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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 5 décembre 2024 14 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Sandrine Rousseau, une écologiste née un 8 mars

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Votre première télévision, vous ne l'avez pas faite en tant que femme politique mais en tant que romancière.

  • 1:15FerméeÉludée

    Qui a eu l'idée saugrenue d'éplucher cet homme sinon vous, Sandrine Rousseau ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Ce qui m'intéresse dans cet archive, c'est qu'on y trouve déjà le féminisme et la radicalité.

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que la politique est une sorte d'exutoire pour vous ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Comment décririez-vous cette Sandrine Rousseau d'avant ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Il y a un avant et un après 2016, le 8 mars de cette année-là. Comment ça vous a marquée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12Invité politiqueFait
    « il y a beaucoup le fait que je sois opportuniste. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « je n'ai pas bougé d'un iota, c'est même peut-être un sujet d'ailleurs, mais je n'ai pas bougé d'un iota. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « je n'aime pas le monde dans lequel nous sommes, qui ne prend aucun soin ni de la planète ni des gens. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « ce qui a tué la politique ces dernières années, c'est le fait qu'on ait face à nous des espèces de gestionnaires froids qui ont des tableaux Excel. »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « L'écoféminisme, c'est de dire qu'à partir du moment où vous estimez que l'autre n'est là qu'à votre service et que vous pouvez l'utiliser, le prendre et le jeter, autant qu'il est possible de le faire, simplement parce que vous faites du profit, et bien vous le faites des gens comme vous le faites de la planète. »
  • 8:24Invité politiqueFait
    « la société est divisée autour de valeurs qui sont mises du côté du masculin. Donc il y a la valeur de conquête, la valeur de domination, la valeur d'être maître et possesseur. »
  • 9:14Invité politiqueFait
    « Quelqu'un qui n'a pas réfléchi sur les rapports de domination ne m'intéresse pas tellement aujourd'hui, en réalité. »
  • 10:16Invité politiqueFait
    « des comportements de nature à briser la santé morale des femmes, en l'occurrence celle de son ancienne petite amie »
  • 12:23Invité politiqueFait
    « j'ai été très surprise, en arrivant dans l'hémicycle, de voir à quel point, dès que je parlais, il y avait des huées et tout. »
  • 13:01Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a une très haute opinion de lui-même. »

Temps de parole

  • Sandrine Rousseau57 %
  • Présentateur38 %
  • Invité4 %

11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Elle est née un 8 mars, un signe du destin, diront certains. Mon invité nous a fait voir les barbecues sous un autre jour et c'est sa force. Elle arrive à imposer ses thèmes dans le débat public, vaille que vaille. Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. Alors votre première télévision, je crois en tout cas, vous ne l'avez pas faite en tant que femme politique mais en tant que romancière. Autrice d'un roman policier, très exactement. C'était en 2007 pour un polar intitulé Épluchure à la Lilloise.

0:43
Sandrine Rousseau

C'est un homme qui est retrouvé mort et une partie du torse arraché, enfin épluché. Et cet homme est entouré de femmes dans sa vie et donc il faut savoir qui a eu cette idée saugrenue de l'éplucher.

0:58
Locuteur non identifié

Il y a 4 ans, exacerbée par un chef, elle se venge la nuit avec des mots.

1:02
Sandrine Rousseau

Moi j'ai commencé à écrire quand la coupe a été trop pleine. C'est une caricature d'un de mes chefs. Une caricature parce que le soir c'était un peu comme une poupée vaudouge. Je suis plantée des aiguilles le soir dedans.

1:15
Présentateur

Qui a eu l'idée saugrenue d'éplucher cet homme sinon vous, Sandrine Rousseau ?

1:21
Sandrine Rousseau

Non mais ça me fait rire parce que cet extrait a mis encore toutes les...

1:28
Présentateur

Oui, tout le monde, ça tourne en boucle sur internet.

1:30
Sandrine Rousseau

Oui et puis ça crée une panique morale alors que c'est un livre qui est complètement humoristique. Enfin il faut le lire, rien n'est sérieux là-dedans. Mais ça y est, c'est la panique morale. De toute façon dès que je parle, il y a une panique morale. Rassurez-vous, je n'ai touché personne.

1:45
Présentateur

Ce qui m'intéresse dans cet archive derrière, évidemment le côté un peu humoristique, second degré que vous aviez adopté dans ce roman, c'est qu'on y trouve déjà à la fois le féminisme et la radicalité aussi.

1:55
Sandrine Rousseau

Et l'écologie parce que ce qui n'est pas dit dans l'extrait c'est qu'il y a un fond écologique dans ce roman policier.

2:01
Présentateur

Donc féminisme, radicalité, écologie, c'était déjà en vous à l'époque.

2:04
Sandrine Rousseau

Mais oui mais je pense, ça c'est vraiment marrant parce que dans les critiques qu'on me fait, il y a beaucoup le fait que je sois opportuniste. Alors qu'en fait, si vous reprenez toutes mes déclarations, et je crois depuis 20 ou 30 ans, je n'ai pas bougé d'un iota, c'est même peut-être un sujet d'ailleurs, mais je n'ai pas bougé d'un iota.

2:20
Présentateur

Et alors quand on vous entend dans cet extrait parler de poupée vaudou, on a clairement le sentiment que l'écriture ça a été pour vous une sorte d'exutoire à une forme de colère. Oui. Et la colère, vous l'assumez aussi dans votre façon de faire de la politique. Du coup, est-ce que la politique est une sorte d'exutoire pour vous ?

2:38
Sandrine Rousseau

Non, ce n'est pas un exutoire, c'est plutôt une manière, en l'occurrence la politique, c'est plus une manière de gérer aussi une forme d'angoisse sur le monde dans lequel nous sommes. C'est-à-dire que moi je n'aime pas le monde dans lequel nous sommes, qui ne prend aucun soin ni de la planète ni des gens. Et ce n'est pas pour évacuer un trop-plein de quelque chose ? Non, mais par contre la colère, je l'utilise dans les émotions de la politique parce que je trouve que ce qui a tué la politique ces dernières années, c'est le fait qu'on ait face à nous des espèces de gestionnaires froids qui ont des tableaux Excel et qui nous disent qu'il faut augmenter ça, il faut diminuer ça.

Et en fait, ce qui me fait lever le matin, c'est précisément parce que je ressens les choses et je pense que ça doit être dit aussi et que ça doit être un élément du débat politique. Sinon, il n'y a que la haine comme émotion dans le débat politique et ça, pour moi, ce n'est pas possible.

3:24
Présentateur

À l'époque de cette archive, vous n'étiez pas encore vraiment engagée en politique. Vos vrais débuts, ils datent de 2009. Vous vous présentez sur la liste aux européennes d'Europe Écologie, les Verts, puis au Régional, vous devenez ensuite porte-parole d'Europe Écologie. Mais vous n'avez pas du tout la même façon de faire de la politique qu'aujourd'hui. C'était un peu une autre Sandrine Rousseau à l'époque. Oui, c'est vrai, ça c'est vrai. Comment est-ce que vous la décririez, cette Sandrine Rousseau d'avant ?

3:48
Sandrine Rousseau

J'endossais beaucoup plus les codes de la politique. Déjà, le fond était quand même le même, je n'ai pas bougé là-dessus, mais j'endossais plus les codes de la politique. Plus conformiste ? Oui, j'étais plus conformiste et je me comportais plus de la manière dont on attend que quelqu'un en politique se comporte. Et en fait, ça, je l'ai fait complètement voler en éclats à partir du moment où il y a eu cette affaire Bopin, j'imagine, sur laquelle on va revenir. Et où je me suis dit, en fait, ce qu'on attend de nous ne sera jamais convenable. C'est-à-dire que, de toute façon, notre place en politique n'est jamais gagnée, notre place dans la société n'est jamais gagnée.

Donc, allez, on va tout faire péter, en fait, au moins dans le discours et dans les codes.

4:29
Présentateur

Donc, vous l'avez évoqué d'un mot, mais dans votre vie, il y a un avant et un après 2016, le 8 mars de cette année-là. Le député écologiste Denis Bopin a posté un message sur les réseaux sociaux avec une photo de lui, accompagné de plusieurs autres députés qui avaient tous du rouge à lèvres, et accompagné d'un message contre les violences faites aux femmes. Et quand vous avez vu cela, vous, ça vous a mis un peu hors de vous, on peut le dire. Et avec trois autres femmes, vous avez déposé plainte contre lui pour une raison très simple. On va écouter votre témoignage de l'époque.

4:59
Invité

J'étais à une tribune, j'organisais une réunion, et à un moment donné, j'ai fait une pause, j'ai voulu aller aux toilettes, et dans le couloir, Denis Bopin m'a calée contre un mur et a cherché à m'embrasser de force. Moi, je me revendique féministe, je me revendique comme celle qui, justement, ose parler. J'ai en plus la possibilité de parler. C'est-à-dire pour ça que je le fais aujourd'hui, pour toutes les femmes qui n'ont pas la possibilité de le faire. Et pourtant, même moi, je ne l'ai pas dit. Même moi.

5:29
Présentateur

Alors vous, féministe, vous n'avez pas osé, sur le coup en tout cas, dénoncer cette agression sexuelle. Cette prise de conscience, ça a déclenché beaucoup de choses chez vous ?

5:38
Sandrine Rousseau

Déjà, je l'avais dit quand même à la direction de l'Europe Éco-Gilet.

5:41
Présentateur

Voilà, en interne au sein de la partie.

5:43
Sandrine Rousseau

Oui, en fait, ça a été une prise de conscience, oui, vraiment de plein de choses. Déjà, de la violence à laquelle on s'exposait quand on parlait, ce que je n'avais pas du tout anticipé, mais alors vraiment, vraiment pas. Et puis, de l'ampleur du phénomène. C'est-à-dire que là, on est un an avant MeToo. Oui, un an avant MeToo. Et à ce moment-là, quand l'affaire Beaupin sort, qu'on est Hélène Debost, Isabelle Attard, Annie Lameur et moi, quand on se balade dans la rue, quand on descend dans la rue, les femmes viennent nous voir et nous disent, moi aussi. C'est ce que j'écris dans un livre, avant que MeToo ne se déclenche. Et déjà, le mot qui sort, c'est moi aussi. Et ça, ça m'a frappée.

Mais ça a été, pour moi, une révélation totale.

6:23
Présentateur

Donc ça, c'est le côté positif de ce que vous appelez vous-même l'affaire Beaupin. Il y a un côté quand même plus négatif. C'est qu'un an, un peu plus d'un an après, vous jetez l'éponge, vous quittez la politique. Pourquoi ?

6:35
Sandrine Rousseau

Parce que c'est trop dur.

6:36
Présentateur

Mais qu'est-ce qui s'est passé de trop dur, du coup ?

6:38
Sandrine Rousseau

Ah, mais ça a été d'une dureté inouïe. Inouïe, ce qu'on s'est pris dans la tête. Et puis, le fait que cette parole n'était pas acceptée. Et toute, d'ailleurs, m'on a mis un pied à terre, vraiment, parce qu'on n'y arrivait plus. Donc moi, je me suis arrêtée. Je me suis dit que j'allais faire autrement avancer les choses. J'ai créé une association qui s'appelait Parler et qui a permis à plein de femmes de prendre conscience de plein de choses. Des groupes de paroles. Des groupes de paroles.

7:03
Présentateur

Des groupes de femmes victimes de violences sexuelles.

7:05
Sandrine Rousseau

Tout à fait. Et qu'entre nous, c'est-à-dire sans sachant, sans relation descendante, juste entre nous à égalité. Et puis, au bout d'un moment, je me suis dit, on ne peut pas non plus dire aux femmes de parler et leur montrer qu'en fait, parler remet tout en cause. Donc il fallait que je revienne.

7:21
Présentateur

Donc vous êtes revenue en politique à partir de 2020. Mais j'ai l'impression que votre vrai comeback, si on peut dire, c'est à l'été 2021. Université d'été d'Europe Écologie-Les Verts. Vous portez candidate à la primaire des écologistes pour la présidentielle. Et là, c'est une nouvelle Sandrine Rousseau qui est apparue. Nouvelle déjà avec un nouveau logiciel politique. L'écoféminisme. Est-ce que vous pouvez déjà nous définir, parce que tout le monde ne connaît pas l'écoféminisme, en quelques mots, juste pour comprendre ce que c'est.

7:47
Sandrine Rousseau

L'écoféminisme, c'est de dire qu'à partir du moment où vous estimez que l'autre n'est là qu'à votre service et que vous pouvez l'utiliser, le prendre et le jeter autant qu'il est possible de le faire, simplement parce que vous faites du profit, et bien vous le faites des gens comme vous le faites de la planète. A partir du moment où le capitalisme est fondé sur cela, et bien c'est sur cela qu'il nous faut nous battre pour renverser complètement les rapports humains.

8:09
Présentateur

Et vous mettez en parallèle le capitalisme et aussi le modèle patriarcal.

8:13
Sandrine Rousseau

Tout à fait.

8:13
Présentateur

Et j'en viens à ça justement, l'écoféminisme lui-même n'offre pas une vision très positive de la masculinité. Ça peut donner l'impression que vous menez à un combat politique contre les hommes.

8:24
Sandrine Rousseau

Mais ça, c'est bien que vous me posiez la question parce que c'est précisément pas ça. C'est-à-dire qu'en fait, la société est divisée autour de valeurs qui sont mises du côté du masculin. Donc il y a la valeur de conquête, la valeur de domination, la valeur d'être maître et possesseur et tout ça. Mais tout ça, c'est une construction sociale. Et en fait, les hommes, les humains, les hommes ne sont pas ces critères-là. Et il n'y a pas d'intérêt à être conquérant, etc. Il y a un intérêt à prendre soin, à être à égalité et à déconstruire tous ces idées ou types, en fait.

8:59
Présentateur

Et on en vient à cette fameuse phrase sur votre compagnon. Vous vivez avec un homme déconstruit. On vous a beaucoup raillé, caricaturé sur cette phrase. Mais plus sérieusement, est-ce que vous êtes prête, vous, dans la vie de tous les jours, à accorder votre confiance à un homme qui n'est pas déconstruit ?

9:14
Sandrine Rousseau

Quelqu'un qui n'a pas réfléchi sur les rapports de domination ne m'intéresse pas tellement aujourd'hui, en réalité.

9:20
Présentateur

Et vous vous méfierez de lui ?

9:22
Sandrine Rousseau

Oui, parce que je pense qu'il a des uns pensés dans son comportement qui mettent en danger les autres, en fait.

9:27
Présentateur

Ce qui a changé chez vous aussi, chez la Sandrine Rousseau qu'on découvre en 2021, c'est votre façon de faire de la politique. Vous dites, je pose les pieds dans le plat, c'est ma manière d'être en politique. Sur le moment, c'est très violent, mais après, ça décante et on avance un peu. C'est comme ça que vous arrivez à imposer vos thèmes dans le débat public, dans le débat médiatique ?

9:45
Sandrine Rousseau

Il y a eu des sondages d'opinion qui ont été faits suite à ce que j'avais porté dans le débat politique, notamment sur le barbecue, sur la déconstruction, sur les tâches ménagères. Et à chaque fois, j'ai une majorité de Français qui est d'accord avec moi sur le droit à la paresse. Et donc, c'est aussi ça qu'il faut mesurer, c'est qu'on est dans un mouvement social qui, aujourd'hui, doit être représenté dans le monde politique et qui ne l'est pas suffisamment.

10:08
Présentateur

Le 2 octobre 2022, dans l'émission C'est à vous, vous avez mis les pieds dans le plat, c'est le cas de le dire, et ça a été violent. Vous avez accusé le leader de votre propre parti, Julien Bayou, d'avoir eu, je cite, des comportements de nature à briser la santé morale des femmes, en l'occurrence celle de son ancienne petite amie, qui a commis une tentative de suicide après leur rupture et qui s'est confiée directement à vous. Dans cette affaire, il n'y a pas eu de plainte contre Julien Bayou, la victime elle-même ne l'a pas accusée publiquement, et les faits que vous lui reprochez ne semblent pas relever d'une qualification pénale.

Est-ce que vous assumez la violence de votre démarche politique dans cette affaire ? Est-ce que c'était une violence nécessaire ?

10:45
Sandrine Rousseau

Ce qui me fascine, c'est à quel point il a été perçu comme violent, le fait que je dise juste que j'ai reçu une femme et l'état dans lequel je l'ai vue, parce que j'ai vu une femme qui, au moment où je l'ai reçue, qui n'allait vraiment pas bien. Et donc, qu'on dise aujourd'hui, qu'on ose dire qu'une femme ne va pas bien, que ça n'est pas normal et que ça doit nous poser une question sur les rapports humains et vérifier, à tout le moins, qu'il n'y ait pas d'autres situations comme ça à l'intérieur du parti, par exemple, eh bien, a suscité un raz-de-marée.

Et ça dit que nous ne sommes pas prêts encore à ouvrir ce champ de ce que j'appelle les violences psychologiques et qui ont beaucoup de mal à être qualifiés, d'ailleurs, par la justice.

11:27
Présentateur

La violence, elle s'exerce aussi contre vous. Vous êtes régulièrement menacée de mort, menacée de viol, notamment sur les réseaux sociaux, mais pas seulement. Cette violence, vous la vivez au quotidien aussi, dans votre vie, de tous les jours, dans la rue, ça peut vous arriver ?

11:41
Sandrine Rousseau

Alors, ce n'est pas tout le temps, mais il y a des moments où, dans la rue, oui, ça devient compliqué, notamment, par exemple, au moment de l'affaire Bayou, ça devenait compliqué dans la rue.

11:50
Présentateur

Comment on vit avec ça ?

11:52
Sandrine Rousseau

Je ne vais pas vous dire qu'on vit extrêmement bien, mais pour moi, ça fait partie du combat politique et des intimidations qu'on essaye d'avoir sur le combat que je porte. Et ça n'est pas négociable, en fait.

12:07
Présentateur

On va passer à notre quiz à présent, si vous le voulez bien. Je vous explique le principe. Je vais commencer des phrases, et ça va être à vous de les compléter rapidement. On y va. Être une féministe à l'Assemblée.

12:19
Sandrine Rousseau

C'est un combat de tous les jours.

12:21
Présentateur

Vraiment compliqué ?

12:22
Sandrine Rousseau

Ah, Mazette, oui. Ah oui, et puis vraiment, j'ai été très surprise, en arrivant dans l'hémicycle, de voir à quel point, dès que je parlais, il y avait des huées et tout. Mais où on est où, là ? On n'est pas dans la fête du masculinisme. Enfin, on est dans une Assemblée nationale, et vraiment, les députés ne se sont pas toujours comportés de manière correcte.

12:40
Présentateur

À ceux qui me voient présidente en 2027, je réponds...

12:43
Sandrine Rousseau

Qu'on est en 2023.

12:46
Présentateur

Vous ne dites pas pourquoi pas ?

12:47
Sandrine Rousseau

Je dis qu'on est en 2023, et là, on est dans les cinq ans qui viennent. C'est cinq ans extrêmement importants pour la planète, et je me battrai tous les jours. Donc, voilà, on verra en 2027, mais 2027...

12:58
Présentateur

Enfin, je dois reconnaître qu'Emmanuel Macron...

13:01
Sandrine Rousseau

Je dois reconnaître qu'Emmanuel Macron a une très haute opinion de lui-même.

13:08
Présentateur

Vous en sortez bien. Vous n'arrivez pas à dire du bien de lui. Ah, vraiment, non. Il n'y a rien positif sur son bilan de 2017 ?

13:13
Sandrine Rousseau

Ah oui, mais c'est un sujet, d'ailleurs, parce que non, vraiment pas. Vraiment, vraiment pas.

13:16
Présentateur

Eh bien, ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup, Sandrine Rousseau, d'être venue dans La Politique et moi.

13:20
Locuteur

Merci.