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InterviewRadio France (sur Site radio)· 24 août 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Sécheresse : "c'est vraiment une année inédite", note le sous-préfet du Territoire de Belfort, Jean-Marie Wendling

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut parler vraiment de situations exceptionnelles concernant l'état de notre ressource en eau ?

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est vraiment sur une année inédite ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    C'est pour ça qu'on est passé très rapidement du stade de vigilance sécheresse à celui de crise. Ça s'est fait en moins d'un mois. Est-ce qu'on ne pourrait pas optimiser pour que les gens comprennent mieux ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Il recommence à pleuvoir depuis une dizaine de jours. Est-ce que ça va permettre de recharger les sols et les nappes ? Quand est-ce qu'on peut espérer la fin des restrictions ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous travaillez aussi à un travail plus lointain pour adapter le travail de la préfecture sur les réserves des cours d'eau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Oui, c'est vraiment une année inédite. On n'a jamais connu ça. »
  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « On est à moins 80% du niveau de pluviométrie. »
  • 2:08Invité politiqueChiffre
    « On peut avoir une amende qui peut aller jusqu'à 1 500 euros, voire 3 000 euros en cas de récidive. »
  • 3:11Invité politiqueChiffre
    « S'il pleut autant en septembre et en octobre que l'année dernière, qui étaient des années où on était à 50% au-dessus de la moyenne, on sera juste à zéro, au niveau zéro. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « L'arrêté actuel, il va jusqu'à deux mois. Donc, il date du 17 juillet. »

Temps de parole

  • Invité politique64 %
  • Invité29 %
  • Présentateur7 %

≈ 7,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h47, un été de tous les records en termes de température, mais aussi pour nos sols, nos rivières, la faune, la flore. La sécheresse a elle aussi atteint des niveaux exceptionnels. Les deux tiers du territoire de Belfort sont au niveau de crise sécheresse, le niveau maximum. Ce qui implique des restrictions, de l'usage de l'eau strict. Pour en parler ce matin, Lisa Guinique, l'invité, le sous-préfet du territoire de Belfort.

0:21
Invité

Bonjour Jean-Marie Venling.

0:23
Présentateur

Bonjour.

0:23
Invité

Est-ce qu'on peut parler vraiment de situations exceptionnelles concernant justement l'état de notre ressource en eau ? Est-ce qu'on est vraiment sur une année inédite ?

0:30
Invité politique

Oui, c'est vraiment une année inédite. On n'a jamais connu ça. On a dans les relevés, dans les graphiques, des courbes qui vont vers des niveaux qu'on n'a jamais connus. Donc c'est un petit peu la découverte sur certains points. Et ça touche tous les domaines. D'abord, tout le monde sait qu'il a fait très chaud. Et donc ça c'est la sécheresse. Et puis la pluviométrie. En fait, on a eu une année très difficile parce que, à part le mois de février où on était au-dessus des moyennes, toute l'année, on a été en dessous. Et on est à moins 80% du niveau de pluviométrie. Donc à partir de là, forcément, les cours d'eau, les nappes...

1:03
Invité

Ils sont en plus bas.

1:04
Invité politique

Oui, tout à fait. Et donc la biodiversité qui souffre. Et puis la sécheresse des sols qui sont imperméables et qui souffrent aussi.

1:13
Invité

C'est pour ça qu'on est passé très rapidement du stade de vigilance sécheresse, qui est un peu le stade numéro 1, à celui de crise qui est le maximum. Ça s'est fait en moins d'un mois. C'est un peu complexe parfois pour la population de comprendre tous ces stades. Est-ce qu'on ne pourrait pas optimiser, faire quelque chose pour que les gens comprennent mieux ?

1:32
Invité politique

Oui, alors c'est une décision que prend le préfet sur un certain nombre d'éclairages techniques. C'est-à-dire qu'on ne décide pas comme ça de mettre des restrictions à la population. Chez nous, en France, le principe, c'est la liberté et puis l'exception à l'interdiction. Et donc quand on commence à faire des restrictions et des interdictions, c'est qu'il faut avoir des éléments...

1:50
Invité

Parce que ces niveaux, pour bien comprendre, ces niveaux de vigilance, alerte, alerte renforcée, crise, plus que le stade, ça implique des restrictions d'usage de l'eau pour chacun d'entre nous.

1:59
Invité politique

Voilà, d'abord des recommandations, ensuite des restrictions, voire des interdictions. Et attention, les interdictions, quand on en est là, ça devient pénalement répréhensible. On peut avoir une amende qui peut aller jusqu'à 1 500 euros, voire 3 000 euros en cas de récidive, lorsqu'on ne respecte pas les interdictions sur ces restrictions. Et effectivement, elles sont définies sur la base de ce que je viens de dire, c'est-à-dire le niveau des nappes, le niveau des cours d'eau qui sont repérés avec des tournées pour voir comment les choses se passent, et le niveau des sols, de la sécheresse des sols.

2:33
Invité

Justement, là, il recommence un petit peu à pleuvoir depuis une dizaine de jours. Voilà, il fait un petit peu meilleur. Est-ce que ça va... On sait que ça va être compliqué quand même de recharger totalement les sols en eau, que les nappes retrouvent leur niveau ? Quand est-ce qu'on peut espérer la fin de toutes ces restrictions, ces interdictions auxquelles on est soumis, surtout dans les deux tiers du territoire de Belfort, à savoir la communauté de communes des Vosges du Sud et le Grand Belfort ?

2:57
Invité politique

Alors attention, on a une situation de crise dans le Nord et le Centre, mais le Sud est en allait être renforcé. Ça ne veut pas dire que là-bas, tout va bien. Il y a aussi des restrictions dans le Sud qui ne sont pas du même niveau. Alors on ne sait pas jusqu'à quand ça va durer, parce que c'est inédit. On n'a jamais connu ça. S'il pleut autant en septembre et en octobre que l'année dernière, qui étaient des années où on était à 50% au-dessus de la moyenne, on sera juste à zéro, au niveau zéro.

3:23
Invité

Ça aura à peine rechargé finalement.

3:24
Invité politique

Voilà, on n'aura pas encore rechargé. Donc on ne sait pas ce que ça va donner. Le préfet prendra sa décision en fonction des éléments qu'on lui donnera. Toutes les semaines, on se réunit. Toutes les semaines, on suit la situation. Et s'il faut lui proposer, ou en son absence, c'est moi qui prends la décision, des restrictions supplémentaires, on le prend. Si on peut alléger, on le fera.

3:46
Invité

Est-ce que vous travaillez aussi dans ces réunions, justement, toutes les semaines, à un travail plus lointain ? À savoir qu'on sait que les étés vont être de plus en plus secs, à adapter le travail de la préfecture sur les réserves des cours d'eau ?

4:00
Invité politique

Alors, il ne faut pas confondre la gestion de la crise et le travail de fonds en matière de politique de l'eau. La politique de l'eau, c'est une politique qui nécessite des infrastructures, des investissements dans le temps long, des stratégies partagées, parce qu'il y a beaucoup d'acteurs. Et un cours d'eau, il ne se pose pas la question de savoir ici, je suis sous la compétence de tel maire, ici de tel propriétaire privé, ici de telle administration. Donc, il y a des travaux importants qui sont faits à l'échelle du bassin. C'est pour ça que, d'ailleurs, notre arrêté cadre, il est interdépartemental.

On travaille avec le Doubs et la Haute-Saône au niveau des trois préfectures et on travaille avec tous les services publics concernés. Et donc, ce travail sur le niveau des restrictions que l'on fait, il est fait en partage avec l'ensemble des acteurs. À quel moment les choses vont pouvoir se remettre en place et être revues à la baisse ? L'arrêté actuel, il va jusqu'à deux mois. Donc, il date du 17 juillet. Donc, on verra aux alentours du 17 septembre ce qu'il en est. Si les choses vont mieux, on pourra réduire bien avant.

5:01
Invité

Merci beaucoup, Jean-Marie Vendling, sous-préfet du territoire de Belfort, d'avoir été avec nous ce matin. Vous nous le dites, c'est vraiment un été d'une ampleur exceptionnelle, une sécheresse inédite. Bonne journée.

5:11
Invité politique

Bonne journée.