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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 11 mars 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Municipales : les maires veulent-ils chasser les voitures des villes ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les maires veulent-ils chasser les voitures des centre-ville ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il peut y avoir une approche raisonnable de la circulation des voitures en ville ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est vraiment nécessaire d'envahir nos rues avec des véhicules ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Les restrictions à Paris sont-elles nécessaires d'un point de vue sanitaire ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les politiques opposent les usagers les uns contre les autres ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la solution pour un dialogue apaisé entre usagers ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin Sud [musique] Radio, la vérité en face. Jean-François Aquili. N'hésitez pas à nous appeler au 0826 300300.

Ce sujet vous concerne. Alors, si vous êtes au volant, faites attention quand même, arrêtez-vous. Et si vous détestez l'automobile, ça vous concerne aussi.

Euh c'est l'un des enjeux des élections euh municipales à venir. Euh les maires veulent-ils chasser les voitures des centre-ville ? Euh la ville qui soit qui doit s'adapter à la voiture avait dit jadis euh le président euh George Pompidou.

Euh les temps ont changé euh mais faut-il pour autant sachez chasser les véhicules des villes pour en parler nous accueillons Alexandra Legendre. Bonjour à vous. Bonjour.

Soyez la bienvenue. Parlez bien dans le micro. Euh vous êtes porte-parole de la Ligue de défense [musique] des conducteurs.

Je vous pose une question extrêmement euh masculiniste et machiste. Euh une dame qui [musique] défend les bagnoles, c'est quand même assez original. Bah je vous rappelle qu'on fait partie de la moitié de la population française.

Donc finalement c'est assez logique. C'était soit un homme soit une femme. Il s que c'est une femme.

C'est une femme qui vous avez été jadis journaliste dans le monde de l'automobile. Vous connaissez bien ce sujet. Vous êtes une spécialiste, une experte en question.

On vous pose la question simplement sans citer forcément des des cas particuliers. Vous savez, c'est l'élection approche. Il faut pas donner l'impression de favoriser tel ou tel candidat.

Vous avez la sensation aujourd'hui que les voitures sont chassées des villes, des grandes villes en particulier bien sûr. Et au moment où on les chasse, on n'organise pas forcément les alternatives idéales pour qu'on puisse continuer à accéder à ces centrre-ville. Et c'est ça le problème, c'est que quand on mène une politique en l'occurrence de de chasse des des voitures, des centrre-villes, encore faut-il organiser la circulation dans ces villes-là. et tout le monde n'habite pas Paris avec son réseau de métro, de bus, de pistes cyclables.

Dès qu'on sort de Paris, en fait, on se retrouve confronté à des problématiques de de mobilité qui ne sont pas forcément qui ne trouvent pas forcément leur solution dans le vélo ou le bus parce que ça circule pas très bien, parce que l'offre finalement ne correspond pas à ce qu'on ce dont on a besoin. Alexandra le gendre, on voit ses phot ses ces vidéos Ina qui circulent parfois sont toujours agréables à regarder. un côté Madeleine Prou où nous voyons, je sais pas moi on parle de Paris au hasard mais pas seulement la Nationale 7, la route des vacances, des embouteillages gigantesque, ça a toujours existé l'inadéquation de l'automobile et de la ville en fait c'està dire une forme de de fréquentation qui qui ne fonctionne pas. le bouchon, les les gens qui râent au volant, c'est ça toujours et la pollution atmosphérique, c'est c'est une vieille histoire, c'est pas nouveau.

Ah bah bien sûr, effectivement les la circulation dans les années 60 70 dans les grandes huiles dans le cadre d'embouteillage, ça devait être épouvantable. Imaginez l'odeur. Il y avait pas de filtre à particules.

Vous n'aviez pas vous aviez l'essence au plomb. Vous aviez effectivement vos poumons étaient confrontés à des sources de pollution phénoménal. ce qui n'est absolument plus le cas aujourd'hui parce que euh les moteurs ont fait des progrès fantastiques, on on commence à avoir beaucoup d'électrique dans dans les rues.

Donc ce ce problème de pollution, s'il n'est pas totalement résolu, il est euh devenu complètement mineur par rapport à ce qu'on a pu connaître il y a une cinquantaine d'années. Maintenant, ce qui est organisé malgré tout, malgré cette baisse de pollution, c'est effectivement un un partage des chaussées mieux organisé, mais enfin je dirais qu'il est mieux organisé sur le papier, mais que concrètement, c'est pas vraiment ça qui se passe. Alors, Alexandra, c'est un débat aujourd'hui assez binaire hein.

Vous êtes soit pour l'automobile dans la ville et vous êtes un abominable pollueur ou vous êtes contre et vous êtes un méchant écologiste. Il y a quelque chose entre les deux. Malgré tout, est-ce qu'il peut y avoir une approche raisonnable de la circulation des des des voitures en ville ?

Et je vous pose une question quand même de raison également. Est-ce qu'il est vraiment nécessaire d'envahir nos rues avec des véhicules ? Voilà.

Alors ce qui compte en vrai, c'est que vous puissiez circuler, quel que soit votre moyen de circulation de façon à pouvoir accéder au commerce, à votre médecin, tout ce qui vous tout ce plan de circulation. É, il est parfois nécessaire d'y englober l'automobile. Et quand je dis parfois, c'est même très majoritairement parce que le débat que vous soulevez euh il est il est il est très prignant dans les grandes villes euh dans dès que vous sortez des villes de de plus de 500000 habitants.

En vrai, sans voiture, vous êtes quasiment mort parce que vous allez avoir un quart toutes les heures. Euh vous allez avoir un taxi qui va vous coûter les yeux de la tête. Vous n'avez pas forcément d'alternative qui vous satisface.

Vous n'avez pas forcément les moyens physiques d'utiliser un vélo ni l'envie. Je pense aux gens qui habitent en montagne, même avec l'assistance électrique. C'est a il y a la météo, il y a plein de raisons qui font que vous allez privilégier la voiture et notamment peut-être tout bêtement parce que vous allez déposer vos enfants à l'école puis après vous faites 30 km en voiture pour aller à votre boulot et ces 30 km vous les faites pas forcément sous la pluie en vélo. les les restrictions aujourd'hui qui sont décidées alors à Paris et ailleurs hein, les zones 30 les vous savez, il y a les les zones à faible émission, ce sont des nécessités quand même d'un point de vue sanitaire.

Euh Alexandra Legendre. Alors c'est la généralisation qui pose problème en fait. On le voit bien à Paris, les Russes sont sur le papier limité à 30 km/h et on voit bien que personne ne respecte ces 30 km/h, hormis évidemment aux abords des écoles, des hôpitaux et puis dans les petites rues.

Et donc ce qui ce qui ce qui est tout à fait acceptable, c'est la limitation de vitesse dans les endroits où c'est pertinent. euh la générisation de la baise de vitesse. Nous, on voit bien que de toute façon sur le dans dans la dans la vraie vie, personne ne la respecte, hein.

On est toujours entre 40 et 50 km/h. Euh ce qui ce qui ce qui pose problème dans dans dans la cohabitation aujourd'hui, c'est euh de de devoir toujours opposer les usagers ensemble. On oublie toujours que quand on est automobiliste, dès qu'on referme la porte de sa voiture, on redevient piéton et puis on a peut-être envie aussi de prendre son vélo à un autre moment.

Et donc pour avoir plusieurs casquettes, hein. Il faut avoir plusieurs casquettes. Mais ce qui est fou, c'est que à chaque fois qu'on qu'on met une casquette quel qu'elle soit, on devient l'ennemi des autres.

Et puis ce ce ça c'est quoi ? C'est dans le discours public ça. Vous vous reprochez aux politiques de monter les uns contre les autres.

Ah c'est c'est c'est une c'est une tendance. Tout le monde tout le monde s'y met. Effectivement, les politiques ont une vraie tendance à opposer les gens les gens les uns aux autres.

C'est-à-dire qu'on parle de circulation apaisée, on parle de cohabitation et puis finalement mobilité douce, j'ai entendu ça. Et enfin, vous habitez Paris, j'habite Paris. La mobilité douce quand quand je suis piétonne à Paris, je je suis j'ai vraiment beaucoup de mal à l'avoir et à la rigueur je me sens plus en sécurité quand je traverse quand il y a une voiture qui s'arrête parce que le vélo lui, je suis pas du tout sûr qu'il s'arrête.

Donc en fait et on a on on n'apprend pas aux gens à cohabiter et plutôt que de leur apprendre à cohabiter, on les oppose les uns aux autres et chacun a ses position très légitime et ça c'est pas possible. La vie en ville c'est aussi la vie en communauté et c'est la vie euh qu'est-ce qu'il faut faire évoluer le la qualité du discours public sur l'immobilité c'està-dire pas ne pas pénaliser il est navrant ce discours est navrant. Prenons l'exemple de Paris vous habitez Paris, vous disposez donc d'un d'un réseau de transport en commun formidable.

Vous avez des pistes cyclabs partout maintenant. Et bien quand vous votez pour votre mère à Paris, finalement euh vous avez pas vraiment intérêt à voter pour quelqu'un qui va euh promouvoir la voiture puisque vous-même vous bénéficiez de toutes les les les transports en commun imaginable pour votre quotidien. L'offre est est là pour le pour l'habitant de la capitale bien sûr.

Mais qui circule à Paris aujourd'hui ? C'est pas les Parisiens, ce sont les gens qui viennent à Paris et là pour le coup ces gens particulièrement venant d'Île-de-France bah ils votent pas pour le maire de Paris. Et donc eux, ce sont qui se trouvent complètement pénalisés par cette politique.

Oui. Ceux qui viennent, ce sont ceux qui font notamment des livraisons euh dans dans une grande ville, les décalé, les professions libérales, mais pas seulement, mais il y a il y a tous ceux qui pour qui euh par exemple le le transport en commun n' va ne va pas convenir à l'heure et et pour faire ce qu'il a envie de faire. S'il transporte, je sais pas, un coffre de course, on va pas prendre le métro.

Vous avez trois enfants, vous avez pas trois mains. Donc à un moment donné où la voiture, elle va être plus facile pour vous euh pour gérer votre marmaille que que prendre les transparents. Qu'est-ce qui pose problème ?

C'est plutôt le niveau de pollution, qu'il soit euh atmosphérique ou sonore ou et où c'est la gêne euh que constitue les embouteillages. C'est le fait que le parc automobile ne soit soit assez peu électrique en réalité ou hybride et on est surtous en thermique aujourd'hui, ça on est très en retard dans ce pays. Qu'est-ce quel est le problème en réalité ?

Alors, on n'est pas du tout en retard dans ce pays puisque pas du tout non mais après, vous savez pour changer pour modifier un parc automobile, il faut 20 ans. C'est-à-dire pour le renouveler complètement, il faut une vingtaine d'années. Mais au rythme où ça va de vente de véhicules électrique, c'est 300000 grosso modo, c'est 300000 par an suron% des ventes aujourd'hui.

Oui, il faudrait 70 ans pour que ce soit 100 % électrique en France. Alors, peut-être pas 70 ans, mais de toute façon en 2035, là où les ventes de thermique devrai sont censées s'arrêter, effectivement, on n'y est pas du tout du tout. Donc mais mais pour autant c'est c'est un renouvellement lent normal parce que ça coûte très cher d'acheter une nouvelle voiture et il y a ça aussi en fait vous avez en vous avez parlé tout à l'heure des zones à fabuleus émission alors dont on connaît pas encore très bien l'avenir mais sa pas si ce sera effectif ou pas ou on ne sait pas c'est toujours en cours d'un point de vue législatif mais vous avez quand même des des cette mesure elle a été conçue pour que certains véhicules trop anciens ne puissent plus rentrer dans dans des métropoles des grandes métropoles.

Le souci c'est que si vous n'avez pas les moyens de changer de voiture, vous faites comment pour aller chez le médecin ou pour aller suivre des cours à la fac ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors laisser entrer finalement les voitures très polluantes au prétexte.

Il y en a plus beaucoup des voitures très polluantes. Il y en a vraiment plus beau coup parce que vrai des voitures qui étaient conçues il y a 15 ans, elles ont déjà euh elles ont elles ont déjà des moteurs assez vertueux. Donc euh naturellement en fait euh ce ce ce parc va se renouveler.

Là maintenant ce qu'il faut organiser c'est c'est si vous êtes maire ou candidat à l'élection municipale et que vous décidez de de de de rendre difficile la vie en automobile dans votre centre-ville, organiser la circulation alternative avant parce que vous allez forcément engendrer démontentement et puis aussi bah les embouteillages et et de la frustration. Encore une fois, arrêtons d'opposer tous les tous les usagers les uns les uns contre les autres. On a fait attention, il y a il y a un vrai risque parce que nous on a fait une on a fait une une enquête auprès de nos sympathisants, on a eu 30000 réponses.

C'est pas rien quand vous avez 30000 personnes qui répondent "C'est pas un sondage à 1000 personnes." Alors évidemment, ce sont nos sympathisants. Donc ils sont ils ont recours à l'auto.

Vous avez 94 % de nos répondants qui nous disent qu'ils ne voteront pas pour un maire qu'il y a une politique antivoiture. Donc c'est c'est OK, c'est du déclaratif, mais ça veut dire quand même que ce pourcentage gigantesque exprime une une vraie frustration, une vraie incompréhension. Vous l' dit, vous l'avez dit vous-même.

C'est pas étonnant ce résultat massif chez vos adhérents quand même. Absolument. Mais toujours est-il que ce sont ces adhérents ?

Bah, ce sont les usagers, ce sont ceux qui sont derrière le volant, c'est les premiers concernés. qui sont tout à fait compétents pour répondre à ces questions. Alors, que faut-il faire pour trouver ce dialogue apaisé entre tous les usagers de des mobilités dans les villes de France ?

Est-ce que l'automobile doit être banni ou pas ? Vous allez peut-être nous préciser un peu les affiner les choses Alexandr Legend. Dans un instant, nous serons également avec euh Karema Delli, hein, l'ancienne députée européenne et qui préside aujourd'hui euh l'association Respire qui nous dira son point de vue, hein, sur euh [musique] la place de l'automobile euh dans les agglomérations, dans les villes.

Euh restez avec nous, appelez-nous si vous le souhaitez. 0826 300300. Dans tous les cas, je suis très curieux de savoir ce que vous préconisez Alexandra Legend pour essayer de d'assouplir un peu tout ça et de détendre un peu l'atmosphère.

Allez 9h44 on se retrouve après la pause. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Achili. [musique] Les maires veulent-ils chasser les voitures des villes ?

C'est un des enjeux des municipales avec Alexandra Legend qui porte-parole de la ligue de défense des conducteurs. Et vous, bonjour à vous Karim Adelli. Bonjour Jean-François Kili.

Bonjour, bienvenue. Vous présidez l'association Respire. Nous vous connaissons comme ancienne députée européenne écologiste et ancienne présidente de la Commission du transport et du tourisme du Parlement européen.

Vous connaissez bien ce sujet. Karim Madelli, je vais vous poser une question euh un peu un peu cash quand même. Euh euh il y a une campagne, on va pas se voiler la face, c'est un des grands enjeux dans Paris.

Je vous pose la question au sujet de d'Emmanuel Grégoire qui est le candidat pour succéder à Annie d'Alg qui a fait beaucoup hein pour restreindre l'accès de l'automobile dans la capitale. Karim Adéli, est-ce que Emmanuel Grégoard doit poursuivre la politique qui a été largement initiée par madame Hidalgo ? Je crois que toutes les villes doivent comprendre une chose, c'est que nous ne sommes pas dans une guerre contre la voiture.

La voiture reste indispensable dans beaucoup de situations pour des artisans, pour certaines personnes, pour certaines familles. Quand on regarde les zones rurales mal desservies, quand on regarde les personnes en situation de handicap et cetera, le vrai sujet c'est simplement l'équilibre. Et dans beaucoup de villes, la voiture, elle occupe beaucoup plus la moitié de l'espace public alors qu'elle ne représente qu'une partie des déplacements.

Donc l'idée aujourd'hui que porte beaucoup de villes aujourd'hui dont Paris et ça c'est vraiment très intéressant, c'est comment mieux partager notamment les rues, la ville et faire en sorte d'avoir une ville plus équilibrée, plus respirable, plus agréable à vivre. Quand vous regardez ce qui se passe dans Paris, parlons prenons l'exemple de la capitale, effectivement, vous avez raison. que ce soit à Lyon, à Bordeaux, à Grenoble, des euh des expériences ou des des on va dire des décisions dans le même sens sont prise. dans Paris.

Il y a eu longtemps ces débats autour de trop de pistes cyclables, euh des avenues qui sont désormais interdites à la circulation automobile et et des arguments qui selon lesquels au fond réduire et la vitesse et surtout supprimer des axes provoquent des on va dire des embouteillages des des des pollutions atmosphériques accrues dans Paris. C'était les les bonnes décisions d'Annie Dalgot et et que défend d'ailleurs euh euh Emmanuel Grégoire. Mais moi, je considère que le 4 tous les chiffres sont là pour l'approuver.

Je moi je suis pas là pour euh pour ne pas être d'accord avec les chiffres. C'est pas moi qui les invente, voyez. Allez-y.

Donc le trafic automobile à Paris, c'est on le sait partout en France comme en Europe, c'est une source de pollution dans les villes et que cette pollution s'est réduite notamment parce qu'on a pris des mesures pour pouvoir réduire réellement l'usage et la place de la voiture. Donc on va pas être mécontent, vous voyez. Et donc la Paris a réduit progressivement la place de la voiture.

Oui, mais elle a développé les alternatives des pistes cyclables, des transport en commun beaucoup plus réguliers et cetera. Moi, je pense qu'il faudit être beaucoup plus loin. Mais surtout, elle a fait quelque chose qui beaucoup de villes le font et que nous nous sommes très attachés à respir, c'est la rue aux écoles.

Nous ne pouvons pas prendre en otage notamment les enfants, vous voyez, ils sont à hauteur notamment des voitures et que eux ils sont dans des zones concentrées par des passages vraiment de de voiture qui ne qui fait que on ne peut pas se permettre vraiment aujourd'hui, je le dis avec un peu de virulence sur votre antenne ce matin. On est là pour ça. On peut pas se permettre sur les questions de santé et des enfants de les prendre en otage. la raison pour laquelle moi je suis plutôt satisfaite, même si faudra aller plus loin demain parce que je sens aussi que derrière il y a d'autres questions qui vont se poser et peut-être vous allez me les poser mais par exemple souvent on considère que réduire la place de la voiture pourrait pénaliser les ménages les plus modestes.

Oui, c'est ce que disait Alexandra Legendre à l'instant va vous répondre Alexandra Lejendre ou allez-y, finissez, terminez excusez-moi Kim Déli, terminez. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que toutes les études prouvent que quand on regarde notamment la place des ménages les plus modestes, les plus modestes prennent les transports en commun, vous voyez ? Et au fait, les modestes possèdent moins de voitures mais ils utilisent davantage de transport en commun.

Donc, il faut leur permettre d'avoir accès beaucoup plus facilement au vélo, à la marche, au transport en commun. Et vous vous rendez compte que c'est eux qui dessine la ville de demain qui est une ville beaucoup moins dépendante de la voiture et que c'est souvent plus accessible spécialement parce qu'une voiture ça coûte de l'argent. En France, c'est entre 5000 6000 € par an bouquet que des personnes de classe populaire par exemple ne peuvent pas se permettre.

Alexandre le jeune peut-être pourriez réagir à ce que dit Karim Adelli à l'instant. Ben, j'apprécie ce discours en vérité parce que on est on est plutôt plutôt en phase. Mais le problème c'est de parler de Paris parce que finalement Paris c'est l'exemple modèle puisque le encore une fois les transports en commun sont sont très bien permettent de très bien desservir beaucoup de destination.

Le problème des personnes euh au budget les plus contraints, c'est que ils habitent pas Paris en fait, ils habitent à l'extérieur de Paris. Et euh et le on voit bien que si ces personnes-là continuent à utiliser leur voiture, c'est parce que les transports en commun ne sont effectivement pas encore à la hauteur pour leurs besoins. Donc il y a encore énormément de de travail à faire.

Et en attendant, encore une fois, c'est la l'opposition entre tous les usagers qu'il faut cesser d'entretenir pour des pour des pour des des postures partisanes qui sont totalement insupportables quand on est en particulier automobiliste parce qu'on en a un petit peu marre d'être pointé du doigt systématiquement. Caréelli, est-ce que vous c'est une dernière question et je vous libère hein Cariméellie, est-ce que vous êtes un peu dans une posture de la sorte quand vous dites les plus modestes, c'est eux qui dessinent la ville de demain et cetera ? une question, hein.

Non, non, c'est pas de la c'est pas du tout de la posture. Moi, je suis euh je suis experte des mobilités depuis maintenant des années et je peux vous le dire, je le vois réellement. La vraie question que nous voulons mettre en avant aujourd'hui et c'est là et je pense que tout le monde peut le comprendre, c'est la place.

Une voiture, ça transporte en moyenne environ 1,1 personnes dans les villes, vous voyez ? et elle occupe énormément de place pour circuler, pour stationner, pour se garer. Alors que ce temps d'immobilisation, c'est 95 % de son temps cette voiture.

Pardon. Et donc vous voyez, je pense qu'on peut faire autrement et je pense les municipales auraient dû être le levier d'action pour travailler ces questionsl mais vous pensez que ça ne sera peut-être pas forcément le cas. C'est un débat un peu occulté.

Allez, je vous laisse respirer. Garimé, merci à vous. Président de l'association.

Respire. Ça tombe bien euh Alexandra Lejand, il faut conclure. Euh vous pensez que ce débat là et je rebondis sur ce que disait Karim Madelli à juste titre à l'instant, il est un peu escamoté aujourd'hui de c'est Oui.

Bien sûr, c'est c'est un débat qui n'est pas suffisamment entretenu, qui est qui fait l'objet de de posture encore une fois de de de très très radical et qui sont assez insupportables quand finalement on oublie donc qu'on est à la fois automobiliste, piéton, voir cycliste et l'année prochaine c'est la présidentielle. Et j'espère que contrairement il y a 5 ans, ce débat sur la mobilité sera bien plus présent parce qu' 5 ans, c'était vraiment très triste. La pauvreté des débats sur la mobilité était était était assez assez triste.

Vous êtes venu à pied ce matin ? Je suis venu en transport commun, j'habite de Paris. Formidable.

Voyez. Merci à vous Alexandra Lejendre. Porte-parole de la Ligue de défense des conducteurs.

Vous avez raison, ce débat sera aussi un enjeu de l'élection présidentielle. Bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François Aquilis.

Mettez-vous d'accord. Alors, mettons-nous d'accord. On va Alors, est-ce qu'on doit est-ce que l'État doit privilégier ses économies, son budget ou le porte-monnaie des Français ?

C'est on va revenir évidemment sur le prix du carburant et puis cette déclaration Tony Truante ce matin du gouverneur de la de la Banque de France qui a dit "Nous n'avons plus d'argent." Donc voilà. Et puis on aura à 10h, dans c'est quoi le problème ? le patron de voyageur du monde Jean-François Ral à propos de ses rapatriments, à propos de d'un certain nombre de choses qui ont été dites sur la gestion française.

Donc il sera avec nous 0826 300 restez avec nous pour les débats. Il y a plus de sous mais il y a des débats. Allez bonne émission.

Ah.

Municipales : les maires veulent-ils chasser les voitures des villes ? — Karima Delli · Pourquijevote