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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 6 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesRetraites

Colère lycéenne: Gérard Larcher, président LR du Sénat, estime “qu’il faut rétablir l’ordre”

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Dans le contexte actuel, mobilisation massive des lycéens, que craignez-vous ?

  • 0:41OuverteRéponse partielle

    Pourquoi les manifestations n'ont pas eu lieu après le classement Pisa ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Premier sujet : 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. Que proposez-vous ?

  • 2:18RelanceRéponse partielle

    La réponse des forces de l'ordre est-elle proportionnelle ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Qui attise la violence selon vous ?

  • 4:17RelanceRéponse partielle

    Est-ce justifié les confrontations avec les forces de l'ordre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Gérard LarcherFait
    « On n'a pas vu de manifestation quand le classement Pisa nous a mis dernier en français et en mathématiques. »
  • 1:23Gérard LarcherChiffre
    « C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
  • 2:18Gérard LarcherFait
    « Il y a aussi des blessés hier un jeune a perdu la main il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre »
  • 2:18Gérard LarcherChiffre
    « 300 policiers qui ont été blessés »
  • 3:02Gérard LarcherPromesse
    « Il faut rétablir l'ordre. »
  • 3:36Gérard LarcherFait
    « Quand tu parles d'une violence légitime. D'une violence qui peut être légitime, dit-il. »
  • 5:38Gérard LarcherFait
    « Ce texte qui était prêt dès le mois de septembre, donc ce texte, il n'avait poursuivi son chemin, examen par le Conseil d'État. »
  • 6:22Gérard LarcherChiffre
    « 85 % de ceux qui ont été arrêtés, qui ont été placés en garde à vue sont des mineurs. »
  • 8:27Gérard LarcherFait
    « le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956 »
  • 13:53Gérard LarcherFait
    « Nous sommes au bord de la crise financière. »
  • 14:35Gérard LarcherChiffre
    « Il y a plus de 17 milliards d'impôts en plus. Il y a 11 milliards de diminution de la dépense publique liée au gel budgétaire. »
  • 15:12Gérard LarcherChiffre
    « On avait prévu, charge de la dette, un peu plus de 60 milliards. On va terminer l'année plus proche de 80 milliards. En 2028, on est à 100 milliards. »
  • 15:56Gérard LarcherFait
    « Non, j'espère que non, je ne veux pas être non plus hyper alarmiste, mais en 2023 nous avons proposé au président de la République une trajectoire de retour »
  • 18:04Gérard LarcherFait
    « Les arrêts de maladie qui explosent, et notamment dans le privé »
  • 18:48Gérard LarcherFait
    « Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites, qui était sans doute la seule véritable réforme du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. »
  • 19:28Gérard LarcherFait
    « Les deux proposent de suivre l'augmentation de l'espérance de vie et réalité démographique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

18h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gérard Larcher. Bonjour Ajoeline de Belair. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes président du Sénat. Félicitations d'ailleurs puisque vous venez d'être réélu, confortablement réélu et c'est pour la sixième fois consécutive. Votre voix porte, vous êtes le second personnage de l'État. Et dans le contexte actuel, mobilisation aujourd'hui qui promet d'être massive, les lycéens qui promettent un mardi noir, le gouvernement qui craint l'embrasement et vous que craignez-vous ? Écoutez, d'abord, je dois dire que cette crise doit nous rappeler que rien ne justifie les émeutes et les saccages. Mais qu'en même temps, elle révèle une crise de l'autorité de la transmission des savoirs.

0:41

On n'a pas vu de manifestation quand le classement Pisa nous a mis dernier en français et en mathématiques. Et c'est quand même la crise de transmission des savoirs. Et je suis certain que, même de manière subliminale, ça doit inquiéter les jeunes par rapport à leur avenir. Arrive aussi, je l'entendais il y a un instant sur votre antenne, la question des générations, la chute de la démographie, l'apparition de l'intelligence artificielle avec ce qu'elle conduit comme incertitude sur l'emploi demain. Et puis le rôle et la place des réseaux sociaux qui jouent un rôle dans cette mobilisation. Mais aussi les manques de moyens, les manques de professeurs, les bâtiments vétustes, les emplois du temps à trous ? Ça nous emmène à quelques demandes qui existent.

1:23

Premier sujet, par le manque de professeurs, c'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. Ça, c'est une première réalité sur laquelle, me semble-t-il, il faudra que s'engage un vrai dialogue. Nous l'avons déjà souligné, notre commission de la culture au Sénat. Le second des sujets, c l'absence d'accompagnement, le caractère chaotique de Parcoursup. Là aussi, ça fait partie des observations que nous avons faites. Tout ceci peut inquiéter. C'est sans doute la base. Une Ça participe de ce climat d'angoisse. Vous comprenez donc que la mobilisation est pris ? Je pense que la mobilisation aurait dû s'exprimer d'une autre manière,

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il faut des interlocuteurs, il faut dialoguer, il faut négocier.

2:18

Rétablir l'ordre, vous l'avez vu il y a effectivement des débordements et des scènes de blocage d' incendies parfois de véritables émeutes le gouvernement parle des meutes urbaines il y a aussi des blessés hier un jeune a perdu la main il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre 10 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes le ministre de l'intérieur qui a d'ailleurs été convoqué par la commission des lois pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre est-ce que aujourd'hui la réponse des forces de l'ordre est proportionnelle écoutez il ya aussi 300 policiers qui ont été blessés c'est aussi la réalité c'est

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naturellement dramatique ce jeune avec une grenade peut-être on ne sait pas encore les circonstances est-ce qu'il a renvoyer la grenade ou pas, on verra ce que dira l'enquête et plusieurs des 6 sont confrontés. Mais tout ça est dramatique. Voilà pourquoi ceux qui attisent la violence, ceux qui attisent ce type de manifestation et de saccage ont une responsabilité. C'est qui ? Vous voyez bien qu'il y a un certain nombre de forces politiques, je pense à la France insoumise, qui joue un rôle. Quand monsieur le maire de Saint-Denis

3:36

Oui, quand tu parles d'une violence légitime. D'une violence qui peut être légitime, dit-il. Oui, écoutez, quand vous voyez un certain nombre de députés avoir été au premier rang, je crois que sur tout ça, il faut qu'on agisse en responsable. Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui que, vous avez commencé par le dire, les revendications des lycéens, elles prennent leurs racines très profondément, on va y revenir, la question aussi peut-être de la responsabilité du gouvernement et des dernières années, mais vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique C'est un fait de politique inacceptable. Voilà pourquoi, j'allais dire, il faut rétablir l'ordre.

4:17

Mais c'est justifié pour vous la manière dont il y a des confrontations des forces de l'ordre avec les judiciaires ? Écoutez, c'est le rôle de l'État d'assurer l'ordre public. C'est le rôle de l'État de défendre des bâtiments publics. C'est le rôle de l'État, regardez cette enseignante poursuivie, vous avez vu aussi ces images, il faut la tuer ! Et donc c'est le rôle de l'État de défendre l'état de Gérard Larcher, l'une des premières réponses. Vous dites qu'il faudra du dialogue. Il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de l'Éducation nationale... Oh quand même, vous n'avez pas l'impression honnêtement que ça a traîné. Ça commence le 21 septembre. Nous sommes... Nous sommes... Première rencontre avec les organisations syndicales vendredi après-midi dernier.

4:55

Nous sommes le 6 octobre. Voilà. Vous considérez que c'était normal ? Écoutez, je ne vais pas vous dire que j'ai considéré que sur ces 10 ans, 7 ministres successifs, ça soit l'idéal en matière de gestion de l'éducation nationale. Il y a ces réalités-là, mais je dois dire que le temps est venu et le Premier ministre a bien fait du dialogue. Mais d'abord, rétablissons l'ordre. D D'abord l'ordre, puis le dialogue. C'est le propre d'ailleurs du dialogue social. Gérard Larcher, l'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite « casseur-payeur » avec la première étape au Sénat, puisqu'elle sera examinée, je ne sais pas si vous allez nous le confirmer, le 27 octobre prochain ? Écoutez, nous avons une conférence des présidents demain.

5:38

Ce texte qui était prêt dès le mois de septembre, donc ce texte, il n'avait poursuivi son chemin, examen par le Conseil d'État. La conférence des présidents, demain, dialoguera avec le gouvernement pour un examen avant la fin du mois. Avant la fin du mois, ça veut dire aussi que vous considérez qu'une des réponses à tout cela, même si vous le dites, c'était dans les tuyaux depuis un certain temps, depuis plusieurs émeutes déjà qui ont eu lieu. C'est la question de la responsabilité collective, c'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité individuelle... On a déjà la loi Riposte qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier, qui par exemple réprime le transport, l'usage des mortiers d'artifices et autres explosifs.

6:22

Nous avons déjà la loi Riposte. Aujourd'hui, posez la question de la responsabilité collective du groupe. Posez la question de la responsabilité des parents parce qu'il y a une responsabilité des parents pour les jeunes mineurs. Tout ceci mérite d'être posé, c'est le cas de ce texte. Naturellement, la réponse doit être proportionnée avec l'exercice du droit à manifesté, paisiblement, mais du droit à manifester. Et nous examinerons à la commission des lois ce texte, mais qui s'inscrit dans une démarche qui existait déjà dès la loi de 2019, qui a été la suite aussi d'un rapport du Sénat début 2024, vous savez, après le drame de Naël

7:06

et les manifestations qui avaient eu lieu. Gérard Larcher, vous êtes président Les Républicains du Sénat, le candidat Les Les Républicains, Bruno Retailleau demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans. Aujourd'hui, on le voit, 85 % de ceux qui ont été arrêtés, qui ont été placés en garde à vue sont des mineurs. Ça veut dire qu'il n'y aura pas de comparution immédiate. Et ça veut dire que le jour où ils seront jugés, ils auront l'excuse de minorité. Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ? Nous l'avons déjà revu. Je vous rappelle, c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal. Et cette proposition de Gabriel Attal, nous en avons débattue les deux assemblées. Le Conseil constitutionnel a considéré que la réponse qui a été proposée ne s'inscrivait pas...

7:48

Il a censuré une grande partie de cette loi. ...ne s'inscrivait pas dans cette notion proportionnalité et notamment dans ce code de la justice des mineurs qui date de la libération. Est-ce que vous pensez que le mineur, qui passe pour beaucoup d'entre eux plus de 4 heures par jour sur les réseaux sociaux, il est comparable à un mineur des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non. Et donc, il va falloir que nous adaptions. Que nous adaptions et donc, il va falloir que nous nous réexaminions et remettant sur le métier, en écoutant ce que nous a dit le Conseil constitutionnel, mais remarquant la volonté du législateur,

8:27

le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956 vous êtes inquiet écoutez toutes ces crises on ne sait jamais comment elles peuvent évoluer et ça conduit pour moi bien sûr à des interrogations mais aussi la détermination. Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre. Lorsque vous entendez un ministre, le ministre de l'enseignement supérieur en l'occurrence, à qui on demande s'il craint un embrasement national, répondre oui. Il craint un embrasement national. Est-ce que vous le craignez aussi Écoutez, l'embrassement national, il faudrait qu'il y ait une forme de conjugaison avec d'autres forces. Le 5 novembre prochain, il y a un appel à ce que la grève soit... J'allais dire, on ne peut pas utiliser l'expression de grève générale, mais une Une grève large, massive des manifestations.

9:11

L'ancien ministre du Travail connaît bien ce genre de sujet. Vous avez une grève qui porte sur les salaires, une grève catégorielle, qui porte sur le pouvoir d'achat. C'est une grève, j'allais dire, qui s'inscrit dans la préparation budgétaire. Mais aussi, il faut le dire, vous avez des élections syndicales à la fin de l'année, dans la fonction publique notamment à la SNCF. Qu'il y ait ces mobilisations, c'est l'occasion, me semble-t-il, de donner au dialogue social. Mais on n'a pas d'argent en plus. On va y venir parce qu'évidemment je vais vous interroger sur le budget, le contexte effectivement fait qu'il n'y a pas beaucoup de marge. Mais Gérard Larcher, comment on en est arrivé là ?

9:52

Je pense que nous avons une forme de déficit de dialogue dans ce pays. Vous savez, j'ai dit dans mon discours au Sénat juste après avoir été élu, que je sentais le pays tendu. C'était jeudi. Que je sentais la démocratie à la peine. Je crois que c'est parmi ces sujets qu'il nous faudra. J allais dire axer les réflexions pour l'élection présidentielle. Je l'ai peu entendu jusque-là dans les débats préparatoires à la présidentielle, notamment sur des débats que vous avez eus il y a peu de temps. J'imagine que vous faites référence au débat de la primaire de la gauche qui avait lieu dimanche soir. Gérard Larcher, Bruno Retailleau estime qu'il faut se poser la question de l'interdiction du parti LFI

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considéré par lui comme un parti sédicieux, fasciné par la violence. Est-ce que cette question, vous vous la posez aussi ? Écoutez, la France insoumise a une responsabilité aujourd'hui de souffler sur les braises. Il faut, j'allais dire, se poser la question par rapport au code de la sécurité intérieure. Mais en même temps, c'est un parti politique qui exprime la sensibilité d'une partie de la population et notamment de la jeunesse. Et article 4 de la Constitution prévoit que les partis

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on l'a appliqué à l'extrême droite pour génération identitaire. Je pense que sur ce sujet, c'est au gouvernement de se poser la question. Je suis assez prudent. – Vous vous sentez bien ? – Je vous sens beaucoup plus prudent que Bruno Retailleau sur cette question Je suis prudent parce qu'article 4 de la Constitution, c'est aussi mon rôle de président du Sénat. Par contre, j'appelle les responsables politiques à faire preuve du sens des responsabilités, à cesser de souffler sur les braises et à regarder l'intérêt du pays et en même temps la protection des jeunes. Il est toujours votre candidat, Bruno Retailleau ? Bien sûr, je le soutiens sans réserve. Il est aujourd'hui avec deux autres candidats, Gabriel Etal et Édouard Philippe. Et il doit développer son projet et le proposer.

12:03

Ça veut dire quoi ? Il est avec les deux autres ? J'ai pas l'impression qu'ils soient tellement ensemble ? Non, parce que chacun est dans son couloir. Je reprends une formule comparable à l'athlétisme. Mais vous aimeriez qu qu'ils soient dans le même couloir ? Non, pour être présent au deuxième tour, chacun sait qu'il faudra en début d'année se poser la question. Ça veut dire quoi Gérard Larcher ? Pardon mais c'est important. Vous parliez d'un débat de la primaire de la À gauche, il n'y a pas eu de primaire, effectivement, pour ce centre qui irait de Gabriel Attal à Edouard Philippe ou Bruno Retailleau. Comment vous allez faire, là, pour qu'à un moment, il n'y en ait plus qu'un ? – Écoutez, ce sera le sujet de la La responsabilité

12:38

d'un certain nombre d'entre nous, ce sera le sujet de la responsabilité des trois. Je leur fais confiance pour être responsable. Vous leur faites confiance pour être responsable ? Vous êtes bien optimiste, non ? Non, je suis réaliste et je pense qu'ils ont tous trois le sens de l Et en tous les cas, pour Bruno Retailleau, je suis sûr de son sens de l'État. Mais ça veut dire sur quels critères ? C'est-à-dire que si Bruno Retailleau, en janvier, c'est le timing que vous donnez, est derrière les trois autres, il faudra qu'il renonce ? Écoutez, nous verrons la situation. Il nous reste aujourd'hui trois mois, trois mois de débat, trois mois pour présenter leur projet. Moi je suis aux côtés de Bruno Retailleau. Vous êtes aux côtés de Bruno Retailleau sans réserve ? Sans réserve.

13:14

Mais si en janvier il y a un problème vous prendrez votre responsabilité ? Nous verrons le si. Nous verrons le si. J'ai du mal juste à comprendre ce que ça veut dire. Je prendrai mes responsabilités. Écoutez vous le verrez. Je vous donne trois mois pour le voir et vous avez vu qu'au Sénat nous sommes capables de nous retrouver, de nous rassembler. Dans le même temps il y y a le projet de budget, il y a la dette qui explose. Un Premier ministre assez inaudible sur cette question-là mais qui régulièrement fait des tribunes, des alertes, des tweets pour dire attention il est minuit moins une. Les taux d D'intérêts n'ont jamais été aussi élevés. La France qui emprunte à des prix terribles. Comment est-ce que vous voyez la discussion budgétaire ?

13:53

Et surtout, comment est-ce que vous voyez la situation de la France ? C'est vrai que nous sommes au bord de la crise financière. Ça, c'est une réalité. Quand vous êtes à près de 5 points de taux d'intérêt et que l'écart, notamment avec l'Allemagne, ne cesse, j'allais dire, de grandir. Vous vous dites que pour les finances publiques, l'heure est venue, enfin, enfin, de retrouver une trajectoire de réduction de la dépense publique. Dans le budget qui nous est présenté aujourd'hui, on voit qu'il y a une part de trajectoire de réduction de la dépense publique. Il y a aussi une part d'impôts en plus. Et ça, c'est un vrai sujet. Parce que quand on nous annonce des chiffres, regardez ce que dit le Conseil

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des finances publiques, il y a plus de 17 milliards d'impôts en plus. Il y a 11 milliards de diminution de la dépense publique liée au gel budgétaire. Cette réalité-là, nous allons l'examiner et essayer de trouver les bons équilibres entre un projet de loi de finances, mais surtout aussi un projet de loi de financement de la sécurité sociale. – Quand vous dites Gérard Larcher, on va rentrer dans le détail sur la question aussi des retraites, sur la question du pouvoir d'achat, des impôts, dites-vous, mais vous dites « on est au bord d'une crise financière ». Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez en tête ? Ça veut dire quoi une crise financière ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à un moment, le FMI ou d'autres vont devoir venir nous sauver en quelque sorte ?

15:12

C'est quoi ? Début d'année. Quelles sont les conséquences pratiques ? On avait prévu, charge de la dette, un peu plus de 60 milliards. On va terminer l'année plus proche de 80 milliards. En 2028, on est à 100 milliards. Quand la charge de la dette en intérêt devient supérieure à tous les budgets, vous vous dites, et notamment, supérieure aussi, j'allais dire, à la recense qu'est l'impôt sur les personnes physiques, l RPP, et bien vous vous dites qu'on a un vrai sujet. Mais ça se manifeste comment ? Pardon, mais si vous vous dites une crise financière, c'est quoi ? C'est des taux d'intérêt qui montent à 6%, qui sont insoutenables et que la signature de la France ne devienne pas crédible. – Est-ce que le mot de faillite, il avait été prononcé par François

15:56

Fillon il y a des années, est-ce que vous dites que la France est au bord de la faillite ? – Non, j'espère que non, je ne veux pas être non plus hyper alarmiste, mais en 2023 nous avons proposé au président de la République une trajectoire de retour Je m'en souviens très bien, vous étiez venu la défendre ici même Il a refusé Nous n'en serions pas là aujourd'hui On va pas pleurer sur sur le lait qui n'a pas été récolté. Mais on va se dire qu'il est temps de revenir. Ou qu'il est au minimum renversé. Gérard Larcher, vous dites qu'il est temps de revenir. On fait comment ? Sur quoi est-ce qu'on coupe dans les dépenses Toutes les dépenses, à mon avis. Il reste des dépenses sur lesquelles il faut être attentif dans la situation internationale sur les dépenses de défense.

16:38

On sanctuarise les réponses ? On a une loi de programmation militaire. L'éducation. Puisqu'on parle d'éducation, le projet de budget prévoit une croissance du budget de l'éducation. Il était cette année autour de 64 milliards. Il va bientôt avoir cette année 1 ,2 milliard en plus, mais sur les autres budgets nous n'avons pas d'autre choix et il faut dans le budget de la sécurité sociale passer d'un déficit, je rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre en 2008, qu'on a aujourd'hui un déficit qui dépasse les 22 milliards et qu'il faut réduire à 12 milliards. – Et vous faites comment là-dessus ? Ça veut dire qu'il y a des médicaments qui seront moins remboursés, ça veut dire qu'il y a des gens malades qui vont avoir des journées de carence en plus ?

17:20

– Non mais il y a bien sûr un certain nombre d'évolutions sur l'ONDAM, sur l'indexation des retraites, c'est un sujet qui compte… – Je vous parlais à l'instant de… on va parler de la retraite mais sur les arrêts maladie et c'est un chiffre en Les arrêts de maladie qui explosent, et notamment dans le privé ? – Sur les transports. – Oui mais est-ce que vous considérez que les arrêts maladie qui explosent, c'est parce que, et ça rejoint ce qu'on disait au début, parce que la société française, elle va mal, elle est inquiète, elle a du mal à se projeter. Il y a aussi, à mon avis, un certain nombre de fraudes, d'abus, de situations et ceci nécessite vraiment une reprise en main. On ne peut pas continuer à laisser aller et à considérer qu'il y a une espèce de

18:04

fatalité au déficit. De toute façon, on n'arrivera plus à le financer. Les retraites. Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans d'annuité. ainsi qu'une part de capitalisation. Quelle est votre position ? Ma position, il y a trois paramètres pour les retraites. C'est très simple. Il y a le nombre d'années travailler et l'âge de départ. La deuxième, c'est soit vous baissez les pensions, soit vous augmentez les cotisations et vous tapez sur le pouvoir d'achat. Il y a une réalité incontournable. Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites, qui était sans doute la seule véritable réforme du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. – Donc il n'en restera rien, du macronisme ? – Pas grand-chose en tous les cas.

18:48

Aujourd'hui, il faut se dire face à la vérité que nous Nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre système de retraite et poser la question de la capitalisation pour les jeunes générations. Elles sont inquiètes. Bruno Retailleau il dit 63 ans, Edouard Philippe il dit 65 5 ans. Écoutez, c'est 63 ans et évolutif. Il y a une grosse différence. Non, il n'y a pas de drôle de différence. Quand vous regardez, le seul différence vraie est avec Gabriel Attal qui supprime l'âge légal. Et ce n'est pas mal ça cette idée de supprimer l'âge légal Je pense qu'il faut une borne, qu'il soit claire. Donc il faut une borne entre 63 et 65 ans ? Oui, voilà. Et la réalité nous conduira... Regardez nos voisins en Europe, ils sont plutôt à 67 ans,

19:28

mais ça viendra avec le — Ah donc il faudra sans doute aller jusqu'à 67. — Bien sûr, mais je note que les deux proposent de suivre l'augmentation de l'espérance de vie et réalité démographique. — Ça même François-Landlemy aujourd'hui, ancien président de Gauche. — Il faut se dire la Rité. Et la capitalisation ? Oui, je viens de vous dire que... Mais la capitalisation, ça veut dire quand même aussi, parfois, une inégalité, y compris face au retournement éventuel du marché, un risque, non ? Bien sûr, mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite. Gérard Larcher, les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart. Il nie, mais Mediapart affirme ses preuves.

20:13

Quel regard vous portez là-dessus ? Écoutez, je vois bien les preuves. Je vois la négation. Je pense que ça devrait être tranché par la justice. Ce sont des propos... S'ils ont été tenus et qui sont strictement inacceptables. Et qui, à mon avis, s'ils sont confirmés, disqualifieraient Jordan Bardella d'exercer des responsabilités politiques. Je pense qu'on est à la veille du 7 octobre, ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires.

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L'antisémitisme, c'est insupportable. C'est insupportable. C'est insupportable, de même que le racisme. Merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin. Président du Sénat, à nouveau élu président du Sénat.