générations, on aura besoin des femmes, ça c'est sûr. Et alors, est-ce qu'il y a un parcours à un moment où des exemples où vous vous êtes dit, il faut vraiment faire quelque chose, des rencontres qui
vous ont marqué ? Oui, il y a une une femme d'un certain âge euh dans la ferme à côté euh de de l'endroit où j'habitais. Je la voyais travailler du matin au soir. Euh travailler euh d'abord dans les tâches domestiques. Euh elle s'occupait de son mari, de ses enfants, elle faisait à manger tous les jours. Elle accueillait tous les gens qui sont de passage dans la ferme toujours avec le sourire. Elle entretenait le jardin, elle soignait le les bêtes dans le poulailler, dans le clapier, tous les jours de la semaine sans jamais s'arrêter. Et donc cette femme qui n'avait pas de statut professionnel est à l'image de toutes ces femmes, de
sa génération. Ça c'est l'exemple qui qui est un témoignage du passé qui qui a inspiré pour moi un désir de justice pour pour ces femmes. Et puis à l'inverse, il y a des jeunes femmes, des jeunes femmes engagées dans les syndicats, dans les organisations professionnelles qui sont féminine, qui sont jolies, qui sont engagés, qui sont capables de s'adresser à une à une assemblée et qui aussi peuvent mettre la côte, les bottes à l'éraire, euh conduire le tracteur. Donc elles ont elles ont plusieurs vies dans leur vie et elles le
font avec beaucoup de talent et ça c'est aussi très inspirant. Mais il y a un vrai sujet, c'est sur le congé maternité où les femmes comme toutes les entrepreneurs d'ailleurs qui ne concentrent pas que les agricultrices puisque par exemple moi j'ai accouché, j'ai continué de travailler mais c'est sur mon ordinateur sur mon canapé ce qui pose moins de problème en train en terme de risque que d'aller donner à manger aux vaches. Je sais que vous avez essayé là-dessus de changer les choses. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez essayé de mettre en place et pourquoi ça a pas abouti ? Oui, vous voyez, il y a une jeune femme qui me disait "Jusqu'à 8 mois de ma grossesse, je euh je faisais la traite et et en me disant pourvu que il y ait pas un geste euh qui qui
Mais d'ailleurs certaines préfèrent ne pas prendre le congé maternité pour continuer de bosser. Et il y a beaucoup de femmes qui ne prennent pas de congé de maternité parce que elles ne peuvent pas être remplacées sur leur ferm et que le travail il doit continuer. Quand il faut récolter, il faut récolter. Quand il faut traire, il faut traire et on peut pas, ça ne peut pas attendre. Et là, on a un vrai danger. S'il y a un accident du travail, elles ne sont pas couvertes. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors, il y a quelque chose de très utile qui a été mis en place d'ailleurs par les agriculteurs eux-mêmes, c'est le service de remplacement parce que les agriculteurs ont le droit à prendre des congés, ont droit au répis, ont droit au congé maternité. Mais quand on a
personne, parce que c'est un droit théorique, tant qu'il n'est pas assumé, ben s'il y a pas de main d'œuvre pour assurer le remplacement. Donc j'ai demandé à la MSA dans l'organisation des services de remplacement d'être particulièrement vigilante à cette question du remplacement en cas de congé maternité parce que c'est un moment où les femmes ont besoin de passer du temps avec le nourrisson. Elles ont besoin de se remettre d'un accouchement. Parfois elles sont plus fragiles. C'est un moment de fragilité pour les femmes. Elles ont besoin de tranquillité et c'est pas possible d'assumer les travaux de la ferme en même temps que les soins tout petits. Il y a le corps a besoin de se se restaurer. Et si jamais elle ne
trouve pas de service de remplacement et qu'elles sont obligées par exemple la nuit parce que ça peut être problématique d'aller aider pour un véage, est-ce que aujourd'hui il y a pas une solution pour qu'elles soit couverte en cas d'accident du travail quand elles sont en congé maternité parce que le vrai point il est là demandé je l'ai demandé je dois dire humblement que je ne l'ai pas obtenu parce que il peut pas y avoir un droit spécifique à une catégorie ça concerne toutes les entrepreneurs et ça va concerner tout le monde. Et c'est là le le le problème. Mais j'y reviendrai parce que c'est une question pour moi qui est qui est très importante et du reste dans le questionnaire que nous avons fait tourner auprès des femmes et des hommes d'ailleurs parce que les hommes ont
répondu aussi cette question du congé maternité est revenue de façon très c'est un vrai sujet. Merci madame la ministre. La vis pas de botin et très bonne continuation en ceant de l'agriculture. Bon courage.
Bon les filles, la ministre vient de nous laisser. Est-ce que vous pouvez vous présenter déjà pour que vous que les auditeurs sachent qui vous êtes ? Anne Dumoné Leca. Je suis fondatrice et présidente de Voxéire. Vox émetter c'est une association pour faire entendre la voix des femmes du monde agricole. Et Apoline, bonjour, moi je m'appelle Apoline Martel. Je suis agricultrice en Bretagne à côté de Redon en Lebio avec mon papa. Super et tu es déjà passé sur le podcast ceux qui veulent peuvent peuvent aller écouter l'épisode avec Apolline. Bon les filles, on a fait une table ronde là Anne et moi et puis Apoline tu étais dans les dans les spectateurs. Mais sur la place des femmes et le plan en agriculture qui a mis en place la ministre, il y a 83 % des agricultrices
qui constatent des inégalités. Euh est-ce que Apolline tu considères que tu fais partie de ces 83 % ? Et bien en toute honnêteté, je vais dire non parce que je trouve que enfin j'ai jamais vraiment eu différence significative à la ferme dans ma place de femme, ni même dans mes études, ni même dans les recherches de stage que j'ai eu. Alors en entendant les témoignages des uns et des autres, je me dis mais en fait euh je suis une des rares à à le dire parce que j'ai vraiment jamais ressenti une différence sur ma place de femme dans le milieu agricole. Est-ce que c'est pas lié aussi au fait que il y a ton père qui était installé, il a bonne il est président de l'agence du haut maintenant mais depuis assez récemment mais même dans ton canton, ton exploitation la bonne
réputation était arrivé tu avais un an. Est-ce que ça peut être lié à ça ? Peut-être. Tu as raison. Tu as raison. Et puis moi, j'ai un papa qui m'a toujours intégré aussi euh où il m'a il a toujours intensifié la chef avec deux FE, même où il était euh euh installé et moi j'étais encore salarié. Euh à chaque personne, il disait "C'est Apolline qui décide ici." Et en fait, je pense que ça a forcé tout le monde à rentrer ça dans sa tête. Et du coup, j'ai jamais ressenti. Après, je trouve qu'il y a une réalité aussi où on n'a pas forcément parlé où je l'ai pas entendu, mais il y a une histoire de caractère aussi. Et je l'aime pas trop cette chose-là parce que ça veut dire qu'il faut des épaules, il faut du bagou et il faut être avoir les reins solides
pour être une femme en agricole et et du coup, je trouve ça très dommage parce que ça veut dire que si on est un petit peu timide, un tempérament un peu réservé et cetera, bah c'est plus compliqué, il faudra plus se battre pour faire sa place. Donc je trouve ça dommage parce que c'est pas normal. Donc à partir de là déjà entre femmes, on n'est pas égal. Si tu vas chez un maître de stage chercher un stage et ben moi je j'endse tout de suite une carrure et euh et un langage affirmé parce que je sais que derrière je dois montrer que je suis dure quoi. Alors que enfin pas du tout. Ça devrait pas être le cas. Anne, toi tu constates ces inégalités pour les femmes agricultrices ? Alors, pour les jeunes filles pour les jeunes filles qui qui se lancent en agriculture, c'est vrai que au niveau
des collèges, des lycées, on voit beaucoup de jeunes filles qui me disent et ça je trouve ça elles arrivent en lycée agricole, elles passent, elles sont dans des filières qui sont pour être productrices et on les rencontre et elles te disent "Bah, je vais abandonner." OK, pourquoi tu veux abandonner ? Au bout d'un moment, elles arrivent à dire "Ils se moque de moi". Donc quand par rapport au machinisme, si jamais le papa parce que il y a certains papas agriculteurs qui ne montrent pas hein, qui n'incluent pas leur fille hein. Donc ce savoir il existe pas, il est il est dévolu au garçon. Même si c'est le plus petit, ça va être lui qui va être qui va accompagner le papa. Quand les parents incluent beaucoup les les jeunes filles, il y a pas il y a il
y a pas de souci. Donc on rencontre vraiment beaucoup de jeunes filles qui nous disent on a on arrête beaucoup qui disent "Ah ben je veux pas je veux pas je change de filière." Donc on les perd pas mais on les perd sans doute pour pour la production. Et puis il y a des cas euh vraiment où c'est du sexisme très fort. C'est-à-dire que même si on est fille d'agriculteur et bien on te dit bah puisque tu es une fille ben tu regardes, tu touches à rien surtout tu touches à rien. Donc tu regardes et une semaine comme ça bah tu te sens quand même très mal, tu te sens illégitime, tu manques de confiance. Mais il y a pire aussi hein dans dans ce genre de choses. Il y a des gens, il y a des hommes qui
vraiment il y a des exploitations où il y a ça se passe très très mal et euh il y a des signalements. Et là maintenant les écoles sont quand même les chefs d'établissement, les professeurs sont euh maintenant euh interviennent pour arrêter évidemment le stage parce que il y a une sensibilisation et les jeunes filles parlent, racontent ce qu'il en est. Donc des inégalités, il y en a partout, mais il y a des moments euh malheureusement euh il y en a certaines où où c'est écrit sur euh je sais pas euh ce qui se passe mais il y a eu vraiment des moments très durs et et douloureux quoi. Et ça c'est pas acceptable parce que elles sont touchées dans leur euh en tant que personne et elles sont touchées elles sont perdues après un peu pour pour l'agriculture et
ça fait pas de la bonne publicité c'est sûr. Vu que tu parles de l'école aussi, je voyais avec Bordo Scien Sagro avec qui on est partenaire, les écoles d'ingénieurs à Gronomme, il y a une majorité de filles. Oui, tout à fait. Et sauf qu'elle a sortie dans le monde agricole à la tête des instances, on sait pas où elles sont. Et donc là aussi, mais c'est peut-être à nous aussi les filles de travailler sur notre légitimité, notre volonté. Tu sais à Pauline, toi tu te va commencer à t'engager aux jeunes agriculteurs. C'est aussi à nous de prendre notre place et de d'y aller quoi. Bah là la preuve en est en fait là je j'arrive dans un conseil d'administration où il y avait deux femmes sur presque une trentaine de d'administrateurs au total et là on il y en a une qui part donc moi je la
remplace entre guillemets. Donc on est reux là pour l'année qui arrive. Après, je trou enfin moi j'aurais aimé hein me m'engager il y a a y a il y a encore enfin il y a déjà 10 ans hein. Enfin franchement j'en étais quand je suis revenue à la ferme, j'avais 21 ans. Je pense que j'étais déjà capable de m'engager. Mais en fait quand tu es en tu as pas encore tes enfants que tu commences à les avoir quand ils ont en dessous de 5 ans et même encore après mais voilà moi mon conjoint il est aussi agriculteur enferme tout seul en conventionnel. Pourquoi faire simple complètement ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Et du coup bah en fait moi il rentre à 19h45 20h à la saison le soir au mieux à la maison. Donc pour être à 20h à Renn qui est à 1h de chez moi, c'est
clairement toujours la dernière arrivée. J'ai deux enfants qui ont beaucoup plus de mal à quitter leur maman que leur papa parce que bah quand on leur dit bonne nuit et que ils savent qu'on n pas là ce soir et ben c'est beaucoup plus dur que de se séparer de ses enfants quand on est maman. Je trouve que quand on est papa. Enfin en tout cas chez nous. Et puis euh et puis notre tempérament de maman aussi qui a où nos enfants nous manquent très vite et on est très content de couper. Mais moi, c'est vraiment l'aspect maternel qui me qui me complique la tâche. C'est pas mon métier qui m'empêche, c'est vraiment ce ce rôle de maman que j'ai qui me où je me dis bah quand ils vont grandir, ça va être plus facile. Ouais. Tu as le sentiment d'avoir deux vies en une ?
Bah oui. Ah bah ça ça c'est clair. Mais pourtant chez vous, tu peux nous raconter, nous avez adapté les horaires de traite pour ça et c'est assez original de Jean Lefon. Ouais complètement. Alors nous en fait euh nous c'est un peu particulier. Moi, mon emploi du temps, j'arrive à 9h à la ferme. Euh, j'emmène mes enfants à la nourrice et à l'école. Et puis mon père et mon frère et notre salarié, c'est un petit roulement mais il y en a toujours qui démarrh 7h-10 la traite. Donc moi quand j'arrive la traite est faite, je démarre ma journée, je reste manger à la ferme le midi et le soir à 187h50 dernier carat, il faut que les vaches soient traites, que les veau aient eu à boire, que la ration soit poussée aux vaches et que je sois arrivé à 17h59
chez la nourrice et à la garderie parce que c'est mes horaires pour récupérer les petits soirs. Je peux tirer 18h30 mais après il y a plus de garderie de toute manière. Donc je suis obligée de les récupérer à cette heure-là. Euh c'est une organisation qui s'est faite, qui s'est adaptée, qui a pas été facile mais qui s'est faite et aujourd'hui c'est royal, ça fonctionne parfaitement. Et par contre, j'ai vécu aussi la réalité de chercher une nourrice quand j'ai eu ma première et j'avais que des portes closes parce que les nourrices me disaient pas d'agricultrice, pas d'agriculteur parce qu'il y a pas d'horaire. On sait que vous viendrez jamais chercher les enfants à la même heure le soir. Vous serez toujours en retard. ça va être des journées à rallonge. Euh moi je veux mes mercredis,
moi je veux tel jour finir à 1630. Enfin, tout ça c'était que des portes closes. Et la première qui m'a dit, "Je regrette jamais de t'avoir dit oui" parce que je on a eu un une super relationnelle, c'est une personne à qui j'ai dit "Mais je t'assure à 18h, je serai toujours chez toi le soir." Et du coup euh elle m'a dit "Bah vraiment aucun regret de t'avoir dit oui parce qu'au final, ça m'a prouvé que il y a quand même des journées organisées quoi." Et et des mamans qui sont capables de le faire. Anne, il y a on est rentré direct dans le point dur de la maternité parce qu'en fait au final c'est le quasiment le vrai gros sujet aujourd'hui je pense pour les agricultrices. Tu le constates ça toi ce cette difficulté à exercer le métier en étant en étant maman. Comme on le disait
tout à l'heure, être entrepreneur chef d'entreprise, tu tu es partout. Et en fait, c'est toutes les chefs d'entreprise, hein, que ça soit en agriculture ou ailleurs, euh quand on est au four et au moulin, on va dire, euh au sens propre comme au sens figuré, et bien c'est difficile d'avoir un enfant. Et en fait, c'est pas il y a la il y a la grossesse, la maternité, tout se passe bien, on peut à peu près gérer, mais ça se passe moins bien, bah c'est un problème et puis surtout bah l'enfant, il disparaît pas une fois qu'il est né. Donc en fait, il faut l'élever et de et et là ça commence à être beaucoup plus compliqué. On s'inscrit, on a envie de de de s'en occuper, d'en profiter. L'enfant a envie aussi d'être avec ses parents. Donc on
on s'engage en fait en en ayant euh un enfant à avoir quelque chose non seulement en tant que femme, en tant que que famille à ce que ça change, mais aussi dans le dans l'organisation du boulot. Et donc il y a beaucoup de femmes euh agricultrices qui attendent de s'installer, qui font euh bah qui sont salariés, qui sont comme ça du coup beaucoup plus tranquilles, qui s'organisent comme ça et puis qui ensuite quand tes enfants ont 7 8 ans ben s'installent. Donc c'est aussi pour ça que euh il y a plein d'autres raisons mais qu'elles euh qu'elles s'installent aussi plus longtemps parce que elles ont ce cette conscience que en étant agricultrice ça va être compliqué de de d'être maman et de mener ça de franc.
Apouline, je sais pas toi mais moi depuis que j'ai une petite depuis un an et demi mais c'est vrai qu'il faut l'impression d'avoir 10 vies et de devoir être parfaite dans chacune des vies donc bon entrepreneur et à fond au travail mais être là pour être bonne maman et être dispo pour son enfant et en profiter aussi accessoirement et aller faire du sport et gérer l'administratif et tu le ressens comme ça ? Ah oui, bah ça ça c'est vraiment euh la charge mentale, ça c'est c'est un débat qui mérite des semaines et des semaines. Et euh et en fait à un moment donné euh parce que je peux en parler parce que je l'ai vécu mais j'ai voulu toujours faire la dure la la intouchable. Euh j'arrive dans tout, j'ai je pas j'excelle dans tout. C'est pas ce que je veux dire, mais je suis je
fais de mon mieux pour être bonne dans tout. Et en fait, à un moment donné, quand tu te rends compte que tu ne t'écoutes jamais, que tu ne te mets jamais de stop, que ton corps il est plus du tout le même que il y a 5 ans parce que bah tu as eu tes enfants et puis tu as géré ta vie d'agricultrice et de conjointe et cetera et ben en fait à un moment donné tu te regardes dans le miroir et tu te dis mais je ne reconnais même plus trop la personne que je regarde, je m'épanouis, je suis fière de ce que je fais et j'arrive à aller là où je veux. Donc ça me permet de de supporter tout ça. Mais en fait à un moment donné ta tête tu te fais des petits burnouts légers où tu te rends pas compte, tu avances quand même, tu te dis "Oh mais c'est pas possible, mais arrivent des choses exceptionnelles.
Comment Apolline tu peux ralentir et te enfin te dire que tu vas pas bien ?" Et en fait un jour c'est le corps qui te dit "Maintenant, je vais te mettre à quatre pattes et puis tu vas plus te relever." Et ça c'est alors j'ai pas ça a pas été un burnout. Moi, ça a été j'ai eu un accident dans la dans la stabu de mes vaches où j'ai porté une charge lourde et mon dos s'est arrêté et j'étais allongé par terre et l'ambulance est venue me chercher. Et puis en fait, j'ai été opérée, j'ai eu 5 mois d'arrêt et euh pour une hernie discale qui se soigne pas parce qu'en fait j'ai perdu de la mobilité dans ma jambe et euh et ben vaste sujet rééducation qui n'est bah on a jamais le temps d'aller. Il faudrait deux séances par semaine pendant un an, il faudrait rentrer un
mois en centre de rééducation. Enfin, tout ça, je peux vous dire que j'ai tout poussé de la main parce que j'ai pas le temps. Sauf que bah voilà, je on s'handicape un petit peu arrivé à 28 ans et on n'est pas rendu à 40 quoi. Et donc, il faut s'écouter, se décharger, parler, voir des des professionnels dans le psychologique pour vider son sac. C'est pas les fragiles et les faibles qui consultent, c'est les solides et ceux qui ont envie de d'avancer. Et ça dans le monde agricole, c'est compliqué à aller voir un psychologue. On n'est pas rendu. Anne, comment on peut aider ? Il y a plusieurs mesures qui ont été mises en place dans le plan d'action. Mais ça serait quoi ? Qu'est-ce qu'il faut faire pour accompagner ces ces agricultrices là-dedans et de mieux concilier vie pro,
vie perso et pas tirer comme la Pauline l'a fait, comme plein d'autres le font jusqu'à ce que le corps il lâche quoi ? le là la ministre le plan, il fera rien, il peut il peut rien faire parce que en fait c'est une prise de conscience et malheureusement on n'est pas très raisonnable non plus. Et moi, j'ai été aussi entrepreneur, j'ai eu mes enfants, j'ai eu deux petites suis suivies et j'ai mis en danger pendant que j'étais en grossesse la la vie de la deuxième. Mais j'ai continué en me disant "Mon corps il tient, c'est super fort." Je veux dire ça, on doit être raisonnable, on doit à un moment donné se dire stop et le corps il te dit stop à un moment donné. Donc bien sûr que le plan et puis
euh tout les prises de conscience, tous toutes les aides, elles pouront faire, mais on doit déjà aussi se regarder, hein, et je me le dis rétrospectivement parce que on passe à côté de certaines choses, on on peut se faire mal. Donc le plan oui, bien sûr, il va il y a des mesures à prendre pour aider, pour soutenir financièrement. On parlait qu'il y avait des services de remplacement qui proposaient justement pour dans certains en haute Savoie. On m'a dit ça tout à l'heure, j'ai appris ça, qui proposait euh des sommes d'argent, des jours pour les femmes qui sont en congé maternité et cetera euh en qui qui sont enceintes ou qui partent en vacances. Mais il faut faire la différence et aussi se regarder avec soi-même. Chef d'entreprise, on doit
ménager sa monture comme je dis franchement pour aller loin, il faut ménager sa monture. Donc aussi à soi de conscientiser que son corps, c'est son outil de travail mais il faut aussi le le ménager. Oui, ça c'est la responsabilité des c'est la responsabilité. On est responsable toutes et tous. Voilà, c'est c'est pas une bonne réponse peut-être mais Oui. Non mais tu as raison de le dire et d'ailleurs à la fin j'en viendrai beaucoup. Oui et j'en ai parlé avec la ministre tout à l'heure mais il y a le du congé maternité où c'est pareil, il y a rien de très concret là dans le plan mais parce que ça ne dépend pas du ministère de l'agriculture. Elle l'a expliqué en préambule à Pauline tu as accouché en 2022 2023 le 2e. Donc après la mesure de 2019 où les femmes
agricultrices ont enfin eu le choix de pouvoir choisir d'avoir des indemnités directes. Tu les as pas prises donc tu as pas eu de congé maternité toi ? En fait, j'ai eu euh j'ai eu mon aîné en novembre 2020 et j'ai eu mon 2e en décembre 2023. Donc moi, j'ai eu des congés maternité. Euh j'ai eu un remplaçant pour Ambre, mon aîné. Euh et j'ai eu et j'ai pas eu de rempl enfin j'ai eu un remplacement un mois sur les 5 pour mon deuxième parce qu'elle est partie en cours de route. Euh comment dire ? Ce qui est ce qui est compliqué en fait, c'est que donc là, pardon, ton remplaçant était pris en charge. Tu as reçu des indemnités pour prendre en charge ton remplaçant. Ouais.
Ouais, ouais. Oui, j'ai vu. Bah oui, parce que j'avais des remplaçants. Euh mon frère, je l'ai comme enfin en fait, c'est mon frère qui est revenu euh d'un voyage au Québec pour mon 2e et du coup euh bah en fait, on l'a déclaré comme mon remplaçant euh alors qu'il était censé être notre salarié quoi. Mais du coup, bah on s'est dit bah là la main d'œuvre est là, on va la la passer en remplacement et comme ça je serai remboursé de ça. Euh moi j'étais paniquée parce que je me disais si je ne peux pas avoir de remplaçant est-ce que j'aurais des indemnités ? Sachant que bon, il en existe plein pour les connaître et être à l'affu de tout. Enfin, c'est un autre métier encore. Moi, j'ai eu la possibilité d'avoir un rendez-vous avec la MSA pour mes deux
grossesses qui m'a été proposé euh pour savoir nos droits et nos devoirs en tant que agricultrice. Donc ça, je quand même faut savoir dire ce qui est bien aussi parce que bah on y connaît rien de nos droits. Enfin, je veux dire les aides sociales quand on est agriculteur et agricultrice ou loin de moi ce cette discussion parce que j'y connaissais rien et je pensais même pas qu'on pouvait percevoir avoir quelque chose. Donc ça c'était cool. un manque d'information. Il y a un manque d'information qui est considérable parce que même à la suite de ce rendez-vous-là où tu parles que en fait de de de des aides sociales familiales, il y a aussi des aides au niveau de l'exploitation. J'ai appris plus tard pour mon arrêt là justement avec mon dos que et j'ai retenu que ça alors qu'il y
en avait sûrement plein. Mais si il y a une demande qui est plus importante au niveau des cumas ou des ETA sur une exploitation et bien parce que elle pâie à ton absence hein. Clairement, ça peut être ça peut rentrer sur un remboursement avec la MSA parce que bah tu as un peu du chinois ce que je raconte mais tu as pris des entreprises pour déléguer le travail du sol par exemple et bien tes tes factures peuvent être en partie pris en charge et ça je l'ai appris en allant à un rendez-vous parce que sinon j'aurais jamais su. Anne aussi je répète donc en fait en depuis 2019 à Pauline si tu avais su tu aurais eu le choix entre toucher des indemnités pour payer un remplaçant ou pas prendre
de remplaçant et être indemnisé en direct toi-même. Anne moi je trouve ça fou que en fait les agricultrices elles sont pas au même régime que les autres. C'est le monde agricole qui l'a voulu ça au début d'avoir la MSA parce que c'est la sécurité sociale des agriculteurs et cetera. Moi, j'ai touché mes indemnités de congé maternité et après je gère ma boîte comme je l'entends. Si j'ai envie de prendre un remplaçant, je le prends. Si je veux me débrouiller autrement, je me débrouille autrement. Et il y a quand même un sujet là-dessus où il y a un traitement différencié qui à la fin pénalise tout l'agricultif. On est on on est d'accord. Et cette pénalisation à un moment donné et on l'a vu, il y a eu une angoisse hein au moment des élections des chambres de pas des chambres pardon
de la MSA en se disant si on natteint pas un certain niveau de de de vote peut-être qu'on va repasser dans le régime régime pour tout le monde, régime social pour tout le monde. Mais il faut aussi se poser la question pourquoi à certains moments de la vie on est qu'on soit entrepreneur ou agricultrice, on est enceinte, on a on tombe malade et cetera. Pour tous ces tous ces moments de vie, moi je me pose aussi la question parce que ou alors au moins se dire comment on peut faire évoluer quand on voit que on a attendu euh de mettre le le congé maternité enfin la durée du de
2019 et opérationnel 2021 ou c'est dingue. C'est dingue. Donc à partir de là, on se dit "Mais pourquoi on on on alourdit encore la charge ?" et on en fait aussi des exceptions. Et pour revenir à l'axe 1 que j'ai défendu tout à l'heure de visibilité, c'est quand même difficile de dire à de d'être attractif en tant que marque employeur agriculture en disant et ben vous avez pas le même le même statut, vous n'avez pas le même congé maternité, vous n'aurez pas les mêmes droits que n'importe quel autre chef d'entreprise. Ça c'est pas attractif hein, moi je trouve. Et encore euh vu que elles s'entreté comme des exceptions, ça pourrait être positif sur le congé maternité puisque moi j'étais
entrepreneur, on est obligé de travailler mais c'est un choix, on a choisi d'avoir une entreprise, on a choisi d'être à notre compte, on peut décharger des choses opérationnelles mais les décisions stratégiques, certaines relations clients, certaines prestations, on peut pas le on peut pas se faire remplacer pour ça. Quand on est entrepreneur comme moi, c'est pas un sujet parce que j'ai réduit mes déplacements, donc peu de chance d'accident du travail. les agricultrices par contre, ben il faut aller aux bêtes, faut aller faire l'alimentation, faut aller aider à un village en pleine nuit. Euh et là-dessus, on pourrait faire une exception de dire "OK, ben les agricultrices qui travaillent pendant leur congé maternité, enfin elles sont en congé maternité, il faut qu'elle
travaille le moins possible mais si par cas il y a un accident pendant le congé maternité, elles sont couvertes parce qu'aujourd'hui il y a plein de de femmes qui refusent le congé maternité parce qu'elles préfèrent aller elles doivent aller travailler doivent aller travailler. Elles doivent aller travailler. Donc ça veut dire qu'elles prennent des risques et on l'a vu Anne Cécile Suzanne a fait un poste l'année dernière il y a quelques jours. Il y a 15 jours. Elle est enceinte de vraiment elle est à la fin de sa grossesse. Elle aussi elle a toute mon admiration parce qu'elle est tout ce qu' Absolument. Elle fait un véage. Euh ben ça se passe parfois bien. C'est un siège, c'est autre chose et cetera et puis on sait jamais ce qui peut ce qui peut arriver. Et là tu te rends compte
quand même que bah tu tu travailles, tu vas pas laisser la vache, tu vas pas attendre que le vétérinaire arrive quand il peut hein évidemment. Donc tu prends des décisions, tu prends des décisions mais euh si tu arrives un accident et ben tu es pénalisé. Donc en fait l'exception elle devrait être dans ce sens-là et je te rejoins mais complètement exception. C'est ça. Voilà, on doit être dans ce sens-là pour aider parce que on comprend, on part du concret, on vous écoute. On à partir du moment où on vous écoute, on a conscience queil faut faire des exceptions. Et c'est pas horrible de faire des exceptions quand même. On dirait que c'est compliqué. Bien sûr, mais là c'est une hypocrisie générale de demander aux entrepreneurs exception à quelqu'un qui travaille en
plus on fait des exceptions pour ceux qui comme on m'a dit on m'a dit mais tu veux pas prendre ton congé maternité et en plus perd du chiffre d'affaires. C'est mon conj tu as qu'à le porter le bébé, tu as qu'à accoucher, tu as qu'à gérer la boîte. Non, mais je trouve que les femmes ont le mériterait aussi d'avoir ce vrai coup de pouce de dire "OK, vous avez votre congé maternité parce que financièrement ça ne change rien puisque dans tous les cas on enfin en tout cas pour les les entrepreneurs comme moi et pour les agricultrices qui le choissent, le congé il est versé." Donc de dire vous avez votre congé maternité et si un moment parce que vous êtes obligé de faire une tâche, vous avez un accident du travail, vous êtes couverte en fait parce que je trouve que
ça on verrait quelque chose de hyper positif ça parce que ça voudrait dire qu'on qu'on comprend et sincèrement sincèrement je serai à Messa, je me dirais il y a peut-être une ouverture de enfin c'est sympa comme comme de prener cette mesure là et comme il y a pas beaucoup d'accidents, ils vont pas perdre beaucoup d'argent mais surtout ça va enlever de la charge mentale parce que on en parlait tout à l'heure mais je veux dire c'est un moment quand même de tension incroyable et on t'en rajoute encore. Donc c'est c'est pas toujours positif pour le bébé. Donc ça ça serait vraiment une mesure extraordinaire cette exception. Prenons l'exception Apolline pour finir sur une note positive parce que là on t'a défait un
portrait. Euh c'est quoi ? Qu'est-ce qui fait que c'est un atout aussi pour toi d'être une femme dans le milieu agricole ? Qu'est-ce qui fait que tu en es fier et c'est quoi tes motifs d'espoir pour la suite ? Moi, je suis hyper fière parce que je trouve que ça apporte la féminisation de l'agriculture. Ça apporte en terme de modernité, de dynamisme, de peps, de maniacrie, de d'envie de faire propre, de rendre jolie, de mettre une jardinière de fleurs devant taie parce que bah c'est monotone cette porte qui est pas peinte et qui est toute rouillée depuis des années. Et ben tu fous un coup de peinture, tu mets une jardinière et puis tu entends qu'il est trop beau à prendre en photo. enfin tes tes savaau là qui sont tout plein de
lait cahier et cetera là et ben nous on met l'eau chaude, on met du savon et on va passer la brosse. Enfin, c'est tout bête mais je trouve alors il y a plein des d'hommes qui sont aussi très très maniaques, hein, faut pas le dire hein, mais par contre, je trouve que quand même dans les les femmes sont beaucoup plus euh précises et et ça là-dessus, je on retirera pas ça aux femmes. Faut pas le dire. Bah non, faut pas faut pas dire en faire. Et puis cet instant maternel aussi qu'on a auprès de nos animaux ou euh je dis pas qu'une femme est plus attachée à ses animaux qu'un homme, mais euh je on partage un petit peu euh leur vie aussi, les instants de gestation, de vélage, tout ça. Enfin, moi je trouve que depuis que je suis maman, tous ces ce postom
enfin me m'attire beaucoup chez les animaux et j'y suis beaucoup plus attentionnée. Et puis et puis il y a aussi une grosse force qu'on a et ça on le dit pas assez. Moi, quand j'ai des soucis avec euh du matériel qui est qui arrive pas en temps et en heure, qui euh qui m'a pas été au donné au bon prix, où je l'ai payé un certain prix et j'apprends que il est moins cher après, quand une femme va gueuler, ça passe beaucoup mieux. Et puis des fois, je profite de ce petit aspect un peu quiche que j'exagère ou des fois, je vais dire "Ah bon ? Ah bah mince, bah j'avais même pas vu ça passer. Oh c'est bête, j'aurais vraiment aimé. Bon allez hein, on va vous le faire. Et là, je dis "Yes !" Et quand je reviens voir mon père et mon frère, je leur dis "Vous avez bien
fait de me laisser aller." Et oui, on est maline. Anne, des motifs d'espoir pour la suite, être une femme en agriculture et dans le monde agricole en général, parce que toi tu donnes la voix à toutes les femmes du monde agricole, c'est aussi un atout et une force. Ouais, heureusement en tout cas, c'est une opportunité je crois, pour l'agriculture et pour la société. Donc ça déjà c'est important. Et puis en dehors du renouvellement de des générations où on a besoin de tous les talents, donc on va pas choisir plutôt des hommes et et laisser de côté les femmes, il faut véritablement le leur permettre de de s'épanouir dans dans les métiers. Donc il faut donner envie. Il va falloir aussi donner envie.
Et puis euh l'autre l'autre motif d'espoir, je crois que c'est parce que aujourd'hui il y a il y a des gens qui sont en quête de sens, qui ont envie de faire autre chose, qui se rendent compte que bah la vie elle vachement vite, que c'est bien de d'être sur les réseaux sociaux tout le temps sur son téléphone, mais il faut aussi poser, il faut aussi être en en lien avec la nature et que la le le la ville, bah c'est stressant, les réseaux Bon, c'est c'est stressant et qu'il faut aussi décélérer un tout petit peu dans dans sa vie tous les jours. Et là, les femmes il y a je pense que elles ont envie pour certaines vraiment de ce
retour à la terre, donc dans les territoires, mais elle le portent et euh bah l'amour aussi fait les rencontres aujourd'hui, c'est vachement plus facile. Et donc il y a il y a beaucoup de jeunes filles qui qui qui épousent aussi à la fois l'agriculture, l'agriculteur et et et donc là je pense qu'il y a un renouveau qui est extrêmement positif parce que ça va nourrir aussi l'agriculture et la dépoussiérer, la désencrasser peut-être un tout petit peu et au monde agricole de bien les accueillir c'est non issu du monde agricole. Bon merci à toutes les deux, c'était super. J'étais contente de le faire avec vous deux parce que je vous connais bien toutes les deux. Donc ouais, c'était cool. C'est merci et puis je vous dis à
très vite. Salut les filles. Et voilà, çaen est fini pour aujourd'hui. Vous souhaitez aller plus loin dans la découverte de l'agriculture ? Si vous travaillez au contact du monde agricole, sachez que la clé des champs propose des formations à l'agriculture. Elles sont adressées aux collaborateurs qui ont besoin de mieux comprendre le monde d'affaires pour mieux performer dans leur travail. Nous proposons des formats e-learning sur la thématique de votre choix qui sont suivis d'immersion à la ferme par petit groupe de 5 pour vivre un vérit d'agriculteur. Plus d'informations et inscriptions sur ww.lacléedeschamps.fr. Et avant de partir, dernière chose, si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à lui mettre une note 5 étoiles ou en parler autour de vous. Ça m'aide
énormément à connaître le podcast. Merci beaucoup et je vous dis à très bientôt pour en savoir plus sur le monde agricole. Oho!
Annie Genevard