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interviewSud Radio (sur YouTube)· 23 avril 2026 26 min

Robert Ménard : "2027, j'y réfléchis comme tout le monde"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Maxime Liedu. Maxime Liedu, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Robert Ménard, le maire de Béier. Bonjour Robert Ménard.

Bonjour. Merci beaucoup d'être à Sud Radio ce matin. Vous publiez lettre à Clara, un livre où c'est une grande discussion, un grand en un grand plaidoyer en réalité à votre fille qui, on va dire semble prendre des directions politiques opposées aux vôtres et on aura l'occasion d'y revenir.

Mais d'abord l'actualité notamment internationale et c'est certainement à l'homme qui a participé à ce qui est RSF aujourd'hui que je vais que je vais m'adresser ce matin. Un deuxième militaire français de la finule a été tué au au Liban après notamment les attaques qui ont eu lieu au Esbola. Ce soldat c'est Anissé Girardin.

Beaucoup se posent la question de savoir si la France doit changer son attitude dans le conflit, s'engager davantage. Comment vous regardez vous ? D'abord quand quand quand je vois ça et que vous savez, il a dit un beau un joli mot le chef des laté, il est mort pour la France.

Hm. Et moi je ce cette expression-là, je la dis et la redit tout au long de l'année comme tous les mèes en bas des au pied des des monuments morts. Et là, ça raisonne pas comme un truc qui te ramène 50 ans avant mais comme quelque chose qui qui arrive aujourd'hui.

Et donc je pense aux familles d'abord. D'abord, je le fais tout le temps et je vous dis pas pour ça, effet euh de manche ou je sais pas quoi, pas du tout, mais parce que je sais parce que je viens, je suis né en Algérie, je sais ce que c'est mourir et tout ça autour de soi, de voir des gens qui mourirent autour de soi. Je veux juste dire ça et il faut le dire.

Il faut le dire ensuite pardon mais il faudrait peut-être dire plus alors maintenant c'est un peu plus expliqué, c'est lebola. Hm. Alors, je veux bien que le chef de l'État explique que c'est pas les Français qui sont visés en fait, c'est des Français.

Or l' Et d'où ma question, est-ce que vous pensez que ça fait le le deuxème soldat mort à cause du Esbola ? Est-ce qu'il faudrait que la France reposte ? Est-ce qu'il faudrait qu'elle s'engage davantage face au Esbola ?

Est-ce que surtout que la France se trompe pas d'ennemis et que monsieur le chef de l'État, monsieur Macron, oublie pas qu'il y a pas comme ça d'un côté Israël et de l'autre côté le Esbolo et que tout ça au fond, on renvoie dos à dos l'un et l'autre. Vous trouvez que c'est ce qu'il a fait depuis c'est ce qu'il fait. il menace, il dit oui, il faudra peut-être étudier l'accord, vous savez, entre l'accord économique entre l'Union européenne et et Israël mais ça va pas bien la tête.

Vous contrairement à Manon Bri qui était notre invité en début de semaine, vous dites pas il faut mettre fin à tous ces accords, c'est n'importe quoi. L'Europe, je cite est responsable de génocide en gardant ses liens avec Israël cet accord. C'est une vraie saloperie.

C'est sous le sous le prétexte de oui de mort qui existe sous le prétexte de de victime du guerre sous le prétexte attendez moi je défends pas le le régime israélien en voyant ce qu'est ce qu'est monsieur Netanou mais ça ça justifie pas des propos qui remettent en cause un p qui remettent en cause un pays dont je vous rappelle que contrairement à nous il vise tous les jours sa survie nous on commande ici. Alors qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que Netaniaou est bien et pas bien ?

Est-ce qu'il se passe ceci ou cela ? Attendez eux c'est une c'est une question. Que répondez-vous à ceux qui observe ce qui se passe actuellement au Liban et qui disent en réalité ce qui se passe au Liban ça va être un nouveau gaz.

Attendez c'est surtout à s'interroger sur un état libanais qui est incapable de mettre au pas lebola. Il y a eu des engagements qui ont été pris. Le esbola il fallait le désarmer et tout.

Alors vous me direz c'est plus facile à dire. Je suis d'accord. Quà faire parce que l'armée libanaise, je sais pas ce qu'elle pèse à côté dubola sûrement pas la même chose.

Mais c'est d'abord eux les principaux responsable et pour faire revenir la France dans dans en gros dans dans les intervenants de ceux qui pourraient peser au au Moyen-Orient, le chef de l'État se sent obligé de jouer contre Israël. Je trouve que c'est un peu dégueulasse. La journaliste notamment une journaliste libalaise Amal Kalil tuée notamment par une frappe israélienne, c'était hier.

J'imagine que le cfondateur de Reporter sans frontières que vous êtes observe toujours ces drames avec une émotion singulière. Absolument. J'ai passé ma vie à défendre des journalistes, à les sortir de prison et à dénoncer des gens qui visaient les journalistes, qui tuaient les journalistes volontairement.

Je ne suis pas sûr que l'armée israélienne tue les journalistes volontairement. Et je rappelle incidemment sans que ça excuse, on verra ce qui se passe de quelque manière que ce soit. Quel est le seul pays du Moyen-Orient où la presse est libre ?

H quel est le [raclement de gorge] seul pays ? Hm. Israël bien sûr les la guerre dont on vient de parler ses conséquences avec on le sait en France des difficultés à trouver de l'argent notamment pour venir en aide au plus démunis ceux notamment qui ont besoin de mettre dans l'essence de l'essence au quotidien dans leur voiture.

L'idée est de de donner une aide à près de 3 millions de travailleurs dépendants. Vous Robert Ménard qui avez tant plaidé qui plaidait depuis tant d'années pour le fameux bon sens quand vous voyez l'usine à gaz qu'on est en train de mettre en marche pour avoir accès à ces aides. Comment vous les regardez ?

Écoutez de doublement oui mais on est on est les spécialiste au monde au monde. Tout à l'heure j'entendais Élisabeth les vies. Euh moi je pour construire une école, il faut des années pardon entre la paperace autorisations et tout.

Une fois j'ai obtenu le fait que ces règles n'étaient pas appliquées. En 1 an et demi on a construit une école. Je vous garantis qu'elle est aussi bien que les autres.

Donc je suis d'accord avec Donc vous êtes en accord avec le chef de l'État quand il il dit qu'il faut maintenant activer les projets façon Notre-Dame, c'est-à-dire mettre par terre tout ce qui est contraignant, les accord nous, on est en train de monter une usine pour fabriquer des des des outils, euh des des euh des des appareils qui permettent de fabriquer de de l'hydrogène. Mais attendez, mais vous n'imaginez pas ce que sont les Je pense que personne il faudrait expliquer, c'est tellement US que ce que sont les autorisations environnemental, les autor diverses variées pour construire enfin cette d'usine que tu as envie de construire qui va donner du boulot aux gens de chez toi. Bien sûr qu'il a raison.

Mais pour revenir à à à votre question qui concernait j'ai donc qui concernait vous l'aviez parfaitement parce que c'était la question qui concernait le la volonté d'Emmanuel Macron de balayer les règles ? Non, absolument. Mais sur sur non sur les sens là, puisque vous avez bien sûr que ça va être sûrement une usine à gaz, mais en même temps, je vais vous dire quelque chose.

Je pense qu'aujourd'hui dire il faudrait de baisser l'essence pour tout le monde, c'est se du monde. Moi évidemment, attendez, je suis qui ici autour de ce de de cette table va dire "Ah, ce serait pas bien de payer 50 centimes ou 30 centimes des le litre d'essence en moins." On est tous d'accord.

La seule chose qu'il faut faire une fois que tu dis ça, c'est tu dire tu les sors d'où l'argent ? Si ça te coûte 1 milliard ou plus d'un milliard par mois, qu'est-ce que tu ne fais pas pour faire les cette économie là ? Sauf que les politiques et de droite de la droite comme de la gauche sont très très forts pour les dépenses mais beaucoup moins pour dire tiens on va serrer la ceinture à telle ou telle.

Ça on va y venir. On a vu la crise internationale, la crise politique en France, mais il y a aussi parfois les crises personnelles. C'est ce dont vous faites état dans votre livre, lettre à Clara.

Robert Ménard, c'est aux éditions Télémac. On s'aperçoit notamment que votre fille, on le comprend, on le sous-entend, c'est parfaitement expliqué. Votre Mélenchon, pourquoi tout d'un coup le mettre par écrit en faire un livre ?

Les disputes autour du du déjeuner le dimanche midi ne suffisait plus. Non, parce que pardon, il y a plus de dispute parce qu'on a essayé d'enlever tous les sujets qu'on allait pas aborder. Il y a plus de dispute chez les Ménar.

Vous parlez de quoi ? Parlez plus de politique ou parler, on peut parler d'autres choses de la politique parle. Il y a qu'ici où on parle de politique tout le temps.

Moi je connais plein de gens qui vivent sans jamais parler de politique et qui sont sûrement aussi heureux que nous. Plus heureux. Oui, peut-être plus [rires] heureux.

Vous avez raison. Non, c'est juste que tu t'aperçois au fur et à mesure, moi je vois évidemment mes enfants moins régulièrement, ils ont chacun leur vie, ils vivent plus à la maison et tout. Et tu te dis le jour de Noël, je vais pas ma et surtout ma femme Emmanuelle qui me dit alors tu ne parles pas de ça, de ceci, de cela, de ça.

Tu vas pas nous pourrir le repas de Noël, le seul où tu as envie qu'on en parle pas. Alors, ça te fait sourire mais moi ça me fait plus sourire parce que j'ai envie de parler de ça avec ma fille parce que j'ai envie moi j'aime ma fille. C'est le la plus belle chose qui me soit arrivée, c'est la naissance de ma fille parce que j'avais presque 50 ans et été moins con qu'à 20 ans quand même.

À 50 ans les garçons, il faudrait leur interdire d'avoir des enfants avant 40 ans avant c'est des gamins insupportables. Et donc je plaisante même pas. Le pire c'est que je plaisante même pas.

Et donc voilà, j'ai c'est le plus beau cas de ma vie. Je sais que je sais comment je l'aime, je sais comment elle m'aime, mais je sais aussi la difficulté que j'ai à parler avec elle. Alors, je me suis dit peut-être c'est parce que quand tu parles comme ça de vive voix, tu mesures pas forcément les mots, le choix des mots.

Oui. Puis tu peux dire ce que tu regrettes 5 minutes après l'avoir dit. Avant avant d'écrire ce livre, Robert Ménard, vous vous n'êtes pas dit.

Peut-être que ce que ce que pense ma fille, peut-être qu'elle s'est construite en opposition à tout ce que j'ai pu dire moi, à tout ce que j'ai pu penser moi, à tout ce que j'ai pu faire comme provocation. D'ailleurs, vous en parlez dans le livre des nombreuses provocations sur lesquelles vous êtes largement revenu. Est-ce que vous n'êtes pas dit peut-être que ma fille est comme ça parce que c'est la fille de Robert Ménard ?

Oui. Ou parce que c'est juste la fille d'un gar d'un papa. Moi, j'ai tellement fait chez mes parents quand même, je m'en souviens un tout petit peu, mais en même temps, j'ai me semble-t-il Pourquoi deux choses de bémoles à ça ? parce que je crois que le comment ça alors je sais pas si c'est un gouffre, un fossé enfin ça reste approuvé aujourd'hui dans nos générations aujourd'hui en en 2026 c'est plus important par exemple plus profond que les désaccords que j'ai avec mes parents qui sont des désaccords.

Il faut bien que tu te construises contre ton père. Mon père il a il avait une de sacrée personnalité de temps en temps quand même. Tu as juste envie d'exister.

Il y a il y a il y a ça et et il y a que je je me dis il faut pas laisser se faire ça. H je veux r vous auriez été plus rassuré si tout d'un coup au détour d'un dîner ou d'un déjeuner votre fille vous avez annoncé qu'elle votait Jordan Bardella. Vous auriez été moins paniqué.

Oh je sais pas. Je peux les [rires] sort ça vous aurait inquiété. Non attendez elle a le droit de voter pour qui elle veut c'est pas le problème.

Tant qu'elle vote à baiser pour sa mère et pour son père [rires] ce qu'elle fait. Donc il y a il y a il y a pas de Non mais c'est pas ça. C'est moi j'ai pas envie qu'elle est de moi l'image que les gens de la France insoumise disent ou entretiennent de son papa.

Non je ne suis pas homophobe. Non, je ne suis pas xénophobe. Non, je ne suis pas raciste.

Non, je suis pas ahrematchiste. Ça, c'est la propagande de la France insoumise. Vous êtes toujours revendiqué et on le voit depuis des années dans les médias, Robert Ménard en réalité comme un homme libre.

Vous avez décidé de soutenir, d'arrêter de soutenir, de participer parfois à des campagnes tout en disant à chaque fois que en réalité vous partir pour aller conquérir le pays, aller conquérir les électeurs, ça ne vous était jamais passé par l'esprit parce que il fallait un grain de folie. Quand vous voyez aujourd'hui le nombre de candidats, vous vous dites quoi ? Qu'ils ont le grain de folie ou que au contraire, c'est quand même un peu inquiétant ?

Écoutez, ce matin, un copain m'a envoyé une liste des photos des gens qui ont annoncé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle. Combien il y en a ? 36.

Il y a la liste complète, il y en a 36 qui ont dit qu'ils allaient ou qu' réfléchissaient ou qui se préparaient. Enfin, voyez les formules et tout. Tu as vraiment envie de mettre ton nom après 36, ça ne rime à rien d'abord.

Non mais sur sur la notion de folie, Robert Menard, c'est intéressant quand même quand vous voyez surtout qu'il existe des personnalités quand même très raisonnables. Par exemple, il y a Bruno Rotaillo ce matin dans le Parisien, David Lisnard que vous connaissez aussi aussi très bien. Est-ce qu'ils ont le grain de folie nécessaire par exemple ou en tout cas une assurance d'eux-même que je n'ai pas.

H une assurance de même que je n'ai pas et en même temps je suis en train de changer d'avis. Je me dis peut-être qu'on peut être chef de l'État sans être à ce point assuré surtout d'avoir raison. Moi quand je vois où nous a amené monsieur Macron qui est quand même il est sûr de lui tout le temps sur tous les sujets et il est formidablement sûr de lui et il est formidablement un homme comme Bruno Rotaillot vous dit tiens peut-être qu'il a encore la capacité de douter de certaines choses qu'il veut pour le pays.

Ça peut me rassurer. Je l'espère. Je pense qu'on a pas besoin de quelqu'un qui a réponse à tout.

Je pense qu'on a pas besoin de quelqu'un qui sait tout. Je pense qu'on n' pas besoin de de quelqu'un qui a toutes ces qualités-là. On a juste besoin de quelqu'un qui a une toute petite qualité.

Hm. Qui a le courage. Le courage et l'honnêteté.

L'honnêtet. Aimz les gens. Vous dites aussi aimer les gens, vous dites il faut aimer les gens quand on se trompe le dire et avoir le courage une fois qu'on a pesé le pour et le compte du décision de prendre une décision et de s'y tenir.

Avant qu'on puisse dialoguer avec les auditeurs quand même. Robert Ménard, vous dites aimez les gens. Il y a pas très longtemps dans pour valeurs actuelles, vous avez dit le problème d'Éric Zemour, c'est qu'il n'aime pas les gens et vous confessez volontiers dans votre livre que si vous aviez été électeur à Paris, vous auriez voté Sarah Knafo.

C'est-à-dire que Sara Knafo pour vous un rapport aux gens beaucoup plus facile, beaucoup plus sain. Elle aime les gens contrairement à Écour. Écoutez, c'est je pense qu'Eric il a plein de qualité.

Moi, j'étais ami avec ERC, pas copain, ami, c'est pas pareil. C'est plus le cas. Bah bien sûr que non, c'est plus le cas.

Enfin, Éric, il était bon pour faire des éditaux. Il est pas bon pour aller voir les gens, prennent prendre la peine d'écouter tout le monde, être sensible aux gens. Mais il y a 7 % des Français qui ont voté pour lui quand même.

Vous dites "C'est pas fait pour quand même." Attends, c'est c'est les limites, les 7 % leur limite c'est ça. C'est qu'il faut être attentif aux gens.

Vous pouvez dire la même chose qu'Eric dit sur un certain mot de de question sur l'immigration par exemple puisque c'est un des thèmes. Mais tu peux être avoir de l'empathie pour les gens. Moi je combats sans arrêt l'immigration clandestine.

En plus j'en paye le prix ou je vais en payer le prix sur cette histoire de de mariage que je refuse de faire de NQTF d'une part. Mais en même temps, quand je rencontre quelqu'un dans la rue chez moi qui est en situation illégale, je suis officier de police judiciaire comme maire. Vous croyez que j'appelle la police ?

Mais bien sûr que non. J'essaie de comprendre ce qu'il vit. Je me dis est-ce que moi je ferais pas un petit peu la même chose si j'étais pas dans sa situation ?

Voilà, il faut juste être attentif aux gens. Vous pouvez pas décrire la France comme un truc catastrophique. D'abord, c'est pas que vrai.

Dire il y a pas d'horizon et mais enfin les gens, ils vont se suicider. Vous avez envie que tout le monde se suc J'ai juste envie de donner un peu d'espoir aux gens. Quand tu es maire, tu peux au moins les aider sur quelque chose.

Chef de temps de réfléchir à 2027 par moment. Ouais bah je réfléchis comme tout le monde. Oui ou allez justement dans un instant évidemment vous parlez des gens bah les gens ce sont les auditeurs évidemment qui vous écoute euh bien sûr qui sont des électeurs, qui sont des auditeurs et qui vont vous poser quelques questions puisque vous nous faites l'amitié de rester jusqu'à encore allez une dizaine de minutes, une bonne dizaine de minutes.

Donc les auditeurs peuvent vous interroger en direct évidemment sans filtre. Parlons vrai sur Sud Radio avec Maxime Liedu qui est toujours là bien sûr Robert Ménard jusqu'à 9h-15 et ensuite il y aura un petit débrief entre les deux Ellisabeth Lév et Françoise Degou bien sûr le grand [musique] matin Sud Radio 7h10h Patrick Roger et Robert Bénard qui est encore avec nous pendant une dizaine de minutes pour répondre aux questions d'auditeur Maxime Liedu et puis de de quelques questions dans un instant c'est Frédéric qui va vous poser une question juste une une autre Voilà lié à l'actualité puisque nous allons recevoir tout à l'heure de 10h à 11h Robert Ménard Charles à l'oncle c'est le rapporteur sur la commission de l'audiovisuel public j'imagine que vous avez suivi ça parce que vous êtes à la fois politique vous intéressez aussi à l'audiovisuel il y a une interrogation d'ailleurs. Est-ce que son rapport va être rendu public ou pas ?

Est-ce que il doit être rendu public ? Et qu'est-ce que vous en avez pensé de cette cette commission s'il était pas rendu public ? Mais vous savez ce que ça veut dire ?

Ça veut dire quoi ? On te on te jette la transparence à la figure sur tous les sujets. Il faut tous dire absolument sur tout.

Et là, il y a une enquête, il y a il y a une combien ils ont été plus de 70 interroger tout. Pardon le service public, moi je me fous des finances de Sud Radio, pardon, je suis très méchant de vous dire ça, mais je me fous pas des finances de du service public parce qu'entre vous et France Inter, il y a une de sacrée différence. c'est que vous vous me demandez, moi je vous donne pas de l'argent tous les ans pour faire de la radio ?

Non, absolument pas. Et donc je Mais je suis en droit d'avoir une question. Ce ce garçon, on sait pas alors il a bien mené euh ses ses débats lui puisqu'il était le rapporteur.

Alors il y avait d'autres députés mais lui-même Charlesoncle j'ai même signé un un texte de soutien. Ça m'arrive pas tous les matins à Solidard et je l'ai on s'est appelé, on doit se voir et tout. Il a fait son boulot.

Moi j'ai alors vous êtes pas obligé de partager son opinion. C'est pas une histoire de partager. Il a interrogé les gens qu'il fallait interroger sur le ton qui est le sien.

En plus, ni vous ni moi allons lui donner une leçon de morale parce que quand même de temps en temps vous êtes capable d' poser des questions désagréables aux gens. Il les il les il les pose. Maintenant ce que j'ai envie de savoir c'est qu'est-ce qu'on fait de ça ? [raclement de gorge] Est-ce que c'est vrai qu'il y a de l'argent qui est jeté par la fenêtre ou pas ?

Est-ce que c'est Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Alors justement, il y a de l'argent de jeter par les fenêtres ou pas Honnêtement, j'ai vu un certain nombre de contrat vu de l'extérieur. Tu dis c'est beaucoup d'argent mais en même temps, j'en sais rien.

C'est pour ça que j'ai envie de lire. C'est pour ça est-ce que oui ou non le service public est pluraliste ? Là j'ai tout de suite la réponse parce que je le c'est quoi la réponse ?

Mais bien sûr que non. Enfin attendez pardon. C'est quand même dingue.

Moi je ne je ne vous demande pas d'être pluraliste. Ouais je demande qu'il y a un pluralisme de de médias. Moi c news vous pouvez vomir tous les matins.

C'est news vous avez le droit. Moi, c'est un certain nombre de mes copains, donc je vais pas dire ça. Mais je suis pas d'accord avec ce qu'ils disent mais je suis tout le temps ce qui tout le temps ils disent.

Mais je suis ravi qu'il y a une une télé comme ça. Moi je me suis battu c'est par je me suis battu 25 ans pour qu'on fasse ça et c'est gros cons de reporter frontière aujourd'hui. Ah ben non mais attendez attendez attendez mais pourquoi c'est quand même assez lourd ça ce que vous dites.

Attendez enf attendez. Je l'ai créé cette association, je l'ai défendu et aujourd'hui la seule chose qu'il trouve à faire c'est aller chercher des pou dans la tête de de ces nus en disant "Ah oui, peut-être vous recevez pas assez de gens de ceci ou de vrai. Mais je m'en contrefou que ce soit vrai.

Ce que je veux c'est avoir le choix d'un certain nombre de médias. J'écoute Sud Radio parce que vous êtes comme vous êtes. Je vous demande pas d'être comme France interre.

Moi, j'ai rien contre le fait que je sais pas entre C News et j'y suis dans les différents médias donc j'ai pas ce problème. Entre C News et BFM c'est pas la même chose. Mais j'ai envie d'avoir les deux.

J'ai envie [raclement de gorge] Sauf que le service public lui il vit de mon argent enfin de notre argent et lui il doit assurer le pluralisme à l'intérieur. Il doit rendre des compes. C'est ce que vous dites quoi.

Frédéric est avec nous de Blagnac. Bonjour Frédéric. Oui, bonjour.

Bonjour. Bonjour Robert Mard. Bonjour à tous.

Bonjour Robert Mard vous écoute. Votre question. Alors moi j'ai j'ai une question simple à vous poser.

Bon d'abord félicitations pour votre élection à Béier. Si vous êtes réélu avec autant de scores, c'est que les je pense que les citoyens de Béiser sont contents à chaque fois de votre mandature, bien qu'on vous qualifie parfois d'un d'un courant de droite forte si je puis dire. Moi j'ai une question à vous poser.

On a à chaque fois on nous annonce je dirais des boulevards pour des élections présidentielles notamment bah pour le pour la droite. Aujourd'hui on a plort de candidats qui peuvent éventuellement se positionner. vous, votre position, est-ce que vous êtes favorable à l'Union de de des droites ?

Est-ce qu'on doit avoir un candidat unique ou est-ce que vous quelle est votre position en la matière ? Est-ce que ça doit se faire ? Est-ce qu' ça ne peut pas se faire ?

Et comment on peut éventuellement avoir un candidat qui rassemble bah l'ensemble des Français à ce niveau-là ? Quoi ? Euh d'abord, moi j'ai plaidé, j'ai des plaidés depuis des années et des années pour l'Union des droites, mais ça va quoi.

Au bout d'un moment, l'entêtement, ça finit par être de la connerie quoi, tu vois ? parce que jamais ils se mettront d'accord. Ils sont même pas foutus de se mettre d'accord sur la méthode.

Alors après, il faut d'abord comment on le on le choisit. Ils sont pas d'accord. Alors pour se met d'accord sur un nom.

Vous vous auriez été d'accord pour une grande primaire à droite ? L'idée de Lauren Vquer de faire de Knafo à Gérald Arrmanin, ça vous séduisait dans dans l'absolu oui. Mais un ils ne seront pas d'accord.

Deux vous les voyez se ranger comme un seul homme derrière celui qui aurait gagné. Parce que le principe le principe d'une primaire, c'est on se met tous autour de la table, on vote, on décide, celui qui gagne, on est d'accord avec lui. Mais ça marchera jamais.

Et vous savez pourquoi ça marchera jamais ? Parce qu'il y a un truc qui s'appelle les partis politiques. Moi, je l'ai jamais pensé avant avec autant tiens, j'en ai pas 50 certitudes, mais cette certitude là aujourd'hui, ce qui nous empêche d'avancer, je parle ce courant à droite comme à gauche d'ailleurs à gauche contrebalance un petit peu d'accord. attend pas c'est le gauche alors bon d'accord mais j'ai le droit de pas me [raclement de gorge] soucier aujourd'hui de savoir qui sera leur candidat sur la droite je me souci et on n'y arrivera pas et pour pour répondre à la dernière partie de la question de de de notre auditeur c'est il faut aller chercher des gens en dehors des parti moi je suis très copain avec Bruno Rota au copain che de l'estime et je crois qu'elle est qu'elle est réciproque et on se parle et tout mais la dernière fois que je l'ai vu, j'ai dit mais tu pourras jamais t'en sortir avec ton parti en plus les LR ils sont un parti en fait c'est ça il me dit oui mais il faut c'est utile un parti j'y arriverai tout tu arriveras rien du tout parce qu'ils lui feront la guerre parce qu'il préfère le tuer vous avez vu la théorie de Jordan Bardella sur Bono Rota c'est de dire que comme il y arrivera pas seul à un moment il ira rejoindre Édouard Philippe.

Est-ce que c'est crédible ça ? Je je écoutez moi je lui ai posé encore cette question là. Il m'a certifié que non jamais.

Mais attendez et Bruno et oui mais alors ça veut dire que à la droite il y aura une dispersion des voies forcément s'il y a Édouard Philippe d'un côté de l'autre. Donc donc c'est un boulevard pour le Rassemblement national de l'autre côté quoi. Oui oui mais moi moi je ne souhaite pas qu'on ait demain le seul choix qui soit le nôtre ce soit d'un côté le Rassemblement national avec Jordan Bardella et de l'autre côté Jean-Luc Mélenchon.

Je ne veux pas éliminé Marine Le Pen là. Attendez, il est pas éliminé ou Marine Le Penlement national [raclement de gorge] au sens large, il est casse pied là ce matin. Ouais.

Alors Marine Le Pen ou Jordin Bardella et de l'autre côté mais j'ai pas envie de me retrouver dans ce choix devant ce choix-là mais en même temps je vais vous dire que si j'étais contraint de choisir je n'hésiterai pas une seconde à voter pour le candidat du RA assemblée nationale. Comme ça ça m'évite de donner vous vous voyez ces dernières heures et ces derniers jours, il y a eu beaucoup de bruit autour des réunions entre les patrons et certains membres du Rassemblement national. On pense évidemment au dîner avec Marine Le Pen et des grands patrons, Jordan Bardella qui était en début de semaine avec le le Ménèves.

Beaucoup de patrons s'en émeuvent, on va dire en privé du manque de niveau économique. Vous qui avez quitté la campagne la dernière fois avec des désaccords avec avec Marine Leven et ces questions là, est-ce que vous comprenez les patrons qui sont inquiets du niveau économique de l'un et de l'autre ? Attendez, d'une part, je suis très très content qu'on que on puisse discuter entre patron et Rassemblur national.

C'est pas le diable assemblée nationale, il faut juste se calmer 2 minutes. Ils sont pas en dehors quoi. C'est comment ça s'appelait l'arc républicain ce truc de débile profond.

Tu vois l'arc républicain. Il y en a qui avec qui tu pourrais parler d'autre part d'une part. Mais enfin attendez le le sur les questions économiques et sociales le rassemb le programme aujourd'hui du rassemblement national essayer d'être pas très c'est une c'est une [raclement de gorge] c'est plétanerie.

H encore aujourd'hui. Encore aujourd'hui. encore aujourd'h enfin attendez aujourd'hui vous croyez pas sérieusement que la France elle peut être le seul pays d'Europe où on allonge pas la les années de travail pourquoi défend alors pourquoi ils le défendent alors mais pas là ça s'appelle de la démagogie évidemment c'est plus facile à dire aux gens mais écoute je voudrais que on va te permettre de partir à 60 alors c'était 60 ou maintenant c'est 62 ans que de lui dire la situation il y a une question de Jean-Pierre dernière question puis on va vous laisser il y a une question de Jean-Pierre qui nous a laissé ça.

Il dit que pense Robert Ménard de tous ces élus de la République qui se servent de leur mairie comme tribune personnelle en mettant des drapeau et cetera étranger ou pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Parce que vous vous êtes vous-même maire aussi.

Il y en a qui enlèvent le drapeau européen, qui mettent un drapeau palestinien, d'autres un drapeau de l'Occitanie par exemple Patrick, c'est pas la même chose. Moi d'abord, je je n'imagineraiis pas une seconde d'enlever le drapeau européen. Moi je suis européen jusqu'au bout des ones.

Absolument. Non mais enfin attendez au nom de quoi ou j'ai vu enfin c'est la règle. Ouais.

Benah enfin, vous voulez que je parle de de Carcasson ? Attends, je peux en dire du mal de Carcasson parce qu'il se fait que demain je vais à Carcasson parce que l'équipe de rugby, la mienne joue contre Carcasson et j'espère et j'espère qu'on va leur une racelé. Donc voilà, ça n'arrive avec la polasson qui nous écoutent et espère l'inverse.

Bon alors non mais juste d'un mot alors sur le drapeau. Non je moi je me suis servi de la façade de l'hôtel de ville comme un un porte drapeau puisqueil y a eu longtemps le pas il y avait pas le drapeau ukrainien mais le portrait le des phrases sous dans l'Ukraine. Ensuite il y avait pas le portrait drapeau isra personnel ça.

Attendez parce que vous entre les les le le Hamas et Israël et les et les les otages israélien, vous vous dites je vais en mettre la moitié le chat. Non, mais je vais en mettre la moitié et non moi j'avais les portraits des otages israéliens et j'étais content. Et oui et je fais ça parce que oui, je fais de la politique.

Donc c'est une tribune personnelle quoi. Mais pas personnelle, c'est aussi parce que parce que c'est tous les électeurs ne sont pas forcément d'accord. Vous les avez pas consulté.

Quand les gens votent pour moi, vous croyez qu'ils ont un le sentiment qu'il vote pour un truc pro un bonhomme comme moi, pro je sais pas proba vous sa ils sont pas abrutis les électeurs, ils savent ce que je pense et je m'en cache jamais. Alors ça va bien. Merci Robert Ménard, maire de Béier qui était l'invité de Sud Radio et de Maxime Liedu et auteur aussi de ce livre.

Lisez-le parce que c'est très instructif. Lettre à Clara, c'est aux éditions au Télémac à sa fille. Pourquoi tu votes pas forcément pour mon camp ?

Pourquoi tu votes et les filles ? Dis-moi, explique-moi et cetera et puis voilà. Et puis bah au fil du temps ça évolue aussi évidemment, il faut que je ne se passe hein.

Voilà, c'est ça. Il est 9h mo dans un instant. Élisabeth Lévi, Françoise Degouis, bien sûr.

On continue ensemble.

Robert Ménard : "2027, j'y réfléchis comme tout le monde" — Emmanuelle Ménard · Pourquijevote