Municipales 2026 : le vrai lancement vers la présidentielle 2027 ?
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France Culture, question du soir. Quentin l'a fait.
Les 15 et 20 de mars 2026 auront lieu les élections municipales. Un an avant la présidentielle environ, elles sont vues par le RN et par LFI comme un galop d'essai. Les deux formations tenteront aussi d'imposer un enjeu national à ces élections locales. A l'inverse, l'EPS et LR tenteront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent. Pour montrer qu'il reste des partis qui comptent, qui ont une base locale solide. Et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors plus largement, ces municipales sont-elles la première étape de l'élection de 2027 ? Sera-t-il possible de tirer des conclusions au plan national d'un scrutin local ?
Qui a le plus à perdre et le plus à gagner lors de ces élections ? Deux invités pour nous en parler ce soir. Emeric Breillet, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès. Aussi un ancien député PS de 2012 à 2017. Face à vous, Olivier Roucan, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes politiste, constitutionnaliste, chercheur associé au CERSA. Merci à vous deux d'être présents ce soir dans Question du Soir.
Alors ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel d'effondrement du pouvoir politique. Et parce que nous serons à un an de l'élection présidentielle dont ceci pourrait bien être un galop d'essai.
La résistance politique doit s'organiser partout, ville par ville, village par village, quartier par quartier. Et ce maillage territorial de mairies et d'élus que nous allons constituer en mars 2026 sera un levier décisif pour la mer des batailles à laquelle, vous le savez, nous nous préparons depuis tant d'années. Le rendez-vous présidentiel de 2027.
Nous sommes majoritaires et nous montrerons que la gauche démocrate, républicaine, est dominante à gauche dans notre pays. Le vrai combat, c'est que dans notre pays, l'extrême droite peut l'emporter en 2027. Moi je veux qu'il y ait une vague bleue en 2026 sur les municipales en France. C'est fondamental de tenir nos territoires. Les voix successives de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau. Et en les écoutant, on se dit que les municipales, ce n'est peut-être pas l'enjeu fondamental de ces élections du mois de mars.
Mais déjà, en vue la présidentielle, pour reprendre l'expression de Jean-Luc Mélenchon, Emeric Breillet, est-ce que ces municipales, c'est peut-être un galop d'essai pour les parties établies ? Établies, pas sûr. Parce que ce qui est très intéressant, c'est qu'il manque quelques voix dans les sons que vous nous avez fait écouter. Notamment ceux de Renaissance, par exemple, ou du Modem, de ce qu'on appelait le bloc présidentiel.
Ce qui est vrai, c'est que traditionnellement, les partis politiques ont toujours mis en avant les élections municipales, ou les départementales, ou les régionales, en disant, vous allez voir ce que vous allez voir, on va gagner les élections intermédiaires, et c'est comme ça qu'on s'en servira, comme le dit Mme Le Pen, comme levier pour l'élection présidentielle. C'est une posture assez classique. Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce que ça se vérifie surtout ? On vérifie toujours que, généralement, les élections municipales et les élections intermédiaires servent à sanctionner le pouvoir en place. Voilà, ça a été vrai en 1983, par exemple. Ça a été vrai en 2008. Ça a été vrai en 2014.
Ça a été beaucoup moins vrai en 2020, d'ailleurs, parce qu'il y avait un pouvoir en place qui avait peu de municipalités, quelques-unes quand même, mais peu, en réalité, et qu'il y avait tellement d'opposition que les électeurs ne se sont pas tellement servis pour sanctionner le pouvoir en place, parce que lui-même avait peu de sortants. Et d'ailleurs, c'est à peu près la même chose là qui va se passer en 2026, parce qu'après tout, le pouvoir en place, si tant est qu'il y a un pouvoir et qu'il soit en place, a peu de municipalités sortantes, et il y a quand même plus d'opposition que de places sortantes.
Ce qui va, à mon avis, caractériser ces élections municipales, c'est que certains partis politiques vont en faire un enjeu national, et notamment le Rassemblement National et la France Insoumise. Pourra-t-on tout de même, Olivier Roucan, considérer ces élections municipales comme annonciatrices ? Au fond, ces élections municipales, il y a des enjeux locaux, différents des enjeux nationaux, les modes de scrutin sont radicalement différents entre l'élection municipale et l'élection présidentielle. Est-ce que les choses sont comparables, ou simplement on compare là des pommes et des poires ? Difficilement comparables. Ce qu'il y a, c'est qu'il faut tenir compte de la temporalité des élections.
Et il est vrai que là, il y aura peu de temps entre les municipales et la présidentielle. Donc la leçon générale qu'on tirera des résultats aura un écho, malgré tout, sur les postures des uns et des autres, les stratégies et auprès de l'opinion. Parce que les commentaires des résultats vont avoir, de ce point de vue, une influence. Donc la temporalité peut compter, ça s'était vu en 2001. 2001, c'est l'élection municipale qui permet finalement, à l'époque, à la droite chiraquienne, de se refaire un peu une santé, après 4 ans de difficultés très importantes.
Et donc 2002, avec, dans des conditions très particulières et une faible, très très faible score au second tour, malgré tout, Jacques Chirac l'emportera au second face à Jean-Marie Le Pen. Donc il peut y avoir, en effet, du fait de la temporalité, une influence. Mais pour le reste, et les critères que vous avez évoqués comptent, mais il y en a un qui est important, c'est le morcellement territorial, la diversité du paysage communal, parce qu'on dit les municipales, mais on pourrait presque dire qu'il y a plusieurs types de municipales, et notamment, il y a le rural, il y a le urbain, et puis il y a le métropolitain, on pourrait dire.
Et on voit bien que, notamment, il y a des différences, d'ores et déjà, constatées dans les enquêtes d'opinion, sur à la fois le taux de satisfaction des sortants, par exemple, entre ces zones, et puis aussi, parfois, sur les attentes. Bref, il y a des enjeux, et c'est la part de la réponse à ce que vous dites, aussi, il y a des enjeux strictement municipaux, qui ne peuvent pas être effacés, même si les chefs de parti vont commenter ça au niveau national. Il faut bien savoir qu'aujourd'hui, pour la majorité des électeurs futurs pour les municipales, les enjeux, quand même, locaux comptent.
Cette variable géographique, Aymeric Breillet, elle est bonne, elle est fondamentale, même pour comprendre la fragmentation de ces élections municipales, l'importance de ces enjeux locaux. C'est d'abord cette division entre l'urbain, le périurbain, le rural, qu'il est important de comprendre ? Cette division, alors je ne sais pas si c'est urbain, rural, urbain, peu importe, en termes de strat, en tous les cas, de population, c'est extrêmement important, et c'est d'autant plus important compte tenu de l'affaissement des organisations politiques.
Ce qui veut dire que dans les organisations municipales, le fait d'être membre ou pas membre d'une organisation politique compte moins qu'elle n'a compté par le passé. Ça ne veut pas dire qu'elle est abandonnée, mais elle compte beaucoup moins. Je suis pour ma part, par exemple, persuadé qu'il y aura extrêmement peu de maires sortants qui mettront en avant l'étiquette LR, Parti Socialiste, Parti Communiste, que sais-je. On aura beaucoup plus d'indépendants ?
Non, on n'aura pas des indépendants, mais ils n'auront même pas besoin de le mettre en œuvre, parce qu'ils estimeront, je prends l'exemple de Johanna Roland par exemple, à Nantes, tout le monde sait qu'elle est socialiste, donc elle ne va pas en faire des caisses, et elle va faire une campagne sur Nantes, ma ville et moi, et mon équipe. Et ça, c'est quelque chose qui va se diffuser. Les deux seules organisations politiques qui auront un intérêt à nationaliser, en mettant l'étiquette en avant, voire Jean-Luc Mélenchon pour les uns, Mme Le Pen ou M.
Bardella pour les autres, ça sera d'une part LFI, parce qu'ils n'ont pas de sortants, ou un, par exemple dans les villes de plus de 10 000, qui est ce que je connais le moins mal, dirais-je, et le Rassemblement National qui a quelques sortants, mais dont les derniers scores aux élections européennes et aux élections législatives, et même s'il ne faut pas faire de transposition automatique des résultats des uns et des autres, je pense pour ma part que la vague bleue qu'appellent Rétaillot sera plutôt une vague bleue marine qu'une vague bleue Rétaillot, si vous voyez ce que vous voulez dire.
Pour aller dans votre sens, Aymeric Bréé, on a parfois le sentiment qu'en France, il existe deux vies politiques parallèles, la vie politique nationale, dominée par trois grands partis, Renaissance, le RN, LFI, mais ces trois parties sont relativement peu implantées en local, et cette vie locale reste dominée par des parties plus traditionnelles, Olivier Roucon. Est-ce que c'est possible de transposer l'un et l'autre ?
Oui, mais c'est une tendance qui s'est vraiment installée depuis une dizaine d'années, du fait de l'émergence à la fois de LFI et de Renaissance aussi, et de ce centrisme polarisé qui n'a pas réussi à s'implanter dans les territoires, et en plus, je dirais, du gouvernement d'Emmanuel Macron, dans la mesure où il n'a pas considéré, et elle s'en plaignent correctement, les collectivités territoriales, et que la négociation a toujours été très hachée et difficile. Donc, on pourrait rajouter qu'à part sur les modes de scrutin, il n'y a pas eu non plus d'évolution profonde sur la décentralisation, alors qu'il y a eu une attente, y compris là-dessus de l'opinion, qui est récurrente.
Donc, tout ceci ajouté fait qu'en effet, il y a une sorte de clivage, avec un RN un peu en intermédiaire, puisque maintenant, il a conquis plus de surfaces au niveau national, qu'il essaie de s'implanter, mais que les ratés sont assez nombreux, récurrents, notamment la difficulté à sélectionner des dirigeants crédibles au niveau local, ce qui a commencé à évoluer dans le sud littoral méditerranéen, et un peu au nord, mais enfin, pas ailleurs. Donc, c'est un entre-deux. Et puis, il y a les deux vieux partis classiques, qui dominaient le jeu partout, et qui, aujourd'hui, le dominent surtout au niveau local.
Donc, il y a ce clivage qui s'est installé, et qui rend d'ailleurs la généralisation encore plus difficile qu'avant, et qui est préjudiciable, quand même, aussi, il faut bien le dire, à la qualité des politiques publiques, à leur mise en œuvre, et qui ne favorise pas quelque chose qui est très important pour les électeurs, aujourd'hui, à mon avis, qui est dans beaucoup de têtes, et pas que dans le milieu rural, c'est l'accessibilité aux services publics locaux, et la solidarité des territoires. Je pense que ça, ce sont deux thèmes qui seront assez peu visibles, mais qui sont dans les têtes.
On va revenir sur les enjeux de politique publique absolument fondamentaux, mais avant cela, Émeric Breillet, est-ce que les médias, une part du champ médiatique, du moins, a raison, selon vous, de se concentrer sur les très grandes villes, les très très grandes communes, ou bien l'enjeu se situe bien ailleurs, selon vous, dans la multitude des petites communes françaises ? Je reprends l'exemple tout à l'heure de 2001, à cet égard. Les élections municipales de 2001 sont quasiment caractéristiques, ou vraiment très intéressantes. La première lecture de la presse en 2001, souvenez-vous, c'est la gauche a gagné Paris et Lyon.
La réalité, c'est que la gauche s'était pris une tôle dans les villes entre 10 000 et 100 000 habitants. Bon, et c'est une réalité qui s'est vite imposée, d'ailleurs, y compris électorale. Bon, donc il y a une première lecture médiatique, en quelque sorte, des médias nationaux, et après tout, on ne peut pas leur en vouloir, c'est bien normal, de s'intéresser le soir de l'élection à Nantes, à Lille, à Strasbourg, à Lyon, où il y aura des choses qui vont se passer, sans aucun doute, dans chacune de ces grandes villes, et qui, par ailleurs, sont les villes-centres des métropoles.
La réalité de l'intérêt de nos concitoyens pour les élections municipales, c'est évidemment ce qui se passe dans les grandes villes, mais c'est surtout ce qui se passe dans sa propre ville. Il y a à peine 1 000 villes de plus de 10 000 habitants en France. Vous avez plus de 35 000 communes. Ça veut dire qu'il y a 34 000 communes en France qui sont en dessous du seuil des 10 000 habitants, et sur lesquelles on va ensemble se polariser. Bon, ça c'est la première remarque.
Et la deuxième remarque qui est extrêmement importante, y compris pour la suite, c'est qu'aujourd'hui, une grande partie de l'argent et des politiques publiques mises en oeuvre par les collectivités territoriales appartiennent, relèvent des intercommunalités.
Or, les intercommunalités, personne ne va en parler, personne ne va en faire un objet politique, alors que le véritable pouvoir d'impulsion des politiques de logement, de développement économique, de transport, ne serait-ce que sur ces trois sujets, la transition écologique, etc., tout ça relève des intercommunalités qui sont en réalité le vrai centre névralgique du pouvoir et qui vont passer totalement à côté de la couverture médiatique, mais à la limite, on ne peut pas vous en vouloir, et ce n'est pas très grave, mais surtout de l'intérêt et de la campagne organisée par les partis politiques eux-mêmes, soit parce qu'ils ne le veulent pas, soit parce qu'ils ne le peuvent plus, parce qu'ils n'existent plus suffisamment dans les territoires.
Vous êtes d'accord, Olivier Roucan, au fond, les médias, nous y compris, on a intérêt à détourner le regard pour voir ce qu'il se passe dans ces villes, ces communes de moins de 10 000 habitants, notamment ? Il y a un effet de cadrage, mais qui est dû aussi à la facilité de l'accès à l'information, notamment lors de la soirée électorale, parce que les résultats quand même les plus visibles, ceux qui en plus sont déchiffrables assez facilement, c'est plutôt sur les grandes villes.
Et donc, il y a ça, et puis il y a ensuite, bon, nous sommes dans des sociétés de toute façon métropoles, où les métropoles ont conquis le pouvoir, donc les enjeux de pouvoir se jouent là, les médias suivent, ce sont des réalités, ce n'est pas une question d'en vouloir ou pas, c'est factuel. Et ça augmente l'amertume, le manque de reconnaissance des zones rurales et urbaines. Moi, je préfère urbain à périurbain, mais c'est une autre question. Qui, on l'a bien vu avec les Gilets jaunes, se sentent, et c'est une des motivations de leur mécontentement, voire de leur colère, se sentent insuffisamment reconnus symboliquement. Et ça, ça a des conséquences politiques.
Et donc, je pense qu'une troisième, un troisième point, un troisième défaut, une troisième carence informationnelle, si vous voulez, c'est que, lors de la campagne, et ça, ce n'est pas seulement les médias, ce sont les stratèges politiques, on va à nouveau nous expliquer qu'un grave problème, c'est la sécurité dans les communes. Il y a déjà un certain nombre de sondages, d'ailleurs, qui paraissent en ce sens. Mais justement, quand on les regarde bien, et notamment des sondages qui sont faits uniquement sur les mères, ils reconnaissent qu'il y a des soucis. Mais la plupart ne disent pas que la sécurité est l'enjeu déterminant pour eux.
Quand on demande aux familles, il y a des sondages qui sont sur les ménages et les familles avec enfants, ce qu'ils relèvent d'abord, c'est l'éducation, c'est l'accès aux services de garde. Un des problèmes, par exemple, important pour eux, dont on parle très peu, c'est les questions de mobilité, résidence, travail. Et l'accès aux services publics, et vous parliez d'intercommunalité, par exemple, ça, c'est des questions très concrètes. Est-ce que quand on ne travaille pas sur son lieu de résidence, on peut avoir accès à un service public local dans l'intercours ou dans la commune, par exemple ? Quelque chose de très simple, ça ne sera pas débattu, vous voyez.
Donc, il y a un décalage entre la vie et ce qui va motiver un vote, et puis l'écho global qu'on va entendre. En résonance, entrons peu à peu avec vous deux dans les différentes stratégies imaginées, pensées, dessinées par les partis politiques. Commençons par le Rassemblement National, Emmerick Brier. Que peut-il espérer, que peut-il attendre de ces élections ? J'allais dire, une installation dans certaines localités, une progression par rapport à 2020 ? Comment lira-t-on son succès ou non ? Très honnêtement, je peux déjà vous faire le discours de Mme Le Pen et de Jordan Bardella le soir du second tour des élections municipales.
Ils diront qu'ils ont gagné les élections municipales puisqu'ils partent de très bas. Ils ont à peine une dizaine de villes de plus de 10 000 habitants. Et donc, ils vont forcément en gagner. Ils vont probablement peu en perdre. La dernière fois, ils en avaient perdu une dans les Yvelines, de mémoire. Ils ne vont pas en perdre et ils vont en gagner. Quand on regarde les résultats des élections européennes et des législatives avec encore toutes les précautions d'usage parce que la transcription, évidemment, tout ça est tout à fait juste.
Mais on remarque quand même que les dynamiques politiques 2020, 2021, 2022, 2024, avec les deux élections européennes et législatives, la dynamique politique est là pour le Rassemblement National. Donc, vous allez avoir, évidemment, tout à l'heure, cela a été cité, le pourtour méditerranéen, mais ça va au-delà maintenant, ça va dans certaines terres de l'Occitanie de manière assez puissante, Narbonne, Carcassonne, Castelnau, les Inières, ça va même dans certains coins, évidemment, de la Gironde.
Vous allez dans le nord, évidemment, dans toutes les Hauts-de-France, le nord, le Pas-de-Calais, l'Oise, bon, et même, en gros, si vous descendez le long du canal rhodanien, vous avez là des zones où le Rassemblement National a eu des scores extrêmement puissants toutes ces dernières années. Donc, à l'évidence, il est en dynamique. Je donne juste un chiffre pour donner un chiffre assez symbolique, me semble-t-il, et révélateur. 80% des maires, les Républicains, dans la région Sud, dans la région PACA, dit-on, ont un député RN. 80%. Bon.
Quand vous avez un parti qui est passé d'une petite dizaine de députés à 140 députés, si j'y rajoute ces alliés chiotistes qui ont été élus dans le cadre d'une alliance, donc c'est les mêmes voix. Bon, 140 députés, ça veut dire 500 collaborateurs, si vous y rajoutez les eurodéputés, il y a une ossature politique qui permet aujourd'hui, et on sera très surpris à mon avis, de la qualité, je le crains, des candidats, des candidats RN aux municipales.
Je tire le fil de ce que vous dites, Emeric Bréé, vous nous expliquiez pendant la préparation de cette émission que même dans certains territoires où le RN ne parvenait pas du tout, du tout à percer, on pense par exemple à la Bretagne, il est possible aujourd'hui que le RN fasse des scores tout à fait honorables, si je puis dire. En Bretagne, quand vous regardez les dernières élections législatives, il n'y a aucun député RN, certes, mais la réalité, c'est que dans toutes les circonscriptions bretonnes où il y a eu un second tour, donc toutes, sauf une, la 8ème de l'île-et-Vilaine, je parle de mémoire, toutes ont eu un candidat RN au second tour.
Alors souvent en triangulaire, mais toutes ont eu un candidat RN. Moi, dans mon département, aujourd'hui, d'adoption, les Pyrénées-Atlantiques, terre peu favorable a priori au Rassemblement National, dans 4 circonscriptions sur 6, au second tour, il y avait un Rassemblement National. Donc la poussée du RN, elle n'est plus du tout locale. PACA et autres, pour faire court et de manière un peu caricaturale, elle est aujourd'hui dans l'ensemble du pays et il suffit de regarder une carte de la France, elle est même dans les Outre-mer. Vous avez aujourd'hui un député RN à la Réunion. Dans toutes les circonceptions de la Réunion, toutes, il y avait au second tour un candidat RN.
Alors quel est le grand défi, Olivier Roucan, du Rassemblement National pour ces prochaines élections municipales ? Est-ce que c'est notamment tenter de conquérir quelques grandes villes ? Oui, oui, oui. Juste avant de vous répondre, précisément, ce qui vient d'être dit me refait penser au cas des Pyrénées-Orientales avec Perpignan, puisque c'est la ville qui a été conquise en 2020, alors qu'à l'époque, il y avait quand même eu... C'est la seule ville de plus de 100 000 habitants qui appartient, entre guillemets, au Rassemblement National. C'est ça. Et à l'époque, il y avait eu un petit trou d'air, quand même, pour le RN en nombre de conseillers élus par rapport à 2014, en 2020.
Donc là, l'objectif, c'est quand même de retrouver plus de conseillers. Ça veut dire trouver des listes suffisamment crédibles auprès d'un électorat local qui a quand même des informations, souvent, et qui est un peu attentif à cette chose. Et puis, la question, là où le RN a aussi beaucoup progressé lentement, mais sûrement, c'est la présence, je dirais, la surveillance et l'implication dans les réseaux locaux associatifs. Donc, il y a quand même aujourd'hui une présence territoriale du RN qui est plus importante qu'elle ne l'était sur l'ensemble du territoire. Sur les grandes villes, alors ?
Et sur les grandes villes, donc oui, l'idée, c'est d'en conquérir davantage, mais je pense que le RN va essayer d'avoir une valeur ajoutée dans les territoires ruraux en déshérence. notamment, ça a été dit le long de la Garonne, parce qu'il progresse sensiblement et on avait vu les premiers gains là sur ce territoire dès 2002. Donc, il y a une continuité. On voit que c'est très lent. Ça progresse lentement en profondeur. C'est pour ça que je parlais aussi de cette implication par des réseaux dans la société civile. On le voit chez les agriculteurs notamment.
Donc, tout ceci, la colère des agriculteurs, l'écho, même lointain des gilets jaunes, je pense que les zones rurales et urbaines sont importantes et là-dessus, il pourrait y avoir des gains et ça a commencé notamment, vous l'avez dit, en Occitanie mais pas seulement, évidemment. On peut aussi avoir une partie de l'Est en pensant peut-être à... On verra ce qu'il faut en Moselle, etc. Moselle, Meurthe et Moselle. Meurthe et Moselle, voilà. Voilà ce que je voulais vous dire sur le Rassemblement national. Alors, sur le...
Oui, je vous laisserai évidemment poursuivre, mais sur l'union des droites également, est-ce que, Aimerick Breillet, ces élections à venir pourraient être un moment d'accélération de ce rapprochement entre une droite républicaine et une droite d'extrême droite ? Est-ce que des alliances pourraient voir le jour plus facilement qu'autrefois ? Tout dépend de la taille de la commune. Dans les tailles de plus de 10 000 habitants, j'y crois guère. simplement parce que la PQR sera assez attentive à ça. La PQR, c'est la presse quotidienne régionale. La presse quotidienne régionale, pardon, vieux réflexe, ça existe encore à la presse quotidienne régionale et c'est très très lu.
Et c'est souvent la première source d'information des personnes dont on parle. Y compris sur Internet. Y compris sur Internet, bien sûr. Donc, c'est quelque chose de très important. Et alors, cette presse-là, elle empêche la naissance ? Non, elle n'empêche pas, mais ils vont y faire attention. Et je ne suis pas persuadé que, par ailleurs, le Rassemblement National est totalement intérêt à le faire, en tous les cas, dans les villes visibles. Par contre, dans les villes du périurbain ou du rurbin, pour reprendre votre terme, là, il y aura, à l'évidence, des personnes sympathisantes, proches du Rassemblement National qui se retrouvent dans des listes. Je vous prends juste un exemple.
En Seine-et-Marne, il y a 514 communes. Lors des dernières élections sénatoriales, il y a eu un sénateur RN qui a été élu. Il n'y a pas un seul maire RN en Seine-et-Marne. Pour autant, il a été élu. Parce que dans plein de petits villages, plein de toutes petites communes de ce département que j'ai bien connu, eh bien, vous avez des sympathisants du Rassemblement National ou des élus qui n'étaient pas élus sur l'étiquette Rassemblement National mais qui sont séduits par le discours. Je pense que la tension sur les Républicains pour une union des droites, en quelque sorte, pour reprendre ce terme, relativement impropre, mais prenons-le, se fera après les municipales.
Si vous avez beaucoup de maires LR dans des circonscriptions tenues par le RN qui voient des listes RN les concurrencés et prendre leur ville. Là, la pression sera très forte sur les Républicains. Olivier Roucon. Par rapport à ce qui a été dit tout à l'heure, là, c'est un élément à prendre en compte pour les élus républicains et gommer un peu l'affichage de leur parti parce qu'ils sont quand même sous pression du Rassemblement National. Donc, ils ne vont pas, sans doute pas, pour un certain nombre d'entre eux, passer une alliance ou basculer au Rassemblement National. Dans un premier temps, ils effaceront peut-être leur marque ou dans tous les cas, ils la rendront plus discrète.
Et après, il y a quelque chose à regarder aussi. Ce sont les majorités qui sont susceptibles d'émerger dans les intercommunalités parce que là, c'est très important le positionnement des maires LR. Si vous avez, c'est le cas dans les Pyrénées-Orientales, une grande ville qui bascule, l'agglo ou la communauté urbaine, ensuite, ça dépend vraiment de l'attitude des maires LR. Et dans ce département, on a vu un peu plus tôt qu'en PACA, la pression du RN se faire et elle est réduite aux portions congrues quand même. Donc ça, c'est un scénario qu'il ne faut pas totalement effacer dans les zones où le RN est installé depuis longtemps.
C'est-à-dire qu'à un moment donné, il y a quelque chose qui se produit, c'est l'effondrement des Républicains qui n'a plus de députés. Et c'est ce qui explique la stratégie de Ciotti, d'ailleurs. Un mot sur Renaissance et la majorité présidentielle, l'Emerick Breillet. Est-ce que ces élections municipales les intéressent même au-delà des très grandes villes ? Alors, tout dépend de qui en parle. Globalement, il ne faut jamais oublier quand même que ce qui fut la majorité présidentielle rassemblait différentes organisations politiques.
Notamment le Modem qui a une réelle existence municipale avec quelques villes, pas que Pau, il y en a quelques autres qui, de ci, de là, dans l'ensemble du territoire. Donc celle-là, elle existe et elle existera sans doute. En tous les cas, on peut le penser. Pour Horizon, c'est un peu autre chose. Horizon, c'est un nouveau parti politique qui s'est créé et qui a fait un peu le coucou, en quelque sorte, qui est allé prendre des maires LR, qui est allé prendre des maires LR, vient à Horizon, on est quand même vachement mieux chez moi. Ce qui ne les empêche pas, d'ailleurs, de toujours faire des alliances avec LR au niveau local.
Et puis enfin, vous avez Renaissance, qui a raté le coche de toute façon des municipales de 2020, qui a très peu de sortants et beaucoup risquent... Il ne s'y est jamais vraiment mis totalement non plus. Non, mais parce qu'en fait, ça ne les intéressait pas beaucoup, ou plus exactement. Le président de la République, à l'époque, n'était pas très intéressé. Mais vous pouvez faire exactement le même parallèle avec Jean-Luc Mélenchon, qui en 2020 avait laissé de côté cette question des municipales. Donc, Renaissance, on s'est polarisé sur ce qu'ils vont faire sur Paris, sur Lyon, etc.
Bon, mais en réalité, ils ont peu de marge de manœuvre et ils vont essayer de continuer à mettre quelques élus de ci, de là dans les listes municipales. Mais ce qu'ils avaient déjà fait en 2020... Moi, je me souviens qu'en Seine-et-Marne, vous aviez des militants Renaissance dans des listes de candidats d'hiver droite ou LR de la même manière que vous en aviez au PS. Bon, donc, il y a une réalité extrêmement différente selon les territoires. Mais donc, ça signifie, Olivier Roucan, qu'en miroir du Rassemblement National, pour Horizon, pour Renaissance, ces élections municipales-là seront nécessairement un échec ?
Alors, je pense qu'il faut vraiment distinguer Horizon de Renaissance et même, je dirais, le modem plus Horizon de Renaissance parce que malgré tout, le modem est un peu implanté dans les territoires, il n'y a qu'à penser à François Bayrou, c'est moins qu'on puisse dire. Et donc, ça, c'est une stratégie à l'ancienne. Il ne néglige pas l'implantation locale. le horizon, c'est l'originalité de la démarche d'Edouard Philippe, qui a le souci depuis le début de s'implanter, de constituer un réseau d'élus locaux solides. Donc, de ce point de vue, c'est tout à fait intéressant.
Il veut construire un vrai parti politique et puis, on peut penser qu'il a déjà, par exemple, Angers, qui n'est pas une petite ville et qui se développe beaucoup. Donc, il y a quelques succès et le challenge, c'est d'en avoir un peu plus. Et puis, alors, avec Renaissance, il y a une grande différence. Vous l'avez rappelé, c'est qu'Emmanuel Macron a empêché, finalement, ça ne l'intéressait pas, et a empêché ce mouvement de s'implanter véritablement.
Et, par contre, alors, peut-être que ce centrisme polarisé pourra jouer les arbitres ici ou là, en jouant quelques alliances, mais parfois, dont on pourra s'interroger sur la logique au fond, parce qu'en fonction du jeu local, ça va donner des choses un peu particulières sur le plan idéologique, semble-t-il. Et la gauche, Emmerick Brier, que peut-elle espérer, je fais exprès, de parler de la gauche sans distinction pour commencer cette discussion, la gauche au sens nouveau front populaire, telle qu'elle s'était elle-même qualifiée, ces élections municipales, comment l'abordent-elles ? Tout sauf comme le nouveau front populaire.
C'est que vous avez des intérêts antagonistes entre les uns et les autres, que vous avez globalement quand même le parti communiste, le parti socialiste et les écologistes qui globalement partagent des gestions de beaucoup de collectivités territoriales. À cet égard, 2020, ils ont connu quelques succès ne leur permettant pas de rattraper la claque de 2014, mais ils en ont connu quelques-uns. Mais le front, c'est largement dénité. Mais si on met LFI dans le front, il n'y a pas de front.
Donc voilà, dans la plupart des villes dirigées par la gauche, LFI a décidé d'aller contre les sortants, soit estimant qu'on ne leur faisait pas la place, ce qui est sans doute vrai parfois, soit estimant qu'il fallait profiter des municipales pour créer un nouveau rapport de force et on en revient à la première partie de notre échange. Donc la réalité, c'est que la gauche vient très divisée, en tous les cas, vis-à-vis de LFI. Il y a encore quelques zones de conflit de ce que je sais entre le parti socialiste et les écologistes, mais après tout, il y a une certaine tradition à se rassembler.
Mais ce n'est pas inintéressant de voir que dans un certain nombre de communes où les écologistes étaient allés la dernière fois au premier tour contre les socialistes, cette fois-ci, les écolos ont fait le choix d'aller avec les socialistes dès le premier tour. Alors sans doute parce qu'ils ont quelques mères sortants à essayer de préserver, d'une part, et d'autre part... Ils avaient quand même pris en 2020, on le rappelle, Strasbourg, Tours, Bordeaux, Poitiers, Besançon, Lyon, ils avaient conservé Grenoble. Souvenez-vous, c'est comme 2001. En 2020, les grands médias ont dit la vague verte. Bon, la vague verte, cinq, six communes. Même bien ce terme de vague. Non mais importante, très bien.
Strasbourg, ils sont en grande difficulté. Lyon, je n'en parle pas. Tours, ça va être très compliqué parce que le maire de Tours a fait un peu une danse de sanguie entre LFI et le Parti Socialiste. Besançon, ça ne va pas être simple non plus parce qu'il y a des divisions au sein de la majorité sortante. Poitiers, ça va être compliqué parce qu'il ne faut pas oublier que Poitiers, elle a pris la ville contre le Parti Socialiste et contre Alain Clès qui évidemment ne va pas l'aider beaucoup.
La seule ville qui pourrait aujourd'hui diriger par les écologistes et qui pourrait à l'évidence en tous les cas plus fortement rester dans la main des écologistes c'est Pierre Hormic et encore ce n'est pas totalement sûr parce que sa victoire de la dernière fois avait beaucoup joué sur la démobilisation du centre et de la droite et je ne suis pas persuadé que cela se reproduise.
Et quant aux socialistes, ils ont beaucoup à perdre parce qu'ils sont concurrencés dans un certain nombre de villes par des listes LFI et qui si elles dépassaient les 10% pourraient se maintenir au second tour et si elles se maintiennent au second tour alors il peut y avoir un risque de perte de ces villes au profit d'une autre liste plus du centre ou de la droite. Quelle stratégie Olivier Roucon pourrait les filles démunicipaliser le débat le nationaliser au maximum ? Quelle stratégie ?
Alors sur le plan je dirais du discours il y a quand même aujourd'hui une stratégie offensive davantage locale avec des programmes mais Quand on entendait Jean-Luc Mélenchon tout à l'heure c'était simplement le galop d'essai pour reprendre son expression de l'élection présidentielle.
Présenter malgré tout des programmes une plateforme adaptée aux situations donc bon on est dans un en même temps à LFI de ce point de vue on n'effacera donc pas évidemment la présence de Jean-Luc Mélenchon et sa volonté de nationaliser l'enjeu qui ne sera pas forcément d'ailleurs tout le temps un avantage en fonction des territoires ne sera pas forcément un avantage quand vous avez une gauche qui apparaît comme un seul opposant au rassemblement national ne sera pas un avantage de jouer la division auprès de l'électorat de la gauche parce que ça fait quand même assez longtemps maintenant que l'électorat veut que les dirigeants et les partis politiques jouent plus l'union donc si LFI se montre responsable de pertes sévères d'un nombre de villes socialistes écologistes ça lui sera reproché par l'électorat de gauche je pense et donc sur LFI ensuite là c'est électoralement on va avoir malgré tout un contexte local qui va exister qui va peser et qui va donner des stratégies à géométrie variable on sait que LFI veut entre guillemets et là c'est Jean-Luc Mélenchon entre guillemets se payer un certain nombre de figures socialistes donc là à mon avis il n'y a rien à attendre lesquelles ?
on ne va pas jouer à ce jeu justement mais on sait qu'il y a des maires en Occitanie ça ne se passe pas bien depuis très longtemps entre LFI et la gauche de gouvernement on va dire et donc vous avez quelques exemples dans cette région que vous pouvez prendre voilà comment est-ce que vous qualifiez vous-même Brick Brayet cette stratégie de LFI en vue des municipales c'est dû en même temps pour reprendre l'expression d'Olivier Roucan ?
il y a dû en même temps de manière très classique d'ailleurs où les partis politiques ont souvent c'est ce qu'on disait tout à l'heure traditionnellement fait de ces élections intermédiaires un levier une tentative pour nationaliser pour repartir sur des bonnes bases moi combien de fois j'en ai fait des réunions en disant vous allez voir on va gagner les villes ça nous servira de tremplin pour gagner l'élection présidentielle etc je précise à ceux qui nous écoutent que vous levez les poings pour illustrer l'excitation c'est exactement la logique de Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs et dans la même logique comme l'avait fait le parti socialiste dans les années 70 il a préventé une plateforme le communalisme municipal c'est une vraie réflexion théorique par ailleurs il faut bien reconnaître ça ce que ne font pas les autres ou très peu bon avec des trucs désarmement des polices municipales par exemple c'est l'unique nationale qu'ils vont imposer à l'ensemble de leurs candidats donc la stratégie de LFI elle est moins de conquérir des villes que d'être présent dans cette bataille pour ne pas disparaître de cette bataille ce qui avait été le cas en 2020 avec moins l'espoir de conquérir des villes à la différence du rassemblement national que de peser sur les rapports de force à gauche pour s'imposer comme le seul candidat et de faire très très peur évidemment aux élus socialistes et écologistes et c'est la différence avec le rassemblement national c'est que je pense que LFI n'a pas véritablement d'enjeux bien sûr qu'il y a des enjeux locaux mais de volonté de conquérir des mairies pas plus que de conquérir des sièges de sénateurs ce qui va avec on oublie souvent mais ce qui va après en septembre alors que le rassemblement national lui a l'objectif de conquérir des mairies pour faciliter les parrainages pour l'élection présidentielle et par ailleurs pour conquérir des sièges au sénat d'où il est Juste un élément c'est le taux d'abstention parce que c'est très important par rapport à tout ce qui vient d'être dit et ses stratégies pouvoir perturber le second tour ou pas ça dépend du taux d'abstention et ça c'est un élément qui va beaucoup compter pour LFI en plus qui vise un électorat qui peut être très tenté dans ses élections et dans certaines zones très urbanisées par une abstention très forte Oui parce qu'on dit souvent que les maires sont bien élus entre guillemets lorsqu'on regarde les dernières élections municipales les taux d'abstention sont quand même véritablement importantes Mettez en parenthèse 2020 parce que honnêtement elle est caricaturale compte tenu de la Covid etc mais même quand on regarde les élections alors tout dépend de la strate en fait plus on monte moins la participation est importante voilà en gros mais de ce qui est sûr par contre c'est que les maires qui sont l'élus le plus aimé de la République etc sont moins bien élus que les présidents de la République ça en termes de participation électorale on ne peut pas démontrer l'inverse et sur 2-3 mandats avant 2020 il y avait déjà eu 10% de moins de participation municipale donc ça diminue lentement même si ça reste une élection participative et un peu moins que celle de la présidentielle Merci d'avoir mis en lumière ces variables différentes du temps long l'un et l'autre Émeric Breillet vous êtes directeur de l'observatoire de la vie politique de la fondation Jean Jaurès ancien député socialiste 2012 à 2017 Olivier Roucan vous êtes politiste constitutionnaliste chercheur associé au CERSA et merci à celles et ceux qui ont fait penser cette émission à mes côtés Antoine Héral Stéphanie Villeneuve Diane Devancet Juliette Mouelic à suivre après le journal pourquoi le CNC est-il dans le viseur de l'extrême droite Merci d'avoir regardé
Jean-Luc Mélenchon