Crise de l'Hôpital : il y a urgence
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Conseil national de la refondation Elisabeth dono cette concertation c'est la bonne solution face à l'urgence de la situation je crois que c'est une solution pour mettre en face les élus les professionnels de santé avec la population qui a besoin d'éclaircissement qui a besoin de comprendre pourquoi on en est arrivé là finalement parce que les difficultés sont nombreuses il suffit pas de claquer des doigts pour avoir des médecins issus pas de claques et des doigts pour que les urgences soient fluides enfin que tout se passe bien non il y a quand même un certain nombre de paramètres et on a besoin de se frotter les uns aux autres de comprendre pour justement admettre que la situation ne va pas se régler en un éclair est-ce qu'on en est encore à Patrick Pelot au temps du constat de la concertation où est-ce que c'est du temps perdu sur la recherche de solutions et surtout sur leur application on doit pas avoir on doit pas avoir une mémoire de poisson rouge on doit s'inspirer de l'histoire comme vient de dire madame la sénatrice et c'est très important comment on en est arrivé là comment une des plus grandes puissances du monde qui avait le meilleur système de santé au monde et est venu un des pays où la mortalité materno infantile du périnatal c'est-à-dire des suites de couches et l'une des plus catastrophiques au monde c'est pas rien d'accord bon ben je crois que là si on ne fait pas ce travail de se dire on a fait des erreurs dans le passé il faut les corriger on y arrivera pas là quand le ministre dit je veux un médecin traitant pour tous mais c'est quasiment impossible vous avez plusieurs millions de personnes qui n'ont pas de médecin traitant et du coup ce que fait le folle au Mans il a raison il dit je fais une maison médicale pour accueillir ce combat de médecin traitant c'est vrai ce qui veut dire au lieu de dire on va continuer à essayer cette course vers tout le monde un médecin traitant aurait mieux voir autrement les choses et là vous retomber sur le fait que on a fait une erreur grave en 2007 avec la loi HPST on a enlevé aux élus la présidence du conseil d'administration des hôpitaux or les élus donc la fameuse politique de territoire et ça moi j'adhère totalement à l'idée de dire que ça doit partir des territoires ils avaient le sens il savait et d'ailleurs vous avez vu quand il y a eu la campagne présidentielle qui a eu ses confrontations avec les élus territoriaux etc le premier sujet c'était la santé bon si vous n'avez pas et vous remettez pas les mers les élus sur une directive de la santé vous n'y arriverez pas or on a pris en 2007 on a enlevé les élus des conseils d'administration c'est le fameux concept qui avait Nicolas Sarkozy Rosine Bachelot de dire l'hôpital l'entreprise l'hôpital est en concurrence etc on a tout cassé deuxièmement on a cassé un truc hyper important concernant les hôpitaux on a cassé les services or c'était la cellule ouvrière on a mis des pôles pour faire des espèce de monstres difformes avec que des querelles parce qu'en plus de ça vous avez beaucoup de narcissiques pervers qui se sont dit je suis maître du monde en étant chef de pôle ça a pas été dans le sens collectif ce qui fait que quand vous avez cette ce que dit votre collègue du Mans là il manque 50 praticiens dans les hôpitaux c'est partout pareil et après quand vous vous tournez alors là ça c'est quand vous vous tournez vers Pôle emploi et que vous dites mais vous avez combien d'infirmières qui sont à Pôle emploi alors là vous tombez de votre chaise 3000 dans le Lot donc comment se fait-il que le personnel a quitté l'hôpital et préfère être au chômage plutôt que de travailler à l'hôpital parce que on a ça il y avait une statistique de la du ministère qui disait qu'il y avait à peu près 60 000 infirmières qui étaient à Pôle emploi 60000 vous rendez compte là on est en échec total avec parcoursup sur la formation des infirmières vous avez 40% des infirmières qu'il a ne termine pas leurs études donc il y a vraiment des sujets absolument majeurs mais ça sert à rien de pérenniser des systèmes qui ne marchent pas ce qu'a dit le ministre d'ailleurs mais faut pas qu'il soit contradictoire avec lui-même mais le chantier si on vous écoute ah le chantier ou c'est beaucoup plus c'est beaucoup plus qu'à l'échelle d'un quinquennat si il termine le quinquennat dynamique il faut prendre le temps de se parler de ce comprendre et d'avoir les mêmes conditions en quelque sorte parce que la dynamique c'est ce qui va attirer des médecins qui va tirer des infirmières qui va créer quelque chose qui qui va pouvoir fonctionner en fait on met de l'huile dans les rouages quand on travaille là-dessus sur le territoire de la Mayenne qui était en aussi grande difficulté que celui de la Sarthe nous avons beaucoup travaillé justement avec les intercommunalités aujourd'hui il y a des maisons de santé pluridisciplinaires partout il y a aussi des centres de santé là où justement il y a plus besoin d'un médecin traitant parce qu'il y a une population qui n'en a pas mais vous savez quand on regarde la Suède moi j'ai fait un voyage de quelques jours avec la présidente de la commission des affaires sociales Catherine Deroche il y a que 30% des Suédois qui ont un médecin traitant alors évidemment se comparer c'est pas se consoler comme dit l'adage mais néanmoins on voit bien que toute tous les pays de l'hémisphère Nord n'ont pas fait ce constat cette planification une population qui vieillit une population avec des polytraumatismes des polypes pathologies et puis en face des projets de santé qui sont pas là suffisamment en nombre donc il faut se dire qu'on est pas seul dans la galère c'est c'est partout dans le monde on manque de médecin politique d'avoir à tout prix un médecin traitant c'est pas la bonne en fait mais peut-être que oui mais on peut peut-être considérer que le médecin traitant il est dans la communauté professionnelle territoriale de santé c'est pas forcément un seul médecin mais c'est un des médecins de la maison de santé pluridisciplinaire ou du territoire c'est c'est là où vous arrivez à ce concept du dossier médical partagé que voulait la sécurité sociale depuis des années qui est extrêmement compliqué à faire les Anglais ont essayé de le faire ils ont renoncé tellement l'outil informatique et complexe bon mais ça veut pas dire qu'il faut s'écarter de ça il y a une intrication et ses multifactorielle sur cette crise c'est pour ça qu'on essaye et c'est très difficile dans des discours de quelques minutes de faire la synthèse pour ça pourquoi pas le choix politique a été de faire ce conseil national et de faire des réunions bon à allons-y travaillons sur le truc mais par exemple on peut pas rester en étant la France malgré les mesures et l'augmentation qui avait eu au moment du Ségur de rester pour les personnels non médicaux c'est-à-dire les infirmières les aides soignants etc pour les discerner ils sont médicaux mais c'est une appellation de commune de les appeler comme ça on les a augmenté de 190 euros bon mais je crois que là il y a un problème des salaires on est toujours à la 18e place des pays de l'OCDE or travailler et vouloir travailler à Paris parce que tout est là sur les grandes villes tout est assez grande ville vous ne pouvez pas vivre dans les grandes villes avec moins de 2000 euros par mois c'est impossible impossible et alors après si vous mettez la charge de travail par rapport à la permanence de soins et des métiers où vous travaillez le week-end la nuit etc les infirmières c'est 1,07 de plus de l'heure par la nuit c'est pas possible et si vous n'avez pas cette question de l'augmentation massive au Québec ils ont résolu le problème ils ont augmenté de 30% les salaires les effectifs étaient plein je pense que c'est la même stratégie qu'il faut avoir en France je suis totalement d'accord surtout pour les urgences parce que c'était ça le sujet de fait il y a des contraintes il y a des astreintes là il faut mettre le paquet si on veut avoir des professionnels en tout cas des jeunes qui sont tentés par ces professions et toute façon quand vous avez donné cet argent aux personnel ça va relancer une partie de la consommation parce qu'ils vont ils ont tellement de besoins et cette augmentation de 30% c'est pas énorme on va faire le point justement sur la crise dans les services d'urgence d'abord Alex avec vous les chiffres crises qui se confirment sur tout le territoire dans de nombreuses établissements mais oui et les derniers mois ont été très compliqué pour nos urgences hospitalières si on prend le mois d'août dernier 25% des services d'urgence on réduit ou fermé leur accès selon une consultation réalisée par le syndicat SAMU urgence de France concernant les smurs les services d'urgence mobile et de réanimation 24% ont été dans l'obligation de fermer une ligne durant le mois d'août et puis il y a les fermetures de services il y a également des capacités de lit qui diminuent en 2021 4400 litres d'hospitalisation complète ont été supprimés c'est fermeture de lit elles sont causées en grande partie par manque de personnel manque de médecins d'abord au mois de juillet 2022 90% des services d'urgence a déclaré manqué de médecins pour accueillir traiter les patients et puis aussi manque d'infirmiers en 2021 12 départements ont dû faire fonctionner leurs hôpitaux avec moins de 50 infirmiers pour à 10000 habitants on peut citer des départements d'Ile-de-France comme le Val-d'Oise la Seine-et-Marne à la scène à Saint-Denis mais également elle adoredogne ce sont la Haute-Corse la Creuse et Mayotte qui sont les départements avec le moins d'infirmés merci Alex pour ces chiffres alors ce sont des chiffres évidemment posent bien la situation Patrick nous vous quête dans ce quotidien là comment ça se passe aujourd'hui concrètement dans les services d'urgence la situation s'est aggravée évidemment si vous voulez quand on a lancé les alertes d'ailleurs qu'un certain François Braun avant qu'il soit mini ministre lançait avec nous d'accord cet été a été épouvantable alors évidemment les médias vous attendiez des grandes rames des morts partout etc c'est pas comme ça c'est pas comme ça que ça se passe mais déjà travailler avec ces 25% de fermeture de services d'urgence c'est le jeu des dominos c'est à dire tout s'est écroulé il y a un sujet par exemple absolument dramatique dont on ne parle pas c'est l'hôpital de Corbeil qui a été hacké il est fermé depuis plusieurs semaines et donc ça vous déstabilise tout le sud ouest de l'Île-de-France d'accord c'est le jeu des dominos d'accord et ça interpelle sur le fait et alors j'ai appris parce que j'étais dans le Lot avec les élus du Lot j'ai appris qu'il y a deux hôpitaux qui ont été hackés donc il y a un véritable danger là c'est une parenthèse de donner c'est vraiment une c'est la souveraineté du pays pour moi c'est un véritable acte de terrorisme mais donc la catastrophe elle est là et au quotidien c'est difficile je vous prends un exemple parce que on parle du monde rural mais on peut parler de la Pitié-Salpêtrière par exemple qui est le l'immense hôpital la plus grands hôpitaux d'Europe et ben qu'est-ce qu'on nous a demandé il y a 24 heures d'arrêter d'envoyer des patients avec des actes chirurgicaux orthopédiques parce que les chirurgiens orthopédistes ont démissionné voyez donc c'est une réalité et si vous regardez l'effondrement de la chirurgie publique s'il y avait un exemple à donner c'est la chirurgie orthopédique qui a quasiment basculé entièrement vers le privé et vous apercevez ça c'est intéressant que tous ceux qui avaient la théorie de dire basculons dans le privé lucratif ça ira mieux pas du tout ça ne change rien et c'est pour ça que là si vous voulez l'alerte elle est profonde parce que les épidémies sont en train d'arriver et évidemment comme à toute période de l'automne c'est les enfants qui commencent vous avez vu l'article dans le monde il y a quelques jours et on est obligé de transférer des enfants d'Île-de-France vers Rouen et c'est comme ça en fait partout il y a des départements il y a plus de pédiatre on va voir comment ça se passe en Mayenne chez vous Elisabeth lannault la situation est aussi critique et bien écoutez le service des urgences c'est en intermittence je dirais depuis déjà quelques mois et l'ensemble des professionnels sont mobilisés alors moi je leur rends hommage parce que vraiment travailler dans ces conditions c'est compliqué pour la population c'est aussi très difficile parce que faut presque regarder l'agenda voilà le calendrier des ouvertures mais je sais qu'on est pas seul mais une fois qu'on a dit ça qu'est-ce que l'on fait qu'est-ce qu'on apporte comme solution alors moi je crois effectivement la solution de la rémunération parce que il faut attirer des jeunes dans ces professions là on voit qu'aujourd'hui c'est tellement pénible cette pression constante sur le dos de faire 150% de travail plutôt que ce que 100%, ça peut durer quelques jours mais ça ne peut pas durer sur la sur la semaine et donc il y a un certain nombre de professionnels qui démissionne qui partent ailleurs il ne trouve plus de sens à travailler dans cette urgence c'est et dans cette comment difficulté constante du manque de professionnel à leur côté donc il faut absolument mettre le paquet sur la rémunération je suis d'accord et avant tout sur les urgences et services là service de réanimation aussi parce que on a vu combien pendant la crise sanitaire on en a eu besoin et puis je pense aussi qu'il faut planifier un grand plan de rénovation de nos établissements hospitaliers parce que bien sûr il y a eu la partie Ségur investissement et il y a quelques mois mais je crois qu'il faut tous les ans aujourd'hui consacré une somme importante à la rénovation de notre hôpital parce que l'hôpital c'est aussi c'est c'est le lieu emblématique d'une ville il y a l'hôtel de ville mais le pital il a une place particulière et on sait que la santé c'est le sujet qui tient au cœur des Français parce que par exemple quand vous prenez la permanence des soins le cadeau fiscal qui a été fait au monde libéral et c'est très bien et bravo à leur syndicat de l'avoir obtenu c'est la défiscalisation de 70 jours par an du travail de la permanence de soins du bon ça fait quand même pour au minimum 40 000 à 70 000 euros par an qui sont donnés aux médecins libéraux qui font un travail de permanence de soins qui mérite d'être payé mais à côté de ça ceux qui travaillent dans l'hôpital public ils sont fiscalisés quand vous quand on a fait le covid et qu'on a tous travaillé comme des fous café le gouvernement il nous a dit bon vous serez défiscalisé des heures supplémentaires donc tout le monde a travaillé plus puis après en fait non on nous a mis un plafond vous avez mis un plafond de 5000 balles d'accord Bing et donc du coup en gros si vous voulez cette année on a rendu tout l'argent qu'on fait travailler en plus ça démoralise deuxièmement concernant les urgences ce qui attirait les urgences qui est très intéressant moi je l'ai vu avec plein de collègues ayant un peu vécu maintenant c'était des collègues qui venaient aux urgences et puis qui après faisait autre chose mais gardez attache aux urgences quand est né la spécialité et c'est pour ça que nous on était assez réservé par rapport à ça et tomber l'exclusivité du travail aux urgences l'urgentiste etc voilà avec avec beaucoup de collègues qui ont montré des muscles en disant on est très fort on est spécialistes qu'a sorti le Conseil de l'Ordre l'année dernière Conseil de l'Ordre il a dit si vous êtes urgentiste travailler plus qu'aux urgences et au SAMU vous pouvez plus faire permanence de soins vous pouvez plus faire autre chose ce qui fait que il y a beaucoup de collègues qui sont dit mais alors attends je vais vieillir en répondant au standard du Samu toute ma vie je vais vieillir en étant de garde les samedis les dimanches les jours fériés pour gagner un peu plus il faut que je sois en bonne santé vieillissement des urgences très difficile parce que c'est un métier à stress donc d'un coup une prévalence plus importante de toutes les maladies chroniques bon ils ont réfléchi et beaucoup sont partis et beaucoup de jeunes en formation ont dit à mes mois je voudrais faire autre chose aussi ils ont arrêté faut revoir cette exclusivité des disciplines et la réponse des après on va voir l'exemple de Mulhouse totalement d'agilité et de plasticité notre pays en fait il faut accorder des des commandes des temps à l'hôpital comme des temps à la médecine de ville des temps en médecin généraliste comme des temps un médecin urgentiste en fait il faut avoir cette capacité à offrir aux professionnels des pratiques différentes parce que c'est aussi des respirations vous voyez dans la vie professionnelle c'est très important ça et c'est pour ça que le pouvoir politique doit être un contre-pouvoir au pouvoir des doyens et de l'université je comprends l'indépendance de l'université mais il y a un moment si vous analysez bien le merdier dans lequel on est au point de vue médical en France il y a une responsabilité du monde universitaire qui n'assume pas du tout se retournant systématiquement sur le politique en disant c'est de votre faute alors je suis étant vraiment dans le monde universitaire je ben oui je vous assure il faut un contre-pouvoir plus fort des doyens mais en tout cas au moins qu'on soit au même niveau et vous voulez jouer une anecdote pendant la crise du on montait on manquait de réanimateur médico on est monté jusqu'au plus haut degré de l'État voire Jean Castex en lui disant on ne peut pas rester à former que 76 réanimateurs médicaux en France chaque année Jean Castex a parfaitement compris il y a il a il s'est méfié de ce qu'on disait c'est normal c'est son jeu il a fait il a fait il a mis des spécialistes etc il nous a dit vous avez raison je vais augmenter le nombre de réanimateurs médicaux il n'a pas pu le faire par blocage du monde hospitalo universitaire en forme 475 anesthésiste réanimateur par an ces derniers réanimateurs non non 75% partent dans le privé on va continuer à parler des solutions on va aller voir à Mulhouse Mulhouse qui a cherché évidemment des solutions pour désengorger les urgences et quand un calmer nous y emmène on va voir qu'une unité mobile de télémédecine a été mise en place Lucile et Alexandre sont tous les deux infirmiers en mission pour le 15 on prend notre mallette d'abord à l'intérieur il y a de quoi faire le bilan devant cette équipement un service médical mobile permet de mener directement une consultation complète chez le patient qu'est-ce qui vous arrive monsieur [Musique] un homme de 68 ans souffrant de fièvre et de difficultés respiratoires très vite le verdict tombe à la vitesse à laquelle il se positive une fois tous ces examens réalisés ils sont transmis au médecin à distance un équipement qui permet même aux praticiens d'écouter la respiration de ce malade je vous mets ensuite parce mieux que la téléconsultation on a le patient en face de soi et rien du tout là ça permet d'avoir des vrais éléments pour pouvoir évaluer le patient on a déjà toutes les toutes les constantes on peut avoir la pression artérielle la fréquence cardiaque la saturation cette initiative a été lancée le 22 août dernier en plein pic de la crise des hôpitaux elle permet de participer à désengorger des urgences saturées sur toutes les interventions que j'ai fait il y a plus de 80% des gens qu'on a laissé à domicile il y a malheureusement quelques fois ou ben on peut pas échapper on est obligé de d'hospitaliser le patient à Mulhouse c'est ici que sont reçus les appels au 15 dans cette salle cet après-midi trois opérateurs répondent aux appels et les transferts après un premier filtre au médecin régulateur vous avez plusieurs personnels présents H24 bien sûr avec des performances qui prennent l'appel initialement et qui font un tri très rapidement entre ce qu'on appelle urgent ou non urgent l'appel par la suite est transmis au médecin révélateurs qui sont juste en face nous avons deux médecins régulateurs en journée et en médecine régulateur présent la nuit ce sont donc ces médecins qui décident pour les urgences non vitales d'envoyer l'unité mobile de télémédecine pour le médecin régulateur c'est un nouvel outil qu'il faut apprendre à maîtriser donc finalement faut apprendre à avoir les bonnes indications pour quel patient ce sera efficace pour pas qu'il y ait tout de même après la visite un passage à l'hôpital donc là si le patient reste à la maison après la consultation c'est qu'on est dans la bonne indication donc c'est des un nouvel outil à s'approprier au fil du temps cette expérimentation est cofinancée par l'ARS l'agence régionale de santé du Grand Est l'assurance maladie se sont ainsi une quinzaine de départements qui l'amène et elle est concluante dans le Bas-Rhin dans ce dispositif là 75% des personnes qui ont été vues ne vont pas aux urgences finalement donc ça veut dire veut dire qu'on atteint l'objectif pour d'éviter que les patients se déplacent et d'éviter de faire perdre tout le monde du temps aux urgences on est le seul département dans lequel on a eu aucun jour blanc sans intervention donc on sait d'ores et déjà que ça fonctionne que c'est adapté qu'on en a besoin le gouvernement entendirait les leçons de cette expérience à l'automne mais les professionnels du secteur sont lucides ces unités mobiles de télémédecine sont une goutte d'eau face à la crise globale de l'hôpital public et on voit cet exemple de Muse ça peut être une bonne solution ça Élisabeth Denault pour des engorger les urgences les unités mobiles de télémédecine et bien écoutez moi j'avais pas connaissance de celle de Muse j'avais plutôt de la Manche en tête et j'avais plutôt de bons échos j'avais d'ailleurs un directeur de la protection civile en Mayenne qui s'était proposée pour mettre les choses en place bon moi je pense que c'est une solution effectivement qu'il faut peut-être user mais pas trop utiliser en réalité parce qu'on sait très très bien que ça ne remplacera pas ce qui était la habituelle donc la télémédecine c'était bien pendant la situation de la crise sanitaire et on a vu que ça pouvait rendre des services maintenant il faut pas trop développer ou en tout cas des conditions qui sont correctes d'appel d'offres de marché bien identifié et puis surtout de faire des bilans réguliers pour voir si effectivement reste toujours sur cette proposition d'à peu près 70% de personnes qui vont rester au domicile finalement et ne pas encombrer les urgences et 30% qui vont être effectivement amenés à rencontrer les services d'urgence très grande méfiance sur ces évolutions brutales qui d'un coup serait la solution pour tout si ça reste associatif c'est c'est ça peut être bien à but non lucratif ça c'est très bien et si ça dépend du service public je pense que ça c'est c'est le gage quelque part de sécurité bon faut faire très attention parce que si vous voyez ce que ce qu'il ne faut pas c'est que en fait les gens riches ou bien placés dans des endroits où il y a une surmédic verront toujours des docteurs et puis ceux qui ou pour pallier la carence on va prendre un système qui s'apparente quand même à une sorte d'ubérisation du système de santé pour dire finalement vous verrez autre chose et à Jane que pourra alors ça fait pas baisser la fréquentation des urgences ça fait pas baisser la fréquentation des urgences parce que en fait en gros les gens qui restent à domicile bah ils auraient vu leur médecin traitant etc donc il y a une notion de rapidité parce qu'ils ont appelé à avoir les les personnes donc c'est très relatif c'est très relatif mais ce sont des nouveaux outils qu'il faut qu'on prenne je crois que si vous laissez téléconsultation c'était les médecines elles ont tout un intérêt sur les malades chroniques et déjà connu c'est pour ça que la sécurité sociale avait dit au départ on fait de la téléconsultation pour les malades chroniques le médecin les connaît il les a ils voient cela sur l'urgence on est quand même beaucoup plus réservé d'accord et il faut pas se laisser dériver sous prétexte qu'on a un problème pour trouver des médecins de dire finalement ça viendra moins cher en mettant des infirmiers et puis finalement on a une espèce de déclin lent et majestueux sur le nombre de nécessaires de médecins en France et justement un mot sur cette question d'être déserts un texte examiné au Sénat dans 10 jours à l'accent mais oui les sénateurs les républicains qui vont défendre une proposition de loi pour lutter contre les déserts médicaux avec une mesure très simple rajouter une quatrième année à l'internat au troisième cycle des études de médecine et cette quatrième année elle sera réalisée en priorité en stage dans les territoires sous dotés en médecins c'est une mesure qui permettra selon les sénateurs de droite de déployer 3900 médecins internes dans ces territoires et pour la droite sénatoriale c'est un dispositif qui est obéit à une logique nouvelle face aux aides aux actions ponctuelles qui n'ont pas permis par le passé bien d'attirer ces jeunes médecins dans les déserts médicaux c'est un débat qui va avoir lieu au Sénat le 18 octobre et le gouvernement a le même type de mesure dans les dans les cartons c'est une bonne solution dans le budget de la Sécu d'ailleurs c'est une bonne solution alors je sais pas si c'est la solution pour répondre aux problèmes des déserts médicaux à la effectivement on va proposer à ces jeunes d'aller dans des territoires soudés et d'aller auprès d'un médecin senior et d'exercer et peut-être de ce familiariser à cette pratique et surtout au territoire sur lequel il va être mais à mon avis il faut quand même s'interroger sur l'harmonisation des études de médecine en Europe par exemple parce que là c'est vraiment la difficulté je redis ce que j'ai vu en Suède en fait chaque année désormais ils ont la moitié des étudiants en médecine enfin qui deviennent médecins qui sont formés dans d'autres pays et en majorité la Pologne ou la Hongrie je crois pour la Suède mais nous c'est pareil on a des jeunes qui viennent de Belgique qui viennent de Roumanie et donc la première chose à faire il me semble ce qui était le plus urgent c'était cette harmonisation parce que maintenant aussi il y a chez les jeunes cette envie de mobilité il nous reste 30 secondes Patrick polo 30 secondes il faut casser la loi 1958 sur les CHU et faire que les étudiants puissent aller faire des stages dans les hôpitaux généraux vous êtes enfermé sur les CHU pour les former et du coup évidemment ils ne vont pas voir ailleurs donc du coup et je pense que c'est une mauvaise idée cette quatrième année parce qu'on punit les jeunes générations en leur disant vous allez refaire une année supplémentaire et on punit les jeunes moi je pense que c'est autre chose c'est justement les maisons pluridisciplinaires c'est le travail en commun sur les territoires de santé ces données du sens de collaboration et de coopération entre les systèmes sinon on y arrivera pas en fait merci beaucoup on aurait encore plein de sujets abordé c'est on va ce sujet malheureusement il nous reste peu de temps on va juste regarder ce qu'elle a une de nos quotidien régionaux [Musique]
Elisabeth Doineau