UNE ATTAQUE GRAVE ET INÉDITE CONTRE LA LIBERTÉ D’INFORMER
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cette censure est-elle inédite ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Quelles révélations ont déclenché cette affaire ?
- 5:10OuverteRéponse directe
Comment expliquer cette procédure judiciaire détournée ?
- 8:10OuverteRéponse directe
Cette censure menace-t-elle tous les médias ?
- 11:10OuverteRéponse directe
Quel est le rôle des médias dans la démocratie ?
- 14:10OuverteRéponse directe
Comment Mediapart finance-t-il ses enquêtes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Fait
« la justice française qui interdite aujourd'hui à des journalistes qui n'ont même pas pu se défendre et être entendus de nous livrer le fruit de leur travail c'est du jamais vu »
- 2:08Fait
« nous avons révélé que le maire de cette ville qui a failli être ministre parce que c'est un les républicains compatibles un proche proche de la majorité actuelle le maire Gaëlle perdrio et son entourage tenait depuis 8 ans comme on dit je te tiens comme des méthodes mafieuses »
- 5:15Fait
« c'est une procédure qui est détournée c'est vraiment une procédure qui a rien à voir avec avec la presse ça existe par exemple dans des histoires de contrefaçon »
- 14:15Chiffre
« nous sommes un journal donc nous avons droit à la même TVA super réduite de 2,5 »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
le site d'investigation Mediapart estime être victime de censure de son sur préalable à la diffusion d'une enquête en d'autres termes c'est la justice française qui interdite aujourd'hui à des journalistes qui n'ont même pas pu se défendre et être entendus de nous livrer le fruit de leur travail c'est du jamais vu de mémoire de journalistes et de mémoire de juriste de ne rien faire c'est avant même de savoir ce qu'on allait publier on nous dit vous ne pouvez pas publier c'est une procédure qui est détournée c'est vraiment une procédure qui a rien à voir avec avec la presse ça existe par exemple dans des histoires de contrefaçon un avocat se précipite obtient d'un magistrat dans l'urgence une requête et c'est là l'aspect essentiel sans contradictoire ces deux articles permettent de ne pas consulter avertir discuter écouter les arguments de la de l'autre partie de la partie qui est visée il n'y a pas en démocratie de préalable c'est impossible c'est ça on rencontre de ce qu'on a publié et parfois des erreurs qu'on a pu commettre à posteriori parce que c'est une liberté trop importante pour qu'on la censure ami ami du café a mis du café amidopost amis de la police ami de la presse libre amis de la moustache et d'où il pleine elle sera dans le poste dans quelques instants ah ben les voilà cela justement vous je vous attendez bonjour tout le monde bonjour tout le monde Je vous attendez parce que nos services nos services nous avaient nous avaient alerté je vais vous montrer ça bonjour les host postiens les host postiennes c'est tout à fond bordel de merde voilà nos services nous avaient en effet prévenu au poste ensuite là on est obligé on est obligé d'aller au poste on est obligé d'aller au poste pour aller voir le patronat le patron bonjour ça va être incroyable ça y est ça y est le voilà et oui il est là il est là as-tu du café à côté de toi Edwin non toi tu es pas trop tu l'as vu déjà tu l'as vu déjà bon comment vas-tu d'abord ça va bien ça va bien partout quel goût de la mise en scène c'est cette fois-ci vous laissez passer parce que une fois vous êtes opposé physiquement là c'est un huissier bon c'est tous les jours quoi c'est la routine ce document c'est ça sauf que là le huissier vous apporte un truc arbre presque comme dirait Chirac oui on n'avait jamais vu ça c'est à dire qu'il nous apporte ce qu'on appelle une ordonnance c'est-à-dire une décision de judiciaire qui est très courte et qui reprend en fait en copié-coller ce qui était en conclusion d'une requête alors la requête c'est l'avocat j'explique on a on a un feuilleton des feuilletons multiples de Mediapart qui a pas fait tant de bruit nationalement mais qui est fait une révolution dans une la 13e ville de France Saint-Étienne connue pour club de foot pour toute son histoire ouvrière c'est pas n'importe quoi Saint-Étienne c'est une ville en plus très sympathique et très chaleureuse et donc dans cette ville nous avons révélé que le maire de cette ville qui a failli être ministre parce que c'est un les républicains compatibles un proche proche de la majorité actuelle le maire Gaëlle perdrio et son entourage tenait depuis 8 ans comme on dit je te tiens comme des méthodes mafieuses on peut pas dire ça autrement son rival qui est centriste et qui est son premier adjoint parce qu'ils ont ils ont fait une alliance et ils craignait que ce rival Gilles Artigues se retourne contre lui c'est de la politique Aillerie la plus la plus basse pourrait-on dire et elle est si basse que pour tenir ce premier adjoint et pour qu'il se retourne pas contre lui ils ont monté ce qu'on appellerait à Moscou chez Monsieur Poutine un complot mat c'est-à-dire une vidéo intime qui est censé vous [ __ ] la honte quoi et vous mettre dans l'embarras c'est une histoire assez douloureuse on a mis 7 mois à pouvoir la sortir parce qu'il fallait la sentiment de la victime qui est une personne qui est qui est connue pour ses engagements au sein de l'Église catholique qui a une famille nombreuse et qui se voyait tenu par une vidéo le filmant en compagnie d'un escort boy donc dans une relation homosexuelle dont vous avez récupéré les images dont Mediapart à récupérer les images à diffuser quelques images et à expliquer la machine à Sion on dit contre lui c'est bien avec son accord avec l'accord de sa femme et on a montré cette machine à Sion et on a pu le faire d'autant plus que ce monsieur arctique pour se protéger et dans un moment où il envisageait même de se suicider en fait tout ça est assez lourd avec fait des enregistrements dans un lieu professionnel qui est le bureau du maire à l'hôtel de ville et dans des réunions de travail où il y avait aussi le directeur du cabinet de la mairie qui déclare des propos genre très très violents dans ces vidéos on a révélé tout ça on a eu aucune poursuite aucune plainte tellement c'était accablant ça a provoqué un séisme un séisme politique localement au niveau de la région Wauquiez le président de la Région Laurent Wauquiez qui est aussi les républicains a dit vraiment Gaëlle perdriaux ne mérite pas de rester mère il a été exclu des républicains les adjoints concernés ont du directeur de cabinet du démissionner lui-même s'est mis en retrait tout en démissionnant pas de la représentation de l'hôtel de ville et surtout la justice se prenant le matériau révélé par Mediapart a ouvert une information judiciaire à Lyon confiée à deux juges qui est en cours dans laquelle Gaëlle perdrio a été un temps migrant garde à vue la justice est en train d'exploiter tout ce qu'elle a obtenu dans des perquisitions et évidemment il y aura des rebonds judiciaires dans les semaines et les mois à venir la nouveauté là qui est qui est sidérante qui est vraiment sidérante et qui crée un grand témoin bien au-delà de Mediapart nous sommes au tribunal judiciaire de Paris le tribunal de Paris c'est un tribunal où il y a des magistrats spécialisés dans le droit de la presse même une section presse du parquet et une chambre correctionnelle 17e spécialisée dans les affaires de presse c'est à dire des professionnels d'un droit très particulier qui protège et régule une liberté fondamentale qui n'est pas un privilège des citoyens mais un droit privilège des journalistes pardon mais un droit des citoyens je le je la fais courte c'est que nous on a tout à fait le droit de nous poursuivre de dire vous me dit ça mais vous vous abusez de votre droit et on va devant cette chambre rendre compte de notre travail en expliquant pourquoi il y a l'intérêt public c'est-à-dire que il y a une légitimité à nos révélations deuxièmement pourquoi il y a une enquête sérieuse factuelle avec des documents des témoignages et troisièmement il y a un respect du contradictoire c'est-à-dire qu'on a donné la parole aux personnes concernées donc ça c'est la règle c'est à dire que il y a pas il n'y a pas en démocratie de censure préalable c'est impossible on rencontre de ce qu'on a publié et parfois des erreurs qu'on a pu commettre à posteriori parce que c'est une liberté trop importante pour qu'on la censure de l'air de l'air te dit pourquoi cette censure maintenant comme ça ça permet de respirer tu vois je te relance mais je sais que tu me connaissent et puis on se refait pas Obélix je suis tombé dans la marmite vous aviez faire de nouvelles révélations d'ailleurs il faut préciser c'est le jeune Anton rouge et un Dieu alors jeune journaliste plutôt réservé et brillantissime il faut le dire absolument qui qui suit cette affaire voilà c'est un formidable enquêteur il est au pôle enquête de Mediapart qui est co-animé par Fabrice Arfi Mikael astenberg et il y a tout ce travail collectif et avec beaucoup de précautions beaucoup de discussions nous nous apprécions en tionne s'apprêtait à faire de nouvelles révélations en fait on exploitant le même matériau ces enregistrements qui sont entre de la police et de la justice nous avions découvert d'autres pratiques tout à fait condamnables et discutables du maire de Saint-Étienne cette fois la victime n'est qu'un camarade de parties et c'est carrément une figure de la politique nationale puisqu'il a des ambitions présidentielles c'est Laurent Wauquiez le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes et on découvre dans ces enregistrements je ne peux pas en dire plus tant que le papier n'est pas publié bien sûr des méthodes de non pas de chantage mais d'utilisation de la rumeur en politique pour discréditer quelqu'un et de la rumeur à nouveau sur l'intimité sur voilà pour discréditer intimement et quelqu'un il se trouve par ailleurs que c'est un peu votre nouvelle marotte la Médiapart puisque vous avez fait plusieurs papiers aussi sur des entreprises dont le travail est justement de nuire à la réputation de tel ou tel ou au contraire de redorer le blason de tel ou tel on apprend aussi que des journalistes de Mediapart ont été victimes et d'autres mais de Mediapart ont été victimes d'orchestration pour nuire à leur réputation ce qui veut dire qu'en fait c'est un enjeu qui qui est devenu important quoi c'est pas des petites la même manière que nous on a de nouvelles armes pour informer ils ont de nouvelles armes pour nous discréditer tu fais allusion à avisa partenaire et tu fais allusion aux officines utilisées sans doute par le Qatar par rapport à nos révélations sur le sur le Mondial Yann philippin a reçu des des mails tout à fait bien fait avec une photo de ses neveux qui est avaient l'air de venir de sa sœur et en fait c'était un piège heureusement il est pas tombé dedans pour arriver à capter son ordinateur et quand tu visa Partners ils utilisaient y compris le club participatif de Mediapart pour va dépendre des fausses nouvelles pour discréditer des personnes voilà et peut-être que nous n'avons qu'un petit bout de l'iceberg et je crois que voilà que que parmi y compris certaines campagnes qui ont été faites contre nous ou d'autres il y a ces mêmes méthodes donc d'une certaine manière nous avions une nouvelle illustration et notre article était prêt vendredi pourquoi parce que nous avions bien vu l'intérêt général de cette affaire nous avions une base matérielle suffisante et surtout nous avions fait le contradictoire toutes les personnes concernées parce que nous allions révélé avait été interrogé monsieur Wauquiez avait réagi donc il sait très bien ce que nous allions révéler et surtout Gaëlle perdriaud lui-même le maire de Saint-Étienne savait ce que nous allions révéler trois heures avant de publier à 12h57 vous receviez les réponses détaillées de perdrio voilà et en fait ces trois heures plus tard que vous que vous pouvez pas publier en fait on allait publier en fin de journée quoi pour la soirée l'édition de 19h voilà exactement l'édition du soir et là arrive vers donc un peu avant 16h cet huissier tout ça dans la précipitation d'ailleurs il y avait un problème de date de je sais pas quoi dans le document il a dû repasser et tout l'huissier nous amène cette ordonnance alors cette ordonnance ces droits à une requête de l'avocat de Monsieur perdrio Christophe ingrin qui s'est fait une spécialité car c'est le même dans l'affaire reflet donc il s'est fait une spécialité de ces procédures de bâillon de censure préalable donc cette ordonnance nous en juin de ne pas publier de ne rien faire c'est-à-dire avant même de savoir ce qu'on allait publier on nous dit vous ne pouvez pas publier alors cette ordonnance ne tient pas la elle est elle dit d'abord ne pas publier un raison de de sinon d'une astreinte de 10000 euros par extrait alors c'est déjà bizarre parce que d'habitude une ordonnance elle dit par extrait ou par jour une presse elle est il y a même il y a pas par jour il y a par extrait par extrait des audio possible 10000 balles 10000 balles par extrait soit en citation soit en audio que l'on peut écouter deuxièmement cette ordonnance est adressée à la directrice générale de l'entreprise Mediapart Marie-Hélène smiet Jean qui n'est pas journaliste et évidemment elle n'a aucun pouvoir sur les contenus de Mediapart c'est une règle simple nous on est des journalistes et donc c'est un travail qui se fait entre journalistes et le seul responsable légal du contenu d'un journal c'est ce qu'on appelle le directeur de publication c'est même légalement l'auteur principal c'est moi et bien cette ordonnance ne met pas adressée elle est adressée à la directrice générale enfin elle s'appuie sur deux articles dont l'un s'applique uniquement dans le cas du des questions de commerce donc c'est tout à fait des tribunaux de commerce donc nous ne sommes pas dans une histoire de donc en fait c'est une procédure qui est détournée en fait la procédure elle existe vous vous pouvez un avocat se précipite obtient d'un magistrat dans l'urgence pour créer un effet de surprise une requête et c'est là l'aspect essentiel sans contradictoire ces deux articles permettent de ne pas consulter avertir discuter écouter les arguments de la de l'autre partie de la partie qui est visée alors dans quel cas ça existe ça existe par exemple dans des histoires de contrefa vous voulez bloquer des pièces pour montrer qu'il y a eu que vous avez dans votre entrepôt des contrefaçons d'Hermès ou de je sais pas quel produit de luxe et bien vous obtenez en urgence de rapido presta vous allez vous boucler et ça ne bouge pas et les pièces à conviction ne bouge pas c'est vraiment une procédure qui a rien à voir avec avec la presse qui a avoir vraiment avec les questions de disparition de preuve pourrait-on dire et dans et dans des affaires économiques dans des affaires de carangouille dans des affaires commerciales c'est la première fois que quelqu'un utilise ces articles là ces articles de la presse il y a eu un communiqué hier de l'Association des avocats praticiens du droit de la presse dont le président est maître Christophe Bigot qui est par ailleurs l'avocat du monde c'est association c'est elle regroupe tous les pénalistes qui défendent des médias donc y compris des médias qui ont rien à voir avec Mediapart donc ils sont ils sont tombés de leur fauteuil ils disent on n'a jamais vu ça ils disent le tribunal judiciaire de Paris perd la boussole perd la boussole c'est comme ça qu'ils disent je le redis on n'est pas au tribunal de commerce justement on n'est pas dans ce détournement on est dans un tribunal ou la question de la liberté de la presse on la connaît on a une tradition juridique et là on a dans une discussion entre seulement deux personnes le président du tribunal de Paris avec une magistrate qui agit pour lui par délégation l'avocat de perdrio et ces deux personnes dont le secret le plus total dans le secret du cabinet les mœurs d'anciens régimes se mettent d'accord et hop il y a un texte qui arrive Mediapart vous ne pouvez rien faire censure préalable c'est évidemment tout à fait aberrant si on laisse cette pratique totalement inédite sans réaction et surtout si on n'arrive pas à la faire tomber c'est pas Médiapart qui est concerné c'est tout le monde j'ai vu et je les en remercie le directeur délibération la directrice des jours et d'autres dire mais nous on est prêt à publier l'enquête de Mediapart nous n'avons pas [Rires] [Musique] veux pas financer avec ça c'est à dire que on publiera cette enquête mais on la publiera après avoir mené la bataille de droit et c'est ce qu'on va faire ce midi ce midi nous avocats vont demander ce n'est pas automatique attention donc vont demander de pouvoir avoir ce qu'on appelle un référé d'heures en heure c'est ça c'est-à-dire une urgence un désordre démocratique il faut le faire cesser et pour le faire cesser il faut qu'on agisse très vite pas dans un mois pas dans deux mois etc et donc il y aura une audience va être fixée dans la semaine je l'espère pour faire tomber cette ordonnance totalement liberticide totalement arbitraire en clair digne de l'ancien régime comme je l'ai écrit je redis vraiment il y a quand même un drôle d'air du temps parce que il y a l'histoire qui est arrivée à reflet je m'en souviens très bien la ministre de la de de la communication de la culture à l'époque était Françoise Nissan et quand il y a eu cette loi sur le secret des affaires je lui ai dit mais vous allez voir ça va être utilisé contre la presse non non on vous assure c'est pas contre la presse etc vous voyez ça y est c'est contre la presse bon il y a eu je vous le rappelle la tentative de perquisition contre Mediapart nous avons fait condamner l'État en juin dernier la décision elle n'a pas été assez médiatisée ils ont pas fait appel nous avons fait les condamnés l'État pour cette tentative de perquisition ce qui veut dire que il y a une bataille au sein de la magistrature puisque ce parquet a accepté de faire cette tentative de perquisition c'était dans le cadre de l'affaire Benalla c'était pareil il y avait des audios il ne voulait pas et il voulait absolument porter atteinte aux sources qui nous avait permis d'obtenir ces audios qui étaient accablants pour Benalla et pour son son collègue Vincent crase qui montrait comment il violait leur contrôle judiciaire comment ils étaient en lien avec un oligarque russe etc ce que je veux souligner c'est comment dans le contexte actuel il y a quand même de la même manière qui a eu au parquet de Paris des gens pour dire bah oui une tentative de perquisition à Mediapart bah oui on y va et personne pour dire mais attendez Monsieur le Procureur ça va pas la tête ben de la même manière vendredi je ne sais pas si c'est le président du tribunal judiciaire lui-même Stéphane Noël ou la magistrate qui a signé son nom une personne pour dire attendez mais ça va pas votre truc là ça marche pas la question édouissée tu penses que c'est une boulette ou tu penses c'est une provocation est-ce que tu penses que tu as parlé de l'air du temps je pense qu'ils savent maintenant qu'ils ont fait une connerie toutes les réactions mais ce que je veux dire par là et ça rejoint d'autres domaines que tu as que tu as amplement traité qui sont les ce qui se passe au sein de la police c'est à dire la dégradation de la culture démocratique on le voit sur le terrain judiciaire et c'est une bataille au sein de la justice on l'a vu sur le terrain du maintien de l'ordre ou nous on sait que toi moi d'autres on sait qu'il y a toute une tradition du maintien de l'ordre à la française qui était pas celle de tout ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes et où tout d'un coup il y a des traditions démocratiques qui reculent c'est comme les piliers d'une table il y a des droits fondamentaux le droit de s'informer le droit de s'exprimer le droit de se réunir le droit de manifester le droit de s'assembler le droit de pétitionner etc le droit de protester et cette piliers fondamentaux si on les laisse tomber la table s'effondre c'est-à-dire le monde commun politique et c'est ce qui s'est joué sur la façon de exprimer terriblement les manifestations ces dernières années et c'est ce qui se joue sur la question de la presse voilà reflet et empêché par le secret des affaires vous des gens passent par détourne le droit de la presse pour attaquer la presse est-ce que ça aussi ça fait partie de l'air du temps oui bien sûr bien sûr ça fait partie en clair ça fait moi c'est ce qui m'a sidéré sous cette présidence c'est-à-dire je dirais sous la fin de la présidence de Hollande avec Manuel Valls c'est comment un moment des gens qui normalement ont été comment dire il y a des divergences politiques il y a des divergences sur les politiques sociales économiques internationales elles existent mais comment dire il y a normalement un fonds communs démocratique un fonds communs démocratique qui est dans nos textes qui est dans les préambules de la Constitution qui est dans la Convention européenne des droits de l'homme etc et on s'aperçoit tout d'un coup que il y a des gens qui l'oublient qui est pour qui ça ne compte pas et c'est les mêmes personnes qui prétendent hélas nous dire c'est nous qui va qui allons faire barrage au pire à des pouvoirs autoritaires et à des pouvoirs qui piétinent justement les droits et les libertés et bien c'est là où il y a vraiment il y a vraiment quelque chose de très inquiétant moi ce qui me tu t'accroches alors et oui entre nous entre nous on est 1000 mais oui mais à nous à nous qui à nous c'est-à-dire je suis pas du tout pessimiste je pense que l'époque est difficile et en même temps elle est pleine de résistance et je pense que voilà chaque fois qu'il y a qui a des des voilà des personnes qui qui font face ça donne du courage à d'autres alors bien sûr que c'est les vents sont mauvais des vents sont mauvais mais au contraire ils sont au contraire voilà ils sont contraires mais en même temps c'est peut-être plus excitant et plus stimulant que quand on est poussé par par un vent ou c'est facile par un vent d'arrière qui vous emporte donc vous vous êtes tous par 200000 abonnés je crois ou quelque chose comme ça 100000 abonnés bon et puis et puis ce que ce que nous faisons simplement moi ce qui est on va on va se le dire aussi comme comme on le on le sent c'est à dire qu'on voit bien et là je crois toi tu as été un pionnier tué un pionnier tu as quand on sait retrouver au début de Mediapart tu étais un des premiers dans notre profession à avoir compris ce qui se jouait sur le numérique mais il faut aussi se dire les choses comme toute révolution industrielle elle est commerciale et culturelle etc elle a d'immense potentialité démocratique c'est ce que nous faisons et en même temps quand les pouvoirs commencent à voir ces potentialités dém pratique il commence à s'organiser pour les limiter et donc nous nous vivons aujourd'hui sur le numérique aussi je pense on a un peu mangé notre pain blanc et on vit le moment d'une bataille qui s'incarne parce qu'il se joue sur les plateformes Elon Musk les licenciements et la brutalité sociale dans le monde du numérique le règne des opinions comment les géants du numérique découvraient le monde réel et les sales méthodes du monde réel bien sûr c'est des méthodes barbares il y a pas de droits sociaux on te licencie par mail en deux jours etc et puis aussi nous on a eu le rêve et c'est ce qu'on défend que c'était le moyen de partager des savoirs des connaissances des informations et là on voit ce qui donne la main aux mé le domaine qui a dans notre pays aux médias d'opinion aux médias de masse c'est le règne des opinions blablabla j'ai le droit de tout dire y compris le pire et du coup il y a plus de vérité et on tue la vérité et donc et d'où toutes ces fermes à fake news toutes ces opérations pour ces lieux financiers ces lieux d'argent au service des pouvoirs c'est pas c'est pas le peuple c'est pas c'est pas le peuple numérique qui serait le problème le problème c'est comment les pouvoirs économique politique partisans étatique viennent pour essayer de d'entraver les potentialités démocratiques du numérique et donc ça va être une bataille comme au 19e siècle c'était une bataille face à la première révolution de la presse et au bout du compte on va la gagner très bien mais alors si si on est et je ne crois vraiment comme toi dans une contre-révolution numérique par rapport à la Révolution qu'elle était il y a 20 ans où il y a 25 ans un peu plus qu'on est en plein dans une contre-révolution avec effectivement on voit bien que c'est un tremplin notamment pour le populisme pour l'extrême droite les réseaux sociaux voilà maintenant tout un tas d'études qui démontre tout ça on le sait tu as aussi des chercheurs aux États-Unis qui disent et ça ça touche Mediapart indirectement mais ils disent que finalement l'investigation tel que media Park lamen découragent des motives et amène le discours de nourri le discours du tous pourris qu'est-ce que tu réponds à ça c'est marrant j'ai pas du tout cette perception là je me doute alors peut-être non mais peut-être aussi que dans le contexte américain c'est très différent puisque comme tu sais l'investigation elle est beaucoup plus partagée moi ce que j'ai vécu avec Mediapart comme tu sais c'est quelque l'investigation l'enquête le fait d'apporter tout bêtement des des informations inédites c'est quelque chose que j'ai toujours défendu y compris dans la presse traditionnelle bien avant le numérique mais avec Mediapart grâce aux côtés participatif et beaucoup plus comment dire en lien de avec le public où on est descendu de l'estrade moi je ne vis pas du tout la même chose et je dis souvent le virtuel c'est du réel c'est fou le nombre de gens que je rencontre qui me disent bon je suis pas toujours d'accord avec vous j'ai pas je pense pas comme vous je suis pas j'ai pas vos opinions ou je sais pas quoi ou ce que je suppose être vos opinions mais heureusement que vous existez pas moins Médiapart heureusement vous existez sur le thème ça redonne confiance pas à sa démoraliser au contraire c'est à dire que moi je crois que le côté je vais prendre l'image Robin des bois qu'on peut avoir c'est à dire des gens qui vont prendre des secrets indûment et les rendre et les rendre à ceux qui ont le droit de savoir et bien je crois que ça donne c'est au contraire populaire c'est au contraire utile alors voilà et que et que ça donne plutôt confiance justement dans un moment où la politique quand même alors peut-être c'est une différence avec les États-Unis entre nous ou la politique en France c'est-à-dire la représentation politique est quand même très déprimante faut quand même le dire elle est le débat politique n'a pas un haut niveau certains politiques qui prétendent le relever accepte d'aller dans les médias dans les médias de haine dans les médias là-dessus j'ai un désaccord public avec ce qui a été fait du côté de la France insoumise à participer maintenant c'est fini et heureusement ils s'en sont aperçus aux émissions de Séville de Hanouna comme je l'ai dit on discute pas c'est pas une formule de moi mais d'un grand monsieur qui est disparu on discute pas recette de cuisine avec des anthropophages on ne va pas on ne va pas dans ces univers là et je crois que le niveau du débat public du côté de des professionnels du débat public a profondément baissé et nous on essaye de défendre pas seulement l'investigation je crois c'est aussi donner du sens étoile du soir qui qui vient à ton secours je trouve que le côté tous pourris en France et plus alimenté par les reprises partielles des articles de Mediapart par les autres médias que les articles de Mediapart en eux-mêmes merci merci parce que c'est c'est ce que j'étais en train d'expliquer je crois que nous on essaye de de donner du sens c'est à dire c'est pas c'est pas l'aspect éphémère des choses qui nous intéressent c'est qu'est-ce que ça dit au fond et pour illustrer ce que vient de dire étoile du soir nous on est parfois sidéré de voir que certaines révélations que nous on ne pense pas les plus importantes font un buzz totalement fou le meilleur exemple c'est les homards des repas de François de Rugy où là ça part en spread total embout etc alors que des révélations autrement grave autrement lourde autrement décisive le Graal étant l'affaire Sarkozy Kadhafi bien sûr qui que nous traitons depuis 11 ans qui va aboutir d'ici un an un an et demi deux ans un grand procès qui est une histoire immense immense et qui elle était hier pendant qu'on n'est pas au sommet des nouvelles des médias la hiérarchie de l'information le sens de l'information nous on essaye de le donner et on s'applique à le donner après la façon dont ces médias restent en surface et pour moi et pour moi en effet si dérange et par exemple l'affaire dite de Saint-Etienne qui qui vous va des déboires mais qui nous touchent tous évidemment c'est pour ça que tu es là ça touche en fait absolument tout le monde vous attendiez en fait est-ce que ça fasse plus de bruit c'est ce que si tu veux je d'abord moi j'étais content de il y a le côté en France comme on est un pays centralisé pour le pire souvent le côté presse parisienne et ce qui se passe en région on a fait une rencontre public à Saint-Étienne au cinéma Le Méliès pendant trois heures il y avait tous les médias on a invité tous les médias locaux d'abord ça a tourné à l'Agora démocratique c'est à dire que le débat qui n'avait pas pu avoir il y avait les gens du conseil municipal ils étaient dans la salle l'opposition les gens anciens de la majorité de Monsieur perdrio la personne qui avait alerté Médiapart qui expliquait pourquoi elle ne pouvait pas devant nous concerne et confrères locaux et elle leur expliquait pourquoi il ne pouvait pas contacter les médias locaux pourquoi il y avait trop de conflits d'intérêt et d'imbrication qui faisait qu'elle ne pouvait pas donner ça à d'autres ce que nous ça nous a mis en évidence et je crois ça existe dans d'autres villes c'est comment par Gaëlle perdriaud il est pas seulement mère et pas un mauvais maire d'ailleurs de Saint-Étienne il est aussi le président de la métropole et c'est comment comment par le pouvoir qu'a donné la centralisation décentralisation à des élus locaux tu as une sorte de déresponsabilisation c'est un vrai ruissellement comme il y a comme il y a un président qui a une sorte de de droit absolu en marche voilà c'est bien nous enlevons ce couvercle on découvre au fond des pratiques tout à fait folles il y a le directeur du cabinet a des formules mais d'une violence inouïe dans dans ces enregistrements en disant que qu'il est en se comportant comme comme mafieux criminel voilà très et le disant j'ai aucun état et donc je pense qu'on découvre quelque part parce que je vais le dire brutalement derrière ils appellent ça la gâche très souvent c'est à dire qu'en fait il faut le dire nous élus ne sont je parle pas des petites communes je parle pas des gens qui se dévouent au bien public mais nos élus et c'est une bonne chose en démocratie sont bien payées je prends simple exemple un élu au Conseil régional d'Île-de-France et 2500 euros par mois donc et sans compter c'est les collaborateurs etc donc il y a un enjeu tout simple c'est de garder des avantages de garder voilà et puis par ailleurs une clientèle les fonctionnaires territoriaux les emplois et donc il y a tout un monde là qui a une certaine violence justement de pratique mafieuse c'est-à-dire de quelqu'un qui une fois qu'il est contrôle et je crois que ce que l'affaire de Saint-Étienne nous montre c'est peut-être des pratiques qui existent ailleurs un des pratiques tout à fait digne il y a pas que dans les romans policiers en clair que ça existe ça existe dans la réalité puisque au fond c'est une histoire de polar Saint-Étienne c'est comment on monte un coup pour pour coincer quelqu'un pour le tenir pour obtenir ses votes son silence et et peut-être que d'ailleurs il n'y a qu'une petite partie de la réalité dans tout ce qu'on a trouvé puisque c'est une affaire qui durait depuis depuis 8 ans il y a 50000 questions je vais pas te laisser toutes les possibilités on va prolonger je surveille toute façon la conférence de presse est à midi ils disent toujours le journal ça a toujours été que les autres cas le journal ça s'appelle un journal Le clear le site le site enfin je sais pas le mais demain je trouve ça journal je sais je sais on amené la bataille pour que le nom journal c'est pas une question de support papier rappelle-toi rappelle-toi bien sûr on ne voulait pas nous reconnaître comme des journaux c'est pas le support qui fait le journal justement nous faisons j'allais venir petit insigne il se trouve que pas plus tard que demain la commission paritaire va étudier le dossier au poste pour voir si au poste pourrait être considéré comme un éditeur en ligne afin de bénéficier de la TVA à 2,1% figure-toi alors je regrette parce que il y a quelques années comme tu sais c'est moi qui siégé à la commission paritaire pour la presse en ligne donc j'aurais défendu votre dossier avec acharnement et ça c'est ça c'est je suis convaincu va le faire voilà oui oui absolument nous nous sommes adhérents au speed mais ça c'est important peut-être de de d'expliquer ça c'est un combat que Mediapart a mené de dire justement les sites d'information sont des journaux c'est exceptionnel ça parce que derrière j'étais sûr qu'en appuyant sur ce bouton c'était bon mais mais parce que c'est rejoint la loi de 1880 quand on se lance en 2008 moi et en effet comme en plus on avait ce modèle inédit de modèle payant c'est nous nous on dit on est un journal voilà et donc on veut être reconnu comme un journal donc on fait un demande à la CPPAP et la réponse la commission paritaire la commission paritaire des publications et agences de presse et la réponse non journal c'est pas pied depuis 1881 on ne bouge pas c'est pas pied et le président qui était un conseiller d'État est très embarrassé notre demande est refusé avec beaucoup d'hypocrisie c'est-à-dire tous les syndicats professionnels de la vieille presse entre guillemets j'en viens je sais pas du c'est pas un préjugé et je suis pas tout jeune donc de la vieille presse monsieur a travaillé à rouge d'abord sans état d'âme et le président est obligé de faire une lettre au Conseil d'État en disant j'ai un problème en l'état de la loi un journal c'est du papier et nous on dit c'est stupide un journal c'est c'est pas le support qui va faire le journal pour nous l'enjeu était tout simple c'était nous sommes un journal donc nous avons droit à la même TVA super réduite de 2,5 c'est la bataille que nous avons née que nous avons gagné pour tout le monde aujourd'hui ou même au niveau européen la TVA sur la presse et la même qu'on soit imprimée ou qu'on soit sur le numérique très souvent les nouveaux droits supposent que des gens aient pris des coups pour que ces nouveaux droits existent et ça vaut pour les droits sociaux les droits démocratiques les droits des femmes voilà c'est comme ça et on touche du bois mais nous vivons quand même une situation où pour l'heure on ne nous met pas en prison pour les conquérir de 9 est-ce le marquage de la fin de l'information pour le prolongement du spectacle ça c'était par rapport c'était le moment où tu parlais des émissions type Hanouna etc je transforme peut-être la question du genre de neuf est-ce que est-ce que par rapport à l'expérience que tu as tu penses qu'on vit dans une période très particulière ou finalement c'est la suite des années tapis dans les années 80 tapis Le Pen etc ou tu trouves que là il y a vraiment un changement il y a un vrai changement c'est-à-dire l'absence totale de régulation c'est totalement fou nous avons une puissance publique et des autorités de contrôle qui ont renoncé à leur travail pour dire très simplement les choses l'arcome l'ancien CSA quand il donne une radio et une télévision c'est à dire une convention à un opérateur pour exploiter une fréquence hertzienne il signe un accord une convention qui fait qu'en démocratie comme ce sont des médias en accès libre radio et télévisions financés par la publicité ça ne peut pas être des médias d'opinion à sens unique sinon demain après-demain il y aura Radio Mille Collines la radio qui a annoncé le qui a accompagné le génocide au Rwanda c'est-à-dire un média d'opinion tu vas l'acheter tu décides d'aller vers ce média d'opinion tu décides de l'acheter en kiosque ou d'aller le chercher sur internet une radio et une télévision que tu entends sans avec simplement en branchant et ça t'arrive sur ton écran ça ne peut pas être un média d'opinion à sens unique en démocratie et c'est ce que d'ailleurs défendent très clairement encore d'autres démocraties il suffit d'aller en Belgique en Allemagne ailleurs donc ce qui se passe de manière caricaturale avec le groupe Bolloré mais qui est entraîne tous les autres c'est à dire le fait de dire on peut dire ce qu'on veut et y compris le pire et y compris des choses qui contreviennent à l'article premier de la Ligue de la Déclaration des droits de sur l'égalité et bien ça ne devrait pas être possible on ne peut pas et les conventions que ces chaînes ont signé disent qu'ils doivent respecter et donc ce que nous avons sous les yeux aujourd'hui devraient susciter une mobilisation et une remise en cause générale de la part des autorités de contrôle sinon demain on aura des médias de haine donc ça c'était une réponse courte les amis est-ce que on va alade marmelade te demande est-ce que la publication a été réfléchie pour intervenir pendant la primaire des républicains la publication qui vous est empêché aujourd'hui ou pas et le sous-tex c'est de temps en temps Mediapart vous êtes quand même les esprits oui de temps en temps on a le sens du timing oui oui bon ben c'est aussi vieux que la presse comme parfois quand on me dit vous feuilletonner c'est aussi vieux de la presse et d'ailleurs ça a donné des oeuvres littéraires Alexandre Dumas et d'autres on feuilleton oui on tient en haleine le lecteur ça s'appelle une série et vous en regardez à la télé enfin sur vos écrans plutôt et sur vos plateformes avec bonheur donc là c'est pas non il y avait pas de timing sur sur la primaire des républicains en revanche il y a peut-être un timing du côté de Monsieur perdrio c'est qu'il devait être réentendu dans sa procédure à lui et dans l'urgence de sa procédure par une commission des républicains sur l'appel qu'il a formé sur le fait d'être exclu des républicains donc je crois que le timing il est plutôt de son côté une question désagréable hair spy est-ce que vous faites vos enquêtes autrement qu'en recevant des documents de magistrat ou policiers amis elle n'est pas désagréable et ça se passe vraiment pas comme ça quand on a créé Mediapart j'avais dit il y a deux objectifs il y a un objectif c'est follow de monnaie c'est-à-dire déranger les partis politiques les affaires d'état j'avais fait ça le pouvoir étatique ou le pouvoir partisan on a déjà fait mais il y a plus difficile et le plus difficile c'est le pouvoir de l'argent et nos premières enquêtes ça a été l'affaire des caisses d'épargne et beaucoup d'autres enquêtes c'est autour vraiment et tout ça est dans le débat public aujourd'hui l'évasion fiscale le pouvoir des multinationales vraiment et ça c'est c'est autrement coton que d'embêter même si c'est dur le pouvoir d’état ou le pouvoir étatique ou le pouvoir politique mais là il y a une puissance de l'argent corruptrice et violente qui est essentielle mais l'autre objectif pour répondre à la question j'ai dit en effet il y a un journaliste supposé d'enquête qui est un journaliste fainéant c'est ce journaliste qui dit ah révélation révélation je vous révèle ce qu'il y a dans un dossier dans un dossier judiciaire dans un dossier d'enquête ça c'est fastoche il suffit de connaître des avocats il suffit de connaître des parties prenantes d'un dossier et si vous regardez ce que fait Mediapart depuis sa création ce n'est pas ça et le défi qu'on a voulu faire à Mediapart c'est de révéler des faits avant que la justice ne le connaisse et c'est ce qui fait que on a pas mal de procès parce que ça dérange c'est à dire qu'on met sous les yeux il y a aussi des journalistes qui sont dérangés par ça et qui disent qu'ils disent que vous prenez pour des justiciers pour des on révèle des faits que y compris la police et la justice ne connaît pas et après la justice et la police voit bien ce qu'il en est sur ces questions de violence sexiste et sexuelles et bien c'est aussi pour ébranler le silence l'immobilise l'absence de moyens l'indifférence des institutions donc pour répondre vraiment à la question on n'est pas bien sûr que ça arrive qui a parfois des sources un bon carnet d'adresses et des sources qui nous informent mais vraiment notre nous sommes j'aime pas trop ce terme qui est très novlangue proactif mais voilà nous créons une réalité par nos propres dynamiques et pas en étant comme des marionnettes que des gens actionneraient à propos de dynamique à Marcel du Québec d'ailleurs le fait d'avoir voulu censurer un média enfin le fait de censurer alors qu'il est un média à ton par le fait même produit l'effet stressante est-ce que tu penses que c'est disons que disons qu'on s'en est occupé oui ah oui quand on sort les gros moyens la la couve euh de media appart l'article gratuit la vidéo c'est qu'on a quand même envie que ça sache on sent les grands moyens mais comment tu expliques ça par exemple ça veut dire qu'il y a quelque chose d'énorme à cacher et que le risque est plus grand je peux pas trop déflorer je crois que l'avocat de Gilles Artigues l'a dit qui est un célèbre avocat de de Saint-Étienne qui qui d'ailleurs s'était occupé des histoires de foot à Saint-Étienne et il a dit il a dit que d'une lui il sait ce qui ce que nous allions révélé puisque son son client est un des protagonistes de tout ça il sait que ce que nous allions révélé est vrai et il sait que c'est un séisme politique je pense que monsieur perdrio qui tout en répondant à nos questions a voulu empêcher la révélation de quelque chose auquel peut-être il ne pourrait pas survivre politiquement pour l'instant comme vous le savez peut-être à Saint-Étienne le groupe des élus de droite de Saint-Etienne n'a pas demandé à Monsieur perdrio de renoncer à son mandat de maire et les républicains voilà l'ont peut-être exclu mais il y a pas eu cette pression politique or là les révélations que nous apprétions à faire sur la façon dont il s'est comporté à l'encontre du principal personnage politique des républicains de sa région Laurent Wauquiez qui a qui est un présidentiable potentiel et Laurent Wauquiez lui-même sait ce que nous allions révélé et nous a déjà dit sa réaction que nous ne pouvons pas révéler pour l'instant mais qui est d'une réaction d'une d'une très très grande d'une très grande colère et d'une très grande fermeté nous pensons nous notre hypothèse c'est que monsieur perdrio sait qu'il aura beaucoup de mal à survivre politiquement non pas judiciairement cette fois mais politiquement assez révélations là il y a dans le chat un certain nombre de gens qui aiment bien la France insoumise qui aime bien Mélenchon Jean-Luc Jean il va c'est tout à fait respectable et ils disent que vous voulez vous respectez pas beaucoup Jean-Luc Mélenchon que vous le bousculez qu'est-ce que tu réponds à ça on vous attaque beaucoup là-dessus tu le sais oui bien c'est l'occasion d'y répondre d'abord comme tu sais beaucoup de réponses sont sur Mediapart et y compris on a on a on a même fait des vidéos d'explications dans certains moments bon voilà nous on est un média indépendant c'est pas parce que on publie des enquêtes sur l'évasion fiscale sur les questions sociales sur la corruption du pouvoir actuel qu'on est aligné sur l'opposition à ce pouvoir bon donc on est aussi indépendant à l'égard de ces oppositions et c'est tout simple évidemment que quand il y a une affaire judiciaire ce qui concerne le financement de campagne électorale précédente de la France insoumise nous faisons notre travail nous nous avons fait des révélations successives sur ce dossier qui est en aux mains de la justice dans lequel des proches de Jean-Luc Mélenchon sont mises en examen et dans lequel une députée actuelle Sophia chikiru communicante un peu de la France insoumise et est actuellement dans le collimateur de la justice par un rapport de la police judiciaire que nous avons révélé cet été donc voilà c'est des choses que les gens comment dire qui n'ont pas de préjugés et qui ont pas de réflexe d'aveuglement militants à la France insoumise savent qu'on fait simplement correctement notre travail deuxièmement nous avons évidemment aussi exprimer des divergences qui ne sont pas idéologiques qui sont des divergences à l'égard de la réalité à l'égard des faits avec non pas la France insoumise mais je dirais Jean-Luc Mélenchon plus particulièrement sur ce qu'il dit sur les questions internationales et que l'événement qui a est arrivé depuis le 24 février avec l'invasion russe de l'Ukraine a mis sous les yeux de tout le monde alors Jean-Luc Mélenchon et son mouvement n'ont rien à voir avec la compromission de l'extrême droite qui a été financée par le régime de Poutine et qui a été totalement compromise et corrompue pourrait-on dire par des liens de matériel avec ce régime aujourd'hui dictatorial mais nous pensons de manière très factuelle démontrée que sur les questions géopolitiques internationales sur la Syrie sur l'Ukraine sur l'essentialisation d'un camp tableau Saxon qui serait forcément méchant alors que en face il y aurait un camp de la paix qui serait le camp russe et le camp chinois et bien Jean-Luc Mélenchon je le dis gentiment a dit des bêtises à dire des choses qui qui qui concrètement n'ont pas aidé à être lucide sur la réalité de de la situation ça nous empêche pas de raconter le travail militant de la France insoumise son travail législatif c'est débats internes et là pour revenir à ces débats internes c'est vrai que aussi notre travail c'est de raconter les problèmes internes de formation politique je crois que tout le monde le sait il a faire 4 nains l'a mis sous les yeux de tout le monde le fonctionnement d'un mouvement gazeux comme a dit Jean-Luc Mélenchon où il y a pas clairement de procédure où il y a pas clairement de règles de pouvoir de contre-pouvoir où il y a un pouvoir et une autorité du leader qui n'est pas contrebalancé par d'autres pouvoirs bien ça pose des problèmes et parfois ça peut provoquer des sorties de route donc nous on fait notre travail de manière loyale et contrairement à ce que pensent certains ils disent je le sais appelez nel n'aime pas Mélenchon non j'ai j'ai pas une question personnelle on a le même âge ça veut dire que forcément on a des et vous avez des oui vous avez quand même des origines politiques similaires non différentes oui enfin c'est pas la même maison enfin c'est c'est le même Léon mais c'est le même Léon au départ la vraie en fait est-ce que c'est pas ça Apple problème non non non j'ai joué transparent quand Mélenchon après il a préféré Hanouna mais quand Mélenchon venait sur Mediapart et la première fois où il est venu sur Mediapart j'ai été chargé de faire les questions qui fâchent sur ce sujet-là et vous pouvez retrouver la vidéo ça dure un petit quart d'heure c'est quoi bah c'est Mitterrand ça n'a rien à voir avec le trotisme où il était lambertiste et moi j'étais à la Ligue communiste non non c'est Mitterrand moi j'ai connu le jeune sénateur Mélenchon de 35 ans totalement mitterrandiste jusqu'à l'aveuglement et moi mon travail de journalisme d'enquête c'est que je révélais la part d'ombre du mitterrandisme je faisais mon boulot et tout le monde sait que ce que j'ai raconté à l'époque est vrai quoi voilà puis que et que la gauche aurait été un peu plus lucide peut-être que ça aurait évité une présidence interminable de 14 ans qui a pas aidé à la suite et je crois que la suite se paye de ça aussi et je me souviens toujours je un jour Mélenchon que je ne connais pas a demandé à me voir j'étais gamin enfin on était gamin on avait je sais pas je pense que je devais pas avoir 40 ans ou à peine voilà et lui non plus donc voilà avec gamin c'est pas gamin mais pour moi ça allait aujourd'hui voilà et et et il demande à me voir donc oui je vais le voir et on a rendez-vous dans le café qui est la rue de Tournon la rue qui intéressant du Sénat j'arrive et où je suis le premier et lui arrive et à sa manière un peu brusque qui me tutoie je le vouvoie le rendez-vous secondaire je le connais pas je vois pas pourquoi je le tutoie et il me dit si pourquoi tu emmerde le vieux comme ça alors le vieux c'est pas trop de ski hein c'est c'est François je vous mets des réalités sous les yeux dans notre attitude à Mediapart il y a aucun préjugé et aucun règlement de compte et je le dis à tous les militants ou militants de sincères ou adhérents ou sympathisants sincère qui sont là de la France insoumise nous on fait un travail qui qui ne peut qu'aider qui ne peut aider c'est la vérité est toujours révolutionnaire et regardez la vérité en face c'était Lénine non c'était grave seul la vérité révolutionnaire c'est Lénine tu es sûr il y a les deux c'est pas clair merde gramme si citant Lénine ah non arrêtez dans le chat Lénine les journaux révolutionnaires y compris ceux de l'opposition de gauche face au stalinisme ça plaît la vérité ce qui est quand même une histoire de fou ça plaît la vérité mais ça voulait dire que et on rejoint notre débat il y avait il faut bien voir que il y a eu une histoire dans la gauche ou des immenses chagrins politiques sans compter d'immense crimes d'immenstream et c'est ce que nous rappelle cet enfant bâtard du stalinisme qui est Monsieur Poutine ont été commis par dimanche mensonges et la défense y compris des vérités qui dérangent et qui dérangent nos convictions qui dérangent nos passions politiques c'est essentiel l'histoire de de l'opposition de gauche ou stalinis c'est des gens très minoritaires qui dans les années 30 quand il y avait le fascisme qui montait la guerre d'Espagne ça disait il faut oui les procès de Moscou c'est une imposture oui il y a des camps de concentration en Union soviétique oui Staline assassine toute une génération de révolutionnaires il va aller mieux l'avoir dit en temps et en heure que de le découvrir 50 ans après voilà bon c'est c'est le job moi et ça est derrière ça il y a pas de encore une fois il y a il y a pas de mesquinerie il y a pas de petitesse et on peut en débattre à la loyale voilà et jusque et je regrette vraiment c'est pour ça que je je regrette vraiment que que les logiques d'opinion y compris dans dans la façon de faire de la politique du côté du pas de toute la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et de ses plus proches soit de préférer d'aller chez Hanouna ou toutes les opinions se valent dans une sorte de mépris du peuple ces populaires c'est là qu'il faut aller ouais mais c'est là où on donne crédit on fait la courte échelle à des gens qui qui diffusent le pire c'est des pièges c'est des dispositifs pas respectables et il vaut mieux aller face à des médias qui ne vont pas vous épargner mais qui sont corrects qui vous poseront des bonnes questions concrètes et il y a jamais de mauvaise question il y a de mauvaises réponses il y a Julien Pagnac dans le chat qui dit qui qui cite quelqu'un que tu connais qui s'appelle plainer les doigts je dois être journal à 11h et il est 10h57 merci voilà à bientôt merci beaucoup merci merci à bientôt [Musique] [Musique]