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interviewBFMTV· 8 juillet 2026 31 min

Manuel Bompard estime que "Marine Le Pen fait peser une épée de Damoclès sur la présidentielle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

spéciale ce soir sur BFM TV, Marine Le Pen condamnée mais éligible à la présidentielle La campagne 2027 est donc lancée Notre premier invité ce soir c'est Manuel Bompard, bonsoir député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de la France Insoumise. Face à vous, Marie Chantrey. Bonsoir, Julie.

Bonsoir, Marie, chef du service politique. Et Yves Tréhard. Bonsoir, Yves.

Directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Samy Saxi est également avec nous. Bonsoir à tous les Une image d'abord à vous montrer.

Marine Le Pen qui lance sa campagne aux côtés de Jordan Bardella. C'était ce matin à la Flèche dans la Sarthe, accueillie en rockstar par ses partisans. On regarde.

Sous-titrage Société Radio Courage, Marie ! Merci. Oula !

Attends, attends, attends ! C'est-à-dire qu'il s'est placé ? Bon, vous avez vu, pour ces électeurs, ça ne change rien ?

Il y a sans doute des gens qui soutiennent Marine Leven en toutes circonstances et quelles que soient les modalités de ce soutien. Moi, vous savez, depuis le début, nous nous avons dit quel que soit le candidat du Rassemblement national à l'élection présidentielle, nous serons qu'en avec un objectif, avec Jean-Luc Mélenchon, c'est de le battre. Bon, il y a une décision de justice qui a été prise hier en appel.

Il faut rappeler quand même, même s'il y a un pourvoi désormais en cassation, que Mme Le Pen a quand même dorénavant a été condamnée à deux reprises par deux tribunaux différents. Mais qu'elle est désormais présumée innocente puisqu'elle se pourvoie en cassation ? Il y a un pourvoi qui suspend ces condamnations, mais ça ne les annule pas.

Ces condamnations sont là. Il y a donc deux tribunaux différents, qui considèrent qu'elle s'est rendue coupable de détournement de fonds publics avec un préjudice estimé hier par le tribunal à hauteur de 3 millions d'euros. Donc on ne parle pas d'une petite broutille.

Donc c'est quand même une accusation et une condamnation qui est une Cour de la Nation grave et on ne peut pas ne pas remarquer qu'il y a quand même une forme de paradoxe et de contradiction avec les déclarations qui étaient celles de Marine Le Pen et des dirigeants du Rassemblement National ces dernières années, dénonçant une justice trop laxiste, qu'il fallait avoir des peines plus dures, qu'il ne fallait pas d'aménagement de peines. Elle était contre le bracelet chronique. Si Mme Le Pen était au pouvoir aujourd'hui elle serait peut-être derrière les barreaux.

Quand on voit les images malgré ces contradictions. Si elle était au pouvoir elle ne pourrait pas être derrière les barreaux. Non je veux dire que si son programme avait été mis en oeuvre, c'est-à-dire pas d'aménagement de peines, une justice plus dure que ce qu'elle est aujourd 'hui, et bien aujourd'hui Mme Lepen elle serait sans doute pas en capacité d'être à la flèche ce matin pour faire sa compagnie.

Et pourtant quand on voit les images, malgré les contradictions, malgré cette condamnation par la cour d'appel, on le voit là finalement ces sympathisants c'est sympa d'abord ça vous le verrez madame non mais est ce que ça vous surprend quand même ah je j'ai du mal effectivement à comprendre comment on peut avoir pendant des années et des années soutenus un parti qui se présentait comme étant un parti anti-système, qui disait « main propre ». C'était ça le slogan du Rassemblement National. Et ne pas comprendre aujourd'hui que Le manifestement, Mme Le Pen est plus que jamais une candidate du système. – Le contre-champ, Julie et Emmanuel Bompard quand même, c'étaient des marines présidentes, c'étaient aussi des manifestants qui se sont donnés rendez-vous à l'appel des insoumis Il y avait des insoumis.

Des insoumis, des écologistes, ils n'étaient pas des centaines, mais ils ont réussi à perturber ce déplacement qui a dû être en partie écourté. Est-ce que vous soutenez et vous soutiendrez toutes ces initiatives à venir manifester pour les appeler à continuer à faire cela mais en l'occurrence là c'est pas moi qu'il les ai appelés à se mobiliser et justement je ne veux pas tomber dans le piège de madame le pen qui essaye de faire croire que si des gens sont venus exprimer leur colère vis-à-vis de la présence de madame le pen ce matin à à la flèche, c'était à l'appel de la France. Ce n'était absolument pas le cas.

C'était des initiatives qui sont des initiatives spontanées et que j'approuve absolument. Mais les drapeaux étaient là. Vous approuvez ?

Non mais évidemment, je les approuve. Mais attendez, quand Mme Le Pen essaye de faire croire que c'est de la violence de venir manifester son opposition et de venir avec des casseroles. C'est de ça dont elle a peur, Mme Le Pen, des casseroles pour lui rappeler que désormais, elle a été condamnée à deux reprises et que s'il y a un pourvoir en cassation, c'est une délinquante.

Les gens ont le droit d'aller lui dire que c'est une délinquante quand même. On va la regarder cette séquence, Marine Le Pen huée effectivement lors de ce déplacement, ce lancement de campagne. ...

Sous-titrage Société Radio Vous soutenez tous ces slogans ? Le Pen en prison, on a pu entendre Le Pen délinquante C'est actuel, madame. Quand vous êtes condamnée à deux reprises parce que deux tribunaux avec des compositions différentes ont considéré que vous avez détourné des fonds publics à hauteur de plus de 3 millions d'euros de préjudice, ça oui, madame.

Mais elle n'a pas le droit de se pourvoir. Et donc les gens ont le droit de dire que madame Le Pen est une délinquante. Elle a absolument le droit de se pourvoir en cassation mais son pourvoi en cassation n'annule pas le fait qu'il y a eu deux condamnations par deux tribunaux différents.

Mais elles restent présumées innocentes. Absolument mais il y a eu deux condamnations et ces deux condamnations elles sont toujours là. Et je vous rappelle que la Cour de cassation quand elle a jugé, elle juge sur la procédure judiciaire et elle ne juge pas sur les faits.

Oui, mais donc, pardon, vous dites...

Alors, pardon, Yves, je vous donne le micro, mais vous dites deux choses qui me semblent contradictoires. Vous dites, oui, elle est présumée innocente, mais oui, c'est une délinquante. Ah ben, je pense que c'est une délinquante, oui, parce qu'elle a manifestement, selon ce que disent les tribunaux, violé la loi, c'est-à-dire qu'elle n'a pas respecté et qu'elle a détourné des fonds publics.

Mais vous reconnaissez sa présomption d'innocence ? C'est le système judiciaire tel qu'il est aujourd'hui. Mais attendez attention La Cour de Cassation suspend des condamnations, elle ne les annule pas.

Est-ce que si d'aventure la Cour de Cassation casse effectivement l'arrêt de la Cour d'appel ? Mais il y aura un autre jugement dans ce cas Il y aura un autre jugement ? Elle sera toujours une délinquante ?

Je ne crois pas du tout. Ça tient pas, ça tient pas. Quand une Cour de Cassation...

Si vous voulez faire l'avocat de Mme Le Pen, faites l'avocat de Mme Le Pen. Non, je ne fais pas l'avocat de Mme Le Pen, mais j — Regardez, je vais vous dire pourquoi ça marche pas. — Ce qui m'ennuie...

Vous savez pas ce que je veux dire. Ce qui m'ennuie, c'est l'interprétation à géométrie variable de la justice. La justice a plusieurs degrés de juridiction.

L'accord de Cassation est l ultime d'entre eux, et cette cour de cassation quand elle casse un arrêt de cour d'appel, par définition cet arrêt n'est plus valable. Et donc ça veut dire, en pénal ça veut dire que que l'acculpé, l'accusé est rendu vierge de toute condamnation et lavé de toute poursuite. Donc il y a quelque chose quand même qui...

Dans le discours politique qui n'est pas seulement chez vous, qui est vrai dans tous les partis politiques. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a une défiance vis-à-vis des Français, vis-à-vis de la politique et de la justice. C'est que les discours varient en fonction des intérêts des ingrédients. – Mon discours ne varie absolument pas, je respecte l'intégralité de la procédure judiciaire jusqu'à son terme, mais je vous dis M.

Tréhard qu'on se reparle avec grand plaisir au lendemain du jugement de la Cour de cassation et vous verrez que vous l'arrêt de la cour de cassation et vous verrez que je pourrais dire à nouveau que madame le pen est une délinquante et d'ailleurs monsieur tréard si vous avez été attentif et que vous avez bien entendu ce qu'a dit monsieur bardella ce matin à côté de madame le pen à la flèche il a utilisé cette expression très intéressante et assez novatrice d'ailleurs il a dit le tribunal a je suis soulagé que le tribunal est reconnu notre innocence partielle alors moi je ne sais pas ce que c'est l'innocence partielle soit on est innocent son est coupable quand monsieur bardell a dit que le tribunal a reconnu son innocence partielle. En vérité, il vient de dire que le tribunal avait reconnu sa culpabilité totale. Vous voyez ?

Et ça, c'est pas Mignol-Bombard qui le dit. C'est Jordan Bardet là. Vous avez noté aussi l'inflexion ou le changement de stratégie durant l'appel de Marine Le Pen, qui a reconnu à la marge des erreurs, des appréciations qui n'ont pas été les bonnes.

Elle a dit que si c'était à refaire, on ne le referait pas. Donc là aussi, de ce point de vue-là, c'est peut-être ce qui correspond aux propos de Jordan Bardella aujourd cette innocence partielle bah en tout cas je considère plutôt que ça s'appelle un aveu de culpabilité et en l'occurrence pardonnez-moi vous pouvez moi après je suis pas juge je suis pas procureur je vais pas aller commenter l'ensemble des pièces du dossier mais vous pouvez le prendre le problème par tous les bouts et essayer de m'expliquer que c'est légal d'utiliser les fonds du parlement européen pour payer le majordome de ma de jean-marie le pen donc donc pardon par tous les boucs vous voulez vous y arriverez donc est ce que vous auriez préféré qu'elle soit empêchée par la justice. Mais non, moi je vous ai dit depuis le début, je vais même vous dire, et d'ailleurs on a parfois été attaqués pour ça, lors du...

C'est votre adversaire préféré ? Non attendez, lors de la décision en première instance, nous avions dit à l'époque, et certains y compris à gauche nous l'ont reproché, nous Nous avons dit, nous, dans notre conception de la justice, il y a des voies de recours et il faut qu'il puisse y avoir des voies de recours avant que Mme Le Pen soit définitivement inéligible. C'est ce que nous avions dit à l'époque.

Là vous cherchez le discours là ! Non pas du tout, sauf que M. Tréard, à l'heure où on se parle aujourd Aujourd'hui, la voie de recours a existé.

Il y a eu un jugement en appel. Donc Mme Le Pen ne peut plus dire aujourd'hui. Il y a un seul jugement qui m'a rendu...

La cassation était un recours aussi. Évidemment, mais à quel moment vous avez l'impression que que je renonce au fait que la cassation est un recours. Et y compris, je vais vous dire, ce débat, il est très théorique là entre nous.

Parce que qu'est-ce qu'on a appris cet après-midi ? Oui, qu'elle pourrait se prononcer au plus tard. Et ça, on y reviendra.

On y reviendra. Donc en fait, on sera fixé sur le sujet. Soit la Cour de cassation validera le jugement de la Cour d'appel et dans ce cas-là, Mme Le Pen fera campagne avec un bracelet électronique, contrairement à l'engagement qu'elle avait pris devant les Françaises et les Français.

Et donc elle leur aura menti en plus de les On va y revenir un peu plus tard. Soit, soit, soit la Cour de cassation casse la décision d'appel et renvoie devant une...

Et alors c'est la décision de première instance qui s'applique et donc...

La Cour de cassation...

Ah non ! Ah non ! Ah non !

Ah non Non, non, alors là j'ai vérifié. Et alors attendez...

Ah il y a un débat juridique ? Non, non, non, il n'y a pas un débat juridique. Ah si, si, absolument.

Eh bien écoutez, j'ai pris des rapports de tous les avocats qui sont allés en cassation avec cet argument-là, cet argument-là. Cet argument tombe. Il n'existe pas.

Celui que vous voulez, on revient au jugement de première instance. Vous oubliez quelque chose qui s'appelle l'execution provisoire, M. Trader, dans votre raisonnement.

Non, non, non, l'execution provisoire, elle est tombée. Mais la cour de cassation qui pourrait se prononcer effectivement au plus tard, dit elle, début avril 2027, donc un peu avant le premier tour fixé au 18 avril. On va y revenir un petit peu plus tard.

D'abord, on a un sondage qui mesure l'impact de cette décision de la cour d'appel sur l'opinion. Sondage Elab pour BFM TV, Samy Saxi, que disent ces sondages ? Absolument, Julie.

Plusieurs enseignements importants ce soir. D'abord un chiffre qui est assez parlant finalement du climat actuel. 42 % des Français, vous le voyez, considèrent finalement que la séquence que l'on vient de vivre, à savoir la décision de justice mais également la volonté pour Marine Lepel de se maintenir, n 'aura pas d impact sur la dynamique électorale.

Autre chiffre très intéressant, les Français sont d'accord avec cette phrase, vous savez qu'elle a prononcé hier lors de son interview au 20h, Marine Lepel, voici ce qu'elle affirmait, les Français seront juges, ils auront la liberté de choisir, et bien vous savez 74 % des Français qui sont d'accord avec Marine Lepel. En revanche, dans ce contexte, 6 Français sur 10 désapprouvent la décision de Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle. Et si on va un peu plus loin, dans le camp même du Rassemblement National, vous avez 32 % des électeurs du RN.

Ce n'est pas majoritaire mais c'est quand même un chiffre important qui considère qu'elle a tort de se présenter. Mais 68 % quand même qui approuvent sa décision. Absolument, mais ce tiers d'électeurs du RN, ce n'est pas négligeable.

Donc il y a un chiffre qui marque, c c'est est-ce qu'elle a raison de se présenter à la présidentielle quand on demande aux Français dans leur globalité, 59 % disent non. Mais il y a un autre sondage qui m'a interpellé, un sondage commandé par votre journal Yves Tréhard qui lui a leur dit quelque chose d'assez fort. Marine Le Pen est à son plus haut niveau depuis cette décision de justice.

Que dit votre sondage ? Alors c'est un sondage qui a été réalisé par l'IFOP fiducial pour le Figaro, effectivement, et qui a été réalisé après son intervention télévisée d Hier, je donne le tableau parce que c'est important. Ce sondage montre qu'elle aurait 36 % d 'attention de vote, elle serait en progression de 4 points par rapport à il y a à peu près 15 Et que du coup, elle dépasserait, elle ferait jeu égal, mais dépasserait même Jordane Bardella.

Elle ferait oublier Jordane Bardella. Ce qui est quand même très intéressant parce que c'est un sondage qui montre que finalement, et d'ailleurs même quand elle était embringuée dans ses ennuis judiciaires avant même la décision de la cour d'appel qui est quand même beaucoup plus favorable, il faut le souligner, que la décision de première instance, eh bien elle n'a jamais vraiment chuté dans les sondages. Elle a été dépassée par Jordan Bardella, il y avait un phénomène probablement de genèse, de nouveauté, de découverte vis-à-vis de ce jeune homme, d'ailleurs qui reste très élevé, attention.

Mais Marine Le Pen, Marine Le Pen, n'a jamais décroché, et elle reste à un très bon niveau. C'est un sondage aussi qui montre que... 36 % d'attention de vote, et qui montre aussi que face au deuxième tour à tous ses adversaires, elle gagnerait haut la main. 70 % contre 30 % face à M.

Mélenchon. qui vous rappelle quand même 25 ans des cas. C'était le contraire quand Jacques Chirac était face à un certain Jean-Marie Le Pen à 10 points près, puisque c'est plutôt 80 à 20. – Il y en a une élection et l'autre qui a un sondage. – Manuel Bompard, ça vous fait peur – De quoi ? – C'est un sondage très élevé, même après une décision aussi grave concernant Marine Le Pen. – Non parce que moi j'ai toujours souvenir, on a déjà eu l'occasion à plusieurs reprises d'en parler, y compris avec M.

Tréard, vous savez, un an avant l'élection présidentielle de 2022 avait des sondages qui mène madame le pen à plus de 30 % des voix au premier tour l'élection présidentielle jean-luc mélenchon autour de 10 % des voix donc en fait il y avait 20 points d'écart là dans les sondages dont vous êtes en train de parler il ya 20 points d'écart monsieur mélenchon est à 15 % en hausse de trois points en progression par rapport aux vagues précédentes de ce même institut de sondage sur toujours comparé 6 % bon en gros dans la même marge de décart qu 'il y avait la dernière fois au début de la campagne dans les sondages. soir du vote, du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, il y avait un point d'écart. Donc que les choses soient claires, que tout le monde comprenne, il y avait 20 points d'écart dans les sondages un an avant, il y avait un point d'écart le jour du vote.

Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Ça veut dire que les sondages un an avant ne prédisent pas le résultat de l'élection présidentielle. Et ça veut dire, et j'en profite, que si de nombreuses personnes s'engagent dans la campagne autour de Jean-Luc Mélenchon, autour du programme C'est ça, j'allais dire La gauche depuis est quand même très divisée Vous comptez sur quoi ?

Sur le ralliement du parti communiste et des écologistes, c'est ça Je vais répondre à votre question, mais je compte d'abord sur la mobilisation populaire, sur la mobilisation citoyenne, sur des gens qui s'engagent dans cette campagne. Et vous le savez, depuis que Jean-Luc Mélenchon a lancé sa candidature à l'élection présidentielle, il y a 330 000 personnes qui ont signé en soutien de Jean-Luc Mélenchon, et pas une signature avec un mail comme ça. Un mail, un téléphone, on valide sa signature.

Aucune autre force politique aujourd'hui, aucune autre candidature dispose d'une telle base de soutien. Et bien cette base de soutien, elle va se déployer pour convaincre tout simplement. J'entends votre démonstration Manel Montpard, mais du coup ce que vous nous dites c'est que de votre point de vue ces photographies, ces enquêtes d'opinion à un moment T qu'il faut prendre telles qu'elles sont mais n'ont absolument aucune valeur parce que quand même reconnaissait que quand ils vous sont favorables, quand vous notez une dynamique, là, vous les relevez.

C'est M. Tréard qui l'a relevé, la dynamique, ce n'est pas moi. Oui, je suis certain de vos militants soutiens et élus qui l'ont relevé sur leur compte et leurs réseaux Je vais répondre sans mauvaise foi, vous savez, de manière très franche Les sondages ont un rôle très important dans la démocratie française aujourd'hui Et vous les regardez, vous concédez que vous les regardez de près Ils produisent une réalité, ils fabriquent une réalité.

Il reflète aussi une réalité, non ? Non, je ne le crois absolument pas. Je crois qu'il fabrique une réalité.

Donc à partir du moment où il fabrique une réalité, quand ils nous mettent en progression, bah oui, j'encourage le fait de montrer qu'il y a une dynamique autour de notre candidature. Je le rejette absolument pas. La comparaison n'est pas raison, mais en comparaison de 2022.

En 2022, Mme Le Pen ne se présente pas avec des ennuis judiciaires comme aujourd'hui. Là, la particularité de ce sondage, comme d'autres sondages, d'ailleurs, c'est que Mme Le Pen est quand même plombée, si vous me permettez l'expression, par des ennuis judiciaires qui sont assez graves, des condamnations qui ont été prononcées. Et néanmoins, elle fait une course en tête comme jamais.

Après, M. Treha reconnaissait que le lendemain de la décision, c'est peut-être un peu tôt pour tirer des conclusions définitives. Moi je ne suis pas certain, mais nous le verrons.

Je n'ai pas de conviction absolue sur ce sujet. Je ne suis pas certain que des électrices et des électeurs qui peuvent être, à mon avis, à tort, évidemment tentés par le programme du RN, ne se rendent pas compte dans les prochains jours de la contradiction qu'il y a à voter pour un parti qui prétend renforcer l'ordre, la sécurité que la justice soit plus sévère et de voter pour une candidate qui pourrait rentrer à l'Élysée avec un bracelet électronique à la cheville en l'état ça n'a pas l'air de les les embêter plus que ça ? En l'état, mais laissez le temps avec les gens de réfléchir aussi.

En revanche, il est temps de réfléchir à vos angles d'attaque. Est-ce que votre angle d'attaque face au Rassemblement national, ce sera simplement Marine Le Pen délinquant ? Absolument pas.

Et d'ailleurs, encore une fois, moi j'ai toujours dit, nous on ne compte pas sur les tribunaux pour battre Marine Le Pen ou le Rassemblement National. Moi je compte sur une campagne électorale et il y a une question qui a été posée dans votre sondage, je suis d'ailleurs étonné que la réponse n'ait pas été 100%, c'est est-ce que les français sont libres de leur choix, oui les français sont libres de leur choix et donc une campagne elle doit permettre de convaincre davantage de personnes que les autres candidats. Et pour ça moi mon angle d'attaque principal il n'est pas contre l'un, contre l'autre c'est défendre un programme.

Ça ne sera pas là. Ça ne sera pas là lui renvoyer à son profil et je vous cite de délinquante ou de ce que disent vos militants, de voleuses ou est-ce que vous irez à un moment donné sur le programme ? Mais madame elle l'est.

Je veux dire c'est factuel de mon point de vue. Bon maintenant nous nous avons toujours fait campagne. Je rappelle qu'elle est présumée innocente.

Oui mais je l'ai dit moi-même madame. Attends on ne va pas réouvrir ce débat. Maintenant nous on a toujours fait campagne sur un programme et pourquoi ? le programme de Marine Le Pen je trouve.

Ah bon ? Si ce n'est vous attaquez le moins. Si vous voulez on en parle une fois.

Exactement vous connaissez la mécanique parfaitement. Une petite courte pause. Manuel Bonpar évidemment vous restez avec nous.

Vous restez avec nous et évidemment on a encore plein de questions à vous poser après la pub. Nous rejoindra également Jean-Philippe Tanguy député Rassemblement National de la Somme et membre de la Commission des Finances. Ce sera dans quelques minutes.

A tout de Je suis le directeur BFM et on est toujours avec notre invité, Emmanuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de la France Insoumise. Je voulais vous faire réagir au communiqué très attendu de la Cour de cassation. La Cour de cassation qui pourrait se prononcer, je Je cite « au plus tard, début avril 2027 ».

On rappelle que le premier tour de la présidentielle, c'est le 18 avril. Donc elle se prononcera avant la présidentielle. Qu'est-ce que vous pensez, vous, de ce calendrier choisi par la Cour de cassation ?

D'abord, je veux dire qu'il ne m'appartient évidemment pas et que ce n'est pas vraiment une surprise. Parce qu'avant la décision en appel, il était déjà indiqué que la Cour de cassation, s'il devait y avoir cassation, serait siégerait sans doute avant l'élection présidentielle. On parlait à l'époque du mois de décembre de cette année ou du mois de janvier.

Si la question de l'inégibilité était toujours à trancher, ce qui n'est plus le cas puisque...

Ça, c'était pas forcément précisé. C'est ce que disait le premier président de la Cour de cassation. Là, en l'occurrence, la raie d'hier purge l'inégibilité et c'est 15 mois.

Si vous avez regardé, madame, un peu précisément, en moyenne, les durées de cassation, on est souvent entre 6 et 8 mois. C'est plutôt 12-18 ? 10-12-18 mois.

En moyenne, je crois que c'est plutôt 8, mais vous vérifierez si vous voulez bien les infos, parce que ça dépend peut-être des rubriques qu'on regarde. Mais en gros, on n'est pas dans un calendrier qui a un calendrier particulièrement...

Même si c'était 10 mois, on arriverait globalement dans les délais qui sont donnés par...

Donc en fait, non mais parce que c'est quand même assez curieux, c'est-à-dire le Rassemblement national, qui après la condamnation en première instance exigeait quasiment que la cour de cassation se réunisse le cas échéant avant l'élection présidentielle maintenant prie et supplie la cour de cassation de se réunir après l'élection présidentielle. Pourquoi ? Parce que Mme Le Pen voudrait pouvoir être protégée par l'immunité présidentielle.

Elle veut enjambler la présidentielle. Dans le mémoire des avocats à la cour de cassation qui va être déposé, il y aura évidemment un tas de contestation de procédures sur l'arrêt de la cour d'appel, qui pourront sans doute durer beaucoup plus de temps parce que contrairement à elle ne va pas se décider avant le début du mois d avril. Elle pourrait se décider avant le début du mois d'avril.

Elle se prononcerait au plus tard début avril. Ce calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux, donc ils anticipent des actions des conseillers et avocats de Marine Le Pen. C C'est ça que vous dites aussi ?

Pardonnez-moi, dès qu'il y a un recours en cassation, il y a toujours des avocats qui font des pièces. Ça ne sera pas nouveau et c'est généralement inclus dans le délai moyen des recours en Il n'est pas en train, Manuel Bompard, de remporter son pari. C'est-à-dire, si c'est le cas, si la Cour de cassation rend son arrêté fin mars, début avril, elle aura fait toute sa campagne sans bracelet électronique.

Non, pas toute sa campagne sans bracelet électronique, puisque que si ça doit être le cas, on va rentrer un peu dans le détail. Il y a donc deux possibilités le cas échéant. Une possibilité qui est que la Cour de cassation valide la décision d'appel.

Dans ce cas-là, Mme Le Pen, dans les derniers jours, les dernières semaines de l élection présidentielle, serait condamnée définitivement et aurait un bracelet électronique aux chevilles. Je ne sais pas, pendant le débat de l'élection présidentielle, c'est quand même un peu bizarre. – Ça ne se voit pas beaucoup, oui, mais sur le perron de l'évisée, ça en est un peu plus. – Oui, mais avec un pantalon, ça va ? – Mais bon, M.

Tréard, vous faites ce que vous voulez. Si ça ne vous dérange pas que… En fait, traditionnellement, en France, ces dernières années, ce qui était assez choquant, c'est souvent qu'on avait des présidents de la République qui étaient condamnés après leur mandat. Bon, ben là, Mme Le Pen, elle a inventé une idée d'une candidate qui avant même, et j'espère qu'elle ne sera jamais élue présidente de la République, est condamnée avant même. – Mais elle aura fait, elle aura eu le temps de convaincre ces – Ces électeurs, voilà, jusqu'à l'élection. – Mais ça, après les gens décideront si vous voulez, mais si ça ne vous choque pas, quelqu'un peut être président de la République avec un bracelet électronique, c'est votre choix. – Mais attendez, il y a quand même une deuxième Sixième hypothèse que tout le monde a l'air de vouloir écarter.

Et là, peut-être vous allez me contester d'un point de vue juridique, M. Trer, mais qu'est-ce qui se passe si la Cour de cassation casse la décision d'appel ? – Elle est renvoyée devant une autre… – Et en attendant – En attendant elle est élue, elle va à l'élection présidentielle – Ah bon ?

Et le jugement en exécution provisoire en première instance ? – Il y a des interprétations différentes et vous le savez bien. – Ah oui, des interprétations différentes c'est pas la même chose que ce que dit M.

Tréa. – Non, non, il est tombé. Non, non, il n'y a pas d'interprétation différente. – Ah non, il y a un débat juridique sur ce sujet. – Quelques juristes qui disent ça se trompent. – Ah bah oui, mais ça c'est vous qui l'avez décidé mais vous n'êtes pas plus juriste que moi. – Est-ce qu'il ne faudrait pas ? – Mais juste, ça met quand même en danger la campagne présidentielle. – Mais si on la décision est assez irresponsable. – Manuel Boncar, si on élargit juste la focale, cette campagne va se dérouler, vous dites que vous aurez des choses à proposer et vous les proposez déjà.

Mais va être quand même sous le saut de sursaut justement peut-être judiciaire est-ce que vous dites comme un certain Gabriel Attal ce matin que finalement elle prend en otage cette campagne présidentielle et que Marine Le Pen reprend la rhétorique de Donald Trump écoutez Gabriel Attal et d'utiliser ses mots. En tout cas, ce qui est certain, c'est que je trouve que Mme Le Pen, par cette décision de forcer en quelque sorte sa candidature à l'élection présidentielle, contrairement à ce qu'elle avait dit elle-même, parce qu'elle avait dit s'il y a une hypothèse que j'ai un bracelet l'électronique, je ne serai pas candidate à l'élection présidentielle. Et elle avait dit elle-même, je ne vais pas faire recours en cassation ou il ne faut pas qu'il y ait de recours en cassation parce que, en gros, ça sera trop dangereux que le jugement ait lieu quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle.

Donc, Mme Le Le Pen, elle fait peser une épée de Damoclès sur cette élection présidentielle. Or il me semble que dans cette élection, on a besoin d'un débat qui nous permette de trancher entre les grandes questions qui sont posées au Et sa situation judiciaire ne permet pas d'avoir ce débat ? Alors si vous voulez ma conviction sur ce sujet, je pense que Mme Le Pen a surtout fait la démonstration qu'elle n'avait absolument pas confiance en M.

Bardella pour pouvoir la remplacer. Ah pour vous c'est ça que ça veut dire ? C'est qu'un – Ah bah oui, sinon elle n'aurait pas pris ce risque-là.

Et je comprends qu'elle n'ait pas confiance en M. Bardella, moi à sa place j'aurais pas eu confiance non plus en M. Bardella. – Donc elle a eu raison alors de se maintenir ? – Ah bah pour ses intérêts à elle, mais moi en fait je combats le Rassemblement national.

Donc moi en fait… – Oui mais vous avez l'air de dire, c'est normal qu'elle ne lui fasse pas confiance parce que clairement il n'a pas le niveau. – Ah ça c'est vous qui avez utilisé ces termes-là. – C'est un peu ce que vous avez l'air de me dire.

J'observe que s'il y avait eu un plombé d'une grande qualité aux yeux de Mme Le Pen, sans doute qu'elle n'aurait pas pris le risque de se retrouver paralysée au milieu de la campagne présidentielle par une décision judiciaire. – Est-ce qu'il a le niveau pour être Premier ministre alors ? Est-ce qu'il a le niveau pour être Premier ministre ? – Ah je ne le crois absolument pas. – Oui. – Mais c'est pas moi – Pourquoi ?

Quels sont ses défauts ? Parce qu'en dehors du fait qu'il ne pense pas comme vous, pourquoi il ne pourrait pas être Premier ministre ? – Parce que M.

Bardella, de mon point de vue, porte des orientations politiques, programmatiques qui sont très dangereuses pour le pays. Plus que Mme Le Pen ? Ah non, à peu près au même point, mais Mme Le Pen a davantage d'expérience, est un peu plus habile, un peu plus maligne, elle arrive un peu mieux à camoufler ses véritables intentions.

Peut-être que Mme Le Pen n'aurait pas fait l L'erreur par exemple d'aller se prendre en photo, en tribune du Grand Prix de Formule 1 de Monaco avec une coupe de champagne. C'est du coca. Ou du coca mais l'image où peut-être que Mme Le Pen cache un peu plus ses attraits pour cette extrême droite qui devient de plus en plus le parti de la bourgeoisie, des ultra-riches.

Elle le camoufle mieux. Mais Milo Fon ne change pas. — Donc elle est plus dangereuse pour vous. — Donc elle est plus dangereuse pour — C'est-à-dire ? — Parce qu'elle est plus expérimentée qu'elle fait moins de bourde, à vous entendre. — Elle a des avantages et des inconvénients.

Parmi les inconvénients, c'est sans doute qu'elle soit plus habile que M. Bardera. Parmi les avantages, c'est quand même qu'elle a démontré à de de multiples reprises, qu'elle est quand même liée à la longue tradition historique du Rassemblement national, y compris d'un point de vue familial, et que je pense que les Françaises et les Français, de mon point de vue en tout cas, ne veulent pas élire un président de la République issu de cette tradition familiale.

Jordan Bardella était-il plus prenable finalement que Marine Le Pen ? Mais chacun a ses avantages et ses inconvénients dans la compétition qui nous engage. Et encore une fois, vous pouvez me demander de choisir entre les deux, mais ce n'est pas moi qui choisis.

C'est normal, ce n'est pas moi qui Donc nous on prend l'adversaire qu'on a devant nous, quel qu'il soit, et je pense que l'un comme l'autre, nous pouvons les battre. En tout cas c'est ça notre objectif. Compte tenu de la faiblesse de la droite aujourd'hui, est-ce que vous considérez que Marine Le Pen, tout comme Jordan Bardella d'ailleurs, incarne la droite aujourd'hui en France ?

Ah bah si on entend par droite ce qui a longtemps existé en France, qui est une droite plus républicaine, avec laquelle évidemment on avait des désaccords et des oppositions frontales, mais qui étaient quand même attachées à un certain nombre de principes. Le principe de respect de l'État de droit, le principe de positionnement de la France sur la scène internationale, y compris une forme d'indépendance de la France. Y compris une forme d'indépendance de la France, à la droite telle que le général de Gaulle par exemple l'imaginait, y compris dans son rapport à d'autres puissances, où on considérait que la France devait quand même être un pays qui était un pays indépendant.

De ce point de vue-là, mon sentiment que c'est cette droite républicaine a globalement assez disparu en France. Et si vous voulez une illustration de ça, regardez le vote qui a eu lieu hier à l'Assemblée nationale sur ce qu'on appelle la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, qui était une proposition sur laquelle même M. Darmanin aujourd'hui, ministre de la Justice, quand il était interrogé sur ce sujet en 2022, disait non mais ça c'est une proposition du Rassemblement national et historiquement de Jean-Marie Le Pen et donc évidemment il ne peut pas en être question pour nous.

Donc il y a une dérive, ça c'est certain et c'est la raison pour laquelle moi j'appelle qu'il y a un sursaut républicain. Et ce sursaut républicain, aujourd'hui, je pense que c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui l'incarne de respect de l'État de droit, de respect de nos grands principes, de respect de nos libertés. – Jean-Luc Mélenchon qui fait peur aussi à une partie d l'électorat ? – Ça dépend de la crise, madame.

Si il faut faire… Moi que M. Bolloré ait peur de l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il a l'intention de démanteler son empire médiatique, je comprends qu il ait raison et ça ne me déplaît pas, qu'il ait peur. Qu'il y ait un certain nombre de personnes en France qui accumulent des richesses, qui sont des richesses absolument exubérantes et que ça se fasse sur le dos du plus grand nombre.

Et qu'ils aient peur de l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon — Ça va plus loin que les personnalités que vous citez, Manuel Bonpas. Et d'ailleurs, il reste en troisième position dans les sondages. Il est entre 13 et 15 % quand un dernier sondage donne Marine Le Pen à 36. — Oui, mais je si vous voulez, on recommence la discussion sur les sondages qu'on a eus tout à l'heure.

Mais après, le problème, c'est que dans un an, on va se reparler. Je vais être obligé de faire la démonstration qu'à nouveau, vous vous êtes trompés parce que vous avez continué à faire confiance à des sondages qui se trompent à chaque fois. — Par rapport à ce que je vous dis, c'est intéressant, vous parlez justement du programme économique et tout, mais Marine Le Pen et le Rassemblement national sont pour la taxation des surprofits comme vous. — Ah bon ? — Sont pour... — Ah bon ? — Mais bien sûr. — Ah bah non, M.

Tréa. — Bah écoutez, qu'est ce qu'ils ont voté à l'Assemblée nationale, dans le cadre du budget ? — Bah je vous donne des écoutes si vous voulez. — Ils ont voté à peu près comme vous.

Ils ont voté... — Non, non, non, dites pas... — Je vous ai connu plus précis.

M. Travers, je vous ai connu plus précis. — Je le suis. — Alors on va essayer de l'être tous les deux.

Quand il y a eu un vote sur la taxe dite Zuckmann à l'Assemblée nationale ? Le Rassemblement national n'a pas voté. Quand il y a eu un taxe pour supprimer ce qu'on appelle la « flat tax », c'est-à-dire pour rétablir l'imposition sur le capital de manière progressive, c'est-à-dire plus on verse de dividendes, plus on paye d'impôts.

Alors qu'il l'avait voté initialement dans la première partie de la mandature, le Rassemblement national s'y est opposé. Quand il y a eu le débat sur « est-ce qu'on va taxer les super profits des pétroliers au moment où le détroit d'Hormuz était tellement bloqué que les prix du pétrole avaient augmenté de manière significative. » Là, c'est difficile de savoir quelle était leur position.

Mme Le Pen disait plutôt « oui, M. Bardella disait absolument pas, la France n'est pas qui décide – Oui, maintenant c'est elle qui décide là, c'est sûr. – C'est lui de président du parti. – Et oui, finalement l'a emportée.

Manuel Bompard estime que "Marine Le Pen fait peser une épée de Damoclès sur la présidentielle" — Manuel Bompard · Pourquijevote