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Podcast / conversationTanguy Lacroix· 10 septembre 2024 12 minAutoproduitDivertissementNumériqueInstitutions & électionsCulture, médias & sport

JOURNALISME ET POST-VÉRITÉ - Alexandre Joux (et d'autres)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:56Invité politiqueFait
    « Marc Zuckerberg disait qu'avec Facebook son but est de créer un journal parfaitement personnalisé pour chaque utilisateur »
  • 6:25Invité politiqueFait
    « on assiste par exemple à l'émergence du Brain content dans les nouveaux médias il s'agit de contenu sponsorisé qui brouille les pistes entre journalisme et publicité »
  • 9:17Invité politiqueFait
    « le fact checking est une activité chronophage pour les journalistes et même avec une grande rédaction il est impossible de s'atteler à débunker chaque fausse information publiée en ligne »

Temps de parole

  • Alexandre Joux100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Alexandre Joux

bonjour à tous Aujourd'hui je vais vous parler du livre journalisme et postvérité un ouvrage collectif écrit par 17 journalistes et chercheurs venant de différents pays je vais résumer les principales idées du livre qui me semblent intéressantes et je vous encourage à le lire entièrement si vous souhaitez aller plus loin en France la presse se massifie au 19e siècle depuis la Révolution française elle est avant tout une presse d'opinion des journaux de la Révolution française jusqu'à Émile Zola et Georges clémenau les journaux représent une diversité d'idées et anime le débat public en commentant l'actualité ceux qui contribuent sont des écrivains des philosophes des hommes politiques bref des gens dont le journalisme n'est pas l'activité principale mais un moyen de s'exprimer au 20e siècle le reportage l'interview et la photographie de presse deviennent récurrents dans les journaux et des intellectuels font du journalisme leur activité principale au lendemain de la Première Guerre mondiale on essaie de dépasser le journalisme d'opinion et on recherche la vérité pour cela on s'inspire du modèle anglo-saxon qui a davantage tendance à éviter tout commentaire sur les faits et surtout on créé la première charte de déontologie du journalisme en 1918 dans ce contexte les journaux rapportent des faits sans commentaires et ces faits servent de base au débat public animés par les militants et les politiciens qui eux font de la communication Hubert bvmery le fondateur du journal Le Monde disait à ses journalistes un sujet un verbe un complément pour ajouter un adjectif il vous faudra ma permission il y a à ce moment-là dans les démocraties une relative confiance entre le public et les médias au fil du 20e siècle on préfère peu à peu le terme d'objectivité à celui de vérité mais les auteurs du livre tempèrent en disant ceci l'objectivité deviendra un mantra professionnel chez les journalistes ces règles étant celle de la prise en compte de la diversité des points de vue de la stricte séparation des faits et des commentaires ou encore l'exigence d'un style le plus neutre possible autant de moyens de se tenir à distance de la subjectivité du journaliste autant de moyens aussi pour la presse industrielle de masse de toucher le public le plus large possible autant d'incitations également pour cette même presse de relayer d'abord la parole des institutions et plus largement celle de sources assermenté l'objectivité des journalistes est de ce point de vue plutôt conservatrice on n'est pas toujours les bienvenus BFM TV et que moi je me pose la question je suis un journaliste de BFM TV pourquoi qu'est-ce qu'on a fait de mal qu'est-ce que j'ai fait de mal qu'est-ce qu'on a dit qu'il ne fallait pas dire je pense qu'on est d'une d'une objectivité et d'une impartialité totale et ça c'est important de le dire aussi non mais c'est important de le dire au G les on a des jeunes journalistes qui sont traumatis ce que vous voulez c'est cas je parle pas au 21e siècle les réseaux sociaux amènent une nouvelle mutation le rythme s'accélère les quotidiens n'écrivent plus seulement pour l'édition du lendemain mais aussi pour la publication en ligne le jour même la multiplicité de l'information et de la communication en ligne noie les journaux qui doivent redoubler d'effort pour publier massivement avec les réseaux sociaux les politiciens et les militants peuvent communiquer directement avec le public et émettre leurs propres information sans passer par les médias et donc sans que leur parolle puissent être tempéré par un journaliste ou mise à égalité avec un adversaire au plaisir simple les fraises on assiste aussi un mélange des genres avec l'émergence de journalistes militants ou de militant journalistes de tous les bords politiques le livre s'intéresse plus particulièrement au cas de tahabafs c'est c'est c'est c'est fait pour poser une barrière entre eux et moi en disant que bon il est journaliste mais pas trop quand même c'est pour éviter de tacher leur prestige eux qui sont qu'est-ce que qu'est-ce que'est qu'est-ce que serait leur position de privilège si moi j'étais journaliste au même titre que finalement le petit robot de 22 ans qui n'a pas fait d'études la vérité c'est que il y a pas de enfin je veux dire il y a pas de journalisme militant dans dans dans le c'està dire que quand on fait un papier on a un objectif on a un angle on a choisi de un sujet et pas un autre et à partir du moment où on a fait ce choix d'angle ce choix de sujet on a fait un choix politique on veut raconter quelque chose on a un objectif quand on écrit ce papier donc c'est faut de dire aujourd'hui qu'il y a des journalistes neutres et des journalistes politiques enfin des journalistes politisés ou militants donc voilà je crois que je suis et ça je l'ai déjà dit je quitte à me répéter je crois que je suis pas plus journaliste militant je suis pas plus militant qu'un journaliste du du point qu'un journaliste de de BFM TV Eric Zemmour on lui accorde bien le Titre de Journaliste ce nouveau contexte informationnel nous mène à ce qu'on appelle l'airpost vérité des démocraties l'airpost vérité c'est lorsque les appels à l'émotion des politiciens et militants deviennent plus influents sur l'opinion publique que l'information vérifiée des journalistes les réseaux sociaux favorisent cela Marc Zuckerberg disait qu'avec Facebook son but est de créer un journal parfaitement personnalisé pour chaque utilisateur dans ce paradigme une bonne information n'est ni une information juste et vérifiée ni une information utile mais un propos qui plaît à l'utilisateur en correspondant à ses goûts ses croyances ses intérêts et ses émotions et ce sans souci d'exactitude ou de bonne foi dans le cas de Twitter une bonne information c'est une information qui fait réagir et là encore pas forcément une information vérifiée ou utile alors ce qui va structurer le pas public ce n'est plus les informations vérifiées et hiérarchisées par les journalistes mais les informations fausses ou tronquées faisant réagir les gens les utilisateurs des réseaux sociaux se rassemblent en microsphère publique d'utilisateurs aux opinions politiques proches ces sphères fonctionne en chambre d'éco qui font raisonner les informations vrai ou non émanant principalement des personnalités politiques et des influenceurs la politique en ligne devient une bataille de chambre d'éco ainsi les algorithmes des réseaux sociaux forme une cage intellectuelle qui font mentir les promesses de pluralisme et de liberté d'internet dans notre contexte il y a une méfiance des citoyens envers les médias notamment par la critique du manque d'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et surtout du pouvoir économique on assiste par exemple à l'émergence du Brain content dans les nouveaux médias il s'agit de contenu sponsorisé qui brouille les pistes entre journalisme et publicité cela n'aide pas du tout à garder la confiance du public envers la presse selon les autres ce manque de confiance et d'intérêt envers la presse s'explique aussi par une désincarnation des citoyens dans l'espace médiatique remplacé par l'hypertraitement de l'individu sur le modèle de la téléréalité ou des influenceurs alors qu'est-ce que cela veut dire tout simplement on observe une diminution des moyens financiers et humains dans les rédactions qui se traduit par moins de reportag de terrain et moins d'investigation qui étaient les genres les plus populaires et les plus vus comme sérieux dans la presse et à l'inverse on a davantage d'analyse de données de commentaires de débats de réseaux sociaux ou encore de talksh dans les médias audiovisuels cela donne une presse qui finalement est vue comme n'ayant pas beaucoup de plusvalue par rapport à ce qui se fait sur les réseaux sociaux puisque effectivement quand on voit une émission de Cyril hanuna ou une émission des Grandes Gueules on peut se demander quelle est la différence avec Twitter les auteurs en viennent à se poser une question les journalistes doivent-ils quit les réseaux sociaux et oui les journalistes ne sont pas des acteurs à part des réseaux sociaux ils y sont massivement présents notamment sur Twitter cela leur permet de résoter entre collègues ou avec différents acteurs du débat public mais aussi d'être suivi par une communauté de lecteurs ainsi il joue le jeu de ses plateformes qui favorisent des contenus douteux et anxiogènes tout en les critiquant de plus sur ses réseaux ils sont régulièrement victimes d'insulte de menac ou de cyberhcèlement en jouant le jeu de ces plat forme les médias leur ont apporté une certaine crédibilité pendant plusieurs années Facebook avait un onglet d'actualité où des médias professionnels était mis en avant cela permettait à Facebook de se racheter une virginité après le scandale des Cambridge Analytica en essayant d'avoir l'air d'une plateforme sérieuse et soucieuse de la qualité de l'information malgré tout les réseaux sociaux présentent aussi d'indéiables vertus ils permettent un contact direct entre les lecteurs et les journalistes sans passer par un courrier des lecteurs ou un mail à la rédaction ils permettent aussi de médiatiser des sujets qui seraient passés sous les radars de la profession et de mettre en avant des lanceurs d'alerte et si les réseaux sociaux font circuler des fake news ou des informations tronquées à vitesse grandv cela permet tout autant de faire circuler le dbun casage de ces fake news tout aussi rapidement ainsi apparaît le fact checking les médias de fact checking cherchent à diffuser largement en reprenant les codes des réseaux sociaux notamment par de gros titres agicheur ou de courtes vidéos dynamiques face à l'air postvérité le livre propose plusieurs pistes mais en expliquant aussi leurs limites premièrement il faut continuer à faire du débunkage de fausses informations mais cela sera toujours vu comme quelque chose de vertical venant de journalistes qui prétendraient détenir la vérité le livre reconnaît que les fact checkers ne manquent pas de sélectionner les informations qu'ils veulent disqualifier la vérité qu'il proclame étant aussi toute politique de plus le fact checking est une activité chronophage pour les journalistes et même avec une grande rédaction il est impossible de s'atteler à débunker chaque fausse information publiée en ligne deuxièmement il faut inclure le public dans cette démarche par exemple le data journalisme consiste à faire des analyses de données et à laisser les sources en libre accès pour permettre au lecteur de faire la démarche de vérification mais cela est très chronophage pour les utilisateurs alors peu font cette démarche j'ajoutterit que même si le livre critique les réseaux sociaux et notamment Twitter il faut reconnaître que ce réseau social a mis en place un système de communauté des notes pour permettre aux utilisateurs de faire une sorte de revue par les paires sur les tweets ce qui rentre dans cette logique d'inclure le public dans la démarche de Fat checking la limite c'est que certains fakees ne sont pas forcément à Notter ou pas suffisamment vite il peut arriver que certaines notes soient mal sourcées ou à côté de la plaque par exemple avec des sources scientifiques trop vieilles qui ont été dépassé et qui ne font plus consensus troisièmement il faut faire de l'éducation au médiia dans les classes je cite le livre savoir s'informer est devenu une arme dans le parcours initiatique d'un individu on ne peut plus balayer d'un revers de main l'information en prétendant que ça n'intéresse pas on ne va plus à l'information l'information vient à nous nous sommes bombardés de notifications d'imag et de conversation dans les cours d'école qui nous aspirent ne pas être passif devant tous ces flux et savoir les gérer en distinguant le fiable du baiser est un atout pour avancer dans la vie mais la limite de l'éducation au médiia c'est que les salles de classe n'échappe pas à l'air postvérité le livre donne l'exemple de Samuel paatti à un professeur faisant un cours d'éducation au médias dans sa classe et qui finira victime de fake news venant des parents d'élèves ces fake news ont enflammé Facebook dans sa commune s'en su un énorme emballement et vous connaissez la suite l'airp vérité c'est tout ça que ce soit dans les élections dans la couverture de guerre ou dans des affaires comme le pizza gate ou l'assassinat de Samuel paatti les fake news et la istion de la société produisent des effets concrets sur la vie politique il est donc important de prendre en compte tous ces problèmes structurels dont personne n'a encore trouvé de solution miracle c'est la fin de cette vidéo et pour finir j'ai envie de faire la promotion d'un petit réseau social français qui a pour but justement d'établir des relations saines entre ses utilisateurs et de favoriser le débat ce réseau il s'appelle quiss je suis présent deessus et vous pouvez m'y rejoindre