Coalition, cohabitation... Le grand flou ! #cdanslair 10.07.2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Les jours passent et aucune hypothèse ne semble s'imposer pour le moment. Hier c'est la droite qui a poussé son avantage dans les médias, notamment des ténors, qui réclament un Premier ministre LR considérant que c'est le sens du message des électeurs dimanche dernier. A gauche, le feuilleton du casting pour Matignon se poursuit, le nouveau Front populaire fait pression maintenant sur le chef de l'État qui aurait dû, comme l'a encore dit cet après-midi Jean-Luc Mélenchon, joindre le camp des vainqueurs. Mais à lire en détail la lettre envoyée cet après-midi par Emmanuel Macron aux Français, on se dit que l'attente pourrait durer.
En effet, Emmanuel Macron estime que personne ne l'a emporté, ce sont ses mots, qu'il faut laisser du temps aux forces politiques pour bâtir ce que les Français ont choisi par les urnes avec le Front républicain, je cite encore, c'est-à-dire selon lui construire une majorité solide, plurielle pour le pays. Comment, pour le coup, il ne donne pas le mode d'emploi et on va en parler ce soir. « Coalition, cohabitation, le grand flou », c'est le titre de notre émission ce soir. Avec nous pour en parler, Christophe Barbier, vous êtes éditorialiste politique, conseiller de la rédaction du journal Franc-Tireur qui titre en une son dernier numéro.
Maintenant, c'est lui, le problème, lui, on le voit sur la photo, c'est Jean-Luc Mélenchon. Citons également votre livre « Moi, Jean-Luc aime », publié chez Grasset Studio Fact. Lou Frittel est avec nous ce soir. Vous êtes journaliste politique à Paris Match, en charge du suivi des droites. À lire également votre article intitulé « LR, NFP, RN, rencontre avec trois nouveaux visages de l'Assemblée ». Centrine Cassini, vous êtes journaliste politique pour le journal Le Monde, vous suivez la gauche. Vous venez de publier un entretien avec François Ruffin intitulé « Il fallait que je coupe la corde avec Jean-Luc Mélenchon pour pouvoir respirer ». Et enfin, Gaëlle Siman est avec nous ce soir.
Vous êtes président et cofondateur de l'Institut de sondage Odoxa. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce « C'est dans l'air en direct ». On va revenir naturellement longuement sur la lettre d'Emmanuel Macron. Mais d'abord, pour débuter cette émission, je vous propose de revenir sur les événements marquants de ces dernières heures, marqués, vous allez le voir, par l'arrivée en force des députés Rassemblement National. Barbara Steck, Léa Demirgian et Ilana Zinko.
La tombe à présidente, comme ça, les micros vont se tourner immédiatement vers elle. Oh là là !
Ces dernières 24 heures, le RN de retour à l'Assemblée. Bien, nous entrons, fort ! Moins fort qu'espéré, l'heure des comptes a sonné.
Quand on a des erreurs de casting, moi j'en prends acte, je les exclue.
Nous n'avons pas l'habitude de faire preuve de laxisme.
Et votre responsabilité, mes chers amis, ça va être d'être les visages des ambassadeurs du parti. Et en cela, on va vous demander d'être parfaitement irréprochables.
Nouvelles photos de famille et nouvelles fréquentations.
En une de libération des dîners secrets entre des figures du camp macroniste et le Rassemblement National.
Est-ce que vous confirmez cette information ? Oui, c'est vrai. Nous avons dîné parce qu'on se connaît peu. C'est un peu dérangeant. Je dîne avec toute une série de gens.
Mais je n'ai pas à prévéler le contenu des dîners privés que je peux avoir.
J'ai le sentiment quand même, quand on va dîner avec quelqu'un, quand on partage le pain avec quelqu'un, c'est un peu qu'on est proche. Édouard Philippe dîne à qui il souhaite. Moi, je n'aurais pas dîné avec Marine Le Pen. Ce n'est pas un dîner festif. Ces gens sont décrédibilisés.
J'essaie de ne pas me mêler de l'emploi du temps et ni aussi des convives que se choisissent les uns et les autres. Moi, j'aime bien rencontrer les gens.
Et sinon, une idée du prochain Premier ministre ?
Je ne suis pas Madame Irma, donc on verra bien ce qui se passera. On est quand même quelques jours devant vous. Vous allez me faire aussi, je vous rassure. Nous, on continue demain. Alors, nous allons venir sur tous les événements marquants de ce journal de campagne qui s'appelle le journal de campagne. On n'est plus totalement dans la campagne, mais dans autre chose. Cette question d'Alain qui revient sur la lettre d'Emmanuel Macron. Pourquoi ce choix de la part d'Emmanuel Macron de diffuser une lettre aux Français pendant son absence ? Christophe Barbier. Oh, mais Emmanuel Macron nous a habitués à communiquer d'un peu partout sur la planète.
Même parfois au pied du tarmac, parfois à l'étranger par des petites phrases. C'est un président de la mondialisation. Il n'est plus dans l'usage traditionnel. Quand on est hors du pays, on ne parle pas de politique intérieure. Donc, il envoie cette lettre. Il envoie cette lettre aussi à un moment stratégique. Parce qu'il va revenir, ce sera le 14 juillet. On voit bien que ça grenouille à l'Elysée, mais qu'il n'y a pas de capacité, de possibilité du Front populaire à accoucher d'un Premier ministre incontesté, partagé par tous. Et donc, il y a un interstice. Et donc, je pense qu'il a profité de ce moment tactique pour donner le mode d'emploi, qui est le sien.
Et c'est vrai que dans la Constitution, il est marqué que c'est le président qui nomme le Premier ministre. Alors, il a pris quelques jours pour attendre que l'Assemblée se structure. C'était son mot, structuration. Elle ne se structure pas. Elle se déstructure plutôt, puisque le Front populaire est divisé. La droite règle ses comptes. Et le Front républicain, qui a marché dans les urnes, n'existe plus vraiment à l'Assemblée. Et donc, il a rappelé qu'en effet, ce qui avait marché dimanche dernier, c'est le Front républicain. Il dit cette phrase, qu'on a entendue aussi dans la bouche de Gérald Adarmanin, « Personne ne l'a emportée ». Oui, il n'y a que des perdants.
Alors, il y en a qui sont moins perdants que d'autres. La gauche a moins perdu que les autres. Elle est à 180 et quelques. Les autres sont en dessous. Mais personne n'a atteint le seuil de la majorité absolue, ni même le seuil d'une majorité relative, qui rende possible de gouverner. On a vu pendant deux ans qu'à moins 40, quand il en manque 40, c'est très difficile. Donc, à moins 100, c'est impossible. Donc, évidemment, il faut que ça s'élargisse. Qu'est-ce qu'on a fait depuis trois jours ? On a joué au jeu du camembert. Alors, de la gauche modérée jusqu'à la droite, ça fait combien ? De la gauche pas modérée jusqu'au centre, ça fait combien ? Et on continue.
Et en fait, le camembert n'est jamais majoritaire. Qu'est-ce qu'il y a dans cette lettre qui vous a marquée, Lou Frittel ? Moi, c'est vraiment quand il rappelle cet esprit de dépassement qu'il a toujours prôné. On dit qu'Emmanuel Macron n'a pas finalement eu ce moment de clarté avec cette dissolution. Je pense au contraire qu'il revient dans cette idée de rallier tout ce qui est républicain autour de lui. Donc, en 2017, c'était un mouvement structuré autour de sa personne, devenu un parti. Ensuite, c'était une coalition ensemble avec des partis alliés, le Modem Horizon.
Aujourd'hui, c'est moi ou le chaos, les républicains, donc allant de LR, aux socialistes, écologistes, peut-être partis communistes, contre les forces du chaos, c'est-à-dire le Rassemblement National et la France Insoumise. Est-ce que vous considérez qu'il donne le mode d'emploi ?
Non, moi, je pense plutôt qu'il continue à faire ce qu'il fait depuis le début, c'est-à-dire à déstructurer la force qui est arrivée en tête. Certes, elle n'a pas la majorité, mais elle est quand même arrivée en tête, qui est la gauche, en fait. Puisque aujourd'hui, il a beau dire, le nouveau Front populaire, essaye quand même de trouver un mode d'emploi, de gouvernement, etc.
Et quand il dit, les forces politiques se reconnaissant dans l'institution républicaine, l'État de droit, le parlementarisme, c'est tout à fait pour continuer à essayer de déstructurer la gauche, de rallier les socialistes et les écologistes. Et d'exclurer les filles. Mais ça a quand même un intérêt numéraire,
c'est-à-dire que les écolos plus les socialistes font pas le poids par rapport à ensemble. Il y a ça aussi dans l'équation. Donc c'est tout son intérêt de faire ça.
Lui, il ne dit pas, tiens, si on allait, nous, s'allier au nouveau Front populaire qui est arrivé en tête, à ce moment-là, ça ferait une majorité absolue. Ce n'est pas ça qu'il dit. Il dit, il veut un rééquilibrage plus net en sa faveur. C'est un peu le sous-texte de ce qu'il propose. Et il laisse du temps aux forces politiques ? Ça veut dire que le gouvernement reste en place ? Est-ce qu'il donne des clés sur ce sujet-là ? Il gagne du temps, en fait. Il gagne du temps, espérant que tout le monde va s'entretuer et ramasser un petit peu ce qui reste. C'est le temps, il a le temps pour lui. Les autres traînent. Oui, c'est ça le problème, en fait.
Mais il dit, je vous posais la question par rapport à la fiche qu'on va avoir et la photo qu'on va avoir le 14 juillet, où on va avoir Emmanuel Macron et le gouvernement, tel que les Français l'ont connu depuis l'arrivée, pour un deuxième mandat, d'Emmanuel Macron. Et il dit, d'ici là, le gouvernement actuel continuera d'exercer ses responsabilités, puis sera en charge des affaires courantes, comme le veut la tradition républicaine. Est-ce que ça peut poser quand même un problème au lendemain d'élections où il y a eu une défaite de la majorité actuelle ? Le puits est important. Les législatives ont lieu.
S'il y a une majorité absolue claire avec un chef désigné, immédiatement, on peut l'appeler à former un gouvernement. Ça a été le cas avec Balladur en 1993 ou Jospin en 1997. Là, si le RN avait gagné, on savait que c'était Bardella. Mais le Fonds populaire avait décidé de ne pas désigner de chef. Ils sont en train d'essayer de le faire. Donc, pendant ce temps-là, on ne peut pas faire autre chose que de garder le gouvernement en place. Sauf que le président a rusé, il a fait deux étapes. D'abord, il garde le gouvernement de plein exercice. C'est le cas en ce moment.
Et on voit bien à travers sa lettre qu'il a envie d'emmener ce plein exercice jusqu'au 14 juillet, pour que ce ne soit pas des demi-ministres dans la tribune, mais les vrais ministres de la République. Ensuite, il y a une date importante, c'est le 18 juillet. À l'Assemblée nationale, on va voter pour le président ou la présidente et tous les postes importants sur trois jours. Il y a 17 ministres qui ont été élus députés. S'ils sont ministres de plein exercice, ils ne peuvent pas aller voter à l'Assemblée le 18 juillet.
S'ils ont démissionné, que la démission a été acceptée et qu'ils sont simplement chargés d'expédier les affaires courantes, ils pourront aller ajouter leur voix aux voix de leurs collègues de la majorité sortante. Et donc, c'est important tactiquement. Évidemment, ils se sont des ministres fantômes à ce moment-là. Donc, à partir du 15 ou du 16 ou du 17, quand ils ne sont plus ministres, il y a les Jeux olympiques. Peut-être que ça arrangera tout le monde de les laisser pendant les Jeux olympiques. Mais à un moment donné, il faudra bien qu'ils passent le pouvoir à leur successeur.
Ça peut donner, d'ailleurs, une partie de la gauche l'a exprimé comme ça, l'idée d'une confiscation du pouvoir par une équipe qui a été déjugée. Oui, mais le discours de la gauche serait vraiment très efficace s'il avait... On va en parler. On a choisi notre premier ministre ou notre première ministre. Allez-y, appelez-le. Ils sont en train. On va en parler tout à l'heure si vous le voulez bien. Dans un instant, on va essayer de faire le clair. Et ce n'est pas facile sur la stratégie des uns et des autres, sur les hypothèses de travail qui sont à ce stade posées sur la table. Je me tourne vers vous, Gal Siman. Je pense aux Français en vous voyant.
Et il y a ce sondage qui est tombé de vos confrères d'Ellab qui dit que les Français sont massivement insatisfaits de ces législatives puisque 74% pensent que la France n'est pas gouvernable. C'est-à-dire que ce spectacle-là, après la bouffée d'air démocratique comme l'a voulu le président de la République avec ce vote qui a mobilisé les Français, ça ne les satisfait pas.
Non, ça ne les satisfait pas. Et dans les sondages que nous réalisions avant les élections législatives en les interrogeant sur les différentes situations possibles, les différents scénarios possibles, aucun ne les satisfaisait. Dans l'esprit de ce sondage de nos confrères d'Ellab, on avait un sondage qui testait les différentes hypothèses de victoire du Rassemblement national en majorité relative ou absolue, du Nouveau Front populaire ou de Renaissance, du Bloc central. Et chacun de ces scénarios ne leur convenait pas. Mais vous l'avez vu aussi, la victoire du Rassemblement national ne leur convenait pas non plus.
Ils ont fait ces désistements, ils ont suivi ces désistements républicains et ils ont voté massivement contre. Il y a deux chiffres. Alors on a des sondages en cours en ce moment pour tester, parce que jour après jour, les opinions évoluent, pour tester ce qui va se passer, vous le verrez demain. Mais un sondage est sorti d'un de nos confrères aussi pour RTL, juste après les élections, qui montrait qu'il y avait deux hypothèses qui retenaient l'attention des Français. Il y a l'hypothèse du gouvernement de front républicain, ce que suggère Emmanuel Macron clairement dans sa lettre. Il y a quand même une ambiguïté par rapport à avant, c'est est-ce que ça inclut les Insoumis ou pas ?
Nous, nous savons qu'il a régulièrement dit qu'il ne considérait pas que les Insoumis faisaient partie de l'arc républicain, c'est comme ça qu'il appelait les choses. Là, ce n'est pas aussi clair que ça. On devine qu'il doit les exclure, mais ce n'est pas dit clairement. Et puis, cette hypothèse du front républicain, on a une majorité de Français dans le sondage que j'évoquais qui nous disent, oui, ce serait une bonne idée, en gros, que les forces qui se sont unies pour faire barrage au Rassemblement national s'unissent dans un gouvernement de coalition.
Et puis, il y a une deuxième hypothèse dont on ne parle pas, qui existe aussi et qui recueille encore plus l'assentiment des Français, près des deux tiers d'entre eux dans le sondage pour RTL que j'évoque, qui montre que les Français seraient d'accord de faire ce qu'avait fait finalement le général de Gaulle après-guerre, c'est-à-dire un grand gouvernement d'Union nationale qui inclurait tout le monde proportionnellement au poids de chacun à l'Assemblée dans les ministères. Donc ça, c'est une hypothèse qui n'est pas encore rentrée dans les radars. Je n'ai pas entendu de personnalité politique l'évoquer.
Avec tout le monde, du RN à LFI ?
Ça inclurait le RN, LFI, les communistes, tout le monde et chacun au pro rata de sa puissance dans l'Assemblée. Donc on est dans une situation qui était un des deux scénarios possibles avant les élections et celui qui se révèle. C'est-à-dire une situation de plus totale confusion où on ne voit pas tellement où on va aller.
Gail Simon, est-ce que vous considérez... Alors cette lettre, elle a été publiée, et ce n'est pas rien, dans la presse quotidienne régionale. Est-ce qu'il s'adresse aux forces politiques avec une forme d'habileté que vous avez soulignée les uns les autres ? Ou est-ce qu'il s'adresse vraiment aux Français en leur disant, vous voyez, je les laisse travailler, je leur laisse le temps, je suis encore au-dessus de la mêlée ?
Je pense qu'il veut s'adresser aux Français exactement en leur disant ça. Je suis au-dessus de la mêlée, je suis le garant des institutions, ce qui est vrai en tant que président de la République. Et dans les hypothèses qu'évoquait Christophe sur pourquoi procède-t-il ainsi, c'est vrai que chez Emmanuel Macron, il y a ce goût de la transgression. Mais il y a aussi cette idée qu'il a peut-être intégré qu'il était lui-même, comme Mélenchon à gauche, il est un peu un repoussoir auprès des Français. Donc le fait de se mettre à distance et d'écrire un courrier qui puisse être depuis l'étranger, ce n'est pas pareil que de venir sur un plateau télé pour faire ce type de déclaration.
Il ne parle pas, il y a un mot qu'on ne voit pas dans cette lettre, c'est « défaite ».
Non.
Et il ne tire pas les leçons du scrutin pour sa famille politique et pour ce qu'il représente. Pire même, il donne l'impression qu'il est heureux de ce résultat qui justifierait sa dissolution. Mais on sait bien que son calcul au moment de la dissolution n'était pas celui-là. Et donc il subit l'échec de sa stratégie et il fait avec. Il a cette chance de pouvoir s'abriter derrière ce front républicain qui a en effet marché pour obliger à travailler ensemble des gens qui n'ont pas grand-chose en commun. Ils n'ont eu en commun que l'accord de désistement du mardi entre les deux tours. Est-ce que ça suffit pour rassembler ce gouvernement ? Et on voit que ce n'est pas facile.
Et on va en parler en voyant ce qui se passe tout d'abord à droite et puis ensuite on verra comment est-ce que le nouveau Front populaire tente de s'organiser et continue de revendiquer la victoire. C'est une charge en tout cas organisée par les ténors de la droite. Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Xavier Bertrand, Valéry Pécresse, tous dans les médias sont montés au créneau pour réclamer un Premier ministre de droite car à leurs yeux, c'est bien le message qui a été envoyé par les Français dimanche dernier. Juliette Vallon, Claire Blondiot et Nicolas Baudrey-Dasson.
Des députés les Républicains convoqués pour une réunion à huis clos à l'Assemblée nationale ce matin et plutôt enclin à esquiver les questions des journalistes.
Est-ce que vous vous voyez plus clair ? Non parce que je n'ai pas déjeuné encore. D'accord. Quand je vais déjeuner je pense que c'est.
Quelques heures plus tard, fin du suspense, les Républicains se renomment la droite républicaine et leur nouveau président de groupe Laurent Wauquiez annonce qu'il n'y aura pas de coalition gouvernementale.
On voit ces derniers jours beaucoup d'agitation. Pas mal de ces manœuvres reposent sur des fantasmes ou des illusions au vu des résultats des élections. Mais surtout, nous ne croyons pas qu'on peut répondre à la crise d'un pays par une combinaison d'appareils et que la seule bonne façon d'y répondre est par un travail sur le fond permettant de rassembler le maximum de Français en apportant des réponses positives non pas sur la base d'accords d'appareils mais sur la base de propositions de fonds sur lesquelles nous allons œuvrer.
Laurent Wauquiez aurait-il tranché la ligne politique de la droite ? Depuis la dissolution, les stratégies divergent. Hier soir, Xavier Bertrand faisait un appel du pied à son ennemi de toujours, le président de la République. Si l'on veut qu'il y ait ce changement, ça ne peut pas être un Premier ministre qui est issu du camp présidentiel qui doit aller à Matignon. Entendons-nous bien, c'est dans ces conditions-là un gouvernement de rassemblement avec différentes personnalités, pas seulement des Républicains, mais qui doit être dirigé par quelqu'un des Républicains de façon à ce qu'il y ait bien ce changement dans le pays et qui affiche aussi ce qu'est la priorité des Français.
Je vous l'ai dit, plus de sécurité, moins d'immigration. Un peu plus tôt, le patron sortant des députés LR, Olivier Marlex, se déclarait aussi prêt à une alliance avec le camp présidentiel. Le président Macron devrait nommer un Premier ministre issu des Républicains.
Je ne parle pas de débauchage individuel, mais d'un Premier ministre capable de composer une majorité incluant ceux qui se réclament de la droite, du centre et des valeurs républicaines.
Les Républicains canals historiques ont-ils tenté de manœuvrer pour une cohabitation ? Hier soir, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a été discrètement reçu par le chef de l'État sans que rien ne fuite sur leur discussion. Dans le camp des Républicains, certains évoquaient plutôt l'idée d'un pacte à l'Assemblée avec la Macronie.
Je suis plutôt favorable à l'idée d'un pacte, par exemple, législatif sur un certain nombre de textes emblématiques qui sont des textes portés par un groupe de droite républicaine que le groupe Les Républicains mettra sur la table. Et à partir de là, si on arrive à créer des majorités pour faire voter ces textes, je pense qu'on sera responsable et raisonnable et que ça ira dans l'intérêt du pays.
Ce matin, l'ancienne candidate à la présidentielle Valérie Pécresse semblait-elle un peu perdue.
Vous me dites, est-ce qu'on doit avoir un gouvernement de la droite et du centre ?
Ça paraît logique. Ça paraît logique puisque la France n'a jamais été aussi à droite et par ailleurs qu'il faut faire complètement barrage au programme totalement fou du nouveau Front populaire qui amènerait la France au chaos et à la faillite. Donc effectivement, ça paraît logique. Mais en même temps, les chiffres sont têtus. On ne voit pas ce que vous, vous proposez. Ah mais moi, je vous dis, il y a un gouvernement de transition. Tout pour éviter les insoumis à Matignon. C'est aussi l'idée de l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe.
Je suis un homme de droite mais je pense qu'on peut réunir de LR à Renaissance un bloc qui permet d'être majoritaire ou plus exactement d'avoir une majorité relative. Faible mais relative. Est-ce qu'à l'intérieur de ce bloc, on est capable de s'entendre ? Non pas du tout sur une coalition. Je ne crois pas qu'on y arrivera. Mais sur un accord technique qui permet d'avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an.
Dans une lettre adressée aux Français cet après-midi, Emmanuel Macron rompt le silence et demande aux forces républicaines de bâtir une majorité solide, une majorité nécessairement plurielle, précise le chef de l'État. Oui, effectivement, le chef de l'État dans sa lettre dit solide et donc durable. Et là, on a entendu Édouard Philippe parler de gouvernement technique qui durerait un an. Donc, on va essayer de remettre tout ça dans l'ordre grâce à vous ce soir.
Déjà, je voudrais juste m'arrêter sur une expression qu'on entend beaucoup avec vous, qu'on a entendu des ténors de la droite dire « C'est normal qu'il y ait un Premier ministre de droite puisque, au soir de cette élection, ce pays n'a jamais été aussi à droite. » Est-ce que c'est le cas ?
Ça dépend. Si on considère que le Rassemblement national, c'est un continuum et qu'il n'y a pas de digue, qu'il n'y a pas de frontière entre le Rassemblement national et la droite de gouvernement comme elle est. Pourquoi pas ? On peut effectivement regarder la couleur de l'Assemblée, l'hémicycle, et se dire « Oui, la droite, en incluant le RN, est majoritaire. » C'est vrai. Mais dans ce cas-là, pourquoi aller chercher une des plus petites composantes de la droite au sein de ce grand ensemble de droites ? Ça n'a pas beaucoup de sens. Plusieurs enquêtes ont été réalisées. Je vous le disais, on en réalise une en ce moment même.
C'est le scénario ou l'un des scénarios qui surprendrait le plus les Français que de se retrouver avec un Premier ministre LR, alors que LR a quand même subi une défaite à ses élections législatives, il n'en est pas le grand vainqueur, et qu'une partie de ses députés doivent leur siège, même s'ils n'ont pas proposé de réciproque, à des désistements républicains dont ils ont bénéficié.
Donc c'est un scénario un petit peu hubesque, d'autant que la plupart des personnalités qui en parlent, comme on voit à l'écran Xavier Bertrand, sont des personnalités qui, que ce soit en termes de code de popularité, code d'adhésion, premier-ministrabilisation, si j'ose dire, capacité à être un bon Premier ministre, sont vraiment reléguées très loin derrière les autres personnalités politiques.
Dans les scénarios possibles, dans l'esprit des gens aujourd'hui, ils sont très perdus, on les tous, mais dans l'esprit des gens, ce qui semble possible théoriquement, c'est soit ce que dit Emmanuel Macron dans sa lettre, un arc, un front républicain qui réunirait ceux qui ont fait barrage au Rassemblement national, à savoir si, reste à savoir si les insoumis, tous les insoumis sont dedans ou pas, ou s'ils en sont exclus, ou bien l'autre scénario.
Avec un Premier ministre technique, accepté par tous.
Avec un Premier ministre technique qui serait accepté par tous, qui serait potentiellement un plus petit dénominateur commun, mais cette solution-là, elle est possible. Et puis l'autre solution, c'est la solution générale de Gaulle, après-guerre, et on réunit tout le monde, on se met autour de la table, incluant le RN et les insoumis. Et alors là, bon courage, parce qu'on voit que c'est déjà très compliqué pour arriver à une majorité absolue avec les forces républicaines, entre guillemets. Sans elles, c'est plus difficile.
Juste, est-ce qu'on peut analyser avec vous, Christophe Barbier, ce que réclame la droite ? Il y a des mots qui sont utilisés qui ne sont pas les mêmes, qui ne veulent pas dire la même chose. On a Laurent Wauquiez qui parle d'un pacte législatif. On part du fond et on se met d'accord. Et puis après, on verra. On a Xavier Bertrand qui a parlé de gouvernement provisoire autour d'un Premier ministre de droite. Que propose la droite ? Est-ce qu'il y a une proposition de la droite des Républicains ? Non, il n'y a pas une proposition. Il y en a plusieurs. Et il n'y en a pas plus une si on ajoute Édouard Philippe, si on l'inclut dans une certaine forme de droite.
D'abord, il n'y a pas la même vision chronologique. Il y a ceux qui veulent tenir un an jusqu'à une prochaine dissolution qui leur semble indispensable. Il y a ceux qui veulent tenir trois ans jusqu'à la présidentielle qui est censée clarifier le paysage politique français. Le gouvernement provisoire de Xavier Bertrand, comme l'entente que propose Édouard Philippe, ça semble un scénario à court terme. D'accord. Quand on est sur un contrat législatif, on part pour la mandature. Donc normalement, cinq ans, mais on imagine bien qu'après une présidentielle, il y aurait une dissolution classique pour harmoniser les pouvoirs. Et ça, ça correspond beaucoup plus à un accord sur le fond.
D'un côté, c'est plutôt un pacte de non-agression. On n'est pas d'accord sur tout, mais on va essayer de faire quelque chose ensemble sans se tirer dans les pattes. D'accord. De l'autre, c'est essayons de trouver le plus petit dénominateur commun pour agir, pour réformer, pour faire des budgets. Et puis, plus s'y affinitait. Pour l'instant, on a eu l'impression au soir du Front Républicain et des Triangulaires que toutes ces forces qui s'unissaient pour battre le RN, elles étaient d'accord pour travailler ensemble à condition de rien faire. Et c'est là la situation dans laquelle aujourd'hui nous sommes. Nous ne ferons rien, mais nous le ferons ensemble.
Ce n'est pas un projet pour un pays, en tout cas pas pour trois ans. Maintenant, on peut très bien aboutir à un accord qui est de dire gérons l'urgent, l'essentiel, les affaires courantes. Il y a des budgets à faire. Il y aura des crises. Il faudra bien y répondre. Il y aura des problèmes vis-à-vis de l'étranger. Il faudra faire des choix. Nous y répondrons, mais pas plus. Pas de réforme de fonds, pas de reprise des projets importants. Tout ça, on le remet à la prochaine dissolution. Ça veut dire un gouvernement constitué avec des socialistes, avec des républicains, avec des membres d'ensemble, de renaissance, du modem, de horizon ? Mais nous sommes en 1947. On a déjà connu ça.
C'était la troisième force. Après la libération et cette union nationale, il y avait les communistes qui faisaient peur et les gaullistes qui dérangeaient. Tous ceux qui étaient au milieu, MRP, SFIO, UDSR, se sont entendus pour faire des gouvernements. Ils n'étaient pas d'accord sur tout. Ils se répartissaient les postes. Ils changeaient de chef tous les sept mois, mais ils retrouvaient tous des portefeuilles. Ça a duré quatre ans quand même. Avec cette idée aussi, je rajoute François Bayrou, ça marode depuis très longtemps. François Bayrou, lui, il appelle ça le gouvernement transpartisan qui correspond à ce que vous nous expliquez aujourd'hui.
Un gouvernement pour attendre, peut-être pour agir. L'un des arguments qu'on a entendus du côté des LR, c'est de dire de toute façon, on n'a pas d'autre choix. C'est un LR parce qu'il faut du changement ou le LFI. C'est il faut absolument faire barrage à la France insoumise. Oui, mais alors, ce qu'on ne comprend pas, c'est que s'il faut faire barrage à la France insoumise, il y a peut-être d'autres forces au Parlement qui peuvent être choisies. Les Républicains, c'est un parti d'auto-entrepreneurs, surtout l'Assemblée nationale. Donc, il y a autant de voix que de parlementaires. Mais on observe quand même une chose depuis 2017, c'est que c'est un parti qui se morcelle en trois.
C'est-à-dire, une partie qui songe très sérieusement à rejoindre peut-être de façon officielle le camp présidentiel ou au moins horizon. Une partie qui serait
plutôt d'accord pour faire quelques accords de projet. et une autre qui est sur une ligne indépendante qui refuse profondément
tout accord de gouvernement. La quatrième, pardon, celle qui va au Rassemblement national. Ils sont déjà partis. Pas tout à fait. Il y en a encore quelques-uns qui pourraient au fur et à mesure se rendre compte qu'effectivement, le Rassemblement national, on l'a vu dans ces dernières élections, a remplacé auprès de l'électorat ce qu'était LR. 10 millions de voix aux dernières législatives. LR aujourd'hui, en disant, effectivement, je reviens sur ce que disaient Guéal-Sliman, nous sommes dans un pays à droite, mais nous devons, nous, dans notre petite formation politique, être la formation qui porte le Premier ministre, se trouve complètement en dissonance avec ce qui est réclamé par...
Après cette démonstration des quatre blocs, si tant est, que ce soit des blocs de ce qu'il reste des LR, est-ce qu'ils sont d'accord sur ce qu'on vient de dire ? Est-ce que Laurent Wauquiez a un peu bougé ? Il avait dit non, pas de coalition, rien. Puis finalement, il parle d'un pacte législatif. Bruno Rotaillot donne le sentiment de bouger un peu. Est-ce qu'ils sont en train de se mettre en ordre de marche pour au moins défendre la même chose ? Non. La seule chose qu'ils ne veulent pas, c'est un Premier ministre de gauche. Même pas LFI, de gauche. Bruno Rotaillot l'a redit aussi tout à l'heure dans une tribune au Figaro. Il a parlé des amis et des héritiers de M. Mitterrand.
Il n'en veut pas non plus. Et il a réclamé un Premier ministre issu, peut-être pas de la société civile, mais en tout cas au-dessus des partis qui n'ont pas été impliqués dans ces élections. À chaque fois, on dit ça, mais personne n'a un nom proposé sur la personnalité technique, au-dessus des partis, indiscutable. On va parler dans un instant de ce qui se passe à gauche où évidemment, ce genre de proposition hérisse, le nouveau Front populaire qui estime être arrivé en tête dimanche soir.
La recomposition, elle est à l'œuvre également chez les macronistes avec une partie des macronistes qui disent « ce sera sans nous » et cette grande formation qui rassemblait la gauche et la droite est-elle en train, sous nos yeux, de voler en éclats. Ah oui, ce matin, sur les 99 députés élus sous étiquette Renaissance, seulement 40 s'étaient déjà inscrits dans le groupe. Donc il y avait des pertes en ligne, des gens qui attendent, qui ne se sentent pas bien, qui n'ont pas vraiment envie d'adhérer. Alors peut-être sont-ils victimes de tentatives de débauchage de la part d'Horizon et d'autres groupes, mais il y a un malaise terrible dans la Macronie.
Vis-à-vis du président, tout le monde lui tourne le dos, à commencer par Gabriel Attal et Edouard Philippe des dimanches soirs, mais aussi au sein de ces élus de terrain, de ces députés, qui considèrent qu'ils ont été envoyés au casse-pipe par ce président, qu'ils ne le doivent plus rien et qu'ils remettent les compteurs à zéro. Je vous coupe, mais juste pour... On a vu passer quelques citations, je voudrais qu'on s'y arrête un instant pour les étudier et peut-être que vous nous donniez votre explication. Ludovic Mendes, député Renaissance, qui dit « Il y a un manque d'humilité de notre part. Nous avons pris une tôle et nous ne sommes plus maîtres de la situation.
» On a également Sacha Houllier qui dit « Je ne suis plus d'accord avec eux. » Alors on se serre la main et on se dit « Au revoir. » On a également Ludovic Mendes que je viens de citer qui précise et qui dit « Ils ont passé deux ans à nous cracher à la gueule. » Donc ceux-là ont vocation à partir. Ah bah s'ils en sont à cet état de relation, oui, il faut qu'ils cherchent ailleurs, mais c'est où ailleurs ? Est-ce que c'est pour Sacha Houllier les divers gauches ou le Parti Socialiste ? Aurélien Rousseau, ministre du gouvernement précédent, enfin du gouvernement Elisabeth Borne, est passé, est-ce fait élire sous l'étiquette Front Populaire ? Est-ce que c'est les non-inscrits ?
Que vont-ils constituer ? On peut aussi avoir un émiettement, on peut avoir des sous-groupes, il suffit d'être 15 pour faire un groupe parlementaire au sein de cette Macronie. Qui est le patron de Ensemble aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a le chef de la majorité ? Est-ce que c'est encore Gabriel Attal ? Est-ce que c'est Gérald Darmanin ? Gabriel Attal est très apprécié au sein de la majorité, que ce soit dans la partie de la constituante de droite ou la constituante de gauche. D'ailleurs, c'est plutôt ce que réclament les députés Renaissance. Quand le candidat de l'Élysée, c'est Gérald Darmanin, qui aujourd'hui, on en parlait hors antenne, est plutôt courtisé par Horizon et Édouard Philippe.
Gérald Darmanin, on a pensé qu'il pouvait avoir des visées élyséennes. En réalité, il est plutôt sur être le bras armé d'Édouard Philippe. Il l'avait exprimé plusieurs fois par le passé. Il a dit, je pense qu'Édouard Philippe est l'homme de la situation. Donc, c'est vrai que c'est une autre écurie. En revanche, Gabriel Attal a sans doute un coup à jouer là-dessus. C'est-à-dire que c'est quand même un mini-Macron. Il est qualifié de petit frère par le président de la République. Il a été ministre de l'Éducation nationale de façon assez éphémère, mais il incarnait un certain espoir. Ensuite, Premier ministre n'ayant même pas pu avoir son arbre dès six mois à Matignon.
Et d'une certaine façon, ses ailes ont été brûlées assez rapidement, mais il a pris une telle distance lors de ses législatives. Il l'a redit lors de sa déclaration de démission qui finalement a été refusée par le président de la République. Il n'a pas voulu cette dissolution, mais il n'a pas voulu la subir. Donc, aujourd'hui, la personne qui, oui, peut représenter la résistance de ce groupe renaissance qui est réduit à peau de chagrin, c'est lui. Gaila Siman ?
Oui, tout à fait. Vous avez deux, par rapport à votre question tout à l'heure aussi à Christophe. On a le sentiment qu'on a une scission au sein de cette majorité entre, il faisait gauche et droite, c'était deux gauchers et deux droites, entre la droite qui va peut-être retourner vers la droite autour d'Edouard Philippe, vous l'avez dit, Gérald Darmanin, et puis la gauche. Parce qu'au départ, il vient de la gauche, Gabriel Attal. Ça s'est un petit peu oublié quand il a pris un certain nombre de mesures qui enchantaient l'électorat de droite récemment, mais il vient de la gauche. Et on a vu s'opposer sur les stratégies électorales un Gabriel Attal d'un côté et un Edouard Philippe de l'autre.
L'un, Edouard Philippe parlant des désistements républicains comme étant initialement une hérésie qu'il ne fallait pas faire. Et Gabriel Attal, lui, pousser et obtenir gain de cause sur le sujet. Et pour illustrer ce que vous disiez, on est sur les deux personnalités, deux des personnalités politiques préférées des Français encore aujourd'hui. dans notre dernier baromètre politique juste avant le fiasco de ces législatives pour la Macronie, vous aviez encore un Gabriel Attal qui était une quinzaine de points de popularité au-dessus du président avec plus de 40% de Français disant c'est un bon Premier ministre.
Et effectivement, il était perçu comme un bon ministre de l'Éducation nationale et la personnalité politique préférée des Français depuis des mois et des mois, c'est Edouard Philippe. Ils sont testés à part tous les deux comme il était Premier ministre. Donc ça veut dire qu'on a deux ressources humaines, l'une plutôt penchant vers une aile sociale-démocrate et l'autre vers une aile de centre-droit.
Mais qui ont tous les deux été Premier ministre donc ils ne seront pas une solution à venir.
Pour 2027, c'est intéressant.
Pour 2027, ça c'est effectivement un autre sujet mais qui est dans les esprits dans tout ce qui est en train de se jouer aujourd'hui. Je voudrais juste avant qu'on passe à la gauche dire un mot de l'arrivée qu'on a vu tout à l'heure du Rassemblement national. Pour le coup, là on a vu la nouvelle force de frappe à l'Assemblée du RN avec un Jordan de Bardella plus effacé qu'il n'était sur le mea culpa. Ce n'est pas une défaite. On sent qu'il s'est fait recadrer par Marine Le Pen. Marine Le Pen a toutes les raisons de se satisfaire du résultat de dimanche soir. Elle augmente son nombre de députés. Comme elle l'a dit elle-même, la marée continue à monter. Jordan Bardella prend une petite claque.
Il n'est pas le surdoué donc ça, ça ne doit pas non plus lui déplaire. Et surtout, le RN n'aura pas à gérer les deux, trois années qui viennent qui vont être très compliquées budgétairement avec une situation à l'Assemblée nationale très inconfortable. Cette expérience du pouvoir aurait pu être fatale au RN. Donc certes, c'est une défaite électorale par rapport à leurs ambitions mais pour Marine Le Pen c'est une marche de plus. Donc il fallait faire très vite taire la petite musique du on a échoué, on n'est pas capable. Même si on comprend que Bardella veut faire le ménage et profiter de cette défaite pour resserrer l'appareil. Il les a appelés à être exemplaires.
J'ai noté cette phrase avec 89 députés ils ont eu assez peu de dérapage depuis deux ans. La stratégie de la cravate a plutôt fonctionné mais avec 120, 123, 130 peut-être avec leurs alliés dans l'ambiance qui va être celle d'une assemblée avec peu de majorité avec évidemment la France insoumise qui va les chauffer à blanc il faudra les tenir les députés RN pour qu'il n'y ait pas de dérapage. Effectivement, il avait assumé sa part de responsabilité et reconnu des erreurs. La tonalité aujourd'hui pour Marine Le Pen c'était dire c'est une victoire regardez nous sommes nombreux et nous continuons notre marche. Et nous aurions gagné sans cette forfaiture qu'est le Front Républicain selon elle.
Alors on en vient à la gauche le sujet du Premier Ministre n'est toujours pas tranché ni la stratégie d'ailleurs pour obtenir une majorité en attendant le nouveau Front Populaire fait monter la pression sur le Président. Jean-Luc Mélenchon s'indigne cet après-midi qu'Emmanuel Macron n'ait toujours pas contacté le nouveau Front Populaire pour l'appeler à gouverner. Aubrey Perrault et Vincent Sauret. Plus les jours passent plus l'humeur de Jean-Luc Mélenchon se dégrade.
Nous sommes mercredi il y a donc maintenant trois jours que le résultat des élections est connu et personne n'a été appelé pour former un gouvernement ni même appelé pour dire qu'il serait appelé.
Comme un coup de pression collectif hier déjà l'ancien député Adrien Quatennens lançait les hostilités.
Alerte Macron veut nous voler la victoire pourquoi pas une grande marche populaire en direction de Matignon.
Agacée par le silence du président une autre insoumise Clémence Guettet poursuit. Le président Macron tente un coup de force démocratique. Hier soir le nouveau Front Populaire publie ce communiqué accusant le président d'ignorer le résultat de l'élection.
J'ai l'impression que pendant sept ans on a été dans le en même temps et que là on est au paroxy du en même temps c'est à dire tout le monde a bien vu que dimanche on avait gagné et Emmanuel Macron nous explique qu'en même temps il n'a pas perdu. Mais maintenant il va falloir peut-être arrêter la plaisanterie.
La patronne de la CGT ne rit plus non plus et en remet une couche dans la presse. La pression populaire doit continuer. La gauche s'impatiente mais les représentants du nouveau Front Populaire mettent du temps eux aussi pour trouver un candidat à Matignon. Hier les hypothèses Clémence Guettet
Moi je la trouve absolument fantastique
et Olivier Faure J'ai dit que j'y étais prêt vont bon train mais ce matin Anne Hidalgo a une autre idée.
Je suis complètement complètement aux côtés de Raphaël Glucksmann pour ouvrir cet espace social-démocrate et écologiste qui l'a ouvert avec succès je le rappelle. Les tractations se poursuivent donc en secret laisser le temps
au temps défend Alexis Corbière.
On est deux jours et demi après il y a une discussion qui a lieu de comment on compose un gouvernement qu'est-ce qu'on fait c'est quand même pas un délai incroyable je rappelle qu'il a fallu combien de temps pour savoir que Gabriel Attal devenait le prochain Premier ministre donc c'est un argument macroniste par on le dire ils y arrivent pas si ils y arrivent.
Même sur le projet politique car là aussi les discussions se poursuivent et les avis divergent beaucoup.
Les 150 mesures que nous avons défendues ensemble dans cette campagne des élections législatives nous les avons défendues ensemble et nous sommes solidaires ensemble sur ces mesures.
Au même moment sur un autre plateau Carole Delga plaide plutôt pour des compromis et un rapprochement avec le parti présidentiel. La coalition il faut être clair elle va se bâtir autour des socialistes parce que la centralité de ce bloc de gauche
qui va bien sûr prendre nos alliés communistes
écologistes et les insoumis
qui sont dans une logique de positif et dans une logique de construction et également une partie
de renaissance c'est indispensable pour avoir une majorité. Deux scénarios irrecevables pour leurs partenaires communistes. Mettre en oeuvre tout le programme rien que le programme
tout de suite comme si on avait la majorité absolue je pense que ça ce n'est pas faisable car nous n'avons pas la majorité absolue Vous allez convaincre les gens Mais en même temps dire on va faire une coalition avec le camp Macroniste pour faire un programme je reprends mon expression geek et bouc ça ne passera pas les français vont nous dire
mais vous vous moquez de nous. Dans les rendus partis présidentiels certains tendent la main à gauche Sacha Houllier l'un des premiers marcheurs claque la porte et appelle à la création d'un groupe allant de la droite sociale à la gauche socialiste. Alors cette question de Jean-Pierre dans le barin sur une déclaration qui a fait beaucoup parler depuis hier Adrien Catenin serait-il un admirateur secret de Donald Trump avec son appel à marcher sur Matignon ? Allez-y.
Voilà ! Bah écoutez je ne sais pas si c'est un... Mais effectivement ça a pas une question il n'a pas été... Voilà
ça rappelle des heures des moments qui n'ont pas été forcément très glorieux dans l'histoire donc on remarque quand même que son appel à marcher sur Matignon n'a pas été vraiment repris. Alors il a dit à sa décharge marcher vers Matignon. Oui ! Il ne va pas marcher sur Matignon. Il ne va pas marcher sur Matignon. Il ne va pas marcher sur Matignon. Il ne va pas marcher vers... Il peut s'abriter derrière ce mot pour dire qu'il ne voulait pas envahir Matignon. Voilà d'accord. Et d'ailleurs c'est plutôt vers l'Elysée qu'il faudrait marcher puisque c'est le président qui nomme... Allez-y Sandrine Cassini.
Mais du coup là il n'a pas du tout été repris donc là ils sont plutôt en train de discuter effectivement sur quel premier ministre nommé. Alors ils se font prendre un peu de cours là
ils tardent un peu parce qu'en fait ils ne sont pas du tout d'accord entre socialistes et insoumis pour aller vite. Je peux vous poser des questions toutes simples. Bien sûr. Est-ce qu'ils sont au moins d'accord sur la façon de le désigner ? Non justement en fait. En fait c'est... Non. Ils ne sont pas du tout d'accord sur la façon de le désigner. C'est... C'est quelque chose de global. En gros jusque là il y a aussi un jeu de posture
c'est-à-dire que
depuis le début les insoumis disent c'est le plus gros groupe qui doit... qui doit dire qui va être premier ministre. Les autres disent ben non en fait on va faire un vote parce qu'évidemment ils seront plus importants et depuis dimanche on est là-dessus quand même sur cette discussion-là. Mais derrière ça il y a aussi quel poste on attribue le reste du gouvernement à qui on l'attribue ? Les postes régaliens comment on les attribue ? Ah ils sont en train de parler de ça ? Ben oui. En fait c'est quelque chose de global. La discussion elle est globale. Elle n'est pas uniquement sur le premier ministre. Donc c'est là où est le jeu de posture.
C'est-à-dire je mets la pression sur le premier ministre parce que de toute façon derrière il faudra bien négocier aussi l'intérieur
Bercy, etc.
Donc c'est un attelage complet qui est en discussion en réalité. Sont-ils sensibles à ce qu'on a entendu là porté par Anne Hidalgo, porté par Raphaël Glucksmann, par Carole Delga qui consiste à dire de toute façon prenez vos calculettes on n'y arrivera pas. Dire tout le programme rien que le programme à 181 ça ne marche pas. Là aussi pareil on est dans la posture donc du point de vue des insoumis évidemment pour l'instant c'est tout le programme rien que le programme même si on n'a qu'une majorité relative
avec cet argument de dire on jette la balle dans le camp Macron et on lui demande de ne pas bloquer le nouveau Front Populaire pour respecter en gros le Front Républicain qui s'est mis en place. Et de l'autre côté du côté de certains socialistes on est plus souple comme Carole Delga l'a dit c'est à dire qu'on nomme un premier ministre de gauche on nomme aussi des insoumis etc mais on ne se prive pas de la possibilité d'ouvrir
parce qu'évidemment on n'a que 200 députés maximum tout mousier donc évidemment c'est très compliqué. Et là où les choses se compliquent encore plus c'est qu'une partie des députés d'ensemble disent nous s'il y a un ministre à la fille dans ce gouvernement on n'y va pas et on ne soutiendra pas et on censurera ce gouvernement. On n'en sait rien en fait c'est de la posture aussi là. Oui bien sûr en tout cas là pour l'instant on est obligé d'écouter ce qu'ils disent et si on s'en tient à ce qu'ils disent on ne voit pas de point de passage.
Oui il n'y a pas de point de passage mais il peut très bien s'en débloquer ainsi demain par exemple parce que là le nouveau fonds populaire va sûrement accélérer de toute façon ils ont dit qu'ils proposaient quelque chose pour vendredi ils ne peuvent pas non plus aller plus loin parce que là ça va devenir en fait ils se tirent une balle dans le pied parce qu'ils étalent aussi leur division c'est aussi ça le problème et ils donnent du grain à moudre à ceux qui disent voilà ils sont divisés ils sont incapables de gouverner etc donc ils jouent un peu leur réputation là-dessus mais si demain ils proposent un premier ministre socialiste Olivier Faure par exemple hyper consensuel quel va être le levier pour Emmanuel Macron de dire non ça va être quoi son levier c'est quoi son excuse pour dire ça il commence à écrire l'idée c'est des postures il commence à écrire l'idée que s'il y a des députés LFI on trouve d'autres arguments Christophe Barbier si vendredi Olivier Faure est désigné par le Front Populaire comme candidat à Matignon Emmanuel Macron est obligé de le recevoir alors il peut tricher un peu et dire je vous reçois lundi matin comme ça lundi matin il y a la démission d'Atal et puis il reçoit le futur potentiel premier ministre mais il va tout de suite lui dire je vous charge de nommer un gouvernement mais attention je ne veux pas de ministre LFI il peut l'imposer ça il peut l'imposer sur la défense sur les affaires étrangères il peut même avoir un rapport de force encore plus précis sur des noms mais il peut très bien puisque les ministres sont nommés par le président sur proposition du premier ministre est-ce qu'Olivier Faure prend acte et dit le président ne m'impose un choix que je ne veux pas faire je ne serai pas premier ministre et puis c'est un c'est un rapport de force parce que bien est-ce qu'il dit je vais essayer d'obtenir de LFI du soutien sans participation un peu comme les communistes avec Lionel Jospin ils n'ont pas voté contre ce qui se passait avec la gauche plurielle mais ils n'ont pas participé contrairement à 81 est-ce que la France insoumise dit bon d'accord on veut laisser l'espoir au programme du Fonds Populaire donc allez-y sans nous et on votera les textes ce n'est pas simple mais il est évident que si dans un gouvernement proposé par Olivier Faure il y a Daniel Obono comme ministre de la Culture et David Guirault comme ministre des Affaires Européennes le président va dire non et quand bien même il laisserait passer il y aura une motion de censure
je rappelle juste que là les insoumis qui ont quand même un peu conscience
de la perception des différentes figures proposent plutôt Clémence Guettet comme première ministre donc c'est quand même un petit signal de proposer une figure qui est moins urtiquante plus consensuelle qui fait un petit peu ses preuves bien sûr ils font cet effort-là mais pour l'instant c'est vrai que c'est reçu par d'éventuels partenaires comme un casus belli encore pour l'instant oui mais évidemment puisque après si ce n'est pas eux ce sera les autres donc ils ont tout intérêt je parlais de la gauche de la majorité qui serait susceptible de participer à une majorité à un moment donné il va falloir voter des textes il va falloir être 289 quelle méthode pour choisir ce Premier ministre on nous a dit c'est le groupe le plus important les filles étaient persuadées de l'avoir hier à deux minutes d'intervalle sur un plateau Pierre Jouvet qui est le bras droit d'Olivier Fort pour ces affaires me dit le groupe le plus important c'est nous parce que les insoumis perdent des rebelles Autun, Ruffin, etc et nous nous gagnons des divers gauches deux minutes après un responsable et les filles me dit le groupe le plus important c'est nous parce que les députés antillais et de l'outre-mer de gauche radicale vont nous rejoindre deux minutes après un communiste me dit les antillais viennent chez nous nous ne sommes que neuf nous voulons faire un groupe ils vont venir avec nous comme d'habitude qui croire ce matin Paul Vannier très proche de Mélenchon dit finalement c'est plus le groupe le plus principal c'est le consensus on ne veut pas du vote parce que si on vote pour le premier ministre ils ne sont pas d'accord sur la même chose si on vote il va falloir qu'on vote après pour le ministre de l'intérieur pour le ministre de l'économie donc non pas de vote le consensus est-ce qu'ils sont capables vendredi allez samedi matin d'avoir un non par consensus mystère mais parce qu'ils négocient un truc global oui
c'est ça qui rend tout compliqué c'est cette affaire du choix à partir du moment où serait décidé que c'est le groupe principal modulo ce que disait Christophe il y a un instant sur les changements de pied l'EFI sera bien placé si jamais c'est un consensus ça ne peut pas être un LFiste parce qu'on sent bien qu'au sein du nouveau Front Populaire il pourra y avoir une coalition des autres forces politiques pour trouver d'autres noms qu'un LFiste sur les noms des personnalités vous aviez raison de dire que maintenant les LFistes mettent en avant Clémence Guettet alors pour premier ministre ça me semble compliqué mais en revanche choisir des personnalités comme elles qui sont moins urtiquantes c'est sûr que c'est beaucoup c'est beaucoup plus confortable c'est beaucoup plus sûr que de mettre en avant Jean-Luc Mélenchon qui est le véritable épouvantail non seulement pour les Français dans leur grande majorité mais aussi pour l'électorat de gauche donc tout ça tout est dans tout en fait
et on n'a pas parlé de l'essentiel pour les gens qui nous regardent ce soir le fond c'est-à-dire ce que la gauche a promis à une partie de l'électorat qui a été sensible à savoir des mesures notamment de pouvoir d'achat le SMIC à 1600 euros ou encore l'abrogation des retraites quand on entend Jean-Luc Mélenchon le soir de la victoire dire ce sera tout le programme rien que le programme même si c'est de la posture c'est vrai que c'est compliqué
on sent chez Jean-Luc Mélenchon quand même à la fois sur le fait de se mettre lui-même en avant alors qu'il sait très bien les réactions qu'il suscite depuis de nombreux mois dans l'opinion et y compris auprès du peuple de gauche entre guillemets et dans le propos qu'il a tenu consistant à dire tout le programme rien que le programme ça n'est pas acceptable ou entendable par l'immense majorité des français en revanche l'idée c'est ce qu'essaye de faire la gauche en ce moment de trouver des personnalités consensuelles de trouver un certain nombre de mesures un patchwork de quelques mesures même s'il est dit aussi on ne pourra pas découper les mesures c'est un tout c'est un ensemble mais trouver quelques mesures qui sont susceptibles de pouvoir passer y compris auprès d'un électorat qui va au-delà de la gauche c'est ça qu'ils essayent de faire aujourd'hui et peut-être que le plus petit dénominateur commun ce sera une personnalité qui a pris la lumière comme une marine tondelier qui n'appartient à aucune des deux formations les plus fortes au sein du bloc de gauche ni une insoumise ni une socialiste qui pourrait mettre tout le monde d'accord
il y a un scénario quand même qu'on n'a pas abordé qui pour moi est celui quand même qui favorise le mieux Jean-Luc Mélenchon c'est que
le Premier ministre s'il est issu de la gauche soit PS et que la France insoumise ne soit pas du tout associée à ce gouvernement de coalition parce que qu'est-ce qui va se passer en 2027 mais même dans un an la France insoumise sera vierge
de toute compromission et le PS avec qui c'est vraiment à couteau tiré passera pour les sociotraites donc pour moi il y a aussi une carte à jouer politiquement pour le coup d'après Jean-Luc Mélenchon n'est pas complètement idiot il sait bien que c'est un repossoir mais quand il sort dans les médias et il l'a fait encore aujourd'hui il va dans les médias tout le temps c'est la personne qui quand même est l'une des plus silencieuses qui soit hors période à part sur son blog ou sur Twitter mais là elle va sur les plateaux on le lit dans les journaux il fait des déclarations sans arrêt et il ne veut pas
que sa possible fonction de Premier ministre soit écartée mais pourquoi ? parce qu'il sait très bien que ça va agacer ses partenaires et qu'à la fin en plus
avec la façon dont une partie de Renaissance et la droite a complètement exclu de travailler avec LFC sur le fond et sur la méthode on a entendu Olivier Faure dire ce qu'on a fait par 49-3 on peut le défaire par 49-3 on peut gouverner par décret on n'a pas besoin d'une majorité absolue est-ce que ça c'est entendable ?
il n'y a pas du tout consensus au sein de nos fonds populaires où justement on a quand même pourfondu le 49-3 c'est même dans le programme c'est même dans le programme donc là effectivement ça ne fait pas du tout consensus il y en a qui disent non il faut accepter il faut que le Parlement en fait prenne et toute sa place et accepter la défaite en fait accepter la défaite sur certaines mesures que l'on pourrait proposer il y en a qui disent ça par exemple Sandrine Rousseau dit ça on pourrait on pourrait proposer des mesures alors pas tout le programme rien que le problème mais des mesures qui pourraient être transpartisanes sur la réforme de l'hôpital les failles monoparentales etc on les propose et on voit bien comment réagit l'Assemblée et au moins les Français savent ce qu'on propose
voient qui valide ou pas
et pour la prochaine fois ça évite on pourrait rejouer effectivement une carte en 2027 et à ce moment là ne pas se brûler les ailes complètement dans ce gouvernement très compliqué ça veut dire qu'il faudra aller au devant des Français et de dire en l'état étant donné les forces en présence le SMIC à 1600 euros ou d'autres mesures qu'on a vraiment défendues fortement pendant cette campagne on ne pourra pas cette fois-ci les mettre en oeuvre mais on trouve des mesures plus consensuelles ça ça n'a pas été dit publiquement par aucun alors je pense à Olivier Faure je pense à Jean-Luc Mélenchon je pense et même à Marine Tondelier alors qu'il avait dit il fallait imaginer des choses sur le contenu sur le programme il reste assez monolithique oui tout à fait mais quand même au sein des partis on entend ces voix-là ça commence à bouger c'est intéressant oui oui on entend ces voix-là même chez les socialistes bon ben ce sera peut-être pas 1600 euros pour le SMIC mais 1500 de toute façon on sait bien les gens ne sont pas fous d'accord ils savent très bien qu'ils sont pas ils ont quand même vu qu'ils avaient que 200 députés donc ils essaient de trouver aussi des voies de passage ça peut passer par là Christophe Barlier partir du fond partir de quelques propositions et récupérer les uns les autres pour arriver à faire une équipe et là on retrouve la lettre du président un projet pragmatique et lisible qui prend en compte les préoccupations que vous avez exprimées vous les français donc est-ce que ça peut servir de chaudron où on va autour de ce front républicain faire mijoter tout ce qui est pragmatique et possible ça pourrait être une bonne solution ça nous emmène là non plus en 1947 mais c'est un voyage géographique ça nous emmène en Allemagne c'est ce qu'il dit à la fin un changement de culture vous savez quoi justement effectivement dans sa lettre il appelle les français à faire vivre l'esprit de dépassement comme le font d'autres pays européens il est vrai que dans de nouveaux vous voyez cette carte là dans de nombreux gouvernements en Europe et bien il y a des coalitions c'est le cas en Allemagne vous en aviez parlé mais c'est aussi le cas en Belgique là-bas il a fallu 500 jours on en est loin encore pour former un gouvernement et vous allez entendre le patron des socialistes belges qui nous raconte les coulisses de très très longues discussions pour arracher des accords Théo Manval avec Diane Cacciarella et Michel Bouy
chez nos voisins belges il y a des traditions la file d'attente devant les fameuses friteries de Bruxelles et en politique la formation de coalitions quel conseil vous auriez à donner pour les français pour les semaines qui viennent un premier conseil c'est la patience beaucoup beaucoup beaucoup de patience ça prend parfois des mois et des mois et parfois même une année on sait pas trop ce qui se passe comment ça avance on s'impatiente bon courage voilà vraiment il y a 5 ans la Belgique est restée 16 mois à son gouvernement 16 mois de négociations pour une coalition menée notamment par le chef du parti socialiste Paul Magnette qui reçoit des coups de fil en ce moment de ses collègues de la gauche française certains m'appellent oui oui on discute première phase du mode d'emploi pour réussir une coalition appeler tous les chefs de parti pour identifier les partenaires possibles on cherche évidemment à passer en revue l'ensemble des thèmes qui doivent faire un accord de gouvernement et donc on parle aussi bien de fiscalité que de politique de justice de politique pénale que de politique du travail j'ai d'abord testé une coalition plutôt de centre-gaux qui a été bloquée par certains partis centristes et puis ensuite j'ai essayé de négocier avec les nationalistes ça a échoué et c'est cet échec qui a permis de revenir à une coalition de centre-gauche donc il faut parfois fonctionner par essai-erreur mais tout ça prend beaucoup de temps et une fois le casting arrêté c'est un marathon qui commence alors d'abord en général on essaie de trouver des lieux neutres sinon chacun retourne chez soi chacun retourne auprès de sa propre base qui conteste les éléments de compromis ça fuit dans la presse etc et ça rend la négociation pratiquement impossible et effectivement on travaille jour et nuit les 15 derniers jours en particulier on ne dort pratiquement pas on dort 2-3 heures par-ci par-là de temps en temps une petite sieste pendant la journée mais il faut pouvoir travailler sur cette pression pour y arriver avec une règle d'or accepter des concessions qui aboutissent parfois à des alliances inattendues entre gauche et droite ou libéraux on disait on fait des avancées en matière de réformes institutionnelles et en contrepartie on aura de grandes avancées en matière de contributions des plus riches qui permettront de financer des politiques sociales la seule manière de s'en sortir c'est de dire si on prend tout mon programme ou si on prend tout le vôtre on n'y arrivera jamais mais il y a des éléments de mon programme qui peuvent faire un consensus un peu plus large vice versa chez les autres l'ensemble peut apparaître comme quelque chose d'acceptable à chacun c'est ce que je dis à mes amis de gauche le scénario qu'on entend du côté de LFI et de Jean-Luc Mélenchon qui consiste à dire on va former un gouvernement et on va appliquer tout notre programme c'est mentir aux gens parce que tout simplement quand on n'a pas de majorité parlementaire on ne peut pas appliquer tout son programme donc il faut un minimum d'honnêteté intellectuelle et c'est seulement une fois l'accord bouclé
sur le fond que l'on se répartit les postes
à l'automne 2020
la coalition baptisée Vivaldi entre enfin en fonction près de 500 jours
après les élections mais Paul Magnette ne devient pas premier ministre il déconseille à ses amis français de se ruer sur Matignon je savais que ce serait extrêmement compliqué pour mon parti de sortir en bonne santé d'un gouvernement si j'étais premier ministre quand vous êtes premier ministre vous êtes un primus inter pares vous devez être au dessus de la mêlée et donc vous devez un peu être celui qui fait les compromis et qui en donne aux autres j'aurais dû faire l'équilibre plutôt que de défendre directement mes valeurs
ça n'a pas empêché le parti socialiste belge d'essuyer une défaite aux dernières élections comme d'ailleurs les autres partis de la coalition sortante
c'est une politique qui est plus une politique de l'accommodement en fonction des possibles que vraiment de choix de préférence qui n'est pas très enthousiasmant il faut bien le reconnaître et qui d'autre part a tendance à nourrir le rejet le populisme et les extrêmes donc je ne présenterai pas ça comme un modèle
et d'ailleurs la presse belge s'amuse avec un petit tutoriel des gouvernements de coalition à l'usage de nos amis français c'est dans le soir bon que peut-on retenir de ce qui vient d'être dit il ne faut pas demander Matignon c'est ça qu'il leur dit alors à ses amis socialistes oui non mais moi ce qui m'a amusée dans ce qu'il a dit sur la formation d'une coalition c'est exactement ce qu'a fait la gauche à deux reprises pendant la NUPES et là pendant ce qu'elle fait en ce moment et ce qu'elle a fait pour constituer le nouveau front populaire elle s'est enfermée dans des salles là en ce moment elle s'enferme dans des salles neutres pendant les négociations du nouveau front populaire
les gens ne dormaient pas ils ont passé plusieurs nuits blanches des micro-siestes ils gardaient leurs habits pour arriver finalement à un accord et tout ça après cette lancée des noms d'oiseaux pendant la campagne des européennes donc effectivement
la méthode est la même qui peut marcher le message n'est-il pas un peu de gauche service public un peu de droite sécurité un peu de RN immigration ah et même beaucoup de gauche parce que les gens veulent du pouvoir d'achat une hausse des salaires des services publics le cri des gilets jaunes résonne encore et beaucoup de droite parce que la demande sécuritaire la demande par rapport à l'immigration elle est virulente elle a donné un vote RN record donc les français sont polarisés dans leurs angoisses et dans leurs revendications et donc c'est pour ça que lui en même temps s'était épuisé c'était un peu de gauche un peu de droite et bien ça finit par ne plus plaire à personne il ne faut pas transformer ce n'est pas en même temps et en nini il faudrait trouver vraiment une possibilité de réunir des gens sur une politique forte franchement ce n'est pas du tout notre culture est-ce que justement c'était la question que je voulais vous poser est-ce que lorsqu'on entend ce témoignage lorsqu'on regarde cette carte de l'Europe où on voit que les coalitions il y en a partout est-ce qu'on peut y aller à marche forcée ou est-ce qu'il peut y avoir un échec c'est-à-dire on n'y arrive pas il se passe quoi ?
si on n'y arrive pas du tout quelles que soient les combinaisons de la gauche vers le centre du centre vers la droite il reste la solution du gouvernement technique avec des hauts fonctionnaires des gens de la société civile qui font vraiment le minimum et notamment le budget et éventuellement le budget sans le faire voter en l'appliquant par les méthodes administratives encore faut-il trouver quelqu'un pour le faire moi il y a deux noms qui me viennent à l'esprit c'est Didier Roland-Tabuteau et Claire Landais alors il va falloir faire les présentations le premier c'est le vice-président du conseil d'état donc c'est le chef du conseil d'état c'est par là que passent tous les projets de loi avant d'aller à l'assemblée et c'est là que reviennent toutes les lois contestées éventuellement par les citoyens il connaît la mécanique législative sans problème et puis Claire Landais c'est la secrétaire générale du gouvernement l'actuel le SGG est le moteur la mécanique du fonctionnement du pouvoir le premier ministre décide bien entendu mais c'est le SGG qui met en ordre l'ordre du jour du conseil des ministres les relations entre les ministères cet interministériel il est orchestré par le SGG alors évidemment c'est des gens qui ne sont pas capables d'aller à une question au gouvernement à l'assemblée et à prendre les colibés des uns les agressions des autres ils seront là simplement pour être les comptables d'une France qui ne peut pas s'arrêter de fonctionner honnêtement là encore ça n'a jamais été notre culture on le voit un peu en Italie dans des périodes très particulières on ne l'a jamais vu en France encore moins que des gouvernements de coalition type 3ème force ça a été notre culture mais avant la 5ème république et là s'il y a échec il y a une autre question qui se pose est-ce que nous allons continuer dans les institutions
telles que nous les connaissons aujourd'hui ce matin Benoît Payan le maire de Marseille réclamait justement les fondements d'une 6ème république en disant la 5ème est morte et quand on connait un peu Emmanuel Macron c'est quelqu'un quand même qui a vraiment dont le souhait est de marquer l'histoire
le président de la république
qui est le plus marqué la 5ème c'est quand même le général de Gaulle c'est son fondateur est-ce qu'Emmanuel Macron après 2022 après 2022 quelque chose de radical s'est passé on s'est aperçu qu'une majorité relative était possible qu'il y avait des corrélations entre l'élection des députés et du président de la république les français s'en sont aperçus et à partir de là certains ont fait le pari qu'il n'y aurait plus jamais de majorité absolue c'était celui d'Edouard Philippe par exemple quand il a commencé à aller justement sur la question de l'accord franco-algérien de 1968 qui était vraiment une question qui était traitée par l'ERN au départ donc une question migratoire c'était aussi en se disant un jour peut-être que je devrais m'associer à d'autres gens à l'Assemblée nationale qui ne penseront pas comme mon parti qui penseront peut-être plus à droite peut-être plus à gauche
aujourd'hui avec l'Assemblée qu'on a eue on se rend compte qu'on n'aura peut-être plus jamais de majorité absolue dans les institutions de la 5ème république qui pourtant est faite sur le principe
d'un bloc majoritaire que ce soit en faveur du couple du exécutif ou que du premier ministre c'est pas certain qu'on puisse retrouver cette configuration
d'opération on parlait de Jean-Luc Mélenchon vous parliez de Jean-Luc Mélenchon tout à l'heure qui ne cesse de s'exprimer dans les médias il continue de le faire puisque à l'instant il vient de déclarer qu'Emmanuel Macron refuse de reconnaître le résultat des urnes et qu'il doit s'incliner alors qu'est-ce que cela veut dire s'incliner dans la voix de Jean-Luc Mélenchon est-ce que c'est un appel à la démission ou est-ce que c'est juste une façon de lui demander de reconnaître le scrutin parce que là il ne lui demandait que de nommer un premier ministre de gauche il ne lui a pas demandé de démissionner il aurait pu il ne lui a pas demandé là il lui demande de reconnaître le résultat et de s'incliner on revient maintenant à vos questions la situation cela arrange-t-il Macron d'être à l'étranger ?
non je ne crois pas que ça l'arrange et je ne crois pas qu'il aurait agi différemment s'il était resté en France d'abord c'est un moment parlementaire et même c'est un moment partisan c'est-à-dire c'est le régime des partis un peu qui s'est remis en route un peu en effet dans une image près Vème République par ailleurs il ne pouvait pas faire l'impasse sur ce sommet de l'OTAN il vient d'avoir une attaque russe très virulente en Ukraine en utilisant de nouvelles techniques de missiles l'OTAN est en crise à intégrer de nouveaux pays mais la Turquie qui joue un jeu étrange dans son sein la place du chef de l'armée française du chef de l'état puissance nucléaire qui a un siège au conseil de sécurité de l'ONU elle était à Washington pendant ces deux jours question de Paul avec cette lettre Emmanuel Macron somme-t-il la gauche de se centriser ils somme la gauche de se scinder et de mettre LFI de côté c'est ça qu'il fait c'est ça qu'il fait il ne le fait pas de manière évidemment complètement claire puisque on n'a pas la même analyse mais c'est ça qu'il fait depuis le début il dit LFI n'est pas dans l'arc républicain là on demande reconnaissant les institutions républicaines il n'est pas plus clair donc c'est ça il fait ça est-ce que ça ça peut se produire la clarification voulue par Emmanuel Macron c'est-à-dire qu'à un moment donné
l'arc républicain dont parle Emmanuel Macron c'est pas qu'on n'a pas la même analyse c'est qu'il est moins explicite qu'il ne l'était auparavant mais je suis tout à fait d'accord avec vous on sait quel est son souhait il l'a dit l'arc républicain il a explicité auparavant que ça excluait LFI
il a un intérêt objectif à le faire pour rééquilibrer à son profit en fait Claudine dans le Var pourquoi en France sommes-nous incapables de nous accorder sur des thèmes essentiels au moins entre sociodémocrates et gens de droite parce que nous fonctionnons selon le principe majoritaire c'est-à-dire que c'est un parti qui est c'est devenu depuis des années quand même une république de parti c'est un parti qui est au gouvernement c'est un parti qui applique son programme et il n'y a pas de discussion possible avec l'adversaire Régis en Côte d'Or d'un côté il faut faire front contre le RN et de l'autre Edouard Philippe dîne avec Marine Le Pen c'est ça la politique effectivement c'est à la une de libération ce dîner donc organisé chez Thierry Solaire avec Edouard Philippe et Marine Le Pen il s'en est expliqué hier en disant j'aime rencontrer des gens oui c'est un peu court comme explication il aurait peut-être pu éviter le dîner mais ce genre de discussion oui c'est la politique et c'est la politique depuis et depuis toujours que croyez-vous que faisait Michel Charas auprès de François Mitterrand à l'Elysée si ce n'est rencontrer aussi les pires ennemis du socialisme et c'était la même chose pour Jérôme Monod au service de Jacques Chirac et ça a toujours été cela et Marie-France Garraud et Pierre Juillet faisaient la même chose ça a toujours été cela après on n'est pas obligé de faire des dîners c'est une forme un peu conviviale dont on peut penser que si ça fuite ça pourra être gênant d'ailleurs ça l'a été même d'Armanin à l'acheter d'Edouard Philippe sur ce coup mais la politique c'est s'affronter mais se parler ce n'est qu'avec son adversaire qu'on peut parfois c'est le principe du dîner qui a choqué oui oui c'est plus ta forme
quand même il faut se rappeler que Chirac avait vu Jean-Marie Le Pen dans l'entre-deux-tours de 88 on l'a appris 12 ans plus tard il l'a encore nié à l'époque c'était quelque chose d'onteux aujourd'hui ça n'est plus on voit bien que quelque chose a été franchi
à l'époque quand Jean-Marie Le Pen arrive au deuxième tour avec 17% des voix quand on fait un nouveau sondage auprès de l'électorat pour savoir qui a voté Jean-Marie Le Pen 4% acceptent de l'assumer aujourd'hui ce n'est pas du tout le cas oui on n'est pas d'accord mais du coup on peut dire qu'on a quand même changé d'époque c'est pas tout à fait la même chose Catherine en Côte d'Or quelle légitimité Adrien Quatennin ce qui n'est même plus député pour appeler une marche sur Matignon
très peu mais de toute façon on sait qu'aucune on sait que Jean-Luc Mélenchon ou Adrien Quatennin sont sur une ligne on l'a dit tout à l'heure on va être encore plus explicite qui consiste à surtout ne pas aller au pouvoir à ce que la gauche ne puisse pas accéder aux responsabilités parce que vous l'avez dit notre système politique ce qui compte tout sur vous à la présidentielle donc plus on échoue à entrer dans un gouvernement et mieux c'est et le Premier ministre belge que vous avez interviewé dans votre sujet le dit clairement il déconseille à ceux qui ont toute ambition politique d'aller à Matignon pendant la campagne d'ailleurs
personne n'avait envie finalement de la gagner cette campagne Antoine en Côte d'Or la gauche ne pourrait-elle pas profiter de l'absence du président pour annoncer son choix pour Matignon ? Oui elle devrait
mais elle essaye elle essaye peut-être qu'on l'aura la surprise ce soir demain en tout cas
elle est en conciliabule encore toute la journée ce soir quelles sont les obligations d'Emmanuel Macron en ce qui concerne le choix du Premier ministre ses obligations il n'a aucune obligation dans le texte juridiquement il nomme le Premier ministre il peut choisir Gaël Slimane tout à l'heure s'il le veut il n'a pas de condition de nationalité d'accord ce qui est un con pour piloter l'administration française néanmoins la tradition et le rapport de force politique impose d'avoir s'il y a une majorité un Premier ministre qui vient de cette majorité il n'y a pas de majorité absolue et celle qui est la plus importante pour l'instant n'a pas de nom à proposer et je tiens à tordre le coup à une rumeur Gaël Slimane n'est pas candidat à Matignon c'est en fait l'euro en Charente à vous écouter nous allons vers un gouvernement technique et rien d'autre non il peut y avoir il peut y avoir des coalitions surprise qui seront provisoires il peut y avoir plusieurs gouvernements surtout et beaucoup il y a beaucoup d'instabilité en tout cas merci de nous aider à comprendre chaque jour ce paysage politique on va le dire assez confus il est l'heure de retrouver Annelisabeth Lemoyne et toute l'équipe de C'est à vous bonsoir Annelisabeth au programme ce soir bonsoir Caroline au programme ce soir l'arrivée groupée des nouveaux députés rassemblement national parmi lesquels les fameuses brebis galeuses épinglées pour leurs propos racistes antisémites ou complotistes reportage à suivre de Mohamed Bouapsi les dîners secrets entre la Macronie et le Rassemblement National les révélations de Charlotte Chaffanjon de Libération et la réaction du maire de Maud Jean-François Copé ils sont tous les deux ce soir les invités c'est à vous bonne émission à vous demain vous retrouvez Maya Loquet pour un nouveau C'est dans l'air n'oubliez pas rendez-vous dès 17h40 belle soirée
Marine Le Pen