Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 29 juillet 2017 57 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Macron : la République des apprentis #cdanslair 29.07.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 53 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce que oui, il y a un problème d'amateurisme chez les élus de La République en marche ?

  • 2:52RelanceRéponse directe

    Jérôme Sainte-Marie, vous parliez de 75% de nouveaux députés, est-ce que cela explique l'amateurisme ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Rémi Godot, est-ce que l'image d'amateurisme est un problème pour la majorité ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Isabelle Véramasson, est-ce que les couacs sont dus à l'amateurisme ou à des choix politiques ?

  • 6:55OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il n'y a pas un peu de misogynie dans les critiques envers les nouvelles députées ?

  • 8:36RelanceRéponse directe

    Pourquoi ces députés sont-ils si souvent pris en flagrant délit de couacs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:26PrésentateurChiffre
    « Il y a 431 nouveaux députés sur 577, c'est un record absolu, 75% de l'Assemblée. »
  • 3:00InvitéFait
    « Députés de la République en marche qui n'ont jamais exercé aucun mandat. »
  • 9:36PrésentateurFait
    « Un amendement sur la moralisation de la vie publique vient d'être voté dans la douleur. »
  • 16:11InvitéFait
    « Richard Ferrand est englué dans un scandale qui est celui de la mutuelle de Bretagne. »
  • 24:56PrésentateurFait
    « Le groupe En Marche vote contre un article de sa propre loi. »
  • 28:31InvitéFait
    « On va plus pouvoir recruter sa femme et son mari. »
  • 31:01InvitéChiffre
    « 277 emplois en jeu. »
  • 34:36InvitéFait
    « C'est Bruno Le Maire et c'est le gouvernement qui pilote. »
  • 35:12PrésentateurFait
    « Le député n'est pas un élu local, il ne représente pas la Creuse. »
  • 36:40PrésentateurChiffre
    « Il y a une baisse assez importante d'Emmanuel Macron dans les sondages. »
  • 44:35PrésentateurChiffre
    « C'est 24% au premier tour de la présidentielle. »
  • 49:05InvitéFait
    « D'abord accusé de favoritisme pour l'organisation d'un voyage du candidat Macron à Las Vegas. »
  • 49:15InvitéFait
    « La ministre du travail est aujourd'hui attaquée sur des stock options empochées chez Danone après un plan de licenciement. »
  • 52:52InvitéChiffre
    « En deux ans, Madame Pénicaud a gagné 4 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Invité17 %
  • Invité 210 %
  • ?5 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

≈ 19,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Bonsoir à tous. Emmanuel Macron serait-il mal entouré avec des équipes novices en politique ? Les députés de sa majorité ont multiplié les bourdes et les couacs cette semaine à l'Assemblée nationale avec des scènes parfois un peu ridicules, au point de s'attirer les foudres et les moqueries de ceux qu'on appelle désormais les anciens. Mais on note surtout l'absence de poids lourd dans la majorité présidentielle capable de répondre aux attaques de l'opposition, laissant un Emmanuel Macron en première ligne et qui du coup commence à chuter dans les sondages. C'est le sujet de cette émission de ce «

0:41
Locuteur

C

0:41
Présentateur

'est dans l'air » que nous avons décidé d'intituler ce soir « La République des apprentis ». Alors pour répondre à vos questions, SMS et Internet, nous accueillons sur ce plateau Jérôme Sainte-Marie. Vous êtes politologue et directeur de l'Institut Pauling Vox. Rappelons votre dernier ouvrage, le nouvel ordre démocratique aux éditions du moment. Nous accueillons Isabelle Véramasson. Vous êtes directrice de recherche au CNRS

1:01
Locuteur

et

1:02
Présentateur

vous dirigez le laboratoire communication et politique à l'Université Paris-Dauphine. Nous accueillons Rémi Godot, vous êtes rédacteur en chef à l'Opinion et enfin Éric Ackman. Vous êtes reporter politique à Paris-Match. Première question, est-ce que oui, il y a un problème d'amateurisme chez les élus de La République en marche

1:19
Locuteur

? Alors

1:20
Présentateur

ça dépend de quoi on parle en fait,

1:21
Locuteur

puisque

1:21
Présentateur

effectivement il y

1:22
Locuteur

a

1:22
Présentateur

eu un très fort renouvellement pour cette Assemblée nationale. Je crois qu'il

1:26
Locuteur

y

1:26
Présentateur

a 431 nouveaux députés sur 577. C'est un record absolu, 75% de l'Assemblée. La fois précédente c'était uniquement 40% de l'Assemblée qui avait été renouvelée et la législature encore précédente c'était uniquement 25%. Donc là effectivement 75% de nouveaux députés, c'est impressionnant. Et ça amène parfois cette impression d'amateurisme, d'autant plus que ces nouveaux députés souvent sont des nouveaux élus tout court. C'est des gens qui n'ont pas d'expérience politique. Mais ça ne tient pas uniquement à cela. Parce qu'on voit par exemple que certains groupes, je ne parle pas du groupe socialiste,

1:59
Locuteur

ce

1:59
Présentateur

qui reste du groupe socialiste, la Nouvelle-Gauche et du groupe LR qui eux sont souvent d'anciens députés, expérimentés, mais même un groupe assez neuf comme le groupe de la France Insoumise ne donne pas cette même impression. Parce qu'on a affaire à des gens qui ont fait de la politique depuis des décennies, qui sont intervenus dans des congrès de l'UNEF, dans des groupuscules, etc. et qui donc sont allés, en quelque sorte, ont été testés au combat, si vous voulez, au combat politique. Et donc savent se tenir et savent également faire face à la bronca, par exemple. Tandis qu'inversement...

2:29
Locuteur

Prendre

2:29
Présentateur

la parole. Absolument. Tandis qu'on sent bien qu'il

2:31
Locuteur

y a

2:31
Présentateur

beaucoup de députés en marche qui sont un petit peu comme intimidés. Dernier facteur, il y a aussi le fait que comme ce groupe est ultra majoritaire, au fond il n'est pas tenu par une espèce de risque, en quelque sorte, que le texte ne tienne pas. Et donc il y

2:44
Locuteur

a

2:44
Présentateur

probablement une forme de laisser-aller qui s'est installée pour cette raison-là. Donc ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Présentateur

pas uniquement de

2:49
Locuteur

l

2:49
Présentateur

'amateurisme, c'est aussi un problème politique plus profond. Eric Ackman. Alors j'abonde au sens de Jérôme Sainte-Marie, 169

2:56
Invité

députés de la République en marche qui n'ont jamais exercé aucun mandat.

3:00
Locuteur

Il

3:00
Invité

faut aussi rappeler que c'est la première assemblée issue du non-cumul

3:04
Présentateur

et de l'application de la loi de 2014

3:07
Locuteur

qui

3:07
Présentateur

veut qu'on ne se présentait pas si on était maire en même temps ou si on dirigeait

3:14
Invité

un

3:14
Présentateur

exécutif.

3:14
Locuteur

Et souvent

3:14
Présentateur

les députés ont gardé leur mandat de maire et donc ça a laissé des places libres pour être député.

3:20
Invité

Voilà. J'ajouterais quelque chose qui est constitutif un peu aussi de la République en marche. Moi je suis assez frappé quand je discute avec eux,

3:28
Locuteur

c

3:28
Invité

'est que déjà ils ne se connaissent pas. Entre eux, ils ne se connaissent pas toujours. Ils ne savent pas quel est le député en marche de tel territoire.

3:36
Locuteur

Ils

3:36
Invité

sont tellement nombreux qu'ils n'ont pas eu encore le temps de créer entre eux une affinité qui peut servir quand même quand on est dans le combat politique. Et j'ajouterais une chose, c'est que contrairement par exemple à la grande vague de renouvellement de 1981,

3:49
Locuteur

c

3:50
Invité

'est des gens qui n'ont pas de culture politique commune, qui n'ont pas de passé politique commun. On se souvient en 1981 que nombre de députés ont déjà suivi François Mitterrand depuis de longues années, pour certains, ont déjà l'expérience de la campagne de 1977, de 1978. Ils sont déjà patinés, je dirais, au combat idéologique de l'époque. Et donc ils ont des repères communs, ce que n'a pas aujourd'hui la

4:17
Locuteur

République

4:18
Présentateur

en marche. Rémi Godot. Alors c'est vrai que si on parle en termes d'images renvoyées, il y a un problème d'amateurisme. Est-ce que c'est un problème ? Il y a une image d'amateurisme, est-ce que c'est un problème ? Il y a une chose qui va dans le sens du gouvernement, c'est que je pense qu'on est avec des gens en antisystème, qui se proposent de renouveler la vie politique, donc qu'il y

4:37
Locuteur

a

4:37
Présentateur

une sorte d'indulgence. On l'a vu dans d'autres pays européens, où les antisystèmes vraiment se plantent sur certains sujets, et il n'empêche qu'il y

4:46
Locuteur

a

4:46
Présentateur

une sorte d'indulgence, parce qu'ils sont novices, on l'accepte. Mais ensuite, il y

4:51
Locuteur

a

4:51
Présentateur

quand même un gros problème, parce qu'une des promesses d'Emmanuel Macron, c'était le renouvellement, et même mieux, c'était l'idée que le renouvellement allait entraîner une meilleure efficacité, l'idée que le renouvellement, ça serait des gens plus vertueux. Or là, on se pose la question. On se dit, oui, il y a une sorte de renouvellement, mais pour l'efficacité, tous les couacs qu'on a vus au Parlement commencent à faire douter de l'efficacité de cette majorité. Si c'est vrai, comme elle est très large, les lois vont être votées, donc en termes de résultats, on obtiendra quelque chose.

Mais en termes de communication, déjà l'image autour de la loi sur la moralisation de la vie politique était censée redonner du crédit, de la confiance envers la classe politique. On a eu des images, qui ne sont pas à mettre qu'à décharge de la République en marche, mais on a eu quand même des images qui n'allaient pas forcément dans le sens d'une meilleure image de la classe politique. Isabelle Véramasson, et ensuite, on va voir justement ces couacs et ces images dont on parle.

5:53
Invité

Oui, je crois que beaucoup de choses auront été dites, et on voit bien qu'à la fin, on glisse de la question des couacs au niveau parlementaire à la question plus lourde de la politique, c'est-à-dire des lois qui ont été présentées. Vous-même, vous avez parlé de la baisse de la popularité d'Emmanuel Macron. Est-ce que c'est dû aux couacs de l'Assemblée nationale ? Je ne crois pas. Je crois qu'on est allé assez vite sur les questions de fonds, sur les questions d'impôts, sur les questions d'austérité. de retour sur un certain nombre d'avantages.

6:22
Locuteur

Et

6:22
Invité

que c'est cela, sans doute, qui coûte très cher. Maintenant, la question de la nouveauté, il faut en parler, nous allons en parler ce soir. Et elle est à la fois dangereuse. On a parlé d'Emmanuel Macron comme le président des 40 couacs.

6:37
Présentateur

Du

6:38
Locuteur

couac 40. Du

6:38
Invité

couac 40.

6:39
Locuteur

Voilà.

6:39
Invité

Donc, on voit bien qu'on mélange la politique avec la communication. On peut à la fois, on ne peut pas blâmer des nouveaux d'être nouveaux. On ne peut pas...

6:49
Locuteur

Ils ont les défauts de leur qualité.

6:50
Invité

Ils ont les défauts de leur qualité. Ils sont plus jeunes. Ils sont plus féminins. Ils sont...

6:55
Locuteur

Est-ce qu'il n'y a pas

6:55
Présentateur

un peu... Alors, pour rebondir là-dessus, Christophe Castaner dit qu'on est face à des vieux briscards, parlant des anciens qui se moquent, un peu misogynes. Autrefois, c'était très masculin, l'Assemblée nationale. Maintenant, les femmes, on est quasiment à la parité. Oui,

7:09
Invité

avec une parité qui est un peu... Comme toutes les parités, un peu imposées. Les femmes ne se sentent pas suffisamment légitimes pour apparaître dans l'espace public. Et on le sait, dans les propositions d'En marche, il n'y avait que 20% de femmes qui ont demandé à être... qui se sont présentées...

7:29
Locuteur

Spontanément.

7:29
Invité

Spontanément. Or, il a fallu en prendre 40%. C'est-à-dire que ça a été plus difficile de trouver des femmes, comment dirais-je, peut-être plus aguerries. Mais encore une fois, je pense que c'est important de le faire quand même et que les femmes vont apprendre comme les hommes exactement. Mais c'est vrai qu'il y a plus de difficultés quand on prend des gens plus jeunes, moins habitués et surtout, qui ne sont pas des vieux briscards de la politique.

7:52
Présentateur

Oui,

7:53
Locuteur

oui, je vous en prie. Je vois

7:53
Invité

que Jérôme

7:54
Locuteur

a envie de...

7:54
Présentateur

Juste un mot là-dessus. On ne peut pas dire ça. Enfin, ça me paraît très difficile de dire cela par rapport à la question des femmes puisque, d'une part, c

8:00
Locuteur

'est

8:00
Présentateur

un peu dévalorisant pour elles. Et puis je rappelle que des interventions très dures et très techniques ont été faites, notamment, je me pense à Delphine Bateau. Delphine Bateau a fait des

8:07
Locuteur

rappels au règlement. C'est une ancienne.

8:09
Présentateur

Donc c'est bien un problème de compétence, ce n

8:11
Locuteur

'est

8:11
Présentateur

pas un problème d'être femme ou

8:12
Locuteur

de... Non, ça veut dire que... Ça veut dire que vous avez... Il n'y a pas de

8:15
Présentateur

misogynie qui

8:16
Locuteur

se soit exprimée Non, ça veut dire que quand vous avez

8:18
Invité

moins de propositions de gens, moins de gens qui considèrent qu'ils peuvent tous être députés, c'est plus difficile ensuite de choisir des gens qui sont plus capés. C'est évident, c'est un problème statistique. Ça n'est pas du tout... Ça ne dit rien de la qualité des femmes et je pense qu'au contraire, elles vont apprendre comme l'a appris Delphine Bateau.

8:36
Présentateur

Alors, justement, cette semaine, on aura assisté à de nombreuses bourdes et autres scènes assez cocasses à l'Assemblée nationale. Des premiers pas hésitants, hasardeux, des députés de la République En Marche qui, évidemment, sont repris en boucle par les médias et sur les réseaux sociaux. Morceau choisi avec Sébastien Pouquet et Guillaume Biraud. Semaine houleuse à l'Assemblée nationale. Alors que les députés ont discuté la loi de la confiance pour la vie politique, les injonctions ont fusé de tous bords. Franchement, j'ai l'impression qu

9:07
Locuteur

'on

9:07
Présentateur

se fout de notre tronche, quoi. Vous avez le droit d'être hésitant, vous avez le droit d'avoir du doute aussi,

9:12
Invité

vous n'avez pas la science infuse. Il y a un mode de fonctionnement dans cette Assemblée que je ne comprends pas. On passe un temps fou à prendre des décisions incroyables. Tout ce qu'on vous demande, simplement, Madame la Présidente, qu'on puisse avoir le vote dans les conditions normales, ce qui ne s'est pas produit.

9:27
Présentateur

Entre couac et hésitation, l'Assemblée s'est donnée en spectacle ces derniers jours.

9:32
Locuteur

Et

9:33
Présentateur

tout a commencé en commission des lois le 19 juillet dernier. Un amendement sur la moralisation de la vie publique vient d'être voté dans la douleur. La Présidente de la Commission, Yael Brompivet, se lâche, croyant son micro fermé.

9:48
Invité

On a une responsable de texte inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur un chaisement. Naïma, elle fait ce qu'elle peut et on a un groupe qui dort.

9:56
Présentateur

Des propos durs que ce nouveau visage de l'Assemblée, avocate de formation, regrette bien sûr, mais l'intéressée avoue tout de même à demi-mot son manque d'expérience dans son nouveau statut.

10:07
Locuteur

C

10:07
Invité

'est vrai que c'était un moment qui était compliqué pour moi parce que c'est vrai que je me suis sentie très isolée. Et c'est pour ça que j'ai eu des propos malheureux mais qui reflétaient mon état d'esprit du moment. mais c'était très émotionnel en fait.

10:26
Présentateur

Après la commission,

10:27
Locuteur

c

10:27
Présentateur

'est dans l'hémicycle que les débats se tendent. Mardi, le député Bourlange quitte la séance après une altercation avec la vice-présidente. Merci madame la présidente. Et mercredi, séance bisutage pour une autre vice-présidente.

10:43
Invité

On en est là au rappel au règlement.

10:45
Locuteur

C

10:45
Présentateur

'est à

10:46
Locuteur

moi

10:48
Invité

qu'il appartient à monsieur Gossin de juger.

10:50
Présentateur

Un administrateur lui souffle les consignes à l'oreille.

10:53
Invité

Je donne la parole à madame Avia qui veut faire un rappel au règlement.

10:57
Présentateur

Des hésitations et des rappels au règlement ont rythmé la semaine. Entre autres, Delphine Bateau y a eu recours.

11:03
Invité

Nous souhaiterions que la suite de la discussion sur les articles et la suite des débats sur le projet de loi respectent les règles habituelles de l'Assemblée nationale. Il y a des règles dans la façon dont le débat est organisé, dont l'auteur de l'amendement a le droit de répondre à la commission et au gouvernement avant que l'amendement soit mis au vote. C'est des choses très très simples. Et ce qui est étonnant, c'est d'envoyer au casse-pipe des collègues qui sont nouveaux députés sans le... voyer leur donner le minimum d'informations sur la façon dont les choses doivent se dérouler.

11:39
Présentateur

Mais jeudi fut sans doute la journée la plus animée. La contestation des résultats d'un vote constitue une remise en cause de la présidente... Les

11:49
Locuteur

députés présents se plaignent d'un comptage trop rapide des votes à main levée.

11:53
Présentateur

Jean

11:53
Locuteur

-Luc Mélenchon est

11:55
Invité

vent debout. Infiniment.

11:58
Locuteur

Écoutez,

11:58
Invité

franchement, c'est saoulant, quoi. Oui, c'est saoulant. On demandait juste un geste de bonne volonté. Vous ne le voulez pas. Que faut-il faire ? Moi, je n'essaye pas de faire céder. J'essaye simplement de faire respecter un minimum de droits des uns aux autres. Qu

12:13
Locuteur

'est

12:13
Invité

-ce que vous voulez ? Maintenant, vous vous dites que c'est trop cher ? On vous dérange ? Eh bien, débrouillez-vous entre vous. Nous, on s'en va.

12:18
Locuteur

Avant

12:19
Invité

de passer au vote sur l'article 10...

12:22
Présentateur

Deuxième événement de la journée de jeudi. Un article sur la transparence fiscale des ministres est mis au vote.

12:28
Locuteur

Je

12:28
Présentateur

mets donc au vote cet article 7R qui vote pour,

12:32
Locuteur

qui

12:33
Présentateur

vote contre. Il est censé recueillir une majorité. Alors, l'article est rejeté. Rejeté contre toute attente. Chers collègues, quand je mets au vote un amendement, c'est un amendement. Quand je mets au vote un article, c'est un article.

12:56
Locuteur

On

12:57
Invité

a une immense majorité de députés qui découvrent non seulement la fonction de député, mais qui découvrent simplement la politique. Parce qu'ils n'ont jamais eu d'expérience politique. Je pense qu'ils n'ont eu aucun engagement politique. Donc, ils ne savent pas comment fonctionne la démocratie.

13:15
Présentateur

Entre manque d'expérience et une volonté de créer la cacophonie des partis d'opposition, Richard Ferrand a brillé par son absence.

13:23
Locuteur

La

13:24
Présentateur

dernière présence dans l'hémicycle du président de la majorité remonte au 4 juillet. Le scrutin est clos. Et la nuit dernière à 4 heures du matin, c'est sans lui que le projet de loi pour la confiance dans la vie politique a été adopté en première lecture après 50 heures de débat. Merci, Madame la

13:43
Locuteur

ministre.

13:44
Présentateur

Alors, question Internet. L'apprentissage n'est-il pas le prix à payer pour tout renouvellement

13:47
Locuteur

?

13:49
Invité

On

13:49
Locuteur

n'est pas un peu

13:50
Présentateur

durs ?

13:51
Invité

C'est ce que l'on a dit. Effectivement, on ne peut pas voir le beurre et l'argent du beurre. Et il faut des nouvelles têtes. Il était important qu'il y ait de nouvelles personnalités. Elles vont devoir apprendre. Ce n

14:02
Locuteur

'est

14:02
Invité

pas si facile.

14:03
Présentateur

Mais il y

14:03
Locuteur

a

14:03
Présentateur

une formation, il y

14:04
Locuteur

a

14:04
Présentateur

un guide. Comment

14:05
Locuteur

ça se passe ? La question,

14:06
Invité

c'est ça. La question, c'est qu'on a le sentiment que chacun est un peu isolé. On voit bien l'administrateur derrière donner quelques indications. Peut-être qu'il aurait fallu faire une formation accélérée.

14:14
Locuteur

Il y a une

14:15
Présentateur

formation.

14:15
Locuteur

Il y a une formation. Mais elle n'était pas suffisante.

14:17
Invité

Et surtout, il ne travaille pas assez collectivement.

14:19
Présentateur

C'est là où il y a un problème avant tout de travail. Parce qu'encore une fois, regardez attentivement les nouveaux députés. Beaucoup de nouveaux députés ont un comportement tout à fait conforme

14:29
Locuteur

aux

14:30
Présentateur

règles de l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Tout simplement parce que la première chose que l'on remet à un nouveau député, outre son écharpe, bien entendu,

14:36
Locuteur

c'est

14:37
Présentateur

le règlement que par ailleurs les services de l'Assemblée nationale qui sont composés de fonctionnaires, c'est un concours très difficile. Les administrateurs de l'Assemblée nationale sont des fonctionnaires extrêmement compétents et qui dispensent une formation aux députés.

14:51
Locuteur

Et

14:51
Présentateur

que par ailleurs, il y a aussi des efforts qui sont faits

14:52
Locuteur

au

14:52
Présentateur

niveau du groupe, du groupe en tout cas En Marche, pour aider aussi les députés à fonctionner. Donc il faut simplement prendre au sérieux.

15:00
Locuteur

On

15:00
Présentateur

a l'impression, si vous voulez, que les députés d'En Marche ont souvent été un peu pris à leur promesse.

15:06
Locuteur

avec leur

15:06
Présentateur

propre slogan et en disant on va faire la nouvelle politique, la politique autrement, sauf que quand vous êtes dans une institution,

15:13
Locuteur

que

15:13
Présentateur

ce soit une entreprise, une administration ou l'Assemblée nationale, vous avez des règles à respecter et on ne

15:17
Locuteur

peut

15:17
Présentateur

pas faire réellement autrement. Mais il n'y a pas que ça que révèle ce reportage. Ok, des questions d'amateurisme, peut-être. Ils ont quand même voté contre un amendement

15:26
Locuteur

qui était... Oui, peut-être

15:27
Présentateur

des phénomènes d'endormissement soudain, peut-être aussi, bon, très bien. Mais ce que révèle votre reportage, c'est le problème de l'encadrement

15:35
Locuteur

du

15:36
Présentateur

groupe et

15:37
Locuteur

des débats.

15:37
Présentateur

Alors

15:37
Locuteur

c'est le boulot de qui ça ? De Richard Ferrand ? Vous

15:39
Présentateur

avez, dans un dispositif

15:41
Invité

parlementaire, quand vous avez une majorité, vous avez le président du groupe qui quand même a un devoir de présence

15:49
Locuteur

et

15:49
Invité

d'encadrement quand même. En

15:50
Locuteur

l'occurrence, Richard

15:51
Invité

Ferrand. En l'occurrence, Richard Ferrand. Y a-t-il un problème avec Richard Ferrand sur la question spécifique de ce texte de

15:58
Locuteur

loi ?

15:59
Présentateur

Je pose la question. Parce que, là, vous êtes subtil. En fait, on l'accuse, on l'a vu, je crois, deux fois deux heures. Or, pourquoi ne l'a-t-on vu ? Pourquoi est-il si peu présent lors des débats

16:09
Locuteur

?

16:09
Présentateur

Il

16:09
Locuteur

y a une

16:10
Invité

piste qui est évoquée. Richard Ferrand est englué dans un scandale qui est celui de la mutuelle de Bretagne. Il n'est pas forcément le plus à même de monter en première ligne sur un texte de loi qui veut réguler et restaurer la confiance dans

16:23
Présentateur

la vie politique. Bon, disons les choses. C'est une piste qui faut étudier. parce qu'il ne

16:28
Locuteur

veut

16:28
Présentateur

pas se montrer quand il s'agit

16:29
Locuteur

de voter la moralisation

16:30
Invité

de la vie politique.

16:31
Locuteur

Il n'y a

16:31
Invité

pas que Richard Ferrand. Quand vous avez des apprentis, des jeunes députés qui dirigent,

16:37
Locuteur

qui

16:37
Invité

sont vice-présidents de l'Assemblée nationale, ça pose la question de la présidence aussi de l

16:41
Locuteur

'Assemblée nationale. Pourquoi

16:42
Présentateur

a-t-on confié à des personnes inexpérimentées le soin de diriger les débats à

16:47
Locuteur

l

16:47
Présentateur

'Assemblée nationale, de présider l'Assemblée nationale ? Il n

16:50
Locuteur

'y

16:50
Présentateur

a pas d'anciens parmi les députés de la République en marche qui auraient pu assumer cette fonction ? Je pense qu'il

16:56
Locuteur

y a au sein

16:57
Présentateur

du groupe parce que soit par laxisme,

17:00
Locuteur

soit

17:00
Présentateur

par choix, Richard Ferrand a décidé de faire monter des nouveaux

17:03
Locuteur

et

17:03
Présentateur

les rares vieux briscards comme vous disiez tout à l'heure qui sont au sein du groupe estiment qu'ils ont été marginalisés parce que ce n'était pas leur moment, parce qu'il fallait à tout prix imposer le renouvellement. Donc c'est vrai que là, Richard Ferrand a manqué de leadership, clairement, tout comme l'histoire de la question où il est de tradition que la question soit laissée à l'opposition. Richard Ferrand n'a rien expliqué à son groupe, a laissé voter son groupe et c'est Thierry Solaire qui a été élu contre toutes les traditions et ça a été un des couacs. Alors est-ce que les anciens n'en rajoutent pas un peu parce que justement ils s'estimaient, on les traitait de vieux, je ne

17:41
Locuteur

vais

17:41
Présentateur

pas dire le mot, mais un peu de ringards. Et bien ils disent, vous voyez finalement les ringards, nous on faisait le job. Est-ce qu'il

17:47
Locuteur

n'y a

17:47
Présentateur

pas un côté bizutage, revanche là-dedans ? Je ne crois pas, vous avez quand même, vous comprenez, les interventions, ce

17:53
Locuteur

n

17:53
Présentateur

'est pas des interventions violentes, j'ai regardé ça attentivement pendant des heures, c'est des rappels aux règlements tout à fait loyaux. Ce qui crée une impression de malaise et ce qui a été dit,

18:03
Locuteur

c

18:03
Présentateur

'est que

18:03
Locuteur

la présidente des séances est

18:05
Présentateur

confiée à des débutants. Donc là effectivement, du coup il y

18:08
Locuteur

a

18:08
Présentateur

un laxisme généralisé, on voit des députés qui se lèvent pour faire des selfies, pour prendre des photos, on voit des problèmes, ce n

18:15
Locuteur

'est

18:15
Présentateur

pas des problèmes très importants, mais c'est vrai que se laisser aller vestimentaire de certains députés pose un petit problème. C'est la France insoumise. En l'occurrence, bien sûr. Là vous avez, c'est une espèce de cafarnaum si vous voulez, où effectivement il n'y

18:26
Locuteur

a

18:26
Présentateur

plus des règles qui s'appliquent très clairement et donc là il y a un vrai problème de respect de l'institution pour elle-même. Par ailleurs, je ne vois pas si vous voulez de désir de revanche particulier sinon le fait qu'effectivement il faut que les choses fonctionnent. Alors que ce soit un angle d'attaque possible pour des groupes qui sont de fait très minoritaires certainement, mais ça tient aussi au fait que le groupe très majoritaire semble se dispenser en quelque sorte des exigences de l'Assemblée. Rémi Godot.

Il ne s'agit pas d'accabler les députés, mais il faut se rendre compte que ça commence à être contre-productif entre autres parce que ça ouvre une voie royale à Jean-Luc Mélenchon par exemple. La semaine dernière c'était un phénomène permanent. Un jour, contre les APL, il est arrivé avec son paquet de pâtes. Le lendemain... Ce qui est

19:15
Locuteur

interdit.

19:16
Présentateur

On n'a pas le droit d'introduire des objets ? L'article 9. Voilà. On n'a pas le droit de

19:20
Locuteur

même

19:20
Présentateur

de consommer.

19:21
Locuteur

Pourquoi la

19:21
Présentateur

présidence celui qui a assuré la présidence de l'Assemblée nationale n'a pas... Je ne

19:26
Locuteur

sais

19:26
Présentateur

pas moi... Si, il y

19:27
Locuteur

a

19:27
Présentateur

eu un rappel au règlement. Mais il aurait pu suspendre la séance.

19:30
Locuteur

Concernant suspendre

19:31
Présentateur

la séance, déjà que les débats traînent en longueur.

19:33
Locuteur

La

19:33
Présentateur

situation

19:33
Locuteur

serait difficile.

19:34
Présentateur

Mais quelque part, c'est un recul que d'accepter qu'on apporte un panier au sein de

19:40
Locuteur

l

19:40
Présentateur

'Assemblée nationale.

19:41
Locuteur

En

19:41
Présentateur

tout cas, apparemment, Jean-Luc Mélenchon fait un peu ce qu'il veut. Il a mis en scène sa sortie. Il n

19:46
Locuteur

'a

19:46
Présentateur

pas été le seul le jeudi. Un autre jour, il a signé, il a dédicacé son livre de la vertu pendant la discussion sur la loi de moralisation de la vie politique si ce n'était pas innocent. Et on voit bien qu'il est en train d'utiliser l'Assemblée nationale comme une vitrine. C'est important parce que Jean-Luc Mélenchon à la rentrée, il aura un rôle important à jouer. Il a une stratégie. L'Assemblée nationale où il fait tout son barnum qui est une vitrine. Les réseaux sociaux, on sait qu'il est très efficace. Et puis la rue. Il veut mobiliser dans la rue. Il veut mobiliser au même titre que les syndicats. Et ça sera une force d'opposition à la rentrée.

Or, le chaos actuel à l'Assemblée nationale donne une tribune ouverte où Jean-Luc Mélenchon peut se moquer, peut interpeller. Jean-Luc Mélenchon on va le rappeler, ça n'est que 17 députés à son groupe. Alors, pourquoi les autres partis n'en profitent-ils pas

20:39
Locuteur

?

20:40
Présentateur

Isabelle Véran-Masson.

20:41
Invité

Alors d'abord, il y

20:42
Locuteur

a

20:42
Invité

un problème de groupe.

20:43
Locuteur

C

20:43
Invité

'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise a obtenu un groupe alors que le Front National ne l'a pas à cause de son nombre. Moi, je voudrais quand même me demander avec vous si le fait qu'il y ait une vie à l'Assemblée nationale n'est pas forcément quelque chose de négatif. C'est-à-dire qu'on a beaucoup dit que l'Assemblée nationale ne servait à rien. Ce serait une chambre d'enregistrement, ce qui est particulièrement vrai avec une majorité aussi importante. Or là, tout d'un coup, on a un peu le sentiment quand même que le fameux débat, le débat démocratique dont on est plaint pendant des années de ne pas le voir exister, il existe.

Le vocabulaire, la première fois que j'ai entendu Soulan ou j'ai entendu des phrases comme ça devient ministre du Travail et après ça vient dire que c'est ce français un peu plus laxiste, un peu différent. Est-ce que ce n

21:28
Locuteur

'est

21:28
Invité

pas le français du français ? Des Français qui peut-être se sentent plus représentés par ce Parlement-là, cette Assemblée nationale-là. Donc, on va voir, le règlement c'est important, je sais bien qu'il faut qu'il y ait un règlement pour que la démocratie aussi vive, mais si on casse quelques codes, si on laisse parler des gens qui ne sont pas tous d'accord, si demain on entend le Front national, là c'est presque bizarre de ne pas l'entendre aussi peu, si on l'entend un peu, est-ce que c'est si grave, même si ce n

21:57
Locuteur

'est

21:57
Invité

pas poli, même si ça manque de cravate, même si le français est un peu oublié ou sur la porte des pâtes. Moi, j'ai trouvé intéressant de voir qu'effectivement pour 5 euros, vous aviez un repas, que c'était tangible et que tout d'un coup, la petite socle, tout le monde a trouvé ça un peu ridicule, c'est deux cafés 5 euros, mais c'est aussi un paquet de pâtes, une sauce tomate,

22:15
Locuteur

Jean-Luc

22:15
Présentateur

Mélenchon voulait montrer tout ce qu

22:16
Locuteur

'on pouvait acheter avec 5 euros. Et ce n

22:18
Invité

'était pas que de la provoque, c'était une manière de communiquer, de dire des choses d'une manière assez réelle. Donc, voilà, ne soyons pas trop vieux, machin, ici, et voyons l'intérêt aussi de casser quelques règles. Il y a toujours eu des députés qui ont adopté des comportements parfois un peu exubérants, toujours, mais la caractéristique de la France insoumise, c'est qu

22:42
Locuteur

'il

22:42
Invité

le systématise.

22:43
Locuteur

C

22:44
Invité

'est-à-dire que c'est devenu la politique du coup d'éclat permanent, c'est quelque

22:49
Locuteur

chose C'est bien, ça c'est une avancée,

22:51
Présentateur

la politique spectacle.

22:52
Locuteur

On

22:52
Présentateur

va vous dire qu'on est dans l'écume des choses, dans le chaud et non pas dans le fond des problèmes. Bon, alors, si on reste sur une lecture strictement sondagière, on ne

23:02
Locuteur

peut

23:02
Présentateur

pas dire que Jean-Luc Mélenchon perd des plumes en ce moment.

23:05
Locuteur

Il en gagne. Il en gagne. Il en gagne. Ça lui profite.

23:08
Présentateur

D'après le sondage Aris Interactif paru hier, il a gagné 4 points, ce qui est assez rare, et donc maintenant, il apparaît comme le principal leader de l'opposition face

23:17
Locuteur

à

23:18
Présentateur

Macron. C'est d'ailleurs l'objectif numéro 1 de Jean-Luc Mélenchon, apparaître comme l'opposant numéro 1 au monarque, qu'il appelle comme ça, Emmanuel Macron, l'histoire du Congrès de Versailles qu

23:31
Invité

'il a boycotté. Donc oui, sur le plan médiatique, sur le plan sondagier, ça lui porte. Sur le plan politique, je dirais qu'aucun des amendements de la France insoumise évidemment ont été retenus. Donc en termes d'efficacité, c'est pilote, pour dire les choses. Et après, sur l'image du Parlement,

23:51
Locuteur

moi

23:52
Invité

je suis assez partagé. Alors,

23:54
Locuteur

est-ce

23:54
Présentateur

que ces cafouillages et ces couacs ralentissent les procédures parlementaires ? Je veux dire, cette loi, elle a été votée cette nuit sur la moralisation de la vie politique. Et finalement, est-ce qu'Emmanuel Macron ne demande pas à l'Assemblée nationale de voter rapidement les lois pour que ça ne traîne pas en longueur et qu'elles puissent rapidement être exécutées ? Et de ce point de vue, il y a des couacs, mais ça avance,

24:19
Locuteur

au moins.

24:19
Présentateur

Il y

24:20
Locuteur

a

24:20
Présentateur

un paradoxe, il faut quand même bien voir que cette loi sur la moralisation de la vie politique est une loi, a priori, très facile à faire adopter. Les Français, bien sûr, c'est très difficile, vous savez, même pour un opposant à Macron, de se dire contre une loi de moralisation à la vie politique. Dans le scrutin, d'ailleurs, qui a eu lieu cette nuit, je crois qu'il n'y

24:39
Locuteur

a

24:39
Présentateur

eu quasiment aucune loi...

24:40
Locuteur

Il y a eu de l'abstention sur la France

24:41
Présentateur

Insoumise. Une abstention sur

24:42
Locuteur

la

24:42
Présentateur

France Insoumise, peut-être du Parti

24:43
Locuteur

communiste, je crois,

24:44
Présentateur

du groupe communiste également, mais sinon, il n

24:46
Locuteur

'y

24:46
Présentateur

avait pas eu d'opposition en réalité. Et puis même, l'incident que vous avez montré, le fait que le groupe En Marche vote

24:55
Locuteur

contre

24:55
Présentateur

un article de sa propre loi, c'est en fait parce que c'est un amendement... Non, il prend ça pour un amendement parce qu'Éric Coquerel de France Insoumise vient de déclarer qu'il était favorable à cet article de loi. Ah, c'est pour ça qu'ils ont voté contre. Et comme ils viennent juste d'entendre Éric Coquerel de France Insoumise dire « je suis favorable à ce

25:12
Locuteur

texte... » C'est pas blomien quoi, quasiment. C'est les ennemis de

25:15
Présentateur

mes

25:15
Locuteur

ennemis... Donc c

25:16
Présentateur

'est pas très bienveillant.

25:17
Locuteur

On

25:17
Présentateur

leur part d'ailleurs parce que du coup, ils se disent « Éric Coquerel est pour, nous votons contre. » Et c'est là où ils ne

25:21
Locuteur

se

25:21
Présentateur

rendent pas compte qu'en fait, Éric Coquerel vient d'appuyer un article qu'eux-mêmes avaient approuvé. C'est pour là que je dis « bon, c'est vrai que c'est vivant mais ça devient un peu bizarre. » Non, ce qui est très intéressant c'est qu'effectivement cette loi, encore une fois, est une loi facile sur laquelle à peu près tout le monde est d'accord sauf sur des points très particuliers mais qui n

25:39
Locuteur

'ont

25:39
Présentateur

pas fait véritablement de débats comme vous savez sur de l'inéligibilité pour certains délits liés à... Est-ce que ces nouveaux députés qui viennent pour beaucoup du monde de l'entreprise ne peuvent pas changer la culture de l'Assemblée Nationale et on va avoir un groupe très soudé ou est-ce que vous croyez au contraire que finalement ces députés vont faire comme les autres ils auront l'art de la petite phrase ?

26:01
Locuteur

Je

26:01
Présentateur

crois pas. Alors là,

26:02
Invité

pour les avoir rencontrés

26:04
Présentateur

et avoir fait quelques portraits d'eux c'est des gens qui sont extrêmement marqués par la politique politicienne des dernières années par le jeu des petites phrases Et ils n'en veulent plus ? Par le jeu de la fronde notamment chez les socialistes Nombre de marcheurs sont

26:17
Locuteur

d

26:18
Invité

'anciens socialistes quand même il faut bien le dire ils sont d'extraction de gauche on va dire et ils ont vécu l'histoire de la fronde sous François Hollande de manière...

26:26
Présentateur

Comme un traumatique Donc

26:27
Locuteur

ce sont des

26:28
Présentateur

gens disciplinés Voilà et donc ils ne veulent plus revivre ça Rémi Godot Là j'attends de voir je suis moins sûr c'est un groupe très large il y a déjà il y a déjà des petites fractures sur la manière dont le groupe est dirigé entre les nouveaux et ceux qui ont déjà de

26:46
Locuteur

l

26:46
Présentateur

'expérience donc peut-être que vous avez peut-être raison je ne sais pas Ce qui est important c'est qu

26:51
Locuteur

'il

26:51
Présentateur

n

26:51
Locuteur

'y a

26:51
Présentateur

pas que le résultat ce n'est pas juste que la loi soit votée c'est la manière dont elle a été parce que c'est vrai que la loi va être votée dans l'agenda mais en termes de communication et d'image quand même ce qui ressort n'est pas terrible à tel point qu'il

27:03
Locuteur

y a

27:03
Présentateur

une petite musique qu'on en finisse quand vous arrivez au bout d'un débat et dire vite pourvu qu'on vote qu'on en finisse qu'on passe à autre chose c'est que ça ne donne pas une image terrible pour l'exécutif ça

27:13
Locuteur

ne donne pas une image

27:14
Présentateur

très moderne non plus alors des smartphones voter à main levée

27:16
Locuteur

ah oui c'est d

27:17
Présentateur

'accord je revenais sur votre question sur l'agenda le fait que finalement la loi va être votée Emmanuel Macron apprend très vite de ses erreurs et c'est très intéressant de voir qu'une autre loi emblématique qui est le fameux projet de loi sur le droit à l'erreur qui devait être présenté en Conseil des ministres là a été ajourné et reporté pourquoi ? parce qu'il s'est rendu compte que cette loi n'était ni fait ni à faire pas du tout préparée pas faite en concertation et plutôt que d'aller vite sur une loi qui pour là aussi c'est une loi de simplification ne devrait pas poser de problème politique

27:48
Locuteur

il

27:48
Présentateur

a pris conscience que ça pourrait générer de nouveaux couacs il a préféré la reporter à la rentrée donc on voit quand même que dans la gestion de la loi de moralisation l'exécutif s'est rendu compte que tout n'était pas idéal il

28:01
Invité

y a un côté occasion manqué un peu il y a un côté occasion manqué sur cette loi c'est

28:06
Locuteur

à

28:06
Invité

dire que

28:06
Présentateur

c'était quand même le marqueur d'Emmanuel Macron pendant la campagne donc c'était quand même le point fort et là à la fin de cette séquence

28:16
Locuteur

là

28:17
Invité

vu les cafouillages on n'a pas l'impression qu'il en tire le bénéfice politique qu'il aurait dû en tirer Isabelle Verma oui moi je ne crois pas je crois que ce qui sort dans l'opinion c'est le fait que la loi a été votée c'est qu'on va plus pouvoir

28:31
Locuteur

recruter sa femme et

28:33
Invité

son mari on va voir que la réserve parlementaire a été éliminée tout ce qui est important pour les gens c'est à dire ce qui est visible à la fois beaucoup d'argent et puis aussi les affaires qu'ils ont connues ont été réglées donc tout le monde a trouvé normal qu'il y ait eu des couacs parce que ces gens commencent parce qu'ils sont jeunes parce qu'ils sont sympathiques et même peut-être que ça va se retourner en leur faveur parce que finalement chacun se dit que s'il avait été élu il aurait bien eu du mal à faire ce boulot-là à 3h du matin on a appris aussi qu'il faut travailler jusqu'à 3h du matin que c'est du boulot que les gens sont présents que les jeunes sont driveés par des gens plus âgés derrière il y

29:11
Locuteur

a

29:11
Invité

eu là une leçon démocratique de vie démocratique et la loi a été votée je crois que c'est ça qui va sortir bien évidemment il ne faudrait pas que ça se passe à chaque fois je veux dire les français auront une patience qui est limitée comme tout le monde

29:24
Présentateur

alors qui sont ces nouveaux députés et bien justement il fait partie de l'un de ces nouveaux députés de la République en marche Jean-Baptiste Moreau qui est agriculteur dans la Creuse et qui a eu l'honneur de poser la toute première question au gouvernement c'était au début du mois de juillet un député qui entend conserver son métier d'agriculteur pour dit-il garder les pieds sur terre reportage de Laure Herpeux et Clément Voyer

29:50
Invité

toujours impressionné lorsqu'il arpente les couloirs de l'Assemblée

29:53
Locuteur

le

29:54
Invité

jeune député

29:54
Locuteur

n

29:55
Invité

'est pas encore tout à fait à l'aise

29:58
Locuteur

plus

29:59
Invité

d'un mois après son élection Jean-Baptiste Moreau s'initie à ses nouvelles fonctions

30:04
Locuteur

un

30:05
Invité

mandat débuté sous les feux de la rampe

30:07
Locuteur

c

30:07
Invité

'est le premier à avoir interpellé le gouvernement

30:10
Locuteur

la

30:14
Présentateur

parole est maintenant à monsieur Jean-Baptiste Moreau

30:17
Locuteur

merci

30:18
Présentateur

monsieur le président

30:18
Locuteur

un

30:19
Invité

exercice déstabilisant

30:21
Présentateur

monsieur le ministre nous savons nous savons que vous avez mobilisé les services de l'Etat les collectivités territoriales et la région Nouvelle-Aquitaine mais aussi renouer le dialogue avec d'une part les organisations syndicales

30:35
Locuteur

le

30:36
Invité

novice en politique assume

30:37
Locuteur

il

30:38
Invité

a encore tout à apprendre

30:40
Locuteur

il

30:40
Présentateur

y a

30:40
Invité

parfois des approximations parfois des prises de positions qui sont compliquées des choses qu'on ne sait pas forcément le seul moyen de ne pas

30:47
Présentateur

faire de bêtises c'est de travailler

30:48
Invité

tout simplement travailler

30:51
Locuteur

et

30:52
Invité

vite

30:52
Locuteur

à

30:53
Invité

peine arrivé le député de la Creuse doit affronter un dossier particulièrement brûlant les licenciements de GM et S 277 emplois en jeu

31:04
Présentateur

évidemment qu'il y

31:05
Locuteur

a

31:05
Présentateur

de l'empathie avec les salariés mais d'un autre côté l'empathie elle ne

31:08
Locuteur

va

31:08
Présentateur

pas être utile à débloquer la situation il faut rester la tête froide et analyser la situation de la façon la plus claire et la plus nette possible

31:17
Locuteur

c

31:17
Invité

'est à Bercy que Jean-Baptiste Moreau monte au front pour défendre le dossier

31:23
Locuteur

ce

31:23
Invité

jour-là il sort de réunion avec le ministre

31:26
Locuteur

le ministre

31:26
Invité

de l'économie Bruno Le Maire et le secrétaire d'état Benjamin Griveaux

31:32
Locuteur

quand

31:32
Invité

on regarde avec le recul depuis deux mois il y a ne serait-ce que six mois je ne pensais pas être ici je ne pensais pas rencontrer le premier ministre tous les jours pratiquement de la semaine d'avoir des textos du président de la république de temps en temps voilà c'est quelque chose qui est

31:44
Locuteur

franchement

31:45
Invité

oui franchement inattendu mais maintenant qu'on est là il faut assumer il faut faire face

31:51
Locuteur

une

31:51
Invité

nouvelle vie très éloignée de sa campagne creusoise qu'il retrouve chaque fin de semaine

31:57
Locuteur

c

31:57
Invité

'est assez intense quand même la vie à Paris

32:00
Présentateur

et à l'Assemblée

32:01
Invité

Nationale donc c'est vrai que ça fait du bien de redescendre un peu sur le plancher des vaches

32:06
Locuteur

à

32:06
Invité

l'origine Jean-Baptiste Moreau est éleveur de Génis

32:10
Locuteur

ah

32:11
Invité

les filles

32:12
Locuteur

une

32:12
Invité

double casquette qu'il souhaite conserver façon pour lui de garder les pieds sur terre

32:18
Locuteur

pour

32:19
Invité

prendre des décisions et pour voter des lois il faut quand même continuer à avoir une connexion avec la vie du citoyen lambda on va dire c'est d'ailleurs ce qui fait notre force à la république en marche donc c'est important qu'on garde cette connexion là et qu'on ne déconnecte pas complètement

32:33
Locuteur

un

32:34
Invité

peu de calme avant d'enfiler à nouveau sa chemise direction la fête locale du dimanche

32:42
Locuteur

être

32:42
Invité

sur le terrain

32:43
Locuteur

une

32:43
Invité

autre fonction du député

32:45
Locuteur

merci d'être venu très content

32:49
Invité

très

32:49
Locuteur

très content bravo

32:50
Invité

merci beaucoup

32:51
Locuteur

maintenant

32:51
Invité

il reste à bosser merci beaucoup

32:54
Présentateur

mais un agriculteur ça prend peur du travail

32:57
Invité

non non non ni des heures non

32:58
Locuteur

depuis

32:59
Invité

son élection Jean-Baptiste Moreau ne passe plus vraiment inaperçu son nouveau statut s'accompagne d'une notoriété

33:06
Locuteur

à

33:07
Invité

laquelle il va devoir s'habituer

33:10
Locuteur

chaque

33:11
Invité

fois que je sors finalement c'est une exposition même si je suis avec ma fille sur des manèges voilà je suis encore député donc c'est ça c'est peut-être le compliqué mais enfin c'est pas horrible non plus d'être reconnu pour le moment je ne me fais pas insulter donc tout va bien

33:27
Locuteur

quand

33:27
Invité

on prend des responsabilités et qu'on veut faire des choses il n

33:29
Locuteur

'y a

33:29
Invité

forcément pas une perception à 100% positive de ce qu'on fait forcément donc forcément à un moment je décevrai obligatoirement mais voilà après je vais essayer de décevoir le moins possible un député qui devra trouver ses marques dans toutes les situations même les plus inattendues

33:51
Présentateur

question internet Jean-Baptiste Moreau aura-t-il fait ses preuves de député avec le dossier GMES ou s'est-il montré Trottimoré puisqu'il est de la Creuse et GMES est à la souterraine qui est dans la Creuse Eric Ackman

34:03
Locuteur

bon

34:04
Présentateur

il se trouve que monsieur Moreau moi je l'ai rencontré juste avant

34:07
Invité

le deuxième tour des élections législatives et il était parfaitement conscient un qu'il allait être élu et deux que le premier dossier dont il allait hériter c'était celui de cette entreprise de la souterraine alors

34:20
Locuteur

c

34:20
Invité

'est pas monsieur Moreau qui va trouver un repreneur crédible et sérieux à cette entreprise il a parfaitement conscience qu'il faut un repreneur qu'il faut garder un maximum de monde mais c'est pas lui qui véritablement tient les rênes s'il sort de Bercy c'est pas pour rien c'est Bruno Le Maire et c'est le gouvernement qui pilote donc on peut pas mesurer uniquement son action sur sa capacité à sauver cette entreprise il va devoir jouer le rôle d'intermédiaire d'appui de soutien c'est d'ailleurs outre ce qu'on a vu dans vos reportages précédents aussi une des facettes du rôle du parlementaire c'est pas simplement de lever la main dans l'hémicycle c'est aussi de porter un certain nombre de dossiers locaux mais franchement c'est pas là-dessus que va se jouer l'avenir

35:07
Locuteur

de

35:08
Présentateur

monsieur Moreau oui il

35:10
Locuteur

faut bien voir par

35:11
Présentateur

ailleurs qu'il est député et que l'Assemblée nationale en France c'est pas l'Assemblée fédérale de 577 circonscriptions c'est-à-dire le député n'est pas un élu local il

35:22
Locuteur

ne représente pas la

35:23
Présentateur

creuse il ne représente pas la creuse et d'ailleurs c'est pour ça que vous savez pour l'instant il faut au moins deux députés par département justement pour ne pas qu'il

35:30
Locuteur

y ait

35:30
Présentateur

deux députés qui soient identifiés à un département c'est la règle républicaine et encore une fois il est élu localement mais il représente l'ensemble de la nation de ce point de vue-là on s'est habitué à certains Jean Lassalle pour ne pas le nommer par exemple qui s

35:44
Locuteur

'était

35:44
Présentateur

beaucoup investi dans la défense d'emploi dans sa circonscription lui avait alors c'est toujours sympathique pour l'opinion mais en réalité il franchit un peu la ligne rouge par rapport à la conception républicaine de son rôle ce n'est pas un maire ce n'est pas un président de conseil départemental c'est un député il peut rendre des services il peut informer le gouvernement des réalités par exemple de l'entreprise mais encore une fois il n'a pas pour mission il a mission de voter si vous voulez les lois etc mais il n

36:09
Locuteur

'a

36:09
Présentateur

pas pour mission de défendre son territoire Jérôme Sattemarie vous disiez tout à l'heure que Jean-Luc Mélenchon montait dans les sondages parce qu'il était très bien identifié et il savait faire des coups médiatiques avec son panier de 5 euros est-ce que à l'inverse l'absence de poids lourd l'absence de personnalité forte l'absence d'éclat de cette majorité à l'Assemblée Nationale de cette absence de personnalité peut porter préjudice politiquement à Emmanuel Macron qui de fait d'ailleurs peut-être est lié baisse dans les sondages alors oui effectivement il y

36:39
Locuteur

a

36:39
Présentateur

une baisse assez importante d'Emmanuel Macron dans les sondages dans les sondages les plus récents alors il y a des causes qui sont tout à fait divers à mon avis pour l'instant le spectacle donné jeudi par exemple à l'Assemblée Nationale ne contribue pas fortement à cette baisse c'est trop tôt moi je ne pense pas que ce soit contrairement à Isabelle mais que ce soit effectivement très positif mais enfin bon pour l'instant en tout cas ça n'apparaît pas est-ce que c'est un handicap politique en tous les cas le fait qu'il n

36:59
Locuteur

'y ait

36:59
Présentateur

pas de personnalité lourde dans l'entourage dans le camp de la République en marche bien sûr alors la vraie question est de savoir si c'est délibéré ou pas mais en fait de fait on a un peu écrété si vous voulez la représentation nationale en marche on a beaucoup monté tous ces nouveaux ces gens qui ne

37:14
Locuteur

se

37:14
Présentateur

connaissent pas c'est un avantage politique pour l'exécutif c'est que c

37:17
Locuteur

'est

37:17
Présentateur

des gens qui effectivement ne vont pas pouvoir s'organiser entre eux pour fronder si j'ose dire donc c'est très facile a priori de les diriger pour des raisons politiques mais en même temps ce sont des gens qui effectivement peuvent avoir des comportements individuels un peu erratiques et surtout mais ça c'est vrai pour l'ensemble de la politique menée actuellement entre le chef de l'Etat qui a une communication hyper personnalisée et l'opinion il n'y

37:43
Locuteur

a

37:43
Présentateur

pas grand chose ce qui effectivement peut provoquer c'est un peu l'idée une direction par comment dirais-je très émotionnelle une forme de leadership personnel d'Emmanuel Macron pour entraîner la France mais qui en cas de crise et bien effectivement expose terriblement le président de

38:00
Locuteur

la

38:00
Présentateur

République dernière chose évidemment c'est un terme très mauvais pour eux pour le gouvernement pour le président de la République de voir apparaître comme principal opposant Emmanuel Macron Jean

38:11
Locuteur

-Luc Mélenchon

38:11
Présentateur

pardon pourquoi c'est gênant pour eux parce que Jean-Luc Mélenchon peut faire le lien entre la politique et le Parlement par exemple et les conflits sociaux et la protestation sociale ce qu

38:22
Locuteur

'il

38:22
Présentateur

ne

38:22
Locuteur

peut

38:22
Présentateur

pas

38:22
Locuteur

faire

38:22
Présentateur

avec la perspective de la loi travail à la rentrée voilà donc là effectivement c'est bon c'est à mon avis un vrai handicap

38:29
Locuteur

Isabelle

38:29
Présentateur

Véramasson sur

38:30
Locuteur

les

38:31
Invité

poids

38:32
Présentateur

lourds

38:33
Locuteur

cette

38:33
Invité

question avait été très prise en compte d'une certaine manière au moment où En Marche avait accepté d'accueillir Emmanuel Valls parce qu'il s'était aperçu je me souviens du débat à l'époque on s'était dit il n'y

38:44
Locuteur

a

38:44
Invité

pas de snipers En Marche il n'y

38:47
Locuteur

a

38:47
Invité

pas de grande gueule il n

38:48
Locuteur

'y

38:48
Invité

a pas de personnalité qui effectivement vont prendre comme on le voit comme il y a Mélenchon ou Marine Le Pen ou bien Christian Jacob à l'Assemblée nationale c

38:57
Locuteur

'est

38:57
Invité

des gens qui peuvent porter la parole est très importante en politique Emmanuel Macron le sait s'il a gagné c'est parce qu'il a le verbe il a cette capacité à s'adresser aux gens et à les convaincre et s'il n'y a pas ça pour le soutenir il va être tout seul or il a choisi

39:12
Locuteur

on

39:13
Invité

peut dire bizarrement de sortir sa parole de l'espace public en ce moment donc il est non seulement En Marche c'est un peu orpheline de paroles de verbes de ces mots qui font la politique mais elle l'est parce que de la décision même de celui donc il n'y a personne pour faire face aux

39:30
Locuteur

attaques

39:30
Invité

donc

39:30
Locuteur

il n'y a

39:30
Invité

personne il n'y a même pas Emmanuel Macron et ce choix je crois qu

39:33
Locuteur

'il

39:33
Invité

ne va pas pouvoir le tenir longtemps parce que soit il met Manuel Valls ou Richard Ferrand on voit bien qu'il est out Christophe Castaner est finalement seul à parler et du coup on lui reproche et finalement Emmanuel Macron ne prend pas la parole donc il y a un manque de grandes gueules de paroles de snipers et il va falloir qu'il s'en crée

39:57
Locuteur

Il

39:57
Présentateur

y

39:58
Locuteur

a

39:58
Présentateur

un problème très clair de portage politique

40:00
Locuteur

de

40:01
Présentateur

la politique du gouvernement

40:02
Locuteur

c

40:03
Invité

'est très clair aujourd'hui le Premier ministre

40:06
Locuteur

au

40:07
Invité

terme

40:07
Présentateur

de

40:07
Locuteur

cette semaine

40:08
Présentateur

apparaît complètement effacé Vous avez même oublié de

40:11
Locuteur

le mentionner C

40:14
Invité

'est révélateur parce que c'est lui aussi qui devrait porter les grands ministres qui peuvent porter la parole de la politique on

40:21
Présentateur

le voit Et dans la composition du gouvernement Emmanuel Macron a pris

40:25
Invité

soin de privilégier la société civile et des ministres

40:29
Locuteur

je

40:30
Invité

dirais apolitiques c'est-à-dire cantonnés dans leur couloir ce qui fait que quand vous avez un dossier politique qui apparaît et qui peut déboucher sur une crise une mini-crise je pense par exemple cette semaine à ce qui s'est passé sur la réduction des APL

40:46
Locuteur

vous

40:47
Présentateur

n'avez personne vous n'avez quasiment quasiment personne de poids de poids pour

40:53
Invité

à la fois s'opposer aux critiques d'un Jean-Luc Mélenchon et d'autres et surtout pour porter

40:59
Locuteur

pour

40:59
Invité

porter la

41:00
Locuteur

vision Donc on ne peut pas faire de politique autrement

41:02
Présentateur

il faut des snipers Je

41:04
Locuteur

ne parle

41:04
Invité

pas moi de snipers

41:05
Locuteur

je

41:05
Invité

parle de de poids lourds

41:08
Locuteur

de gens qui

41:08
Invité

font de la politique au sens noble du terme je ne parle pas forcément de de

41:12
Locuteur

petites phrases Et alors à quoi ça tient

41:14
Invité

Isabelle Véramasson ?

41:17
Locuteur

Nous n

41:17
Invité

'estimons pas le poids

41:18
Locuteur

des mots des phrases Je dis l'inverse

41:19
Invité

Oui c'est à la fois les gens disent c'est pas bien les petites phrases

41:23
Locuteur

Cette hyperprésidentialisation en fait

41:25
Présentateur

on est avec une

41:27
Locuteur

hyperprésidentielle Et pourquoi alors ? Et c'est

41:30
Invité

rare ça ? Ah non les français adorent les hommes providentiels donc ça c'est pas rare c'est une tradition ancienne mais depuis quelque temps les hommes providentiels depuis le général boulanger il y a quand même le général de Gaulle et là c'est quand même ce qui est arrivé autour d'Emmanuel Macron on a eu le sentiment qu'il allait porter parce qu'il était jeune parce qu'il était brillant parce qu'il avait une vie personnelle particulière parce qu'il s'était mis en rupture au moment où il avait quitté le gouvernement les français ont eu envie d'y croire donc il y

41:59
Locuteur

a

41:59
Invité

eu un petit peu même s'il n'était pas porté par un mouvement historique comme souvent les hommes providentiels il y

42:03
Locuteur

a

42:03
Invité

eu l'envie de croire on

42:04
Locuteur

a

42:04
Présentateur

vraiment élu un homme seul et non pas du tout

42:06
Locuteur

un parti et on a lu un

42:06
Invité

homme enfin seul le mot seul est excessif on a lu on a élu une personnalité ça je le crois et il a cru sûrement lui que cela suffirait il n'a pas eu le soin suffisamment je crois le soin de s'entourer de personnalités fortes et il a eu peur que cela le desserve il a accepté Bayrou rappelez-vous mais toutes les autres personnalités il n'en voulait pas Ségolène Royal par exemple qui aurait bien voulu rester et qui est une personnalité qui aurait pu prendre la parole qui aurait pu défendre

42:36
Locuteur

alors il va falloir que ça

42:37
Présentateur

change si on veut tenir 5

42:38
Locuteur

ans il est

42:38
Invité

un peu seul me semble-t-il et il va soit chercher dans son camp des personnalités qui peuvent avoir ce rôle-là soit faire venir d'autres personnes

42:46
Présentateur

il peut changer mais il ne

42:48
Locuteur

faut

42:48
Présentateur

pas se tromper c'est la conception qu'Emmanuel Macron a du pouvoir une conception très verticale il a été marqué par l'expérience de Hollande aussi donc l'expérience des frondeurs des députés qui tirent dans tous les sens il n'en veut pas il a été marqué par la relation entre l'Elysée et les journalistes donc la confrontation directe avec les journalistes il veut pouvoir la maîtriser c'est une conception très particulière du pouvoir il est persuadé mais après tout toute sa conquête du pouvoir lui a donné raison qu'avec un petit nombre de personnes autour de lui lui puis quelques conseillers il peut faire énormément il continue tout comme il a conquis le pouvoir il continue à exercer le pouvoir de la même manière c'est pas évident que ça suffise c'est pas évident que ça marche il peut ça

43:32
Locuteur

ne l'expose

43:33
Présentateur

pas il n

43:33
Locuteur

'est

43:33
Présentateur

pas en première ligne ça l'expose on a dit de Nicolas Sarkozy qu'il était hyper président c'est même à la puissance 2 l'astuce d'Emmanuel Macron c'est de parler de Jupiter mais il est hyper président à la puissance 2 et c'est sûr que c'est très difficile à gérer parce qu'il va être il va être exposé et puisqu'il va se rendre compte que les contre-pouvoirs les relais ce sont des choses nécessaires surtout quand les choses vont commencer à tourner au vinaigre car une fois de plus une loi de moralisation de la vie publique c'est quelque chose d'assez consensuel on n'est pas encore dans les réformes sur le droit du travail par exemple et là ça sera beaucoup plus délicat à gérer Jérôme Saint-Marie

44:14
Locuteur

oui

44:14
Présentateur

je crois alors je ne suis pas persuadé qu'on ait élu Emmanuel Macron uniquement pour sa personnalité sinon on n'aurait pas eu de tels clivages sociaux sur le vote au premier tour on sait bien que c'est pas n'importe qui qui a choisi Emmanuel Macron c'est effectivement des gens qui adhéraient essentiellement à son projet de transformation libérale du pays le seul problème que ça présente c'est que c'est 24% au premier tour de la présidentielle que derrière il

44:39
Locuteur

y a

44:39
Présentateur

un second tour qui est faussé dans son sens politique par le fait qu'on est face à Marine Le Pen et que donc là c'est la peur plus ou moins fantasmée etc.

de l'extrême droite et puis ensuite il y a des élections législatives qui puisqu'on parle de l'Assemblée qui sont marquées quand même par une abstention historique et que donc on a 1 500 000 à peu près de voix de moins pour les députés en marche au premier tour des législatives par rapport à ce qu'avait obtenu Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle donc on a une concentration extraordinaire de pouvoir pour un projet qui a reçu l'assentiment d'un quart des français tout ce que fait Emmanuel Macron me semble-t-il par sa communication hyper personnalisée c'est d'essayer de créer après l'élection une forme d'adhésion collective et il n

45:22
Locuteur

'y

45:22
Présentateur

arrive pas si mal puisqu'au fond même si les sondages baissent qu'il est

45:24
Locuteur

à

45:24
Présentateur

peu près autour de 50% de popularité avec une espèce d'adhésion à son énergie une adhésion émotionnelle autour de lui mais ça succède à l'élection ça ne la précède pas

45:33
Locuteur

alors

45:33
Présentateur

il n

45:34
Locuteur

'y a

45:34
Présentateur

pas que les députés qui connaissent quelques ratés au démarrage la garde rapprochée d'Emmanuel Macron connaît également quelques turbulences avec des problèmes de communication de cadrage voire des affaires au point que par deux fois cette semaine le chef de l'état a dû procéder à un recadrage comme on dit c'est un sujet de Marie-Charlotte Duluc et Thomas Buyer

45:55
Locuteur

pas

45:56
Invité

un commentaire à la sortie du conseil des ministres

45:59
Locuteur

les

46:00
Invité

membres du gouvernement ont compris la leçon prière d'éviter les couacs agacé par une semaine de cafouillage en tout genre Emmanuel Macron a recadré ses troupes

46:11
Locuteur

si

46:14
Invité

on sait donner du sens on évite les petites polémiques

46:17
Locuteur

les

46:20
Invité

polémiques justement se multiplient dans l'entourage du chef de l'état à commencer par le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner qui semble les collectionner

46:31
Locuteur

il

46:32
Invité

y a 15 jours par exemple avec la démission du général de Villiers il ravive une controverse presque éteinte en déclarant

46:40
Locuteur

il

46:41
Présentateur

s'est comporté en poète revendicatif

46:43
Locuteur

on

46:44
Présentateur

aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plutôt que ses commentaires budgétaires

46:50
Locuteur

autre

46:52
Invité

bourg de cette semaine à propos de la société STX

46:54
Locuteur

le

46:55
Invité

matin Christophe Castaner écarte tout projet de nationalisation

47:00
Locuteur

l

47:01
Invité

'objectif n

47:01
Locuteur

'est

47:01
Invité

pas de nationaliser STX notamment parce que les partenaires italiens sont des partenaires majeurs déclaration démentie l'après-midi même par le ministre de l'économie Bruno Le Maire qui annonce la nationalisation des chantiers

47:13
Locuteur

il

47:14
Invité

y aurait-il des problèmes de communication entre les membres du gouvernement

47:20
Locuteur

à

47:21
Invité

l'assemblée en tout cas il y en a un qui ne communique pas c'est Richard Ferrand toute première épine dans le pied d'Emmanuel Macron un mois seulement après sa nomination au gouvernement il est prié de démissionner rattrapé par un imbroglio financier lié à son ancien poste de directeur des mutuelles de Bretagne nommé chef de file des députés en marche Richard Ferrand est aux abonnés absents

47:47
Présentateur

monsieur de Rugy qui est assez souvent je trouve absent dans des moments importants et puis on a également monsieur Ferrand qui est président du groupe république en marche qui lui aussi est assez absent et quand il est présent il donne parfois un

47:59
Locuteur

peu

47:59
Présentateur

l'impression d'être

48:00
Invité

absent il a peut-être la tête ailleurs monsieur

48:01
Présentateur

Ferrand est trop absent pour vous il y a besoin ça

48:04
Invité

vous savez il faut le demander aux députés aux députés en marche c'est pas à moi de juger monsieur Ferrand c'est aux députés de son groupe

48:16
Locuteur

on

48:16
Invité

n'a pas les mêmes fonctionnements et c'est compliqué de nous comparer une absence qui s'explique en partie par la nature du texte examiné à l'assemblée alors que Richard Ferrand est lui-même visé par une enquête

48:28
Présentateur

oui il manque sauf que pourquoi il n

48:30
Locuteur

'est

48:30
Présentateur

pas là c'est parce qu'il a aussi été une épine dans le pied à un moment et qu'il a dû se faire discret notamment sur le texte qui est examiné en ce moment parce qu'il est le texte sur la moralisation donc il ne pouvait pas porter ce texte ou être omniprésent dans les couloirs dans les débats en ce moment donc c'est il manque et en même temps il aurait été embêtant qu'il soit là ou qu'il soit un peu plus présent

48:54
Locuteur

et

48:54
Invité

d'autres révélations en tâchent un peu plus les débuts du quinquennat Macron nouveau boulet au pied du président

49:00
Locuteur

le

49:01
Invité

cas Muriel Pénicaud d'abord accusé de favoritisme pour l'organisation d'un voyage du candidat Macron à Las Vegas la ministre du travail est aujourd'hui attaquée sur des stock options empochées chez Danone après un plan de licenciement

49:17
Locuteur

une

49:18
Invité

affaire encombrante en plein examen de la loi travail au Sénat la ministre est sommée de s'expliquer

49:25
Locuteur

nous

49:28
Invité

sommes ici pour fabriquer la loi

49:30
Locuteur

et

49:31
Invité

que

49:31
Locuteur

nous

49:33
Invité

ne sommes pas ici

49:34
Locuteur

pour

49:35
Invité

des approximations

49:36
Locuteur

voire

49:37
Invité

de la démagogie concernant des faits concernant une deux personnes aujourd'hui moi quelqu'un d'autre ici

49:43
Locuteur

par

49:44
Invité

démagogie commencer à laisser interpréter autre chose que les faits me semble hors du champ qui est la discussion sereine qui doit avoir lieu au Sénat sur les faits

49:54
Présentateur

Macron il avait très bien préparé son équipe de campagne il avait une équipe soudée qui était au taquet 24 heures sur 24 qui partageait les mêmes objectifs voilà on sentait qu'il y avait une équipe autour de lui et c'est grâce à cette équipe qu'il a transformé le paysage politique la question aujourd'hui c'est qu'on n

50:12
Locuteur

'a

50:12
Présentateur

pas le sentiment que ces liens qui existaient au sein de l'équipe d'En Marche existent au sein de la Macronie que ce soit au gouvernement à l'Assemblée ou au parti ou entre ces trois entités qui vont normalement l'aider à réformer la France

50:26
Locuteur

donc

50:27
Présentateur

ce ciment là il n'existe pas et

50:30
Invité

sans ciment l'édifice risque de se fissurer dans les derniers sondages Emmanuel Macron chute de 8 points avec désormais 51% d'opinions favorables

50:42
Locuteur

alors

50:43
Présentateur

question internet qu'est-ce qui est le plus gênant pour Macron les couacs des députés novices de son parti ou ceux des membres du gouvernement

50:50
Locuteur

l

50:51
Présentateur

'affaire Pénicaud je ne sais pas c'était quel les deux mon capitaine voilà mais c'est vrai que

50:56
Locuteur

le

50:58
Invité

flottement en tout cas le malaise qu'il y

50:59
Locuteur

a

50:59
Invité

autour de certains ministres et le dernier en date Madame Pénicaud est quand même un obstacle je dirais pour la bonne marche et la bonne conduite des réformes

51:10
Locuteur

Madame

51:11
Invité

Pénicaud

51:13
Présentateur

encore une fois

51:15
Locuteur

moi

51:15
Présentateur

je ne connais pas le fonds du dossier je vous le dis alors donc c'est un million d'euros gagnés voilà

51:19
Locuteur

non mais je ne sais pas si

51:20
Présentateur

c'est légal ou pas légal

51:21
Locuteur

visiblement c'est légal et voilà et on

51:23
Présentateur

lui reproche d'avoir exercé ce plan deux mois après l'annonce de 900 suppressions

51:28
Locuteur

voilà

51:28
Invité

c'est légal simplement d'un point de vue politique je veux dire aller devant les parlementaires ou devant l'opinion

51:35
Locuteur

en

51:35
Invité

ayant réalisé cette opération et en demandant aux français

51:39
Locuteur

d

51:40
Invité

'accepter la barémisation des indemnités le plafonnement pardon des indemnités prud'homales dire aux français que le modèle social est dépassé ça pose un petit un petit problème de crédibilité en tout cas et d'ailleurs j'en vous pourpre ça offre d'ailleurs un angle politique parfait

51:56
Locuteur

à

51:57
Invité

l'opposition vous avez vu les sénateurs communistes brandissant la une de l'humanité et monsieur

52:03
Présentateur

Mélenchon va en faire son miel Isabelle Veramasson vous pensez aussi que ça va être compliqué de défendre cette loi pour la ministre Pénicaud à la rentrée

52:11
Locuteur

encore

52:12
Invité

une fois je crois que c'est un problème de culture c'est à dire que les français découvrent qu'avec Emmanuel Macron pourtant ça avait été dit assez tôt l'histoire du banquier banquier d'affaires les histoires d'argent qu'on rentre dans un monde qui est un peu différent du monde d'avant les hommes politiques avaient des politiques politiciens ceux qui partaient des jeunes socialistes ou des jeunes républicains pour devenir des ministres qui avaient une trajectoire comme ça strictement politique avaient des défauts il y avait le problème de financement des partis il y avait les problèmes de corruption mais là ils découvrent un monde où l'argent dégouline on apprend qu'en deux ans Madame Pénicaud a gagné 4 millions d'euros qu'elle a gagné en un coup de bourse 1 million d'euros après restructuration après plan social après plan social et ça

53:01
Locuteur

on l'accepte pas des politiques on va avoir du mal je ne sais pas si on l

53:04
Invité

'accepte pas mais c'est ça plus ça plus ça et Richard Ferrand a gagné beaucoup d'argent lui également en tout cas sa compagne donc le fait qu'on rentre quand même tout d'un coup dans un monde le monde de l'argent le monde de la grosse finance les français n'avaient pas eu envie de le voir en ce qui concernait Emmanuel Macron on balayait ça d'une main parce que finalement ce jeune homme qui avait travaillé 3 ans à la banque on ne pouvait pas lui mettre ça trop sur le dos là s'écrit une histoire un peu différente de celle auxquelles les français avaient cru croire donc moi je ne crois pas que ce soit une affaire qui pose un problème je crois que c'est de l'accumulation de couacs dans ce domaine financier qui va à un moment donné entacher

53:43
Présentateur

le couac 40

53:44
Invité

le couac 40 j'ai trouvé que cette

53:46
Locuteur

promesse était

53:46
Invité

terrible

53:47
Présentateur

Rémi Godot on redécouvre ce qu'on savait déjà un peu avant la société civile c'est pas la panacée c'est compliqué d'être un ministre technicien ce qui est intéressant avec Muriel Pinico c'est que d'un point de vue technique elle mène très bien la négociation imaginez elle joue chaque jour avec une bombe dégoupillée dans les mains et jusqu'à présent elle a très bien

54:08
Locuteur

elle a marabouté

54:08
Présentateur

les syndicats comme on dit exactement mais voilà vous êtes de la société civile vous avez quand même un passé alors pas un passé politique mais un passé entrepreneuriat et donc vous pouvez avoir gagné beaucoup d'argent vous êtes de la société civile vous pouvez être dans le vent des affaires et donc supportez aussi quand même une fois de plus en pleine discussion de la loi sur la moralisation politique vous pouvez avoir une affaire qui

54:31
Locuteur

sans

54:32
Présentateur

présager de ce que ça donnera trouble quand même beaucoup votre image donc on revient finalement un peu à là aussi c'est un peu une part du rêve d'Emmanuel Macron qui se dissipe la société civile c'est pourquoi pas mais c'est pas quelque chose qui

54:47
Locuteur

partit ses inconvénients

54:48
Présentateur

et on verra que la société civile qui est réussie ce sont les personnalités qui arrivent à être politiques voilà qui arrivent à lier et leur expérience technique parce qu'ils viennent du secteur privé mais parce que ce sont en plus de vraies politiques qui savent manœuvrer qui savent qui savent manœuvrer dans un environnement plutôt hostile oui Jérôme Sainte-Marie oui sur la question de Mme Pénicaud c'est vraiment passionnant c'est très différent d'ailleurs ce n'est pas une affaire en réalité puisque je crois je ne

55:13
Locuteur

suis pas

55:13
Présentateur

un grand expert mais je crois que

55:14
Locuteur

c

55:14
Présentateur

'est parfaitement légal et c'est ça qui est intéressant

55:17
Locuteur

alors

55:17
Présentateur

qu'il y

55:17
Locuteur

a

55:17
Présentateur

d'autres questions je ne

55:18
Locuteur

vais

55:18
Présentateur

pas citer de noms effectivement on se demande si ça là c'est une affaire François Fillon aussi c'était légal est-ce que ça et monsieur ou madame si elle ne

55:27
Locuteur

travaillait pas vraiment c'était pas légal ça c'était son argument

55:29
Présentateur

et les affaires comme on dit en réalité politiquement ça n

55:33
Locuteur

'a

55:33
Présentateur

pratiquement aucun intérêt c'est une question juridique

55:35
Locuteur

est-ce qu'on les coupe pas là elle a travaillé

55:36
Présentateur

on lui avait donné un plan de 5 options elle a exercé là c'est la révélation enfin l'illustration nouvelle de ce qu'est réellement le capitalisme en période néolibérale le capitalisme financiarisé et effectivement ça met complètement à bas l'idée rassurante que l'on peut avoir en disant au fond il y

55:53
Locuteur

a

55:53
Présentateur

certains qui s'enrichissent mais ils créent des emplois puisque là malheureusement cette personne c'est bien grâce au fait qu'il y a 900 emplois qui ont été supprimés dans des bonnes conditions pour les actionnaires donc pas trop bonnes conditions pour les salariés probablement que justement la

56:06
Locuteur

valeur

56:06
Présentateur

en bourse de

56:07
Locuteur

Danone je ne veux pas défendre madame

56:08
Présentateur

Pénicaud mais l'action Danone monte régulièrement elle

56:11
Locuteur

a la forte volonté si vous voulez

56:12
Présentateur

et par ailleurs c'était un plan de départ volontaire pour la défendre excusez-moi mais je ne remets absolument pas en cause madame Pénicaud elle est effectivement un rouage bien rémunéré d'un système qui existe sans elle et qui a ses propres règles la question et c

56:28
Locuteur

'est

56:28
Présentateur

là où ça devient intéressant la question politique c'est que généralement le politique mettait en scène le fait qu'il compensait qu'il rattrapait

56:36
Locuteur

les

56:37
Présentateur

dégâts du capitalisme mondialisé et que quelque part il y avait cette promesse qui était plus ou moins tenue mais qu'en fait il faisait barrage en quelque sorte à la violence propre à la société économique et qu'il était là pour garantir des règles mais évidemment avec ce qui a été vendu et avec l'idée que plus on pourra licencier facilement et plus on pourra embaucher et que donc il ne faut pas s'opposer au fonctionnement du capitalisme mondialisé mais l'accompagner évidemment là cette question de madame Pénicaud cette histoire de madame Pénicaud qui n

57:08
Locuteur

'est

57:08
Présentateur

pas une affaire encore une fois et bien donne une illustration qui n'est pas forcément confortable pour la pédagogie ou la communication du gouvernement Allez tout de suite on passe aux questions internet et sms

57:19
Locuteur

Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Merci d'avoir regardé cette vidéo !