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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 24 septembre 2026 72 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & électionsEurope & international

COMMENT LES MILLIARDAIRES ONT PRIS LE POUVOIR EN FRANCE... AVEC NOTRE ARGENT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Attaque 74 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce titre 'argent magique' ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que l'argent magique ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi ouvrir sur la succession de la famille Arnaud ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Comment expliquer l'augmentation des milliardaires en France ?

  • 7:12OuverteRéponse directe

    Peux-tu raconter l'affaire LVMH et Bernard Arnault ?

  • 8:34OuverteRéponse directe

    Quelle est la guerre de succession dans la famille Arnaud ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:26Chiffre
    « Entre 2017 et aujourd'hui, on est passé de 32 milliardaires à plus de 50 milliardaires de France. »
  • 3:05Fait
    « Depuis la crise financière de 2008, c'est des politiques à la fois monétaires des banques centrales mais également des pouvoirs public qui a été de à la fois à travers le levier de la création monétaire mais à la fois levier des ce qu'on appelle les taux directeurs des banques centrales, de baisser les taux directeurs très bas pour que le coût du crédit soit extrêmement faible. »
  • 3:46Chiffre
    « On parle de millions, de centaines de millions, voire des milliards et c'est tout cet argent en partie argent public mais qui a été alloué auprès d'acteurs privés qui avaient déjà de l'argent. »
  • 5:47Fait
    « milliardaires qui pour beaucoup doivent leur leur fortune aussi par rapport à leur relation pouvoir public que ça soit par rapport au marché qu'ils ont par rapport à l'aide à porter et surtout par rapport à l'influence qu'ils ont auprès des responsables politiques. »
  • 6:32Fait
    « Il y a pas que ça, il y a également les fonds américains qui contrôlent une bonne partie du CAC 40 aujourd'hui »
  • 7:53Fait
    « ces grandes fortunes propriétaires de médias, ce qu'on peut appeler des oligarques hein, n'ayons pas peur des mots, et bien ces oligarques ont une influence bien sûr sur la vie politique. »
  • 9:17Fait
    « il y a toute une affaire totalement recambolise qui aurait surveillé Xavier Niel. »
  • 10:42Fait
    « Bernard Arnaud a 77 ans euh même si à la dernière assemblée générale, il a dit que il allait encore tenir les reennes pendant 7 ou 8 ans. »
  • 16:24Fait
    « la démocratie c'est bien gentil mais peut-être qu'on va pouvoir petit à petit la mettre de côté »
  • 17:49Fait
    « il y a tout un tas de de grandes fortunes propriétaires de médias qui ont envie de peser sur l'élection présidentielle de 2027 »
  • 20:45Fait
    « les grands patrons aujourd'hui ont beaucoup moins de gène à aller parler avec les responsables politiques d'extrême droite »
  • 27:26Chiffre
    « entre 2013 et 2021, 80 % des start-ups françaises ayant levé des fonds ont bénéficié de souci indirect ou indirect de la BPI »
  • 53:21Fait
    « Boloré a ce projet-là de de d'être dans les médias, de développer son groupe dans les médias depuis très longtemps. »
  • 1:03:55Fait
    « Il y a une réconciliation effective entre Bolloré et Macron via Brigitte Macron. »
  • 1:05:19Fait
    « C'est une volonté de ces grandes fortunes aujourd'hui de s'extraire du cadre démocratique d'une manière ou d'une autre. »
  • 1:07:31Fait
    « Les bordélisateurs de l'économie mondiale et de l'économie française, c'est ces grandes fortunes en réalité. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Pourquoi est-ce qu'on est indépendant ? On est indépendant parce qu'on s'est jamais trop endetté. On est indépendant parce qu'on a gardé le contrôle de notre entreprise. Il faut donc utiliser les leviers que ce soit l'argent, que ce soit le monde de l'entreprise, le secteur des médias ou les technologies et sans se compromettre. Je ne souhaite pas que ça donne l'impression que parce qu'on a de l'argent, parce qu'on est entrepreneur et ben on va le dépenser sur les médias. Entre 2017 et aujourd'hui, on est passé de 32 milliardaires à plus de 50 milliardaires de France. milliardaires qui pour beaucoup doivent leur leur fortune aussi par rapport à leur relation pouvoir public que ça soit par rapport au marché qu'ils ont par rapport à l'aide à porter et surtout par rapport

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à l'influence qu'ils ont auprès des responsables politiques. Vous avez choisi de mettre à l'antenne er Zemour, c'est complètement faux. Il faudrait pas prendre des petits bouts de phrases de différentes personnes qui parlent à l'extérieur et me les coller sur le dos. Ces groupes-l ont pris une telle importance à la fois dans l'écosystème économique mais également dans le milieu parisien du pouvoir que ils interfèrent presque naturellement et organiquement avec des enjeux politiques. Je suis un entrepreneur, il y a ce secteur, je vais investir dedans parce que c'est un secteur que j'apprécie. coule dans mes veines euh un sujet de démocratie et je ne supporte que les gens qui sont démocratiques. Le combat n'est donc pas selon moi d'être contre le monde mais dans le

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monde pour le transformer de l'intérieur. C'est une volonté de ces grandes fortunes aujourd'hui de s'extraire du cadre démocratique d'une manière ou d'une autre parfois pratiquement assumé en prenant des positions clairement d'extrême droite et donc autoritaire et essayant de réduire l'expression populaire. une grande partie de des médias sont engrainés par par le camp du mal. La bataille est loin d'être terminée et donc je pense que à nous d'agir justement pour permettre à la à la bonne parole d'être davantage diffusé demain, mais également tout simplement avec le fantasme dans leur tête de prendre les manettes. J'y suis moi, je t'attends là. Tu es où ? Tu es où là ? Viens, viens, viens. Tu veux qu'on se retrouve dans le parking ? Viens, viens, on va dans le parking.

2:00

Viens, viens, viens. Porte tes couilles. Xavignel comme Bernard, ils sont dans cet univers d'hyper riche qui de plus en plus se disent finalement la démocratie c'est bien gentil mais peut-être qu'on va pouvoir petit à petit la mettre de côté et ils se disent bah finalement nous on sait décider, on sait diriger et les pays notamment les pays démocratiques sont pas assez efficaces et sont pas assez bien dirigés.

2:26

Bonjour Marquin Devel. Bonjour Yanis, tu es journaliste d'investigation donc tu tiens une newsletter sur Substa qui s'appelle The Big Picture et tu viens nous voir aujourd'hui puisque tu es l'auteur d'un livre d'enquête qui s'appelle Argent magique aux éditions du Seuil. Alors je commence tout de suite, c'est assez intéressant ce titre argent magique. C'est ce qu' n'eu Macron durant ces deux quinquena qu'il y a pas d'argent magique et toi tu as décidé justement d'enquêter là-dessus. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Alors, argent magique, c'est une forme de clin d'œil, mais c'est euh c'est pour expliquer comment l'économie, notamment en particulier française, parce que mon enquête est essae de dévoiler les coulisses du capitaliste français, comment ce capitaliste français a

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bénéficier justement de cet argent magique tel qu'il est euh parfois décrié ou par l'ironie parfois par le président de la République, par d'autres responsables politiques. Mais c'est quoi l'argent magique ? Et en gros, depuis la crise financière de 2008, c'est des politiques à la fois monétaires des banques centrales mais également des pouvoirs public qui a été de à la fois à travers le levier de la création monétaire mais à la fois levier des ce qu'on appelle les taux directeurs des banques centrales, de baisser les taux directeurs très bas pour que le coût du crédit soit extrêmement faible. Donc aux alentours de taux zéro. Et donc c'est ce que plusieurs interlocuteurs dans mon livre ont appelé cet argent magique parce que ça a produit plusieurs bulles

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notamment des bulles financières, on reviendra dessus et ça a permis à tout un tas d'acteurs de bah de gagner beaucoup d'argent. On parle de millions, de centaines de millions, voire des milliards et c'est tout cet argent en partie argent public mais qui a été alloué auprès d'acteurs privés qui avaient déjà de l'argent. Comme dit la D populaire, on ne prête qu'au riche. Euh et c'est de ça dont je parle dans dans le livre en particulier. Euh c'est autant d'argent qui n'a pas été euh investi dans des projets industriels ou dans des projets euh publics euh d'investissement sur le long terme. Là on parle du court terme, on parle de la nouvelle finance et euh et je parle de ça dans donc dans ces dans ce gros pavé,

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dans cette grosse enquête qui m'a qui m'a comment dire qui m'a tenu en haleine aussi comme enquêteur pendant à peu près 3 ans. Et alors dans le dès le début du livre, alors tu as décidé d'ouvrir ton livre sur un chapitre qui dévoile en fait les tensions internes autour euh de la succession de la famille Arnaud. Est-ce que tu peux nous raconter un peu ? Oui. Alors le livre il est en il est en quatre parties. Il y a il y a une première partie qui s'appelle le temps des prédateurs, une autre qui parle du le temps des socialistes que je mets en en guillemets où là je fais un flashback dans le passé, on viendra peut-être. Il y a une troisième partie, c'est le temps des crises. Une dernière partie, le temps des batailles. À travers ces grandes parties là où il y a tout un

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chapitrage, il y a 15 chapitres. Effectivement, je me suis aussi intéressé, comme je le disais à travers l'enquête, aux coulisses de ce qu'on appelle la place économique et financière de Paris. Donc pour les nonés, la place économique et financière, c'est à la fois euh la bourse, les fonds d'investissement qui sont domicilé à Paris, c'est les banquiers d'affaires, c'est toutes les professions qui permettent aux transactions capitalistes euh de pouvoir se faire et donc c'est ce qu'on appelle une place financière économique. Et bien évidemment, c'est également les grandes fortunes, les grandes familles. Et bien évidemment, je ne pouvais pas faire l'impasse sur le développement de ces grandes fortunes qu'il y a toujours eu en France. Mais je rappelle entre 2017

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et aujourd'hui, on est passé de 32 milliards d'air en France à plus de 50 milliards d'air de France. Quasiment 53 53 exactement. record d'Europe milliardaires qui pour beaucoup doivent leur leur fortune aussi par rapport à leur relation pouvoir public que ça soit par rapport au marché qu'ils ont par rapport à l'aide apportée et surtout par rapport à l'influence qu'ils ont auprès des responsables politiques et des pouvoirs publics. Et dans cette première partie là du temps des prédateurs, je me suis intéressé effectivement au coulisse de la famille Arnaud, de la succession de la famille Arnaud sur la gouvernance donc d'un des plus grands groupes de luxe français, LVMH. Et donc là, je me suis intéressé également à la fois au coulisses de la famille, à la

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gouvernance du groupe, mais également à leur rapport à la politique française, à leur rapport à Macron notamment à la famille Macron, à Brigitte Macron, à Emmanuel Macron. Et pourquoi c'était intéressant pour toi de d'ouvrir la C'est intéressant de débuter le livre là-dessus parce que ça éclaire un entre sooiooi du cap de ce qui est devenu le capitaliste français, c'est-à-dire un capitalisme de rente, un capitalisme très familial sur une partie. Il y a pas que ça, il y a également les fonds américains qui contrôlent une bonne partie du CAC 40 aujourd'hui et mais c'est on va dire c'est l'aspect comédie humaine du livre mais où en fait je décryppe quels sont les acteurs et comment ça se passe et comment quel est pourquoi cet entre soi est important. C'est parce que dans le

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monde des affaires, on on fait on fait des deals avec des gens qu'on connaît ou qu'on a appris à connaître aussi. Donc il y a une question de confiance et d'entre sooiooi qui est qui est évidente. Mais est-ce que tu peux nous raconter justement un peu LVMH chez enfin LVMH chez Bernard Arnaud ? Voilà. Bon c'est la plus grande fortune française même si la valorisation boursière a baissé de 40 % en 2 ans par rapport aux difficultés d'VMH sur les marchés mondiaux notamment en Chine et en Asie. Et donc voilà c'est le plus grand milliardaire français qui a été quasiment le plus grand milliardaire du monde il y a quelques années par rapport au jeux de la valorisation boursière. Et comme me l'a dit plusieurs acteurs, parce que ça fait partie des leçons de mon enquête que je dévoile dans le

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livre, c'est comment c'est ces grandes fortunes propriétaires de médias, ce qu'on peut appeler des oligarques hein, n'ayons pas peur des mots, et bien ces oligarques ont une influence bien sûr sur la vie politique. On le voit et je le traite aussi dans le livre, le temps des prédateurs, c'est également comment ces oligarques veulent peser sur l'élection présidentielle de 2027, comment ils veulent potentiellement pousser des candidats de droite voir d'extrême droite. Ça on va y revenir. Voilà, on va revenir. Mais également comment ces grandes fortunes ont déséquilibré la place financière à Paris. Comment ils ont pris de plus en plus de place notamment à travers leur valorisation boursière. Je le je le signale au passage, les grandes familles dans le CAC 40, c'est à peu près 20 % de

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la valorisation du CA 40 aujourd'hui. Et c'est également, on va dire, une nouveauté de ces 10 20 dernières années. Ce n'est pas le cas il y a encore 20 30 ans. Ça, on pourra l'expliquer en détail pourquoi ces grandes familles, ces grands groupes ont pris une telle importance dans le CAC 40. Alors justement, est-ce que tu peux juste nous en dire un peu plus sur cette guerre de succession qu'il y a dans la famille Arnaud justement entre ses enfants et le beauf-fils Xavier Niel qui est marié à l'une des filles de la famille Arnaud ? Oui. Alors le chapitre s'appelle euh ElvH le patriarche pour Bernard et le gendre que je mets pas entre guillemets parce que même si il n'est pas marié avec Delphine Arnaud, il vit maritalement avec Delphine Arnaud. C'est une chronique qui a été faite déjà

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dans la presse, mais moi j'apporte de nouveaux éléments, de nombreux coulisses qui ont pas encore été raconté apparaît même au milieu de toute cette histoire Alexandre Benala. Donc il y a toute une affaire totalement recambolise qui aurait surveillé Xavier Niel. Voilà où où les gens en tout cas les les acteurs on ont on se sont demandé certains acteurs de la famille y compris Xavier lui-même s'est énormément inquiété de savoir si Alexandre Benala n'avait pas ne l'avait pas espionné. Enfin, il y a des il y a des jeux d'acteurs aussi qu'on qu'on sous-estime, enfin que le grand public ne connaît pas, mais ce jeu d'acteur, c'estàdire les boîtes de renseignement privé qui peuvent être utilisées par les uns et par les autres pour en gros avoir du renseignement, faire de l'influence. En

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plus, il y a les jeux des communiquants derrière. En gros, aujourd'hui, le groupe LVMH dans sa gouvernance, c'est le foutoir complet. on va dire ça comme ça. Euh, j'ai pu rencontrer tout un tas d'acteurs et je raconte effectivement des coulisses d'une manière un petit peu différente que la presse ne l'a relaté ces derniers mois. Euh voilà, parce que je je peux le faire en tant que journaliste indépendant. Euh et donc il y a tout un tas de de effectivement d'éléments que je dévoile euh sur qu'est-ce qui s'est passé ces dernières années avec l'élément central, c'est que donc Bernard Arnaud a 77 ans euh même si à la dernière assemblée générale, il a dit que il allait encore tenir les reennes pendant 7 ou 8 ans. En fait toute la place économique et financière, les actionnaires, les

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investisseurs se demandent qui va continuer à à prendre la main après bon son éventuelle disparition. qu'on espère dans un certain temps. Euh et donc aujourd'hui toute la question donc de la succession se pose et donc là il y a eu, on va dire tout tout un questionnement, toute une lutte interne à la famille entre les enfants du premier lit, les enfants du second lit parce que je rappelle au passage que donc Bernard Arnaud s'est remarié et donc il y a des ambitions diverses et variées mais ce que je dis dans le chapitre c'est que ce n'est pas qu'une guerre entre guillemets familiale interne mais c'est qu'une c'est d'abord une guerre entre le patriarche et le gendre. et entre Bernard Arnaud et Xavier Niel. Et ça c'est ce que je

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raconte en détail parce que ça n'a pas été fait avec autant de détails et de précision dans la presse. Et j'ajoute aussi que ça va même plus loin parce que c'est pas qu'une guerre familiale, ça touche aussi le pouvoir politique français et et voilà. Et ça touche le pouvoir politique. C'est ce que je dis d'ailleurs en conclusion du chapitre en question. Je dis ces groupes-là ont pris une telle importance à la fois dans l'écosystème économique mais également dans dans le milieu parisien du pouvoir que ils interfèrent presque naturellement et organiquement avec des enjeux politiques et parce que ça passe tout simplement par un entre soi un peu particulier le fait que Bernard Arnaud et Hélène Mercier Arnaud sont invités quasiment à tous les dîners d'État à

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l'Élysée rencontre une partie des grands des grands responsables et chefs d'État étranger à cette occasion là. Parfois, c'est eux-mêmes qui se déplacent, on le sait, ils se sont déplacés à l'investissure de Donald Trump. Et donc c'est je j'évoque bien évidemment ça parce que ça peut avoir des conséquences assez euh recambolesques, même parfois inquiétantes si on se place d'un point de vue citoyen. C'estàd que où le président de la République se retrouve à à devoir arbitrer des enfantillages entre finalement C'est ça parce que Macron a appelé directement Benala. Oui. Alors, il y a cet épisode là que je relate effectivement où le président de la République, on met ça au conditionnel, mais ça m'a été confirmé par plusieurs personnes, aurait téléphoné Alexandre

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Benala pour s'assurer de savoir s'il travaillait pour donc Frédér Frédéric Arnaud, un des enfants Bernardna, ce qui a priori est faux. Euh en tout cas, c'est ce que tout le monde dit aujourd'hui. Et donc ça va très loin. Ça veut dire que le président de la République prend le temps d'appeler Alexandre Benala pour savoir si c'est le cas. euh lui conseillant de ne pas euh de pas continuer à travailler éventuellement pour un tel ou un tel, euh on est dans cet ordre-là des choses, c'est-à-dire c'est la cour entre guillemets, la cour comme si on était euh à Versailles, mais c'est la monarchie républicaine associée au capitalisme contemporain, un cap un capitalisme d'oligarque hein, clairement qu'on retrouve dans d'autres pays mais

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en France voilà, ça se concentre autour de l'Élysée, on le sait mais c'est vrai que et je le savais bien évidemment pour avoir enquêté sur Emmanuel Macron depuis très longtemps, mais là à travers l'enquête, j'ai quand même été surpris de voir à quel point ça pouvait avoir des conséquences et pas uniquement en terme d'influence économique ou de lobbing parce que ça que les acteurs économiques on dire aient une pratique de lobbing auprès des pouvoirs publics, j'allais dire c'est classique ou c'est compréhensible mais là on est on est dans un grade au-dessus c'est on est dans une gradation au-dessus où finalement c'est vraiment des jeux de pouvoir voir des jeux familiaux, des des jeux d'ego aussi. Euh et derrière il y a des déstabilisations médiatique. Ça peut

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avoir des conséquences y compris pour le groupe LVMH bien évidemment. Il y a des intérêts étrangers y compris dans le luxe et ça peut avoir des conséquences aussi sur l'économie française. Alors, tu évoques aussi dans ton livre La fascination des grands patrons pour Donald Trump, c'est-à-dire cet homme entrepreneur milliardaire qui a réussi à devenir président des États-Unis. Tu vas même jusqu'à prêter des intentions présidentielles à Xavier Niel. Hm. Alors, je prête, je relais les rumeurs euh qu'il y a eu pendant quasiment 2 ans sur la place euh qui ont parfois été euh relayé par quelques échos de presse, mais effectivement, je confirme pas dans euh la réalisation parce que euh je j'évoque et je questionne justement quel

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intérêt réellement quel ça aurait été une énorme prise de risque de la part de Xavierel de candidater à la présidentielle, mais ce que je confirme, c'est que lui-même a joué avec cette rumeur là. pensé, il y a pensé en tout cas il a il a fait croire aussi à une partie de son entourage qu'il y pensait. C'est il faut ce qu'il faut comprendre, c'est que Daniel à la fois il il il a un regard extrêmement critique à l'égard des responsables politiques. Il l'a encore répété récemment dans une interview et dans un portrait qui lui est consacré dans la revue Grand Continent. Il est extrêmement critique à l'égard des responsables politiques. Il considère qu'en gros le pouvoir n'est plus là. Hm hm. Euh d'ailleurs, il y a quelques années, il me l'avait il me l'avait un peu fait comprendre. Le

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pouvoir n'est plus du côté des responsables politiques. Le pouvoir est du côté des grandes fortunes, des intérêts économiques, des grandes fortunes transnationales qui peuvent discuter quasiment d'égal à égal avec soit des responsables politiques étrangers, soit avec d'autres grandes fortune ou chef d'entreprise étranger. Voilà, il est dans cet univers Xaviniel comme Bernard, ils sont dans le dans cet univers d'hyper riche. qui de plus en plus, c'est ce que j'ai écrit dans dans le chapitre les faites Trump se se disent finalement la démocratie c'est bien gentil mais peut-être qu'on va pouvoir petit à petit la mettre de côté. Euh on nous on sait diriger, on fait partie de cette trace des seigneurs entre guillemets. He je mets ça entre guillemets, c'est pas mes mots ni leurs

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mots d'ailleurs, mais c'est un peu l'état d'esprit qu'ils ont en général. euh cette race de seigneurs qui savent décider, qui ont eu du succès dans leur activité économique et ils se disent bah finalement nous on sait décider, on sait diriger et les pays notamment les pays démocratiques sont pas assez efficaces et euh sont pas assez bien dirigés. Et ça en fait c'est l'influence notamment venant euh d'un écosystème que Niel connaît bien, c'estàd l'écosystème du numérique américain de la Californie qui a totalement basculé comme on sait sur des idées ultralibertariennes ces dernières années. Donc euh le libertarisme aux États-Unis, c'est un courant idéologique ancien mais en euh extrêmement anti-étatique euh et qui

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souhaite la liberté maximum du marché mais également euh des individus. Ça en gros c'est si je le résume, c'est un peu sans foil lois. Euh et ce libertarisme, ce courant ultralibertaire personnifié à travers par exemple Musk ou Peter Till fondateur de Palentier, ben tous ces grands oligarques de la tech ont eu une influence et ont une influence sur les grands patrons français. Et donc il n'y a pas que Niel, il y a bien évidemment Bernard Arnaud qui connaît personnellement Musk. la famille Arnaud comme Xavier Niel sa coquine également avec les gendres de de Donald Trump, Jarette Kuchner, Xavien en affaire avec Joshua Kuchner et puis au-delà de ça

17:49

globalement la plupart des responsables économiques français pas tous mais quand même une assez grande majorité aujourd'hui he j'ai interrogé par exemple Maurice Lévi, ancien grand patron du groupe publiciste numéro 1 mondial de la communication. Bon, qui qui on comprend dans le dialogue que j'ai avec lui qu'il est en fascination. Il a invité Musk à Paris d'ailleurs. Il est en fascination devant devant ce ces coups de force de de de ce nouveau capitalisme. C'est un capitalisme qui à la fois est de plus en plus monopolistique. On pourra revenir dessus pourquoi techniquement de plus en plus monopolistique et donc c'est toujours la force qui va à la force. On n'est pas dans l'idéologie d'un capitalisme de la concurrence sur le que le meilleur gagne

18:33

parce qu'en fait c'est celui qui gagne c'est celui qui est le plus gros, le plus rapidement gros et qui va s'imposer écraser les autres avec l'aide justement euh parfois des pouvoirs publics. Donc c'est là où ils sont en totale contradiction hein, c'est-à-dire on est contre l'État et notamment contre l'état social et contre l'État démocratique donc contre les populations en général. Euh mais euh quand mais si l'État si l'État pe peut nous être utile euh en gros, on va l'utiliser jusqu'au bout notamment en argent public. Et alors c'est une évolution de ce qu'on a appelé à gauche notamment le néolibéralisme. Néolibéralisme a toujours été entre guillemets a toujours eu une composante autoritaire mais on va dire dans un cadre de semblant de démocratie notamment avec le cadre des élections et

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le courant ultralibertarien d'extrême droite aux États-Unis en particulier en fait aimerait de plus en plus s'éloigner du cadre démocratique. Et donc je décrypte ça dans à travers tout un chapitre du point de vue des grandes fortunes françaises, leur fascination pour ce monde de la force. Tu vois, on évoquait juste avant l'interview les les épisodes à Davos, la manière dont la la parole sans filtre, sans censure entre guillemets euh d'un Trump peut avoir des effets sur sur ces dirigeants-là. Et ça peut même avoir des des comment dire des influences et des conséquences sur la gouvernance des groupes du CAC 40. Donc là, je parle pas des des milliardaires, même s'il y a certains milliardaires qui peuvent être dans le cas 40, mais je

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parle des managers des grandes entreprise contrôlé par des fonds américains qui ces dernières années étaient très RSE comme on dit dans dans le jargon économique, donc responsabilité sociale des entreprises très lié avec des des des mouvements sur des lancer des programmes sur l'environnement, sur la diversité, sur les jeunes. Ça, on est passé totalement à autre chose depuis 2 3 ans, depuis le retour de Trump. En gros euh ce n'est plus la mode. En gros, la mode c'est la force avant tout et surtout c'est imposer de plus en plus plus en plus de profits pour les grandes fortunes, pour les grands groupes et de moins en moins de soucis pour la la population en général. Et justement cette cette envie d'aller vers plus de force, est-ce que ça passe par le rapprochement avec l'extrême

20:45

droite ? parce que tu tu dis tu le décryptes bien. C'estàd que les grands patrons aujourd'hui ont beaucoup moins de gène à aller parler avec les responsables politiques d'extrême droite jusqu'à les soutenir si on parle de Bolloré ou de ce terrain. Bien évidemment alors on parle de on parle souvent dans les médias de Boloré ce terrain. Il y a tout un chapitre sur ce terrain dans le livre. Je fais plusieurs parties du du livre bien évidemment sur le parcours de Vincent Boloré et y compris sur les enjeux industriels autour de Vincent Boloré ces dernières années mais au-delà même de Boloré et et de ce terrain qui sont les plus visibles. En fait, il y a tout un tas de de grandes fortunes propriétaires de médias qui ont envie de peser sur l'élection présidentielle de 2027, qui

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ont des groupes d'influence, qui sont propriétaires de sondeurs, qui sont propriétaires de journaux, de d'éditeurs, aussi bien évidemment, on assiste à une hyperconcentration de tous ces espaces-là et euh le pendulier, enfin la pendule, enfin le plutôt le euh ça va vers l'extrême droite bien évidemment parce que il y a un point commun à tous ces gens, tous ces acteurs c'est qu'ils ne veulent surtout plus de politique de gauche, quel qu'elle soit d'ailleurs hein. Euh et on va dire même pour eux Raphaël Gluxman c'est déjà trop. Donc pour te dire, tu vois, donc ils mettent quand même le curseur extrêmement loin. Alors ça a été permis aussi ces dernières années, on le sait, je l'ai déjà écrit, sur le fait que il y a toute une partie du ce qu'on a appelé

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le macronisme y compris suite à l'action de d'Emmanuel Macron vers une sorte d'union des droits où entre guillemets tous les tous les comment dire le fameux cordon sanitaire républicain à sauter et on est aussi dans ce cadre là bien évidemment. Alors, tu dis plus euh de politique de gauche, mais euh tu racontes bien dans le livre que euh il y en a beaucoup qui se sont enrichis sous François Mitterrand, notamment Bernard Arnaud ou encore François Pinot qui ont bénéficié euh d'aides publique énorme. Et bah oui, parce que là, tu as cité euh Pinoto, Boloré aussi bien évidemment, Boloré, Arnaud, ces trois-là, je les étudie effectivement. Je fais un flashback à un moment donné dans le livre où je reviens sur comment d'où ils viennent. déjà une partie alors en

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dehors de Pinot, ils viennent aussi de vieilles familles du du business même s'ils étaient pas forcément des milliardaires. C'était d'ailleurs des familles si je prends Boloré mais même Arnaud qui pouvait être en en relative difficulté économique et arrive Mitteran en 81. Arnaud a peur d'ailleurs des bon ça c'est la une partie de légende mais fait partie des gens qui ont peur de l'arrivée des chars russes sur les Champsélysées. Il y a les communistes qui rentrent au gouvernement. on est encore sous la guerre froide et donc on est vraiment dans une ambiance de lutte des classes euh totalement décomplexé du de la part des des possédents hein en gros. Et donc en fait euh Arnaud décide d'aller aux États-Unis dans l'immobilier. C'est là où il rencontre

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Donald Trump d'ailleurs euh assez longuement. Il reste à peu près 2 ans et puis il va mettre la main sur le groupe Bousac. Donc je raconte toute cette histoire là parce que à ce moment-là dans groupe Booussac et groupe textile avec la pépite Dior, à ce moment-là les pouvoirs publics vont jouer un rôle considérable énormément l'aider financer vont énormément l'aider financièrement. Il y a surtout le rôle à travers tout ce chapitre là du crédit lyonnais. Non, je le pour les mes plus anciens lecteurs, ça dira plus jeunes lecteurs, c'est des choses qui finalement euh enfin les les plus jeunes ne sont pas forcément au courant euh de du poids d'une banque publique parce qu'à l'époque le Crédit Lyonnais était une banque nationalisée et le Crédit Lyonnais, banque

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nationalisée, banque publique a apporté énormément d'argent notamment à travers une politique de crédit mais parfois également en prenant des actions dans les différents groupes. Et c'est en partie le Crédit Lyonnais qui a permis à Boloré, à Pino et également à Bernard Arnos de se développer sur une vingtaine d'années. Ils ont même sauvé de la faillite ils ont sauvé de la faillite à plusieurs reprises ces différents ces différents entrepreneurs comme on les appelle. Et euh je rappelle cette histoire-là parce que aujourd'hui c'est les mêmes qui multiplient les critiques à l'égard de l'État euh de l'action publique qui veulent absolument avoir bénéficier toujours plus de défisation. Alors même que Xavier Niel d'ailleurs qui tient parfois un discours un petit

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peu différent en tout cas en terme de com à plusieurs reprises ces dernières années a expliqué quand la France était quasiment un paradis fiscal pour ses hyper riches pour ces grandes fortunes et euh et voilà donc je rappelle effectivement toute cette histoire là qui est encore assez méconnue hein parce que elle est à la fois connue mais dans le livre je rappelle des épisodes la manière enfin je relate des épisodes qui ont pas été racontés jusqu'à présent de cette manière oui puis c'est important parce parce qu'on a souvent le discours aussi de ces grandes fortunes qui se sont faites tout seul à la force de leur travail. Oui. Alors ça c'est un propos de fond que j'ai à travers le livre. C'est c'est pour ça que je je l'ai je l'ai intitulé l'argent magique aussi parce que

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l'argent magique il vient d'où pour toutes ces concentrations capitalistiques ? Il vient en partie de l'État et puis surtout de d'aide apporter et donc en réalité le discours de de la prise de risque du selfman comme on dit bah en réalité bah j'essaie de replacer les choses telles qu'elles sont. C'est plus complexe surtout parfois à la fois complexe et simple mais disons que c'est ça correspond pas exactement entre de dans cette idéologie cette idéologie qui fait qu'en gros il y a les gagnants et les perdants et si les gagnants ils ont réussi ce qu'ils ont réussi c'est parce que ils avaient des talents ou ils ont pris des risques. En fait les choses sont beaucoup plus complexes. Ça fait partie des éléments critiques, on va dire dans l'enquête. c'est que j'ai quand j'ai quand je suis

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allé voir parce que j'ai j'ai fait de nombreuses interviews avec les acteurs économiques. J'ai rencontré des grands patrons, j'ai des des banquiers d'affaires quand je suis allé les voir, bon bah j'ai essayé de les interroger sur leur conception du capitalisme aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils attendaient du capitalisme ? Quelle était leur idéologie euh capitaliste ? Je me suis rendu compte qu'ils étaient quand même extrêmement paumés, notamment à travers les chocs géopolitiques en cours. C'est l'idée de globalisation comme elle s'effondre un petit peu telle qu'elle avait été mise en avant dans les années 90 les années 2000. Aujourd'hui, ils sont un peu perdus. Il y a le réchauffement de la la planète, ça a des conséquences sur leur marché. H donc je me suis aperçu que tous ces

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acteurs économiques et on l'a vu encore aux universités d'été du MEDF dernièrement euh sont souvent dans des postures victimaires à les gardes de l'État et des responsables politiques. C'est ils veulent le beurre et l'argent du beurre, ils se victimisent régulièrement et ils se réfugient en disant mais nous on a pris des risques alors qu'en réalité la la réalité de leur parcours est on va dire largement annu nuancé beaucoup beaucoup moins risqué. Alors je veux revenir aussi avec toi sur une idée qu' avait lancé Macron. Donc cette fameuse idée de la startup nation, donc tu reviens dans le bouquin où tu montres bien qu'en fait bah c'est hyper subventionné, je crois. C'est alors si je pas de bêtises, donc c'est marqué qu'entre 2013 et 2021, 80 % des start-ups françaises ayant levé des

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fonds ont bénéficié de souci indirect ou indirect de la BPI, donc la banque publique d'investissement. Donc c'est de l'argent de l'État euh et que malgré une trentaine de licornes atteintes en 2025, donc licorne sont ces sociétés de la start-up nation, société de la tech française. Donc la tech française reste un secteur marginal en bourse. Donc en fait ça n'a pas du tout marché. Bah oui, c'est un constat d'échec d'une certaine manière enfin de alors c'est si tu sais c'est l'histoire du ver en moitié plein moitié vide. C'est plutôt un constat d'échec parce que contrairement à ce que disent bien sûr les acteurs qui ont participé, bon ce qu'il faut comprendre c'est que bien avant Macron c'estàd tout ça commence, il faut quand même remplacer les choses, tout ça commence sous le quinquan de

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François Hollande. Ça commence sous François Hollande. Il faut se souvenir, je reviens sur cet épisode là, qui a il y a le fameux épisode de ce qu'on a appelé les pigeons, c'est-à-dire où la fiscalité Hollande essaie de la monter notamment sur la fiscalité du capital et là il y a notamment se mobilise à la fois une partie de certains entrepreneurs des start-ups et également de ce qu'on appelle le le Vicile Venture Capital qui est en réalité le capital risque. Ça, je peux revenir en détail sur ce que c'est le Capital risque. En gros, c'est le financement des sociétés de start-up. Et la spécificité des start-ups, c'est en gros c'est des sociétés qui ne gagnent pas encore d'argent, hein. En gros, c'est ça. C'est des sociétés qui ne gagnent pas encore d'argent, qui ne qui

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ne qui ne peut pas délivrer d'évidence auprès d'actionnaire, mais qui ont besoin qui ont des gros besoins d'argent. Ça c'est ce qui est une start-up en réalité. Et le capital à risque, c'est des financiers qui vont mettre des tickets dans différentes sociétés start-up. Tu parlais de licorne. Là, j'entre un peu dans le jargon mais c'est c'est décrypté. C'est je fais pas mal de pédagogies dans le livre, je crois. Et donc les licornes, c'est des sociétés start-up qui d'ailleurs le sont plus vraiment start-up, mais qui sont justement valorisé à plus de 1 milliard d'euros euh sur le plan euh boursier ou tout simplement de la valeur. Et l'idée à l'époque sous les socialistes, c'était de développer un écosystème numérique pour faire à la fois comme les États-Unis avec la Californie, mais

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également la French, ce qu'on a appelé la French qui est en réalité une politique de marketing d'État impulsée par Bercy hein parce que c'était même une direction qui s'est créée qui s'est appelé la Frenchtech a énormément été influencé par cette stratégie de soutien étatique à l'écosystème en Israël de l'écosystème de la tech israélienne. La Frenchtech vient, on va dire, à la fois de l'influence californienne et de l'influence israélienne. Et là, les pouvoirs publics, notamment donc sous François Hollande décide de soutenir cet écosystème là. Donc finalement, les pigeons entre guillemets obtiennent gain de cause en en récupérant des avantages fiscaux assez considérables sur leurs activités, que ça soit de financement ou

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de start-up. Et ensuite, quand la banque publique d'investissement est lancée par les socialistes et François Hollande, il y a une volonté donc de supporter et de créer cet écosystème là à la fois par des investissements directs avec la banque publique d'investissement qui prend qui prend des parts d'action à travers des fonds qu'elle crée dans ces entreprises là mais qui accorde également des prêts mais également qui investit auprès d'acteurs du capital risque ou de ce qu'on appelle ça c'est un autre élément que j'apporte dans le livre ce qu'on appelle appelle le travail equity, c'està-dire cette nouvelle finance. Ouais, c'est ça. J'allais en revenir, j'allais revenir avec toi. C'est une nouvelle finance qui passe pas par les marchés boursiers mais qui passe

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euh par tout un tas de fonds, ce qu'on appelle des fonds d'investissement et pas les fonds de pension comme Mélanfon l'a dit dans un précédent discours il y a quelques jours. Ça s'appelle les fonds d'investissement en capital investissement et c'est tout un tas d'acteurs intermédiaires que les gens ne connaissent pas encore beaucoup en France mais qui sont présents sur la place de Paris qui se sont développés énormément depuis 20 ans qui a émergé depuis 2008 devenu voilà et aujourd'hui c'est eux quasiment les principaux propriétaires des entreprises françaises et notamment les principaux propriétaires des entreprises industrielles françaises et y compris également du monde du numérique avec des financements très opaques. Alors les financements alors plus ou

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moins opaqu mais effectivement opaque dans un sens, c'est que comme c'est pas sur le marché boursier euh avec des règles de transparence du marché boursier qui peut aussi avoir ces travers hein travers de court termisme mais c'est travers également de manipulation de cours mais dans le cadre du private equity effectivement tout se fait quasiment de gré à gré d'investisseur privé à investisseur privé un simple citoyen ne peut pas comme ça investir dans le private equity c'est souvent les grandes fortunes des acteurs institutionnels et c'est aujourd'hui le private equity Mais je reviendrai quand même sur ta question concernant le le le constat d'échec sur la Frenchtech, mais le private equity pour donner un ordre d'idée, c'est dans le monde entier, c'est 7000 milliards de dollars de de de

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valorisation, 22 milliards de dollars de valorisation si on prend en compte ce qu'on appelle private capital, ce qui concerne également les questions de d'immobilier, d'investissement immobilier mais également dans les infrastructures. Et pour donner un ordre d'idée, la bourse de New York en valorisation, c'est à peu près plus de 30000 milliards de dollars. Donc c'est en gros, c'est quasiment un/ers aujourd'hui de la bourse de New York qui est la principale bourse mondiale. C'est des masses financières considérables et qui ont profondément reconfiguré le capitalisme international mais y compris le capitalisme français. C'est ce que je décris dans l'enquête. Pour revenir juste pour compléter ma réponse sur la Frenchtech. Oui, à la fois c'est du point de vue de la com euh

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que ça soit du côté de la Macronie parce que donc Macron a récupéré cette idée de Frenchstech pour dire "Moi, je suis jeune, moi je suis du côté de l'entreprise, je suis du côté des gens qui prennent des risques." Macron a a dit il fallait à l'orée de je sais plus quelle année plus de 20 licornes. Donc finalement, certains points de vue sur l'effet d'affichage, il est content, il a plus de plus de 25 licorne aujourd'hui en France. Mais encore une fois, on parle de valorisation boursière ou enfin de valorisation financière en ce qui concerne ces ces entreprises là. C'est pas forcément des entreprises qui ont réussi à développer réellement leur marché. Euh il y a très peu de Français qui connaissent ces marques-là parce que c'est souvent ce qu'on appelle du B2B,

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donc business to business, c'est des activités d'intermédiation entre boîtes privées. H et finalement les start-ups françaises ont pas réussi à grossir considérablement. La plupart qui ont dû se financer, certaines sont allé directement sur le NASDAQ américain. Il y a très peu de valeurs technologiques, enfin il y en a aucune en fait qui sont lancé sur le CAC 40 ces dernières années et et donc on a effectivement mis énormément d'argent public pour tout un écosystème et aujourd'hui tous ces acteursl on va dire ne font pas le bilan de la réellement de la Frenchtech parce que comme il y a le boom nouvelle bu bulle autour en intelligence artificielle en gros les

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gens disent ah maintenant c'est le nouvel Eldorado et Donc il y a des valorisations très impressionnantes là aussi toujours qui fait des qui qui permettent aux communiquants et aux entrepreneurs de faire des effet d'annonce. Donc en disant nous avons levé un milliard de d'euros sur notre dernier tour de table et ça ça permet de dire en gros que la France compte dans cet univers là alors que concrètement c'est énormément d'argent publics effectivement qui ont été mobilisés. Alors, parfois par des prêts, hein, c'est pas forcément de l'argent pur, euh mais par des prêts, par des garanties bancaires. Tout ça a été fait par la BPI. Nicolas Dufour va dire "Ah, c'est formidable, nous avons réussi à établir un écosystème." Et en même temps, en réalité, qui a bénéficié de

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cet cet écosystème là ? Il faut voir deux choses. La Frenchtex, c'est d'abord et avant tout des applications sur les iPhones, sur les smartphones. H donc c'est pas une des énormes innovations. Euh on parle aujourd'hui de réindustrialisation, on parle de on parle de réarmement parfois, on parle aussi de la deep tech, donc la tech profonde littéralement, mais enfin en gros de de de vraies innovations qui demandent énormément d'argent en terme d'investissement. Voilà, les besoins futurs et industriels du pays, ils sont là et ils sont pas forcément dans des applications sur les smartphones. Et ça ça a permis surtout deux choses pour les acteurs économiques. Et d'ailleurs ils me le disent hein, ils me disent ça a permis

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de changer l'idée de l'entrepreneur et de l'entrepreneuriat auprès de la population. C'est en gros, regardez euh quand on prend en soi-disant des risques, quand on craint son entreprise, vous pouvez gagner de l'argent. En gros, ça a été ce discours là. Quand on veut, quand quand on veut, on peut. Voilà, c'est ce discours-là complètement euh de comment dire euh euh j'ai plus l'expression euh méthode qu euh de ces de ces de ces acteurs économiques. Ça légitimé bien évidemment euh une un discours de libéralisation et ça a permis surtout de légitimer en fait la case sociale sur des politiques sociales. En gros, ça a mis en avant le

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le modèle de l'entrepreneur comme celui qui était valorisé valorisable et ça a permis en gros de culpabiliser encore un peu plus encore un peu plus les simples citoyens, les chômeurs et donc en fait ça a été une machine idéologique qui a fonctionné de ce point de vue là mais d'un point de vue purement économique en réalité c'est un secteur qui a pas réussi à à prendre totalement son envol. Euh, on cite toujours Xavier Daniel ou des anciens de l'internet d'il y a 20 30 ans. Euh, il y a pas d'autres grands noms. Alors, il y a quelquesuns grands noms, hein. Tu vois, par exemple, euh celui qui est connu des Français un petit peu, c'est euh le fondateur de Blablacar euh Frédéric Mazella. Euh mais il y a très peu de grands noms qui sont sortis et puis surtout surtout ça c'est

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quand même un argument qui m'a été euh apporté par euh des jeunes entrepreneur du numérique hein qui sont pour certains très lucides sur ce qui se passe. Ça a permis euh finalement de créer pas énormément d'emplois du compte. Euh même la BPI peut la reconnaître dans ses rapports. Euh la Cour des comptes s'est penchée également sur ça. Et au-delà même de la création d'emploi, bah finalement ça a permis parmi les entrepreneurs du mairique et ça je le dis aussi dans le livre, ça a bénéficié beaucoup à un autre entrooi social, c'est-à-dire à des enfants de cadre qui ont pu faire des grandes écoles de commerce HC EDEC, tout un tas de grandes écoles de commerce de gens qui ont donc là pour le coup bénéficié d'un soutien considérable des pouvoirs publics tant

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financier que en terme de communication que de soutien public de toute façon apporté par les différents ministre et ça n'a pas eu euh ça n'a pas touché l'ensemble des Français. On entend là tout ce que tu nous dis. On revient aussi sur ce que tu as dit concernant les sorts du du private equity. On a l'impression un peu que tout ça ça va imploser et c'est un peu est-ce que tu soulèves dans le livre ? Est-ce que il y a pas une nouvelle crise financière qui nous attend ? Donc dans le livre je consacre ça je l'ai un peu expliqué assez longuement mais je reviens dessus pour que les gens comprennent. Je reviens sur ce qu'on appelle le private equity. Private equity a opposé aux États-Unis. On parle de public equity donc à à au marché boursier. Là le private equity c'est

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hors marché boursier et c'est tous les structures intermédiaire financière qui permettent à à des gens acteurs institutionnel grande fortune voire clients un peu fortunés de prendre des parts de capital dans des entreprises. Généralement ça ça commence un peu à savoir à gauche notamment les syndicats, ils sont confrontés dans les entreprises industrielles. Un des gros leviers du privaticity, paradoxalement, j'allais dire par rapport à la l'étymologie du nom, c'est pour prendre du capital entreprise, on le fait avec le levier de la dette, les fameux LBO euh littéralement en français achat par effet de levier de la dette. Et donc en gros c'est et on et on rembourse la dette, l'investisseur qui est investi dans l'entreprise, qui rachète

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l'entreprise par la dette en fait, faire rembourser cette dette là par le comment dire l'activité économique et par les actifs de l'entreprise qui est ciblée. Euh ça ça parfois notamment dans les milieux industriels euh en difficulté, ça abouti à des catastrophes sociales parce que euh il y a des fonds d'investissement euh vautour pour le coup euh qu'on été 100 fois ni lois et encore aujourd'hui, il y a eu une commission d'enquête à l'Assemblée nationale qui a pointé cela porté par Auréie Trouvé de LFI. Mais il y a pas qu'elle qui a dénoncé ça. Ça fait depuis une vingtaine d'années avec le développement des LBO que ça s'est traduit. Et donc euh à travers ça, plus tu pressurises euh l'entreprise à

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travers les faites dette, et bien plus bien évidemment ça peut aboutir à des des accidents industriels et financiers parce que bien évidemment quand le ratio dette investissement de départ est trop important, bien évidemment le le risque sur l'entreprise ciblée est extrêmement important et généralement euh ben finalement contrairement à ce que les acteurs du private equity he parce que dans le livre. Donc j'ai je cartographie tous ces acteurs là présents sur la place de Paris qui sont pas connus hein. Donc c'est des c'est des des société d'investissement. Alors il y en a une qui s'appelle Tickedo. Il y a il y a il y a il y a une grande société d'investissement. C'est la plus grande qui fait pas mal dans les infrastructures qui s'appelle Ardient. Toutes ces sociétés là travaillent dans

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ce secteurlà. Euh si je regarde le vert à moitié plein, enfin ce que me disent ces acteurslà, c'est de dire "Mais finalement cette nouvelle finance du non côté permet d'investir sur le long terme parce que généralement les les gens qui investissent là-dedans, il ils conservent leur part dans les entreprises pendant 8 à 10 ans. Euh ils peuvent pas s'en peuvent pas en sortir comme cela. Ça c'est le c'est l'aspect gentil des choses ou c'est l'aspect idéal des choses dans dans la parfois dans les la vraie vie. les excès et en tout cas les les travers de de ce nouveau marché financier. Ce qu'on disait tout à l'heure, tu parlais d'opacité, c'est un marché financier qui est finalement assez opaque où on retrouve un entreois économique et là

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pour le coup il y a des gens dans le milieu économique français qui sont d'accord avec ça. C'est enfin qui sont d'accord avec cette analyse là qui disent le marché boursier a perdu en dynamique. Au moins du côté de la bourse c'est plus démocratique. Alors que du côté du non côté du private equity, en gros, c'est le règne de l'entreoi, de la force qui va à la force. C'est des gens qui profit qui ont profité pendant des années des taux zéos ou des taux très faibles pour justement avoir cette effet de levier, cet effet de dette. Et par ailleurs, il y a un autre élément important là-dedans, c'est que ça permet de comprendre qu'il y a tout un tas d'acteurs de cette finance là du non côté qui finalement vont aller vers l'extrême droite et vers des positions finalement antidémocratiques

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parce que leur rapport au marché est lui aussi moins entre guillemets démocratique en tout cas dans le sens libéral du terme. On est dans une dans un autre dans on va dire dans une autre conception idéologique. Alors, dans ton livre, tu abordes aussi euh l'émergence euh de ce qu'on peut appeler des nouveaux euh milliardaires notamment euh enfin de nouvelles figures de milliardaires, notamment Rodolphe Saadé et et Daniel Ketinski. Rodolp Saadé non, peut-être que les gens qui nous regardent ne le savent pas, est très très proche d'Emmanuel Macron et qui a bâti aujourd'hui un véritable empire médiatique. Est-ce que tu peux revenir un peu sur ces deux nouvelles figures ? Oui. Alors euh donc je disais tout à l'heure, je suis revenu sur le passé de de Boloré, Pinot, Arnaud, mais

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effectivement je m'intéresse à on va dire des gens qui étaient parfois déjà des grandes fortunes mais qui étaient pas forcément aussi présents sur la place de Paris. Donc la famille Saadé euh qui est propriétaire de 5e 4e armateur mondial, CMACGM qui est basé à la fois à Marseille et au Liban. Voilà. transport de de frais principalement les fameux portes container si une société globale tentaculaire avec des des liaisons vers la Chine vers les États-Unis. C'est une société comme je le dis qui est protégée par des intérêts français pas n'importe lesquels parce que y compris les services de renseignement français la DGSE, on va dire tiennent à à protéger cette entreprise. Ça, je le relate dans le livre. Il faut savoir donc les SAD en

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fait d'origine syrienne plutôt et on a des intérêts financiers au Liban historiquement. Ils sont arrivés en France plutôt vers la fin des années 70, je le relate avec le père Jacques Saadé qui a qui a fondé CMA euh au départ. Euh ensuite, ils ont bénéficié d'un soutien public dans les années 90 euh parce que en réalité à l'époque euh la la la l'État a permis la fusion CMACGM euh de s'établir parce que euh c'était une il y avait une société publique donc de de transport maritime que l'État a voulu donc d'une certaine manière privatiser et quasiment donner à la famille Sahadé. Ça s'est fait sous Chirac parce que Jacques Saadé était

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très très proche de Shirac. Euh et puis le transport maritime, c'est pas quelque chose où on gagne beaucoup d'argent a priori et il s'est passé parce que c'est des énormes coûts, on investit énormément sur le long terme pour acheter des portes containers, ça coûte énormément d'argent. Oui, des milliards. Voilà, des milliards. Euh donc ça, tu es besoin, tu as tuas tu as besoin d'immobiliser énormément d'argent et donc en gros le le pourcentage de profit est extrêmement extrêmement faible et tout change avec le Covid. Euh tout change avec le Covid parce qu'en fait les ruptures de de chaînes d'approvisionnement avec la Chine, le fait que tout s arrêté pendant plusieurs mois, il a mis il a fallu beaucoup de temps pour remettre tout ça en place et donc les prix pour

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transporter des conteners à travers le monde ont explosé. Et là, tu dis qu'ils ont fait CMACGM plus de 40 milliards de bénéfices. Effectivement, CMACGM, plus de 40 milliards de bénéfices d'euros pendant à peu près 2 ans sur de sur deux exercices. Leur concurrent, premier armateur mondial MSC euh également. Euh et ces armateurs bénéficient d'un avantage fiscal considérable qui est en fait un avantage fiscal quasiment européen voir mondial aujourd'hui. Euh qui fait que euh en fait il il paye pas l'impôt sur la société habituelle euh mais il paye un un pourcentage sur le tonnage des bateaux et sur ce qui est transporté en fait. Et donc bah quand tout va bien en fait, ils font des

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énormes profits. C'est ce qui s'est passé ces dernières années. et donc ils sont assis sur un tas d'argent même si depuis depuis le covid leur profit a largement diminuer mais ils font toujours des profits et on et çaadé a pris une importance considérable on le sait parce que il a investi tout dans les médias en particulier mais également s'intéresse également à la tech et il s'est rapproché très tôt d'Emmanuel Macron et notamment aussi de Brigitte Macron dans ce cadre-là euh tous ces investissements médias donc je rappelle la groupe la tribune, il lance la tribune dimanche BF FM TV brut euh ça s'est fait souvent sous la protection dire le soutien et le regard

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appuyé de l'Élysée bien évidemment et puis j'évoque dans le même secteur des médias un autre milliardaire oligarque qui s'appelle donc Daniel Kretinski qui lui a commencé à investir dans la presse dès 2018 dans une logique de lobbing. Hm hm. Les deux d'ailleurs sont dans cette même logique de lobbing en achetant la presse. C'està-dire qu'ils sont pas dans une logique de gagner de l'argent à travers ces activités médiatiques. Ils sont clairement dans une logique de gagner de l'influence tant du point de vue de l'écosystème politique que de l'écosystème économique à Paris. C'est-à-dire qui compte à Paris, c'est pas uniquement avoir des milliards ou gagner des millions. Qui compte à Paris ? C'est celui aussi qui a les outils d'influence sociale à Paris. Et donc

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bien évidemment, quoi de mieux que d'acheter des médias ? En fait, en gros, de ce point de vue-là, le petit milieu du pouvoir parisien a pas beaucoup évolué depuis Balzac 19e siècle. Euh, sauf que maintenant ça se compte en milliards et ça se compte euh avec des puissances financières considérables. Tu mets ça en parallèle à une, comment dire à une diminution, une crise de la presse euh une crise économique de la presse, une diminution de pouvoir des rédactions. Et bien en fait ces propriétaires là, même s'ils vont dire exactement le contraire parce qu'ils vont dire qu'ils sont en soutien à la liberté de la presse, qui veulent investir dans les médias et l'information contre les grandes plateformes numérique américaine, contre

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Elon Musk, les réseaux sociaux, il ils vont développer des discours contre la désinformation. Bon, donc ils vont avoir tout un discours public pour dire pour dire "Bah regardez, on est on est les gentils en fait dans les faits." Bah ça je le relate, bah il y a pas de gentil, il y a pas de méchants, il y a surtout des intérêts, il y a des intérêts économiques. Euh il faut pas être naïf par rapport à ça. Euh et j'ai eu tendance à travers l'enquête de montrer que oui, bien sûr, Boloré et Stin sont problématiques parce que il porte un projet idéologique, c'est incontestable. Mais bien évidemment, ces autres grandes fortunes qui participent à cette hyperconcentration dans la presse française peuvent aboutir au même résultat, c'est-à-dire de diminution de l'indépendance des rédactions, de

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augmentation euh des influences extérieures sur les rédactions, de manipulation de l'opinion publique de par de tout un tas de manières et on assiste là aussi à une réduction du cadre démocratique. C'est incontestable bien sûr et on l'a vu notamment avec toute la campagne médiatique qu'il y a eu contre contre Zucman donc qui a eu l'idée de la fameuse taxe Zukman qui visait donc à prélever donc de l'argent aux grandes fortunes de France et là on a vu toute la propagande qui s'est mis en place à son encontre à travers le ti de pression il a ça a une influence directe hein généralement une partie de la corporation journaliste va continuer à dire mais les rédactions sont indépendantes reste indépendant il y a des gardes de fou auprès des actionnaires. Ces actionnaires

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n'interviennent pas. Bon, en fait, dans les faits, on le sait très bien euh on sait très bien ces actionnaires interviennent. Je suis bien placé pour le savoir parce que j'ai travaillé ces dernières années entre autres pour la tribune qui a été racheté par Saadé et j'ai fait des vaeviens parfois avec Marianne qui a été racheté par Kretinski. Je suis d'ailleurs parti de Marianne la première fois au moment où Ktinski a racheté Marianne. Je sais très bien que les rachats ont eu des affaires éditoriaux majeurs dans les titres. pas forcément sur le plan idéologique mais sur le plan du contrôle, sur le plan du contenu. Moi, je fais de l'enquête, je fais du journalisme d'enquête comme toi d'ailleurs, comme d'autres journalistes, on sait très bien que dès que des

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intérêts économiques investissent ou public par ailleurs, mais dès qu'il y a des intérêts économiques ou publics investissent dans des médias, dans des rédactions, bien évidemment ça a des effets sur les contenus sur les contenus d'enquête, tant en terme de pression qu'en terme de cadrage de ces enquêtes là. Ça ça c'est c'est évident mais je donc je le relate. Alors je relate hein dans dans le livre encore une fois l'origine de ces grandes fortune celle de Saadé. J'ai un peu un peu expliqué très rapidement Kretinski, je montre comment Kretinski avait en fait une stratégie historique. Il vient de la République tchèque. C'est c'est un Tèck à la base. etement en République tchèque alors qu'il est très

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jeune, il a à peine 50 ans Ktinski, il a pu avoir une à se constituer une fortune considérable d'abord en investissement en investissant dans des secteurs liés au pouvoir public tchèque, slovaque et notamment, c'est méconnu pas uniquement dans l'énergie mais également dans les questions de du chauffage, de l'électricité et en fait sur des marchés fermés où l'action des pouvoirs publics extrêmement importantes et il n'a fait que continuer à avoir cette politique d'influence auprès des pouvoirs publics tant en France qu'en Allemagne y compris au Royaume-Uni par exemple euh au Royaume-Uni responsable des touristes des

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conservateurs anglais euh qui est maintenant un de ses conseillers en France ses conseillers sont multiples et également liés à à des proches du pouvoir. Voilà, c'est ce que je raconte également dans le livre. Alors, il y a un homme lui qui s'en cache pas d'utiliser ses médias pour promouvoir ses idées politique, c'est Vincent Boloré. Alors, tu dis qu'il est présenté souvent comme ayant libéré la parole de l'extrême droite. Oui. Bah, il a permis de lever plein de tabous et on le voit, ça a des conséquences sur le traitement éditorial, sur les médias publics, dans les différentes rédactions. Donc il a il a eu un un effet d'entraînement, on va dire, hein, j'allais dire de contamination, mais enfin d'entraînement idéologique sur les différentes rédactions, sur différents espaces, euh

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sur le mode nous sommes les défenseurs de la liberté d'expression aussi, hein. Bon, ça c'est des c'est des recettes utilisées aux États-Unis depuis longtemps dans la Trump Trump fait, on va dire. Bon, en réalité, moi ce qui m'a le plus surpris à travers mon enquête, c'est que en fait le projet de Boloré ancien, le projet industriel mais également politique dans les dans les médias est extrêmement ancien. En fait, ça fait plus de 20 ans que Bolor a ce projet-là. Tout le monde l'a oublié, enfin, en tout cas, beaucoup de gens l'ont oublié. il avait essayé de mettre la main sur TF1 à la fin des années 90. Euh surtout dès le début des années 2000, il met la main sur un actif clé. Euh ce sont les studios de

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télévision, les anciens studios de télévision de la SFP, société français de production qui était euh le bras armé de production publique qui a été privatisé sous Lionel Jospin. Et c'est en partie une société qui s'appelle Euromédia qui a mis la main dessus avec l'argent de Bolloré. Et à l'époque, moi je sais que j'avais travaillé déjà sur les médias en enquête parce que j'avais fait j'avais consacré tout un livre à France Télévision et on m'avait dit Boloré est là pour durer euh alors qu'on le présentait à l'époque plutôt comme un financier opportuniste, que il faisait il faisait un coût financier dans les médias. D'ailleurs, François Hollande que j'ai interrogé sur François sur François sur Vincent Boloré me le dit aussi d'une manière un peu candide, enfin faussement

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candide à la François Hollande. Généralement, il va m'expliquer queil ne pensait pas que Vincent Boloré avait ce projet idéologique. Alors bon, pourquoi il me dit ça François Hollande ? C'est que sous son quinquena, François Hollande n'a pas tiré la sonnette d'alarme, c'est moins qu'on puisse dire, sur la prise de contrôle de Boloré de Canal Plus. En réalité, moi ce que j'ai découvert c'est que Boloré a ce projet-là de de d'être dans les médias, de développer son groupe dans les médias depuis très longtemps. Pourquoi les plateaux de télévision étaient stratégique ? Parce que ça lui a permis d'avoir les vrais coûts de production notamment vis-à-vis de l'écosystème des producteurs. Donc ça ça explique aussi beaucoup les bisb qui a pu avoir dans le monde de la production en télé parce que

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Boloré en gros a expliqué à différents producteurs de télévision qui travaillaient pour Canal Plus. pas là. En gros, vos coûts sont trop importants, je préfère travailler avec d'autres. Ça c'est un premier point. Et deuxième point surtout, c'est que Boloré comme d'autres oligarques qui ont investi dans les médias français l'ont fait avec un modèle, celui de Robert Mork. Euh Robert Mordoc, grand tycoon des médias euh australien qui est maintenant euh américain euh qui est à la fois propriétaire du Wall Street Journal, le New York Post et le tableau de Leon en Angleterre, euh propriétaire également du Times, enfin voilà grand empire médiatique de Murdock qui on sait a eu une des conséquences énormes tant dans

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la démocratie américaine sur l'élection de Trump que dans la démocratie britannique. Ça a été dénoncé par des activistes, par des journalistes. Murdoc, c'est un peu, j'allais dire, l'empire du mal d'une certaine manière. C'est c'est l'empire néoconservateur par excellence. Extrêmement idéologique sur le plan donc du conservatisme, mais également de la propension à avoir soutenu il y a plus d'une vingtaine d'années la guerre en Irak, à avoir relayé le mensonge de l'administration Bush en Irak. On parle de ça. Ça c'est le groupe MDOC qui a soutenu l'élection de Tony Blair il y a plus d'une vingtaine d'années. Donc on parle de ça et en fait je me suis aperçu à la fois que Boloré mais

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Niel également avait eu avait été extrêmement influencé et fasciné par Murdonk mais en plus notamment en particulier Boloré avait eu des projets de constitution de d'alliance tant avec Mdoc que Berlusconi. Donc ça, je raconte ça dans tout un chapitre. Oui. Tu dis qu'il voulait concurrencer un peu Netflix. Alors pour concurrencer Netflix, là où je suis assez surpris, c'est enfin surpris, je me suis aperçu que finalement en dehors d'un d'un grand producteur franco tunisien qui a joué un rôle important qui s'appelle Tarek Benamar, pour la petite anecdote, c'est lui qui a qui a produit au niveau des studios en Tunisie la guerre des é la guerre des

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étoiles enfin qui a permis à à George Lucas de filmer la guerre des étoiles en en Tunisie. Bon, Teranamar qui était en fait un ami personnel de de Boloré, de Berlusconi, conseiller de Berlusconi mais également de Murdoc a jouer un rôle important là-dedans et c'est quelque chose qui a été très peu chroniqué dans la presse française. On en a un davantage un petit peu parlé en Italie, notamment pour un élément qu'on a pas encore évoqué, mais on ne peut comprendre Boloré que si on si on prend en compte son inscription dans le capitalisme italien de ces dernières années, sa proximité avec un banquier d'affaires bien connu de la place que j'évoque assez longuement dans le livre qui s'appelle Antoine Bernhim qui était un grand banquier d'affaires français

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qui travaillait chez Lazar, une des grandes banques d'affaires star des années 80 90 et Bernheim avait un des pieds des relais extrêmement forts en Italie. Je le raconte je raconte pourquoi dans le livre. Et donc ça c'est ce qu'on appelle le capitalisme transalpin qui est important. C'est cette liaison entre le capitalisme français et italien qui est souvent sous-estimé dans le dans le commentariat de droite ou de gauche mais qui est extrêmement important. Et Boloré dans sa conquête, on va dire des médias, il pensait s'allier avec Berlusconi et avec Trump. C'était ça son idée euh tant idéologique d'ailleurs que euh industriel. Son idée c'était effectivement de s'opposer à Netflix et ça en quelques et il le fait en plus au moment où il prend le contrôle de Canal Plus. C'està il le

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fait entre 2016 et 2018. Il prend le contrôle de Canal Plus après 2015 et c'est vraiment ça dont il est question à l'époque et donc je le relate avec main de détails et main notes dans le livre. Mais ça c'est un élément d'enquête que j'apporte effectivement et qui m'a qui m'a beaucoup surpris parce que on parle de Murdogg comme quelque chose d'extérieur qui est lié au capitalisme anglo-américain et en réalité dans la sphère des médias qu'on a plutôt tendance à regarder uniquement sous le prise franco-français et bien il y a Murdoc qui est là et qui a eu un poids considérable à la fois dans le projet de Boloré mais également dans l'influence qu'il a pu avoir sur d'autres grands propriétaires de médias en France. Alors sur Boloré, c'est très intéressant parce

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que tu consacres tout un chapitre à la relation euh entre Vincent Bolloré et Emmanuel Macron et tu montres que contrairement à ce que on pourrait penser dans l'opinion publique, on on a tendance à croire qu'il ne s'apprécie pas puisque Boloré serait plutôt du côté de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Et bien en fait, c'est pas si simple que ça. Non, pas du tout parce que bon euh au début, ils étaient proches en tout cas puisqu'ils avaient un mentorant en commun qui s'appelle en Hermand qui a lancé notamment Emmanuel Macron en politique et qui les a fait se rencontrer. Oui. Alors Hermand n'était pas mentor de Boloré mais connaissait Bolloré notamment par rapport à l'Afrique. Ça m'a été confirmé par différents interlocuteurs c'est cet élément là. Et puis par ailleurs, quelque chose que

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j'ai aussi découvert, je savais que Boloré en bon financier, on va dire dans les années 80, il était pour dire plutôt de droite centriste, on va dire. C'est comme ça, comme l'a dit Hollande. Oui, je croyais que c'était un libéral. Bon, OK. Bon mais en fait il jouait toutes les cartes politiques à l'époque de la la gauche institutionnelle à la droite et donc il avait des forts liens avec le Parti socialiste. On parle généralement de Bernard Poignant l'ancien maire de Quimpère qui est devenu conseiller en suite de François Hollande mais en réalité on oublie dire que Poignan était rardien et le chose que j'ai découverte que des journalistes avant moi l'avait écrit dans la biographie consacrée à Boloré par les journalistes de Libération Nathalie Rolin et et Renault

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Lecadre. Là aussi, ça m'a été confirmé, c'est important, Michel Roard était très lié à Boloré pendant quasiment une quinzaine vingtaine d'années. Ça c'est extrêmement important à comprendre parce que ça explique pourquoi entre 2016 et 2018 et même un peu avant 2016 en fait Macron rencontre Bolloré et pas uniquement par des réseaux dit hollandais mais enfin de de soutien de François Hollande mais aussi par ses propres réseaux et notamment par l'intermédiaire norèrement et la machine Bolorée notamment par l'agence de communication AVAS mais également par Canal Plus va se mettre au service à ce moment-là de du candidat Macron. On a plutôt tendance à l'oublier cet épisode-là, mais c'est un épisode extrêmement important. Puis euh très vite euh ça je le relatais déjà sur mes

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précédentes enquêtes, mais je le précise, j'apporte de nouveaux éléments de nouveaux éléments factuels. Ce qui s'est passé, c'est une très grosse anguelade, entre guillemets, on va dire ça comme ça, entre Boloré et Macron. Dès automne 2017, début 2018, Boloré se plaint de pas être soutenu suffisamment par l'Élysée, l'État français en Afrique vis-à-vis de ses activités africaines, vis-à-vis de ses soucis, vis-à-vis de la justice qui commence à peu près en 2018. Et il va mettre aussi un nom et un visage sur ses ennuis. C'est Alexis Col, principal collaborateur de secrétaire général de l'Élysée, donc principal collaborateur d'Emmanuel Macron et Alexis Lec qui a le défaut dans la tête de Vincent Boloré de de d'être proche enfin de d'être lié

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à la famille à Ponté propriétaire de MSC le grand armateur mondial dont on en a parlé tout à l'heure et MSC qui l'orgne sur les ports contrôlés par Boloré en Afrique à l'époque. Ça se terminera cette bataille là par deux choses. Boloré va essayer de mettre, il réussira mettre la main sur le groupe la garder à partir de 2020. Et puis en fait en fait bah voilà ce que j'ai découvert c'est que la la il y a une réconciliation et la réconciliation entre Boloré et Macron, elle intervient en fait avant l'élection présidentielle de 2022 à l'été 2021. À l'été 2021. Euh et ça ça change toute l'histoire parce que euh ça change également euh le cadrage de la

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candidature de d'Éric Zemour entre 2021 et 2022 euh soutenu par, on le sait, par Vincent Boloré et surtout euh un dossier dont personne quasiment n' n' parlé à part quelques articles de presse économique, c'est que finalement MSC rachète pour 5,7 milliards d'euros. Euh donc ce que je dis, une valorisation extrêmement forte, quasiment le double des valorisations qui été effectuées, rachète les activités africaines du groupe Bolloré, donc les ports, la logistique, toute tous les actifs que Boloray avait en Afrique. Et ça intervient au cours de la campagne présidentielle de 2022 et juste après la victoire d'Emmanuel Macron 2022. Toi, tu penses qu'il y a eu un deal avec l'Élysée à ce moment-là ? Ah oui, mais enfin, je pense à la fois, on me le confirme en off. J'apporte pas

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d'élément de preuve définitive, mais oui, on m'a confirmé que initialement le problème c'était colère, que finalement ils ont trouvé un terrain d'entente. Ce qui s'est passé, c'est qu'après 2022 euh l'ambiance est encore au beau fixe, même si dans la Macronie, on comprend pas ça parce que entre-temps, il y a des communiquants proches de Macron qui ont expliqué qu'il craignait une Fox News à la française du côté de ces news. Donc, ils ont instauré une sorte de bataille avec Boloré. y compris l'idéologique en fait pour faire peur à une partie de l'électorat euh notamment de l'électorat macroniste pour on va dire remobiliser les troupes euh et qui avait un intérêt en plus à avoir peur de de Boloré.

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Et ça explique beaucoup de choses parce que ça explique aussi le fait que dès l'été 2023 quand Geoffre le jeûe par exemple est nommé au JDD journal du dimanche qui est en train d'être pris en en main par Boloré. Voilà, il y a toute une polémique dans la macronie pour dire mais pourquoi ces ministres acceptent des interviews dans le JDD ? qui est une partie de la Macronie qui qui crie au scandale et puis après au bout de l'été, il y a finalement un séminaire qu'organisé l'Ély Élysée et là il y a Macron qui dit "Bah en fait c'est OK, les ministres peuvent participer à des interviews dans le JDD pour cause parce qu'en réalité il y avait une sorte de petit théâtre à l'époque. Alors ce qui s'est passé alors ce que je raconte he en partie était confirmé d'ailleurs par le journal Le

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Monde qui en décembre 2023 explique que il y a une réconciliation effective entre Bolloré et Macron via Brigitte Macron non notamment il me semble que Oui. Oui, en fait non, c'est plus large que Brigitte Macron pour le coup, mais ça a pu jouer. Il y a différents acteurs qui ont joué un rôle, notamment un ancien du groupe Boloré Davas qui s'appelle Dominique Delpte qui a été très longtemps conseillé de Boloré dans les médias, la communication, l'influence Domine Delport qui est très proche de Bronage à petit. Donc ça ça fait partie des gens qu'on joué les intermiaères mais surtout c'est qu'en fait dès 2024 et dès début 2024 c'est un ministre qui me le confie dès début janvier 2024 c'est de nouveau la guerre et là le groupe Boloré va soutenir la candidature

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de Bardella aux européennes puis on le sait au moment de la la dissolution et donc c'est effectivement c'est un chapitre où je raconte ça alors avec plein plein d'autres détails là je vais un peu vite mais j'appelle ça l'amour de la haine. Voilà, c'est amourine. Mais l'amour de la haine, pourquoi ? Parce qu'en fait finalement ils se sont aussi utilisés tous les deux et puis il y a une sorte de fascination entre les deux hommes euh et d'obsession entre les deux et aussi chacun a besoin de l'autre y compris dans leur haine respective si tu veux. Alors, on arrive à la fin de cette interview et je voulais pour terminer avec toi parler un peu de de la conclusion de tout ça où toi tu évoques ce que tu appelles un capitalisme autoritaire.

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Est-ce que finalement ce serait pas un peu le grand projet de ces multimilliardaires, c'est-à-dire d'imposer une espèce d'autoritarisme à travers leur fortune ? Oui, c'est comme je l'ai dit au début de l'interview, c'est une volonté de ces grandes fortunes aujourd'hui de s'extraire du cadre démocratique d'une manière ou d'une autre. parfois pratiquement assumé en prenant des positions clairement d'extrême droite et donc autoritaire et essayant de réduire l'expression populaire, mais également tout simplement avec le fantasme dans leur tête de prendre les manettes, de prendre la place parfois même des responsables politiques parce que ces grandes fortunes au niveau international euh finissent par avoir un poids euh c'est des c'est des intérêts

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considérables euh aujourd'hui. sur les États et notamment sur un État comme la France et ils sont capables, y compris par leur empire médiatique à modeler le débat démocratique, enfin de ce qui reste de débat démocratique. Ils sont capables de dire voilà ça c'est le sujet, c'est pas et c'est pas tel autre. alors que ils font aussi partie du problème dans les prochaines années. Par exemple, je te donne un exemple, on il ne cesse là je dis leur relais médiatique de parler de dette publique. Il y a un élément pour revenir sur le titre du bouquin, le titre du livre Largent magique qui n'est jamais abordé par ces par ses relais médiatiques, c'est la question du problème de la dette privée. et comment cette dette privée qui est

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contractée y compris par ces grandes fortunes, ce qui fait que ils ont pu se constituer des empires à vitesse grand V parce que comme le dit la dage populaire, on ne prête que riche et tu le disais tout à l'heure, le problème c'est que ça tend le système financier international dans ses extrêmes, dans cette hyper concentration capitalistique et cet hyper capitalisme, les crises peuvent se multiplier, voir aller de plus en plus d'une manière plus en plus importante et avoir des conséqu conséquence également traement délétaire sur les démocraties, sur la stabilité économique. Donc généralement, on dit c'est la gauche qui est le vecteur de la déstabilisation. En gros, c'est le bordel. En fait, non, les bordélisateurs

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de l'économie mondiale et de l'économie française, c'est ces grandes fortunes en réalité. Euh et bien évidemment ce qui s'est passé, ce qui s'est joué ces dernières années euh à travers l'influence de de ce que certains ont appelé le technofascisme venant de la Californie, mais en gros de tout cet univers de la tech qui ont en plus à travers l'IA, euh à travers les algorithmes, à travers les techniques modernes de de pour influencer l'opinion publique, tous ces éléments mis bout à bout à fait que finalement le cadre démocratique s'est réduit de plus en plus et Ils ont tous ces acteurs là uneis c'estàd une volonté démesurée de

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prendre le contrôle de plus en plus des opinions, des esprits. Et donc ils ne sont ils n'ont jamais véritablement été démocrates. Et aujourd'hui il et ça c'est pour reprendre c'est la fameuse expression du financier Waren Buffet là qui qui a disparu il y a pas longtemps et qui disait dans la lutte des classes il y a une classe qui a gagné celle de la bourgeoisie. Et donc ces grandes fortunes savent que s'ils veulent continuer à se partager le gâteau comme il se partage il faut qu'il continuent à conserver ces manettes là. Je dis ça parce que ça a eu une conséquence politique considérable depuis 2 ans, depuis la dissolution. c'est que finalement ces grandes fortunes ont largement bénéficié à la fois de la

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politique de François Hollande et surtout ensuite de d'Emmanuel Macron de défiscalisation de leurs activités euh de de promotion de leurs activités par les pouvoirs publics. Euh on a largement dit échangé sur ce sujet-là et donc ils ont déjà largement bénéficié de tout ça et il a suffi d'une dissolution pour que ça soit la panique de leur côté. euh on va perdre, on va on va devoir payer un peu plus d'impôts, un petit peu plus, hein, on parle de pas grand-chose en fait et euh ils se sont mis à à se dire quasiment collectivement "Ah bah maintenant c'est terminé, euh c'est quoi ces histoires de parlement En gros, OK, Macron c'était très bien mais maintenant il est hyper critiqué par ce milieu patronal, ce milieu des grandes fortunes

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et effectivement tous d'une manière off, tous quasiment tous hein, j'ai interrogé Mathieu Pigas qui fait partie de on va dire de quelques exceptions comme ça et qui me confie qu'il se sent un peu seul, mais bon, il y en a quelques autres comme ça qui se sentent un peu seuls mais effectivement ils sont prêts à donner les clés les clés du pouvoir à la droite la plus extrême à l'extrême droite pour 2027. Je leur apporte aussi, on a parlé un peu de Bardella mais au-delà même du RN hein, c'est tous les candidats d'extrême droite et euh il préfère ça, ils préféreront ça à la gauche LFI, la gauche euh du NFP, la gauche de rupture comme on dit aujourd'hui, mais euh ils

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ont une peur panique d'un programme de gauche redistributeur à minima qu'il présente comme révolutionnaire alors que c'est simplement de la social-démocratie radicalisée. Bon, on en est là mais on ça on le sait et ils vont mettre tous leurs moyens pour contrer ça dans les prochains mois. Donc c'est pour ça que c'est important que les gens aussi comprennent qui est qui. Parce que dans le livre tu enfin les lecteurs verront mais je parle pas que des grandes fortunes, je parle également de tous les acteurs qui les aident pour développer ce leur combat on va dire leur combat de préserver leurs intérêts à tout prix. Et donc je rappelle que là on a évoqué une toute petite partie de ce livre très dense donc l'argent magique aux éditions du Seuil. Merci beaucoup Marc d'être

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venu nous voir. Merci Anice.