Législatives 2017 | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le Premier ministre pourrait être issu de la société civile ?
- 9:40OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous que 40% des Français ne soient pas encore sûrs de vous ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Pourquoi imposer l'étiquette "En Marche" aux candidats législatives ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Votre gouvernement comptera-t-il des secrétaires d'État avec des compétences ministérielles ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment construirez-vous une majorité stable sans majorité absolue ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Risque de conflits d'intérêt avec des ministres issus du privé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronFait
« on ne peut pas à la fois avoir un problème avec des ralliements chaque jour quand d'autres subissent des défections à peu près quotidiennes »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« nous avons fait le constat initial que notre organisation politique et ses rites étaient le principal obstacle à la transformation de notre pays »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« je n'exclus pas que d'autres responsables de la vie politique de gauche ou de droite s'expriment sur notre projet »
- 13:00Emmanuel MacronPromesse
« aucun candidat détenteur d'un casier judiciaire B2 ne pourra être investi »
- 15:00Emmanuel MacronPromesse
« je compte bien avoir une majorité stable »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci pour votre présence sur le président la commission nationale d'investiture mesdames messieurs les membres de la commission nationale d'investiture Mesdames et Messieurs Je voulais vous présenter la méthode de la vraie alternance que nous sommes en train de construire non pas l'alternance entre la gauche et la droite le mouvement de balancier que notre pays vit depuis trop longtemps mais l'alternance entre l'impuissance et l'efficacité entre le monde d'hier et le siècle nouveau ça fait plusieurs semaines que j'entends les commentaires à la fois sur les ralliements ou plus exactement les soutiens successifs au mouvement qui est le nôtre mais aussi les interrogations sur la capacité que nous aurions ou pas à constituer une majorité pour gouverner vous voyez qu'à ce titre nous gardons une forme de lucidité dans cette campagne permettez-moi tout d'abord quant à ces deux commentaires de soulever le paradoxe on ne peut pas à la fois avoir un problème avec des ralliements chaque jour quand d'autres subissent des défections à peu près quotidiennes et en même temps être le mouvement sur lequel la question de la capacité à rassembler à gouverner se poserait le plus et donc je veux ici vous dire que si nous avons des soutiens c'est bien qu'il y a une dynamique et une conviction qui lui dit il y a un an et que si nous avons des soutiens cela indique aussi vraisemblablement qu'il sera pour nous plus aisé de rassembler que pour certains autres si j'ai souhaité vous réunir aujourd'hui c'est parce que je crois important une clarification pour présenter aux Français la manière dont nous leur proposons de transformer notre pays nos valeurs il les connaissent notre programme il le connaît sous sont en train de le découvrir il est temps maintenant d'expliquer comment nous mettrons en œuvre ce que nous proposons si nous choisissent le 23 avril et le 7 mai prochain et cette capacité de rassemblement que j'évoque un instant c'est à mes yeux pour cela une force une force de main pour gouverner et faire réussir le pays je veux revenir aux origines même de la démarche qui est la nôtre parce qu'il ne faut pas la perdre de vue et je suis le garant de cette cohérence nous avons fait le constat initial que notre organisation politique et ses rites étaient le principal obstacle à la transformation de notre pays alors qu'il aurait dû en être le moteur précisément parce que les intérêts d'appareil ont pris depuis longtemps le dessus sur l'intérêt général et que chacun veut d'abord sauver son camp sont partis plutôt que réformés notre pays et parce que les réflexes partisans rendent impossible les accords sur des mesures nécessaires et utiles lorsqu'elles sont portées par un camp elles sont systématiquement rejetées par celui d'en face la gauche arrive au pouvoir avec pour principal programme de défaire ce café la droite tandis que la droite ne veut rien d'autre que l'effacement du bilan de la gauche certains sont en train de démontrer formidablement ce tic-tac que nous connaissons bien et que nous avons vécu il y a 5 ans parce que la vie des Français est devenue en quelque sorte le décor de la vie politique alors que ça devrait être son cœur en marche a été créé justement pour libérer plus protéger mieux les Français dépasser ce clivage devenu aujourd'hui obsolète et pour faire travailler ensemble tous ceux qui partagent nos valeurs et notre projet peu importe le camp d'où ils viennent pour changer aussi les usages et pour changer les visages parce qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux et donc se progressisme que nous avons refondé et que nous sommes en train de refonder à 4 objectifs simples l'efficacité d'abord un rassemblement cohérent ensuite un renouvellement profond et une moralisation sans précédent en fin de notre vie politique c'est dans cet esprit que j'ai présenté il y a quelques semaines notre programme et un contrat avec la nation autour de l'éducation et de la culture du travail d'un modèle de croissance reposant sur le numérique et l'écologie une vraie politique de sécurité et de laïcité d'une modernisation et moralisation de notre vie publique et d'une politique européenne volontariste ce qu'il s'est passé depuis la création de notre mouvement à valider nos analyses en tout point les primaires d'abord ont conduit à la désignation de candidats positionné à la frontière de chaque camp dans une radicalité qui empêche le rassemblement les projets des uns et des autres étaient si différents que tout rassemblement aurait de toute façon été purement artificielle ensuite les turpitudes d'un système politique décomposé apparaissent au grand jour tous les jours aux dépens de cette campagne et des candidats qui veulent parler du fond et de leur projet et c'est à ce titre profondément surprenant qu'il faille serrévoler c'est révélations pour que ceux qui sont concernés en prennent subitement conscience et je crois qu'aujourd'hui notre pays n'a besoin ni de la gauche de 1981 qui était tout à fait adapté mais à 1981 ni de la droite de 1934 qui espérait la radicalisation des Français contre nos institutions ni d'un extrême démagogique qui consiste à trahir immédiatement ceux qui nous ont élus c'est pourquoi j'ai présenté ma candidature à l'élection présidentielle avec un objectif qui est donc de transformer notre pays et je vous le dis ici très clairement de tourner la page de tourner la page des cinq dernières années mais plus largement de tourner la page des 20 dernières années et des pratiques politiques qui les ont accompagnées pour cela il faudra constituer un gouvernement celui que je nommerai si les Français me choisissent aura les caractéristiques suivantes il sera dirigé par un premier ministre que je choisirai pour ses compétences pour son expérience y compris politique pour sa capacité à faire travailler ensemble et à la large majorité que nous travaillons à construire je ne ferai pas mon gouvernement avec les états majeurs des partis politiques il sera composé d'une quinzaine de ministres tout au plus qui seront d'abord choisis pour leurs qualités et pour leur expérience notamment en rapport avec leur portefeuille pas pour leur supposer poids politique il faut à ce titre en finir avec les ministres qui n'ont d'autres légitimités que celles d'un apparatchik ils seront issus pour une partie conséquente de la société civile dans toute sa diversité car il faut en finir avec une classe politique qui est encore aujourd'hui trop largement composée d'hommes de plus de 50 ans et dont trop peu ont connu le monde du travail il sera composé pour moitié de femmes y compris bien sûr à des ministères de premier plan enfin les responsables que seront les ministres seront en charge de leur ministère de leur administration avec une feuille de route claire parce que là aussi il faut en finir avec en quelque sorte un président qui serait responsable de tout où la Chambre d'appel des desideratas de chacun c'est le premier ministre qui les animera et qui sera responsable de ce que les orientations que j'aurais fixées soient suivies et que les objectifs que j'aurais fixés soient atteints par exemple j'ai donné une feuille de route claire en matière de dépenses publiques et bien il appartiendra à chaque ministre d'être en charge des mesures à prendre pour réduire justement ses dépenses qu'il s'agisse de dépenses d'intervention de l'organisation de son ministère de sa fonction publique ou de ses achats aujourd'hui nous sommes dans un régime ou une forme d'irresponsabilité politique ministérielle s'est installé si est substitué une forme d'hyper responsabilité du Président de la République ce n'est ni le sens de nos institutions ni ce qui permet dans la durée de redresser notre pays ce gouvernement pourra s'appuyer sur une majorité parlementaire elle sera obtenue grâce à la cohérence dont les Français ont toujours fait preuve si c'est notre projet qui est choisi il ne fait pas de doute que les Français iront jusqu'au bout de leur choix et nous donnerons les moyens de l'appliquer je rappelle que l'on nous a opposé à peu près chaque étape de notre démarche l'impossibilité supposée de la franchir lorsque l'on n'a pas derrière soi une machine partisane ou bien l'expérience ou que sais-je encore or je constate que nous sommes aujourd'hui la première force militante de France avec plus de 230 000 adhérents 8000 événements depuis le début du mois de mars seulement nous sommes la première campagne présidentielle intégralement financée par nos concitoyens et capable de lutter à armes égales avec les parties traditionnels qui reçoivent plus de 20 millions d'euros de subventions publiques par an nous n'avons pas obtenu 500 parrainages d'élus mais plus de 1800 et je dois vous avouer que je suis stupéfait de voir qu'enfant encore de nombreux responsables commentateurs prétendent ou espèrent que nous serions dans l'incapacité d'avoir une majorité parlementaire nous sommes la seule formation qui accueille chaque jour des soutiens quand le candidat du Parti socialiste est soutenu du bout des lèvres par la majorité des siens quand le candidat des républicains fait campagne sans ses compétiteurs de la primaire qui ont déserté le champ de bataille la question de la majorité ne se pose pas à nous elle se pose à ceux qui voient leur soutien se réduire comme peau de chagrin elle se pose à ceux qui ont déjà des frondeurs avant même les élections législatives voici comment nous allons parvenir à constituer cette majorité parlementaire outre l'argument de cohérence que je viens d'évoquer nous obtiendrons cette majorité grâce à la qualité de nos candidats j'ai noté le mépris que pouvait avoir certains devant l'idée que des citoyens puissent aspirer à devenir des responsables politiques les citoyens peuvent s'exprimer sur internet ils ne sont jamais simplement Internet il y a en effet aujourd'hui 14000 candidatures qui ont été recueillis de manière parfaitement égalitaires et je m'en félicite ce qui veut dire que des parlementaires en place ont soumis leurs candidature en ligne sur internet comme l’ont fait tous nos concitoyens je considère que c'est une forme de santé démocratique et je m'en félicite là où d'autres préfèrent se réfugier derrière les figures qui existent déjà quand bien même elles auraient failli et donc nous aurons aujourd'hui des candidats qui seront pour moitié issus de la société civile ces 14000 candidatures sont en cours d'examen dans les prochaines semaines la Commission nationale des investitures aura achevé son travail et je veux ici l'en remercier remercier son président pour le travail extrêmement conséquent qui a été conduit durant ces dernières semaines qui est inédit dans notre vie politique mais qui était à la hauteur de la refondation que nous sommes en train de construire de bonnes foi toutes ces candidatures ont été examinées et sont en train de faire justement apparaître des profils je peux déjà vous dire que ces candidatures sont d'une qualité remarquable quel signe concrètement le retour de la société civile à la politique et ce sera à ce titre une grande bouffée de renouveau à l'Assemblée nationale et je voudrais ici qu'on sorte de cette schizophrénie collective où chacune et chacun inspire sans cesse renouveau pour ne le chercher que dans le visage des anciens ce qui est en train d'être fait c'est un renouvellement en acte et en vérité et c'est cela que nous portons ensuite ces candidats seront pour moitié des femmes pas parce que nous craignons des amendes parce que nous pensons que c'est une bonne chose et afin que les femmes ne représentent pas simplement la moitié des candidats mais bien la moitié de nos élus ces candidats seront exemplaires en termes de probité aucun candidat détenteur d'un casier judiciaire B2 ne pourra être investi aucun candidat ayant fait l'objet d'une peine d'inégligibilité ne pourra être investie nous sommes aujourd'hui les seuls n'ont pas le promettre pour dans 5 ans à le pratiquer pour aujourd'hui nos candidats seront représentatifs du pluralisme politique de notre mouvement ce qui nous conduira à investir pour l'autre moitié de candidat des citoyens qui pourront avoir déjà été élus et qui seront issus de la gauche de l'écologie des radicaux du centre de la droite car de la même manière que nous proposons une transformation en profondeur de notre pays et une refondation de notre modèle social la majorité que nous sommes en train de construire sera radicalement différente de celles qui se sont succédées depuis plus de 40 ans et là aussi je veux être parfaitement clair ce ne sera pas une majorité de circonstances ni la réunion de minorité ayant chacune leur agenda ce sera une majorité d'efficacité c'est pour cette raison que l'ensemble des candidats se seront engagés sur le contrat que j'ai proposé à la nation et que c'est une condition même de leur investiture très concrètement cela signifie que par vague successives dans les prochaines semaines et d'ici au lendemain du second tour de la présidentielle nous investirons 577 candidats chacun de nos candidats sera investi sous la bannière de la majorité présidentielle et non d'une étiquette ancienne et devra se rattacher politiquement et administrativement à cette majorité notre mouvement est aujourd'hui ouvert mais cohérent et j'entends qu'il le reste il pourra y avoir des sensibilités différentes dès lors que l'accord sur les grands chantiers à conduire est total il n'y aura aucun accord d'appareil aucun accord avec des groupes chaque candidat à l'investiture devra se soumettre individuellement à la procédure que nous avons mise en place comme tous les citoyens qui l'ont déjà fait il est entendu que les candidats qui seront investis le seront au nom de la cohérence de leurs engagements et du soutien sans faille qu'il s'engageront à apporter à notre programme et à nos priorités tous nos élus devront se soumettre à des règles nouvelles de moralisation de notre vie publique à ce titre je me réjouis pour ma part de la réponse claire hier apporté par la Haute Autorité de transparence pour la vie publique suite à la saisine pour mon cas personnel par l'association anticorps qui a permis d'établir qu'il n'y avait aucun doute contrairement à ce que d'aucun se plaisent encore à rappeler aujourd'hui sur le patrimoine de votre serviteur mais pour le reste avant même l'adoption de toute loi de moralisation de la vie publique et de la vie politique qui fait partie de notre projet et de notre priorité je souhaite que l'ensemble des candidats qui seront investis respectent l'ensemble des règles d'ores et déjà édictées pas plus de trois mandats identiques successifs pas le droit d'embaucher des membres de sa famille cette règle est d'ailleurs écrite dans notre charte depuis le 1er jour d'existence dans marche et pas le droit d'exercer des activités de conseils en parallèle de son mandat à ce titre notre pratique là aussi anticipera le changement législatif que nous souhaitons porter pour conclure vous l'avez compris je suis heureux que notre démarche suscite un intérêt chaque jour grandissant le soutien des citoyens je m'en réjouis mais l'agenda caché des politiciens je m'en méfie nous n'avons pas fait tout cela depuis le 6 avril 2016 pour continuer à faire pareil ou à faire avec les mêmes je veux donc ici être là encore très clair avec vous et vous dire que tous les soutiens sont les bienvenus mais que aucun soutien ne m'empêchera de réformer et d'avancer je ne trie pas les soutiens pas plus qu'on ne trie les bulletins de vote mais un soutien vaut une voix pas une investiture pas une participation à la campagne pas une modification de notre programme j'imposerai si les Français me faut confiance le renouveau dans la méthode le renouveau dans les pratiques le renouveau dans l'équipe gouvernementale le gage de notre succès futur non pas dans la conquête du pouvoir mais dans la transformation de notre pays c'est notre liberté et notre liberté elle tient aujourd'hui au fait que nous ne devons rien à personne d'autre qu'au français je serai ainsi fidèle aux engagements que j'ai pris devant eux désormais les choses sont claires durant mes quelques 25 jours qui nous séparent du premier tour de l'élection présidentielle je n'exclus pas que d'autres responsables de la vie politique de gauche ou de droite s'expriment sur notre projet ou sur leur propre choix je ne serai pas le commentateur quotidien de ces prises de parole je veux consacrer les 25 jours restants avant le premier tour à convaincre les Français sur le fond pas à commenter l'actualité politique je veux consacrer ces semaines à venir à réunir le maximum de suffrages à faire en sorte de convaincre le maximum de français d'abord de se déplacer pour exprimer leur voix de les convaincre que le projet que nous portons et digne d'adhésion qu'il est porteur d'espoir et d'une vraie transformation du pays et je veux en particulier m'adresser au 40% de nos concitoyens qui se déclarent encore aujourd'hui indécis c'est à mes yeux la priorité des jours et des semaines de campagne à venir au-delà de toutes les vicissitudes ou de tous les commentaires de notre vie politique je vous remercie pour votre attention et je vais maintenant répondre à quelques-unes de vos questions il faut que quelqu'un est un micro bonjour Isabelle TF1 j'ai deux petites questions la première vous avez parlé de votre gouvernement et de votre premier ministre je vais pas vous demander son nom mais est-ce que il n'est pas exclu qui pourrait être issue de la société civile et la deuxième dans votre conclusion vous avez dit que vous alliez passer 25 jours à convaincre et comment expliquer vous que vous n'arrivez pas à avoir derrière vous une vraie adhésion justement sur 40% des gens qui se disent qu'ils ne sont pas encore sûr de votre nez pour vous est-ce que vous ne les rassurez pas qu'est-ce que vous pouvez leur dire alors je sur le premier le premier point je n'y répondrai pas au-delà de ce que j'ai déjà dit je privilégierai je privilégierai les compétences et l'expérience même si vous aurez noté que j'ai parlé aussi d'expérience politique pour la fonction de Premier ministre parce que compte tenu de sa nature compte tenu des contraintes parlementaires je pense que il est important d'avoir une bonne connaissance de notre vie politique pour le second point je parlais de celles et ceux qui ne se prononcent pour aucun candidat aujourd'hui mais vous me permettrez souligner que je n'ai pas le sentiment d'être le candidat qui suscite le moins d'adhésion aujourd'hui je garde beaucoup de lucidité et d'humilité jusqu'au dernier jour pour autant je ne me flagelle pas tous les matins donc dans les jours et les semaines qui viennent je vais continuer à porter le projet et convaincre et comme je veux essentiellement parler du fond de ce projet des mesures concrètes et de ce qu'elles emportent je veux passer le minimum de temps à parler des affaires des autres ou des sujets de majorité de vie politique il me paraissait légitime compte tenu des interrogations de les clarifier aujourd'hui mais pour ne pas avoir y revenir à chaque fois que je parle du fond et Monsieur vous dites vouloir incarner l'alternance est-ce que ça signifie que la composition du gouvernement exclua des membres d'anciens gouvernement par exemple sous François Hollande sachant que vous aviez laissé entendre que vous pourriez travailler avec Jean-Yves Le Drian première question et deuxième question sur un sujet annexe Jean-Luc Mélenchon exclu de participer au troisième débat quel est votre position astuce que vous le regrettez est-ce que vous direz au troisième débat merci sur le premier point vous avez bien compris que je prenais le renouveau des visages donc il s'applique pour l'équipe gouvernementale de manière très claire pour le deuxième point j'ai moi-même indiqué il y a plusieurs semaines la direction de France 2 le fait que le débat me paraissait tardif en étant organisé le jeudi soir ce qui est l'un des arguments repris pour autant je vais vous dire le fond de ma pensée sur ce sujet les débats sont utiles le débat à 11 est-il celui qui permet comme un single de faire ressortir les détails et les contradictions des programmes je n'en suis pas totalement persuadé mais je pense qu'ils sont attendus de nos concitoyens notre fonction est-elle de tourner chaîne après chaîne devant toutes les télévisions je n'en suis pas persuadé et donc pour ma part je souhaite m'en remettre au CSA dont c'est la fonction d'une part d'assurer le pluralisme notre vie politique et d'autre part d'organiser la vie médiatique et l'organisation entre les chaînes il est de tradition que le débat d'entre deux tours de la présidentielle soit coordonné en quelque sorte pour le compte des candidats par le CSA pour ma part je souhaite m'en remettre au CSA et je souhaite que le CSA puisse mettre autour de la table l'ensemble des chaînes pour que nous ayons un débat et un débat suffira à 11 et en tout cas pas un débat de dernière minute en effet quand est-ce qu'on connaîtra les premiers candidats investis pour les législatives et quand est-ce qu'on connaîtra les derniers c'est est-ce qu'ils seront désignés après le après le 7 mai et si oui dans quelle proportion et seconde question vous dites vous méfier de l'agenda caché des politiciens vous pensez à qui pour la deuxième question ils sont nombreux et je vous laisse en faire le tri mais nul à l'exclusive pour la première question je n'exclut pas d'avoir une première vague d'investiture dans les prochaines semaines et nous verrons je ne l'exclut pas sachant que pour moi la priorité des prochaines semaines c'est l'élection présidentielle et vous savez je crois au temps politique je clarifie les choses puisqu'elles ne sont ici demandées et que j'attends cette attente mais notre priorité sur les prochaines semaines doit être l'élection présidentielle la priorité suivante devra être l'organisation des élections législatives et la formation d'un gouvernement il ne faut pas jouer une étape avant d'avoir joué la première par contre il y aura une part qui sera mineure minoritaire de circonscription qui seront qui feront l'objet d'investiture le lendemain du deuxième tour comme d'ailleurs vous l'aurez noté la plupart des partis politiques d'ailleurs le prévoit bonjour Cédric Cédric pietralonga du monde vous avez dit que les candidats au législatives que vous allez investir ne devront l'être que sous l'étiquette en marche c'est un changement de discours jusqu'ici vous disiez que la double étiquette serait possible donc pourquoi ce changement il y a c'est à dire que vous demandez aux élus qui vous soutenez jusqu'ici et notamment un certain nombre de son dans cette salle de quitter leur partie ça veut dire très concrètement en effet pour ce que nous arrivons dans une nouvelle étape pour concrétiser la capacité à gouverner et à légiférer avec des sensibilités différentes mais dans une vraie cohérence que je souhaite qu'il y ait majorité présidentielle qui soit constituée et que en effet pour les parlementaires qui sont aujourd'hui qui appartiennent à des formations politiques qui soient le Parti socialiste l'UDI ou les républicains et qui souhaitent intégrer cette majorité présidentielle de le faire politiquement administrativement sous cette étiquette bonjour François Xavier bourneau Le Figaro pour revenir sur votre gouvernement vous avez dit vouloir former un gouvernement si vous êtes élu d'une quinzaine de ministres il y en a à peu près autant aujourd'hui est-ce que ça veut dire que vous ne nommerez pas de secrétaire d'État ou de ministre délégués ça veut dire qu'il y en aura un peu moins qu'aujourd'hui d'une part ça veut dire qu'il n'y aura pas de ministre délégué d'autre part et ça veut dire qu'il y aura quelques secrétaires d'État mais pour lesquels il n'y aura pas de compétences administratives et ministérielle affecté je m'explique je suis favorable à un modèle où le ministre est en charge de l'ensemble de son périmètre ministériel avec justement une attribution claire définie par le Premier ministre et ses services et que les secrétaires d'État sont affectés auprès du ministre pour alléger sa charge pour partager son action mais pas avec une compétence ministérielle et un décret d'attribution propre bonjour Francis brochet pour les quotidiens régionaux du groupe Ebra dans l'hypothèse ou si vous êtes élus vous n'avez pas de majorité absolue à l'Assemblée de députés en marche comment conseillez-vous de construire vos majorité est-ce que vous construisez une majorité stable en passant un accord avec tel ou tel groupe au pluriel ou est-ce que les majorités sont selon les textes selon les textes discutés et je viens de répondre à votre question je compte bien avoir une majorité stable non mais je veux dire de poser cette question à tout le champ politique je ne vais pas faire des majorités au taquet au cas par cas il y a eu dans notre vie politique une circonstance comparable en 1988 voilà où il y a eu une constitution à ce moment-là d'une majorité qui était fragile vous avez les outils constitutionnels qui vous permettent d'avancer et la capacité à convaincre et à parler pour autant permettez-moi de noter que dans notre vie politique ces questions que vous évoquez elles étaient soulevées au général de Gaulle en 58 à François Mitterrand en 80 à peu près dans les mêmes termes à chaque fois qu'il y a eu des renouvellements profonds ou des refondations je vais être simple avec vous si les Français ne veulent pas d'un renouvellement et d'une refondation de notre vie politique il ne mériront pas président de la République c'est leur choix le plus souverain mais permettez-moi de penser que si il décide de faire un tel choix impensable il y a un an pour beaucoup décrié par la plupart et considéré comme intenable par une large majorité c'est qu'ils ont bien l'intention 6 semaines plus tard de me donner les moyens de présider et de gouverner pour le FT deux questions vous dites un premier ministre donc j'imagine ça ne peut pas être une femme je parle de la fonction d'accord mais ça peut être une femme j'ai été très clair je me posais la question c'est mon hommage à cet égard à la sensibilité anglo-saxonne qui à ses vertus non je l'ai dit pour moi c'est avant tout un critère de compétence et d'expérience si possible j'aimerais que ça puisse être une femme ma deuxième question était concernant votre maintenant votre demande que les candidats législatives puissent avoir la bannière en marche est-ce que c'est ça va pas en dissuader certains notamment au centre droit qui quand même voit une façon il y a un mouvement d'alternance qui qui va peut-être se produire en tout cas qui a envie de se produire aux élections législatives donc si vous dites vous si vous vous imposez à vos candidats d'être sous votre bannière et c'est d'avoir un peu une une hésitation pour pour ces candidats à droite du coup être un peu le candidat du centre gauche ou la majorité de centre gauche je vais vous dire très clairement je n'aspire pas à être un président de la Quatrième République donc je conçois que beaucoup aujourd'hui ont conscience que les choses étant en train de changer il cherche à recréer en quelque sorte des chapelles politiques dans l'organisation existante simplement moi je veux de la cohérence pour agir je veux de l'efficacité je vais très franc avec vous les états d'âme des uns et des autres ne sont pas ma priorité ma priorité c'est de convaincre les Français de gagner cette élection et ensuite de pouvoir mener une politique à la hauteur des attentes des Français je les vois tous les jours nos concitoyens ils veulent de l'efficacité et donc je veux une majorité d'efficacité donc je veux simplement des femmes et des hommes qui sont prêts à aller derrière cette bannière majorité présidentielle deux dernières questions oui Michel rose de retard vous avez souhaité nommé des ministres de la société civile est-ce qu'il y a pas un risque de conflit d'intérêt si par exemple on nomme un ancien banquier ministre des Finances je vous vise pas mais maintenant vous avez raison d'autant que je n'ai jamais été ministre des Finances donc voilà ou alors un professionnel de l'industrie pharmaceutique en tant que ministre de la Santé voilà comment est-ce que vous essaierez de d'éviter ce genre de conflit d'intérêt de manière simple d'abord le conflit d'intérêt il se traite le cœur du conflit d'intérêt qu'on ne traite pas aujourd'hui c'est de pouvoir avoir des agir dans le secteur privé tout en étant dans la sphère publique ce à quoi nous avons encore assisté ces dernières semaines le coeur du conflit d'intérêt c'est de pouvoir être parlementaire et de conseiller des intérêts privés ça c'est un conflit d'intérêt parce qu'il y a contemporainéité de l'action publique et de l'action dans le privé donc d'abord réglons le cœur du conflit d'intérêt qui existe aujourd'hui ensuite je souhaite pour ma part qu'il y ait des femmes et des hommes qui viennent de la sphère privée qui ont des compétences dans celle-ci et qui acceptent de les mettre pour quelques années au service de la sphère publique mais ça se fait de manière simple on déclare dès le début quels sont les intérêts en jeu ce pourquoi on a travaillé ce qu'on a fait on le rend public on se lit les mains sur certains dossiers si vous avez quelqu'un qui a été par exemple qui a eu des fonctions dans l'industrie et qui devient ministre de l'Économie et de l'industrie bien il déclare l'ensemble de ces intérêts passés de ces intérêts restants y compris d'ailleurs sur le plan patrimonial ce que fait aujourd'hui chacun au devant la Haute autorité et il n'aura pas à connaître de certains dossiers qui ont constitué sa vie passée ou ses intérêts nous avons connu des ministres de l'économie qui venait du secteur privé qui ont su faire cela et nous l'avons gérer je pense qu'il faut pas tout confondre sinon ça veut dire qu'on décide de professionnaliser la vie politique intégralement et je pense le contraire je pense que si on professionnalise la vie politique et bien ça n'est pas compatible avec le nom cumul des mandats tel qu'il a été voté et le nom cumul dans le temps et ensuite je pense que c'est ce qui construit la déconnexion de nos responsables politiques qu'ils soient législateur ou gouvernement à l'égard des préoccupations de nos concitoyens et de la réalité des secteurs donc ça se règle dès le début avec une déclaration moi je suis favorable à ce que d'ailleurs ces déclarations comme ces Tolka aujourd'hui soit rendu public et qu'il puisse y avoir un débat parlementaire qui n'a pas une valeur bloquante parce que notre Constitution est ainsi faite que c'est le président qui nomme sur proposition du Premier ministre mais qu'on puisse organiser d'ailleurs un débat pour que devant le Parlement il y ait évocation de tous ces sujets de manière très transparente et extrêmement clair pour lever tout soupçon est-ce que toute le but de cette conférence de presse n'est pas de fermer la porte à Manuel Valls c'est à dire de avant qu'il prenne une initiative pour pas avoir lui fermer la porte à la figure non je ne ferme la porte à personne comme vous l'avez noté puisque d'ailleurs j'invite toutes celles et ceux qui souhaitent se rallier sur les bases indiquées à le faire de manière très claire simplement cette conférence de presse elle est organisée en effet avant de des décisions à venir pour les uns et des décisions passées pour les autres et une chronique quotidienne que je note parce que nous partageons ce quotidien chers amis ou je constate que une grande partie des questions qui me sont posées quel que soit l'endroit l'endroit où je me trouve où les sujets que je soulève à avoir justement avec ces ralliements des uns ou des autres pour ça que je me devais de faire c'est clarifications sémantique ce sont la plupart des soutiens d'organisation du gouvernement et d'organisation de la majorité je ne sais pas les choix qui sont à venir pour les uns et les autres j'ai juste dit étant candidat à l'élection présidentielle et en charge non seulement d'une action mais aussi d'une majorité à venir quels étaient les règles que nous entendions justement faire respecter parce que ce ne sont pas les décisions des uns ou des autres qu'elles soient passées ou à venir qui détermineront ni la constitution de cette majorité présidentielle ni son fonctionnement ni la composition du gouvernement il est bon vous savez dans ces périodes d'être extrêmement bienveillant je l'ai toujours été vous ne m'avez jamais entendu tenir de propos agressifs à l'égard d'un tel ou un tel ou faire siffler dans mes meetings d'être en même temps très clair moi j'aspire à présider je n'aspire pas à diriger un mouvement politique complexe je n'aspire pas à composer des équilibres politiques multiples j'aspire à présider pour être efficace et répondre aux problèmes du pays et dans ce contexte là dans une campagne faite de beaucoup de soubresauts il est parfois bon aussi de savoir être maître des horloges c'était l'objet de cette conférence merci pour votre attention merci beaucoup
Emmanuel Macron