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Débatyoutube.com· 15 juin 2016 22 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Débat Marion Maréchal Le Pen vs Alain Juppé

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04RelanceRéponse directe

    Pouvez-vous préciser votre position sur le racisme structurel en France ?

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Votre livre critique l'assimilation au profit de l'intégration. Pourquoi cette préférence ?

  • 1:26RelanceRéponse directe

    Le multiculturalisme a-t-il échoué selon vous ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    L'égalité des droits suffit-elle à créer un vivre-ensemble ?

  • 3:36RelanceRéponse directe

    Pourquoi rejetez-vous le concept d'assimilation ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Que demandez-vous exactement aux nouveaux arrivants pour s'intégrer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:36Alain JuppéFait
    « L'assimilation me paraît un mauvais concept. Qu'est-ce que ça veut dire l'assimilation ? que on demande à des gens qui viennent chez nous de rompre totalement avec leurs origines. »
  • 5:30Alain JuppéFait
    « Le contrat d'accueil et d'intégration. Quand on arrive en France, on prend des engagements pour partager précisément ce bien commun de la nation française. »
  • 7:54Marion Maréchal Le PenFait
    « Ce qui peut créer la méfiance ou la critique, ce sont les revendications politico-religieuses. C'est cela et uniquement cela. »
  • 9:18Marion Maréchal Le PenFait
    « Est-ce qu'on va leur demander de renoncer à leur religion ? »
  • 13:40Alain JuppéFait
    « J'ai toujours soutenu l'idée que le port d'un voile intégral sur l'espace public était inacceptable. »
  • 16:01Marion Maréchal Le PenFait
    « L'immigration zéro, ça n'existe pas. »
  • 16:38Alain JuppéFait
    « Il faut une détermination totale pour lutter contre l'immigration clandestine. »
  • 18:34Alain JuppéChiffre
    « Aujourd'hui, 80 % des demandeurs d'asile sont déboutés parce que leur demande n'est pas recevable. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

Bonsoir Marian. Soyez la madame député député du Voclus. On enclenche le chrono pour 20 minutes. Je crois que vous souhaitiez d'abord parler d'immigration. Oui, mais je veux dire d'ailleurs, j'ai été interpellé pendant l'émission par une de de vos comment dire réflexions puisque vous disiez que vous considérez que le racisme structurel existe en France. Il va falloir que vous me précisiez ça monsieur Jupé parce que j'espère que vous ne considérez pas qu'il y a un racisme intrasec à la population française. Dans cela, d'ailleurs, vous participeriez du discours culpabilisant, permanent un petit peu de nos élites.

Et et dans ce cas-là, j'aurais envie de vous répondre la phrase de Bossouet, vous savez, qui dit "Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes." Parce que la cause, je l'ai trouvé dans votre livre, entre autres dans votre livre que j'ai lu, les 12 travaux de l'opposition, votre contribution qui se veut herculéenne donc et dans laquelle vous précisez, vous sonnez le glat d'un concept qui est celui de l'assimilation qui est un concept républicain par excellence.

Euh vous dites qu'il est moralement euh euh et euh humainement euh critiquable et en cela, vous préférez le terme intégration que vous définissez euh d'ailleurs, je cite, comme euh l'accueil de ceux qui nous rejoignent. C'est quand même une définition assez sommaire, vous me l'accorderez. euh vos exigences sont faibles et en cela, je j'ai cru reconnaître une fascination qui me paraît un petit peu dépassée, je vous l'avoue, pour un modèle qui a été appliqué d'ailleurs au Canada, en Angleterre, mais aussi en France par la droite et la gauche depuis des années, qui est celui du multiculturalisme, qui est celui ce qu'on appelait des accommodements raisonnables.

Vous pouvez connaître cela et dont aujourd'hui on mesure l'échec l'échec total. Monsieur Cameron lui-même en déplore les effets. Madame Merkel en 2010 a fait une grande déclaration également en disant que le multiculturalisme est un échec puisque je vois que vous êtes un un fervant d'admirateur de l'Allemagne et de Bordeaux. Et et donc c'est vrai qu'en cela euh je m'étonne voilà de cette réflexion car on mesure tous les jours ses échecs.

On le voit avec le millier de français parti faire le djihad en Syrie et je trouve assez irresponsable de s'en prendre comme cela un un un pourtant un modèle qui a fait ses preuves et je crois qu'il est justement le meilleur moyen de lutter contre le racisme parce qu'il permet de se fondre dans une dans une culture qui nous donne des choses en commun car je crois que vous bien sûr mais je crois que l'égalité des droits ne suffit pas à créer un terreau commun et à permettre un vivre ensemble sur l'assimilation, sur le racisme structurel. D'abord un mot, c'est l'expression qui a été utilisée par la personne qui me questionnait.

J'ai voulu dire non pas du tout puisque j'ai dit que les Français n'étaient pas racistes. J'ai simplement dit qu'il existait du racisme en France. Si on l' si si on l'estime structurel parce qu'il est durable. Il est durable hein au fil des années. Racisme blanc des années. D'ailleurs toutes les formes de racisme, toutes les formes de discrimination. Merci de me défendreum. Je suis très sensible. Donc revenons là-dessus. Il y a des manifestations racistes en France. Il y a de l'antisémitisme en France. C'est vrai, ça n'est pas structurel. Je reviens sur ce mot qui a été utilisé par la personne qui interrogé mais ça existe.

Alors maintenant sur ce que j'ai appelé l'identité heureuse, je crois que vous m'avez mal compris ou que je me suis mal expliqué. C'est vrai que l'assimilation me paraît un mauvais concept. Qu'est-ce que ça veut dire l'assimilation ? que on demande à des gens qui viennent chez nous de rompre totalement avec leurs origines. Rome fait comme les Rom, de tourner la page comme s'il n'avait pas des attaches ailleurs. Je crois que c'est impossible parce que nous vivons dans un monde où ne serait-ce que par Skype pour les réseaux sociaux, beaucoup de nouveaux arrivants vivent en permanence avec leur famille qui est souvent resté au pays.

Et je crois que ce n'est pas moralement acceptable parce qu'on ne peut pas demander à des gens de renoncer à ce qu'ils ont été. Euh pour moi, la la Nation française, elle s'est constituée par des apports successifs. Nous ne sommes pas les descendants euh de la Gole Chevelue ou euh euh de Clovis, hein. Au 19e siècle, la population française s'est enrichie d'apport considérabl et nos différences fent nos richesses. Et quand je parle d'identité heureuse, c'est d'abord ça. Respectons nos différences, ne né les nons pas. Mais et c'est là que il y a une mauvaise compréhension. Quand je parle d'intégration, il ne suffit pas de dire accueil des nouveaux arrivants. Non non non pas du tout.

Alors là, je vais vous dire, je connais mon texte. C'est l'accueil de ceux qui intégré c'est accueill à quelles condition madame ? Je veux je veux bien je vais vous le dire si vous me permettez de le dire parce que c'est moi qui écrit le texte. Voilà à condition que quoi ? que ces nouveaux arrivants à côté du respect des différences s'intègrent dans la nation française en acceptant le bien commun de la nation française. Et je dis très explicitement l'histoire même s'ils viennent d'ailleurs, ils doivent connaître l'histoire de la France.

la culture française, même s'ils sont d'une autre culture, ils doivent connaître la culture française, la langue française qui est un puissant facteur d'identité nationale et de cohésion sociale. Donc vous voyez que je contente je me contente pas de dire "Soyez les bienvenus, venez, on vous accueille, je leur demande des efforts et cela s'est traduit dans un une disposition législative qui a été faite sous le quinquena de Nicolas Sarkozi, je crois où c'est celui de Jacques Chirac". C'est le contrat d'accueil et d'intégration. Quand on arrive en France, on prend des engagements pour partager précisément ce bien commun de la nation française.

Donc vous voyez que la différence que vous faites entre assimilation et intégration n'est pas du tout ce que j'ai en tête et je réfute le modèle commariste. J'ai vécu au Can Oui, mais je veux bien, j'ai pas mon texte sous les yeux donc je pourrais si vous me le donnez, je vais vous prouver les bonnes citations. Je vais vous donner les bonnes je l'ai pas appris par cœur pour ne rien vous citer hein. Mais si vous me le donnez, je vous retrouverai les bonnes phrases. chercher l'idée de bien commun et d'unité nationale.

Suis je suis non mais je suis voilà, j'entends ce que vous dites mais je suis néganement désaccord avec vous car je considère que le concept d'assimilation n'est pas du tout dépassé qu'il a fonctionné contrairement à ce que vous avez dit. Il a fonctionné d'ailleurs en partie en particulier d'ailleurs sur cette immigration du 19e siècle dont vous parlez, cette immigration également du 20e. Euh vous avez raison, la France a eu des apports successifs.

Néanmoins, nous nous basons euh sur un peuple qui est un peuple millénaire, quoi qu'on en dise, qui a euh peu bougé durant ce millénaire et qui a quand même une structure de base qui est porteur d'une culture, d'une histoire et vous le dites vous-même qu'il ne faut pas seulement savoir. Moi, j'ai envie que ces nouveaux immigrés qui arrivent sur le territoire français ne se contentent pas simplement de réciter l'histoire de France, mais qu'il la rejoigne.

Et je crois que au contraire, même si ça n'empêche pas d'avoir comment dire un attachement, un sentiment d'attachement à l'égard de ses origines, je crois qu'il est quand même nécessaire pour justement se défaire totalement de de du handicap que peuvent être les origines, je l'entends, de se fondre dans la dans la communauté nationale, d'abandonner une partie de sa culture, c'est vrai, pour se fondre dans la culture française, dans ses rites, dans ses traditions, dans ses mœurs. Alors, c'est vrai, c'est une violence, vous avez raison.

Euh c'est une difficulté euh euh c'est euh comment dire un un sacrifice énorme mais je crois que la France apporte beaucoup euh beaucoup de droits en particulier, beaucoup d'avantag et je crois que la moindre des choses lorsque l'on est invité à venir vivre chez quelqu'un, c'est de respecter les règles. Et je crois très honnêtement que le concept que vous défendez malheureusement conduit et je le vois au niveau de ma génération à ce que deux jeunesses aujourd'hui se regardent en chien de faillance. Or c'est vrai, nous avons les mêmes droits, nous sommes égaux juridiquement mais est-ce que ça suffit ? Je crois qu'on a besoin de partager autre chose que cela.

Et très honnêtement, je suis je suis étonnée et je réfute d'ailleurs un autre argument que que vous avanceer ou en tout cas de façon subliminale dans votre livre. Vous dites "Oui, moi j'ai jamais appris le Coran à l'école. Je crois que c'est la méconnaissance collective. Vous l'avez jamais lu à l'école. Mon objectif n'était pas de la C'est vrai. Lu à l'école, ça aurait été difficile lu à l'école. Et je crois que c'est la mé collective qui en gros entraîne la peur de l'islam. Vous savez, moi j'ai jamais lu non plus euh la Torah ou les textes hindouistes ou shintoïistes à l'école et c'est pas pour autant euh qu'il y a une méfiance à l'égard de cela.

Je crois que au contraire ce qui peut créer la méfiance ou la critique, ce sont les revendications politico-religieuses. C'est cela et uniquement cela. C'est pas la méconnaissance globale et très honnêtement, je pense qu'en faisant ce type de discours, vous encouragez les gens non seulement à rester dans leur culture, à ne pas renier leurs origines, mais donc de ce fait-là à faire avancer sur le territoire français les revendications de de culture, de rites, de tradition dans la sphère publique française. Donc je pense que c'est assez irresponsable et en cela j'aimerais que vous m'éclairiez et notamment peut-être sur ce point précis.

Je trouve que votre analyse est très deancée mais qu'elle se termine par un mot très fort qui est celui d'irresponsable. Moi je n'aime pas le mot fusion. Je demande pas au aux nouveaux arrivants de se fondre. Quand on se fond, on disparaît par définition. Je leur demande de s'intégrer ce qui est sensiblement dit. Tenez, on vous donne votre propre texte. Je si vous voulez vous dire, faut que je mette mes lunettes et que je le je le lise. Je sais pas ce que je suis sûr de moi, je suis sûr que je parle du bien commun constitué par l'histoire, la culture et la langue. Ça, je n'ai aucune hésitation sur ce que j'ai écrit.

Euh alors euh quand vous me dites euh fusion, euh il faut aussi parler clair parce que euh il y a des choses là qui qui aujourd'hui sont extraordinairement sensibles. Est-ce que vous souhaitez par exemple que ceux qui arrivent de l'extérieur et ils continueront à arriver Je veux j'espère qu'on pourrait parler d'une politique responsable d'immigration migration zéro ça n'existe pas. Il faut contrôler les flux migratoires et j'ai quelques propositions fortes à faire. Il y aura des nouveaux arrivants. Est-ce qu'on va leur demander de renoncer à leur religion ? C'est une question que je vous pose. Est-ce qu'on va demander comment ça va rien la voir ?

Si si, vous venez de me dire qu'il faut se fondre dans la culture et dans la France. Est-ce qu'on va demander aux nouveaux arrivants de renoncer ? Ah non, je vous parle de la sphère sur la sphère publique, tout le monde est d'accord. Tout le monde est d'accord. Vous me parlez vous me parlez de culture, vous me parlez de langue, vous me parlez d'histoire. C'est pas la sphère publique, c'est la sphère intime celle-là. Donc vous me dites que vous ne demandez pas l'abandon l'abandon de la religion acte. Je très bien. Euh c'est parfait. Moi, je vous rejoins quand vous me dites aussi que c'est la méconnaissance qui engendre la peur.

Et quand je dis que il faut parler à l'école des différentes religions, hein, du Coran, de la Bible, de la religion chrétienne naturellement et d'autres religions, c'est simplement pour lutter contre cette méconnaissance qui est génératrice de peur et de fracture. Et puis un dernier point sur sur les religions, je suis aussi tout à fait clair. la laïcité qui est pour moi un principe absolument fondamental de la République au même titre que la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. La laïcité, ça veut dire quoi ? Ça veut pas dire la guerre contre les religions. Ça veut dire la liberté de religion à une condition, c'est que les religions respectent les lois de la République.

Quand je vais à la synagogue, j'y étais il y a pas très longtemps encore pour la fête du nouvel nouvel an juif, il y a une très belle synagogue à Bordeaux. Ça commence comment ? Ça commence par la prière pour la République française, hein, parce que la religion juive a toujours reconnu la loi de la République et le partage entre le temporel et le spirituel. Il faut que l'islam accepte aussi cette conception de la laïcité et je crois que beaucoup de musulmans sont prêts à le faire. Le problème c'est que tout ça ce sont bien sûr mais ce sont des mots. Le ce qui est malheureux vous avez fait d'ailleurs on pourrait parler justement de de cette mosquée de Bordeaux.

Je tomberai pas dans la caricature, je me suis bien renseigné mais vous avez fait des déclarations publiques à plusieurs reprises dans laquelle vous disiez que vous financeriez la partie culturelle justement de cette mosquée qui croit je crois va comporter une école coranique, un stade de formation des imams. Bref, vous savez pertinemment que c'est justement le biais utilisé par les maires de manière générale de dire je finance le culturel dans une structure qui est fondue justement avec le culturel pour contourner la loi de 1905. Moi, je trouve ça trouve ça excusez-moi, mais je trouve ça éminemment critiquable.

Et quand vous me dites, vous êtes attaché à la laïcité, j'ai du mal à le comprendre. Je le comprends d'autant moins que vous vous êtes opposé à la l'interdiction de la loi sur la bourkaa euh au prétexte que ça stigmatiserait Ah si ! Si si vous vous êtes opposé à cette loi, vous avez dit ça stigmatiserait les musulmans. Or, je crois que c'est une réflexion éminemment critiquable parce que je crois que les musulmans modérés attendent de nous justement que nous prenions des mesures et que craindre de stigmatiser les musulmans sous prétexte qu'on le lutterait justement contre des dérives radicales, ce n'est pas leur rendre service à eux.

D'autant plus que cet argument tomberait si demain on se je sais pas, on s'opposait euh à euh comment dire à la répudiation des femmes ou au tribunaux islamiques. On va pas quand même s'arrêter sous prétexte qu'on va stigmatiser les musulmans. Mais vous vouliez parler, je peux vous répondre làdessus si vous me permettez. D'abord sur la mosquée. Euh moi je parle d'un principe très simple. Les catholiques ont des églises, les musulmans ont des temples, les juifs ont des synagogues. Il y a même un temple pas les pouvoirs publics qui doit s alors parfois ça a été les pouvoirs publics avant la loi de 1905.

Oui, euh et et le le l'état est encore propriétaire d'un grand nombre de lieux de culte catholique. Bon, le problème n'est pas là. Il y a même un temple bouddhiste à Bordeaux. Il est normal que les musulmans aient un lieu de culte. On ne peut pas à la fois leur interdire de prier dans la rue et leur refuser des lieux de cul. Je suis heureux de vous entendre dire parce que ce n'est pas ce que disent vos amis à Bordeaux qui sans doute vous ont renseigné sur ce qui s'y passe. Ce n'est pas ce qu'ils disent. Eux, ils militent contre le principe même d'une mosquée.

Donc, je suis heureux d'entendre dire ce soir que les musulmans vous appartenez peut-être à la tendance la plus moderne sans doute du Front National. C'est normal et je m'en réjouis. En revanche, je n'ai pris aucun engagement sur le financement d'activité culturelle. Voilà le voile et la burkaa. Alors, citez-moi une euh citation de ma part dans laquelle euh je me suis euh inscrit euh contre l'interdiction de la burka. Alors ça vraiment je n'en ai aucun souvenir. C'est peut-être c'est une aberration qui m'est arrivée. J'ai toujours soutenu l'idée que le port d'un voile intégral sur l'espace public était inacceptable. Et je vous rappelle Et je vous rappelle même Oui, bien sûr.

Et je vous rappelle même que sur le voile quand il y a eu la commission qui a étudié ce problème il y a déjà une certaine un certain nombre d'années, j'ai planché devant la commission et j'ai pris position tout à fait on va dire favorable pour l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école. Donc là-dessus, vous me faites un faux procès. He bien sûr, je reviens juste deux petites secondes et juste après, on parle de la politique grosses minutes. Je me dépêche simplement sur l'histoire de il y a des églises, il y a des il y a une synagogue. Donc en gros, les musulmans ont le droit d'avoir leur mosqué.

On est d'accord sur le fait que un lieu de culte justement relève de la sphère privée. C'est une religion privée. Donc c'est au comment dire aux croyants de financer leur lieu de culte. Mais je crois que c'est une conception pour le coup dévoyée de l'égalitarisme, c'est-à-dire d'une certaine manière, ce serait au pouvoir public de mettre à égalité toute religion et d'essayer de rattraper un espèce de retard historique de l'islam et donc de subventionner même de façon indirecte pour que justement tout le monde soit au même niveau. Je pense que c'est une conception totalement biaisée de la laï laïcité et pour moi qui fait voilà de l'égalitarisme.

Je je continue simplement sur la politique d'immigration. Vous dites des choses intéressantes là-dedans. Euh à quelques reprises, vous dites qu'il est nécessaire euh justement la réussite de la politique d'intégration dépend de l'ampleur des mouvements de population et notre capacité à les maîtriser. À plusieurs reprises, vous expliquez qu'il est important justement d'avoir une politique d'immigration, de la réguler, de la contrôler. Vous en cela vous faites donc l'apologie des frontières d'une certaine manière, la nécessité en tout cas de maintenir des frontières humaines et de les contrôler.

Et dans le même temps, je ne comprends pas, vous allez même jusqu'à dire d'ailleurs que vous êtes pour l'importation du système canadien de quota en fonction des besoins du pays. Et juste après, vous dites "Mais il faut surtout pas remettre en cause les pass Schengen parce que c'est un apport." Et j'ai un peu de mal à comprendre parce que dans ce cas-là, ça voudrait dire qu'il faudrait faire des quotas européens, ce qui a un non sens absolu puisqueévidemment les besoins des pays sont totalement différents. Et dans le même temps, vous savez que les les immigrants qui arrivent sur le territoire ne restent pas dans le pays d'accueil.

On le voit en France, nous sommes les grands champions du tourisme migratoire en Europe puisque bien évidemment les droits accordés et vous parlez de l'AME euh que vous voulez supprimer mais qui pourtant n'a jamais non non j'ai pas dit ça. Non, j'ai dit remettre en situation d'égalité les étrangers et les Français. Bah quel dommage. Vous me décevez justement pour le coup. Donc mais c'est plus cohérent avec ce qu'a fait le gouvernement auquel vous appartenez vous apparteniez.

Et donc voilà, j'aimerais que vous m'expliquiez, vous m'éclairiez là-dessus parce que je ne vois pas comment dans le même temps on peut appeler justement une politique migratoire régulée et faire justement défendre l'espace Schengel tel que vous le faites. Dans les 4 minutes qui restent, si vous me laissez un peu de temps, je voudrais vous dire les cinq ou six propositions que je fais sur la politique d'immigration. Je partirai d'un constat, l'immigration zéro, ça n'existe pas. Euh je me suis reporté sur le site du Front National où il y a des tas de propositions comme par exemple donner la parole au public dans la production des œuvres culturelles.

Ça c'est une proposition qui me fait un autre sujet là. Ah c'est sujet c'est sujet mais c'est pour vous dire que je suis allé c'était pour vous dire je suis allé sur le site c'est quand même assez curieux. On va faire jurulire sur la création artistique. Je referme la parenthèse sur l'immigration. Premièrement, il faut une détermination totale pour lutter contre l'immigration clandestine qui est un fléo pour le pays d'accueil pour non c'est pas un mot du tout. Et donc il faut remettre Schengen en situation de contrôler les frontières extérieures et il y a aucune contradiction dans mon propos. Schengen, c'est deux choses. C'est l'abolition des frontières entre les pays européens.

Et ça, il faut le maintenir. C'est une chance formidable pour nos jeunes qui peuvent aller étudier un peu partout sans passer la douane. Et euh détaché, c'est une chance formidable. C'est aussi une chance formidable pour nos entrepreneurs. C'est aussi une chance formidable pour les touristes. Il faut laisser cette liberté de circulation et la faire des des travailleurs détachés n'a rien à voir avec la liberté de circulation. C'est à voir avec la législation du travail. C'est tout à fait ça pourrait fonctionner avec des frontières.

Mais Schengen ne marche pas sur le contrôle extérieur des frontières et donc il faut être beaucoup plus exigeant pour que les pays Schengen respecte leurs obligations, en particulier la coopération policière et judiciaire, l'alimentation du Steam d'information Schengen et je propose même de doubler les moyens de Frontex qui est chargé de la du contrôle aux frontières. Nous n'avons pas de véritable corps de garde frontières aux frontières pour l'instant Frontex a 85 millions d'euros pour l'ensemble des frontières de l'Union européenne. Il faut pas s'étonner que ça marche. Première proposition.

Deuxièmement, il y a l'immigration professionnelle et là contrairement à ce que vous dites, c'est une compétence française. Je propose que chaque année le parlement vote un quota de personnes autorisées à dire0% fammigration professionnelle. Nous avons besoin de certains professionnels, il faut dire lesquels et de quelles qualifications. Troisièmement, le regroupement familial, il faut l'encadrer davantage. Nous avions pris des disposition en ce sens, notamment pour s'assurer que ceux qui arrivent parlent le français et cetera. Quatrièmement, il y a le droit d'asile. Aujourd'hui, c'est une passoire. L'asile n'est pas fait pour contourner l'immigration professionnelle.

Il est fait pour accueillir des gens qui sont persécutés dans leur pays. Et vous savez parfaitement, puisque vous connaissez très bien toutes ces questions que aujourd'hui 80 % des demandeurs d'asile sont déboutés parce que leur demande n'est pas recevable après une procédure très compliquée d'appel. Qu'est-ce qui se passe ? Bien, il reste sur le territoire national dans une situation de non droit. Et bien ça c'est pas possible. Il faut réformer le droit d'asile. Il faut accélérer les procédures et il faut faire entendre très clairement d'être fait théoriquement. Il y a une loi bientôt qui pas encore fait mais cette loi elle augmente les droits des demandeurs d'asile.

Elle veut raccourcir les délais mais en même temps elle augmente leurs droits. Il faut être un message très fort à l'étranger en disant que nous n'accepterons pas que le droit d'asile soit dé détourné de sa vocation. Et je termine enfin un dernier point, c'est ce qu'on appelle les obligations de quitter le territoire national. Quand quelqu'un est en situation illégale ou qu'il a commis des délits, je pense par je parlais tout à l'heure des Romes. Qu'est-ce qu'on constate dans les squads de Rome ?

Il y a des gens qui sont intégrables et on essaie de les intégrer et puis il y a des trafics de prostitution, il y a des trafics de métaux et cetera et ces gens font l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Or ces obligations ne sont pas sanctionnées. On est passé et tout particulièrement depuis 2 ans. On est passé de 37000 à 21000 en 2 ans. Et donc il faut reprendre une politique efficace. Il faut que ces mesures soient mises en application et qu'elles ne reste pas de théorie. Voilà comment je conçois. J'entends mais problme c'est que vous êtes ministre depuis 86 vous avez eu beaucoup de interruptions.

Oui, c'est vrai, il y a eu des interruptions mais vous êtes quand même ministre depuis 86. Vous avez également été premier ministre. Le discours que vous tenez, il a été tenu y compris par le RPR des années 80 et même monsieur Chirac à une certaine époque sans que strictement rien ne soit fait. La vérité c'est qu'on continue à avoir des flux migratoires droite ou gauche confondus d'ailleurs, y compris que Nicolas Sarkozi de 200000 entré la guerre par an de 100000 naturalisations. Or vous dites dans votre livre l'intégration n'est pas possible si on ne contrôle pas un minimum les flux. Je suis d'accord avec vous.

Et le problème c'est que dans ce que vous êtes en train de me dire, c'est que l'Europe nous empêche justement de réformer cela parce que vous savez qu'une grande partie du droit de l'immigration est fait entre autres par la cour européenne des droits de l'homme et par la cour de justice de l'Union européenne qui sont d'application directe en droit interne parce que vous justement avez signé les traités qui font qu'aujourd'hui nous ne sommes plus souverains dans ce domaineel. Donc, j'entends ce que vous dites, mais malheureusement, je crains que ça ne reste que des mots parce que votre famille politique et votre parcours personnel a malheureusement démontré l'inverse.

Et bien, ce sont dernière, tontons le coup. Si je suis président de la République, je vous comprends, je vous convaincrai que je ferai ce que j'ai dit. Merci Mariam Maréchal Le Pen. Moi, j'ai une question précise qui concerne le Front National Alain Jupé. Jean-Pierre Rafarin a dit récemment si on se trouvait devant un deuxième tour à la présidentielle ou dans une législative qui opposait un candidat du Parti socialiste et un candidat du Front National, je voterai pour le candidat du Parti socialiste. Est-ce que c'est votre cas ? Je refuse de me mettre dans ce cas de figure. Non non. Nous serons présents au 2è tour 2e tour de l'élection présidentielle.

Oublions la présidentielle parlant des législatives. Et bien nous serons présents au 2e tour aussi. D'ailleurs, il y a jamais eu d'alliance entre le Fond National et Non, mais ça question non, c'est pas une question, c'est pas une question pour aujourd'hui. J'ai toujours dit que ça dépend de la personnalité du candidat socialiste. Si c'est un extrémiste de la gauche, je ne sais trop quoi, extrêmement rouge et cetera, ça me pose un problème. Si c'est un social-démocrate, ça m'empose moins. Merci Marion Maréchal Le Pen pour cet échange. On se dirige vers la conclusion tout de suite le droit de suite et le sentiment le vote de notre panel.

22:00
Non speech

[Musique]