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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 22 octobre 2016 2 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

MÉLENCHON - FRAIS BANCAIRES : L'IMPÔT PRIVÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10MélenchonFait
    « On va dire du mal des banques, parce qu’ils augmentent les frais bancaires. On se demande bien ce qu’ils font ceux-là pour ce prix-là. »
  • 0:30MélenchonFait
    « Ils n’arrêtent pas d’augmenter. Alors ils vous tiennent votre compte et maintenant c’est les comptes courants qu’ils vont taxer. »
  • 0:50MélenchonFait
    « Comment vous appelez ça autrement ? Vous prenez votre carte bancaire pour payer : un ils vous taxent pour gérer votre compte et votre carte ; et puis après, vous, vous allez, vous payez avec. »
  • 1:10MélenchonChiffre
    « Et des fois, quand c’est des cartes importantes, comme certaines cartes importantes, et bien ce n’est pas rien, la commission. Ce n’est pas juste 1,5% ou 2%, c’est jusqu’à du 3% et du 4%. »
  • 2:30MélenchonFait
    « Ils n’investissent pas, ils ne donnent pas de l'argent aux entreprises pour acheter des machines, etc. »
  • 3:20MélenchonFait
    « Ils prennent tout l’argent qu’ils peuvent et ils le mettent dans la sphère financière, et, évidemment, à intervalle régulier, ça tourne mal, parce que la bulle éclate et toute l’économie est par-terre. »
  • 4:40MélenchonFait
    « Il est temps que l’argent redevienne un bien commun et cesse d’être un bien privé et approprié par des établissements qui font du profit dessus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va dire du mal des banques, parce qu’ils augmentent les frais bancaires. On se demande bien ce qu’ils font ceux-là pour ce prix-là. Ils n’arrêtent pas d’augmenter.

Alors ils vous tiennent votre compte et maintenant c’est les comptes courants qu’ils vont taxer. Ce n’est pas acceptable ça. Déjà, moi, ça m’a toujours paru bizarre… Je ne sais pas si vous voyez, tout le monde râle après les impôts.

Mais enfin les banques, c’est un impôt privé non ? Comment vous appelez ça autrement ? Vous prenez votre carte bancaire pour payer : un ils vous taxent pour gérer votre compte et votre carte ; et puis après, vous, vous allez, vous payez avec.

Et quand vous payez, toc, il prend quelque chose dessus, le banquier. Et des fois, quand c’est des cartes importantes, comme certaines cartes importantes, et bien ce n’est pas rien, la commission. Ce n’est pas juste 1,5% ou 2%, c’est jusqu’à du 3% et du 4%.

Il fait quoi, là, le banquier ? C’est lui qui a allumé la lumière ? C’est lui qui a mis le chauffage en route ?

C’est lui qui a fait à manger dans le restaurant ? Non, il ne fait rien du tout. Il se contente de prendre un impôt privé sur la consommation.

Et bien ça ce n’est pas normal. Alors il faut bien que les banques, qui ne servent à rien pour la production aujourd'hui… Vous le savez : ils n’investissent pas, ils ne donnent pas de l'argent aux entreprises pour acheter des machines, etc…. ou pour que les grandes entreprises lancent des plans d’action qui feraient que, par contagion, ça fait travailler les petites entreprises.

Non, ils ne font rien de tout ça. Ils prennent tout l’argent qu’ils peuvent et ils le mettent dans la sphère financière, et, évidemment, à intervalle régulier, ça tourne mal, parce que la bulle éclate et toute l’économie est par-terre. Moi, je voulais à tout prix dire, au passage, tout le mal que je pense de cette manière de faire et de ce rôle néfaste des banques.

Parce que des banques, on en a besoin pour faire circuler l’argent dans la tuyauterie sociale, pour faire deux choses : 1. Mettre en circulation un équivalent général. C’est ça la monnaie : c'est un équivalent entre deux marchandises. 2.

Distribuer du crédit, c’est-à-dire anticiper, permettre aux gens d’investir alors que ce qu’ils vont faire n’est pas encore fait ; et ils ont l’argent pour le faire. C’est ça qui est important : le crédit et la circulation monétaire. Il est temps que l’argent redevienne un bien commun et cesse d’être un bien privé et approprié par des établissements qui font du profit dessus.

On peut comprendre qu’ils fassent du profit mais ça non : ce n’est plus du profit, ça s’appelle du parasitage pur et simple et ça nuit à l’économie.