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Discours / meetingDomaines Skiables de France· 9 octobre 2026 16 minAutoproduitFond programmatiqueTransportsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Intervention de Marina Ferrari, ministre déléguée au Tourisme (Congrès DSF 2024)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Invité politiqueChiffre
    « Près de 23 % aujourd'hui des journées touristiques de notre pays sont réservées dans nos territoires de montagne. »
  • 2:25Invité politiqueChiffre
    « Le seul secteur des remonté mécanique génère à lui seul plus de 1,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. »
  • 2:40Invité politiqueChiffre
    « 8 français sur 10 ont une bonne image du ski. »
  • 2:45Invité politiqueChiffre
    « 55 % des foyers français qui pratiquent le ski ont un revenu mensuel après impôt qui est inférieur à 3000 € »

Temps de parole

  • Marina Ferrari100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Marina Ferrari

Ce qui bien avec Alexandre, c'est qu'il vous colle pas du tout la pression avant que vous preniez la parole. Bien, mes chers amis, euh moi je voulais vous dire que je suis extrêmement heureuse d'être avec vous aujourd'hui à Reins pour ce congrès des des domaines skiables de France. Alors, j'ai été un peu étonné de de me dire qu'on allait se réunir à Reince puisque bon, on parle certes de la montagne de Reince qui si mes données sont exactes, culminent à 286 m le Montsinaï. C'est ça, monsieur le sous-préfet, je ne dis pas de bêtises. Voilà.

Et puis quand j'ai vu la télécabine en arrivant devant le centre des Congrès, je me suis dit que finalement ça serait pas mal qu'on envisage peut-être ou que les élus du territoire, je passe les messages, envisage un jour de faire du transport par câble sur le secteur peut-être pour faire découvrir le beau vignoble de la Marne. Alors, vous le savez, ça a été dit. Euh je suis Savoyard et je suis une élu d'un département de montagne. D'où je viens, d'où nous venons pour de nombreuses personnes qui sont dans la salle, vous le savez, je partage et nous partageons l'amour de nos territoires de montagne.

J'ai tissé avec nombre d'entre vous ici et pendant ces dernières années un lien de confiance, un lien de respect mutuel et même des amitiés sincères et je vois de nombreux amis présents dans la salle. L'ancienne vice-présidente du département de la Savoie et l'ancienne députée de Savoie sait combien son territoire doit à l'aménagement de la montagne mais aussi à toutes celles et ceux qui la font vivre. en tant que nouvel ministre déléguée en charge de l'économie du tourisme et je crois que c'est important que le premier ministre ait choisi de dénommer ce portefeuille économie du tourisme.

Euh je voudrais avoir un petit clin d'œil historique que j'ai évoqué pendant ma passation puisque aujourd'hui j'inscris mes pas dans ceux de mes prédécesseurs. Euh et je pense notamment au premier ministre du tourisme de la 5e République qui vous le savez peut-être, j'ai eu l'occasion de le dire, s'appelait Pierre Duma et était un savoyard. et je vois Michel Boubard qui opine du chef. Donc je suis très honorée. Je sais que le secteur du tourisme et vous le savez mieux que moi et la montagne notamment fait que la France aujourd'hui confirme son deuxème rang mondial comme destination hivernale.

Je vais égrainer quelques chiffres que vous connaissez par cœur, mais je tiens à les égrainer publiquement parce que déjà il y a nos collègues de la presse et amis qui sont ici présents, mais aussi parce que la caisse de résonance du congrès nous permet de parler à tous ceux qui aujourd'hui nous dénigrent, dénigrent l'économie de montagne ou par méconnaissance ou par posture idéologique veulent nuire à cette économie. Près de 23 % aujourd'hui des journées touristiques de notre pays sont réservées dans nos territoires de montagne. Le seul secteur des remonté mécanique génère à lui seul plus de 1,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Et puis sur un point de vue social, on dit souvent que le ski est un sport réservé au plus riches d'entre nous. Il faut rappeler que 8 français sur 10 ont une bonne image du ski. Et quand on regarde les revenus médiants de ceux qui pratiquent le ski aujourd'hui, 55 % des foyers français qui pratiquent le ski ont un revenu mensuel après impôt qui est inférieur à 3000 € et j'ai dit des foyers. Donc vous voyez, le ski est une pratique qui est démocratique aujourd'hui et je tiens à ce que nous le soulignons pour casser cette image élitiste qui nous colle à la peau ou en tout cas qu'on cherche à nous coller à la peau.

Et puis bien évidemment l'activité euh du ski aujourd'hui c'est une excellence qui s et un savoir-faire qui s'exporte partout à l'international. Mais derrière ces chiffres, c'est quoi ? C'est vous ? C'est votre travail ? C'est votre capacité d'innovation mais aussi d'adaptation. Alors cher Alex, au moment où tu vas transmettre officiellement ce beau flambeau, je veux te dire toute notre gratitude et notre reconnaissance parce que tu es quand même un tempérament. On l'a entendu ici là au travers des témoignages mais surtout tu es quelqu'un qui aima le dire. Alors tu le dis pas en ces termes mais je vais le dire comme ça. Tu es un mec qui ne lâche rien.

Généralement tu mets un petit qualificatif devant qui est moins sympathique que mec. Mais je vais le dire comme ça. Chacun sait ici et mesure ce que tu as apporté à la montagne française et ce que tu continueras à lui apporter. Tu as été un un porte-parole charismatique, exigeant. Tu l'as toujours fait dans le respect de tes interlocuteurs et surtout sans jamais perdre de vue l'intérêt général profondément attaché aux professionnels de ton secteur mais aussi très lucide sur les défis que vous avez à relever que nous avons à relever. Alors, ça a été rappelé, ça a été rappelé par Fabrice et puis par Jean-Luc, il y a eu la période Covid.

C'est à cette période que nous nous sommes d'ailleurs rencontrés. Il y avait bien sûr ton binôme infernal avec Jean-Luc, mais j'ai envie de dire le troupe aussi parce que Éric, on vous voyait tous les trois toujours ensemble pour défendre les intérêts de la montagne et puis je sais que tout à l'heure Jean-Baptiste Lemoine va nous rejoindre et il a eu un rôle extrêmement important avec nos parlementaires et je les salue pour ceux qui sont là. J'ai vu Émilie, j'ai vu Xavier. Les parlementaires ont été très très offensifs à vos côtés aussi pour défendre la montagne.

Sans toi, sans vous, j'espère que vous en avez conscience, les 250 exploitants de DSF ne seraient pas tous réunis aussi aujourd'hui ici. Beaucoup seraient restés, je pense, sur le bord du chemin. Donc, je voudrais que nous vous applaudissions chaleureusement et en particulièrement toi, cher Alex, pour tout ce que vous avez fait. Alors aujourd'hui, nous avons des grands enjeux qui sont devant nous et c'est un discours de vérité et de responsabilité. C'est également le souhait de notre premier ministre Michel Barnier que je vais conduire devant vous et et des actes que nous devrons conduire ensemble.

Vous le savez aujourd'hui la question à laquelle nous devons collectivement répondre, elle est simple. Est-ce qu'on peut préserver notre environnement sans mettre en péril nos économies locales et notamment l'économie de la montagne ? Et ma réponse est oui. Et je pense que de votre côté, elle est oui aussi parce que je suis convaincue qu'entre le tout ski et le ski bashing, il y a une troisième voix, une voix qui est équilibrée, qui est respectueuse de chacun et qui sera soucieuse de tous les équilibres locaux. Je veux d'ailleurs vous redire tout notre soutien face aux attaques, je l'ai rappelé qui sont infondés, au dénigrement, au sectarisme dont nous sommes parfois les cibles.

Et nous avons en mémoire Émilie et Xavier et puis aussi Pascal qui est dans la salle. des moments, comment dire difficiles dans l'hémicycle il y a maintenant un an et demi quand nous parlions justement de la montagne et du soutien économique que nous devions vous apporter. J'ai par une conviction qui est ancienne, qui est profonde et que je continuerai à défendre. Il faut absolument que nous fassions confiance à l'intelligence de nos territoires. Aujourd'hui, je ne connais pas de Savoyard ou de montagnard qui prendrait le risque volontairement de dégrader, d'affaiblir ou même de dénaturer nos territoires de montagne.

Ils savent que cette qualité environnementale qui leur doit beaucoup et qui souvent a été façonné par l'homme est un atout indéniable pour l'économie de notre tourisme et pour la prescription d'un choix de destination pour nos concitoyens comme pour nos visiteurs internationaux. Pour autant, le constat objectif est posé. L'évolution de nos modèles touristiques n'est aujourd'hui plus une simple option. Elle s'impose réellement à nous parce que les territoires de montagne, vous le savez, nous sommes les plus touchés par le réchauffement climatique.

Alors, réussir cette mutation, c'est aussi préserver notre économie locale, garantir des ressources à des territoires qui seraient condamnés à moyen ou court terme si les stations stoppaient leurs activités ou ou ne se diversifiait pas à temps. Et je crois qu'il faut que nous en ayons, nous en avons ici tous conscience, mais c'est le message que nous devons porter collectivement. On l'a vu d'ailleurs avec la crise sanitaire lorsque la montagne s'enrume. C'est bien souvent tout un territoire, toute une économie, toute une vallée qui tous s fort.

On l'a vu chez nous, l'agriculture, le commerce, l'artisanat, les services étaient directement impactés par le la remontée des par la fermeture des remontées mécaniques. Les enjeux sont donc aujourd'hui tout autant environnementaux qu'économiques, mais également territoriaux, culturels, ça a été évoqué par Fabrice ou sociau. Alors, la mutation, la mutation vous l'avez déjà tous et toutes amorcé. Vous avez approfondi encore nos connaissances sur les évolutions climatiques. Ça a été tout à l'heure abordé par Chantal, notamment sur les trajectoires de réchauffement avec Snowclim. Et donc, je vais aller regarder un œil à Snow H puisque j'en avais pas connaissance encore.

Donc, je vais aller regarder ce que vous faites. C'est en anticipant aussi au maximum territoire par territoire que nous pourrons investir là où c'est le plus utile, là où c'est le plus urgent. et puis diversifier là où c'est le plus nécessaire et en poursuivant les efforts engagés sur les stations pour les rendre encore plus écoexemplaires puisqu'il faut que nous nous adressions à l'alimentation en énergie à l'économie de nos ressources en passant également par la rénovation du bâti existant qui vous savez est une thématique qui m'est chère.

Je sais également toutes vos attentes sur la question de la desserte, ça a été évoqué, des transports, en particulier la la question du train de nuit et du développement du ferroviaire sur les dossiers énergétiques. Alors si la ministre du tourisme que je suis n'a pas réponse à tout dans dans les attributions qui sont les miennes, en revanche, vous pourrez compter sur moi pour porter avec vous tous ces sujets, tous ces dossiers qui vous sont si importants et qui sont si importants pour le développement de nos territoires vers mes collègues du gouvernement.

Je serai également particulièrement attentive à à deux sujets qui me sont chers et sur lesquels j'ai eu l'occasion de travailler comme élu local puis comme député. La question bien évidemment des lit froid, le vieux serpent de mer que l'on a depuis 25 maintenant, presque 30 ans et sur lequel il faut absolument que nous arrivions à apporter une réponse, mais aussi sur les difficultés de recrutement et je mets avec les difficultés de recrutement la question du logement et du logement des saisonniers sur lesquels il faut absolument que nous arrivions à travailler collectivement pour trouver les bonnes réponses. Vous pourrez là encore compter sur moi.

Avec volontarisme et pragmatisme, je pense que nous arriverons à dégager des solutions. J'insiste également sur la nécessité de mieux coordonner nos actions à destination des stations de montagne. Alors qu'un fossé se creuse et va continuer de se creuser entre la basse moyenne montagne et les altitudes supérieures, nous avons besoin de raisonner davantage et ça a été évoqué à l'échelle des massifs plutôt qu'à l'échelon communal qui est aujourd'hui parfois moins pertinent. Il y a des bonnes solutions partout. Il faut que nous soyons capables de les partager, dessimer et de réfléchir collectivement aux investissements que nous avons apporté.

Et c'est d'ailleurs à ces échelles de bassin de vie et d'activité qu'il serait le plus pertinent d'aborder la question de la ressource en nous qui sera cruciale. Là encore, je serai à vos côtés pour sortir des caricatures et des raccourcis. les retenus collinaires.

Et bien demain, moi je pense que les retenus collinaires peuvent nous permettre de concilier économie locale, développement durable, mais aussi maintien des capacités d'irrigation et bien sûr le pastoralisme, toutes nos activités de pastoralisme et je vais encore plus loin l'alimentation en énergie avec les steps et puis la sécurité incendie parce que vous savez que malheureusement nos massifs aussi nous sommes de plus en plus aujourd'hui soumis à des grands feux. Alors, j'ai entendu également votre demande de simplification et de rationnalisation des procédures et je vois qui est opine du chef. Euh vous pourrez compter là également sur moi pour la pour vous appuyer.

Je pense en particulier aux procédures très complexes et redondantes auxquelles vous êtes confronté pour moderniser les installations existantes et je m'engage à travailler avec vous sur ce sujet pour que nous puissions rapidement avancer et trouver des solutions. Sur toutes ces questions, grâce à son réseau, grâce à son expérience, domain Skiap de France est et restera un interlocuteur incontournable pour les pouvoirs publics. Je compte sur chacune et chacun d'entre vous pour bien évidemment m'épauler dans cette mission, me nourrir de vos réflexions et qu'ensemble nous portions ce dossier. Ma chère Anne, tu vas prendre le relais. Où es-tu Anne ? Tu es là. Tu vas prendre le relais.

Alors moi, je suis très heureuse que ce soit une femme et une pyrénéenne qui prennent le relais. Alors je sais que tu viendras souvent en savoir voilà donc nous serons amenés à nous voir à Paris dans tes belles montagnes ou chez nous en pays de savoie. En tout cas, je voulais te dire que je connais ton engagement pour le maintien de nos populations et notamment de l'activité des jeunes dans nos pays et je serai également à tes côtés pour te soutenir dans cette dans cette belle thématique. Alors, on a eu une une table ronde d'ouverture sur les Jeux Olympiques et paralympiques de 2030 avec cette merveilleuse nouvelle qui est tombée.

Pour autant, comme le disait Michel Bouva, attention, je m'adresse au parlementaire, il va maintenant falloir que tout cela passe dans les discussions budgétaires du PLF, du projet de loi de finance 2025, mais je sais que tous ceux qui sont ici présents seront très offensifs sur ce sujet. [grognement] La première mission qui m'a été confiée par le Premier ministre Michel Barnier, c'est de capitaliser sur les JOS olympiques et paralympiques de Paris 2024. Le succès de ces jeux est indénégiable. Vous avez vu que nous avons donné une image fantastique de la France, de Paris en particulier, mais pas seulement, de tout notre territoire. Le succès est incontestable.

La presse internationale a salué euh l'organisation de ces jeux et également leur caractère écoexemplaire. Et je le sais dans la présentation qui nous a été faite par Chantal et par Fabrice que la candidature pour les JOPS de 2030 s'inscrit dans cette même logique. Moins de sites construits, moins d'équipements produits et bien sûr un héritage durable pour nos territoires. Les Alpes françaises sont une opportunité unique et cette candidature 2030 enfin qui maintenant est bien et bien est partie hein est une opportunité unique pour faire de ces massifs mais de tous nos massifs et des stations hautes et de toutes nos stations. Une vitrine d'un tourisme de montagne responsable et durable.

Donc je veis également à vos côtés à ce que nous travaillons dès maintenant pour que les ronds tombées économiques de ces Jeux Olympiques et paralympiques de 2030 irrigue chaque territoire et que ces jeux permettent de valoriser notre savoir-faire et nos entreprises françaises. Ces jeux doivent profiter à toute la montagne française et bien évidemment je pense aux actions de promotion que nous aurons à conduire sur le sujet pour lequel bien évidemment nous devons dès aujourd'hui commencer à travailler.

Vous connaissez Michel Barnier, vous savez ce qu'il a apporté à l'Olympisme et combien il a su faire des Jeux Olympiques de 1992 à Albertville une référence environnementale et une chance pour notre territoire avec un plan exceptionnel notamment, je regarde Michel Bouvard, de retraitement et d'assaignissement des eaux déployées à la faveur de cet événement. Je sais qu'il veillera avec nous, en sa qualité également de membre de la commission durabilité et héritage du CO à nous accompagner dans toutes cette thématique et qu'il se tiendra bien évidemment à vos côtés. Il aura même le flambeau avec les présidents de région.

Nous montrerons comme à Paris qu'on peut concilier dans un même mouvement attractivité, environnement et rayonnement de tous nos massifs. Enfin quelques mots pour ceux qui ne me connaissent pas encore sur la méthode qui sera la mienne. J' dire ma pâte. Je partirai des valeurs de l'Olympise. Excellence, respect et amitié. Les grand chapitres de la feuille de de route que je veux écrire avec avec vous, c'est d'abord l'excellence. l'excellence d'un tourisme français qui puisse ses forces dans nos territoires, dans ses élus, dans les femmes et les hommes qui le font vivre et qui fait confiance et valorise ses talents.

Le respect, le respect de nos paysages, de notre environnement, de notre cadre de vie si singulier dans lequel notre beau pays la France ne serait probablement sans lequel pardon notre beau pays la France ne serait probablement pas la première destination touristique mondiale. Et puis l'amitié, alors c'est peut-être subjectif, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Euh je crois que aujourd'hui, je suis fière de vrai la réussite d'un secteur qui place l'humain, la rencontre, la découverte et l'accueil au cœur de ses priorités.

Pour terminer, j'ai pris une petite phrase de Roger Frison Roche qui m'a beaucoup inspiré au moment de venir vous voir et qui dit "En bas, tu n'aurais peut-être pas cru tandis qu'ici, ici on ne peut pas mentir. On ne ment jamais en haute montagne." Merci pour votre confiance. et au travail tous ensemble.

15:55
Non speech

[applaudissements]