Nicolas Dupont-Aignan invité sur Sud Radio (25 mai 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement aborde bien cette période de confinement ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Parlons des vacances cet été, c'est important pour l'économie française.
- 6:57OuverteRéponse directe
Gérald Darmanin doit choisir entre son mandat de maire et son poste de ministre, que pensez-vous ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la sortie de Camélia Jordana sur les policiers ?
- 8:43OuverteRéponse directe
Vous avez soutenu le professeur Raoult, le soutenez-vous encore malgré les controverses ?
- 11:32OuverteRéponse directe
Jean-Marie Bigard a annoncé qu'Emmanuel Macron l'avait appelé, est-ce le rôle d'un chef de l'État ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03Invité politiqueFait
« Si la Chine ferme le robinet des masques FFP2, il n'y a plus de masques FFP2 pour les soignants. »
- 2:27Invité politiqueChiffre
« À Hong Kong, il y a 800 fois moins de morts par habitant. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Invité12 %
- ?9 %
- Présentateur5 %
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Grand Matin Sud Radio,
le
petit déjeuner politique.
Il
est 7h45, merci d'être avec nous sur le petit déjeuner politique de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.
Oui, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Roger. Semaine importante, un café, restaurant, vacances d'été, secteur automobile, traitement des personnels soignants, sans oublier le virus humain. Est-ce le moment d'accélérer la remise en route du pays, notamment tout le secteur de la restauration
? Oui,
si on a les derniers résultats du ministère de la Santé et que l'épidémie décroît, oui il faut relancer parce qu
'on
peut relancer tout en étant prudent. Alors après il
y
a un problème de rentabilité pour les restaurants et je sais que les restaurateurs sont très inquiets parce que vous savez qu'il y a des espèces de consignes très strictes. Il faut qu'ils puissent vivre de cela.
Voilà,
mais je crois que,
ce
que je répète d'ailleurs depuis longtemps, depuis fin janvier, donc j'étais venu chez vous, je me souviens en
février,
et ce que j'avais dit parce que j'avais regardé ce qui se passait en Asie, c'est qu'à Hong Kong par exemple, ils ont fermé les écoles, mais sinon la vie a continué. Mais ils avaient des masques,
ils
testaient, ils isolaient et ils soignaient. Nous on n'avait pas de masque, pas de test, on n'isole pas, on ne soigne pas, et bien on a eu le confinement qui a totalement brisé le pays.
Maintenant,
si on a les masques, les tests, et c'est là où il y a encore beaucoup à dire, et qu'on applique des traitements, on devrait pouvoir reprendre. Et il faut reprendre.
Est-ce que vous avez l'impression que justement le gouvernement aborde bien quand même cette période de confinement ? Sans... Écoutez, vous savez, j'ai été
très... Sans querelle partisane. Non mais il n'y a pas de querelle dans cette
affaire, simplement le gouvernement a été absolument lamentable pendant toute la période du confinement. Aujourd'hui, il y
a
eu des mesures de prise, mais il y a toujours ce même problème,
qu
'il ne voit pas ou qu'il fait semblant de ne pas voir, qui est le problème de l'intendance. Depuis le départ, je demande qu'on produise en France.
Quand
vous dépendez de l'étranger pour les masques, par exemple, les dentistes, cette semaine en Ile-de-France, n
'ont
pas eu de masques FFP2.
Quand
vous dépendez à ce point de l'étranger, vous êtes pieds et mains liés à la Chine. Si la Chine ferme le robinet des masques FFP2, il n'y
a
plus de masques FFP2 pour les soignants. Donc, l'enjeu, et c'est là où je trouve dommage
que
le gouvernement n'ait pas accéléré mille paquets pour qu'on produise en France les produits indispensables qui sont les masques. Parce que vous savez, avec les masques, à Hong Kong,
il
y a 800 fois moins de morts par habitant. 800 fois moins, je ne sais pas si vous réalisez. Les gens vivent et ils ont des masques. Voilà. Et ils testent. Et vous êtes testé en une heure. En une heure. Vous allez dans une pharmacie, vous avez un kit, on vous teste en une heure. En France, il faut 2-3 jours.
Ça dépend des moments. Non, mais ça ne peut aller plus rapidement. J'ai quelqu'un de ma famille qui a voulu se
faire tester vendredi. On
lui a dit mardi. Dans un
labo,
Nicolas Dupont-Aignan, on peut aller plus vite. On lui a dit que c'était le week-end.
Bref, ce que je veux dire par là,
c
'est qu'on nous a enfermés par manque de moyens dans un dilemme horrible. Soit on s'enferme, c'est le Moyen-Âge,
soit
on est malade. Le déconfinement commence à se faire. Pourquoi ? Parce qu'on a davantage de masques
et
davantage de tests. Et il faut qu'on ait les deux. Et que surtout après, ce soit des habitudes.
C
'est-à-dire qu'il faut que les Français à la fois comprennent qu'ils peuvent se déconfiner, vivent normalement, mais qu'en revanche,
il
faut essayer de porter le masque. Et c'est là où je vois, j'ai vu hier à Paris,
c
'est pas terrible quoi. Par exemple, les parcs, on pourrait rouvrir les parcs, complètement débile.
On a rouvert le parc du Puy-du-Fou. Oui, ça c'est bien.
Je prends l'exemple. Alors ça c
'est bien, mais les
autres parcs n'ont pas rouvert. Donc
deux poids,
deux
mesures, non ?
Qu
'est
-ce
qui s'est passé là pour
Philippe De Villiers ? Je n'en sais rien, en tout cas, il faudrait
rouvrir tous les parcs, mais avec des conditions de précaution. Je prends un exemple des parcs et jardins à Paris. C'est complètement absurde. Les gens s'entassent sur les trottoirs, les parcs sont vides, alors qu'il suffirait d'ouvrir les parcs en disant, vous mettez un masque, point. Est-ce qu'on peut essayer d'aborder ce dossier, je veux dire, comme le font certains pays qui ont réussi, et regardez ce qui a marché à l'étranger. C'est tout ce que je demande.
Oui, c'est ça.
Sans
polémique. Parlons aussi des vacances cet été, parce que, évidemment, c'est particulièrement important pour l'économie française,
également. C
'est fondamental. Idéalement, il faudrait rester en France, a dit la ministre Elisabeth Borne. C'est une bonne nouvelle pour vous
?
Oui, le problème, c'est qu'il n'y
aura
pas les touristes étrangers, donc il faut que les Français remplacent les étrangers, si je puis dire, pour que le tourisme marche. Moi, j'ai une proposition que je fais à Mme Borne, et ce n'est pas moi, c'est Mme Delga qui en a parlé la première, et je trouve que
c'est
une très bonne idée, c'est que les autoroutes soient gratuites pour les Français en juillet et août.
Et
c'est possible, et je vais vous dire pourquoi c'est possible, parce que j'ai regardé, avant de faire cette proposition, parce que je suis raisonnable,
et
j'ai regardé, et les profits accumulés par les sociétés d'autoroutes sont tellement exorbitants depuis 10 ans, 27 milliards d'euros de dividendes versés entre 2007 et 2017, un taux de profit de 20 à 24%,
3
milliards de bénéfices encore en 2017, dernier chiffre
que
j'avais. Certains vous diront qu'elles sont bien gérées par les entreprises qui
ont les concessions. C'est du racket.
Oui, c'est un monopole.
Un
monopole, vous ne
pouvez
pas faire autrement. Donc, moi, je pense que les sociétés d'autoroutes pourraient contribuer au pouvoir d'achat des ménages en rendant gratuits pendant 2 mois, juillet et août, les autoroutes, ça leur ferait une baisse de 18% des bénéfices de l'année, ce ne serait pas à la mort.
D'autant que ça n'a pas très bien marché depuis
2 mois, les autoroutes.
Oui, ils
se sont tellement gavés au détriment de la collectivité depuis des années, je pense que ce serait un beau geste. Pourquoi
je dis ça ?
Vous allez jusqu'à une nationalisation
des
autoroutes ou pas ? Moi, je l'ai toujours proposé, parce que ce serait une tellement bonne affaire pour le contribuable qu'après, l'État, au bout de 5-6 ans, ce serait remboursé. Et on pourrait, au bout de 5-6 ans, comment dire, doser les péages, ceux qui sont déjà amortis, réduire, ou utiliser l'argent pour investir dans les transports en commun. On aurait une manne incroyable. Donc, ça, ça a toujours été dans mon projet politique, mais de debout la France. Mais, en attendant,
je
pense que la reprise est difficile, notamment pour les petits entrepreneurs, les 3 millions d'indépendants. Tout ce qui pourrait être fait,
où
chacun, que les plus riches, que ce soit les plus riches entreprises, que ce soit les gens les plus aisés, contribue à la collectivité nationale, chacun,
un
tout petit peu, pour alléger le fardeau, mieux redémarrer, partager, serait quand même bien. Parce que, vous savez, il y a 3 millions d'indépendants qui vivent un enfer, commerçants, artisans, petits entrepreneurs. La situation est vraiment dramatique.
Donc, il faut les aider.
Pour les autoroutes, vous lancez une pétition.
Oui, j'ai lancé une pétition.
Et je pense que ce serait un beau geste.
Venons-en à Gérald
Darmanin, Nicolas Dupont-Aignan. Évidemment, il reste au gouvernement, a priori. Il a été élu maire de sa ville. Il doit choisir ou il a raison de cumuler ?
Écoutez, moi, j'aime la loi appliquée par tout le monde et notamment au sommet. Moi, samedi, j'ai abandonné mon mandat de maire. Olivier Claudon a été élu maire. Je l'avais abandonné, d'ailleurs, en 2017. J'applique la loi.
Et
donc, je ne vois pas pourquoi des centaines de députés, sénateurs et autres appliquent la loi, et c'est très bien.
Et
pourquoi un ministre s'exonère
? Voilà,
on est en monarchie. Le président de la République lui dit « Tu peux, mais au nom de quoi ? » Mais
je
ne sais pas si ces gens réalisent
que
dans un pays, l'égalité, il y a une loi, on l'applique, surtout quand on est ministre. Enfin, je ne comprends pas. Je ne comprends pas.
Donc,
vous
demandez
qu'ils choisissent.
Mais quelle image on donne en permanence aux Français
quand
au sommet, on ne s'applique pas les règles qu'on vote ? Moi, c'est tout, ça me paraît évident.
Que pensez-vous de la sortie de Camélia Jordana, la chanteuse qui dit qu'elle ne se sent pas en sécurité face
à un flic
?
C'est dégueulasse. Voilà, je suis désolé de ce terme. Parce que quand on voit ce que subissent nos policiers, nos gendarmes, c'est immonde. Quand on voit... Enfin, c'est vraiment... Moi, je suis écœuré de ça. Ce sont des gens qui font commerce de... Voilà, qui font commerce d'un esprit antiflic qui est scandaleux parce qu'on a une des polices les plus respectueuses au monde. On a des policiers, des gendarmes, des pompiers qui se font insulter, tabasser à longueur de journée par de la voyoucratie. Et voilà, on leur tombe dessus. Enfin,
je
trouve ça indigne.
Alors, on tombe beaucoup dessus en ce moment aussi sur le professeur Didier Raoult qui divise un peu les Français. Vous, vous l'avez soutenu au début. Vous
le soutenez encore
malgré des études controversées, l'interessement.
Je le
soutiens parce que j'ai beaucoup étudié. Je ne suis pas du tout un avocat de Raoult et je ne
suis
pas médecin. Simplement, je trouve ahurissant
que
dans notre pays, on ait bloqué la liberté de prescription médicale
tout
fait pour déconsidérer un traitement qui, d'après énormément de témoignages, que ce soit en France ou à l'étranger, fonctionne. Et j'ai essayé de creuser et j'ai quand même vu que ceux qui l'accablent le plus émargent
à
des laboratoires pharmaceutiques qui préféraient vendre leurs produits qui vaut, allez, 100 fois plus cher que le plaquenil ou l'azithromycine.
Et
donc, je ne suis pas complotiste du tout, mais je m'interroge. Je m'interroge quand je vois des lobbies, des groupes d'intérêt,
à
ce point, accabler le docteur Raoult. Je ne dis pas qu'il faut en faire un héros. Simplement, quand on voit à Marseille qu'il y
a
beaucoup moins de morts dans son hôpital et surtout qu'il prend en amont les choses,
et
quand je vois que son médicament est appliqué au Maroc, en Israël, en Russie, aux Etats-Unis, partout dans le monde, pas de manière systématique, il ne s'agit pas de dire bourrez-vous de plaquenil et c'est génial. Il s'agit simplement de voir qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas. Or, les faits montrent qu'aujourd'hui, c'est le seul traitement qui a permis de bloquer la charge virale, notamment au début. Or,
toutes les études, soyons
précis, les études, et j'entends de Philippe Douste-Blazy qui est remarquable dans
ce dossier. Qui met en
cause les labos, d
'ailleurs, dans la publication
des études. Il a raison, parce que les études n'appliquent pas le protocole de Raoul dans les conditions que Raoul recommande. Les études prennent des gens qui sont déjà très atteints. Or, Raoul n'a jamais dit
que
son médicament était miracle.
Il
a toujours dit qu'il fallait tester tôt, ce que je n'ai cessé de dire, et qu'il fallait décompter
à
ce moment-là, casser la charge virale pour éviter que ça atteigne les poumons. Une fois que la personne est à l'hôpital, oui, son traitement ne fait pas plus d'effet. Mais il n'a jamais dit
que
c'était un miracle. Donc, on le caricature. Parce que derrière, il y a la volonté de nous imposer à terme un vaccin
qui
est un marché absolument colossal. Imaginez que le traitement du professeur Raoul évite aux gens d
'être malades.
C'est quand même gênant pour
une certaine année. D'abord, ils ont voulu nous mettre leurs antiviraux,
remdesivir et tout. Et là, les études se sont plantées lamentablement. Vous vous souvenez de Discovery ? Est-ce que
c'est
un miracle ? Madame Lacombe,
qui
était à côté du Premier ministre, docteur Lacombe ? Vous avez vu la fiche de conflit d'intérêt du docteur Lacombe
?
aller la lire.
Le mot de la fin avec Cécile de Ménibus, Nicolas Dupont-Aignan.
Jean-Marie Bigard a annoncé chez nous dans le loft Sio de Radio qu'Emmanuel Macron l'avait appelé. Suisse a son coup de gueule sur la fermeture des bars et la non-réouverture
pour
l'instant. Est-ce que c'est le rôle finalement d'un chef de l'État d'aller parler de l'échéancier de reprise avec un humoriste
?
Il appelle qui il veut. Le problème d'Emmanuel Macron c'est qu'il appelle les gens. Il a été voir le professeur Raoul mais il n
'y a
eu aucune conséquence pour qu'on dise dans les médias il est gentil Macron il a appelé M. Bigard il a appelé M. Raoult. Mais ce n
'est
pas le problème. On lui demande d'être chef de l'État.
On
lui demande de prendre les bonnes décisions au bon moment. Et moi il
y a
une seule chose que je vois et qui me met hors de moi c'est qu'en Pologne il y a 20 fois à 30 fois moins de morts par habitant. En Slovaquie, en Allemagne 4 fois moins parce qu'il y a les lits de réanimation. Et moi j'aimerais que le président de la République prenne les bonnes décisions pour le pays.
Alors
il appelle qui il veut c'est sa vie on peut en parler c'est sympa bon voilà mais les français ils attendent maintenant des résultats des actes
c
'est tout. Voilà donc on est dans le showbiz en fait les français ont élu pas moi un acteur de théâtre voilà c'est un comédien s'ils veulent être gouvernés par un comédien voilà on voit le résultat.
Merci Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France et député de l'Essonne était
l
'invité ce matin en studio de
Sud Radio. Et
dans un instant on reviendra sur les négociations qui débutent aujourd'hui dans le cadre du Ségur de la Santé avec Luc Farré secrétaire national de l'UNSA Fonction Publique restez là il est 7h58 déjà bon réveil.
Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan